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Accueil du site > Actualités > Economie > La création d’entreprise, une aventure humaine...

La création d’entreprise, une aventure humaine...

La mise en valeur de la création d’entreprise, ne portera réellement ses fruits en France qu’en mettant en avant toutes les vertus de cette aventure. Elles sont multiples, et plus profonde que ce que l’on pourrait penser de prime abord !

La création est difficile en France, mais essentielle.

La création est un parcours du combattant. Et c’est vrai, surtout si l’on est jeune.
Difficile, car les démarches administratives sont énormes. Le « patron » est mal perçu en France. Etre patron, implique une connotation d’exploitation des autres. Difficile, aussi car les aides sont difficiles à obtenir, voir même inexistantes quand on ne rentre pas dans les « clous » administratifs (pour les moins de 25 ans par exemple).
Mais la création est essentielle... C’est le moteur même de la croissance !

Toutes ces informations sont classiques. Tous les articles qui traitent de ce sujet les mentionnent. Par contre, ce que l’on trouve moins, c’est que la création d’entreprise est un véritable bouleversement à tous les niveaux pour celui qui saute le pas.

La création d’entreprise est aussi une « création » de soi. Comment cela se vit ? Témoignage d’une jeune entrepreneuse.

La création se caractérise dans un premier temps par une « décision ». Le fait de se dire « oui », un accord unilatéral. C’est la première étape dans le processus de création. Elle est variable en termes de durée selon les individus. Personnellement, cette « décision » m’a demandé une réflexion de plusieurs semaines. Je me suis réveillée un matin, le 10 juin 2007, et ma « décision » était prise, j’allais créer mon entreprise...

C’est alors que le mode de réflexion se métamorphose, toute décision est prise en fonction et pour le projet. On commence par se débarrasser des obligations professionnelles afin de pouvoir y consacrer un maximum de temps. On cherche à se décharger de toute occupation pouvant nuire au bon développement du projet. Il devient LA priorité.

De cette nouvelle organisation naît un sentiment nouveau, assez complexe à déceler, mais tellement agréable ! Une sensation de liberté où le travail n’est plus une contrainte mais un réel plaisir. L’expression peut paraître « fleur bleue », mais la vie prend une nouvelle direction, un tournant radical. Toute démarche liée au projet est portée par la volonté, et la volonté donne un goût différent au travail. Ce goût est très agréable, il produit un sentiment rare, le sentiment que votre vie a un sens.

L’étape suivante est d’autant plus riche et prenante ! Une fois que le projet commence à prendre forme, on assiste alors à une naissance. Le fait de lui donner un nom et d’avoir projeté une activité sur trois ans le rend légitime. Il existe et on ne peut pas l’abandonner ! On se sent responsable de cette personne morale, on ne veut pas la décevoir, ni se décevoir...

Ces précédentes étapes donnent des ailes, elles sont toutes plus enrichissantes les unes que les autres. Cependant, de temps à autre, un sentiment beaucoup moins agréable surgit : le DOUTE. C’est un sentiment que l’on ne peut pas ignorer, il faut savoir l’analyser, connaître son origine, dans le but de l’anéantir. Ce fâcheux sentiment a le pouvoir d’absorber toute l’énergie et la volonté d’un créateur. Certains facteurs peuvent en être l’origine, comme la fatigue... Elle laisse souvent place aux idées noires : ai-je fait le bon choix ? Vais-je réussir ? Ai-je les capacités de... ? Le doute peut avoir des vertus positives quand les questionnements qu’il engendre sont justifiés, le cas échéant, une bonne nuit de sommeil et le moral est au beau fixe le lendemain !

Cela transforme le rapport que l’on a avec beaucoup de choses, dans tous les domaines de la vie.

Dans son rapport au travail, d’abord, bien évidemment. Le travail n’est plus vu comme une contrainte, un mal nécessaire pour survivre dans un monde où l’argent est roi, mais comme une chance. Il est utile de rappeler que l’origine étymologique du mot travail est à rechercher dans le latin tripalium, qui était un instrument de torture à trois pieds et, dans certaines acceptions, un instrument pour enserrer les animaux pour les marquer. Travail rime souvent avec souffrance. La création casse ce lien.

Dans son rapport au temps. Le temps est géré différemment. Les journées sont souvent trop courtes. Les notions de soirée et de week-end sont abolies. La frontière avec la vie privée n’existe plus, ce qui peut être dangereux s’il n’y a pas de garde-fou.

Dans son rapport à la société au sens large. On a le sentiment de contribuer à l’enrichissement de la société, à son développement, et non plus seulement d’en profiter. On se responsabilise.
On voit les autres différemment. Comme de possibles collaborateurs, des partenaires, des clients... Cela ne dénature pas les relations d’amitié désintéressées que l’on peut avoir, au contraire, cela apporte de l’importance aux autres. On est vu aussi différemment. Le regard des autres est plus interrogatif : « Comment elle a fait ? » ; voire admiratif : « Il a osé ! ». Cela va parfois jusqu’à « De toute façon, il va se planter ! »

Dans son rapport à... soi : on se réalise. On exprime ce que l’on est.

Bien sûr, cette description idyllique doit être nuancée.

