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Accueil du site > Actualités > Economie > La bataille du dollar

La bataille du dollar

De nombreux pays veulent remplacer le dollar comme monnaie internationale pour le commerce et comme monnaie de réserve. Où en est cette confrontation ?

Le dollar est sans doute entré dans une transition qui, du statut de devise internationale toute puissante le ramènera à celui d’une devise nationale ordinaire. Il n’y aura rien eu là de déshonorant, mais simplement le résultat d’une transition économique logique construite par des politiques impériales insoutenables à long terme.
La série de crises économiques initiée en 1999 par le krach des valeurs technologiques a été le résultat d’une fuite en avant continue des É-U pour dépasser ses déséquilibres internes au moyen d’un endettement croissant de tous les étages de leur économie : particuliers, entreprises, États fédéraux, État fédéral. Les deux dernières images symptomatiques de cette longue transition sont celles des faillites de la Général Motors dans l’industrie et de la Californie en politique. Celles des particuliers sont devenues endémiques et celle de l’État fédéral elle-même approche chaque jour à grande allure.
La propagande politique et médiatique des É-U exercée pour faire croire à une sortie de crise prochaine, reprise d’une façon assez lamentable par les médias des pays de l’OTAN n’est que poudre aux yeux. Nous approchons en ce moment du krach monétaire final. Son symptôme principal est le fait que, des plans de relance définis par l’administration Obama, très peu de dollars ont été réellement distribués dans l’économie, sans doute retenus par l’évidence que l’impression de billets sans valeur déclencherait ce krach à coup sûr.
Les pays qui possèdent d’importantes réserves monétaires libellées en dollars étasuniens, sont donc amenés à craindre l’effondrement d’une devise dont la valeur ne tient plus que par la mythification qui en a été faite depuis 1944, mais dont les É-U sont devenus incapables de maintenir la stabilité.
Ces pays-là ne sont nullement dupes, comme les Européens semblent l’être encore, d’une soi-disant valeur refuge du dollar, car eux n’ont jamais fondé leurs avenirs de développement sur une quelconque mythification de « l’Amérique », dans laquelle les Européens sont tombés depuis la victoire des É-U sur l’Allemagne nazie, lesquels en ont fait ensuite des États supplétifs de leur propre puissance.
Après un temps d’observation après l’arrivée d’Obama à la tête des É-U dans une aura de rédemption étasunienne qui reste à venir, les faits ont déterminé l’action de ces pays riches en dollars à engager des opérations visant l’éviction du dollar comme monnaie du monde, avant que celui-ci ait réussi à ruiner totalement la planète pour sauver les É-U du désastre.
Cette action est maintenant engagée. La Russie a tiré les premiers boulets, et la Chine a suivi rapidement. Toutes les personnalités chinoises appellent l’une après l’autre les pays émergents à se joindre à une alliance tactique qui ne dit pas son nom. Elle est composée des pays de l’OCS [Russie, Chine, Kazakhstan, Kirghizistan, Tadjikistan et Ouzbékistan] et de ses quatre pays observateurs, l’Inde, l’Iran, la Mongolie et le Pakistan.
[ Il est à noter au passage que les récents événements politiques d’Iran pourraient trouver une explication dans des considérations géopolitiques, le candidat Moussavi étant suspecté de vouloir rejoindre l’OTAN une fois élu – on y reviendra ]
S’ajoutent à l’OCS le Brésil, amenant avec lui les pays du Mercosur, et l’Afrique, tirée par la Chine, mais aussi les États pétroliers du Moyen-Orient. Six des monarchies pétrolières groupées dans « Le Conseil de Coopération du Golfe (CCG) = Arabie saoudite, Bahreïn, Koweït, Oman, Qatar » ont décidé de créer une « devise du Golfe » au sein d’une union monétaire destinée à leurs transactions pétrolières, jusqu’ici traitées en dollars étasuniens, afin de protéger leurs revenus et leurs réserves. Cette nouvelle monnaie devrait naître le 1er janvier 2010, sa banque centrale installant son siège à Ryad.
Toutefois Oman s’est rapidement retiré du projet monétaire et plus récemment, le Koweït en a fait autant, en choisissant de baser sa monnaie sur un panier de devises étrangères, ce qu’envisage pourtant le CCG pour les débuts de sa devise dans le monde financier. Tout n’est cependant pas encore joué. Il reste du temps d’ici le 1er janvier 2010, et d’ici là les autres initiatives monétaires dans le monde feront probablement évoluer les choses.
