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Accueil du site > Actualités > Economie > La crise des dettes souveraines passe l’Atlantique

La crise des dettes souveraines passe l’Atlantique

La nouvelle est tombée comme un coup de tonnerre hier soir : l’agence de notation Standard & Poors a abaissé à négative la perspective de la note des Etats-Unis. Les bourses mondiales ont immédiatement réagi à ce nouveau développement de la crise des dettes souveraines.

D’Athènes et Dublin à Washington

Cette crise a commencé l’an dernier avec l’explosion des taux auxquels empruntent les Etats de la périphérie de la zone euro, Grèce, l’Irlande le Portugal. Pour éviter qu’ils ne se trouvent dans l’incapacité de financer leurs échéances, l’Union Européenne a créé un fonds leur permettant de se financer à un taux inférieur aux marchés. Mais cette « aide » est assortie de plans d’austérité sauvages qui accentuent la crise et ne résolvent finalement rien au problème de dettes.

Un an après, on constate que ces plans de « soutien » sont un échec : il suffit de regarder à Athènes pour le comprendre. La situation est intenable. L’austérité casse la croissance, qui limite les recettes de l’Etat, fait augmenter les dépenses et donc plombe les efforts de redressement des finances publiques faisant d’autant plus exploser la dette que le PIB recule. La situation de la Grèce est aujourd’hui désespérée et la question n’est pas de savoir si Athènes restructurera mais quand.

Alors qu’on s’attendait à ce que la crise touche l’Espagne, c’est au tour des Etats-Unis d’être touchés. Il faut dire que la victoire des républicains aux élections de cet automne a produit un accord budgétaire où les baisses d’impôt décidées par Georges Bush ont été prolongées contre un maintien de certaines dépenses  : résultat, le déficit budgétaire devrait atteindre 10% du PIB en 2011. Alors que les déficits baissent partout, ils restent abyssaux à Washington.

C’est grave docteur ?

C’est dans ce contexte que la révision de la note des Etats-Unis est particulièrement inquiétante. En effet, la crise de 2008 a montré la capacité auto-réalisatrice du système financier actuel. L’éventuel abaissement de la note pourrait provoquer une hausse des taux, déséquilibrant plus encore les finances publiques du pays, provoquant une baisse de la note. Le cercle vicieux qui avait conduit à l’explosion de la bulle des subprimes pourrait également avoir lieu sur les dettes publiques.

S’agit-il d’un simple avertissement ou d’un prélude à une grave crise, le véritable effondrement du système financier comme le pronostique depuis longtemps le GEAB  ? La crise pourrait-elle avoir lieu dès 2011 ou faudra-t-il attendre plusieurs années ? Il y a un peu plus de deux ans, j’avais pronostiqué comme point de départ d’une nouvelle crise financière un défaut de l’Italie suite à une augmentation des taux consécutive à une hausse de l’inflation, mais c’était en 2016…

Pour l’instant, il faut encore garder la tête froide car la note des Etats-Unis n’a pas été baissée et la Fed semble résolue à tout faire pour éviter une crise. En outre, une crise sur la dette étasunienne serait terminale pour le système financier. Les marchés ont-ils vraiment envie de jouer sur leur propre perte ? Le risque le plus probable reste en Europe, avec cet euro qui impose des politiques intenables à l’ensemble des pays du Sud de l’Europe ou l’Irlande.

Il est probable aujourd’hui que la prochaine crise (terminale ?) du capitalisme viendra d’un défaut d’un Etat. L’Europe semblait en pôle-position avec la Grèce, l’Irlande ou le Portugal. A force de laxisme budgétaire, les Etats-Unis les ont rejoints. Nous n’attendrons sans doute pas 2016…


Les réactions les plus appréciées

  • Talion (---.---.---.136) 19 avril 2011 12:20
    Talion

    Cette annonce résonne comme un tremblement de terre et signale le début de l’accélération de l’effondrement du système (qui lui a déjà commencé depuis la crise de 2007-2008).

