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Accueil du site > Actualités > Economie > La BCE noyée dans ses grilles d’interprétations, persiste et (...)

La BCE noyée dans ses grilles d’interprétations, persiste et signe

Les milieux économiques se sont longtemps inscrits dans un consensus favorable à la politique monétaire dite accommodante de la BCE. Elle a positionné ses taux directeurs à 0%, elle a prêté généreusement aux banques lors des opérations nommées LTRO (opérations de refinancement à long terme), et poursuit aujourd’hui ses opérations massives de rachats d’actifs ayant pour objectifs de relancer les économies de la zone euro et de contrarier les poussées déflationnistes. Or, il se trouve qu’aujourd’hui le consensus commence à se fissurer, et certains économistes prennent conscience qu’une telle politique menée trop longtemps peut avoir de graves conséquences sur le long terme.

Ces politiques accommodantes engendrent de nombreux effets pervers, du fait que les réglages sur les taux directeurs sont non pertinents et que la création monétaire sans rapport avec les fondamentaux économiques n’a jamais rien résolu, mais plutôt aggrave les situations en créant (ou accentuant) des déséquilibres et des instabilités. Si créer de la monnaie permettait de résoudre les crises, d’enrichir les peuples, donc de sortir de la pauvreté les pays les plus démunis, de générer de la croissance, de maîtriser l’inflation, de se désendetter, (le miracle monétaire !) pourquoi les pays pauvres n’ont-ils pas appliqués ou n’appliquent-ils pas de telles recettes miraculeuses ? Sans rentrer dans le détail des mécanismes monétaires, il faut juste avoir à l’idée que la création excessive de monnaie dévalue notre argent par rapport aux autres devises, tout en provoquant un risque inflationniste qui fait que vos billets de demain vaudront moins chers que ceux que vous détenez aujourd’hui (autrement dit, baisse de pouvoir d’achat). J’avais déjà expliqué dans un article qu’une monnaie forte avait beaucoup d’avantages, dont la supériorité ne fait aucun doute face aux inconvénients. (Voir article La politique monétaire de la BCE : géniale, rationnelle, ou destructrice ? 1ère partie)

Mr Draghi a manifesté récemment sa satisfaction sur les effets du QE (Quantitative Easing) et se tient prêt à le poursuivre et l'intensifier. Mais s’il le juge efficace après seulement quelques mois de mise en œuvre (peut-il avouer le contraire  ?), on pourrait lui répondre qu’un raisonnement global et sur le long terme en jugera peut-être autrement. Une politique s’évalue sur la durée, donc en économie sur plusieurs années, et non pas sur quelques mois (le QE a commencé en mars 2015). Rien ne prouve qu’il y ait là un principe de causalité entre la politique menée et la reprise du crédit ; peut-être y a-t-il juste une simple corrélation de faits. Et c’est là que l’erreur de jugement peut s’avérer gravissime, car si la décision de poursuivre les rachats d’actifs découle d’une analyse erronée de la causalité (toujours linéaire dans les grilles d’interprétation classique), alors le remède peut devenir pire que le mal.

L’économie complexe limite la pertinence des méthodes d’analyse causale. C’est bien là les inquiétudes que je formule, car la complexification récente de nos économies fait naître de nouveaux paradigmes, de nouveaux modèles de vision du monde, de nouveaux comportements économiques qu’on n’avait pas l’habitude d’observer. Les théories classiques, néoclassiques, keynésiennes, néo ceci, post cela, dont les auteurs n’ont jamais eu connaissance de la théorie de l’information, de la théorie des systèmes, de la cybernétique, et de l’analyse systémique qui en découlera (théories du milieu du 20ème, siècle), ne peuvent plus faire référence, servir de « vérité économique », être à la source d’idéologies figées.