C’est un investissement sans fin. C’est un risque que l’on prend pour soi et sa famille, notamment un risque financier. Néanmoins, s’il y a des pistes d’amélioration à tracer, l’acceptation de l’échec en est sûrement une des plus importantes. Le magazine L’Entreprise de septembre 2007 revient sur le sujet dans différents articles. D’abord, par la voix d’un jeune chef d’entreprise qui après une carrière de trader à la City de Londres compare les deux pays : « En France, l’échec n’est pas toléré. Alors que dans les pays anglo-saxons, on apprécie les gens qui ont eu des "blessures de travail" et ont su trouver la force de rebondir. » Ensuite par la présentation du directeur du cabinet Microstructures (société dans la gestion de crise des très petites entreprises) qui fustige la peur de l’échec et le poids social qu’il comporte. Il espère « que le nombre de faillites augmente jusqu’à 80 000, voire 100 000 dépôts de bilan par an » et l’arrêt des aides artificielles. Cela signifiera « qu’il y aura eu beaucoup plus d’entreprises créées, mais aussi que de nombreuses sociétés, non redressables, qui s’acharnent à survivre en créant du passif, des dommages commerciaux et des risques personnels pour leur dirigeant, auront enfin compris que l’échec est un droit, que la faillite n’est pas une honte, qu’essayer est admirable, que recommencer est encore mieux ».

C’est un environnement complexe. Comme le soulèvent Bruno Barandas et Martine Bertrand, créateurs de sociétés, lors d’une conférence sur la création d’entreprise organisée par le Club IES* : une des difficultés les plus importantes est de savoir prendre des décisions. Savoir trancher. Soit parce que l’on est seul à diriger. Il est donc difficile de partager ses doutes. Ou à l’inverse, parce que l’on est nombreux à partager la direction. Et là, cela soulève d’autres problèmes. L’indépendance de décision, quand on travaille seul ne permet pas de confronter (conforter) ses décisions avec des collègues. Cette « solitude du décideur » requiert une réelle force de caractère.

C’est une sorte de marginalisation. Un des intervenant du Club IES développait ce point : « D’une manière générale, innover c’est choisir la difficulté. Parce que l’innovation c’est proposer un nouveau produit ou service, c’est donc sensibiliser à quelque chose qui n’existait pas, faire naître un besoin là où il n’y avait rien, parfois utiliser des mots nouveaux. Les créateurs ont forcément une vision différente, et sont - dans un sens - des gens à la marge. »*

Il y a un travail important à faire sur la société. Comment expliquer que nos meilleures formations ne produisent pas plus de créateurs d’entreprise ? Jean-Marie Descarpenteries, président de la FNEGE, dans le numéro de septembre du magazine L’Entreprise, déclarait : « 80 % des étudiants qui sortent de Havard créent leur entreprise tandis qu’en France seulement 6 % des étudiants qui sortent de HEC le font. Ce chiffre tombe à 1 % pour les sortants de Polytechnique et à 0 % pour les étudiants de l’ENA ».

Faisons mentir les chiffres !
Faites le premier pas, et le monde s’ouvrira à vous...

Jérôme Bondu & Charline Prunier

Jérôme Bondu, 35 ans, est consultant en intelligence économique. Il est président du Club Intelligence Economique à l’association des anciens élèves de l’IAE de Paris. Dans ce cadre, il a organisé une conférence sur « La création d’entreprise ».

Charline Prunier, WENES (Worldwide Event and Exhibit Solutions)


* Pour lire le compte rendu :
http://jerome-bondu.over-blog.com/article-6966928.html


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50 réactions à cet article    


  • imarek imarek 11 octobre 2007 10:12

    Et oui avant de créer des emplois, il faut créer des entreprises. Sachant que la moitié des emplois à venir sont à inventer, on voit bien que la création d’entreprises est le nerf de la guerre. Il est d’ailleurs assez curieux que nos politiciens, dans leurs discours, mettent peu en avant cet aspect des choses. Cela est sans doute du à la culture très « colbertiste » de la sociélé française ou l’état est l’élément essentiel. Dans un monde ouvert ça marche moins bien, d’ou nos difficultés.


    • La mouche du coche La mouche du coche 11 octobre 2007 11:32

      Quel verbiage cet article !

      « Difficile, car les démarches administratives sont énormes. »

      L’auteur n’a certainement jamais monté une boîte lui-même pour dire une chose pareille. Il ne sait pas de quoi il parle


    • Stef 11 octobre 2007 22:26

      +10000

      Que de lieux communs !

      « Difficile, car les démarches administratives sont énormes. »http://agoravox.fr/smileys/mort_de_rire.png http://agoravox.fr/smileys/mort_de_rire.png « Lles aides sont difficiles à obtenir, voir même inexistantes quand on ne rentre pas dans les « clous » administratifs (pour les moins de 25 ans par exemple). »http://agoravox.fr/smileys/mort_de_rire.png http://agoravox.fr/smileys/mort_de_rire.png

      C’est vraiment n’importe quoi.

      Sur le plan administratif, la création d’entreprise c’est rien du tout.

      La difficulté de la création d’entreprise est ailleurs : des idées, du talent, du flair, du courage, du travail, de la chance, etc.


    • Internaute Internaute 14 octobre 2007 12:52

      Le dossier ACRE qui dispense de charges sociales pendant 1 an est disponible dans les directions du travail et de l’emploi. Sinon les chambres de commerce et d’industies proposent de faire les formalités à votre place pour 60 euros.

