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Accueil du site > Actualités > Economie > La confusion mentale des marchés

La confusion mentale des marchés

Depuis quelques mois la pensée unique néolibérale a du plomb dans l’aile. Néanmoins l’argument de la libre concurrence comme meilleure allocation des ressources par rapport à une économie planifiée continue d’être une évidence. Le problème est que cet argument est utilisé quel que soit le marché considéré. Je ne suis pas économiste mais il me semble qu’une grande confusion mentale apparaît dès que l’on parle de marché alors que l’on englobe avec ce mot des réalités radicalement différentes. Je souhaite ici juste clarifier cette confusion et ses conséquences.

Cet argument de meilleure allocation des ressources par la libre concurrence fonctionne globalement pour les marchés des biens et des services. Les principes de fonctionnement en sont la liberté de fixation des prix entre acteurs indépendants et ayant une information complète, ceci permettant l’équilibre des prix par le rapprochement de l’offre et de la demande. 

Dans la réalité ces marchés des biens et services doivent néanmoins être régulés pour que l’échange entre deux acteurs économiques libres et indépendants se déroule correctement. C’est d’une part l’ensemble des règles commerciales et d’autre part l’ensemble des normes techniques qui garantissent la sécurité des acheteurs. Par contre cet argument trouve sa limite dans plusieurs cas notamment pour les services constitutifs de la survie ou de l’identité des populations comme par exemple les bien publics que sont la santé, l’éducation, la culture. La libre circulation peut aussi être légitimement assujettie à des principes comme le droit des peuples à garantir leur autonomie alimentaire. En outre il trouve aussi ses limites pour les marchés où les investissements d’infrastructures ou de gestion de réseau ne permettent pas une concurrence efficace comme par exemple, les transports publics, la poste, la gestion de l’eau, les réseaux de distribution électriques,... 

Mais d’autres types de marchés existent qui ne fonctionnent pas sur les mêmes règles de régulations, le premier exemple est le marché de l’argent qui est strictement règlementé. En effet pour garantir la valeur de l’argent qui est le "fluide de circulation des échanges" le contrôle de la masse monétaire et le prix de l’argent est un droit régalien des autorités publiques délégué aux banques centrales. Le jeu libre de fixation des prix (en l’occurrence les taux d’intérêt) par l’offre et la demande est très fortement encadré. Les opérateurs (essentiellement les banques) sont très fortement contrôlés pour pouvoir garantir la sécurité des fonds et des transactions. (Les dérives récentes des subprimes sont globalement le fait de l’introduction d’autres acteurs et de la connexion de ce marché de l’argent avec les marchés dérivés (cf. ci après)). Dans le même ordre d’idées le marché des garanties d’assurance est un autre marché fortement régulé. Celui ci est basé sur le principe de mutualisation des risques et nécessite une gestion particulière pour garantir les risques dans le temps. Il est d’ailleurs, dans de nombreux pays, largement étatisé en ce qui concerne l’assurance santé, chômage et retraite.

Les dérives récentes des marchés dit financiers se sont développés par la croissance, ces deux dernières décennies, d’un nouveau marché : le marché des produits dérivés. Celui -ci est clairement un jeu de casino rassemblant tous les joueurs pathologiques de la planète. En effet lorsque l’on commence à parier entre l’évolution dans 5 ans des index des marchés financier et l’évolution du prix de matières premières on entre clairement dans le monde de la psychiatrie. De même lorsque l’on "titrise" des mélanges de placements sophistiqués on organise l’absence totale de traçabilité des opérations et des risques. Si cela n’avait aucun impact sur l’économie réelle cela n’aurait pas grande importance, mais ce marché étant totalement connectés aux autres marchés financiers (argent, action et assurances, voir aussi aux marchés des matières premières) et que de les montants échangées sont plus de 100 fois le montant des échanges commerciaux réels. 

Pour finir, viennent ensuite deux marchés très particuliers que les libéraux assimilent aux marchés des biens et services mais où, même si la fixation des prix se fait par la loi de l’offre et la demande, la nature de l’échange est de fait radicalement différente. Ce sont le marché du travail et le marché des capitaux car ces deux marchés ont pour caractéristique essentielle l’achat et la vente de pouvoir pour les entreprises.  

