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Accueil du site > Actualités > Economie > La cause essentielle de la crise actuelle

La cause essentielle de la crise actuelle

Le schéma de la crise actuelle est bien connu : une crise immobilière aux Etats-Unis, suivie d’une crise financière et d’une crise économique mondiale.
L’ampleur de celle-ci a permis de dégager le seul point de comparaison possible : la crise de 1929.
 
Est-il possible de dégager, dans l’état actuel des choses, une cause essentielle à la crise ? Comme nous allons le voir, l’utilisation de produits titrisés a propagé et amplifiée les pertes initiales subies par le secteur financier, ce ne fut pas le cas en 1929, mais il y a un point commun entre la crise actuelle et la crise de 1929 : l’effondrement du système financier dû à l’endettement des ménages.
 
 
Le système financier a supporté, dans un premier temps, les pertes dues à la crise immobilière :
 
Ce sont les biens immobiliers de catégorie inférieure qui ont le plus augmenté, puis baissé, aux Etats-Unis, à la suite du retournement du marché immobilier. Ce sont, en revanche, les biens immobiliers de catégorie supérieur qui ont le moins augmenté et baissé.
A Los Angeles, San Francisco, San Diego et Miami, la baisse des prix a atteint 50%, voire 57%.
 
Lorsque le marché de l’immobilier s’est retourné à partir de 2007, un nombre croisant de maisons avaient une valeur inférieure à celle des emprunts contractés, cela concernait en décembre 2008, 10,5 millions de ménages.
Les premières victimes ont été évidemment les acquéreurs à faible revenu qui avaient contracté des crédits subprimes au sommet de la bulle immobilière et qui n’avaient pour seul bien que leur maison dont la valeur nette (prix du bien - valeur des emprunts contractés) était faible.
 
Le reste des pertes a donc dû être absorbé par le système financier.
 
On peut donc dire qu’il a subi un coup sans précédent depuis la Grande Dépression dû à la faiblesse de la situation financière des individus qui possédaient des actifs immobiliers en baisse, ce qui renvoie à un système bancaire, qui a cru que l’utilisation systématique de produits titrisés, lui permettait de se libérer du contrôle du risque et d’externaliser celui-ci sur des investisseurs institutionnels à la recherche d’une forte rentabilité ; ce qui lui a permis, en outre, d’alimenter la bulle.
 
Afin de mieux comprendre ce qui s’est passé, il faut prendre pour point de comparaison, la crise des valeurs internet des années 2000.
 
Entre décembre 1999 et septembre 2002, lors de la baisse du marché des actions, ce sont 10 billions de dollars de valeur nette qui se sont évaporés.
 
Si on prend, par ailleurs, l’indice BKX des sociétés financières, on se rend compte que, sur la même période, celui-ci avait baissé de moins de 6%.
 
Lors de la crise actuelle, la valeur de l’immobilier résidentiel a diminué d’environ 3 billions de dollars, mais l’indice BKX a chuté de 75% par rapport à son pont haut de janvier 2007.
 
Comment expliquer qu’une crise qui volatilise 10 billions de dollars, ne cause que peu de dommage au système financier, alors que la crise actuelle a failli provoquer son effondrement.
 
Durant la chute des marchés actions dans les années 2000, les actifs appartenait à des investisseurs institutionnels et à des particuliers qui étaient soit propriétaire de ceux-ci, soit en détenait une faible partie grâce à l’endettement, les pertes ont donc été supportées par leurs propriétaires.
 
Alors que dans la période actuelle, les actifs immobiliers aujourd’hui en baisse, ont été acquis avec un endettement de 90%, voir de 100% (sans remplir d’ailleurs le moindre questionnaire). Les baisses pouvant atteindre, dans les villes les plus touchées, 50%.
 
Au cours de la crise actuelle, avec la baisse des prix de l’immobilier, des millions de maisons se sont mises à valoir moins que le montant des emprunts contractés pour les acheter, les emprunteurs ayant toujours la possibilité d’abandonner leurs prêts afin de se libérer de leurs dettes. C’est en conséquence sur le système financier que des pertes énormes sont retombées : banques d’investissement, investisseurs en Mortgage - Backed - Securities, vendeurs de Credit Default Swaps, et sur l’assureur en dernier ressort, le Trésor Américain.
 