      Créer une entreprise n’est pas un problème administratif de nos jours. Le pb est ailleurs.


    • titi 15 octobre 2007 08:27

      L’ACRE ne dispense pas des cotisations sociales. Elle en décale le paiement. C’est tout.

      La deuxième année il faut donc payer les charges de l’année en cours + celles de l’année écoulée.


    • tvargentine.com lerma 11 octobre 2007 10:14

      J’ai été à une époque gérant de ma petite société de prestation de service.

      On arrive à passer le cas de la bureaucratie,qui aujourd’hui à fait d’énorme progres pour avoir une sorte de guichet unique.

      L’assurance RC pro est trop chere et les obligations demandées pour acceder à des marchés publics sont inaccessibles

      Le problème ,c’est les grosses sociétés (ATOS,CAP SOGETI,STERIA) qui remporte 99% des marchés de la prestation auprès des grands comptes et refusent de faire de la sous-traitance et bien souvent il facture un tarif supérieur à ce que la petite entreprise de service pourrait proposer.

      Aujourd’hui,ces sociétés sont devenus des structures financières,qui industrialisent des emplois à forte valeur ajouté,pour se faire un maximum de marge et en viennent à délocaliser maintenant ces emplois à l’étranger pour en réduire encore les côuts.

      Le malheur dans tout cela,c’est que l’Etat participe en accordant des « aides » pour « l’emploi des jeunes » ou des « contrats aidés » ,ce qui fait que ces entreprises ne prennent plus que cette clientèle ,payé 1200 euros et dont l’état subventionne le salaire à hauteur de 40% parfois.

      J’ai connu une grosse SSII à Lyon qui pratiquait cette sale politique

      Ne pas s’étonner du « turn-over » de ces effectifs ! car les « jeunes » une fois qui connaissent donnent leur démission,mais c’est une sorte de boucle qui s’appelle TURN-OVER,dont le carburant est l’argent public.

      Que peut faire une petite entreprise qui vient de se créer pour vendre sa prestation intellectuelle et accèder aux marchés face à ce système qui fausse gravement la libre concurrence ??

      Pas grand chose,car pour accèder à un marché de la prestation intellectuelle,bien souvent un grand compte vous demande 3 ans d’existence !,un certain chiffre d’affaire et un nombre de salarié.

      Cette stratégie des grands comptes leurs permet ainsi d’obtenir de leurs sous-traitants des baisses de tarif.

      Nous sommes actuellement dans cette logique infernale qui consiste à subventionner par l’Etat des entreprises,qui réduise les coûts dans une fuite en avant,alors qu’elles devraient revenir à une logique simple,celui de s’ouvrir au TPE (tres petite entreprise) afin d’avoir les meilleurs prix pour une qualité du service généralement supérieur.

      Si une mesure doit etre faite par ce gouvernement c’est bien de supprimer TOUTES ces aides à des bas salaires et TOUT ces contrats « aidés » dont les subtilités coûtent énormément d’argent au budget de l’Etat pour un résultat catastrophique.

      Les créations d’emplois se font dans les petites entreprises et plus dans les grosses structures et si nous voulons créér de la richesse en France ce gouvernement à tout intêret de choisir le camp des entrepreneurs par celui des financiers inscrits au CAC40 comme ATOS,STERIA,GEMINI..


      • Vincent 12 octobre 2007 15:43

        Lerma, pourquoi tout de suite vouloir viser les grands comptes.

        En commençant « petit » vous avez la possibilité de vous familliariser avec vos nouvelles fonctions, qui sont autre que votre coeur de metier.

        Ensuite si vous êtes bon les grands comptes finissent pas entendre parler de vous et finissent par vous ouvrirleurs portes par des petites affaires pour commencer et surtout vous tester.

        En plus les grands compte payent pour la plus part à 90 jours et encore quand vous les relancez.

        Enfin pour tout ce qui est appel d’offre et marché public, il est bien connu que les appels d’offre et autres procédures d’adjudication de marchés sont pour la plus part tous pipotés.

        Donc ne pas perdre son temps dans l’établissement d’un dossier et par contre passer du temps dans les réunions business le soir.


      • haddock 11 octobre 2007 11:26

        Cet article dit beaucoup de vérités . Celui qui n’ a jamais créé d’ entreprise a du mal à imaginer ce que’ est la réalisation de soi , la stimulation qu’ apporte un projet , l’ enthousiasme ah ! l’ enthousiasme , produit bien rare . Un monde fabuleux où s’ annulent plein de préjugés sur une foule de sujets . Innover , créer , avoir une idée , la structurer , ensuite la réaliser n’ est en rien comparable à aller à un turbin où le chef dit fais comme-çi ou comme ça . En plus si la chance est de votre côté quel bonheur de pouvoir jouir du fruit de ses propres réalisations .

        Je me demande des fois , voyant la morosité ambiante , si tout le monde est au courant que l’ on peut créer sa boite .

        Merci auteuse et auteur .


        • Jerome Bondu Jerome Bondu 11 octobre 2007 12:36

          Merci pour votre commentaire ! Je n’ai pas (encore smiley créé d’entreprise, mais je vis cette aventure à travers des amis qui ont sauté le pas... Et je vois l’enthousiasme, le dynamisme, l’énergie, la maturité se matérialise en eux !! JB


        • Vincent 12 octobre 2007 16:10

          Allez lancez vous.