La BCE est devenue dogmatique, s’arc-boutant sur des positions inflexibles, des certitudes, alors que ces politiques non conventionnelles n’ont jamais été entièrement expérimentées, éprouvées, et donc évaluées en intégrant les effets de long terme. On peut noter que les Etats-Unis, spécialiste en politique accommodante, ont créé dans les années 2000, les gigantesques bulles financières, immobilières, et de crédits, à l’origine de la crise de 2007/2008. Donc jusqu’à preuve du contraire, les effets de ces politiques seraient plutôt dévastateurs que réparateurs. Certes, ils affichent une croissance de plus de 2% en moyenne depuis 2010, mais il s’agit d’une croissance en trompe l’œil, profitant à une minorité d’individus. Il faut noter que le taux de participation à l’emploi (rapport entre le nombre de personnes dans l’emploi et le nombre de personnes en mesure d’y être) ne cesse de baisser, alors que le taux chômage officiel diminue ; cherchez l’erreur !

Les banques centrales appliquent toutes la même politique, sous des formes différenciées, mais allant vers des assouplissements toujours plus marqués (FED, BCE, Banque du Japon, …). Alors me direz-vous, il est impossible que toute le monde se trompe ! Eh bien, si, c’est possible, car quand la FED est dans l’erreur, par effet d’entraînement, nous tombons dans la même erreur, par choix ou par nécessité (alignement des taux par exemple) mais en différé. La BCE a attendu plusieurs années après le premier QE américain, avant de se lancer. Cette situation nous met en opposition de phase par rapport aux Etats-Unis. La FED s’apprête à remonter les taux alors que la BCE les maintiendra à 0 pour longtemps encore. La FED a abandonné son QE3, alors que la BCE compte accentuer le sien. Allez comprendre ! Bon ce ne serait pas si grave, si les pièges qui se referment sur eux (donc sur nous) n’étaient pas le révélateur de l’incapacité des banques centrales à résoudre les crises (d’ailleurs quel devrait être leur la résolution ?)  ; sachant que parfois, ce sont elles qui en sont à l’origine. En fait, elles essaient de résoudre une crise en plantant les graines qui engendrent la nouvelle, plus grave encore.

Les krachs provoquent les crises, et on résout les crises en provoquant les krachs, un éternel recommencement, guidé par des politiques de régulation inappropriées, créant les chocs, les impulsions qui vont contrarier le comportement normal des systèmes économiques. Dans les systèmes complexes, les impulsions trop fortes sont souvent néfastes à la régulation. Par exemple, quand vous mangez trop de sucre, vous créez une hypoglycémie réactionnelle, qui appelle à nouveau à absorber du sucre ; le facteur en entrée du système (la cause) provoque en sortie un effet qui en bouclant sur le facteur initial, amplifie le phénomène jusqu’à ce que d’autres facteurs viennent au secours du système dérivant. Les politiques monétaires accommodantes portent en elles les ingrédients qui initient des boucles de rétroaction du même genre.

Les banques centrales empruntent-elles une mauvaise route, s’enlisent-elles dans leurs erreurs originelles, aveuglées par des positions dogmatiques comme la fameuse relance par le crédit, la création monétaire, le gonflement des actifs (les effets de richesse), tout un modèle dit « keynésien », plus que jamais déployé en temps de crise, même s’il ne s’agit pas précisément d’un interventionnisme d’Etat, mais d’un interventionnisme supra-étatique.

La politique monétaire peut donc s’avérer contre-productive, suggérant qu’il est peut-être temps de procéder au retrait progressif des liquidités trop abondantes, créatrices de distorsions, et le relèvement des taux, en vue de casser les cercles vicieux. Mais la BCE n’est pas prête à inverser sa politique. Elle compte intensifier ses opérations de rachats d’actifs, considérant que des effets positifs sont déjà observables. On sait qu’on va dans le mur, alors autant y aller encore plus vite !

Alain Desert

 


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21 réactions à cet article    


  • zygzornifle zygzornifle 16 octobre 2015 17:00

    a la BCE tous les « Onc Picsous » européens prennent leur bains .....


