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Accueil du site > Actualités > Economie > La coopérative autogérée : le modèle du socialisme de demain

La coopérative autogérée : le modèle du socialisme de demain

L'entreprise privée est l'entité basique du mode de production capitaliste.

Elle existe sous diverses formes, dont deux principales : premièrement, l'entrepreneur/patron (gestionnaire et propriétaire) et son salariat (cas des PME), et deuxièmement, le manager/patron (le gestionnaire), l'actionnariat (le propriétaire), et le salariat (cas des grandes entreprises).
La principale critique socialiste envers le mode de fonctionnement de pareille entité tourne autour du processus de domination du propriétaire et/ou gestionnaire de l'entreprise sur les travailleurs membres de son salariat, et de l'expropriation de la valeur du travail qui en découle.

A cette critique, certains socialistes répondent par l'entreprise étatique et la planification totale.
Si ce modèle étatiste et planificateur fait sens lors de phase de développement industriel (et pré-industriel), ou dans des cas d'économie de guerre ou de pénurie, il est moins évident qu'il soit la réponse socialiste la plus pertinente à notre époque et dans le contexte que nous connaissons (et compte tenu de notre état actuel de développement économique et technologique).

Ainsi, le socialisme que je prône préférera défendre un mode de production fondée sur la coopérative autogérée.
Concrètement, cela signifie que la collectivisation des moyens de production donne la propriété non à l’État socialiste, mais aux travailleurs eux-mêmes.
(Oublions la querelle philosophique entourant les PME, il est évident que la collectivisation concerne avant tout le grand capital et non les petites entreprises avec un petit salariat.)

La propriété des travailleurs sur leurs entreprises est la grande véritable révolution économique du socialisme, car elle change la structure de base de tous les rapports économiques entre les individus.

En effet, dans la coopérative autogérée (CA), tout rapport de domination économique est supprimé puisque le statut même de salarié est aboli (l'égalité de statut est instauré).
Chaque travailleur recevant une part égale des bénéfices (à ne pas confondre avec le revenu normal du travail) de la CA, il en résulte une plus forte incitation à s'investir et à s'impliquer dans le bon fonctionnement de l'entreprise et dans la réussite de ses activités. Cette incitation représente un gain probable de productivité élevé et constant pour toute l'activité économique de la société socialiste.
Les conséquences psychologiques de cette révolution sont par ailleurs sûrement aussi importants (bonus de motivation, gain en autonomie, responsabilisation, croissance de l'estime de soi, etc.)

Toutefois, il est évident que toute production au niveau technologique actuelle nécessite une division du travail (par exemple simplement entre travail manuel et intellectuel). Cette division du travail implique une différence de fonction dans la CA, sans induire du tout une inégalité de statut.
Ainsi, les fonctions de coordination, d'administration, et de gestion, de la CA sont toujours assurés par certains travailleurs. De cette façon, les améliorations en innovation (à différencier avec le progrès de la recherche et de la technologie, l'innovation représente la mise en place de nouvelles configurations d'organisation pour améliorer la production) peuvent se poursuivre.

Concernant les modalités pratiques de l'organisation interne des CA, l'autogestion peut être découpée en temporalité décisionnelle différente.

A long terme, c'est l'Assemblée Générale des travailleurs (coopérateurs) qui prend les décisions stratégiques sur l'avenir de la CA (comme les décisions touchant aux investissements ou à des choix de développement sectoriel). Pour cela elle peut utiliser la démocratie directe, éventuellement par unanimité.

A court terme, l'AG des travailleurs délègue, par mandat impératif, à quelque uns des siens la prise de décisions, en ce qui concerne la gestion, l'administration, et la coordination, des activités quotidiennes de la CA.

A moyen terme enfin, les délégués à la coordination appelle des AG extraordinaires pour traiter des prises de décision tactiques.

De cette façon, la coopérative autogérée représente-elle un véritable modèle de démocratie économique socialiste.

On notera toutefois, que une majorité de travailleurs pourraient fort bien décider de stigmatiser ou de dominer une autre minorité de la CA.
C'est pourquoi, l'État socialiste se doit-il de contrôler un minimum les CA pour éviter toute dérive (surtout en ce qui concerne les licenciements).


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43 réactions à cet article    


  • RBEYEUR RBEYEUR 1er décembre 2012 13:44

    Article cocasse à différents égards.

    L’autogestion c’est l’autodigestion entrainant incontournablement la déconfiture.

    L‘infatigable réitération des mêmes conneries est une incontestable constante chez les socialistes.

    Il est patent que, comme le démontre actuellement leurs premiers résultats,  les socialistes ne pourront jamais, au grand jamais, assimiler cette règle aristotélicienne « L’efficacité dans l’’expérience s’acquière par la mémorisation des erreurs du passé ».

    Comment ignorer ce que furent les résultats de l’éclosion des SCOP (Société Coopérative Ouvrière de Production) qui s’épanouirent dans les années 1980, dès l’arrivée des socialistes au pouvoir ?

    Nous savons tous, excepté les socialistes, ce que furent leur destin.

    Au début, tout va bien, c’est le nirvana, mais les choses changent très vite à l’apparition des premiers résultats. Plus les profits se précisent plus ça devient « Règlement de compte à OK corral », tout le monde flingue tout le monde à vue, soit l’inéluctable explosion de la SCOP.