Il est en effet vraisemblable que ce groupement d’États du Moyen-Orient rejoindrait une initiative plus globale si elle débouchait assez vite, car le temps presse. Les pays qui disposent de réserves importantes en dollars ont en effet besoin d’une solution rapide pour les protéger de la chute de la monnaie étasunienne, inévitable dans un avenir proche.
Malgré les déplacements successifs en Chine d’Hillary Clinton (21-02-09), Secrétaire d’État, de Timothy Geithner (01-06-09), Secrétaire au trésor et de Lawrence Summers, chef des conseillers économiques de la Maison Blanche, pour tenter de convaincre ce pays que la gestion du dollar rentrerait dans l’ordre une fois la crise passée, il est clair, à la lumière des récentes déclarations de plusieurs autorités chinoises exigeant la création d’une unité monétaire réellement internationale, que le blabla étasunien n’a pas rencontré un niveau de réponse dépassant la simple courtoisie de la part des Chinois, et a suscité au contraire beaucoup de scepticisme lorsque ces ministres promirent de réduire le déficit de leur pays et de payer ses dettes.
Les É-U ont tort de prendre les autres pour des imbéciles. Le temps n’est plus où le monde entier marquait une grande déférence envers ce pays. Qu’il prenne bien garde au coup de pied de l’âne ! Il pourrait payer très cher la suffisance qu’il affichait au temps de son hégémonie passée.
Seuls les Européens s’entêtent encore à rester aux côtés des Étasuniens. L’euro aurait pu constituer un candidat valable pour remplacer le dollar comme devise de référence mondiale, et j’ai pensé longtemps moi-même que c’était la stratégie de Jean-Claude Trichet que de lustrer l’euro afin de le rendre présentable. Mais il faut bien se rendre à l’évidence. Après les dernières élections à l’assemblée européenne de Strasbourg, qui ont affiché un score d’abstentionnisme de 60%, il est devenu tristement apparent que l’Europe politique n’existerait pas avant longtemps. Or, il est impossible que l’euro puisse se présenter comme un candidat possible à devenir une monnaie de référence internationale, s’il n’est pas soutenu par un ensemble politique uni et stable. Ce n’est pas le cas. Les Européens n’ont pas le sens de la géopolitique et ne l’auront pas avant longtemps. Finalement, ils sont aussi conservateurs que les Étasuniens. Ils attendent le déclin.
Demain 8 juillet, le G8 se réunit en Italie. On n’en attend pas grand chose, comme d’habitude. Toutefois, un point majeur pourrait y être atteint sur le plan monétaire : la Chine a demandé que le G8 débatte de sa proposition de créer une nouvelle monnaie de réserve mondiale lors de cette réunion (Reuters).
Enfin, précisons qu’en même temps que le G8 se tiendra le G5, composé du Brésil, de l’Inde, de la Chine, du Mexique et de l’Afrique du sud, le tout complété par l’Égypte, soit un G14 au total, et le 9 juillet devrait être publié un communiqué commun du G14 pour la première fois.
Si le communiqué final de ce G14 ne fait pas état de la proposition de la Chine, ou si ce qui en sera dit va dans le sens de son évitement, il sera clair que la guerre monétaire mondiale aura commencé, car trop d’états dans le monde attendent la fin de l’hégémonie monétaire des É U, qui a fait tant de mal dans le monde depuis un demi-siècle.
Par là, les camps seront également désignés. Autour du dollar, les É-U bien sûr, et tous les États occidentaux de l’OTAN. Autour de l’idée d’une éviction du dollar, tous ou presque tous les pays émergents, essentiellement les pays de l’OCS et leurs associés, le Brésil et les pays du Mercosur, qui ont d’ailleurs aussi un projet d’union monétaire sur leurs tablettes, les pays composant le BRIC et probablement la CCG ainsi que la plupart des monarchies pétrolières, après qu’ils aient pu observer les premières escarmouches, et vérifier de quel côté tombaient le plus grand nombre d’obus efficaces. Il est trop tôt pour faire des pronostics, mais cette bataille sera passionnante.
Toutefois, quelques informations pour terminer cet article permettront une première approche des forces en présence  :

- la Chine accentuera le bloc du yuan en Asie, et mettra en difficulté le Japon sur ce point, maintenant qu’elle est devenue le premier acheteur de ce dernier.

