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Accueil du site > Actualités > Economie > La crise de l’euro : des dettes et des taux

La crise de l’euro : des dettes et des taux

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Voici une page proposant "en live" les taux d'intérêt de la dette publique cotées sur les marchés de quelques pays européens phares. J'ai repris une idée d'Olivier Berruyer qui lui-même l'avait "honteusement reprise !" de Discotonio sur Aux infos du nain. Je ne sais pas qui a dit le premier que l'Homme n'invente rien, il ne fait que reprendre des idées et les améliorer, mais voici donc ma pierre à l'édifice.

J'ai voulu faire plus concis, plus global et plus synthétique (et aussi plus esthétique..mais les goûts et les couleurs) que mes illustres prédécesseurs. Ainsi j'ai opté pour une présentation tabulaire qui facilite les comparaisons, j'ai ajouté le niveau global de la dette publique (dette aux sens de Maastricht + engagements sur les retraites des fonctionnaires) et son évolution future (uniquement au sens de Maastricht) pour placer les taux d’intérêt dans un contexte économique global en particulier en montrant la soutenabilité de la dette et sa tendance à court terme. J'ai par contre, dans un soucis de lisibilité, fait l'impasse sur certains pays qui ne me paraissent pas clé (Finlande, Autriche...) car petits et ne rencontrant pas de problème de dette. J'ai ancré en deuxième partie un graphique, avec Google stat  comme source, représentant l'évolution de la dette de quelques pays européens significatifs pour mieux visualiser le chemin parcourus par ces pays. Tous les chiffres indiqués en rouge sont cliquables et ouvrent un lien sur le site de Bloomberg (site d'information et de cotations financiers). J'ai choisi cette méthode par défaut car il n'est pas possible (à ma connaissance) de charger directement les chiffres de ce site sur un blog (mais si quelqu'un à une astuce je suis preneur).

 
Les taux actualisés ou en direct sont consultables sur le blog Advocatus Diaboli Capitalis
 
Dettes et Taux
  Situation budgétaire (*) Taux de marché
Pays "core" Dette publique Déficit public Taux 2 ans Taux 10 ans Spread vs RFA CDS 5 ans
(*) En pourcentage du PIB. Dette publique au 31 décembre2011 (OCDE : dette publique au sens large, incluant en particuliers les engagements pour les retraites des fonctionnaires). Déficit public : projection pour 2013 (pays de l'UE : Source "prévisions de printemps" 2012 de la Commission européenne, autres pays : Source FMI).
Allemagne 87,2% -0,7% -0,029% 1,398% - 108,6 Pts
France 100,1% -4,2% 0,234% 2,223% 83 Pts 163,3 Pts
FESF 95,1% Ns 1,11% 3,19% 179 Pts Non côté
Pays "tangents"            
Espagne 75,3% -6,3% 5,302% 6,744% 535 Pts 550,3 Pts
Italie 119,7% -1,1% 3,781% 5,956% 456 Pts 496,3 Pts
Pays "hors-jeux"            
Grèce 132,4% -8,4% NS 26,73% 2.533 Pts Non côté
Irlande 114,1% -7,5% 3,321% 8,207% 687 Pts 523 Pts
Portugal 117,6% -3,1% 8,135% 11,311% 991 Pts Ns
Hors zone euro            
 Royaume-Uni 97,9% -6,5% 0,118% 1,537% Ns 57,4 Pts
 U.S.A. 102,7% -3,75% 0,2386% 1,5463% Ns 46,71 Pts
 Japon 205,5% -7,8% 0,102% 0,747 Pts Ns 96,05 Pts
Comment lire ce tableau.......
La catégorie pays est divisée en quatre. Les pays dit "core" que sont l’Allemagne et la France, sur qui repose la crédibilité de l'euro et sans qui rien ne peut se faire dans la zone euro, aussi bien au niveau économique que politique. Les pays "tangents" qui sont actuellement sous les feux de l'actualité, ces pays ont toujours accès aux marchés pour se refinancer mais pour combien de temps encore ? Les pays "hors-jeux" qui n'ont plus accès aux marchés (ou très partiellement) et qui bénéficient de financement de secours du FMI et d'autres pays européens. J'ai enfin ajouté des pays hors zone euro mais qui font référence (à cause de leurs poids économiques ou de leur valeur symbolique), en particulier le Royaume-Uni, 1ère puissance économique européenne non membre de l'UE, qui participe aux discussions sur les plans de secours aux pays de la zone euro en crise, y contribue quelques fois (quand ses intérêts "vitaux" sont en jeux) et est toujours une référence économique sur ce qu'il faut ou ne pas faire chez les économistes.
 
