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Accueil du site > Actualités > Economie > La crise de l’euro : crise européenne

La crise de l’euro : crise européenne

Depuis la naissance de l’euro, les discours officiels, tant au niveau de la Banque Centrale Européenne que des politiques étaient unanimes sur un point : l’euro, cette monnaie dite unique qui n’est que celle de 16 des 27 Etats membres de l’Union européenne, allait apporter paix, stabilité et prospérité.

La réalité depuis le 1er janvier 2002 est bien éloignée de ces discours officiels : le chômage est massif, la précarité a explosé, le niveau de vie de la majorité des citoyens de l’UE s’est dégradé et, maintenant, l’euro, comme monnaie, est entré dans une crise majeure qui remet en cause l’intégrité de sa zone monétaire, voire, à terme, son existence.

La Grèce, le Portugal, l’Espagne, les comptes falsifiés et les déficits publics

La crise de l’euro est, à l’évidence, une expression (et non une conséquence) de la crise du système financier et monétaire international, crise qui n’est nullement terminée, ni dans son cours propre, ni dans ses conséquences.

A ce jour, 3 pays membres de la zone euro, du fait de leurs déficits publics et de leur endettement colossal qui en résulte, le tout aggravé souvent par des comptes publics falsifiés depuis des années, menacent l’euro et ouvrent la voie à sa régression, voire menacent son existence même.

Il est donc avéré que l’euro, cette monnaie présentée comme devant avoir des vertus miraculeuses, censée protéger les économies nationales des pays de l’UE, est devenu un motif d’inquiétude, et même, pour parler clairement, la cause d’une crise européenne qui ne fait que commencer.

Rappelons que cette monnaie commune, entre autres conditions de création, devait être la monnaie de pays dont le déficit public annuel ne devait pas dépasser le chiffre de 3% de leur PIB (Produit Intérieur Brut) et la dette publique plus de 60% de ce même PIB.

D’ores et déjà, ces critères dits «  de Maastricht  » sont de facto non-respectés par la majorité des Etats membres de la zone euro, soit 16 pays sur les 27 membres de l’UE. Quant à la plupart des pays qui frappent à la porte de cette zone, leur situation financière n’est pas des plus brillantes non plus.

Pour l’heure donc, 3 pays semblent déjà avancer vers une crise majeure interne qui va toucher, de fait, toute la zone euro : la Grèce, le Portugal et l’Espagne.

Mais, ceux-là même qui les désignent comme des responsables, voire des coupables fautifs sont souvent eux-mêmes dans des situations qui tendent à approcher, voire dépasser les déficits et la dette de ces 3 pays.

Parmi les Etats qui, maintenant, participent à l’émergence d’une crise de l’euro et à une possible dislocation de la zone euro, avec des sorties possibles, sous la pression des faits, de cette zone, on peut rajouter, avec d’autres, la France, tandis que l’honnêteté des comptes publics de l’Italie n’est pas considérée comme une chose vraiment acquise !

La France dont le déficit budgétaire, hors autres déficits publiques, atteint les presque 8%, est devenue un maillon faible de la zone euro et une source de détérioration de la situation de cette monnaie. Et 2010 s’annonce encore pire, avec 9,2% selon les estimations les plus optimistes !!!

3 Etats maillons faibles aujourd’hui, combien demain ?

Certes, en apparence, et sous la réserve que les comptes publics annoncés reflètent la réalité des choses, il reste un noyau dur dans la zone euro : son cœur en est l’Allemagne, avec à ses côtés la Hollande et l’Autriche, deux Etats dont l’influence potentielle sur les évènements en cours est des plus réduites.

Mais, pour les autres Etats de la zone euro, la circonspection demeure : si la Belgique ne semble pas, pour l’heure, être une source de danger, la situation en Slovaquie, en Italie et en Irlande du Sud présente de nombreux symptômes avant-coureurs de difficultés à venir.

A ces difficultés évidentes à ce jour ou prévisibles sans être extralucide en économie, s’ajoute une autre, qui menace de faire éclater cette zone euro et donc de la conduire à sa perte sous sa forme actuelle : l’Allemagne, et avec elle, l’Autriche et la Hollande, ne veulent pas ou ne peuvent pas soutenir les Etats membres de la zone en crise.

En clair, la solidarité entre membres de la zone euro, base essentielle de la solidité et de la pérennité de l’euro, est absente.

Ce que l’économiste, en général excellent prévisionniste des questions- et des problèmes- de l’économie mondiale, Nouriel Roubini, exprime ainsi : « Nous pourrions observer une scission de l’union monétaire"- il parle de la zone euro- "avec une bifurcation entre un centre solide et une périphérie plus faible".

Certes, Monsieur Trichet, de la BCE, essaie de conjurer le sort ou plutôt d’écarter par des mots le spectre de cette scission au sein de la zone euro qui frapperait celle-ci à mort. Il sait aussi que d’autres pays de la zone euro sont dans une situation qui tend à s’approcher ou dépasser celle de la Grèce, du Portugal et de l’Espagne.

Monsieur Trichet vise notamment le déficit et la dette des Etats-Unis. Mais, Monsieur Trichet n’est pas un exorciste très efficace et son bon sens est ici limité. En effet, la question des déficits et de la dette des Etats-Unis n’a rien de commun avec les problèmes de la zone euro, du fait de la place économique des Etats-Unis comme première puissance économique mondiale et par le statut international de sa monnaie, le dollar.