    Les seules SCOP survivantes furent celles qui, incapables d’avoir des résultats, ne pouvaient subsister  que grâce à des subventions publiques, c’est-à-dire grâce aux contribuables…   


    • Connolly 1er décembre 2012 15:15

      Avez-vous de preuves de ce que vous avancez ?


      Je suppose que non, car tout n’est qu’inepties totales dans vos assertions : vous semblez confondre votre intime conviction (ou vos fantasmes) avec la réalité.

    • sobriquet 1er décembre 2012 19:20

      Suivant les normes comptables, l’investissement initial des sociétaires des SCOP est classé parmi les dettes. Cela fait que, par construction, les SCOP ont souvent des dettes dans leurs comptes, dettes qui n’ont aucune réalité...


    • Romain Desbois 2 décembre 2012 02:19

      ATOLL ca vous dit rien ?

      Et les tickets restaurants ?


    • Stof Stof 1er décembre 2012 14:00

      Pourquoi pas inventer un statut particulier, effectivement, pour certain secteurs. Ou même en cas de reprise d’une société en faillite.

      Le kibboutz présente une sorte de modèle très viable en la matière.

      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 1er décembre 2012 14:41

        Pour ceux qui veulent réfléchir



        PJCA

        • plexus plexus 1er décembre 2012 17:09

          Monsieur Allard,
          Je suis allé lire votre intervention, fort bien conçue, ma foi, et qui m’a rappelé toute une série d’exemples sur une organisation semblable chez « Jouets Majorette » ou chez Peugeot.
          Le conférencier était monsieur Yvon Gattaz, fondateur d’ETHIC, un homme remarquable et humain.
          L’humanité est, hélas, balayée par les frelons asiatiques, qui bouffent le miel que les guêpes rouges n’ont pas réussi à piquer.
          Il va falloir acheter du sucre pour la survie des dernières abeilles ; d’où viendra le fric ?.
          Pour hurler avec un certain nombre d’intervenants, ma conclusion est formelle : c’est la faute à
          la Reine


        • spartacus spartacus 1er décembre 2012 14:52

          Quelle salade communiste.

          Comme d’hab, pas chiffré, pas de rigueur, approximations. Ignorance de l’entreprise édifiante. Ignorance de la nature humaine individualiste.
          Les cocos parlent aux cocos !

          La coopérative existe depuis des décennies. 
          La SCOP est une version à la française du Kolkose ou du kiboutz.
          En France, les SCOP (coopérative autogéré), c’est le nombre époustouflants de 40.000 salariés, soit 0.15% de la masse salariale française, dont seulement la moitié effectivement associés à la structure dans laquelle ils travaillent.

          Si les SCOP sont une opportunité d’avenir, on pourrait s’attendre que les Français s’engouffrent dans la brèche.
          Si les délires de la société totalitaire de l’auteur étaient partagé, vous verriez des milliers de personnes se jeter sur cette forme d’entreprise, mais.....que cet auteur arrive avec des enfumés identiques pour créer sa scoop. Qu’on se marre !

          C’est tellement l’avenir que les coopératives autogérées se battent à l’entrée de chaque CCI pour passer les premiers, quelquefois qu’il ne reste plus de formulaire pour s’inscrire, tellement la demande est forte.

          • Connolly 1er décembre 2012 15:17

            Et vous vos chiffres, d’où viennent-ils ?


          • Adrien Faure Adrien Faure 1er décembre 2012 15:20

            Cher Spartacus, esclave peu rebelle,

            Le secteur qui comprend principalement des coopératives autogérées à Genève (en Suisse donc), c’est à dire l’économie sociale et solidaire, représente 10% des emplois du canton.

            Pourquoi n’est-il pas davantage développer ?

            Et bien une bonne raison est qu’il n’est pas facile de concurrencer des entreprises qui baissent leurs coûts de production en baissant les salaires de leurs employés de manière indécente (pensons aux working poor) avec une coopérative où les travailleurs sont payés dignement.

            Une autre raison consiste simplement en l’hégémonie culturelle, morale, idéologique, et intellectuelle du capitalisme qui opacifie toute alternative aux théories dominantes.


          • Connolly 1er décembre 2012 15:45
            La réalité sur les SCOP, à l’attention des propagandistes de mauvaise foi autres anthropologues de bistrot, tel Spartacus(Les Scop et Scic se développent en France

            A fin 2011, la Confédération générale des Scop réunit 2 046 coopératives adhérentes. Elles emploient plus de 42 200 salariés (46 500 avec les filiales) et sont possédées par près de 38 000 associés, dont plus de 22 000 sont des salariés-associés de leur coopérative.
            Depuis 10 ans, le nombre de Scop et Scic s’est accru de 542 entreprises, + 36 %, et celui des salariés de 8 700, soit une augmentation de 26 %. A fin 2011, les coopératives adhérentes à la Confédération générale des Scop se sont renforcées de 91 entreprises et les salariés de plus de 1 000 personnes, en progression de 2,5 % par rapport à l’année précédente.