Je n'ai sélectionné que deux taux de marché - le 2 ans et le 10 ans - mais qui me paraissent suffisant pour avoir une photo parlante des taux auxquels les Etats se financent. Le 10 ans est le taux phare des emprunts d'Etat, le plus important en volume et le plus scruté par les analystes. Il faut savoir aussi que les investisseurs asiatiques sont absents des émissions supérieures à une décade. Le 2 ans est le plus long des taux à court terme ou le plus court des taux moyen terme mais c'est la durée d’émission favorite des Etats qui connaissent un début de crise de la dette et qui se détournent des taux onéreux sur des échéances longues. L'autre grand intérêt du 2 ans est qu'il est un des meilleurs indicateurs que les marchés financiers donnent sur leur perception de risque de faillite d'un pays que le marché. Un taux 2 ans proche du 10 ans est le signe que les investisseurs pensent qu'un défaut est imminent.
 
Le Spread représente l'écart des taux côtés sur les marchés pour les obligations d'un Etat avec le "meilleur de la classe" à l'heure actuelle l'Allemagne pour la zone euro. L'intérêt de ce chiffre est de comparer facilement le surcout de financement d'un pays avec un autre et la prime de risque que les investisseurs réclament. 100 points de base représentent 1%, quand un pays se voit réclamer par les investisseurs un taux de 3% et qu'un autre ne paie que 2%, le spead est donc de 100 points de base. Je n'ai pas indiqué de spread pour les pays hors zone euro car ceux-ci ne partageant pas la même devise et donc ne subissant pas la même érosion monétaire (l'inflation), toute comparaison de taux est très évasive. On n'additionne pas des carottes et des poireaux.
 
Cerise sur le gâteau, j'ai indiqué dans la dernière colonne les cours des CDS (credit default swap, assurance sur impayé de crédit en français). Si ce tableau n'avait comporté que des pays de la même zone monétaire, la zone euro en l’occurrence, indiquer les CDS aurait été superflu puisque les taux reflètent la prime de risque exigée par les marchés. Les CDS permettent, non seulement, de faire des comparaisons avec des pays aux devises différentes mais aussi des évaluations dans l'absolu. Avec des taux d'intérêt on sait qu'un pays a plus ou moins de probabilité de faire défaut qu'un autre alors qu'avec les CDS on a cette probabilité exprimée en pourcentage : Par exemple un CDS 5 ans à 250 points signifie que le pays a au moins 20% de chance de faire faillite dans les cinq années qui viennent.
 

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23 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 21 août 2012 09:36

    voici un petit PPS pour comprendre simplement la dette :

    http://2ccr.unblog.fr/2011/09/18/pps-comprendre-la-dette/


    • Gandalf Claude Simon 21 août 2012 10:18

      Draghi a annoncé qu’il souhaitait mettre en place un processus de rachats de titres de dettes afin de diminuer les intérêts des dettes souveraines des pays que vous appelez « tangents » et « hors-jeux ». Il est bien évident qu’il ne s’agit pas de sécuriser une rente élevée aux investisseurs, puisque le taux d’intérêt est avant tout une prime de risque, ni de faciliter des dérives budgétaires injustifiables. On voit dès lors mal comment un tel exercice pourrait avoir lieu dans le respect de l’indépendance économique des différents gouvernements concernés.


      Enfin, on peut voir que l’envolée de la dette des pays européens n’est pas dû à son système social, mais bien plutôt au coup d’entretien d’une surfinanciarisation de l’économie (maladie capitalistique récurrente : Gênes, Venise, Hollande, UK à travers l’histoire). 

      • TDK1 TDK1 21 août 2012 10:18
        Bonjour,
        Oui oui, le tableau est effectivement intéressant. Nous n’engagerons pas le débat sur « ki k’sé ka kopié sur ki » (le tableau est en ligne sur mon site depuis le mois de mars 2011... http://maviemonargent.info/la-dette-mondiale/taux_des_dettes_souveraines/) avec les 2, 5 et 10 ans en direct (source bloomberg en iframe). L’idée d’y ajouter le cours des CDS est excellente, du coup, p’tet ben que j’va vous « copier ». smiley J’ai ajouté pour ma part l’évolution de la dette des principaux pays et des USA en direct et en valeur absolue et part de PIB... 

        De toute manière, plus nous serons à diffuser cette information, plus la prise de conscience sera importante !
        Cordialement,

        • Le taulier Le taulier 21 août 2012 11:33

          Le truc que je n’arrive pas à faire c’est d’afficher les taux réel en live directement dans mon tableau...j’ai googlé et pas trouvé de solutions.