Une bulle basé sur un excès d’endettement des ménages induit donc un risque systémique fort. La Grande Dépression et la crise des subprimes en sont la parfaite illustration.
 
 
La crise actuelle et la crise de 1929 ont une cause essentielle commune : l’excès d’endettement des ménages qui a provoqué l’écroulement du système financier.
 
Dans un article paru en 1983, Ben Bernanke (l’actuel président de la FED) a expliqué, que durant la Grande dépression, les graves dommages subis par le système financier avaient entravé sa capacité à s’acquitter de son rôle économique qui est de prêter aux ménages afin qu’ils puissent acheter des biens durables ainsi qu’aux entreprises commerciales et industrielles.
 
Il faut reformuler cette hypothèse afin de l’adapter à la crise actuelle, de la manière suivante : les graves dommages subis par le système financier mondial dus à l’utilisation de produits titrisés, ont rendu celui-ci insolvable et ont entravé sa capacité à s’acquitter de son rôle économique qui est de prêter aux ménages afin qu’ils puissent acheter des biens durables et aux entreprises industrielles et commerciales afin qu’elles puissent financer leurs investissements et leurs cycles d’exploitation.
 
La crise actuelle est par définition une crise économique mondiale qui est due, au blocage synchronisé des marchés du crédit à l’échelle mondiale (à cause de la crise du marché interbancaire qui est un marché mondial), et, qui est marquée par des faillites en chaîne, une très forte augmentation du chômage et une contraction du commerce internationale. C’est une différence majeure avec la crise de 1929 qui n’était pas à l’origine une crise mondiale.
 
Rien n’illustre mieux cela, que la crise du secteur automobile due, en partie, à une offre excédentaire au niveau mondiale, mais aussi à la réduction drastique du crédit automobile, notamment aux Etats-Unis.
 
Elle marque donc une rupture dans un long cycle de croissance qui a commencé dans les années 80. Ajoutons à cela que les événements des 10 dernières années présentent une très forte similitude avec la période menant à la grande dépression.
 
En 1920, la dette hypothécaire résidentielle représentait 10,2% de la richesse des ménages américains ; en 1929 elle en représentait 27,2%.
 
La grande crise serait due à un excès de spéculation sur les actifs financiers, entre le printemps 1927 et l’automne 1929.
 
Or, si les difficultés des banques avaient été causés par les pertes sur les prêts faits aux courtiers concernant les achats sur marge (possibilité d’acheter une action en ne payant que 10% de sa valeur et en empruntant le reste à un courtier), celles-ci auraient du faire ressentir leurs effets immédiatement après le Krach boursier. Alors que le système bancaire n’a pas connu de tensions sérieuses avant l’automne 1930.
 
En 1929 les bénéfices des banques avaient atteint un montant record de 729 millions de dollars. Elles étaient, toutefois, fortement exposées à l’immobilier : la baisse des prix de l’immobilier et les abandons de prêts devaient par la suite balayer les banques par milliers. Afin de comprendre ce mécanisme, il faut se rappeler, de l’engouement des américains les plus riche et de la classe moyenne supérieur, qui les porte (à partir de 1919) à acheter un bien immobilier en Floride (Miami), le plus souvent gagé sur la valeur de leur portefeuille boursier. On retrouve le schéma connu d’une bulle immobilière suivi par une bulle sur le marché des actions, assez proche du schéma actuel : une bulle immobilière amplifiée par une bulle sur le marché des produits titrisés.
Si l’effondrement du système bancaire au cours du « Bank Holiday » de mars 1933 avait été provoqué, comme l’ont affirmé Milton Friedman et Anna Schwartz, par la contraction de l’offre de monnaie, alors les injections massives de liquidités au cours de la crise actuelle auraient du éviter l’effondrement des marchés financiers.
 
Il semble que la Grande dépression et la crise actuelle trouve leur origine dans un excès d’endettement des ménages (en particulier de l’endettement hypothécaire pour la crise actuelle ou celle de 1929).
L’hypothèse que l’on peut proposer est que celui-ci peut provoquer un écroulement du système financier, en particulier lorsqu’il concerne les ménages qui sont concentrés dans le bas de l’échelle de la répartition des richesses et des revenus.
 
Nous assistons donc au deuxième grand effondrement dû à l’endettement des ménages, même s’il y a une grande différence avec 1929.
La crise de 1929 a provoqué l’effondrement du système financier américain, alors que la crise des subprimes a provoqué l’écroulement du système financier mondial, à cause de la mondialisation des marchés financiers et de l’utilisation de produits titrisés qui ont lié entre elles les différents zones économiques du monde.
 