Par ailleurs, si on analyse la situation de manière plus internationale, on constate que l’Union européenne se marginalise par rapport au reste du marché mondial, tandis que des nouveaux géants apparaissent : Inde, Chine, Russie, pour ne citer que les plus grands. Des nouveaux géants économiques qui ont certes leurs propres difficultés, mais dont la croissance permet pour le moment de financer sans difficulté d’éventuels déficits publics.

Le Japon est exclu de cette liste de géants économiques, bien qu’il soit la deuxième économie mondiale, du fait de ses ennuis actuels, qui ne font qu’apparaître et commencer. Ennuis qui risquent aussi de peser sur d’autres économies, y compris en zone euro car ce pays asiatique est menacé de graves problèmes financiers et économiques dont les observateurs des affaires du monde commencent à s’apercevoir, certes un peu tard !

Bilan présent et perspectives d’avenir pour la zone euro

Le tableau de la situation de la zone euro qui apparaît est clair : une crise annonciatrice de ravages dévastateurs, avec de terribles conséquences sociales et politiques, a pris son essor et se développe chaque jour. L’euro n’a pas accompli de miracle, la solidarité au sein de la zone est inexistante, et la BCE ne sait pas comment elle pourrait endiguer cette crise, si d’ailleurs même elle le pourrait.

Première conséquence évidente : l’euro se déprécie face au dollar, ce qui pourrait être une bonne nouvelle pour les exportateurs en temps «  normal ». Mais, cette baisse n’est pas due à une situation conjoncturelle, mais à une crise structurelle de la zone euro. La confiance part en miettes. Et les Etats tirent chacun de leur côté, sans que la BCE puisse jouer un rôle stabilisateur ou de secours réel.

Les perspectives sont en gros celles que résume bien Nouriel Roubini, cité plus haut.

La zone euro est entrée dans une crise de dislocation inexorable. Un effondrement de l’euro est inscrit à l’ordre du jour des évènements prévisibles. Des sorties de la zone euro deviennent non seulement un scénario possible, mais même probable, non par choix politique, mais sous la pression des évènements.

Ces sorties de la zone euro, en théorie impossibles selon les accords signés, sont inscrites dans le processus de crise actuelle. Les faits sont plus forts et têtus que les textes juridiques en papier signés par des gouvernants.

Ce qui est en cause de manière plus essentielle derrière ces processus de toute manière inévitables à terme plus ou moins proche est la capacité des Etats à gérer, pour les pays sortants et les restants qui en subiront le contrecoup inévitable, les situations inédites et complexes qui en résulteront.

Là est le nœud de notre avenir collectif, enfin au moins en Europe.


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67 réactions à cet article    


  • Philippe Vassé Philippe Vassé 3 février 2010 10:39

    Chantecler,

    Votre commentaire exprime un point de vue fort légitime, notamment sur le côté « grande arnaque ».

    Ceci étant, les choses sont plus complexes que des concurrences entre « vertueux » et « non-vertueux ».

    La racine des problèmes actuels, en partie au moins, est à chercher dans une monnaie qui est commune à 16 Etats aux politiques différentes, voire contradictoires, quand les comptes ne sont pas de plus falsifiés depuis des années.

    De façon claire, l’euro est d’abord la victime d’un supplice d’écartèlement qui était prévisible selon tous les schémas économiques classiques du capitalisme qui posent comme principe : un Etat, une monnaie.

    Là, ce sont 16 Etats avec une monnaie commune, et cette monnaie s’effondre.325 millions de citoyens sont touchés et ce n’est qu’un début...

    Bien cordialement,


  • ZEN ZEN 3 février 2010 10:39

    Bonjour, Philippe
    Ce n’est pas bien de prendre le contre-pied de Trichet et Lagarde ! smiley
    Roubini aurait-il raison une fois de plus ?
    Je le crains..
    Restons zen smiley


    • Philippe Vassé Philippe Vassé 3 février 2010 10:51

      Cher Zen,

      Il est vrai que Roubini et quelques nombreux autres avec lui prennent le cher Trichet et DSK (entre autres) à contre-pied.

      Comme vous, cela me rend triste pour eux. Mais, les faits, outre qu’ils sont têtus, sont plus forts et plus réels que les paroles.

      Une preuve nouvelle est ainsi apportée que la vérité ne sort pas de la bouche des puissants du moment, mais bien des réalités économiques, sociales et politiques.

      Je sais que ce n’est pas bien pour les faits de faire mentir MM Trichet et Strauss-Kahn par exemple.

      Je vous prie donc d’excuser avec humour et un bon esprit civique les gifles que les faits distribuent à ces grands hommes si petits maintenant.

      Comme aurait dit un supplicié ; "Pardonnez-leur (aux faits réels) car ils ne savent pas ce qu’ils font (décrédibiliser des mammouths de la pensée fictive).

      Bien amicalement,


    • Philippe Vassé Philippe Vassé 3 février 2010 11:39

      Le Furtif,

      Effectivement, les rondelles de saucisson, coupées avec adresse et tendresse, peuvent parfois cacher la vue si on les place devant les yeux au lieu de les manger, comme cela devrait être le but habituel.

      Depuis le 1er janvier 2002, que de rondelles de saucisson aveuglantes ont été mal placées et utilisées. A croire que certains ont privilégié, avec un certain manque de prudence, l’aveuglement volontaire afin de lutter, peut-être, contre l’obésité....