    • zygzornifle zygzornifle 16 octobre 2015 17:01

      Tant qu’il restera 1 centime en poche au citoyen européen la BCE sera la pour lui pomper ......


      • elpepe elpepe 17 octobre 2015 03:53

        Bonjour
        Votre analyse est tronquee ? la creation monetaire ne va que dans la speculation et forcement cree des bulles de meme nom, rien de bien complique
        Le QE Europeen n a pour objectif que de relief les banques prives de leurs obligations et donc faciliter l emission d encore plus d obligations a un bien meilleur taux, cela entretient la relance keynesienne comme vous le dite, dans un parfait cercle vicieux, les banques se servant grassement au passage.
        C est une facon detourne par la BCE de racheter les dettes d etat mais elle ne peut le faire qu au second marche.
        Donc il est facile de comprendre que le seul but est d assainir l argent des banquiers, les petits epargants pourront tjrs se retourner contre la BCE qd cette derniere fermera ses portes,
        Toutes les dettes Europeennes seront purement effacees avec les milliers de millards des retraites et epargnants europeens,
        C est tres simple et c est exactement ce qui va arriver.
        Maintenant vous avez parfaitement raison de ne pas me croire, car sinon cela provoquerait une panique qui aurait exactement les memes effets.
        On vous remercie d avance pour abnegation et devouement vous allez avoir l honneur de payer la note du casino et elle est salee.


        • Zolko Zolko 17 octobre 2015 20:21

          @elpepe

           
          Yup, bien d’accord. Mais personne ne paiera la note finale, et c’est bien ça le problème (pour les banksters). Par contre, ceux qui ont de l’argent à la banque, ou plutôt ceux à qui les banques promettent de l’argent, vont avoir de drôles de surprises.

        • Fanny 18 octobre 2015 03:36

          @elpepe

          Je ne comprends pas grand chose à l’économie mondiale, mais j’essaye de m’y intéresser.

          Et je parcours quantité d’articles et de commentaires qui balancent des dizaines de schémas, d’algorithmes et d’articulations type  cause/effet visant à démontrer la pertinence de leur thèse ou de leur conclusion.

          Par exemple : l’impression massive de monnaie entraine l’inflation. Cela paraît évident. Pas de chance, ce mécanisme élémentaire est aujourd’hui démenti.  A posteriori, il y a toujours moult explications pour justifier que ça ne fonctionne pas comme prévu (ou pas encore, et qu’il suffit d’attendre pour que la rationalité économique s’impose finalement, d’une manière ou d’une autre, par exemple par une hyperinflation rattrapant le temps perdu à attendre).

          Autre exemple : les bulles c’est pas bon. Elles éclatent et ça fait des dégâts. Bien souvent vérifié. Mais des bulles qui se dégonfleraient doucement, comme un ballon ou un pneu crevé, ça peut exister, aussi ? 

          Devant l’immense complexité des phénomènes économiques, et le niveau limité des lecteurs en matière d’économie théorique, je demanderais volontiers aux écrivains économistes un peu de pédagogie, d’abord un exposé liminaire de leur article résumant leur propos (comme toutes les communications scientifiques), puis un éclairage sur le degré de fiabilité de leur démarche, de leurs arguments et de leurs conclusions. Et pourquoi pas préciser leur cible : spécialiste, non spécialiste niveau bac +, ou M.Toulemonde.

          Dans le commentaire ci-dessus par exemple, il est question de bulles spéculatives, de la BCE qui va fermer (pourquoi, quand ?), de la faillite du plus grand nombre, des dettes d’Etat qui seraient effacées. d’obligations à taux renforcés. J’avoue n’avoir pas saisi le raisonnement, en un mot je n’ai rien compris.

