Cela
fait un certain temps que j’avais envie de "poster" sur la "belle
Christine". Pas celle qui a bercé le 20 heures de notre adolescence et
que l’on revoit encore sur France 3 le dimanche soir, mais plutôt celle
qui est notre actuelle ministre de l’Economie, des Finances et de l’Emploi.
Les rumeurs démenties de sa démission la semaine dernière sont une bonne occasion de parler un peu d’elle...
Cette
femme élégante au beau sourire est la plus Américaine des Françaises.
Elle a travaillé vingt-cinq ans pour le cabinet d’avocat Baker & McEnzie
dont elle a été la présidente de 1999 à 2004. Elle a appris, dans cette
période, à beaucoup travailler, à entrer rapidement dans des dossiers
compliqués, à négocier élégamment pour le compte de ses clients et elle
a baigné dans un environnement international lui permettant à la fois
d’être à l’aise partout sur la planète tout en étant soucieuse des
différences "culturelles" que son parcours lui a forcément fait toucher
du doigt.
Lorsqu’elle devint ministre du
Commerce extérieur (étonnamment soutenue par un Chirac vieillissant et
de plus en plus navrant), sa nomination relevait de l’excellent
casting. J’ai, à cette époque, entendu la ministre s’exprimer sur les
négociations au sein de l’OMC : elle était extrêmement pédagogue et
semblait dominer parfaitement ce dossier complexe. De façon générale,
dans une économie globalisée, dans une France de plus en plus
dépendante de décisions européennes et dans un contexte où la France,
nostalgique de son passé glorieux, paraît souvent ridicule à
l’extérieur, avoir une ministre parfaitement bilingue (et comprenant la
culture anglo-saxonne) était un atout évident (ndlr : je ne sais pas si
l’onctueux Michel Barnier, actuel ministre l’Agriculture et ancien
commissaire européen s’est mis à parler la langue de Shakespeare. En
tout cas, son incapacité passée a pendant longtemps fait bien rire le "tout-Bruxelles").
Sarko
élu, la belle Christine se voit attribuer pour un mois l’agriculture et
la pêche. Elle aurait, si cela avait dû continuer, fait sans doute un
excellent "job" pour trouver à Bruxelles les bons compromis défendant
les intérêts de nos agriculteurs ou marins-pêcheurs sans pour autant
ringardiser plus avant les positions de notre "pays de tradition" qui a
peur de tous les changements et qui semble trouver normal que 50 % des
dépenses du budget européen soient consacrées à l’agriculture...
Après le début de mission catastrophique du fièvreux Borloo à l’Economie et les législatives de juin 2007 (cf Les 22 de Sarko et Un coup de Juppé dans l’eau),
elle est propulsée à Bercy dans le grand bureau d’angle où jamais une
femme n’avait, pour l’instant, été titulaire du fauteuil...
Avocate
habituée à défendre avec intelligence et ténacité ses clients et non
forcément à être celle qui donne la direction, celle qui a tenté
plusieurs fois sans succès dans sa jeunesse d’intégrer l’ENA, se trouve
confrontée à la "bercytocratie" experte en règlements compliqués, en
mesurettes politiquement correctes, mais inefficaces économiquement, et
fort habile pour défendre à son corps défendant toute véritable
transformation de notre pays affaiblissant le tout-puissant Etat colbertiste qui l’a engendré et lui donne des pouvoirs exorbitants...
Pendant
presque huit mois, elle doit également, telle une girouette de bord de
mer, essayer de suivre notre vibrionnant président un jour libéral, un
jour étatiste, un jour apôtre du vrai changement, un jour ardent
défendeur d’une réformette marginale... La période n’a pas été facile
et le fait qu’elle ait souhaité, la semaine dernière, démissionner est
plus que plausible. Quand on connaît, en plus, les croche-pattes que
le vénéneux et néanmoins talentueux Xavier Bertrand, ministre du Travail a tenté de lui faire pour "avoir au moins Bercy si Matignon lui
est refusé", on comprend que la vie quotidienne de la belle Christine
n’est pas tout à fait celle qu’elle souhaitait.
"Christine,
attendez les élections municipales et le remaniement" a dû lui demander
François Fillon. Bonne fille, elle a accepté et démenti les rumeurs...