      Votre remarque est vraie et pleine de bon sens. Ne dit-on pas dans les milieux amateurs de bonne chair que dans le cochon, tout est bon ? Encore faut-il le placer dans son palais que devant des yeux...

      Bien humoristiquement et amicalement vôtre,


    • Lisa SION 2 Lisa SION 2 3 février 2010 12:00

      « D’ores et déjà, ces critères dits « de Maastricht » sont de facto non-respectés par la majorité des Etats membres de la zone euro, soit 16 pays sur les 27 membres de l’UE »

      Qui à votre avis, a bien pris soin de proposer des lois innapliquables...Qui à votre avis a intérêt à détruire le dragon européen ?
       
      le ver est dans le fruit
      . Ce sont les députés et la commission européenne qui participent à cette décalcification interne, répondant aux mêmes intérêts que ceux qui ont coupé les ailes, puis sont venus à bout du Concorde, par la hausse du pétrole en 73, et qui ont fait pareil dès son envol, pour nuire au A380.


      • Philippe Vassé Philippe Vassé 3 février 2010 12:26

        Lisa Sion 2,

        Je n’ai pas compris le sens de vos interrogations, qui remontent jusqu’en 1973 et évoquent le Concorde.

        Concernant le « dragon européen », si c’est une expression imagée qui décrit la zone euro, la réalité est plus proche de « grosse baudruche qui se dégonfle », voire de « grenouille qui voulait devenir un boeuf et reste grenouille ».

        Quand des économies sont en déclin, les réunir sans que le développement de ces économies soit l’objectif central, revient seulement à associer les difficultés et conjuguer les problèmes, donc les collectiviser sans les résoudre.

        Une économiste taïwanaise propose une image plus vraie : « la zone euro ressemble à un bateau avec un équipage de 16 membres qui font tous n’importe quoi et dont plusieurs ont creusé des gros trous dans la coque, trous que les autres ne veulent et ne peuvent pas reboucher ».

        Cela fait longtemps que l’Europe n’est plus un dragon économique. Aujourd’hui, la réalité le montre avec force et le monde entier en prend vraiment conscience (annulation du sommet USA-UE).

        Bien cordialement,


      • Lisa SION 2 Lisa SION 2 3 février 2010 12:58

        " Cela fait longtemps que l’Europe n’est plus un dragon économique. Aujourd’hui, la réalité le montre avec force et le monde entier en prend vraiment conscience " Bien sûr, mais parce que les acteurs sont en fait des lobbys mondialisateurs inféodés.

        Regardez les problèmes qu’ont rencontrés nos projets aéronautiques et le parallèle avec les conjoncture défavorables, notamment en courbes du prix du baril, et vous verrez comment les spéculateurs se sont toujours acharnés contre l’expansion de l’Europe...


      • Lisa SION 2 Lisa SION 2 3 février 2010 13:14

        Philippe Vassé,

        regardez ce lien très intéressant qui relate dans le détail des entreprises qui quittent la France depuis 2008 : http://maps.google.com/maps/ms?hl=fr&ptab=2&ie=UTF8&oe=UTF8&msa=0&msid=106468196104779563781.00045a2a5e1c2cf69d5d4&ll=46.988988,1.955652&spn=8.033979,11.664219&source=embed

        Il ne s’agit pour la plus grande part, d’équipementiers automobiles délocalisés des US ( boites automatiques ), et de filiales pharmaceutiques US ( vaccins et autres poisons interdit sur leur terre ). Libre à nous de nous retourner vers les innombrables nouveaux concepts alternatifs, en automobile électrique, logement positif, et médecines humaines pour voir tout de suite refleurir notre économie.

        Il suffit d’y croire, c’est la méthode Coué, celle que je pratique tous les jours pour avoir un mental en béton. http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9thode_Cou%C3%A9 Pour y arriver, il faut absolument résister à tous ceux qui cherchent à tout instant à vous décourager. Ce sont les même qui ne croient pas aux concepts alternatifs.


      • Philippe Vassé Philippe Vassé 3 février 2010 13:20

        Lisa Sion 2,

        Les spéculateurs en général recherchent leurs propres intérêts et obéissent à leurs profits les plus évidents à court terme. Partout et tout le temps.

        Spéculer « contre l’expansion de l’Europe » n’a donc pas de sens commun, pas plus pour l’Europe que pour d’autres pays ou groupes de pays. Les spéculateurs ont besoin pour leurs intérêts d’une économie qui se développe, en apparence au moins.

        Quant à voir une main « invisible » dans les erreurs européennes et les échecs qui en découlent, comme EADS et son A 380 techniquement en retard depuis des années, à part l’incompétence des dirigeants d’EADS, les licenciements qu’ils ont organisés, la sous-traitance catastrophique qu’ils ont voulue, nul ne voit des fautes attribuables à des « méchants » , spéculateurs ou vilains étrangers jaloux de ces désastres programmés !

        Il est comique que, dans tout pays en crise, on cherche en priorité la solution et comment résoudre les difficultés alors qu’en France, certains essaient d’abord d’inventer des faux responsables, dédouanant ainsi les vrais et surtout empêchant une analyse saine des problèmes et leur traitement.

        Au passage, la crise de l’euro ne réjouit pas les spéculateurs comme vous semblez le croire, car beaucoup vont perdre leurs plumes et même leurs fonds complets dans cette affaire.

        Par contre, cette crise va frapper fortement les salariés et tous les acteurs de l’économie.