             

            Une forte dynamique de création en 2011

             198 nouvelles coopératives sont nées en 2011, créées par 1 052 salariés-créateurs. C’est un chiffre supérieur à la moyenne annuelle sur les dix dernières années, 175 créations.
            Ces nouvelles coopératives proviennent principalement de créations ex nihilo d’entreprises (73 %) mais aussi de transmissions d’entreprises saines (11 %), de transformations d’associations (11 %) et de reprises d’entreprises en difficultés (5 %).

            Sur 10 ans, ce sont près de 1 750 nouvelles coopératives qui ont été créées avec l’appui du réseau Scop.
             
            Un chiffre d’affaires qui progresse pour l’année 2011
            En 2010, les Scop et Scic ont généré un chiffre d’affaires cumulé de 3,7 milliards d’euros (4,1 milliards en incluant leurs filiales) et créé 1,7 milliards d’euros de valeur ajoutée. Ces chiffres sont respectivement en hausse de 2,3 % et 0,6 % par rapport à 2009. Toutefois, les coopératives ont été impactées par la crise. Le chiffre d’affaires consolidé des coopératives a légèrement diminué depuis 2007 (- 1,7 %). 
             
            Des entreprises pérennes
            Les principes coopératifs, qui régissent les Scop, en font des entreprises pérennes, principalement en raison de l’implication des co-entrepreneurs salariés dans leur coopérative, des réserves impartageables accumulés lors des années bénéficiaires et de l’accompagnement proposé par le réseau Scop aux coopératives adhérentes. Ainsi, le taux de pérennité à 3 ans des Scop est égal à 71 % contre 66 % pour l’ensemble des entreprises françaises (source Insee). A long terme, les Scop sont plus solides que les entreprises non coopératives, 3,1 % des Scop ont plus de 50 ans contre 1,8 % de l’ensemble des entreprises françaises (Source Diane).

             
             
            Des Scop et Scic dans tous les secteurs
            Les Scop et Scic sont présentes sur tous les secteurs. Aujourd’hui, ce sont principalement les services qui sont en forte progression, près de 410 coopératives et 5 850 emplois supplémentaires en dix ans. Les coopératives adhérentes à la Confédération générale des Scop progressent de manière significative au cours des dix dernières années sur de nombreux secteurs : 1 763 emplois en plus dans l’éducation, la santé et l’action sociale, 806 dans le secteur de l’énergie, de l’eau et des déchets, 791 dans la construction et 538 dans le commerce. Les trois principaux secteurs des coopératives restent les services, la construction et l’industrie manufacturière avec respectivement 34 %, 27 % et 19 % des emplois des Scop et Scic.
             
            Au niveau économique, ce sont les Scop de la construction et de l’industrie qui réalisent l’essentiel du chiffre d’affaires des coopératives, 65 %.

             

            De la TPE à l’entreprise de taille intermédiaire
            Le fonctionnement coopératif s’adapte à toutes les tailles d’entreprise. Ainsi, nous trouvons des Scop et Scic de moins de 10 et de plus de 1 000 salariés. Si les coopératives de moins de 10 salariés sont les plus nombreuses, comme pour l’ensemble des entreprises françaises, elles regroupent seulement 12 % des emplois des Scop et Scic contre 56 % pour les coopératives de plus de 50 salariés.
             

             

            Un partage équitable de la richesse créée dans l’entreprise
            Dans les Scop, les excédents nets sont partagés entre l’entreprise, les salariés et les associés. En 2010, 46,5 % des excédents nets ont été distribués aux salariés sous forme de participation, 40,7 % ont été mises en réserve dans les Scop et 13,8 % ont rémunéré le capital investi dans les coopératives.
            Pour comparaison en 2007, les entreprises françaises ont réparti leurs bénéfices entre l’épargne salariale pour les salariés (7 %), l’épargne pour l’entreprise (57 %) et les revenus distribués aux associés (36 %) (Source - Insee). 
            89 % des salariés des Scop bénéficient au moins d’un dispositif de participation, d’intéressement ou d’épargne salariale contre seulement 58,5 % des salariés des entreprises françaises du secteur marchand non agricole (source – DGCS).

             

            Sources et méthodologie
            Les données démographiques sont issues de la base de données de la CG Scop à fin 2011 arrêtées au 31 décembre 2011.
            Certains légers écarts peuvent être constatés entre les données globales par secteur ou par métier en fonction de la qualité des éléments fournis par les Scop.
            Les données économiques sont issues des déclarations des Scop adhérentes à fin 2010.

          • spartacus spartacus 1er décembre 2012 21:15

            @colonny

            Merci de confirmer mes chiffres
            Vous annoncez 42000, j’ai annoncé 40000 en arrondi.
            Vous annoncez 22000 salariés, j’ai annoncé 20000 en arrondi.
            Vous comptez ceux qui achètent des timbres et qu’on appelle coopérateurs, pour arriver à 38000.
            Pour les leçons de mauvaise foi, apprenez que je vérifie toujours les sources sur tous les messages.

            Vous annoncez un « développement » de 8000 personnes
            Pour que chacun se rende compte de la nullité de la croissance, on peut la comparer à la croissance dans le même temps dl’auto-entrepreneurs qui elle correspondait à un besoin naturel de la population
            700 000 personnes, et j’ai enlevé les inactifs.