    Désormais, le roi est nu et la mise en place d’une politique de planche à billet par la FED qui est dans le même temps le principal acheteur de bon du trésor US (la Chine cherchant à s’en débarasser et le Japon n’ayant plus les moyens d’en acheter) s’apparente à une fuite en avant qui ne peut mener le système Dollar ailleurs que droit dans le mur la tête la première.

    L’impact du tsunami au Japon et de la centrale de Fukushima finira d’achever un monde économique au bord du gouffre car :
    1- Les compagnies d’assurance et de réassurance vont devoir faire face à des obligations astronomique dont l’échéance se situe à l’automne de cette année,
    2- Les besoin de financement du Japon dans le cadre de sa reconstruction vont mécaniquement faire exploser les taux d’intérêt sur les marché,
    3- L’un des trois piliers économiques du monde occidentale vient de disparaitre...

    Bref... Ca va faire très mal et il va y avoir du sang ainsi que de la viande hachée projetés sur les murs !

    Ce n’est d’ailleurs pas une surprise si les métaux remontent actuellement : Les gens commencent progressivement à sortir de la douce léthargie dans laquelle ils ont été plongés depuis les trentes glorieuses (je pense surtout aux baby-boomers quand je dis ça...) et ils paniquent en prennant conscience de la situation catastrophique à laquelle nous allons devoir faire face.
    Conséquence : Les valeurs refuges que sont l’or et l’argent ont le vents en poupe et retrouve le rôle qui a été le leur depuis plus de 4000 ans.

    Pour une meilleur perspective concernant l’état de décomposition avancé du système, rendez-vous sur ce blog :

    http://www.jovanovic.com/blog.htm

    La tragicomédie se poursuit et le conducteur est ivre. Accrochez vos ceintures, le cap de l’automne 2011 promet de déménager !

  • Talion (---.---.---.136) 19 avril 2011 14:04
    Talion

    La seule vrai monnaie éthique et juste dans ce bas monde, c’est le métal précieux détenu physiquement par le citoyen ordinaire, car lui au moins ne peut pas être multiplié à l’infini ni dévalué par l’impression d’une devise en papier qui n’a jamais de valeur que tant que les pigeons continuent à y croire.

    On est dans la pire crise économique de l’histoire... Les placements les plus sûr seront donc :
    1- Le petit lopin de terre avec un potager, quelques poules et des lapins,
    2- De la bouffe en conserves et des biens de première nécessité stockés à la cave,
    3- Le métal précieux qui garde une valeur intrinsèque et est facilement échangeable (ce n’est pas pour rien que c’est resté la monnaie universelle de ce monde durant plus de 4000 ans),
    4- L’huile de coude, l’expérience des anciens et la force de travail des jeunes de votre cercle familial.

    Le reste c’est du virtuel et surtout ça ne se mange pas.

  • Talion (---.---.---.136) 19 avril 2011 13:56
    Talion

    En fait, Jovanovic encourage plutôt l’achat d’argent dont la demande est très supérieur à l’offre contrairement à l’or...

    Les américains se jettent sur ce métal, les chinois pareil, et la monnaie de Paris a été dévalisée en 10 minutes après avoir mis sur le marché 50000 pièces d’argent à un prix pourtant exorbitant par rapport à son contenu en métal précieux.

    Quant à le traiter de catastrophiste... C’est lincendiaire qu’il faut bramer, pas celui qui réveille les habitant de l’immeuble pour les avertir qu’ils risquent de brûler.

    Il n’a fait qu’exposer clairement les faits : Les américains font marcher la planche à billet, l’euro est adossé sur le Dollar vu qu’il est garanti par les réserves en devise américaine des pays membres de l’UE et les spéculateur de Wall-Street sont entrain de faire revenir l’argent qu’on a imprimé pour les sauver en le sortant des marchés pour investir dans l’alimentaire.