        Elle se déroule maintenant, et ce qui devrait être l’objectif essentiel pour tout esprit sensé n’est pas de chercher, comme dans l’Allemagne des années 30, des « mains invisibles » à des évènements aux causes limpides, mais de raisonner et de travailler aux solutions qui urgent.

        C’est en tout cas l’essentiel pour 325 millions de personnes.

        Bien cordialement


      • Lisa SION 2 Lisa SION 2 3 février 2010 14:27

        @ Philippe,

        « Les spéculateurs ont besoin pour leurs intérêts d’une économie qui se développe, » Pour que leur économie se développe, ils misent sur la ruine d’autres, comme certains qui brulent dans leur chaudières du blé, quand il est moins cher que le fuel....

        Elle se déroule maintenant, et ce qui devrait être l’objectif essentiel pour tout esprit sensé n’est pas de chercher, comme dans l’Allemagne des années 30, des « mains invisibles » à des évènements aux causes limpides, «  les USA ont augmenté de 1000 % leurs fournitures d’acier vers l’Allemagne dans les années 30. Ceci ne s’appelle-t-il pas de la spéculation sur la ruine  ?

         » mais de raisonner et de travailler aux solutions qui urgent. " j’ai fouillé dans le détail les entreprises citées dans le lien plus haut. Il ne s’agit que de la fin des vieux concepts. Ce qui urge donc, c’est de les remplacer le plus rapidement possible par les nouveaux qui attendent, et que l’opinion publique n’est pas encore prête à accepter, attachée à leurs anciens principes même usés jusqu’à la moëlle...

        avez vous pris le temps de lire ceci ? http://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/le-progres-du-futur-d-aujourd-hui-60268 je le termine par le constat suivant :

        Le rendement d’un moteur central accouplé à tout un système de transmissions jusqu’à la roue, dépense plus de deux fois plus de kilowatts, pour une vitesse deux fois inférieure, et un accélération deux fois plus lente que le moteur dans la roue. Son autonomie devient, au final, deux fois plus courte. En résumé, il y a autant de différence entre la politique actuelle du gouvernement et son concept centralisateur, et la vision qu’offre le futur dès maintenant. Changer le concept des origines des sources d’énergie déplace le centre de gravité vers le consommateur, et donc, le rendement pour celui-ci au détriment du premier, exactement comme avec ces deux modèles... voir la vidéo.

         


      • Philippe Vassé Philippe Vassé 3 février 2010 19:04

        Lisa Sion 2,

        Merci de votre commentaire fort intéressant, mais qui malheueusement ne contribue pas à répondre à la question finale de l’article, donc aux problèmes très concrets qui vont vite et fort se poser.

        Bien cordialement,


      • plancherDesVaches 3 février 2010 12:01

        « l’euro se déprécie face au dollar, ce qui pourrait être une bonne nouvelle pour les exportateurs en temps «  normal ». »

        Je vous laisse apprécier cette extraordinaire phrase....

        Accrochez-vous, les petits gars :
        - quand l’Euro est fort, c’est pas bon.

        - quand l’Euro baisse, c’est bon. Sauf que là, c’est tout de même pas bon...
        Mais faut-il alors sortir de l’Euro pour dévaluer style Zimbabwé... ?????

        Article qui fait en réalité le jeu des US qui pilonnent la zone Euro avec des informations de déstabilisation alors que ceux qui connaissent un minimum ce qui se passe aux US SAVENT que c’est bien pire.
        http://contreinfo.info/breve.php3?id_breve=8618
        « Le projet de budget de l’Etat de New York se traduirait par le licenciement de 19000 fonctionnaires dont 8500 professeurs, 3150 policiers, 1050 pompiers - Mardi, la ville a décidé de fermer 20 écoles, 500 soupes populaires et 15 maisons de retraites (Epoch Times) »

        Et c’est une occasion en or pour les partis d’extrème droite de vouloir AUSSI utiliser la situation actuelle pour faire du populisme.


        • Philippe Vassé Philippe Vassé 3 février 2010 12:16

          Plancherdesvaches,

          Il est juste dommage, pour vous, que vous ne compreniez pas ou ne vouliez pas voir les faits réels dans leurs causes, leurs processus et leurs conséquences.

          Ce regret exprimé, l’article, su vous le lisez bien, n’indique pas que la situation est meilleure ou pire qu’en zone euro ou dans l’UE. Ce n’était d’ailleurs pas son but.

          Ce qui, dans un raisonnement dramatiquement binaire, frappe est l’incapacité ahurissante à juste regarder les faits, seulement les faits.

          Si, encore, en lieu et place de ne pas comprendre les évènements, vous aviez émis un seul argument factuel qui contredise ce que tout économiste un tant soit peu honnête et compétent à compris, votre commentaire serait constructif.

          Enfin, pour mémoire, une situation de crise est d’abord une situation de crise, ce qui est un malheur pour tous les peuples concernés et leurs citoyens.

          Si vous avez le souhait de ne pas laisser ce que vous appelez « populisme » fructifier, il semblerait plus sain de commencer par raisonner et préparer les solutions de sortie de crise plutôt que de montrer une incompréhension totale d’une situation,

          Bien cordialement,


          • plancherDesVaches 3 février 2010 12:41

            Il vous semble plus « sain » de préparer une sortie de crise... ???

            Alors, que vient faire l’Europe là-dedans.. ???

            Car je vous signale que la crise est mondiale. Et, Europe ou pas, les solutions de sortie de crise se feront.