          A moins que tous ces articles/commentaires sur l’économie mondiale ne soient des joutes entre spécialistes dans un langage plus ou moins codé, utilisant des forums généralistes pour s’affronter, auquel cas des gens comme moi pourront se dispenser de les lire.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 18 octobre 2015 08:58

          @elpepe
          Vous avez deux fois raison.
          - D’une part la BCE rachète les dettes des Etats, ce sont les contribuables qui paieront et pas les banques.


          - D’autre part, ce que les Français ont du mal à comprendre, c’est que leur épargne a été prêtée aux Etats par les banques, et que leur épargne, c’est de la dette. Quand on fera un audit de la dette, on y trouvera les Français, parmi les plus gros épargnants du monde.

          Mais ce n’est pas tout, que l’euro s’effondre ou qu’un pays en sorte, la BCE a soigneusement caché les conséquences de cette monnaie d’ Empire :
          les banques centrales devront payer une prime de sortie aux autres banques centrales...

          « Ce que doit à ses consoeurs une banque centrale qui sort de l’euro ». par Vincent Brousseau, ancien économiste à la BCE. Ce qui veut dire que plus vite nous en sortirons, moins nous aurons à payer. C’est ce que disait Stiglitz : « les premiers à sortir de l’ euro, seront ceux qui s’en sortiront le mieux ». 


        • Fanny 18 octobre 2015 14:13

          @Fifi Brind_acier
          « D’une part la BCE rachète les dettes des Etats, ce sont les contribuables qui paieront et pas les banques. »
          Les dettes d’Etat sont les dettes des contribuables, par définition. Normal que les contribuables paient leurs dettes, non ? Que viennent faire ici les banques.
          « et que leur épargne c’est de la dette » Ce ne serait pas plutôt une créance sur la dette. Une épargne est toujours une créance sur quelqu’un d’autre. Une façon de présenter les choses qui vise à effrayer, dramatiser, vu que « la dette ne sera jamais remboursée » dit-on..
          Les Français (créanciers) prêtent au Français (contribuables, parfois les mêmes). Ces créanciers français détiennent une partie de la dette française (1/3 ?). Si cette dette est annulée, les Français créanciers de la dette vont perdre de l’argent, le contribuable français va en gagner. C’est un transfert.


        • Zolko Zolko 19 octobre 2015 15:51

          @Fanny
           
          "Devant l’immense complexité des phénomènes économiques, et le niveau limité des lecteurs en matière d’économie théorique, je demanderais volontiers aux écrivains économistes un peu de pédagogie, d’abord un exposé liminaire de leur article résumant leur propos (comme toutes les communications scientifiques), puis un éclairage sur le degré de fiabilité de leur démarche, de leurs arguments et de leurs conclusions."
           
          j’ai écrit un tel article ici-même sur Agoravox : Les raisons de l’effondrement financier Si ça peut aider... mais vous n’allez pas aimer les conclusions.


        • elpepe elpepe 25 octobre 2015 23:24

          @Fanny
          Bonjour
          Au vue de votre commentaire vous semblez en comprendre beaucoup plus que vous ne le laissez transpirer, mais bon ...
          Maintenant les epargants sont souvent ceux aussi qui ont ’profite’ de cette manne que sont les dettes d etat, donc il est normal qu ils payent ? votre raisonnement est plutot emprunt d une certaine logique pour ne pas dire d equite, a la seule difference qu il ne faudra pas oublier les honoraires des banquiers non ?