Une question vient intuitivement à l’esprit pourquoi les dirigeants du monde, surtout aux Etats-Unis d’ailleurs, ont-ils permis un endettement aussi extravagant ?.
A mon sens, ils étaient prisonniers d’un modèle de croissance basé sur la primauté de la finance et donc sur la recherche d’une très forte rentabilité à court terme (rentabilité des capitaux propres).
Dans ce cadre, on ne pouvait que stimuler la croissance par l’endettement, sans remettre en cause le partage des richesses et des revenus.
En définitive le recours à l’endettement a permis de masquer, un temps, la faiblesse de la croissance.
 
En conséquence aucun dirigeant n’était prêt à remettre en cause le principe de l’endettement, car cela aurait consisté à remettre en cause l’euphorie ambiante et le rôle dominant du secteur financier mais également un taux de chômage faible. Le prix politique à payer aurait été trop important.
On préfère toujours la mort lente à la mort rapide.
 
Dans son remarquable ouvrage, La crise économique de 1929 - Anatomie d’une catastrophe financière, J.K.GALBRAITH, identifie cinq critères qui permettaient de déterminer que l’économie américaine était en mauvaise santé : la mauvaise répartition des revenus, la structure déficiente des sociétés (Holdings et sociétés d’investissement), la piètre qualité du système bancaire, l’état incertain de la balance commerciale et la faiblesse des connaissances économiques.
Remarquons que ces critères sont toujours d’actualité, mais il insistait particulièrement sur le premier d’entre eux : la mauvaise répartition des revenus.
La courbe des revenus a ainsi suivi, aux Etats-Unis, une courbe en U. Elle a retrouvé au début des années 2000, les niveaux de 1920.
 
La solution définitive à la crise de 1929 a consisté à mettre, après la seconde guerre mondiale, en face des innovations technologiques (l’automobile) et des gains de productivité, le modèle de consommation adapté : la consommation de masse.
Si l’on veut résoudre la crise actuelle, il faut faire exactement la même chose, dans des formes adaptées à notre époque, ce qui passe par une meilleure répartition des richesses et des revenus à l’intérieur de chaque pays et dans le monde. Les inégalités freinent la croissance, d’autant plus que le poids financier de la crise financière économique pèse sur les États (même si dans un premier temps, le système financier a supporté les pertes dues à la crise immobilière).
 
Il faut, en outre, tenir compte d’un paramètre important. La crise actuelle est plus grave que celle de 1929, car elle est mondiale. Et selon les calculs des économistes Barry Eichengreen et David O’Rourke, la chute de la production industrielle mondiale a été durant les neuf premiers mois aussi violente qu’en 1929. La chute des cours de bourse deux fois plus rapide, de même que le recul du commerce international.
 
C’est dans ce contexte qu’il faut mettre en place un nouveau modèle de croissance. La question posée est avant tout politique : le secteur financier doit-il continuer à accaparer une partie significative de la richesse produite ?
Comment définir, en outre, un modèle économique où le partage salaires / profits permette à la fois, au salarié de jouer, sans endettement excessif, son rôle de consommateur, et aux entreprises de dégager à long terme des gains de productivité ?.
 
 

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24 réactions à cet article    


  • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 18 janvier 2010 10:29

    LA DECLARATION UNIVERSELLE DES DEVOIRS HUMAINS
    POUR REMPLACER LA DECLARATION DES DROITS DE L’HOMME.

    Devant l’échec flagrant des institutions nationales de tous les pays à assurer au moins un minimum de droits aux individus et aux peuples ; devant l’inertie et l’attitude irresponsable des organisations dites internationales désignées ou élues mais toutes copieusement payées pour remplir la mission de médiateur ou d’arbitre afin d’aplanir les difficultés auxquelles sont confrontées les sociétés malgré l’incommensurable richesse et malgré l’incroyable développement scientifique et technologique en ce début du XXI é siècle ; il est nécessaire mais surtout recommandé de dénoncer honnêtement les causes réelles qui ont produit l’Etat injuste de ce Monde qu’il faut impérativement réformer en lui appliquant la meilleure Législation : Les droits humains sont spoliés non pas à cause des criminels, des corrompus, des corrupteurs, des malfaiteurs, des voleurs et de tous les irréductibles que la nature humaine a produit, mais uniquement à cause du laxisme, de la complaisance, de l’esprit irresponsable et bien souvent de la complicité des dirigeants dictateurs séculaires ou régulièrement élus par les ignorants ! Pour que naisse la vraie démocratie, celle qui garantit l’abondance des droits sociaux parce qu’elle exige du responsable et du gestionnaire l’accomplissement du devoir politique, il est plus qu’urgent de promulguer une Législation adéquate et à la hauteur des aspirations humaines :