            Votre « dynamique » n’est que de la poudre aux yeux à gogos. Vous présentez des chiffres misérabilistes avec des croissances fortes sur des bases nulles.
            Une lueur de réalité de l’enfumage confirmée par la basse de CA de ces coopératives.

            Contrairement a ce que vous pensez le libéralisme accepte les coopératives, mais elle posent plus de problèmes que de solutions.
            Je trouve tout a fait scandaleux le béni Oui-Ouisme bobo qui présente les Scop comme solution d’avenir alors qu’elles mutualisent les incapables avec les bons dans un même niveau.
             
            Quid de la différence d’investissement de départ (humain et financier), plus risqué que celui qui arrive après et qui n’a pas fournit les mêmes efforts ?
            Prendre les bénéfices ou investir ? C’est déja difficile avec un conseil d’administration limité alors la réalité d’un groupe hétéroclite ?

            @L’auteur coco démago
            Effectivement Migros 1er employeur de suisse est une coopérative. Le canton de Genève étant son siège social, l’ensemble des travailleurs du groupe qui rayonne sur toute la Suisse est donc compté sur le Canton. Ce qui « relativise » vos 10%. En Suisse comme ailleurs, les coopératives existent mais n’attirent pas les foules.
            Les Kolkoses d’URSS se sont écroulés parce que la nature humaine est faite de gens dévoués et d’autre profiteurs. Idem en Israel ou la vie au Kiboutz ne fait plus recette.


          • Connolly 1er décembre 2012 22:25

            « Pour les leçons de mauvaise foi, apprenez que je vérifie toujours les sources sur tous les messages. »

            Le « mauvaise foi » ne s’adressait pas à vous. Vous était adressé mon « anthropologue de bistrot » de par vos poncifs éculés sur la nature humaine.

            « Vous annoncez un « développement » de 8000 personnes

            Pour que chacun se rende compte de la nullité de la croissance, on peut la comparer à la croissance dans le même temps dl’auto-entrepreneurs qui elle correspondait à un besoin naturel de la population

            700 000 personnes, et j’ai enlevé les inactifs.

            Votre « dynamique » n’est que de la poudre aux yeux à gogos. Vous présentez des chiffres misérabilistes avec des croissances fortes sur des bases nulles.

            Une lueur de réalité de l’enfumage confirmée par la basse de CA de ces coopératives. »


            Que vous le vouliez ou non, la croissance et le dynamisme sont bel et bien présents, compte tenu, pour citer l’auteur, « l’hégémonie culturelle, morale, idéologique, et intellectuelle du capitalisme qui opacifie toute alternative aux théories dominantes ». Sans oublier le dédain dont a fait preuve le mouvement syndical à l’gard de l’économie sociale et solidaire jusqu’à une période récente. Tout cela pour dire qu’on ne change pas du jour au lendemain une culture aussi prégnante, d’où des performances relativement bonnes au regard justement des écueils sus-mentionnés.

            Par ailleurs, il est autrement plus difficile de monter une entreprise, quel qu’elle soit (SCOP ou autres) que de devenir auto-entrepreneur. De sorte que votre comparaison ne tient pas.

            « Contrairement a ce que vous pensez le libéralisme accepte les coopératives »,

            Contrairement à ce que je pense ? Mais, cher ami, je n’ai jamais affirmé l’inverse. Je connais même des libéraux bien à droite comme vous, qui ont dirigé des coopératives. 

            « mais elle posent plus de problèmes que de solutions. »

            Assertion on ne peut plus subjective. En d’autres termes : cela, c’est vous qui le dites !

            « Je trouve tout a fait scandaleux le béni Oui-Ouisme bobo qui présente les Scop comme solution d’avenir alors qu’elles mutualisent les incapables avec les bons dans un même niveau. »

            Encore une fois : assertion on ne peut plus subjective. En d’autres termes : cela, c’est vous qui le dites ! Pour une explication, voir mon commentaire plus bas



          • Connolly 1er décembre 2012 22:48

            « Quid de la différence d’investissement de départ (humain et financier), plus risqué que celui qui arrive après et qui n’a pas fournit les mêmes efforts ?

            Prendre les bénéfices ou investir ? C’est déja difficile avec un conseil d’administration limité alors la réalité d’un groupe hétéroclite ? »

            Force est de constater que vous peinez à saisir l’essence même de l’entreprise coopérative. Voici résumé en quelques paragraphes, ce qu’il en est réellement.

            Tout d’abord, il convient de préciser que, quelle que soit sa nature (coop de production, de consommation, agricole…), une coop vise à associer des personnes volontaires sur une base égalitaire en vue d’effectuer une activité de nature économique au plus juste prix et en limitant la rémunération du capital, les résultats éventuels étant partagés en fonction de lactivité que chacun de ses membres a eue avec la coopérative au cours de lexercice, et donc sa contribution à la réalisation du résultat.


          • Connolly 1er décembre 2012 22:50

            Comme la coopérative implique la limitation de la rémunération du capital, une part relativement élevée des bénéfices peut-être « mise en réserve », c’est-à-dire non distribuée : mais elle ne peut servir à valoriser le capital. Ce qui signifie qu’un associé peut toucher des dividendes de son capital, mais ne peut en retirer aucune valorisation.