        • eau-du-robinet eau-du-robinet 17 octobre 2015 10:19

          Bonjour Alain,
          .
          Ce sont les banques privées qui s’opposent à la réglementation du secteur bancaire et préfèrent auto-réglementation, leur permettant de mélanger leur produits à risques (hautement spéculatives / frauduleuses) avec l’argent de l’économie réelle.
          .
          Auto-réglementation, ou l’auto-contrôle na jamais fonctionné et elle nous à conduit dans cette gigantesque bulle financière qui continue à gonfler due à la complicité des hommes politiques, coresponsables de cette énorme escroquerie du siècle. Cette bulle, sans l’aide de hommes politiques, aura explosé en 2008 ... et la plupart des grandes banques aura fait faillite, notamment la Deutsche Bank, la BNP, etc......
          .
          Le 20 mai 2010, le président Barack Obama a qualifié de « hordes de lobbyistes » les banquiers qui s’opposaient à son projet de réglementation de Wall Street.
          Ceux qui signent les chèques vont-ils continuer à écrire les lois ?
          https://www.monde-diplomatique.fr/2010/06/HALIMI/19180
          .
          Entre 200 et 300 milliards d’euros par an : c’est l’avantage financier que les banques européennes ont tiré des garanties implicites que leur ont fournies les Etats pendant la crise, selon une étude réalisée par l’expert financier indépendant Alexander Kloeck à la demande des eurodéputés du groupe écologiste. «  C’est l’un des graves dysfonctionnements révélés par la crise et il n’a pas encore été traité  », s’alarme le député européen belge (Groupe les Verts-Alliance libre européenne), Philippe Lamberts.
          http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/01/27/les-banques-europeennes-et-le-jackpot-des-garanties-d-etat_4354966_3234.html
          .
          « CES INSTITUTIONS GAGNENT DE L’ARGENT GRÂCE AU SOUTIEN DES ETATS »
          Les agences de notation reconnaissent cet avantage. Elles attribuent deux types d’évaluation aux banques « too big to fail » : l’une, dite stand alone, considérant le seul bilan de santé financier de l’établissement, l’autre dite all-in, intégrant la garantie des Etats. « La seconde note est toujours meilleure que la première, preuve que ces institutions profitent de taux d’intérêt plus bas, et donc, gagnent de l’argent grâce au soutien des Etats », dit M. Lamberts.
          .
          C’est en se fondant sur ces écarts de notes qu’Alexander Kloeck a établi qu’entre 2007 et 2012, le secteur bancaire européen a reçu l’équivalent de 208,8 à 320,1 milliards d’euros par an de subventions implicites des États, qui ont, pour l’essentiel, profité aux établissements systémiques. L’étude évoque également les estimations menées par d’autres experts ces dernières années, suivant des méthodologies différentes. Les résultats, très variables, s’échelonnent entre 96 et 293 milliards d’euros par an.
          http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/01/27/les-banques-europeennes-et-le-jackpot-des-garanties-d-etat_4354966_3234.html
          .
          Le secteur bancaires doit un bon jour rendre compte de ses escroqueries et ses banquiers fraudeurs doivent être traduite en justice. Leur bien personnel doit être confisque et être mis à la disposions de s états (servir à l’intérêt général) mais avant il faut se débarrasser de toute cette classe politique qui trahis les peuples européens !
          .
          LE FIGARO SE REVEILLE ET DECOUVRE QUE 64 % DE LA DETTE DE LA FRANCE APPARTIENT A DES PAYS ETRANGERS !!
          Incroyable et en même temps un signe que les choses bougent, pour que le Figaro (journal sans odeur ni saveur, mais bien mieux que Libération qui n’est même pas digne de servir de papier toilette) explique à ses lecteurs ce que je vous démontre ici depuis 7 ans : la FRANCE A ETE MISES EN ESCLAVAGE PAR LA MONNAIE DE $INGE DOLLAR des banques privées. Sur 100 milliards par exemple que doit la France, elle doit rembourser 64 milliards aux banques étrangères. Et environ 30% de cette dette a été achetée par le PQ-YEN issu des 40 et quelques méga planche à billets sorties par la Bank of Japan.
          .
          Il va de soi que le FIGARO n’explique pas les choses de la même manière que moi... pas plus qu’ils ne connaissent »monnaie de singe« , »pq« et »planche à billets« ...
          .
          Formulé autrement : sur 1000 euros que vous payez d’impôts, 640 euros vont dans des banques étrangères qui nous ont acheté avec leurs faux billets Monopoly sortis de leurs Epson. Voilà la triste réalité qu’aucun économiste n’a le courage de vous expliquer.
          http://www.jovanovic.com/blog.htm
          .
          Quand Les banques privées, voire le monde de la finance, notamment Goldman & Sachs, nous imposent la politique d’austérité, elles nous font payer pour leurs escroqueries, nous sommes donc doublement escroque, car à travers de nos impôts et taxes qui ont fortement augmente une grande partie est destiné aux banques privées.
          .
          Pour y mettre un terme à cette gigantesque escroquerie nous devons nous d’abord débarrasser de toutes ses hommes politiques de UMP (Les ripouxblicains) et le PS qui sont les complices de cette énorme escroquerie.
          .
          http://www.upr.fr