La
morale de cette histoire est triste : une ministre de l’Economie
talentueuse et motivée, qui sait dans quel monde nous vivons, mais qui
n’est issue ni du sérail technocratique ni des partis politiques ne
peut pas être le commandant en chef de Bercy. La mutinerie arriverait
tôt ou tard et, encore plus vite, si l’empereur de l’Elysée se laisse à
nouveau tenter par l’interventionnisme, l’étatisme et la démagogie qui
ont conduit depuis vingt-cinq ans notre pays au déclin qu’il connaît.
La belle Christine ne sera pas sélectionnée dans les 22 du gouvernement Sarko 3... Triste, non ?
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(encore l’auteur) "une ministre de l’économie talentueuse et motivée, qui sait dans quel monde nous vivons mais qui n’est issue ni du sérail technocratique ni des partis politiques"
elle est juste issue du CSIS ( Center for Strategic & International Studies), un think- tank Neo-conservateur, très controversé, proche du lobby pétrolier US. "Créé en 1962 à l’initiative du directeur de la recherche de la CIA, le Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS) de Washington n’a pas tardé à devenir l’institut de prédilection des analystes de la Guerre froide autour d’Henry Kissinger et Zbigniew Brzezinski. Dans les années 80, Ronald Reagan y a recruté ses principaux conseillers de Défense. Au début des années 90, Bush père y a trouvé son ministre de la défense, Dick Cheney. Multipliant les analyses de la crise énergétique à venir, le CSIS a évolué au cours des dernières années sous la présidence du sénateur Sam Nunn pour se focaliser sur la lutte contre l’émergence de pouvoirs nucléaires, les stratégies pétrolières et la guerre des civilisations."
Pour rappel, c’est de ce même CSIS que nous vient le manifeste des 5 anciens généraux de l’OTAN, qui prévoit que l’occident doit être en mesure de déclencher une attaque préventive pour contrecarrer la menace imminente d’une diffusion d’armes nucléaires ou de destruction massive".Ce quinquette de "sages" propose donc tout bonnement que les Etats-Unis, la Grande-Bretagne ou la France ("l’Occident" nucléaire, donc) puisse atomiser un pays non plus pour répondre à une attaque nucléaire, ni même pour "préempter" une telle attaque qui serait imminente, mais simplement pour empêcher un pays d’utiliser des armes nucléaires, chimiques ou bactériologiques.
"Bien que cela ne figure pas sur sa biographie officielle, Madame Lagarde militait aux États-Unis au CSIS. Au sein de ce think tank, elle co-présidait avec Zbigniew Brzezinski la commission Action USA/UE/Pologne et suivait plus particulièrement le groupe de travail Industries de défense USA-Pologne (1995-2002) et les questions liées à la libéralisation des échanges polonais. Or, dans ces instances, elle représentait les intérêts états-uniens contre ceux du Commerce extérieur français dont elle est aujourd’hui la ministre. En sa qualité d’avocate du cabinet Baker & McKenzie, elle poussait plus particulièrement les intérêts de Boeing et Lockheed-Martin contre ceux d’Airbus et de Dassault.
En 2003, Christine Lagarde est également devenue membre, toujours au sein du CSIS, de la Commission pour l’élargissement de la communauté euro-atlantique aux côtés de son ami Brzezinki et de diverses personnalités dont l’ancien directeur de l’OMC Reanto Ruggiero et l’ancien ambassadeur spécial pour la restitution des biens religieux en Europe centrale, Stuart Eizenstat. Cette commission s’est occupée des investissements possibles en Pologne, Slovaquie, Lettonie, Roumanie, République tchèque et Hongrie.
Au sein de chacune de ces diverses commission, un homme jouait un rôle central : Bruce P. Jackson, fondateur du Comité états-unien pour l’expansion de l’OTAN (US Committee for Expand NATO). Il représentait les intérêts de l’avionneur Lockheed Martin, dont il avait été vice-président. C’est au travers des relations nouées dans les commissions présidées par Christine Lagarde que M. Jackson monta le contrat du siècle : la vente, en avril 2003, de 48 chasseurs F-16 Lockheed-Martin à la Pologne pour 3,5 milliards de dollars. Cette transaction provoqua la consternation en Europe dans la mesure où le gouvernement polonais payait cette commande avec les fonds de l’Union européenne destinés à préserver son secteur agricole.
Ce contrat était disproportionné par rapport aux besoins réels de la Pologne. En outre, la logique eut voulu que Varsovie s’équipe de Mirage 2000-5 MK2 Dassault ou de Jas-39 Saab en entrant dans l’Union.