            Les « réserves » étant impartageables, les profits mis en réserve sont donc destinés à demeurer propriété du collectif des salariés de l’entreprise : on n’accumule pas pour augmenter la valeur d’un capital, mais pour assurer la pérennité d’un outil de travail.



          • Connolly 1er décembre 2012 22:58

            En clair, ce nest pas le capital qui est rémunéré mais lactivité de chacun des membres. De sorte que l’on peut parler ici de capitaux sans capitalisme : l’argent reste le carburant, mais sans possibilité d’accumulation ; et ce en vue d’assurer aux salariés leur emploi aux meilleures conditions possibles, au rebours d’une société capitaliste classique cherchant avant tout à rémunérer au mieux les capitaux investis.

            Toutefois, dans son mode de fonctionnement interne, la notion de démocratie ne rime pas obligatoirement avec celle d’autogestion telle qu’on l’entend traditionnellement (c’est-à-dire désignant une structure dénuée de hiérarchie). En tant qu’associé, chacun pèse du même poids : une voix. Mais, une fois élus les dirigeants de la société, ces derniers exercent le pouvoir : ils exercent une fonction hiérarchique sur les salariés.


          • Connolly 1er décembre 2012 23:15

            Dans la pratique, la nomination directe ou indirecte du ou des dirigeants par les associés salariés entraîne une nature plus équilibrée des relations entre les dirigeants et les salariés que dans une société classique. Dans une SCOP, par exemple, le patron sait que les droits et les devoirs sont réciproques : lui aussi doit rendre des comptes à la collectivité des associés, et par conséquent aux salariés.


          • Connolly 1er décembre 2012 23:16

            Mais il est clair que la médaille peut avoir son revers. Celui-ci réside entre autres dans la faiblesse des fonds propres. De sorte que, malgré les aménagements de la loi visant à combler cette carence, les coop en règle générale, ne peuvent compter que sur ses propres forces. Ce qui les contraint à une très bonne gestion, et explique sans doute que la longévité des coopératives soit plus grande en moyenne que celle des entreprises du même domaine (et cela, cher ami, ce n’est pas moi qui le dit, mais les faits. Et ceux-ci sont décidément têtus.)


          • Connolly 1er décembre 2012 23:17

            Néanmoins, en dépit de tous les obstacles qu’elles peuvent rencontrer, les coop, parce qu’elles se fondent sur la solidarité entre leurs membres, n’en demeurent pas moins des entreprises dans l’ensemble plus respectueuses des personnes et moins soucieuses du profit que de l’usage qui en est fait.


          • joletaxi 1er décembre 2012 15:37

            juste pour avoir une idée

            ne parlons pas des scoop sociales et solidaires qui ne sont qu’une façon de divertir des sans emplois aux frais du contribuable.

            on connait les scoop qui se forment sur la faillite d’une entreprise.
            mais combien y-t-il de scoop résultant d’une initiative, d’un projet ,qui aboutit à la naissance d’une entreprise ?


            • Connolly 1er décembre 2012 15:52

              La grande majorité cher ami. Voir les chiffres ci-dessus.


            • plexus plexus 1er décembre 2012 16:51

              La coopérative, l’autogestion, le monstre du Loch Ness ressurgit des flots, youpi.
              Celui qui y croit, il faut aussitôt lui clouer deux ailes dans le dos, et le nommer chef de brigade aérienne chez l’archange Gabriel.
              Les scop, des chiffres plutôt insignifiants, cher Connolly et j’admire votre prosélytisme.
              Il reste 5 (cinq) coopératives fruytières dans le Jura, c’était pourtant le modèle.
              Parlons du mouvement des « Equitables Pionniers de Rochdale » à l’origine du superbe mouvement coopératif de consommation :
              Entièrement disparu, et dans toute l’europe, sauf « migros » en Suisse, qui n’a de coopératif que le nom.
              Il y a quand même le Crédit Mutuel, dont les clients sont ses actionnaires, faut rire, c’est un bel exemple de démocratie participative.
              Il faut analyser les causes de la disparition des scop, dont les chances de vie n’excèdent pas trois ans pour la plupart.
              Les licenciés de sea france ferries n’ont pas créé de scop, heureusement, au moins ils sont sûrs d’avoir gardé leur argent.
              En vérité, les coopérateurs s’unissent pour devenir « patrons », partager des bénéfices, et ça commence à coincer, lorsqu’il faut « remettre au pot », pour investir ou éponger des pertes.
              Je vois ensuite la capacité des dirigeants : il ne suffit pas d’être altruiste et de bonne volonté pour être capable, ou, au moins, avoir des connaissances de base.
              C’est là qu’interviennent les « requins », ceux qui réussiront à enfumer de braves types et à leur piquer leur boîte sous leur nez..
              Combien d’anciennes coopératives, comme les vins Henri Maire ?


              • Connolly 1er décembre 2012 20:21

                Cher Plexus,

                Que cherchez-vous à démontrer au travers de ces exemples d’échec ? Que les coopératives ne sont pas parfaites, qu’elles ne représentent pas un remède miracle ?

                Cela, nul ne le nie cher ami !