- en second lieu la Chine diminuera probablement le montant de ses achats de bons du trésor des É-U. Elle a d’ailleurs commencé à restructurer ses réserves en remplaçant progressivement ses bons à long terme par des bons à très court terme, moins rémunérateurs mais plus liquides que les autres, lui procurant ainsi un champ de manœuvre financier plus fluide. Et elle en a également réduit le volume, en achetant de fortes quantités de matières premières, et en consacrant une partie de ses réserves à acquérir des actifs industriels à l’étranger, bradés bon marché du fait de la récession. La perte d’exportations vers ce pays qui pourrait résulter de la fonte des bons du trésor des É U sera beaucoup moins problématique que l’ont cru jusqu’ici beaucoup d’analystes, et ceci pour deux raisons :

- D’abord, une grande part des produits exportés le seront encore, car les moyens de les fabriquer n’existent tout simplement plus aux É-U, en raison de la politique de délocalisation qu’ils mènent depuis bientôt trente ans, et il faudra beaucoup de temps à ce pays pour reconstituer une base industrielle concurrentielle crédible. Ils ne disposent plus, ni des machines, ni des techniciens nécessaires, pour fabriquer ces produits.

- Ensuite, les Chinois ont mis à profit la première année de crise pour retourner le marché des produits les plus fragiles à l’export, vers leur propre marché intérieur, par la mise en place de nombreuses dispositions de tous ordres, afin que leur marché soit en mesure de les absorber, notamment par les 800.000 paysans au niveau de vie très faible.
Un exemple de ces mesures fut la hausse du prix des produits agricoles, dégageant ainsi immédiatement d’importants revenus supplémentaires. Je suis persuadé qu’un tel plan avait été préparé bien avant le déclenchement de la crise, et que les prix agricoles avaient été maintenus fort bas en vue de ce plan. J’ai d’ailleurs évoqué ce point dans un article de 2008, ce que personne n’avait perçu, les analystes se contentant de critiquer la misère dans laquelle les paysans étaient maintenus, sans voir plus loin que le bout de leur nez.
La Chine est donc prête au combat, et se trouve désormais en position de force.

- il se pourrait que la Russie adopte le yuan, car cela a été suggéré en juin par le ministre des finances russe, Alexeï Koudrine. Il est peu probable qu’il ait fait cette déclaration de sa propre initiative.

- Comme la Chine, le Japon, la Russie et le Brésil ont restructuré le volume de leurs réserves. Toutes ces opérations se sont déroules dans le plus grand silence médiatique,

- Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie et ancien vice-président de la Banque mondiale a déclaré en marge d’une conférence des Nations Unis sur la crise financière : « Je pense que ce que la Chine fait constitue une déclaration claire concernant le fait que le dollar ne sera plus la seule base de la monnaie de réserve (…) Le monde se débarrasse du système de réserve en dollars (…) Et ce dont nous avons besoin dans une économie mondiale est un système de réserve mondial. Se débarrasser donc du dollar en constitue la première étape. »

- Au dernier sommet de l’OCS à Iekaterinbourg à laquelle l’Inde et le Brésil ont assisté, on a déclaré qu’il n’y avait pas d’autre choix que de rechercher une alternative au dollar. Cette déclaration montre l’étroite connexion actuelle entre la Russie, la Chine, l’Inde et le Brésil, donc avec l’Amérique du sud et la région indo-pacifique. Observation importante : les É-U avaient demandé à assister en tant qu’observateur à ce sommet. Cela leur a été refusé.

- Une tribune publiée le 14 octobre 2008 en première page du Quotidien du peuple, journal officiel du gouvernement chinois, affirmait déjà que les É-U pillaient la richesse mondiale en utilisant la position dominante du dollar, et Pour corriger cette situation inacceptable, l’auteur appelait les pays d’Asie et d’Europe à bannir le dollar de leur relations commerciales directes, en utilisant uniquement leurs propres monnaies. L’auteur poursuivait en disant que cette action ne serait qu’un simple point de départ pour renverser la domination du dollar.

- La Chine a passé des accords bilatéraux avec l’Argentine et le Brésil en avril 2009 pour effectuer leurs échanges commerciaux en renminbi (yuan).