Cependant, ce contrat était indissociable de l’engagement de la Pologne dans l’invasion de l’Irak aux cotés des États-Unis, du Royaume-Uni et de l’Australie. M. Jackson était d’ailleurs le principal bailleur de fonds du Comité pour la libération de l’Irak (Committee for the Liberation of Iraq).
Dans la continuité de ce marché, la Commission euro-atlantique de Madame Lagarde se donna comme mission « d’assister les entreprises polonaises pour améliorer leur capacité à devenir sous-traitants d’entreprises (notamment états-uniennes) qui ont remporté des marchés en Irak et en Afghanistan, et aussi pour la modernisation du système de défense polonais » "
Le déficit commercial de la France a pulvérisé son record, passant de 28 à 39 milliards d’euros : le gouffre s’est creusé de 11 milliards d’euros en un an.
Là non plus, il n’y a pas eu de « rupture ». Les derniers mois de 2007 ont même été beaucoup plus mauvais que les premiers mois de l’année.
Il est devenu impossible de mettre en cause la force de l’euro et le renchérissement du pétrole : l’Allemagne connaît un excédent record, et la facture pétrolière est en baisse.
C’est donc la seule politique gouvernementale qui est responsable de cette catastrophe.
Saluant le “dynamisme confirmé du marché du travail”, Christine Lagarde, ministre de l’Emploi, se réjouit de la baisse du nombre de chômeurs inscrits dans le baromètre officiel de l’ANPE, qui serait passée en décembre 2007 sous la barre des 1,9 millions.
Une provocation de plus de Mme Lagarde, qui feint d’ignorer que les statistiques de l’ANPE ne recensent que les personnes cherchant un emploi à temps plein en CDI : elles excluent de fait les chômeurs en recherche d’un CDD ou d’un travail à temps partiel ainsi que les demandeurs d’emploi radiés des listes de l’ANPE pour diverses raisons.
Quant au "dynamisme confirmé du marché du travail”, on ne saurait que trop conseiller à Mme Lagarde d’en toucher deux mots aux milliers de salariés laissés sur le carreau de la mondialisation, tels ceux du groupe textile DMC, du fabricant de Ski Salomon, de l’avionneur Latécoère, du groupe Ontex ou du chimiste Arkema, dernières victimes en date des délocalisations et du chômage de masse.
Comme cela était prévisible, le tissu industriel de Midi-Pyrénées est en train de se déliter. En effet, après EADS et Dassault, c’est au tour de Latécoère, l’un des principaux sous-traitants d’Airbus et employeurs de la Région, de délocaliser sa production en Tunisie, pays qui bénéficie d’une main d’oeuvre bien meilleur marché que la nôtre, de charges patronales beaucoup moins élevées et qui n’est pas tributaire de l’euro fort.
Cette situation n’est qu’une conséquence de la politique suicidaire menée par les gouvernements de droite comme de gauche, cette dernière tentant par la voix du président de Région M. Malvy de rejeter la faute sur les épaules de la seule majorité gouvernementale. En réalité, elle est également responsable par la politique pro-européiste et pro-mondialiste qu’elle mène alternativement avec l’UMP.
une fois de plus cette politique ultralibérale qu’entérinent le traité de Lisbonne et le rapport Attali, et se positionne comme la seule force politique française de défense de notre économie et de nos emplois.
Face à la nouvelle crise financière, les autorités européennes semblent hésiter entre la politique de l’autruche et la méthode Coué.
A supposer que le choc boursier soit passager, il n’en demeure pas moins qu’il révèle et souligne la fragilité d’un système durablement ébranlé par la crise des « subprimes », à laquelle s’ajoute le problème des « rehausseurs de crédit », tandis que pèse la menace de récession américaine.
Il est extravagant de prétendre que l’Europe peut rester en dehors des turbulences, au motif hélas faux que « ses fondamentaux sont forts ».
Les Français risquent de comprendre à leurs dépens ce que signifie le fait de s’être livrés pieds et poings liés à des autorités supranationales.
J’aime les fantasmes, j’adore même. Mais doivent-ils constituer la motivation, le point de départ d’un panégéryque ou d’un oraison funèbre selon le temps qu’il lui reste à exister ? (Pour Bossuet, ce n’était pas le cas).
Et puis vous trompez le lecteur en titrant "La belle Christine" alors qu’aucune photo, description physique exaltée, etc. n’émaille votre très mélancolique (limite anxiogène) article.
C’est un peu comme si vous titriez "Carla, sa vie, son oeuvre" et que l’article ne soit qu’un diaporama de ladite Carla nue au fil des années... Certes, ce serait un drôle de fantasme à l’envers mais une égale tromperie sur la marchandise. Non ?