                Si, en effet, certaines de ces entreprises crées ou reprises sous forme de SCOP ont fini par péricliter (LIP et Manufrance sont sans doute les exemples les connus ayant à l’époque défrayé la chronique), bien d’autres (essentiellement, il est vrai, des petites structures) en revanche furent des réussites notamment à la faveur d’empreint effectués auprès du crédit coopératif (qui, pour sa part, et contrairement aux crédits mutuel et agricole, est bel et bien resté fidèles aux principes de base de l’entreprise coopérative).A tel point que, dans un même secteur d’activité, les SCOP sont de nos jours, en moyenne, plus viables que les entreprises dites classiques. Tels sont les faits, cher ami, les vrais…En dehors de nos frontières, l’exemple le plus spectaculaire, au cours des 15-20 dernières années, fut sans doute cette mine galloise rachetée par ses employés en 1994 pour en faire une SCOP, laquelle allait dégager des profits jusqu’à ce que le filon s’épuise (ce qui ne doit rien, vous en conviendrez, à la nature organisationnelle de l’entreprise)…

                Mais, pour revenir à l’hexagone, votre méconnaissance en la matière est pardonnable en ce sens que, pendant des décennies, le mouvement coopératif aura connu un défaut de communication, de par sa mise en retrait par rapport au mouvement syndical. Sans oublier que les partis de gauche et les principaux syndicats en France ne se sont jamais très mobilisés autour de ce secteur. Rappelons à ce sujet que jusqu’à une période relativement récente, il y avait (pour schématiser) deux grandes traditions dans le mouvement ouvrier : la tradition autogestionnaire et celle qui considère que l’économie doit être du ressort de l’Etat. Or le mouvement syndical s’est toujours méfié de l’autogestion et du mouvement coopératif. L’idée que les travailleurs se mêlent de gestion n’entrait pas dans leur tradition. Néanmoins, depuis peu, l’on assiste à un début de renversement de tendance : les principaux syndicats (CGT et CFDT en tête) et la gauche gouvernementale commencent à voire désormais la coopération comme une voie alternative à explorer…

                « Il faut analyser les causes de la disparition des scop, dont les chances de vie n’excèdent pas trois ans pour la plupart ».

                Pour la plupart ? Ah bon ! Ce n’est pas ce qu’on lit dans les stats... Lire mon post plus haut : « Ainsi, le taux de pérennité à 3 ans des Scop est égal à 71 % contre 66 % pour l’ensemble des entreprises françaises (source Insee). A long terme, les Scop sont plus solides que les entreprises non coopératives, 3,1 % des Scop ont plus de 50 ans contre 1,8 % de l’ensemble des entreprises françaises (Source Diane). »

                A l’instar de notre ami RBEYEUR, vous manquez de rigueur quant à l’expression de vos assertions.

                Bien à vous


              • spartacus spartacus 1er décembre 2012 21:48

                Alors si la CGT s’y intéresse on imagine le résultat, les coopérateur devraient revoir l’histoire des  FAMILISTÈRES, initiée par le parti communiste Français ; ce fût un fiasco financier qui ruina de nombreux ouvriers.

                On doute que ces gens avec leur maisonnette reprise par les huissiers votent communiste aujourd’hui


              • Yves Dornet 1er décembre 2012 21:51

                oh la vache, si la CGT et le PC s’intéressent à la chose...c’est sur, c’est mort ! smiley


              • Connolly 1er décembre 2012 22:44

                « Alors si la CGT s’y intéresse on imagine le résultat, les coopérateur devraient revoir l’histoire des  FAMILISTÈRES, initiée par le parti communiste Français ; ce fût un fiasco financier qui ruina de nombreux ouvriers.

                On doute que ces gens avec leur maisonnette reprise par les huissiers votent communiste aujourd’hui »

                Et vous vous devriez revoir votre histoire tout cours, cela vous évitera le ridicule. 

                Pour votre culture sachez que, d’une part, le Familistère de Guise fut crée par Jean-Baptiste Godin en 1858 - alors que le PC vit le jour en 1920 ! D’autre part, après la mort de Godin en 1888, son entreprise coopérative continua de fonctionner et de prospérer notamment grâce au renom de la marque « Godin ». A tel point qu’elle se maintint parmi les premières du marché jusqu’aux années 1960. 
                Si l’entreprise existe toujours mais sous une forme capitaliste classique (et ce depuis 1968), il n’en demeure pas moins qu’elle fonctionna comme une coop pendant plus de 100 ans ! Pas mal pour une catastrophe !



              • SDM 94 SDM 94 2 décembre 2012 01:11

                @connolly
                Pour compléter votre message sur l’aversion des communistes à l’autogestion, une sociologue belge dans son dernier ouvrage « gouverner le capitalisme ? » pointe le fait que le marxisme comme le libéralisme envisage l’entreprise comme un outil de production avec une vision instrumentale au service de ses propriétaires. Or la mise en place d’un pouvoir par les salariés transforme l’entreprise en un espace potentiellement politique qui risque de créer une communauté de destin contreproductive dans une perspective de lutte des classes...