    IL FAUT PROMULGUER LA DECLARATION UNIVERSELLE DES DEVOIRS HUMAINS.


    • zelectron zelectron 18 janvier 2010 15:12

      @Mohammed MADJOUR
      A chaque fois au cours des décennies précédentes que j’ai évoqué le concept « DEVOIR » en observant qu’il était absent de la déclaration universelle, il m’a été répondu au mieux que c’était évident et qu’à ce titre point besoin n’était d’insister la-dessus.
      D’autre part en France (et probablement ailleurs) dès qu’on parle de devoir, la gôche unanimement cacophonique hurle au Pétainisme, aux collabos et autres cris d’orfraies pour empêcher qui que ce soit ne serait que murmurer discrètement ce mot qu’ils qualifient d’honteux.
      On dirait presque que le mot devoir et le mot gauche sont antinomiques à moins d’être un oxymore.
      J’ai bien sûr plussé votre intervention.


    • Ouallonsnous ? 19 janvier 2010 01:46

      Non @Mohammed MADJOUR, il nr faut pas remplacer l’ irremplaçable DECLARATION DES DROITS DE L’HOMME, mais la compléter par la  DECLARATION UNIVERSELLE DES DEVOIRS HUMAINS qui explicitera les devoirs qui sont inclus et découlent des droits de l’homme !

      C’est en effet ce qui manque cruellement à notre époque et à ses sociétés humaines.


    • zelectron zelectron 19 janvier 2010 10:37

      @Ouallonsnous
      le titre que j’avais proposé (années 1980) était :
      DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DEVOIRS ET DES DROITS DE L’HOMME.


    • fwed fwed 18 janvier 2010 11:27

      Bonjour et merci pour cet article intéréssant.

      « J’ai été trader, économiste de marché, puis directeur financier, tout en enseigant à Paris X et à l’ENA l’économie et la finance internationale.  »

      Y’a du costaud aujourd’hui sur l’ago.

      Je commencerai le débat par deux questions qui me semblent primordiales.
      La monnaie est elle « la méta marchandise » ou « une énième marchandise comme les autres » ?
      Sa création est elle démocratique, c’est à dire gérée par une personne morale représentant le peuple souverain (l’Etat ou Banque centrale) ou par une personne morale représentant des actionnaires privés (banques privées) ?

      Je suis impatient de lire votre réponse smiley

      http://fauxmonnayeurs.org/


      • Olivier Bach 19 janvier 2010 01:13

        « Y’a du costaud aujourd’hui sur l’ago »

        Je suis étonné de voir l’auteur se présenter sous un pseudo avec un tel CV.

        Je suis également étonné de lire une démonstration dont la finalité semble être de faire porter la responsabilité de la crise sur un endettement trop important des ménages que n’aurait pas voulu freiner les pouvoirs politiques. N’est-ce pas un excellent moyen de dégager les dirigeants des grandes banques de leurs responsabilités ?
        C’est avec ce type d’article que les banques vont réussir à obtenir que rien ne change dans leur organisation et dans leur système de gestion. Elles sont pourtant les uniques responsables de cette crise par des méthodes qui dans d’autres domaines d’activités seraient considérées comme des escroqueries. Il est temps que l’on parle des faux bilans, des ventes de produits financiers sans connaitre leur composition, de la publicité mensongère permanente, des délits d’initiés quotidiens...
        Le problème ne sera rêglé que quand plus aucune banque ne pourra bénéficier du « too big to fail ». A ce jour aucune décision ne va dans ce sens et c’est très grave pour l’avenir.


      • Aspiral Aspiral 18 janvier 2010 13:33

        Ah les ex-pères qui prétendent connaître « la cause » des choses ! Que de débats inutiles. Il est temps qu’on en revienne à la vraie science qui, elle, cherche les lois de la nature humaine !