        • TDK1 TDK1 21 août 2012 11:50

          @ le taulier


          J’ai pas eu le temps d vérifier, mais regarde chez bloomberg, tu dois avoir le chiffre seul sur une partie de la page, tu cherches son code dans celui de la page (clic droit inspecter l’élément) et tu le mets dans ta cellule... Si j’ai cinq minutes, à l’occasion, je regarderai,

          Cordialement,

        • paul 21 août 2012 10:41

          Si on regarde les taux à 10 ans et les CDS 5 ans des pays hors zone euro - R.U., E.U., Japon -
          il faut donc en conclure : vive la planche à billets ?


          • Mich K Mich K 21 août 2012 10:51

            Quid de la légitimité de la création monétaire Ex Nihilo par les banques privées et du prêt avec intérêt dans l’histoire de l’Humanité !???

            Fut une époque ou l’on condamnait moralement le prêt avec intérêt en vue de s’enrichir qu’on apellait l’usure...
            Aujourd’hui la cupidité de chaun en vue de s’enrichir en plaçant son argent est devenue la raison même du système, notre nouvelle religion même ! :->

            Ce système de fou basé sur tout ce bordel informatisé et sur la cupidité de tous est vraiment de plus en plus détestable et inacceptable !!!

            Si on peut défendre le prêt avec intérêt de ce qu’on a en caisse (et encore le débat mériterait d’être lancé), prêter ce qu’on a pas (création) avec intérêt parait en revanche beaucoup moins légitime à mes yeux. C’est pourtant ce que font nos chères banques tous les jours !

            Pour moi, dans tous les cas, les intérêts ne devraient jamais pouvoir aller au-delà de l’inflation à mon avis, ça limiterait déjà beacoup d’appétit voraces et résoudrait pas mal de choses... smiley

            On en est loin avec cette Europe qui fait sommet sur sommet pour ne rien changer depuis 4 ans... On dirait qu’ils attendent que les Peuples leurs disent Merde pour de bon comme c’est de plus en plus probable et palpable !!! smiley


            • Le taulier Le taulier 21 août 2012 11:07

              Tu préconises le retour de la Sainte Inquisition ?


            • Gandalf Claude Simon 21 août 2012 12:18

              " Pour moi, dans tous les cas, les intérêts ne devraient jamais pouvoir aller au-delà de l’inflation à mon avis, ça limiterait déjà beacoup d’appétit voraces et résoudrait pas mal de choses..."

              Je reconnais la validité de cet argument, et si Draghi ne s’y plie pas, je reconnais le droit aux états d’imprimer les intérêts indûment recquis, ou de faire défaut sur ces même intérêts, car ils doivent être considérés comme de la dette odieuse.

            • Le taulier Le taulier 21 août 2012 12:41

              Arrêtez de reprendre en boucle le concept de dette odieuse sans avoir assimiler sa signification.

              Si un Etat emprunte à 4% et que l’inflation est à 3% les 1% de différence ne sont pas de la dette odieuse (et pareil si la différence est de 10 %)


            • Gandalf Claude Simon 21 août 2012 12:54

              Vous niez la souveraineté d’un état, le taulier. Le parasite financier souhaite tuer son hôte étatique et démocratique dans vos revendications. Cela m’étonnerait que vous aboutissiez sur un salut quelconque, sauf à défendre une Europe fédérale encore plus acquise au diktat financier, et très peu démocratique dans ses institutions.


            • Gandalf Claude Simon 21 août 2012 13:08

              Signification de la dette odieuse (source wikipedia  http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_odieuse ) :

              (Depuis les travaux de Sack au siècle dernier, de nombreux auteurs ont travaillé sur le sujet, notamment Patricia Adams, Joseph Hanlon ou encore les Canadiens Jeff King, Ashfaq Khalfan et Bryan Thomas. Le Centre for International Sustainable Development Law (CISDL) a proposé la définition suivante : “ Les dettes odieuses sont celles qui ont été contractées contre les intérêts de la population d’un Etat, sans son consentement et en toute connaissance de cause par les créanciers 3 . Le CISDL définit trois critères qui fondent le caractère « odieux » d’une dette4 :

              • l’absence de consentement : la dette a été contractée contre la volonté du peuple.
              • l’absence de bénéfice : les fonds ont été dépensés de façon contraire aux intérêts de la population.
              • la connaissance des intentions de l’emprunteur par les créanciers.)
              10% sur des bonds du trésor rentrent pleinement dans ce cadre.

            • Le taulier Le taulier 21 août 2012 13:24
              • l’absence de consentement : la dette a été contractée contre la volonté du peuple.
              • l’absence de bénéfice : les fonds ont été dépensés de façon contraire aux intérêts de la population.
              • la connaissance des intentions de l’emprunteur par les créanciers.)

              1- Le peuple grec est consentant puisque la Grèce est une démocratie. Fallait pas voter pour des charlots.

              2- La dette grecque a servie à payer des fonctionnaires en surnombre et à assurer un niveau de vie général plus proche de l’Allemagne que de la Turquie alors qu’Athènes ressemble plus á Ankara qu’à Munich.