(encore l’auteur) "une ministre de l’économie talentueuse et motivée, qui sait dans quel monde nous vivons mais qui n’est issue ni du sérail technocratique ni des partis politiques"
elle est juste issue du CSIS ( Center for Strategic & International Studies), un think- tank Neo-conservateur, très controversé, proche du lobby pétrolier US. "Créé en 1962 à l’initiative du directeur de la recherche de la CIA, le Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS) de Washington n’a pas tardé à devenir l’institut de prédilection des analystes de la Guerre froide autour d’Henry Kissinger et Zbigniew Brzezinski. Dans les années 80, Ronald Reagan y a recruté ses principaux conseillers de Défense. Au début des années 90, Bush père y a trouvé son ministre de la défense, Dick Cheney. Multipliant les analyses de la crise énergétique à venir, le CSIS a évolué au cours des dernières années sous la présidence du sénateur Sam Nunn pour se focaliser sur la lutte contre l’émergence de pouvoirs nucléaires, les stratégies pétrolières et la guerre des civilisations."
Pour rappel, c’est de ce même CSIS que nous vient le manifeste des 5 anciens généraux de l’OTAN, qui prévoit que l’occident doit être en mesure de déclencher une attaque préventive pour contrecarrer la menace imminente d’une diffusion d’armes nucléaires ou de destruction massive".Ce quinquette de "sages" propose donc tout bonnement que les Etats-Unis, la Grande-Bretagne ou la France ("l’Occident" nucléaire, donc) puisse atomiser un pays non plus pour répondre à une attaque nucléaire, ni même pour "préempter" une telle attaque qui serait imminente, mais simplement pour empêcher un pays d’utiliser des armes nucléaires, chimiques ou bactériologiques.
"Bien que cela ne figure pas sur sa biographie officielle, Madame Lagarde militait aux États-Unis au CSIS. Au sein de ce think tank, elle co-présidait avec Zbigniew Brzezinski la commission Action USA/UE/Pologne et suivait plus particulièrement le groupe de travail Industries de défense USA-Pologne (1995-2002) et les questions liées à la libéralisation des échanges polonais. Or, dans ces instances, elle représentait les intérêts états-uniens contre ceux du Commerce extérieur français dont elle est aujourd’hui la ministre. En sa qualité d’avocate du cabinet Baker & McKenzie, elle poussait plus particulièrement les intérêts de Boeing et Lockheed-Martin contre ceux d’Airbus et de Dassault.
En 2003, Christine Lagarde est également devenue membre, toujours au sein du CSIS, de la Commission pour l’élargissement de la communauté euro-atlantique aux côtés de son ami Brzezinki et de diverses personnalités dont l’ancien directeur de l’OMC Reanto Ruggiero et l’ancien ambassadeur spécial pour la restitution des biens religieux en Europe centrale, Stuart Eizenstat. Cette commission s’est occupée des investissements possibles en Pologne, Slovaquie, Lettonie, Roumanie, République tchèque et Hongrie.
Au sein de chacune de ces diverses commission, un homme jouait un rôle central : Bruce P. Jackson, fondateur du Comité états-unien pour l’expansion de l’OTAN (US Committee for Expand NATO). Il représentait les intérêts de l’avionneur Lockheed Martin, dont il avait été vice-président. C’est au travers des relations nouées dans les commissions présidées par Christine Lagarde que M. Jackson monta le contrat du siècle : la vente, en avril 2003, de 48 chasseurs F-16 Lockheed-Martin à la Pologne pour 3,5 milliards de dollars. Cette transaction provoqua la consternation en Europe dans la mesure où le gouvernement polonais payait cette commande avec les fonds de l’Union européenne destinés à préserver son secteur agricole.
Ce contrat était disproportionné par rapport aux besoins réels de la Pologne. En outre, la logique eut voulu que Varsovie s’équipe de Mirage 2000-5 MK2 Dassault ou de Jas-39 Saab en entrant dans l’Union.
Cependant, ce contrat était indissociable de l’engagement de la Pologne dans l’invasion de l’Irak aux cotés des États-Unis, du Royaume-Uni et de l’Australie. M. Jackson était d’ailleurs le principal bailleur de fonds du Comité pour la libération de l’Irak (Committee for the Liberation of Iraq).