En effet pour le marché du travail, l’échange "politiquement correct" est : l’entreprise échange un salaire contre du travail mais en réalité l’échange est clairement le suivant : l’entreprise garanti l’autonomie financière du salarié par un salaire contre un lien de subordination. Pour résumer la seule réelle liberté du salarié par rapport aux serfs du moyen âge est qu’il est libre de choisir son maître et de démissionner. Bien évidemment dans un monde démocratique, à la suite de nombreuses luttes, les modalités de cet échange ont été encadrées : temps de travail, représentation et négociations avec les partenaires sociaux, etc. Mais au final le salariat sanctuarise un espace de pouvoir privé qui est libre de toutes règles démocratiques, j’y reviendrai ci-après...

Pour le marché des actions la situation est identique, l’échange "politiquement correct" est : l’entreprise, pour lever des fonds en vue de son développement, échange des titres de propriétés et une participation aux bénéfices (les dividendes) contre de l’argent frais, en réalité, l’échange permet à l’actionnaire qui investi de l’argent de bénéficier d’un droit de propriété qui lui permet de nommer les dirigeants, avoir un droit de regard sur la stratégie et la gestion de l’entreprise. Pendant longtemps les dirigeants avaient la majeure partie de leurs capitaux investis directement dans les entreprises qu’ils dirigeaient. Leurs intérêts patrimoniaux les poussaient à avoir une vision à moyen et long terme du développement de leur entreprise. L’évolution récente de la déconnection entre les actionnaires et les dirigeants, la libéralisation et la mondialisation du marché des actions, conduisent à l’alignement des objectifs et de la stratégie des entreprises sur les intérêts à court terme d’actionnaires qui ne sont pas engagés dans la vie de l’entreprise. Le monde de fonctionnement des entreprises privées est donc devenu radicalement « capitalocrate ».

A qui profite cette confusion entretenue sur la véritable nature des échanges réalisés sur ces marchés ? Pour les deux marchés du pouvoir, une piste est de juger l’organisation de ce pouvoir dans l’entreprise à l’aune d’un des principes opérationnels* de la démocratie. En l’occurrence celui ci peut, en première approche, s’énoncer ainsi : tout détenteur de pouvoir doit être élu sur pour un mandat et une durée délimitée par les personnes sur lesquelles il exerce ce pouvoir.

Il faut d’abord déterminer l’ordre dans le quel l’entreprise a le plus de pouvoir sur les individus : c’est bien évidemment en premier lieu sur les salariés puisque l’entreprise organise leur quotidien et leur assure leur autonomie financière. En conséquence, dans un univers démocratique, le statut premier des entreprises devrait être la coopérative. Mais l’entreprise à aussi du pouvoir sur ceux qui investissent de l’argent dans son projet (ses actionnaires) : pour respecter le principe démocratique énoncé ci-dessus, ce n’est pas en fonction du montant d’action détenues mais en fonction de la part de patrimoine investie que les actionnaires devraient se répartir le pouvoir. En effet l’entreprise à plus de pouvoir sur quelqu’un qui investit tout son patrimoine que sur une personne qui n’investit qu’un pour cent de son patrimoine même si ce montant est mille fois supérieur.

L’entreprise peut aussi avoir du pouvoir sur ses clients quand elle est en situation de monopole (distributeur d’eau, cablo-opérateur,…) ou en position de force vis-à-vis de son client (par exemple les banques qui peuvent refuser le projet de leur client ou le mettre en interdit bancaire) dans ce cas la structure devrait être mutualiste. Enfin au delà des acteurs directement engagés dans l’activité économique de l’entreprise, si celle-ci représente une part importante de l’emploi local ou si elle a un impact environnemental conséquent, dans ce cas des représentant des collectivités locales concernées devraient aussi participer à la nomination des dirigeants et au contrôle de la stratégie et de la gestion de l’entreprise. Une entreprise démocratique serait donc une coopérative, à capitaux privés, mutualiste et avec une participation des élus locaux à la gouvernance.  