- les six pays de l’OCS et les pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) ont l’intention de commercer dans leurs propres monnaies, de manière à profiter eux-mêmes du crédit que les É-U mobilisaient jusqu’ici à leur profit grâce à l’usage du dollar.

Lorsque toute ces mesures seront entrées en application, il est vraisemblable que les É-U feront une triste mine, et ils n’ont plus guère de pouvoir pour s’y opposer, autre que la propagande et les médias.
À suivre.

© André Serra  http://andreserra.blogauteurs.net/blog/

 

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15 réactions à cet article    


  • Pierre Pierre 8 juillet 2009 11:07

    Effectivement, une grande partie du secteur secondaire des Etats-Unis est délocalisé comme d’ailleurs en Europe. Il leur reste quand-même des fleurons en aéronautique, en agroalimentaire, en industrie chimique et pharmaceutique, en industrie spatiale et si l’industrie automobile nationale est en faillite, elle est remplacée par des usines de fabricants asiatiques qui produisent sur place. N’oublions pas les communications (GPS et Internet), le cinéma, la télévision et surtout l’industrie de l’armement.  Ils ont un secteur primaire performant qui est même excédentaires.  Leur point fort reste quand-même le secteur tertiaire avec les banques, les universités et plus de 50 % des brevets mondiaux qui sont américains

    Un effondrement du dollar serait peut-être plus mauvais pour le reste du monde que pour les Etats-Unis.  

    Personne ne peut prévoir les conséquences du chaos monétaire mondial.  Il n’existe aucun précédent et aucun modèle mathématique certain. Tout est possible.  Que vont par exemple devenir les dettes libellées en dollars ? Ne vendons pas trop tôt la peau de l’ours.

     

     


    • Gyalwa 8 juillet 2009 11:47

      « Un effondrement du dollar serait peut-être plus mauvais pour le reste du monde que pour les Etats-Unis. » 

      Rien n’est moins sur. Certes, leur dette sera allege et ca profitera a leurs exportations, MAIS le cout des importations devrait lui grimper (les US jusqua present consomment bien plus qu’ils ne produisent), l’inflation aussi, et cela accelera la dedollarisation du monde. Rien de vraiment tres rejouissant (pour les US).

      Ceci dit je crois davantage a une longue et douce descente du dollar qu’a un effondrement, il y a pas mal d’antagonismes qui semblent stabiliser le dollar.


    • Pierre Pierre 8 juillet 2009 14:09

      D’accord qu’il y aurait autant d’effets positifs que négatifs à une baisse du dollar.  C’est pour cela que j’ai écrit « peut-être plus mauvais pour le reste du monde » Quant-à savoir si ce sera une stabilisation, une longue descente ou un effondrement du dollar, je ne me prononcerais pas.  Pensez à l’ « effet papillon », la mauvaise décision prise aujourd’hui qui aura un effet catastrophe dans six mois.  


    • Candide Candide 9 juillet 2009 01:59

      Pierre, Je vous rejoins tout à fait. L’Amérique est loin, très loin d’avoir sombré. Et contrairement à ce que je lis ci et là sur AV, je préfère cent fois vivre ici qu’en Europe. Ou en Chine !!! Je suggère à l’auteur de l’article d’aller faire un tour dans cette Chine merveilleuse qui vient tout juste aujourd’hui de promettre la mort aux émeutiers Ouighurs, cette Chine dont le 1er ministre a dû quitter le G8 pour aller surveiller ses troupes armées, au cas où elles se révolteraient aussi.

      Quant à voir le Yuan supplanter le dollar, alors là les bras m’en tombent, surtout en lisant le CV de l’auteur. Qu’il essaye donc de négocier des yuans dans n’importe quelle banque au monde ! Le yuan n’est pas une monnaie convertible (comme le rouble en son temps, apanage des économies communistes (eh oui la Chine est un pays communiste) ne vous en déplaise) Et d’ailleurs si le yuan avait une valeur de conversion, l’économie chinoise s’éffondrerait en 24 heures. La Chine tient debout car ces cons d’européens lui ont donné leur technologie (renault, airbus, alstom, areva etc..). Alors au lieu de crier Haro sur l’Amérique, ils (les européens et certains ici sur AV) feraient mieux d’ouvrir les yeux et de (re)connaître leurs vrais amis, ceux qui les ont sauvés à deux reprises en sacrifiant leurs propres enfants sur les champs de bataille européens. Ceux qui aujourd’hui contiennent encore l’hégémonie communiste sanguinaire chinoise (et nord coréenne assovciée depuis toujours à la Chine). Priez pour que le dollar ne s’effondre pas car ce serait vous les futurs morts (économiques et mêmes physiques car on ne pourrait plus empêcher la guerre), pas les américains croyez-moi.
      Moi je remercie l’Amérique de m’avoir donné cette liberté qui vous manque tant aujourd’hui, liberté d’écrire (je pense à la presse française, paix à son âme), liberté de me déplacer (je pense à vos radars, vos flics innombrables, vos péages, le prix de votre super), la Liberté d’entreprendre (ici ce n’est pas un vain mot, un barattin à deux balles d’un politicard énarque), la Liberté d’apprendre (pauvre Education Nationale, paix à son âme).