Dans la continuité de ce marché, la Commission euro-atlantique de Madame Lagarde se donna comme mission « d’assister les entreprises polonaises pour améliorer leur capacité à devenir sous-traitants d’entreprises (notamment états-uniennes) qui ont remporté des marchés en Irak et en Afghanistan, et aussi pour la modernisation du système de défense polonais » "
Par millesime(xxx.xxx.xxx.88)13 février 2008 10:58
merci pour vos commentaires ainsi que pour vos informations précises, tous ces dirigeants y compris La Belle Christine sont des membres influents de la TRILATERALE et du groupe BILDERBERG...(pour en savoir un peu plus sur ces gens qui nous gouvernent) voici un lien : www.syti.net/organisations
quant à la France qui va droit dans le mur...l’Europe est un marché de 500 millions de consommateurs, si l’on commençait par avoir une vision de "l’Europe" plutôt que la vision mondialiste des US, ...il y a des élections en 2009...espérons que les choses changent et pour cela voici un autre lien : www.newropeans.magazine.org
au fait...n’est-ce-pas la Belle Christine qui voulait inciter les automobilistes à rouler à vélo.... !!!
Quand on prend un ministère de l’agriculture et de la pêche, puis celui de l’emploi, c’est que l’on a surtout besoin de reconnaissance et de pouvoir. Quand on ne sait pas où l’on met ses pieds, on se les prend le plus souvent dans le tapis.
Par Forest Ent(xxx.xxx.xxx.145)12 février 2008 15:19
Les businessmen (ou women) n’ont jamais réussi aux Finances. Une des raisons en est qu’ils anticipent mal le décalage entre gestion des affaires privées et publiques. Mme Lagarde, quand elle était secrétaire d’état, était surnommée "l’apôtre de la mondialisation". Elle n’a jamais caché son jeu et ses idées étaient claires. Les idées du président sont-elles claires ?Mme Lagarde n’est pas la seule Christine menacée de Jupettisation : Albanel, Boutin, ...
Ce qui me frappe dans cet article est que l’auteur, que nous connaissons bien sur AV pour son libéralisme assumé, et que je respecte car intellectuellement cohérent, se met à son tour à taper sur Sarko. Comme la presse de droite. Ca me fait mieux comprendre pourquoi : il n’a pas été assez libéral pour certains.
Nous pourrions nous moquer en rappellant que nous avions prévenu avant les élections, mais l’humeur n’y est pas. Bon gré mal gré, il reste à Sarko 4 ans à tirer avant 2012, et je sens que la droite va lui être plus dure que la gauche ne l’a été avant. Avec le recul, Mme Royal était spécialement peu critique vis à vis de Sarko. C’était difficile avec le même programme.
Bilan : un président-ludion coincé entre ses promesses contradictoires, pas d’opposition crédible. Pas de quoi se réjouir ...
Par Forest Ent(xxx.xxx.xxx.145)12 février 2008 15:48
Comme la gauche s’est déchirée entre oui-istes et non-istes, l’électorat de Sarko est déchiré entre libéraux, souverainistes FN et gaullistes interventionnistes. Je ne pensais pas que cet attelage étrange exploserait si vite.
Il me semble que les médias poussent à la roue : ils réclament leurs dividendes pseudo-libéraux. Ils ont déjà eu le TCE, qu’ils ont fort habilement passé sous silence. Ce n’est pas rien... N’en demandent-ils pas trop ?
Le déficit commercial de la France a pulvérisé son record, passant de 28 à 39 milliards d’euros : le gouffre s’est creusé de 11 milliards d’euros en un an.
Là non plus, il n’y a pas eu de « rupture ». Les derniers mois de 2007 ont même été beaucoup plus mauvais que les premiers mois de l’année.
Il est devenu impossible de mettre en cause la force de l’euro et le renchérissement du pétrole : l’Allemagne connaît un excédent record, et la facture pétrolière est en baisse.
C’est donc la seule politique gouvernementale qui est responsable de cette catastrophe.
Saluant le “dynamisme confirmé du marché du travail”, Christine Lagarde, ministre de l’Emploi, se réjouit de la baisse du nombre de chômeurs inscrits dans le baromètre officiel de l’ANPE, qui serait passée en décembre 2007 sous la barre des 1,9 millions.
Une provocation de plus de Mme Lagarde, qui feint d’ignorer que les statistiques de l’ANPE ne recensent que les personnes cherchant un emploi à temps plein en CDI : elles excluent de fait les chômeurs en recherche d’un CDD ou d’un travail à temps partiel ainsi que les demandeurs d’emploi radiés des listes de l’ANPE pour diverses raisons.