        • ddacoudre ddacoudre 18 janvier 2010 18:36

          bonjour aspiral

          je suis allé sur ton site je voulais laissé un mot je n’ai pas trouvé la combine pour cela

          cordialement.


        • manusan 18 janvier 2010 13:58

          La solution a déjà commencé, c’est faire tourner la planche. Ce que fait la FED depuis 2009.

          C’est mathématique : plus il y a de monnaie en circulation, plus la valeur individuelle de chaque billet et de chaque pièce diminue. Vous savez ce que cela signifie : de l’inflation. Et au rythme où la masse monétaire mondiale augmente en ce moment, ce ne sera pas les 2% qu’on veut nous faire gober actuellement... pas 5%... pas même les 14% connus dans les années 70... mais des taux insensés — pensez à l’Argentine en 2002... au Zimbabwe en 2008... à la République de Weimar dans les années 30.

          Rappelez-vous que le moteur de ce phénomène est aux Etats-Unis... et qu’il a une raison claire et évidente de créer de l’inflation : c’est un moyen d’échapper à ses dettes. Pour les Etats-Unis, ce système de financement est une véritable « arnaque en pyramide ».

          Durant un sérieux effondrement du billet vert, selon toutes probabilités, toutes les devises perdraient leur valeur. Il en résulterait une hausse fulgurante des prix mondiaux des actifs tangibles. L’hyperinflation se répandrait au reste de la planète comme une traînée de poudre.,


          • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 18 janvier 2010 19:29

            A propos d’hyper-inflation, M. 

            Friedman remarque que les deux périodes marquantes, la Russie en 1916-1917 et l’Allemagne des années vingt ont été suivies d’une dictature, le communisme et le nazisme.

            La crise étant mondiale, le plus grand danger est l’aspiration de certains à un gouvernement mondial.


          • ddacoudre ddacoudre 18 janvier 2010 14:19

            bonjour paul

            il manque une explication essentielle pourquoi, alors qu’il manque des logements de manière globale dans tous les pays (que la demande existe), dans un où c’est plus criant que dans d’autres, le marché de l’immobilier c’est effondré.

            cordialement.


            • yoananda 18 janvier 2010 14:25

              Non, « La » cause, si on pouvait en identifier une (ce qui reste à prouver) serait le Pic Oil !
              La finance n’est la que pour gérer la croissance. Sans croissance de la production de pétrole, pas de finance qui tienne la route.
              Hors, depuis 5 ans, la production de brut stagne et même décline.
              En comprenant les vraies causes ont peut anticiper la suite et éventuellement les vraies solutions.
              Je ne développerai pas ici, mais il est facile de comprendre que USA=dollar=pétrole=thalassocratie=impérialisme, en relisant l’histoire.
              La fin du pétrole = la fin de tout ça. Le reste c’est de la poudre aux yeux.

              Maintenant je comprends mieux pourquoi les « élites » sont dans le brouillard, a manipuler des concepts si compliqués qu’ils s’y perdent eux même ... quelle ironie et quelle leçon d’humilité.
              Vous qui venez donner des leçons aujourd’hui, vous l’aviez vu venir cette crise ? (rare sont ceux qui ont osé en parler)
              Sinon inutile de faire semblant d’être docte !


              • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 18 janvier 2010 15:30

                zelectron (xxx.xxx.xxx.192) 18 janvier 15:12

                Merci pour le commenaire.

                Mais je ne peux vous dire quelle est ma déception quand j’ai reçu le message de « l’Equipe AgoraVox » qui refuse de publier l’aricle où j’ai proposé la DECLARATION UNIVERSELLE DES DEVOIRS HUMAINS !

                Il n’y a pas seulement des différences ou des nuances avec la « déclaration des droits de l’homme » qui est une grande supercherie politique, c’est tout à fait l’opposé et j’ai donné la démonstration que le monde d’aujourd’hui est bien à l’envers !

                C’est le DEVOIR accompli (Respect des lois) par ceux qui disposent et controlent les mouvements des ressources qui permet le foisonnement des DROITS (Qualité citoyenne) pour l’ensemble du peuple : Ceux qui veulent se tromper eux-mêmes et tromper les crédules sont libres de la faire !

                Si aujourd’hui personne ne veut appuyer la légitime revendication pour le bien collectif, un jour on voudra bien mais ce sera trop tard !