      Merci 


    • plancherDesVaches 8 juillet 2009 11:47

      Excellent article par une vue globale et s’appuyant sur du factuel. Chapeau.

      Il reste néanmoins une industrie florissante aux US. L’armement.


      • tvargentine.com lerma 8 juillet 2009 12:44

        Pour stabiliser l’ordre monétaire mondial et avoir une stabilité monétaire et ne plus dépendre de la politique économique libérale des États-Unis,la Chine, la Russie,le Brésil,mais aussi l’Argentine sont en train de créer une nouvelle manière de faire des affaires sans le dollar

        N’oublions jamais que les pays d’Amérique centrale et du Sud ont subis les dégats de la politique du dollar fixé par la politique économique de l’administration des politiciens américains

        LULA en tête même le combat et je vous invite à écouter le discours du Président Sarkozy
        lors de la conférence de presse conjointe avec M. Luiz Inacio LULA DA SILVA,

        http://www.elysee.fr/accueil/

        Je me permet de citer la phrase suivante :

        « La nécessité d’une réforme de la gouvernance mondiale n’est pas née avec la crise.

        Bien Avant son déclenchement, il y avait un déficit manifeste de représentativité et de cohérence dans le système multilatéral.
        La capacité des institutions internationales à relever les lourds défis auxquels est confronté notre monde doit être renforcée et leurs mandats doivent être redéfinis, et ce dans plusieurs domaines, de l’économie à la sécurité, de l’énergie à l’environnement. La crise a montré de manière éclatante que nous, dirigeants de nos pays, devons être à la pointe des réformes nécessaires pour bâtir un monde plus juste »

        http://www.tvargentine.com


        • plancherDesVaches 8 juillet 2009 13:29

          Je ne connais pas bien la politique réelle de Mr Lula.

          Par contre, celle de Mr Sarkozy commence à être connue mondialement.
          http://www.courrierinternational.com/article/2009/04/08/sarkozy-sait-suivre-le-sens-du-vent

          Bref, il roule son pays. Mais il parait qu’il le fait trés bien.


        • heliogabale boug14 8 juillet 2009 21:07

          J’en crois pas mes yeux, IL EST REVENU !!!


        • goc goc 8 juillet 2009 14:03

          il serait en effet temps que le dollar redevienne ue monnaie comme les autres

          par contre j’aurais tendance a croire que l’euro pourrait jouer un role majeur. Je suis d’accord avec l’auteur sur le manque de stabilité politique (instabilité voulue par nos dirigeants qui roulent pour les usa et non pour l’europe). Mais je crois que la crise monetaire qui va arriver avec l’affaiblissement du $$, va faire couler les pays trop atlantistes, comme la Pologne ou la GB, et obligera les pays forts autour de l’axe Allemagne - France, a revenir aux fondamentaux europeens. Sans oublier les ex-pays du bloc communiste qui vont vers la faillite, et devront obligatoirement s’accrocher a l’euro.


          • katalizeur 8 juillet 2009 14:20

            @ l’auteur
            excellent ; juste a lire et s’approprier...si seulement cela pouvait sortir de leur letargie le peuple de zombie, sourd et mal entendant,
             
            je ne parle pas de la vue, il y a tellement longtemps que nos con citoyens vivent dans l’obscurité que leurs yeux se sont atrophiés...mais en eternel optimiste, je pense qu’il est encore possible que le puissant eclairage que vous brossez de l’economie....puisse engendrer une lueur dans le pois chiche qui fait office de cerveau chez un grand nombre.....merci......je plaisante bien sur...