            Et ce que je comprends dans votre article en plus de vos commentaires, est que vous tenez un discours constant de critique de l’Europe et de sa situation, relayant ainsi les « notations » des agences américaines.

            (agences qui n’abaissent en aucun cas les notes des dettes des états américains...)(cherchez l’erreur)


          • Philippe Vassé Philippe Vassé 3 février 2010 13:03

            Plancherdesvaches,

            Il semble que l’avenir des citoyens européens qui sont les victimes d’une crise majeure ne vous intéresse guère, et, que, comme si cela avait un sens, vous essayiez de vous persuader que les problèmes américains sont une consolation pour ceux qui voient leurs économies sombrer (et leurs emplois disparaître).

            Que vient faire l’Europe là-dedans ? Votre remarque est ridicule et vaine.

            Si vous savez lire, la zone euro- qui est en Europe- est entrée en crise structurelle profonde prévisible de longue date. Les pays qui sont dehors sont déjà affectés, mais ont, eux, des marges de manoeuvres que la zone éuro n’a pas.

            Votre souci des agences de notation américaines est comique. Ces agences de notation ne font pas la crise, ils en tirent les analyses prévisionnelles pour les intérêts des financiers internationaux.

            De plus, les pires notations sur l’économie européenne et japonaise viennent des agences européennes et japonaises !

            Si vous réfléchissez sereinement, sans affect inutile vis à vis des Etats-Unis ou de leurs agences de notations, vous aurez vite compris que la dette américaine est financée depuis ses origines par le monde entier (Bretton Woods et le 15 août 1971, cela devrait vous rappeler des choses).

            Donc, comparer la situation de la dette en zone euro avec la dette américaine est une absurdité totale.

            De manière imagée, cela revient à affirmer que le poids d’une carapace d’escargot est la même chose pour un escargot et un rhinocéros. La différence saute aux yeux des plus nuls en économie.

            Sortir des schémas binaires est vraiment si difficile ? Constater des vérités est-il un délit moral à vos yeux ? Et pourtant, les faits et les chiffres sont là, indéniables et réels.

            Si vous ne voyez pas que la crise de l’euro concerne et touche d’abord les peuples de la zone euro, personne ne peut rien contre votre manière aveugle et dangereuse de penser.

            Car, l’urgence du moment est de préserver 16 pays et leurs 325 millions d’habitants d’un désastre immense qui se profile, et non de se mettre un bandeau d’aveugle devant les yeux pour mieux s’enfoncer.

            Bien cordialement,


            • plancherDesVaches 3 février 2010 14:27

              « Si vous ne voyez pas que la crise de l’euro concerne et touche d’abord les peuples de la zone euro, personne ne peut rien contre votre manière aveugle et dangereuse de penser. »

              Si vous ne voulez pas voir que la crise économique est mondiale et touche tous les pays sur la planète, personne ne peut rien contre votre manière aveugle et dangereuse de penser contre l’Europe.


              • plancherDesVaches 3 février 2010 14:28

                Trés cordialement.


              • Philippe Vassé Philippe Vassé 3 février 2010 19:10

                Plancherdesvaches,

                L’article ayant indiqué d’entrée, dans le chapeau, que la crise de l’euro est une expression de la crise mondiale, votre critique tombe à plat.

                Ce qui est expliqué est que l’euro n’a protégé personne de la catastrophe qui déferle. Parce que justement l’euro ne peut fonctionner comme une monnaie capable d’apporter la prospérité.

                Aucun système de contrôle n’a été créé avec cette monnaie pour en faire une monnaie viable et les politiques ont donné une indépendance mortelle à la BCE tandis qu’eux-mêmes falsifiaient à qui mieux mieux leurs comptes.

                Au final, les meilleurs destructeurs de l’UE et de la zone euro sont ses concepteurs et ses partisans qui ne veulent rien apprendre, ni comprendre des lois les plus basiques de l’économie qu’ils prétendent défendre et promouvoir.

                Bien cordialement,


              • BA 3 février 2010 14:30

                Philippe Vassé écrit : « Ces sorties de la zone euro, en théorie impossibles selon les accords signés, sont inscrites dans le processus de crise actuelle. »


                Le traité de Lisbonne a introduit le mode d’emploi pour sortir carrément de
                l’Union Européenne. Je ne dis pas : « pour sortir de la zone euro ». Je dis bien : « pour sortir carrément de l’Union Européenne ».


                Je recopie le traité de Lisbonne (article 50) :

                Article 50 :

                1. Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union.

                2. L’État membre qui décide de se retirer notifie son intention au Conseil européen. À la lumière des orientations du Conseil européen, l’Union négocie et conclut avec cet État un accord fixant les modalités de son retrait, en tenant compte du cadre de ses relations futures avec l’Union. Cet accord est négocié conformément à l’article 218, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Il est conclu au nom de l’Union par le Conseil, statuant à la majorité qualifiée, après approbation du Parlement européen.

                3. Les traités cessent d’être applicables à l’État concerné à partir de la date d’entrée en vigueur de l’accord de retrait ou, à défaut, deux ans après la notification visée au paragraphe 2, sauf si le Conseil européen, en accord avec l’État membre concerné, décide à l’unanimité de proroger ce délai.






                • Philippe Vassé Philippe Vassé 3 février 2010 19:13

                  BA,

                  Tout cela est exact pour la sortie de l’UE d’un Etat.

                  Malheureusement, pour la zone euro, les textes sont bien plus fermés et ressemblent à une prison dans laquelle on rentre sans droit d’en sortir, sauf en la faisant sauter ou en la détruisant au passage.