          • eau-du-robinet eau-du-robinet 17 octobre 2015 14:20

            La création monétaire est importante, il faudrait la récupérer à ceux qui nous l’ont volé, à ceux à qui appartiennent les banques privées.
            .
            On nous rebat les oreilles avec la Dette ?
            Qui l’a organisée A qui profite-t-elle ? Etienne Chouard

            https://www.youtube.com/watch?v=TezjSzgoDv8
            .
            .


          • izarn 17 octobre 2015 19:28

            @eau-du-robinet
            La dette des états...Vaste probléme...
            C’est comme « mort aux cons »...D’aprés de Gaulle...


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 18 octobre 2015 09:06

            @izarn
            Ben non, c’est assez simple.
            Michel Rocard explique que l’ Etat ( & les Collectivités locales) empruntaient à la banque de France à taux 0%.


            Avec l’article 104 du Traité de Maastritch, devenu l’article 123 du TFUE, interdiction d’emprunter à sa Banque centrale, et obligation d’emprunter aux banques privées avec intérêts.

            Voici le résultat des courses, avec ce graphique qui montre la différence entre les deux méthodes. Si nous n’étions pas dans l’ UE et ses Traités, la dette publique serait d’une vingtaine de milliards d’euros.

          • Zolko Zolko 19 octobre 2015 15:45

            @Fifi Brind_acier
             
            j’en ai un peu ras la casquette de cette fausse information comme quoi le traité de Maastricht serait en cause : en France, c’est la loi du 3 janvier 1973 qui interdit à l’état Français de se financer auprès de la Banque de France. 20 ans avant la traité de Maastricht.
             
            Qui plus est, la loi française est bien pire que l’article 104, car outre l’interdiction pour l’état de se financer auprès de sa propre Banque Centrale, elle (cette loi française) interdit aussi le paiement des salaire en espèces : les salaires doivent obligatoirement être versés sur un compte en banque. Ce dont ne parle pas l’article 104, et d’ailleurs dans d’autres pays Européens on peu encore et toujours réclamer son salaire en espèces.
             
            Cette loi était écrite par le jeune ministre des finances de l’époque, un certain VGE dont le fils plus tard travaillera chez la banque Rothschild, et sous la présidence de Pompidou, en ex-employé de la banque Rothschild. Mais c’est pur hasard, la faute en est à l’Europe, c’est bien connu, car les Eurocrates peuvent même remonter le temps et imposer aux états des lois de banksters avant même l’existence de l’UE : trop forts, c’est bien la preuve à quel point ils sont machiavéliques, alors que les gentils politiciens franco-franchouillards ne feraient pas de mal à une mouche.


          • chantecler chantecler 17 octobre 2015 11:48

            Pas facile .
            Comment tenir une monnaie saine quand les principaux pays industrialisés utilisent la planche à billet jusqu’à plus soif ?
            Parce qu’alors l’ € fort est condamné à être une valeur refuge et à imposer aux différents pays de la zone une politique rigoureuse qui les privent de reprise économique et de réduction du chômage .
            Rappelons qu’ avant l’€ les états avaient la possibilité de dévaluer pour stimuler les exportations et les salaires .
            Ce qui défrisait la rente .
            Aujourd’hui c’est le contraire qui se passe .
            Tout tourne autour de la défense de la déesse € quelles qu’en soient les conséquences sociales .