                Pour plus de détail sur le livre voir mon article ici 


              • Connolly 2 décembre 2012 10:48


                Je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous quand vous parlez d’« aversion des communistes à l’autogestion ». Le terme d’« aversion » est ici, à mon sens, outrancié au regard des faits (lesquels sont décidément têtus, comme disait l’autre) : nombre de communistes (à commencer par le célèbre « milliardaire rouge ») ont, à titre personnel et de tout temps, créé des coopératives ; sans oublier l’adhésion officielle du PCF au principe d’autogestion dans le cadre du programme commun des années 70. Le substantif le plus approprié serait donc plutôt celui de « dédain », et encore, pour ce qui est des communistes en tant qu’entité ; et ce jusqu’à une période relativement récente.

                Par ailleurs, le marxisme, de par sa complexité, ne saurait se réduire au dessein que vous lui prêtez. Certains courants marxistes ont, de tout temps, milité pour l’autogestion. A titre d’exemples : les communistes de conseils ou les conseillistes, courant marxiste anti-léniniste ; le PSU (à dominante marxiste) qui fut le premier parti en France à avoir popularisé le concept d’autogestion ; des intellectuels marxistes hétérodoxes tel Cornelius Castoriadis...

                Pour ce qui est de votre article, je me pencherai dessus ultérieurement.

                Bon dimanche à vous.


              • SDM 94 SDM 94 2 décembre 2012 11:54

                mea culpa, j’aurais du parler de communiste orthodoxes voire staliniens....


              • RBEYEUR RBEYEUR 1er décembre 2012 18:28

                La tenace et profonde illusion de l’autogestion, ainsi d’ailleurs qu’un certain nombre d’icônes gauchouillardes(*)  prend quelque fois le contour d’un désolant obscurantisme comportemental.

                C’est ce que nous démontre la communication de Connoly insérée le 1° décembre à 15h15 :

                « Avez-vous de preuves de ce que vous avancez ? Je suppose que non, car tout n’est qu’inepties totales dans vos assertions : vous semblez confondre votre intime conviction (ou vos fantasmes) avec la réalité. ».

                Au-delà de toute discussion  comment débattre sur une telle façon d’argumenter ?

                En effet :
                « … Avez-vous de preuves de ce que vous avancez ? Je suppose que non… ».
                Après avoir demandé  des preuves (sur la déconfiture intrinsèque de l’autogestion) il ferme aussitôt la discussion en disant qu’il n’y en a pas !
                Autrement dit, ce qui n’entre pas dans les croyances définitives et absolues de Connoly ne saurait exister !
                Dans cette ligne, Connoly s’épargne, bien évidemment, de fournir lui-même la PREUVE qu’il ne saurait exister de preuve que l’autogestion est promise à la déconfiture.
                 « ..car tout n’est qu’inepties totales dans vos assertions... ».
                Inepties ????
                Soit !
                Mais alors où sont les PREUVES de ces inepties ?
                « …vous semblez confondre votre intime conviction (ou vos fantasmes) avec la réalité. ». 
                On s’enfonce une peu plus dans le terrorisme dialectique.
                En brandissant l’existence définitive et absolue d’une RÉALITÉ dont il s’épargne de fournir la PREUVE, il lapide son interlocuteur coupable d’être en dehors de cette réalité nullement discutée…

                Connoly, qui s’affranchit de fournir la moindre PREUVE de ses dire, se dit « Historien, enseignant-chercheur précaire » dans son profil  ????????????????????

                (*) Le gauchouillard est un mutant du franchouillard.
                Il en reprend l’insuffisance mentale, l’étroitesse intellectuelle, l’esprit borné et la haine farouche du juif.
                Il ajoute à cet héritage la typique frustration socialiste d’envie, de jalousie, de rancœur et d’amertume vis-à-vis d’une aisance non acquise parce qu’elle exige inventivité, créativité et productivité.
                Néanmoins, il se considère un aryen de la pensée de gauche, un dispensateur de vérités définitives et absolues jamais démontrées, un grand ordonnateur de leçons de morale et de vertu seulement applicables aux autres.
                Par sa matérialisation constante du négativisme, le gauchouillard est une provocation sous-jacente du totalitarisme sous toutes ses formes, notamment du développement des desseins les plus conquérants du capitalisme.
                 


                • Connolly 1er décembre 2012 19:29

                  Et c’est avec ce genre de pseudo-arguments, mêlant injures et poncifs éculés, que vous entendez plaider votre cause. La rancoeur et la haine, cher ami, je les trouve plutôt cher vous. D’autant que je n’ai nullement fermé la discussion. En témoigne l’emploi d’expressions telles que « je suppose » et « vous semblez », se voulant non point péremptoires mais au contraire une invite à l’éventuelle contradiction.


                  Vous ne vous rendez même pas compte que la vacuité de votre message ne fait que confirmer mes dires : vous n’avez pas la moindre preuve venant corroborer vos dires, lesquels relèvent par conséquent de l’ineptie la plus totale. Et cela n’ait nullement un jugement de valeur mais un constat, puisque ce que vous avancez est tout simplement factuellement faux. Ai-je des preuves ? Absolument ! Car contrairement à vos assertions assénées péremptoirement, j’ai, pour ma part, bel et bien apporter « les preuves de ces inepties », via le long post sourcé paru ci-dessus.

                  Maintenant, cher ami, libre à vous de lui apporter la contradiction de façon sereine et rigoureuse, via des sources ou des preuves issues d’études ou d’enquêtes fiables scientifiquement. Je vous attends ...