On voit bien ainsi la confusion entretenue sur la réalité des échanges en revendiquant le principe de la liberté absolue des acteurs et en jetant l’opprobre sur toute réglementation n’a pour but que de maintenir une structure de pouvoir au bénéfice exclusif des détenteurs de capitaux. C’est pourquoi il est important pour les capitalistes néolibéraux d’éviter que l’assurance chômage soit trop importante et de maintenir un taux de chômage suffisant pour maintenir l’inégalité de l’échange. C’est la démonstration que le capitalisme est par nature anti-démocratique.

Il serait donc temps d’appeler les capitalistes par leur vrai nom : les Anti-démocrates.

(*en première approche les autres principes sont : tout pouvoir nécessite des contre-pouvoirs et doit régulièrement rendre compte de son mandat ; les pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaires doivent être strictement séparés ; la liberté d’expression et d’information doit être garantie)


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11 réactions à cet article    


  • JL JL 2 janvier 2009 12:02

    Annah Arendt disait : """Les mouvements totalitaires avaient moins besoin de l’absence de structures d’une société de masses, que des conditions spécifiques d’une masse atomisée et individualisée."

    Tout aussi vrai on peut dire que le capitalisme a moins besoin de l’absence de structures d’une société de masses, que des conditions spécifiques d’une masse atomisée et individualisée. La mise en œuvre de ces "conditions spécifiques" c’est le processus que l’on observe dans les Etats dont le gouvernement est acquis à la globalisation. Les capitalistes ont inventé la globalisation pour anéantir la démocratie leur pire ennemi

    Selon Pierre Mendès France :"L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes, soit elle recourt à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel, soit à la délégation de ses pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle au nom de la technique exercera en réalité la puissance publique, car au nom d’une saine économie on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement, une politique, au sens le plus large du mot, nationale et internationale".


    • Serge Serge 2 janvier 2009 12:18

      Une déclaration qui n’a pas pris une ride !

      " Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat.Si le peuple américain permet un jour que des BANQUES PRIVEES contrôlent leur monnaie,les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour de celles-ci PRIVERONT les gens de toute possession,d’abord par l’inflation,ensuite par la récession,jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront sans maison et sans toit."

      Ce n’est ni Marx,ni Lénine,ni le "Ché" qui ont lancé cet avertissement mais Thomas Jefferson,3ème Président des Etats-Unis de 1801 à1809 !



      • Adrian Adrian 2 janvier 2009 13:16

        The first part of the quotation ("If the American people ever allow private banks to control the issue of their currency, first by inflation, then by deflation, the banks and corporations that will grow up around them will deprive the people of all property until their children wake up homeless on the continent their Fathers conquered") has not been found anywhere in Thomas Jefferson’s writings, to Albert Gallatin or otherwise. It is identified in Respectfully Quoted as spurious, and the editor further points out that the words "inflation" and "deflation" did not come into use until 1864 and 1920, respectively.[3]

        The second part of the quotation ("I believe that banking institutions are more dangerous to our liberties than standing armies...") may well be a paraphrase of a statement Jefferson made in a letter to John Taylor in 1816. He wrote, "And I sincerely believe, with you, that banking establishments are more dangerous than standing armies ; and that the principle of spending money to be paid by posterity, under the name of funding, is but swindling futurity on a large scale."[4]

        The third part of this quotation ("The issuing power should be taken from the banks and restored to the people, to whom it properly belongs") has not been found in any of Jefferson’s writings. In fact, he said something rather different in 1813 : "The States should be applied to, to transfer the right of issuing circulating paper to Congress exclusively, in perpetuum, if possible..."[5]

        Lastly, we have not found a record of any publication called The Debate Over the Recharter of the Bank Bill. There was certainly debate over the recharter of the National Bank leading up to its expiration in 1811, but a search of Congressional documents of that period yields none of the verbiage discussed above.



        http://wiki.monticello.org/mediawiki/index.php/Private_Banks_(Quotation)