                Cordialement,

                Mohammed MADJOUR.


                • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 18 janvier 2010 15:39

                  L’auteur oublie de dire que ce qui a causé l’effondrement du marché immobilier aux USA c’est l’augmentation du prix du pétrole qui a provoqué l’augmentation du prix des marchandises , ce qui a contraint les emprunteurs qui étaient à la limite de leurs capacités financières à revendre leur maison immédiatement : un bel effet de bord financier ...

                  Ce qui se résume de la manière suivante :

                  1° hausse du prix du pétrole
                  2° hausse du prix des produits
                  3° réduction du pouvoir d’achat et de financement
                  4° effondrement des marchés , y compris immobilier
                  5° récession

                  C’est le même scénario que la crise pétrolière de 1973

                  Il est donc grand temps de trouver un substitut valable au pétrole


                  • Peretz Peretz 18 janvier 2010 16:27

                    @fwwed Effectivement la monnaie est un système dont les lois ont été peu visibles jusqu’à nos jours. Seulement depuis qu’on a remplacé les pièces or par des billets (indexation difficile)
                    Quant à la création de monnaie, elle n’est ni démocratique ni totalitaire : c’est une obligation de la part de ceux qui ont le pouvoir de faire face à une demande quand la masse monétaire augmente. Il se trouve que cette création de monnaie a été remplacée par les financiers par se simples chiffres comptabilisés (à cause du crédit offert). Ce qui les arrangeait car cela évitait la la planche à billets et la perte de repères que cela occasionnerait : ils seraient payés en monnaie de singe. Ce qui risque maintenant de leur retomber sur le nez à cause de la perte de valeur du dollar. Quant à l’article il est très bon à ceci près qu’il n’insiste pas sur le remède pourtant simple, mais qui ne plairait pas au patronat international : augmenter sensiblement les bas salaires et les petites retraites. D’où viendrait un rebond de consommation. Quant à régulariser les flux monétaires, il faudrait, pour la France au moins rebattre le franc comme monnaie nationale et instaurer des barrages de change fixes. (http://citoyenreferent.over-blog.com)


                  • fwed fwed 18 janvier 2010 18:44

                    a peretz,

                    Merci pour votre reponse.

                    « La creation n’est ni democratique, ni totalitaire » Je suis amplement d’accord avec vous.
                    Mais la démocratie c’est le « pouvoir souverain du peuple » donc celà me cause un grave problème que le principal outil social ne soit pas crée par le peuple. Je ne sais pas si celà vous fait le même effet qu’à moi.

                    Ensuite il me semble que vous cherchez à différencier la monnaie fiduciaire (billet, planche à billet)de la monnaie scripturale (chiffre comptabilisé)comme cela est exposé dans tous les manuels d’économie. Hors il me semble qu’un billet ne peut servir d’échange seulement si sa valeur a été soustraite aux bilans comptable, donc la monnaie fiduciaire ne peut circuler sans avoir remplacé de la monnaie scripturale (opération de retrait).
                    Tout ca pour dire que votre analyse d’inflation par monnaie scripturale ou par monnaie fiduciaire ne me parle pas. Par contre je suis d’accord avec vous pour dire que les banques privées ont crées beaucoup trop de monnaie scripturale ce qui cause sa perte de valeur unitaire.

                    Quant à votre solution d’augmenter les petits salaires et les retraites, cela dépend si c’est par de la dette publique (donc emprunt à interet aux banques privées) ou de la création monétaire de l’Etat (ce qui est interdit). Dans le premier cas l’inflation vous fera perdre votre pouvoir d’achat dans le second c’est possible qu’on y gagne du pouvoir d’achat si celà n’est pas mis en place par la bande de clown politique qui nous dirigent.

                    Il faut garder l’euro et nos partenaires européens. Il faut que la création de notre premier outil social revienne à la seule personne morale représentant le tissu socal : L’Etat.