Quant au "dynamisme confirmé du marché du travail”, on ne saurait que trop conseiller à Mme Lagarde d’en toucher deux mots aux milliers de salariés laissés sur le carreau de la mondialisation, tels ceux du groupe textile DMC, du fabricant de Ski Salomon, de l’avionneur Latécoère, du groupe Ontex ou du chimiste Arkema, dernières victimes en date des délocalisations et du chômage de masse.
Comme cela était prévisible, le tissu industriel de Midi-Pyrénées est en train de se déliter. En effet, après EADS et Dassault, c’est au tour de Latécoère, l’un des principaux sous-traitants d’Airbus et employeurs de la Région, de délocaliser sa production en Tunisie, pays qui bénéficie d’une main d’oeuvre bien meilleur marché que la nôtre, de charges patronales beaucoup moins élevées et qui n’est pas tributaire de l’euro fort.
Cette situation n’est qu’une conséquence de la politique suicidaire menée par les gouvernements de droite comme de gauche, cette dernière tentant par la voix du président de Région M. Malvy de rejeter la faute sur les épaules de la seule majorité gouvernementale. En réalité, elle est également responsable par la politique pro-européiste et pro-mondialiste qu’elle mène alternativement avec l’UMP.
une fois de plus cette politique ultralibérale qu’entérinent le traité de Lisbonne et le rapport Attali, et se positionne comme la seule force politique française de défense de notre économie et de nos emplois.
Face à la nouvelle crise financière, les autorités européennes semblent hésiter entre la politique de l’autruche et la méthode Coué.
A supposer que le choc boursier soit passager, il n’en demeure pas moins qu’il révèle et souligne la fragilité d’un système durablement ébranlé par la crise des « subprimes », à laquelle s’ajoute le problème des « rehausseurs de crédit », tandis que pèse la menace de récession américaine.
Il est extravagant de prétendre que l’Europe peut rester en dehors des turbulences, au motif hélas faux que « ses fondamentaux sont forts ».
Les Français risquent de comprendre à leurs dépens ce que signifie le fait de s’être livrés pieds et poings liés à des autorités supranationales.
Par Philou017(xxx.xxx.xxx.24)12 février 2008 18:26
Mr JDCH
Je n’ai certainement la même opinion que vous sur le monde. Et sur votre élégante Christine.
Vous parlez en vous présentant, de la difference entre l’opinion Francaise et le monde réel. Le monde réel dont vous semblez parler (celui de la Silicon Valley, des capital risqueurs, bref du fric) est un monde bien plus à coté de la réalité que l’opinion Francaise. L’économie Américaine est basée sur l’exploitation de monde, une énergie pas chere, une puissance armée impérialiste qui va jusqu’à occuper des pays strategiques en matiere de pétrole sous des pretextes bidon, une pollution gallopante et j’en passe.
C’est cette façon de voir que nos politiques ont adoptée, puisque nous avons suivi ce modele. Que les Français préferent un modele humain, basé sur la solidarité et la justice sociale est plutôt rassurant.
Chaque Américain doit aujourd’hui 8000$ par tête de pipe (en augmentation constante). L’economie Américaine est en survie artificielle, vu son déficit faramineux. Le dollar ne tient que parce qu’il sert encore de monnaie référence pour le pétrole. Votre monde, mr JDCH, est tres artificiel , et pout tout dire inhumain. C’est un monde de compétition féroce, d’avidité et de rapport de force. Un autre monde, quoi..
Ceci dit, je partage votre avis sur le monde politique. Ce ne sont que des représentants du monde financier. Comme votre préférée, la chere Christine. Et à ce titre, dignes d’aucune confiance.
J’ai gratté la photo de Lagarde pour en retirer ce que je croyais être un petit bout de radis (j’en ai mangé ce soir)... mais non ça ne part pas... Merde elle doit avoir la légion d’honneur cette amerloque. Y a pas de médailles chez les Yankees ?
C’est sans doute parce qu’elle se faisait plus de 800 000 dollars par an dans son cabinet de défense des capitalistes offensés qu’elle a eu cet insigne honneur... Du reste qu’a t-elle fait d’autre que rabâcher sans fin sa ritournelle "libérale" qui fait bander tous ces gosses de riche qui se battent aujourd’hui pour la mairie de Neuilly...
Mon grand-père qui était maçon et à qui les enfoirés du camp de la belle Christine ont imposé 4 ans de guerre des tranchées, n’a eu, lui, qu’une médaille en chocolat, comme tous ses copains....