                  Bien cordialement,


                • BA 3 février 2010 14:47

                  Certes, la Grèce risque se déclarer en défaut de paiement. Mais où en seront les 11 autres principaux pays de la zone euro en 2014 ?

                  D’après le Fonds Monétaire International, en 2014, quelle sera la dette publique par rapport au PIB ?

                  La dette publique des Pays-Bas sera de 80,9 % du PIB.

                  La dette publique de l’Espagne sera de 81,2 % du PIB.

                  La dette publique de l’Irlande sera de 82,2 % du PIB.

                  La dette publique de l’Autriche sera de 83,7 % du PIB.

                  La dette publique du Portugal sera de 87,5 % du PIB.

                  La dette publique de l’Allemagne sera de 91,4 % du PIB.

                  La dette publique de la France sera de 95,5 % du PIB.

                  La dette publique du Royaume-Uni sera de 99,7 % du PIB.

                  La dette publique de la Belgique sera de 111,1 % du PIB.

                  La dette publique de l’Italie sera de 132,2 % du PIB.

                  La dette publique de la Grèce sera de 133,7 % du PIB.

                  C’est à la page 30 :

                  http://www.imf.org/external/pubs/ft/spn/2009/spn0921.pdf


                  • Philippe Vassé Philippe Vassé 3 février 2010 19:15

                    BA,

                    Tout à fait exact. Et encore, ce sont des prévisions optimistes faites avant la crise de l’euro et sans tenir compte des bilans faux des banques.

                    C’est tout dire en une phrase sur son côté très optimiste.

                    Bien cordialement,


                  • plancherDesVaches 3 février 2010 14:52

                    Un peu d’info complémentaire où l’on comprend à qui rapporte le crime de vouloir tuer l’économie d’un état :

                    http://contreinfo.info/breve.php3?id_breve=8611
                    « Le volume d’émission des assurances contre le défaut des Etats est cinq fois supérieur à celui concernant les entreprises (Bloomberg) »
                    Saint CDS, prions pour votre « fiabilité ».

                    Et donc pas seulement le FMI ni les anti-européens.


                    • Philippe Vassé Philippe Vassé 3 février 2010 19:18

                      Plancherdesvaches,

                      Quel rapport avec les racines de la crise de l’euro, expression de la crise mondiale ?

                      Ce que vous dites est le ba-ba de la finance internationale que l’UE et ses directives, avec la BCE, n’a cessé de favoriser.

                      Après le rapport, où est la logique ?

                      Bien cordialement,


                    • BA 3 février 2010 15:21

                      Je précise que ceux qui ont tué l’économie de la Grèce, ce sont les dirigeants politiques grecs.

                      Les dirigeants politiques grecs ont prouvé qu’ils étaient capables de tuer l’économie de la Grèce tout seuls.


                      • Philippe Vassé Philippe Vassé 3 février 2010 19:20

                        BA,

                        Ce que vous écrivez est une évidence car ce sont bien les dirigeants grecs de toutes couleurs politiques qui ont falsifié année après année leurs comptes publics.

                        Et l’UE qui n’a pas créé de structure adéquate de contrôle !!!

                        Bien cordialement,


                      • heliogabale boug14 3 février 2010 15:30

                        La situation de l’euro est très inquiétante mais vous mettez sous le tapis le fait que le dollar est une monnaie de singe soutenue seulement par la Chine qui ne sait pas quoi faire de ses bons du trésor...j’ai la bonne impression que ces événements qui ne sont pas secondaires sont avant tout mis en avant pour cacher la déroute anglo-américaine. Vous ne parlez pas de la GB dont le déficit public l’année dernière était de l’ordre de 150 milliards de livres et qu’elle eut à plusieurs reprises recours à la planche à billet. On peut parler de la FED qui fait tourner la planche à billets à longueur de journée pour sauver des banques, pour sauver la FDIC ou tout simplement pour soutenir les cours de Wall Street et financer les plans de relance...


                        • Philippe Vassé Philippe Vassé 3 février 2010 19:28

                          Boug 14,

                          L’article est centré sur la crise de l’euro, pas sur les ennuis de la FED et de la Grande-Bretagne, qui ne sont pas membres de cette zone.

                          Leurs problèmes sont bien évidemment très graves, mais ils ont une banque centrale que leurs dirigeants « dirigent ». Et l’usage de la planche à billets est une des possibilités que ces deux Etats ont pour défendre leurs économies. Et les 16 de la zone euro, eux, n’ont aucun instrument pour juguler ou empêcher une crise qui s’avance vite !

                          Ce n’est pas en s’occupant des autres que l’on règle ses propres problèmes, c’est en les regardant en face et en s’attachant à les résoudre.

                          Bien cordialement,


                        • plancherDesVaches 3 février 2010 17:32

                          Je vais vous remettre un peu en question, mais...

                          Il est justement important que nous ne nous levions pas du tout actuellement.

                          D’autres pays hors Europe sont beaucoup plus mal. Il sera toujours temps de compter leurs morts.


                        • Philippe Vassé Philippe Vassé 3 février 2010 19:37

                          Musima,

                          Votre analyse de l’objectif politique de l’UE et de la zone euro est claire et malheureusement globalement exacte, à quelques détails secondaires près.

                          La crise d l’euro risque de déstabiliser totalement la construction bancale et anti-démocratique de cette UE, donc de générer de graves crises sociales et politiques, elles-mêmes porteuses de démocratie, de restauration des modèles sociaux fondés sur le progrès humain collectif et sur des valeurs réellement humanistes.