                    Cordialement


                  • Peretz Peretz 18 janvier 2010 20:53

                    @fwed. Je ne peux pas en quelques lignes exposer tout le processus que je propose pour sortir de la crise, (je ne suis pas le seul sur Internet), mais on peut contrairement à ce que vous dites, très bien insuffler des liquidités dans les flux économiques (consommation) en montant les salaires, il suffit que l’Etat augmente sensiblement le SMIC, quitte à aider les PME qui risqueraient d’entrer dans le rouge, en compensant la leur nouvelle charge salariale.L’Etat pourrait arrêter par exemple d’aider les entreprises par des aides et mesures destinées soi-disant à maintenir l’emploi, et le basculer dans cette direction.Il s’y retrouverait bien en plus par l’augmentation des impôts que cette augmentation implique. Quant au risque inflationniste, il est quasi inexistant du fait que les possibilités de production sont largement sous-employées. Quand bien même, ce spectre de l’inflation est agité depuis toujours par les financiers.Contrairement à ce qu’ils ont distillé, ce ne sont pas les populations les plus défavorisées qui en souffriraient mais d’abord eux-mêmes. Voir le Trente glorieuses et les pays émergents. (http://citoyenreferent.over-blog.com)


                  • perlseb 18 janvier 2010 18:17

                    Il est clair que la concentration des richesses a tendance à créer des « crises » où les riches s’enrichissent encore plus et où les pauvres s’appauvrissent.

                    Ce qui apparaît comme une crise pour le peuple est au contraire une accélération de l’enrichissement pour nos oligarques (a force de fusion, la « world company » se forme petit à petit).

                    Les crises sont donc planifiées, en particulier en jouant sur les taux directeur. Comment expliquer le relèvement des taux à partir de 2004 (avec des valeurs estimées faibles, environ 1%, qui commencent à alimenter des bulles, en particulier dans l’immobilier) sinon pour « anéantir » tous les imprudents qui avaient acheté à taux variables ? Car, suite à cet anéantissement et à la contagion, les taux sont maintenant à des valeurs bien plus faibles où l’on autorise des bulles encore plus grosses que celle des subprime...

                    Pourquoi les taux peuvent-ils changer si rapidement ? C’est criminel. Greenspan était à la solde des oligarques, comme tous ceux qui travaillent à la FED.

                    Oui les taux étaient peut-être trop faibles en 2004 mais ils n’auraient jamais dû descendre si rapidement à partir de 2001. Ces montagnes russes rendent la société très instable et sont l’oeuvre d’inconscients ou, ce que je pense, l’oeuvre de l’oligarchie.


                    • Peretz Peretz 18 janvier 2010 22:33

                      @ Philippe Reneve. C’est tout-à-fait ça. C’est pourquoi quand on nous dit qu’on va régulariser, on continue l’enfumage. Tant qu’on ne refermera pas les frontières aux mouvements financiers, on retrouvera une bulle, avec ou sans l’insolvabilité des ménages. (http://citoyenreferent.over-blog.com)


                    • BA 18 janvier 2010 20:33

                      Mon interprétation de la crise fait remonter la cause essentielle au début des années 80 : Margaret Thatcher et Ronald Reagan ont une idéologie favorable au libre-échange mondial.

                      A partir du début des années 80, le libre-échange mondial se développe.

                      Conséquence : dans les pays industrialisés, les ouvriers étatsuniens, anglais, français, etc. se retrouvent de plus en plus en concurrence directe avec les ouvriers des pays pauvres.

                      Conséquence : dans les pays industrialisés, les salaires sont tirés vers le bas. Exemple : aux Etats-Unis, en glissement annuel, les salaires nominaux n’augmentent plus de 9,5 % comme en 1980, mais les salaires nominaux s’effondrent littéralement. Regardez la courbe verte du graphique « Chômage et salaires » :

                      http://democratieetavenir.over-blog.com/article-36590246.html

                      Conséquence : dans les pays industrialisés, notamment aux Etats-Unis, les salaires comprimés, les salaires tirés vers le bas deviennent trop faibles pour permettre aux Etatsuniens d’acheter un logement comme avant.

                      Conséquence : pour acheter un logement, les ménages étatsuniens n’ont plus qu’une seule solution : emprunter encore plus.

                      Conséquence : le taux d’endettement des ménages explose.

                      Exemple : en 1980, le taux d’endettement des ménages étatsuniens était de seulement 68 % de leur revenu disponible.

                      En 1990, le taux d’endettement des ménages étatsunien était de 80 % de leur revenu disponible.

                      En 2000, le taux d’endettement des ménages étatsuniens était de 90 % de leur revenu disponible.

                      En 2007, le taux d’endettement des ménages étatsuniens était de 130 % de leur revenu disponible.

                      Durant toutes ces années, les dirigeants politiques des Etats-Unis ont demandé aux banques d’accorder des prêts aux ménages, même si beaucoup de ces ménages étaient incapables de rembourser leur emprunt immobilier.