Son Dieu à elle c’est le dollar, cette monnaie imposée au monde entier comme devise internationale d’échange, qui est la seule à ne reposer sur aucune réserve en or, ce qui permet aux potes à Lagarde d’acheter les biens du monde entier avec du simple papier...
"La ministre française de l’Economie Christine Lagarde est classée dernière et son homologue allemand Peer Steinbrück premier du classement annuel des grands argentiers de l’eurozone publié jeudi 15 novembre par le Financial Times.
La ministre française est dixième de ce classement qui repose sur cinq tests économiques et une évaluation des talents politiques."
C’est le financial times qui le dit...Et ce journal est connu pour ses analyses économiques
ça tend à penser que notre ministre de l’économie est qd meme franchement mauvaise !!!
Sarko dit s’entourer de personnes compétentes, faudrait peut être la virer (comme on vire un simple salarié...)
Ce n’est pas forcément parcequ’on réussi à extorquer de grosses sommes d’argent à des américains en étant avocate qu on fait une bonnes ministre, cqfd :)
Vous ne lisez pas assez le journal du mercredi, notamment sa page 2. 1€20 et pas de pub.
Que dire d’une ministre qui méprise à peu près tout le monde ? Pas grand chose si ce n’est qu’elle est de ce point de vue à peu près en harmonie avec notre Président - qui a décidé que les ministres n’avaient pas à le concurrencer sur le plan de l’arrogance.
Tous ces gens-là ont beaucoup de prétention, ils feraient mieux de méditer les règles de base du management. Le meilleur édito que j’ai lu depuis un bon moment est sur Alternatives économiques de ce mois de février. J’en recommande la lecture à tous. Voilà :
A l’heure où une partie des élites françaises s’inquiète de la place insuffisante accordée aux entreprises dans les programmes d’enseignement des collèges et des lycées, il nous a semblé utile de consacrer cet éditorial à une petite leçon de management. Nous laissons à nos lecteurs le soin de deviner à qui elle est destinée en priorité.
La première règle, quand on dirige une entreprise, est de respecter les membres de son équipe de direction. Ne pas les traiter de "nuls" à longueur de journée. Cela les démotive et finit par se retourner contre vous : la qualité d’un dirigeant ne se mesure-t-elle pas d’abord à la qualité des personnes qu’il a recrutées pour faire tourner sa boîte ?
La seconde règle est d’éviter d’insécuriser de manière excessive les membres de cette équipe. Si chacun a l’impression d’être assis sur un siège éjectable, à la merci d’un caprice du patron, il va se concentrer sur les actions de court terme, celles qui peuvent lui permettre d’afficher des résultats immédiats, au lieu de s’atteler à traiter des problèmes de fond, ceux qui sont vraiment de nature à améliorer la compétitivité de l’entreprise. Il faut éviter en particulier que les critères d’évaluation que vous mettez en place engendrent trop d’effets pervers. A l’heure du post-taylorisme, au moment où le quantitatif recule devant le qualitatif, où le PIB doit être enrichi par d’autres indicateurs prenant en compte le bien-être individuel et collectif dans une perspective durable, on ne peut réduire l’activité d’un cadre dirigeant à quelques critères quantitatifs, à la manière d’un ouvrier non qualifié payé à la pièce. Au contraire, l’évaluation est nécessairement globale et complexe. Sinon, vos collaborateurs seront conduits à concentrer leurs efforts sur la satisfaction de tel ou tel indicateur, au lieu de faire leur travail avec intelligence.
La troisième règle est de savoir déléguer. Ne pas constamment humilier vos collaborateurs en intervenant dans les dossiers qu’ils sont censés traiter, en annonçant des décisions qui relèvent normalement de leur responsabilité. Non seulement vous vous faites des ennemis, qui ne manqueront pas de se venger quand vous serez en position de faiblesse, mais vous sapez leur autorité sur leurs propres collaborateurs, diminuant ainsi leur capacité à mettre en oeuvre les décisions que vous avez prises.
Il importe, enfin, de s’appliquer à soi-même ce que l’on demande aux autres. En jargon managérial moderne : pratiquer l’évaluation 360 degrés, c’est-à-dire permettre à ceux que vous évaluez de vous évaluer vous-même. Une condition pour légitimer durablement votre autorité. Car si les actionnaires vous ont placé à la tête de l’entreprise pour cinq ans, cela ne vous autorise pas pour autant à vous comporter en monarque absolu n’ayant aucun compte à rendre pendant la durée de votre mandat.
la belle Christine ets une ultralibérale à qui on peut reprocher bien des choses, mais certainement àpas de savoir c qu’est le peuple français...