      • Le péripate Le péripate 2 janvier 2009 18:22

        J’ai été un peu surpris de cette citation. Après une petite recherche, j’ai trouvé sur ce blog le texte suivant qui recontextualise cette phrase. En fait, Jefferson dit tout le contraire de ce que veulent lui faire dire les partisans de la monnaie étatique. Place à un peu d’histoire : 
        La norme en matière de monnaie est à cette époque la monnaie marchandise (or, argent, bronze, cuivre selon les pays). Les banquiers ont pour principale activité le stockage de l’or et l’émission en contrepartie d’instruments de payements que sont les billets. La quantité de ces billets en circulation est alors limitée en situation de concurrence bancaire (et donc en l’absence de privilèges étatiques) par les besoins de liquidité en or des déposants.

        En 1791 Alexander Hamilton et Georges Washington sont les piliers du Parti fédéraliste, leur combat politique est celui d’une Amérique Fédérale qui accorde donc un pouvoir souverain à l’État central. Leurs adversaires sontThomas Jefferson et pour l’occasion James Madison partisans respectivement, d’une Confédération, qui laisse donc la plus grande souveraineté aux États et d’une limitation constitutionnelle forte (Madison et le rédacteur du « Bill of Rigths »).

        Alexander Hamilton alors ministre des Finances (Secretary of the Treasury) sous la présidence de Georges Washington, promulgue la création de la 1ére banque centrale des États-Unis (First Bank of the United States). Cette Institution Fédérale dispose de plusieurs caractéristiques notables, c’est une banque de droit privée, elle est instituée pour 20 ans jusqu’en 1811.

        Sont capital social est alors de dix millions de Dollars or dont deux sont issus du gouvernement et huit d’actionnaires privés. Pour la plus parts, ces actionnaires privés sont de nombreux membres du congrès et de riches notables, propriétaires terriens, armateurs, commerçants, banquiers...

        Cette Institution dispose immédiatement de deux privilèges, le « cours légal », c’est à dire de l’obligation pour tous d’accepter ces billets en remboursement d’une dette quelconque, et l’obligation de les utiliser le payement des taxes. Deux avantages qui bien naturellement lui permettent d’étendre rapidement son influence dans les grandes villes des États-Unis au détriment de ses concurrents et au bénéfice de ses actionnaires.

        Il ne fallut pas deux mois d’ouverture pour que, en inondant le marché de prêts à taux réduits avant de remonter ceux-ci brusquement, cette première « banque centrale » cause la première crise financière des États-Unis, appelée aussi « panic of 1792 ».

        En 1795 l’État (surprise), fortement endetté regroupant à lui seul 60% des emprunts faits à la Banque, Oliver Wolcott, Jr. Successeur d’Alexander Hamilton au poste de « Secretary of the Treasury » propose la vente des parts détenues par le gouvernement, les membres du congre, dont un grand nombre, sont déjà actionnaires votent avec empressement cette disposition malgré l’opposition de Hamilton.

        En 1801 Thomas Jefferson est élu président des États-Unis. C’est en opposant de la première heure à cette institution et donc comme opposant aux contrôle de l’Etat sur la monnaie que la constitution n’autorisait pas, qu’il fera cette citation.

        En 1811 les privilèges de la banque ne seront pas renouvelés, de justesse.

         

      • nihalem 2 janvier 2009 14:20

        Ça commençait bien, avec des remarques très pertinentes, puis ça sombre dans le mythe éculé de l’autogestion (cf Lip, comme exemple). Dommage. On retrouve la problématique de l’efficacité du pouvoir au service de tous au niveau de la démocratie nationale elle-même. Je lis actuellement La démocratie inachevée de Pierre Rosanvallon qui traite de ce sujet. J’en ferai peut-être un article, si je parviens à en tirer des enseignements qui me convainquent suffisamment. Ça ferait office de réponse complète à cet article entre autres.


        • Le péripate Le péripate 2 janvier 2009 15:00

          La question, toute planiste, d’une hypothétique recherche d’une meilleure allocation des ressources, n’a rien à voir avec la concurrence. Car la concurrence n’est rien d’autre qu’un processus de découverte. Elle est un facteur essentiel de l’innovation et du progrès économique. Rien à voir donc avec un optimum, un équilibre, toutes idées bâties sur des hypothèses irréalistes telles que la concurrence libre et non faussée. Dire qu’il y a concurrence sur un marché, c’est simplement dire que tout producteur a le droit d’y entrer librement. Rien de moins, rien de plus.