                      Regardez le graphique « Endettement des ménages (% du revenu) » :

                      http://democratieetavenir.over-blog.com/article-36590246.html

                      En 2008, le taux d’endettement des ménages étatsunien a atteint 140 % de leur revenu disponible ! Comme toutes les bulles, cette gigantesque bulle d’endettement privé a fini par éclater.

                      « Plop ! »


                      • Peretz Peretz 19 janvier 2010 22:46

                        Si l’on assimile les masses fiancières à des flux de liquidités , on comprend que dès qu’elles « aterrissent » sur le marché de l’Economie réelle, brutalement, elle le font exploser. C’est la seule façon pour ceux qui détiennent cette énorme masse de la transformer en richesse réelle. Sinon, purement scripturale, elle resterait uniquement potentielle. Or il n’existe plus de barrage à ces mouvements erratiques (taux de change flexibles et taux de crédit variables) quand ils se « posent » www.citoyenreferent.fr


                      • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 19 janvier 2010 14:32
                        Ouallonsnous ? (xxx.xxx.xxx.217) 19 janvier 01:46

                        Si, il faut bien remplacer la « déclaration des droits de l’homme » par la « DECLARATION UNIVERSELLE DES DEVOIRS HUMAINS » !

                        La « déclaration des droits de l’homme » est la plus grande supercherie humaine, la plus grande arnaque politique, la plus grande hypocrisie de l’Univers et l’incommensurable aberration idéologique pour ne pas dire la plus monstrueuse contradiction scientifique de tous les temps : Nous somme en pleine Ere de la GENETIQUE, je vous le rappelle !

                        Quand la politique de mendicité « des droits de l’homme » met les individus à genoux devant les misérables dictateurs, ce qui est le contraire de l’esprit démocratique, la « DECLARATION UNIVERSELLE DES DEVOIRS HUMAINS » contraint les responsables politiques à tous les niveaux et dans tous les pays à faire leur devoirs de manière équitable en les mettant sous la Législation et le balisage
                        des lois sociales ainsi que des preceptes élémentaires de la morale humaine !

                        Comparez les deux premiers articles des deux « déclarations » et choisissez le meilleur à même de pouvoir assurer la DEMOCRATIE et la justice sociale, si cela est votre revendication ! Quant au reste des 29 articles, je ne désespère pas de voir AgoraVox publier mon article intitulé : « DECLARATION UNIVERSELLE DES DEVOIRS HUMAINS » pour rendre service à l’Humanité entière ! 

                        Les droits de l’homme stipulent :


                        Article premier

                        « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. »

                        La DECLARATION UNIVERSELLE DES DEVOIRS HUMAINS corrige :

                        Article premier
                         : Comme les humains ne naissent jamais réellement libres et égaux ni en dignité ni en droits ceci à cause du patrimoine génétique de chacun et des origines diverses et que l’inégalité sociale refuse encore l’égalité devant les lois …Les responsables de tous les pays doivent garantir tous les droits des citoyens qui auront accompli tous leurs devoirs envers la société.

                        Mohammed MADJOUR.

                        • lechoux 20 janvier 2010 16:21

                          Encore un savant qui nous ré-explique la crise financière tout en ne donnant aucun remède, ça vous l’avez noté. Ils sont très utile ces gens là, ils en vivent à voir son cv.

                          « La crise actuelle et la crise de 1929 ont une cause essentielle commune : l’excès d’endettement des ménages qui a provoqué l’écroulement du système financier. »
                          Le coupable est tout trouvé : c’est le contribuable. Où sont passés les 500 000 Billions de $ des contrats dérivés Mr Bara ? Et combien de fois un contrat a été réintroduit dans un nouveau contrat ? Vous ne pouvez le dire, personne ne peut le dire, c’est un tel foutoir !

                          C’est un peu facile de votre part de ne pas dénoncer vos clients ; un chien ne mord pas la main qui le nourrit.


                          • lechoux 20 janvier 2010 16:25

                            L’origine de l’endettement des salariés américains, et occidentaux d’une manière générale, a été un choix économique. L’endettement des salariés a permi de remplacer l’augmentation de leurs salaires, et ainsi, de permettre aux entreprises de rester relativement concurrentielles face aux entreprises des pays émergeants et pauvres.

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