                          La Révolution de 1789 fut le lever de rideau du capitalisme ascendant et facteur à cette époque d’immenses progrès.

                          Tel n’est plus le cas aujourd’hui, ce qui appelle, comme disait un homme politique célèbre, une seconde Révolution qui assure l’arrêt de la régression actuelle et amorce un nouveau développement cohérent, intelligent et équilibré.

                          Les peuples ne se soulèvent pas par des appels, mais quand leurs aspirations les plus basiques et essentielles ne peuvent plus être satisfaites en rien dans l’ancien état de choses.

                          Bien cordialement,


                        • fonzibrain fonzibrain 3 février 2010 15:59

                          Un petit tour chez Jovanovicfévrier 2, 2010 par fonzibrain

                          ALERTE ROUGE : LA BCE VEUT MAINTENANT SAUVER LES BANQUES EN SECRET !!
                          du 1 au 3 février 2010 : Incroyable info : la Banque Centrale Européenne veut que « la future directive européenne sur la transparence financière autorise les banques centrales à garder le secret sur des plans de sauvetage bancaire lancés en urgence. Il y a lieu de maintenir la confidentialité des informations portant sur les prêts ou les autres facilités de liquidité accordés par une banque centrale, y compris l’aide d’urgence en cas de crise de liquidité, afin de contribuer à la stabilité du système financier dans son ensemble et de préserver la confiance du public en période de crise ». Lire Reuters, merci aux lecteurs. En clair, surtout que le public ne soit pas informé de la panique et que les banques sont en fait ruinées. C’EST DU VOL PUR ET SIMPLE DE LA DEMOCRATIE AUX FRANCAIS. C’est un vrai scandale. Mr Trichet porte bien son nom, il triche, il maquille la situation… Et maintenant il veut empêcher les Français de savoir ce qui se passe dans leur banque !!!! MR TRICHET, VOUS ETES UN NUAGE DE TCHERNOBYL, VOUS ET VOS BANQUIERS TOXIQUES. VOUS AVEZ RUINE LES CLASSES MOYENNES AVEC LE PASSAGE A L’EURO, ET MAINTENANT VOUS LEUR VOLEZ MEME LE DROIT A L’INFORMATION LA PLUS ELEMENTAIRE ! Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2010

                          Et wé, sauve qui peut, tous à la campagne, avec des armes…

                          RECORD ABSOLU D’EMPRUNTS ANGLAIS
                          du 1 au 3 février 2010 : Tous les records ont été battus : 16 milliards de livres ont été empruntés pour le seul mois de décembre 2009 par le gouvernement british, soit 142,5 milliards de livres en un an… On se demande bien pourquoi, puisqu’ils ont aussi fait de la planche à billets et pas qu’un peu… Il y a encore des choses qui m’échappent dans les lois de cette économie « testée pour vous par la République de Weimar »… Mais quel délire les enfants, quel délire ! Lisez ce paier du dailymail pour vous donner une idée. Et cela a fait dire à Bill Gross, le patron de PIMCO (Pacific Investment Management Co Mutual Fund), « n’achetez pas la dette car l’Angleterre est assise sur un lit de nytroglycérine ». Nous voilà rassurés sur la reprise… « The UK is a must to avoid. Its gilts are resting on a bed of nitroglycerine ». Lire aussi dans le Daily Mail. Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2010

                          Lol, on va rire dans les mois qui suivent

                          http://fonzibrain.wordpress.com/

                          et sinon, petite vidéo de paul jorion

                          http://www.seesmic.com/#/video/jPcT1p7pmj/watch


                          • Philippe Vassé Philippe Vassé 3 février 2010 19:45

                            Fonzibrain,

                            Certes, la BCE n’a rien d’une structure qui soit de nature démocratique.

                            Ce que vous exprimez est une chose quotidienne. Ceci dit, si la Grande-Bretagne est assise (ou couchée) sur un lit de nitroglycérine, l’Union européenne est posée sur une bombe thermonucléaire financière que toute panique peut faire exploser avec des dégâts colossaux.

                            L’UE a voulu que le secret règne à la BCE et que les politiques, ni les peuples, via des organismes publics indépendants, ne puissent contrôler les actes et décisions, le résultat est édifiant et explosif. De même que l’UE n’a pas voulu que des structures de contrôle vériifiennt les comptes publics.

                            On a donc cassé le thermomètre et ensuite, on le lisait en ne pouvant connaître la température.

                            Aujourd’hui, la zone euro entière bascule dans la crise dont ses concepteurs originels sont les géniteurs les plus dangereux.

                            Bien cordialement,


                          • fonzibrain fonzibrain 3 février 2010 16:01

                            le lien marche pas 

                            <object width="435" height="355"><param name="movie" value="http://seesmic.com/embeds/wrapper.swf"></param><param name="bgcolor" value="#666666" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashVars" value="video=jPcT1p7pmj&version=threadedplayer" /><embed src="http://seesmic.com/embeds/wrapper.swf" type="application/x-shockwave-flash" flashVars="video=jPcT1p7pmj&version=threadedplayer" allowFullScreen="true" bgcolor="#666666" allowScriptAccess="always" width="435" height="355" ></embed></object>


                            • Bigre Bigre 3 février 2010 16:56

                              > La France dont le déficit budgétaire, hors autres déficits publiques, atteint les presque 8%, .........