          Quelques remarques par rapport à votre article.

          La création d’une société, uniquement les démarches administratives, prend à peine une dizaine de jours.

          Le business plan n’est utile que si vous empruntez pour convaincre un banquier ou des investisseur.

          Si vous investissez vos propres ronds, pas nécessaire de faire un business plan en 50 pages et comptes et résultats détaillés.

          Par expérience on passe plus de temps à courir après les subventions qu’à élaborer son projet.

          La création de notre société à pris un an, pour la simple et bonne raison que nous avions décidé de ne pas emprunter, donc nous avons économisé.

          Aujourd’hui nous démarrons la troisième année, l’ensemble des charges sont provisionnées.

          Nous avons doublé notre CA et triplé le bénéfice.

          Par contre nous avons bénéficié de 18 mois d’indemnisation de la part des assédic, qui en fait ne vous donnent que 50% de l’indemnisation prévue et si votre société ne vous a pas rétribué durant la période d’indemnisation, ils vous rendent les 50% restant, mais au mois de novembre de l’année d’après.

          Autant dire que financièrement vous avez tout intérêt à être solide.

          Par contre je vous rejoins sur le sentiment de liberté, de fierté de travailler uniquement pour soi. Sur le fait que vous soirées, vos WE sont consacrés essentiellement à votre société.

          C’est bien de mettre un lien mais il ne fonctionne pas, il n’y a que la page d’accueil, on ne sait même pas quel est le domaine d’activité de cette société.

          http://www.wenes-event.com/

          Enfin pour conclure, en dehors du fait que votre savoir faire doit être irréprochable dans votre domaine d’activité, ne pas faire d’erreur d’objectif.

          Ne pas viser une rémunération personnelle, (la rémunération du gérant n’est pas l’objectif de la société)

          En revanche le gérant doit se faire connaître, il doit communiquer efficacement, intégrer des réunions business, développer son réseau, la plus par du temps cela se fait le soir ou le matin avec des petit dej.

          Le reste de la journée le chef d’entreprise au début démarche énormément pour se faire connaître, donc au final il bosse la nuit et dort très peu.


        • Internaute Internaute 14 octobre 2007 12:56

          C’est quoi une auteuse ?


        • haddock 14 octobre 2007 19:26

          Une auteuse c’ est le féminin d’ auteur , comme un curé une cureuse , un abbé une abbeuse , un travailleur une Arlette , un chemise une liquette , un buveur une alcoolique , un chantier une chanteuse ;

          Si vous avez des questions sur les pluriels ...


        • haddock 14 octobre 2007 19:29

          Le véritable frein à la création d’ entreprise , est le manque d’ esprit d’ entreprise .


        • tvargentine.com lerma 11 octobre 2007 21:57

          Etonnant de voir que cet article n’a pas attiré les foules alors que la création d’une entreprise est quelque chose que nombres de français aimeraient faire sans le risque même calculé,car cela apporte quand même beaucoup de précarité surtout si la société met du temps à décoller ou si elle se crash.

          Je constaste,qu’un article racoleur sur le couple Sarkozy attire plus de monde !

          C’est la star Agorafox ???

          Dommage,étudier ou envisager des projets de création de société en échangeant des idées et des infos pourrait apporter beaucoup à la société française


          • Jerome Bondu Jerome Bondu 12 octobre 2007 00:18

            C’est un sujet qui est difficile à traiter : il faut éviter le « ya qu’a faut qu’on » et les bonnes intentions, le sujet n’est pas très sexy, et il est marqué politiquement, ...

            Pour tout dire, j’ai hésité à le poster sur AgoraVox. Je me doutais qu’il ne ferait pas d’audience, et qu’en plus je me prendrais les critiques des cyniques. Merci pour votre message. Le sujet est pourtant tellement important ! JB


          • La mouche du coche La mouche du coche 14 octobre 2007 09:13

            « il faut éviter le »ya qu’a faut qu’on«  »

            ... dit l’auteur qui en a remplit son article. smiley


          • haddock 14 octobre 2007 09:44

            Désolé la mouche , le verbe yaquilfautquon se conjugue aujourdhui à tous les temps :

            je yaquilfaukontouslespatronsdessaulauds

            tu yakilfaukontouslesfonctionnairesdesfaignants,

            il yakilfaukonfermelesfrontières

            nous yavonskilfaukonsarkoladitça

            vous yavezquilfautkonségolèmeaditcémêmepasvré

            ils yakilfaukonlesjournalistesontditquesiçacontinueçavaêtrepireetdansl’tempscétaitmieux


          • La mouche du coche La mouche du coche 14 octobre 2007 11:51

            Ha Haddock ! smiley

            L’auteur te répond plus haut. Tu es un « cynique ». smiley


          • herbe herbe 11 octobre 2007 22:39

            Merci pour cet article.

            Comme vous l’avez dit, l’échec en France marque terriblement !

            Si il faut savoir accepter l’échec qui peut être simplement le signe que le projet n’était pas viable, on devrait avoir aussi la certitude de pouvoir avoir une (plusieurs) chance(s) de démarrer un nouveau projet qui bénéficierait d’ailleurs de l’expérience acquise d’un échec précédent (les succès comme les echecs sont formateurs)


            • Jerome Bondu Jerome Bondu 11 octobre 2007 23:58

              Tout à fait d’accord.

