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La Cie des Alpes reprend Sofival...

Y a-t-il encore concurrence entre les « grandes stations » de sports d’hiver françaises ?

Avec la reprise de Sofival la Cie des Alpes (CDA) renforce considérablement sa position de leader dans le secteur des « remontées mécaniques » - non seulement en France mais encore en Europe et dans le monde. Cette reprise se fait dans le respect de la stratégie que suit CDA depuis sa création, qui est de ne s’intéresser qu’aux « grandes stations » de sports d’hiver, pour ne pas polluer son modèle économique par des contraintes propres aux sites dits « moyens » ou « petits », qui connaissent depuis plus de dix ans des problèmes d’enneigement et qui sont ignorés par la clientèle étrangère et la clientèle française à fort pouvoir d’achat.

Après cette acquisition - qui permet à CDA de faire de Tignes et Val d’Isère un seul domaine skiable, et d’être le partenaire privilégié de Pierre & Vacances sur Avoriaz - le poids de CDA sur l’ensemble de l’activité « remontées mécaniques » en France dépassera largement les 60%.

Mais si l’on prend en considération les seules « grandes stations françaises » (une vingtaine environ) qui ont une image à l’international et une forte fréquentation étrangère, ce poids devient pratiquement celui d’une entreprise en situation de monopole, puisqu’on peut considérer que seules quelques stations de cette catégorie lui échappent : ce sont notamment Courchevel, Val Thorens, Les Deux Alpes, L’Alpe d’Huez, auxquelles on pourrait peut-être associer un ou deux autres noms en fonction des critères de sélection retenus (Megève par exemple). Le pourcentage du chiffre d’affaires des « remontées mécaniques » fait par CDA sur ces « grandes stations françaises » pose donc un réel problème de concurrence.

Les différents acteurs économiques de ces stations peuvent craindre une forte augmentation du prix des forfaits de ski - et ce qui est pris là, ne va pas ailleurs, un budget ski n’est pas extensible. Or les skieurs à fort pouvoir d’achat ne sont pas les seuls à fréquenter ces stations, qui ont besoin d’une masse considérable de « skieurs à la journée », de la clientèle des agences de voyage, et de la classe moyenne familiale pour remplir les lits sur les vingt semaines de la saison d’hiver, clientèle qui est très sensible au prix du forfait ski.

Qui peut s’exprimer sur ce dossier ? Les élus locaux qui ont signés des contrats de concession avec CDA ou Sofival, certainement ; mais peut-être est-ce aussi de la compétence de la Commission de Bruxelles - qui fait, en effet, preuve de beaucoup de compétence sur les dossiers de concurrence...


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1 réactions à cet article    


  • Olivier 11 mai 2007 18:32

    C tres juste. Mais une commission d’étude du monopole devrait alors prendre en considération plusieurs aspects : l’enneigement futur des stations car nombres de petites stations présentent un risque de fermeture à l’avenir et l interet qu apporte la CDA par ses investissements importants qui permettent un développement des technologies et une amélioration des remontées(sécurité, rapidité, productivité). On peut aussi espérer que cette situation permette a CDA de vendre moins cher à des petites stations des équipements plus vite rentabilisés Le risque principal risque de se poser au niveau des prix et là il est évident qu’il serait bon de regarder de plus près car les forfaits coutent toujours de plus en plus alors que les pistes ouvertes sur les domaines diminuent

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