            • izarn 17 octobre 2015 19:24

              PFFF ? 0ui ? Rien compris.
              Ha ouais, le QE sert la finance....Si tu crois ducon que ça sert le prolétriat.
              En fait, quel est ton problème ? La baisse du CAC40 ?
              Rien à foutre.
              Hahaahha !


              • Ruut Ruut 18 octobre 2015 05:58

                L’arnaque bancaire devient trop visible pour perdurer.
                Trop de rapaces bouffent gratos au râtelier.


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 18 octobre 2015 09:16

                  @Ruut
                  La décision de déréguler le système bancaire a été prise dans les années 90 à l’ OMC, par le Directeur du Trésor américain, Tim Geithner, et les plus grandes banques.« Le Trésor américain accusé d’avoir vendu le monde aux banquiers ».


                  Tim Geithner, on le retrouve en Pologne, en 2011, lors d’un sommet des Ministres des Finances européens à Wroclaw, où il vient donner ses ordres. Plusieurs pays européens voulaient mettre en place la taxe Tobin sur les transactions financières : réponse de Geithner : « NO, you can’t ! » .
                  Circulez, ya rien à voir..., depuis, on ne parle plus de taxe Tobin.

                  Ceux qui ne comprennent pas que ce sont les USA qui dirigent l’ UE, c’est qu’ils ont une peau de saucisson devant les yeux...

                • Dom66 Dom66 18 octobre 2015 23:32

                  COMMENT RÉSOUDRE LA CRISE ??  smiley


                  Ça se passe dans un village qui vit du tourisme, sauf qu’à cause de la crise il n’y a plus de touristes.
                  Tout le monde emprunte à tout le monde pour survivre.
                  Plusieurs mois passent, misérables. Arrive enfin un touriste qui prend une chambre. Il la paie avec un billet de 100€.
                  Le touriste n’est pas plutôt monté à sa chambre que l’hôtelier court porter le billet chez le boucher, à qui il doit justement 100 €
                  Le boucher va aussitôt porter le même billet au paysan qui l’approvisionne en viande.
                  Le paysan, à son tour, se dépêche d’aller payer sa dette à la prostituée à laquelle il doit quelques passes.
                  La prostituée boucle la boucle en se rendant à l’hôtel pour rembourser l’hôtelier qu’elle ne payait plus quand elle prenait une chambre à l’heure.
                  Comme elle dépose le billet de 100€ sur le comptoir, le touriste, qui venait dire à l’hôtelier qu’il n’aimait pas sa chambre et n’en voulait plus, ramasse son billet et disparaît.


                  Rien n’a été dépensé, ni gagné, ni perdu. N’empêche que plus personne dans le village n’a de dettes…


                  • Olivier Perriet Olivier Perriet 19 octobre 2015 11:15

                    @Dom66

                    C’est le principe des lettres de change : tu dois 100 à un, mais comme un autre te doit 100 aussi, il suffit de s’échanger des reconnaissances de dettes et c’est bon.

                    Il n’empêche qu’à un moment ou un autre il faut bien créer une valeur ajoutée sinon on stagne.

                    De la même manière, si des milliards s’évaporent après un krack boursier, il y a bien une perte de valeur et des dettes non honorées et des gens dans la panade.


                  • Dom66 Dom66 19 octobre 2015 12:49

                    @Olivier Perriet

                    Je sais, c’était pour amener une pointe d’ironie dans cette discussion pour super économiste.

                     

                    Mais pour un Krack ou autre, l’argent n’est pas perdu pour tout le monde, et du fric ce n’est pas ce qui manque, la preuve ici :

                     

                    De l’argent disparaît de la réserve Fédérale américaine. Est-ce la seule banque centrale ou d’immenses sommes ont disparu

                    https://www.youtube.com/watch?v=dfB-nWbA3oY

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