              La difficulté de la gestion de l’échec (on en a tous vécu, quel que soit le cadre, création d’entreprise ou autre) est double :
              - Il y a le sentiment que l’on a vis à vis de soi-même.
              - Et il y a le poids du regard des autres. Si le premier est déjà difficile à gérer, je pense que c’est surtout le second qui est inhibiteur.

              JB


            • Barbathoustra Barbathoustra 13 octobre 2007 13:38

              A cette différence qu’il 20ans encore, face à cet échec ; la première réaction d’un créateur d’entreprise était de se remettre lui même en question comme vous le soulignez. Aujourd’hui se serait plutot de rejetter cette responsabilité sur les autres ; système, charges, état protectionniste avec la concurence, etc ... C’est en tout cas mon sentiment.


            • Francis BEAU Francis BEAU 12 octobre 2007 10:57

              Bravo aux deux auteurs de ce magnifique article qui nous réjouit le coeur. Quel plaisir d’entendre un tel discours si différent de la morosité ambiante et de la critique systématique qui inonde les médias (mêmes citoyens). Comme on est loin du mal être perpétuel érigé au rang de vertu nationale suprême.

              Vous avez corédigé là un véritable hymne à la création, pas seulement d’entreprise d’ailleurs, mais à toute démarche créatrice. Même s’il n’énonce en réalité que des vérités premières, il est diablement bon de les entendre dire (et bien dire).

              Encore bravo pour ce beau témoignage qui mériterait d’être affiché dans toutes les écoles de France sans y changer un mot ni même une virgule. Ne regrettez pas de l’avoir posté sur Agoravox (il n’y a pas de raison qu’il n’y fasse pas d’audience), et n’hésitez pas à le publier sur de nombreux autres médias, notre jeunesse a sans aucun doute besoin de telles exhortations à l’accomplissement de soi par la créativité, le courage, la prise de risque et l’effort qui sont les ingrédients indispensables (si non suffisants) du bonheur.

              FB


              • Charline Prunier Charline Prunier 12 octobre 2007 12:25

                Merci beaucoup pour ce magnifique commentaire. Je suis l’auteur de ce témoignage, j’ai voulu expliquer avec des mots simples l’aventure humaine qu’est la création d’entreprise.

                Votre commentaire me donne envie de continuer à témoigner des différentes étapes de la création de WENES. Parler des hauts, mais aussi des bas, dans le but de transmettre l’envie de créer, d’innover, en bref, de se lancer.

                Explorer la partie humaine de la création d’entreprise permettra au jeunes créateurs de mieux apréhender certaines étapes, au combien fortes en émotion !

                Encore merci,

                Charline Prunier, créatrice de WENES


              • Barbathoustra Barbathoustra 14 octobre 2007 00:04

                « ce beau témoignage qui mériterait d’être affiché dans toutes les écoles de France sans y changer un mot ni même une virgule »

                — >

                Excusez mais ma fille à des parents et elle n’attend pas spécialement apprès vous pour lui inculquer des valeurs morales.

                 smiley


              • Le péripate Le péripate 13 octobre 2007 13:57

                Que de beaux mots ! Rêvons donc d’une France d’entrepreneurs innovants. Amusante l’habituelle plainte contre la lourdeur administrative ( que de papiers à remplir !)accolée à l’autre habituelle plainte patronale,ces aides accordées si parcimonieusement... quoi des papiers à remplir pour que l’Etat me donne des sous ! A part ça, que dire... Ah, si... le cliché sur l’origine du mot travail, « tripallium », soit disant instrument de torture. Eh bien non, « tripallium », c’est bien le trépied, mais dans le sens de ce qui immobilise. C’etait donc la réponse d’un cynique à un béat.


                • Barbathoustra Barbathoustra 13 octobre 2007 14:23

                  Rêvons donc d’une France d’entrepreneurs innovants.

                  — > Comme au vénézuala, 2eme pays au monde par son nombre de créateurs d’entreprises/habitants.


                • Jerome Bondu Jerome Bondu 14 octobre 2007 22:03

                  J’ai vérifiée l’origine étymologique du mot travail avant d’en faire la référence dans cet article. Il y a différentes acceptions au mot (notamment celle que vous citez).

                  Néanmoins, celle d’instrument de torture est réelle (et loin d’être un lieu commun). Alain Rey, dans son excellent « Dictionnaire historique de la langue française » commence ainsi l’explication du mot travailler « Est issu d’un latin populaire »tripaliare« littéralement »tourmenter, torturer avec le trepalium« du bas latin trepalium nom d’un instrument de torture ». Plus loin il continue « En ancien français, et toujours dans l’usage classique, travailler signifie »faire souffrir« ... ». Je vous fais grâce du reste (il y en a une page et demie).

                  Cordialement,

                  JB


                • Barbathoustra Barbathoustra 13 octobre 2007 14:03

                  Etre patron, implique une connotation d’exploitation des autres

                  — >

                  C’est faux puisque les Français sont 70% à rêver de créer leur entreprise. C’est justement là ou se situe le problème ( s’il en est un ) : contrairement à ce que racontent les libéraux, les Français ne sont pas collectivistes ; ils sont au contraire très individualistes. Ils ont donc tendance à rejetter naturellement tout travail de masse ; c’est à dire toute forme de travail impersonnel qui par définition est anti-individualiste. Le problème de la France, c’est qu’il y’a trop de bergers pour pas assez de moutons.