          Pour le reste de l’article, une fois réfutée sa prémisse, il faudrait tout réécrire, ou tout jeter, au choix.

          Et réécrire peut se faire de la manière suivante : soit l’on considère en effet que la concurrence régule les phénomènes économiques et alors il faudra bien laisser s’épanouir les processus concurrentiels dans le plus grand nombre possible de secteurs ; soit l’on considère au contraire que les phénomènes économiques livrés à eux-mêmes conduisent au chaos, et c’est l’État qui va réguler et administrer les comportements.

          Il n’y a pas de troisième voie.


          • JL JL 2 janvier 2009 19:10

            Sur un article en Une d’Avox aujourd’hui on apprend que : "" La richesse totale de ceux dont la fortune perso dépasse 1 million de $, atteignait 40.700 milliards de dollars en 2007, soit 9,4% de plus que l’année précédente, Environ 11.500 milliards de dollars étaient détenus offshore par des HNWI en 2004, Bien sûr, tous ces chiffres étaient valables avant la crise. Pour évaluer l’impact du tsunami financier sur les grosses fortunes de la planète, il faudra attendre la publication, en juin prochain, du World Wealth Report 2009. L’impact de la fraude Madoff sera pour sa part quasi insignifiant : 50 milliards, ce n’est que 0,12% de 40.700...""

            Sur un autre on lit : ""Paris Hilton a dépensé en 40 minutes 5560 dollars australiens, ce qui ne représente rien pour elle mais beaucoup pour l’opinion. L’étonnant, d’abord, est de voir cette jeune milliardaire, dont l’intelligence à l’évidence n’est pas le point fort, justifier avec une sorte de candeur tranquille et de bonne conscience sans nuage son attitude. Elle explique qu’ainsi elle participe au sauvetage de l’économie, qu’il "n’y a pas de mal à faire un peu de shopping" et que d’ailleurs - argument irréfutable - elle avait besoin d’une robe pour le réveillon.J’incline à considérer ces propos et leur fraîcheur bête comme une survivance, l’ultime manifestation d’un monde presque mort. On n’entend plus, avec une telle ingénuité, même chez les plus stupides de nos héritiers, au sein de la plus sotte des castes de l’argent, parmi les privilégiés les plus obtus, proférer une argumentation qui renvoie le scandale chez ceux qui se scandalisent, qui énonce que le milliardaire est fait pour dépenser comme le boulanger fait du pain.""

            Reprenons, Philippe Bilger dit : ""On n’entend plus, .. même chez les plus stupides …, proférer une argumentation qui énonce que le milliardaire est fait pour dépenser comme le boulanger fait du pain.""

            Eh bien si, Péripate le fait !  smiley


            • Le péripate Le péripate 2 janvier 2009 19:32

               Où ça ?


            • Le péripate Le péripate 2 janvier 2009 21:33

               Quelle est la limite à la connerie ?


            • gdm gdm 12 janvier 2009 21:15

              @JL
              Ce que dit Paris-Hilton est plein de bon sens. Chacun dispose librement de ce qui lui appartient. Chacun dépense ce qu’il souhaite avec l’argent qu’il possède. C’est le fondement de toute société fondée sur la liberté individuelle. La liberté individuelle a beaucoup d’ennemis.


            • gdm gdm 12 janvier 2009 21:23

              @SDM94
              Un fournisseur n’a aucun pouvoir sur ses clients. Un fournisseur n’exerce aucune contrainte physique sur ses clients. Les clients choisissent librement d’acheter ou de ne pas acheter. Les seuls monopoles qui existent durablement sont les monopoles étatiques, décrété par l’Etat. Il ne peut pas exister de monopole privé durable. Tous les monopoles étatiques exercent un pouvoir de contrainte physique sur leurs clients. L’Etat renforce les monopoles étatiques par des lois punissant d’emprisonement les violations du monpole étatique.

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