                • Connolly 1er décembre 2012 19:32

                  Oups ! « cela n’est nullement... » au lieu de « cela n’ait... »


                • SergeL SergeL 1er décembre 2012 21:34

                  France : l’ économie sociale et solidaire   :

                  • 10% de l’emploi

                  • 10% du PIB

                  • 800 000 entreprises, 2 millions de salariés


                  • plexus plexus 2 décembre 2012 17:52

                    2 millions de salariés pour 800 000 entreprises, ce qui fait 2.5 salariés en moyenne.
                    Oui, là ça peut marcher.
                    Mais de là à croire que c’est la panacée de nos maux, je maintiens que c’est une illusion.
                    Mr mélenchon ne doit pas le savoir.


                  • Connolly 2 décembre 2012 18:48

                    « Mais de là à croire que c’est la panacée de nos maux, je maintiens que c’est une illusion ». 


                    Et pourtant, les faits plaident en votre défaveur !

                    « Mr mélenchon ne doit pas le savoir ».

                    Je vous trouve bien présomptueux sur ce coup-là.

                  • plexus plexus 4 décembre 2012 00:39

                    Mais non, aucune présomption, ni, certes, aucun chiffre, et je crois aux vôtres.
                    Mais, tout simplement, l’observation de la nature humaine.
                    C’est pour cela que je dis que ça ne peut pas durer longtemps, même s’il y a des exceptions.
                    Ne parlons même pas des compétences.
                    Quelles qu’elles soient, à un moment où à un autre, les structures doivent faire face à des choix, malheureusement pas totalement quantifiables.
                    A un moment le « pifomètre » va devoir jouer.
                    Un dirigeant unique va oser, ou pas, une décision collectiviste, c’est plus délicat.
                    Non ?
                    Et puis, il y a les bluffeurs, les beaux parleurs, qui vont créer des pbs, sans compter que les QI 120 voudront toucher davantage que les QI 80.
                    Car, si « égalité » est inscrit sur les frontons de nos mairies, tout le monde sait que ce n’est pas vrai depuis le berceau.
                    Je prends les devants de votre réponse : je suis de nature optimiste, et je crois en l’homme...mais je le connais !!!
                    Cordialement.


                  • Connolly 4 décembre 2012 09:47

                    Sauf que ce que vous présentez comme des exceptions constituent une généralité - et ce n’est pas moi qui le dit mais bel et bien les chiffres.

                    « Je prends les devants de votre réponse : je suis de nature optimiste, et je crois en l’homme...mais je le connais !! »

                    Ce n’est pas parce que vous le connaissez, que vous n’avez plus rien à apprendre de lui : alors oui, certes, l’homme est capable du pire ; mais ne faudrait-il pas oublier qu’il est aussi capable du meilleur, comme tend à le démontrer (chiffres à l’appui) la réussite globale de l’économie sociale et solidaire ?

                  • Connolly 4 décembre 2012 09:50

                    « Ne parlons même pas des compétences. 
                    Quelles qu’elles soient, à un moment où à un autre, les structures doivent faire face à des choix, malheureusement pas totalement quantifiables. 
                    A un moment le « pifomètre » va devoir jouer. 
                    Un dirigeant unique va oser, ou pas, une décision collectiviste, c’est plus délicat ». 


                    Certains passages de mon message explicatif (situé plus haut) adressé à Spartacus répond en partie à la problématique que vous soulevez.

                  • RBEYEUR RBEYEUR 1er décembre 2012 23:19

                    De Connoly le 1° décembre à 19h29 :

                    « Et c’est avec ce genre de pseudo-arguments, mêlant injures et poncifs éculés, que vous entendez plaider votre cause. La rancoeur et la haine, cher ami, je les trouve plutôt cher vous. D’autant que je n’ai nullement fermé la discussion. En témoigne l’emploi d’expressions telles que « je suppose » et « vous semblez », se voulant non point péremptoires mais au contraire une invite à l’éventuelle contradiction.
                    Vous ne vous rendez même pas compte que la vacuité de votre message ne fait que confirmer mes dires : vous n’avez pas la moindre preuve venant corroborer vos dires, lesquels relèvent par conséquent de l’ineptie la plus totale. Et cela n’ait nullement un jugement de valeur mais un constat, puisque ce que vous avancez est tout simplement factuellement faux. Ai-je des preuves ? Absolument ! Car contrairement à vos assertions assénées péremptoirement, j’ai, pour ma part, bel et bien apporter « les preuves de ces inepties », via le long post sourcé paru ci-dessus.
                    Maintenant, cher ami, libre à vous de lui apporter la contradiction de façon sereine et rigoureuse, via des sources ou des preuves issues d’études ou d’enquêtes fiables scientifiquement. Je vous attends
                    ... ».

                    AH ! AH ! AH ! AH ! AH ! AH ! AH ! AH !

                    Il se dit « Historien, enseignant-chercheur précaire »…
                    Quelle « histoire » ?
                    Quel enseignement ?
                    Quelle recherche ?
                    Á lire ses logorrhées la précarité s’impose sinon davantage !

                    AH ! AH ! AH ! AH ! AH ! AH ! AH ! AH !

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