                  • Barbathoustra Barbathoustra 13 octobre 2007 16:01

                    Vous le dites vous même :

                    « Une sensation de liberté où le travail n’est plus une contrainte mais un réel plaisir. »

                    Ce qui signifie clairement que quand vous serez passé du statut de simple créateur d’entreprise à celui d’employeur, vous passerez au stade de celui qui soumet l’autre à une « contrainte » ! Aussi, je me demande pourquoi vous déplorez que les patrons soient perçus comme des exploiteurs, puisque vous ne faites que confirmer. Celà ne veut pas dire que je sois contre les « exploiteurs » ; je trouve simplement étonnant qu’ils ne l’assument pas.


                  • marionnah 31 juillet 2008 05:55

                    je suis VDI (vendeur direct independant ) dans une société internationale de téléphonie , je me rends compte que les gens sont tres individualistes ,dans le sens où lorsque vous parlez de soutien et d’aide , dejà ils ont peur § !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!??????????pourquoi ????????????
                    parce que chez nous en France on est soupçonneux de tout ...
                    si je vous dis que vous pouvez gagner de l’argent en créant votre reseau , que l’investissement sera minime et que le seul travail que vous aurez à fournir sera de trouver 40 points clients de telephonie (ex un abonnemnt + la preselection sur du fix =3points clents )et que vous n’aurez ensuite qu’à proposer à quelques personnes de vous suivre dans votre demarche pour que chacune d’entre elles vous aide à agrandir votre reseau , en echange de quoi vous recevrez a la fois des primes pour l’aide que vous apporter a la societe avec laquelle vous bossez , et que sur le long terme vous toucherez des lors que vous avez vos 40 points clients un revenu residuel ...sur le volume de facturation de votre reseau ...que vous avez le moyen des le 1er mois de vous remboursez votre mise de depart (je l’ai fait ...tout le monde peut le faire ...)et ce pour chacune des personnes qui rentrera dans votre reseau ...
                    alors je sais vous etes en train de vous dire c’est pyramidal ....
                    mais non , ce n’est pas pyramidal , chacun est autonome et peut ou pas réussir ...
                    rien n’est garanti , si vous ne vous bougez pas vous ne gagnerez rien ...la pyramide c’est illegal , on met de l’argent dans un systeme et qq un rafle la mise c’est jamais vous bien sur ... ;
                    ici je vous parle d’un vrai job avec une legislation bcp plus simple que lorsqu’on crée une entreprise traditionnelle , avec un formulaire special d’impot , vous inquietez pas ,c’est tres avantageux ,mais y à quand meme des impots ....avec des formations professionnelles accessibles et gratuites , avec de la documentation et surtout vous ne vendez pas une assurance hypothetique qui ne fonctionne pas le moment venu où vous en avez besoin ...vous proposez un service , vous n’encaissez rien , vous ne stockez pas de produit , vous ne faites pas d’avance sur stock , pas de local , simplement il faut en parler a tout le monde sans a priori .... apres tout on ne pas savoir si la personne qu’on a en face n’a pas envie de faire autre chose de sa vie ?
                    et là vous pensez Secte ....
                    pourquoi les français sont ils aussi betes ....
                    moi je me suis dit je ne peux plus avoir de travail traditionnel , parce que je suis malade et vivre comme une peuchère c’est pas moi ....alors secte ou pas secte , si je peux me faire du pognon pourquoi me gener ?
                    or il se trouve que c’est loin d’etre une secte , qu’on gagne de l’argent et meme beaucoup d’argent si on bosse un peu et que c’est tres sympa comme activité ...
                    alors moi je me pose la question , si les gens n’ont pas d’argent , si les gens ont tant envie de creer quelque chose , si les gens en ont marre de bosser pour une misere , si les gens en ont assez de leur patron etc ...pourquoi ne sont ils pas plus nombreux a me suivre lorsque je leur propose une activité remuneratrice sans gros investissement , sans diplome , et sans contrainte ?
                    parcequ’il sont : 1 pas malin 
                     2 fainéants 
                     3 des moutons incapables de se lancer dans quoique ce soit ...
                    en attendant sachez que le reseau français compte parmi les meilleurs mondiaux de la société qui n’est en France que depuis 2004 ....or on a réussi a dépasser les américains sur leur propre terrain de jeux ...
                    on est les meilleurs et bons nombres de nouveaux riches français sont issus de cette société cette année ...
                    alors pourquoi pas vous ?
                    n’importe qui peut devenir VDI meme les fonctionnaires depuis cette année peuvent acceder a ce statut ...
                    je connais des gens qui ont multiplié par 20 leur salaire en 2 ans d’activité ....2 ANS = Salaire X 20
                    est ce que vous réalisez .... ????....
                    cette personne etait prof d’espagnol et elle a gagner l’ete dernier 21000 euros pour son activité au mois de juillet ????????????????????????????????????????????????
                    vous n’y croyez pas ??????????????????????????????
                    moi j’ai vu les fiches de paye ...............................
                    et c’est pas la meilleure .....
                    dans le sud de la France un gars qui n’avait plus de toit depuis qq temps ...a réussi a gagner des sommes astronomiques en qq mois ...
                    je connais un gars qui travaille dans cette boite qui peut se payer une ferrari neuve tous les 18 jours ....
                    qui dit mieux ?
                    alors si vous avez envie de gagner votre vie vraiment il y à de quoi faire ....
                    ecrivez moi si vous souhaitez essayer de changer de vie ....