                              8 % de quoi ?
                              Dans le sens commun, avoir un budget en déficit de 8 % signifie que les recettes couvrent 92 % du budget et que les 8 % restant seront empruntés.

                              Est-ce bien ce que vous exprimez ? Ou bien le déficit est nettement supérieur et le pourcentage se rapporte, non pas au budget mais à un montant plus fantaisiste à estimer ?

                              Bigre !


                              • Philippe Vassé Philippe Vassé 3 février 2010 19:48

                                Bigre,

                                Avez-vous lu les phrases de l’article que vous citez ? Il est bien question de 8% par rapport au...PIB de la France !!!

                                Votre commentaire aurait dû être précédée d’une lecture sereine et complète avant de le rédiger.

                                Bien cordialement,


                              • Bigre Bigre 3 février 2010 23:32

                                @ l’auteur

                                Mais c’est tout à fait là où je souhaitais vous emmener ! Exprimer ce déficit par rapport au PIB est un moyen de noyer le poisson, de cacher l’ampleur du problème.

                                un déficit de 8 % ...bon, pour le type ordinaire, qui raisonne comme pour son propre budget, ... c’est important mais c’est jouable. Parce que le type ordinaire, dans sa tête, il se dit  :

                                - cette année, je vais avoir besoin de 36000 euros, mon salaire m’en donne 33000, les 3000 qui me manquent, je vais bien les emprunter, me débrouiller, ...

                                Par contre, s’il se dit :

                                - cette année, je vais avoir besoin de 36000 euros, mon salaire m’en fourni 18000, et les 18000 qui me manquent, vu que ça ne represente que 8 % de ma richesse totale (appartement + bagnole + écran plat ), ... la banque va me les prêter, éventuellement avec hypothèque, comme l’année dernière, et rebelote l’année prochaine .... et bien, il risque bien de rencontrer le mur assez vite.

                                Et c’est le message qui est transmis aux gens que je critique, la compréhension simple ou simpliste qu’en ont un (grand ?) nombre de gens. Le déficit n’est pas de 8%, le déséquilibre du budget est de l’ordre de 50 %.

                                Mon exemple, comparant le patrimoine au PIB n’est pas très juste, je le reconnais volontiers. Le premier niveau de compréhension étant atteint, on peut rectifier et préciser.

                                Le calcul du PIB souffre lui même de quelques imperfections (intervalle de confiance ?)

                                Bigre !


                              • Philippe Vassé Philippe Vassé 4 février 2010 00:05

                                Bigre,

                                Ce que vous exprimez sur l’ampleur du déficit budgétaire est très intéressant et riche au niveau argumentaire.

                                J’avoue que j’avais cru que les choses expliquées dans l’article n’étaient pas assez claires. En fait, avec la lumière très pertinente que vous apportez, je m’aperçois que l’article aurait en effet dû intégrer un ratio budget-déficit, afin de permettre une meilleure mesure et compréhension des problèmes abordés.

                                Je vous remercie sincèrement de votre commentaire ici d’une très grande pertinence. Je retiens cet élément de ratio avec son efficacité pédagogique pour les lecteurs et commentateurs.

                                Bien cordialement,


                              • vergobret 3 février 2010 18:28

                                Enfin les faits, rien que les faits, toute la vérité. merci.
                                apparemment tous n’ont pas encore compris ce qu’est l’euro.
                                Analyse du meilleur niv actuellement. Quasiment hors concours, si j’ose dire.
                                merci


                                • Philippe Vassé Philippe Vassé 3 février 2010 19:53

                                  Bergobret,

                                  Merci de votre commentaire. En effet, certains n’ont pas encore compris ce qu’est l’euro, ses objectifs, ses mécanismes auto-destructeurs et sans contrôle.

                                  Il est donc utile d’essayer de remédier à cet état de fait, surtout après 8 années de propagande mensongère sur le sujet, de 2002 avec le maintien de prix stables en la croyance naïve à une monnaie miraculeuse qui protégerait des crises mondiales.

                                  Mais, ke note avec plaisir que les explications limpides, l’exposition des faits, le dialogue serein et cordial permettent de commencer à dissiper les illusions passées.

                                  Bien cordialement,


                                  • vergobret 4 février 2010 00:37

                                    Auteur,
                                    C’est à dire que tt cela est bien stupéfiant, et les réactions de rejet bien compréhensibles (et j’admire votre patiente pédagogie...), ici (esp) je dois batailler ferme pour faire comprendre le pt de vue que vous exposez, avec bcp moins de connaissance, bien sûr, et que c’est l’europe (celle-ci, en tous cas) la responsable, paradoxalement.
                                    Les rebuffades sont sévères, mais suis plus têtu que les faits...

                                    Cordial, pas tjs, tout cela me fout les boules, pardonnez moi. Vous êtes d’ailleurs un des rares avec qui je ne me sois pas disputé en ce lieu...

                                    Le Traité Simple, j’y ai dit non depuis tjs, et suis la lente dégradation de près, c’est dire si votre discours, je l’attendais, j’aurais signé pour moitié moins.
                                    C’est moi qui vous remercie de faire se manifester enfin la vérité, le fin fond de l’histoire, et d’avoir pris la peine de répondre.
                                    Manifestez vous encore, nous serons de plus en plus nombreux à le réaliser, j’en suis convaincu, et convaincu aussi de n’être pas le seul à le penser.
                                    Votre travail ne fait que commencer, si je puis me permettre.

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