            • Yvance77 8 juillet 2009 14:27

              @ l’auteur.

              Trés bon post avec une grande mine d’informations et aisée à suivre.

              Par contre je vous cite : « mythification de « l’Amérique », dans laquelle les Européens sont tombés depuis la victoire des É-U sur l’Allemagne nazie »

              Je trouve toujours dommage ce genre de propos non pas pour la partie béatitude de certains Européens pour les USA mais le second point.

              Si victoire il y a eu ce n’est certainement pas à mettre au crédit total des USA. Car fort heureusement il y avait les Russes. Ce sont eux qui ont vraiment vaincus les Nazis d’abord suite à la bataille de Moscou puis de Stalingrad. Au prix de 20 millions de morts.

              Les US sont venus pour le coup de grâce avec les alliés.

              Désolé pour ce hors sujet mais rendons à Cesar ce qui lui appartient.

              A peluche


              • Proudhon Proudhon 8 juillet 2009 19:54

                Tout à fait d’accord avec vous Yvance77 !


              • Elson Elson 8 juillet 2009 23:25

                @ l’auteur

                Comme vous le dites, les américains sont très forts dans le domaine de l’armement. C’est pourquoi j’ai bien peur que la bataille du dollar que vous évoquez dans votre titre ne devienne une guerre du dollar...


                • L'enfoiré L’enfoiré 9 juillet 2009 20:55

                  Et si les prix demandés pour des produits étaient toujours payés dans le pays où la productions a eu lieu ?
                  Au moins, il ne pourrait y avoir qu’une surprise au niveau de l’acheteur seul. 
                  C’est lui qui serait pressé d’acheter pour éviter les fluctuations.
                  Le vendeur, lui, s’en foutrait.
                  Wall Street au chômage.


                  • emile1111 13 juillet 2009 09:17

                    Bonjour, assez d’accord avec beaucoup de choses de l’article mais aussi avec Pierre, candide, lerma notamment.

                    Mais permettez-moi d’ajouter deux choses :

                    1. Importance du dollar et devises qui pourraient éventuellement le remplacer :
                      Le dollar représente quasiment 64% de l’encours mondial, 25% pour l’euro, le reste en dessous de 5%.

                    Mais l’encours connu n’est que de 62% environ des réserves mondiales, en effet nos stats mondiales sont assez peu fiables (double comptabilisation, et surtout pour équilibrer les bilans le poste erreurs et omissions- vous avez un graph sur mon blog). En résumé le « stock » est très important.
                    D’autant que l’euro n’est pas (et ne sera peut être jamais) une devise de « remplacement ».
                    Actuellement plombé par :

                    -  les pays de l’Europe de l’Est (en grande difficulté),

                    - l’évolution de la façon de traiter le budget de la France ( laxiste) et l’Allemagne( qui vient de voter une loi, interdisant après 2012 tout budget en déséquilibre), ces tension sont à suivre,

                    Mais le plus important L’euro nous a-t-il vraiment protégés dans cette crise ? La réponse n’est pas aussi claire car :

                    -  dans une interview télévisé du Président Sarkozy (interrogé par Patrice Duhamel ), la question est abordée au travers des spreads( 0.50% a ce moment). Aujourd’hui ou en sommes nous : 0.20 de plus pour la France donc nous payons sur notre dette environ 3 milliards supplémentaire (en année pleine) suite a nos déficits, pas gratuit comme protection.

                    -  L’Italie (actuellement) à un spread de 1,40 sur des taux de 4% (énorme), et la Grèce ( le spread était de 7 il est descendu a trois).
                    L’euro n’as pas complètement protégé (ce n’est pas parce que les médias n’en parle pas qu’il ne se passe rien).

                    Spread : écart de taux du à des perceptions de risques (en l’espèce la signature, ici)

                     

                    1. Conséquences pour l’économie mondiale du changement :
                      Elles ne seront pas mince, car une baisse pour une monnaie c’est automatiquement une hausse pour une et/ou plusieurs autres. Tous vous en parlez macro économiquement parlant.
                      Mais il y aura aussi les conséquences pour les actifs ( Actions, obligations, immobiliers) qui baisseront a du proportion aux Us et donc aussi un peu partout aux monde.

                    Cet effet richesse négatif ne sera pas sans conséquences.

                    • Donc le nouvel ordre économique ne sera pas si facile à trouver.


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