                  • haddock 13 octobre 2007 16:29

                    Sur Agoravox on ne voit pratiquement JAMAIS d’ entrepreneurs parler de leur vie , et savez-vous pourquoi ? Ils sont tous en train de bosser et ont pas le temps de venir ici .

                    Barba , mettez-vous à votre compte pendant 10 ans et ensuite vous revenez débiter vos âneries .

                    Haddock , à son compte durant 33 ans , maintenant à la retraite .


                    • Baltar 13 octobre 2007 19:22

                      Et bien je vais parler de la mienne de vie :)

                      Le terme « entrepreneur » doit être nuancé entre deux extrêmes : celui qui se met à son propre compte pour dispenser une prestation purement intellectuelle et celui qui se doit d’avoir des locaux, du matériel et des salariés.

                      Comme j’ai du temps pour venir sur AgoraVox, il va de soi que je suis dans le premier cas. Je vais donc me limiter à cette définition de « l’entrepreneur ».

                      Les démarches administratives sont en effet très rapides. La comptabilité est relativement simple (une ou deux facturations par mois). Pour ma part, j’ai un réseau de trois quatre amis qui m’assurent des missions qui souvent durent au moins un an.

                      Je m’attends à ne pas avoir de mission un jour ou l’autre : dans ce cas je repasse salarié dans un cabinet de conseil le temps de retrouver une mission en mode libéral.

                      Ma nature est d’être indépendant et entrepreneur depuis ma scolarité : cela ne s’invente pas du jour au lendemain. Depuis le début de ma carrière, j’essaye de me construire des compétences à valeur ajoutée, des « niches commerciales » diversifiées pour intervenir de manière très large chez mes clients. Ainsi je peux transiter d’un projet à un autre sans trop de mal. Il faut se rendre visible et rester à l’écoute du besoin.

                      Puisque je ne fais que de la prestation intellectuelle et opérationnelle, mes charges de travail sont normales. J’ai mes soirées et mes week-end comme tout le monde.

                      Après avoir connu le salariat, je ne comprends pas pourquoi tant de consultants n’optent pas dès leur début de carrière pour un mode libéral. Ce comportement est certainement dû à une forme de conditionnement social et scolaire. Les gains sont au moins multipliés par deux, voire bien plus. La marge que se font les grands groupes est énorme. Ce sont des pompes à fric au détriment de la France et au détriment de la motivation ambiante.

                      Pour s’en sortir il faut penser très tôt à se créer des réseaux, et les maintenir. Ecarter les faux amis qui ne voient en vous qu’une vache à lait potentielle.

                      La précarité est un terme négatif dans les discours sociaux. Que nenni ! Pour les personnes ayant le goût de l’autonomie, de l’implication, pour ceux qui ont besoin d’être porteur de leur propre image, le risque de la précarité est un boost et non pas un frein.

                      Les services Achats passent par des contrats cadre pour ne retenir que deux ou trois cabinets de conseil (ATOS, Cap Gemini, Accenture, Altran, SQLI, SOPRA, Unilog). Ainsi ils peuvent jouer sur les effets de masse et un système bien rodé pour faire baisser les prestations. Le seul critère est l’argent : peu importe la qualité du service et la réussite des projets. Ces cabinets, mis à part les aspects juridiques et des facilités de mise en relation, n’apportent absolument rien de plus en comparaison d’un réseau de prestataires indépendants. Mon expérience prouve que les indépendants sont aussi pérennes dans le temps que les salariés alors que les consultants salariés ont tendance à un turn over de quelques mois, n’hésitant pas à demander un changement ou à démissionner à la première occasion. A l’inverse l’indépendant restera longtemps de par sa situation précaire, tout en fournissant la meilleure qualité de service. Et pour les Achats : les indépendants aussi sont propices à la négociation.

                      Les cabinet de conseil sont de très bons commerciaux par contre. Ils dégagent l’idée d’un vivier de compétences pour convaincre le client que la taille du fournisseur est primordiale. Théoriquement ce pourrait être vrai. Dans la pratique c’est complètement faux. Les nombreux consultants que j’ai croisé me confirment à chaque fois qu’il n’y a pas de « méthode » dispensée et partagée par un cabinet. Les consultants ne sont formés que sur des thèmes relatifs à la communication ou à la prestation de service. Mais ce genre d’acquis est de la forme plus qu’autre chose. Sur l’opérationnel, quasiment rien n’est proposé en interne du cabinet. Il s’agit d’un retour général sur ce que j’ai pu analyser en six ans. Et je parle des grands cabinets, pas des petits.

                      Cette situation des Achats et des grands cabinets, à qui la faute ?

                      Ni aux indépendants sachant tirer leur épingle du jeu de système des achats / cabinet : moins nous sommes, plus nombreuses seront les opportunités.