              3- Tu crois que les fonds de pensions us des instituteurs ou la Chine savent ce que foutent les Grecs de l’argent qui leur prêtent ?


            • Gandalf Claude Simon 21 août 2012 13:38

              Tout comme la privatisation de la dette sert à occuper d’autres charlots, mais bon, c’est mieux que de fabriquer des bombes ou de glander chez soi parait-il.



            • Mich K Mich K 21 août 2012 13:44

              « Tu préconises le retour de la Sainte Inquisition  ? »

              Toujours les clichés pour éviter tout débat et remise en question des fondements de votre science économique devenue folle !

              Mais il y a un juste milieu Monsieur entre l’inquisition immorale dantan et votre finance moderne devenue folle et incontrôlable !
              Ca s’appelle le retour à la raison et la remise en question de ce qui se dit « science économique »
              Ca s’appelle un changement de paradigme pour arrêter cette société du court terme et du profit qui saccage tout et compromet l’avenir serein de nos enfants...

              Tous ces indices et pourcentage dans vos courbes sur lequelles vous dissertez, c’est du vent dont je mle fout royalement...
              L’urgence pour moi c’est de remettre à plat ce système qui court à sa perte et à la nôtre par la même occasion !

              Mais vous ne semblez pas vouloir spécialement discuter du fond, donc bon tant pis...
              Vive les fonds de pensions, les assurances vie, la spéculation, la Bourse... Viva america quoi !!! smiley


            • Le taulier Le taulier 21 août 2012 11:10

              La dette publique inclue la dette d’Etat et celle des collectivités locales (Länders, communautés autonomes espagnoles, régions françaises, provinces italiennes etc..)


            • TDK1 TDK1 21 août 2012 11:54

              @ Le taulier,


              A deux trois nuances près...
              En France, une partie de la dette de structures para étatiques n’est pas prise en compte. Les retraites dues aux fonctionnaires ne sont pas comptabilisées....

            • Le taulier Le taulier 21 août 2012 12:01

              Je te remercie de la perche que tu me tends. Justement dans mon tableau j’ai repris les chiffres de l’OCDE qui incluent les engagements des Etats sur les retraites et non pas les chiffres « Maastricht » européens qui les ignorent.



            • manusan 21 août 2012 14:07

              Les chiffres les plus importants ce sont les taux négatifs, c’est une information extrêmement grave passée complétement à la trappe par les journalistes, je m’explique :

              un taux zero ça porte un nom, ça s’appelle du cash, ou placement de mémé sous le matelas. Sauf que le cash est un actif et qu’il repose sur la crédibilité des banques de dépôts, si les taux sont négatifs ça signifie que les banques de monsieur tout le monde sont très mal.

              je fais copier/coller Frédéric Lordon qui l’explique très bien :

              http://blog.mondediplo.net/2012-07-23-Peripeties-financieres-Libor-et-taux-d-interet

              Le cash est un actif sans risque, la chose est entendue. Mais, au-delà de l’actif lui-même, le jugement de « sans risque » devrait voir son objet étendu jusqu’aux institutions auprès desquelles le cash est déposé. Or, comme on sait, la santé de ces dernières est de plus en plus sujette à caution – en Espagne, en Grèce, en Irlande au premier chef, mais par voie de conséquence dans toute la zone euro dont les systèmes bancaires sont profondément interconnectés. C’est très bien d’avoir du cash actif-sans-risque au chaud quelque part, mais si le « quelque part » vient à s’écrouler, tout sans risque qu’il soit intrinsèquement le cash se trouvera extrinsèquement volatilisé !

              Mais, demandera-t-on, y a-t-il une différence sous ce rapport entre cash et titres déposés auprès d’une institution financière ? La réponse est oui car même si l’intermédiaire fait faillite, les titres dont il n’est que custodian demeurent ce qu’ils sont, à savoir l’expression d’une relation de crédit entre un créancier (le propriétaire des titres) et un débiteur (leur émetteur) déterminés. La disparition de l’intermédiaire custodian n’atteint en rien cette relation qui se conçoit indépendamment, perdure et continue de produire ses effets (versement du coupon et remboursement du principal) après son éventuelle faillite. Il en va tout autrement pour un dépôt de cash car la monnaie est l’expression d’une créance de son détenteur mais sur toute la société, une créance non assignable, sans débiteur particulier à son autre extrémité.

              En tout cas, la non-préférence pour le cash, alors que ce dernier serait la position rationnelle (de première approximation), est l’expression d’un jugement de défiance porté sur les institutions de dépôt… et, si la nouvelle des taux négatifs semble avoir de quoi faire rire, il n’y a en fait vraiment pas lieu de s’en réjouir.

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