Quelle tristesse qu’elle n’ait pas pu descendre de sa tour d’ivoire où on mange de la brioche pour rencontrer un vrai français, du genre qui s’entasse à 4 dans 120m², voire pire !
Non mais qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre ! Ecrivez-lui votre amour et ne nous pondez plus ce genre d’article aussi déconnecté de la réalité que votre idole !
Par grangeoisi(xxx.xxx.xxx.117)12 février 2008 23:02
Ouai ça fleure bon les âmes charitables dans pas mal de commentaires... Louzbek un autre Morice...Pour moins de 3 renvois bleus t’as plus rien maintenant sur AV. Au fait zavez pas vu passé Morice ? L’était accroché au gouvernail du Jimmy criant comme un perdu rendez moi mon cable !
Par jamesdu75(xxx.xxx.xxx.88)13 février 2008 01:53
Lagarde c’est pas la vieille rombiére bien séche qui a dit tout nettement que la France devait arrêter de penser et de bosser comme une fourmis bien docile.
Pour elle un chomeur c’est aussi un gars pour qui c’est tt les jours dimanche. ET plein d’autre chose, relisez cette article. :
Action de Lagarde et de l’Etat UMP depuis 2002 en faveur du pouvoir d’achat. Qui a dit que la droite, c’est moins d’impôt ? En fait moins d’impôts pour la finance, plus pour les citoyens
Une note de la commission des Finances de l’Assemblée nationale souligne que la « création de nouvelles taxes s’accélère » depuis sept mois.
Depuis le début de l’année, six nouvelles taxes sont prélevées par l’Etat. Poissons, voitures, stock-options, compagnies pétrolières, entreprises de ventes de produits pharmaceutiques et huiles polluantes… tout semble bon pour renflouer le déficit. Comme le rapporte une note de la commission des Finances publiée fin janvier : « La vitesse de création de nouvelles taxes s’est accélérée au cours de la 12ème législature (2002-2007) et plus encore dans les premières lois de finances et de financement de la 13ème législature », soit depuis les sept derniers mois. Des taxes d’autant plus pesantes pour le contribuable que celles supprimées durant la même période sont « dans la quasi-totalité des cas en faveur des entreprises, en particulier du secteur financier. » Les taxes supprimées sur l’impôt de Bourse, ou sur certaines opérations de crédit ne font en effet pas le poids face à celles sur les poissons ou sur les voitures les plus polluantes, l’éco-pastille. « Pour un redevable, peu lui importe qu’une imposition soit entièrement nouvelle ou que son assiette ait simplement été élargie : il doit désormais la payer », poursuit la commission des Finances.
Merci pour le CV de Mme Lagarde, qui a accumulé les balourdises à la télé depuis sa prise de fonction. D’accord, à suivre Nicolas, on attrrape le tournis, et ce ne doit pas tous les jours être facile de dire quelque chose d’intelligent les pieds dans cette bouillie idéologique. Lagarde est très représentative de cette caste que vénère Sarkozy : grande, sportive, riche, bien placée dans les organigrammes, et en plus elle est avocate d’affaires, comme notre Premier Nain, donc au service des actionnaires-héritiers. Il ne l’a pas choisie, il a coopté une consoeur, et il s’es arrangé pour en choisir une moins futée que lui. Comme ça, pas de danger.
Par breizhnana(xxx.xxx.xxx.190)16 février 2008 15:04
Votre "belle Christine " ... franchement il en faut pour tous les goûts, mais on peut confondre beauté et aristocratie, mettez la quelques jours au milieu de Don Quichotte et on en reparlera. Et qu’elle aille déjà en vélo elle-même, histoire de s’écheveler un peu ! C’est d’un goût déplacé, ce genre d’article, quand on voit l’état des finances françaises et le train de vie de tous ces riches en face du français condamné à manger de la brioche, faute de pain... (elle connaît le prix de la baguette, au moins ?)
Merde alors, en lisant ces articles on en oublierait que nos entreprises nationalmisées ont été égarées , perdues, comme nous l’a appris notre justice ! pour oser reprendre un pays sans le sous comme l’a clamé Monsieur Hollande , il faut du cranc , je trouve ... surtout pour une femme qui n’est pas sans ignoré ce " " détail " " de notre vie de tous les jours.