                      Ni aux achats et aux grands cabinets qui jouent simplement le jeu de remplir leurs objectifs financiers.

                      Ni aux consultants des cabinets qui se font pomper de l’argent par souci de sécurité de salaire (c’est un choix regrettable, mais c’est leur choix).

                      La faute aux autres entités de l’entreprise. Elles se font refourgués des consultants lambda sans souci de crédibilité. Au final c’est au petit bonheur la chance. Parfois cela marche, parfois cela échoue. C’est à eux de convaincre les Achats de changer leur politique de choix et d’ouvrir les accès aux indépendants. La systématisation des contrats cadre est une abbération sauf si l’économie de moyen est la politique de l’entreprise : dans ce cas, le mieux est d’arrêter les projets et faire semblant d’exister. Bonjour la motivation.

                      Il y a une grande hypocrisie dans l’entreprise à ce sujet.

                      Dans mon périmètre, j’essaye de changer la donne en expliquant ces mécanismes. J’ai l’espoir qu’un jour le mode libéral prenne son essor dans l’entreprise. C’est un gage de réussite de la France entreprenante.


                    • Baltar 13 octobre 2007 19:35

                      J’oublié de parler d’ATOS !

                      Il y a un peu plus d’un mois, ce grand cabinet de conseil a envoyé un email à 700 de leurs consultants en leur annoncant qu’ils étaient élus ... soit pour partir en province avec une réduction de salaire, soit pour rester sur Paris avec une réduction de salaire. Oui, oui vous avez bien lu !

                      Il s’agit d’un PSE : Plan de Sauvegarde de l’Emploi.

                      Ces 700 élus ont reçu dans la même journée un email du service recrutement annoncant des recrutements massifs en 2008.

                      Je ne connais pas les critères pour ces « élections » mais comme par hasard ceux que je cotoie sont agés.

                      ATOS n’est pas en difficulté financière loin de là. Par contre, la rumeur est qu’il risque de se faire racheter par un fond d’investissement Chinois ou Américain d’ici peu. Allez hop, un petit burshing avant l’enculade (oups pardon ...).

                      Pour dire au final que la sécurité des salaires et de l’emploi au sein des grands cabinets de conseil, cela me fait bien rire. Il y a quelque chose de malsain dans ce monde.


                    • Barbathoustra Barbathoustra 13 octobre 2007 23:16

                      Je suis prof de piano à mon compte et ce depuis 1994 mon capitaine. Pour les anneries, sachez que je les ai empruntées à Nietzsche et de sa critique de l’individualisme entre autre chose. Il est vrai que le chef d’entreprise n’a hélas que rarement le temps de philosopher.


                    • Barbathoustra Barbathoustra 13 octobre 2007 23:40

                      Monte ta boite ! C’est presque devenu une injonction ; monte ta boite ! Oui mais de quoi ? On s’en fout ; monte ta boite !

                      Je voyais encore hier une charmante dame au zapping de canal+ nous raconter que ce dont rêvent les jeunes des cités, c’est de créer leur propre entreprise ( ce qui au passage est inférieur à la moyenne nationale qui est de 70% ). C’est juste ridicule. Quelqu’un a dit à cette dame que ce que veulent tous ces jeunes ; c’est créer une ligne de sportswear et que ce marché est déjà saturé ?


                    • Barbathoustra Barbathoustra 13 octobre 2007 23:44

                      Ce sont des pompes à fric au détriment de la France et au détriment de la motivation ambiante.

                      — >

                      C’est encore une fois ce que je dis plus haut ; le travail de masse est anti-individialiste. Le malaise dans les entreprise ne viens pas d’ailleurs. Personne ne rejette le travail quand celui ci est personnel.


                    • tvargentine.com lerma 15 octobre 2007 00:24

                      pour @Baltar

                      Pourrez t-on discuter car ce que tu dit est vrai et peut etre pourrions nous échanger des infos

                      Michel.lerma@tvargentine.com

                      Merci pour ta contribuation


                    • haddock 14 octobre 2007 08:11

                      à Barba

                      Si tu plonges longtemps ton regard dans l’âbime, l’âbime te regarde aussi. »

                      Une citation de Nietzsche qui illustre vos commentaires . Vous avez la tête dans l’ âbime . Ca âbime .


                      • Lucrezia 14 octobre 2007 08:36

                        En France, il vaut mieux gagner au loto, ou bien gagner des millions dans le show-bizz ou encore être un milliardaire nanti intello de gauche, tel BHL ... que d’être un créateur d’Entreprise qui, à partir de rien, a créé et développé une activité qui permet de faire vivre des familles ... Le créateur d’Entreprise reste aux yeux des la Gauche et surtout de l’extrême Gauche, l’exploiteur de ses employés ...Le patron « voyou » qui s’en met plein les poches ... Pourtant au rythme ou sont délocalisés les emplois de production et bien d’autres encore, ne devrions-nous pas remettre au goût du Jour, l’incitation à la créativité industrielle ? Parce que sinon, les Français ne vont-ils pas devoir passser de gré à la semaine des 22 Heures ?


                        • haddock 14 octobre 2007 08:54

                          Me fait bien rire celui qui parle de patron exploiteur , s’ il ne veut pas être exploité il se met aussitôt à son compte , mais dans ce cas il ne suffit pas de parler , là il faut agir , avoir des résultats .

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