    Très vite on va se retrouver dans une situation d’inflation, voire même d’hyperinflation car soudainement il y aura sur-abondance de devises dans l’économie réelle pour une quantité de bien et de services toujours constant, voire même décroissante ! (production agricole du Japon kaput !)

    Après il y a ceux qui chantent « tout va très bien Madame la marquise ! »

    On ne va pas blâmer Jovanovic d’alerter le petit peuple et de ne pas laisser les banksters de Wall-Street rapatrier avant l’effondrement final et sur notre dos (par le biais de l’inflation) les montagnes de pognon qu’ils ont fait circuler et fructifier sur les marchés financiers.

  • docdory (---.---.---.204) 19 avril 2011 14:16
    docdory

    @ Laurent Pinsolle

    La crise financière qui se profile à l’horizon n’est qu’un élément parmi d’autre d’une crise bien plus grave et générale qui avait été prévue dès 1972 par le fameux rapport Meadows du Club de Rome  , rapport qui démontre que, dans un monde fini, la croissance économique et démographique ne peut pas être infinie, et qu’il se produit, à plus ou moins longue échéance, un effondrement inéluctable et catastrophique de l’économie et ensuite de la démographie. 
    Je pense que, avec l’affaire hautement symbolique de la destruction de la centrale de Fukushima, l’année 2011 constitue l’année charnière qui inaugure cet effondrement. Nous sommes approximativement à l’époque à laquelle cet effondrement était prévu par le Club de Rome ...



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50 réactions à cet article

  • Cocasse (---.---.---.36) 19 avril 2011 12:08
    Cocasse

    Tout cela a un sens :
    Faites entrer messieurs les huissiers !
    Chers citoyens, votre état va être saisi !
    Et vous faites aussi parti des meubles.

  • ROBERT GIL (---.---.---.152) 19 avril 2011 12:16
    Robert GIL

    Voici un article simplifié de l’indémodable Karl Marx sur la dette des etats :

    http://2ccr.unblog.fr/2011/01/07/la-dette-publique-et-la-bancocratie/

  • Talion (---.---.---.136) 19 avril 2011 12:20
    Talion

    Cette annonce résonne comme un tremblement de terre et signale le début de l’accélération de l’effondrement du système (qui lui a déjà commencé depuis la crise de 2007-2008).

    Désormais, le roi est nu et la mise en place d’une politique de planche à billet par la FED qui est dans le même temps le principal acheteur de bon du trésor US (la Chine cherchant à s’en débarasser et le Japon n’ayant plus les moyens d’en acheter) s’apparente à une fuite en avant qui ne peut mener le système Dollar ailleurs que droit dans le mur la tête la première.

    L’impact du tsunami au Japon et de la centrale de Fukushima finira d’achever un monde économique au bord du gouffre car :
    1- Les compagnies d’assurance et de réassurance vont devoir faire face à des obligations astronomique dont l’échéance se situe à l’automne de cette année,
    2- Les besoin de financement du Japon dans le cadre de sa reconstruction vont mécaniquement faire exploser les taux d’intérêt sur les marché,
    3- L’un des trois piliers économiques du monde occidentale vient de disparaitre...

    Bref... Ca va faire très mal et il va y avoir du sang ainsi que de la viande hachée projetés sur les murs !

    Ce n’est d’ailleurs pas une surprise si les métaux remontent actuellement : Les gens commencent progressivement à sortir de la douce léthargie dans laquelle ils ont été plongés depuis les trentes glorieuses (je pense surtout aux baby-boomers quand je dis ça...) et ils paniquent en prennant conscience de la situation catastrophique à laquelle nous allons devoir faire face.
    Conséquence : Les valeurs refuges que sont l’or et l’argent ont le vents en poupe et retrouve le rôle qui a été le leur depuis plus de 4000 ans.

    Pour une meilleur perspective concernant l’état de décomposition avancé du système, rendez-vous sur ce blog :

    http://www.jovanovic.com/blog.htm

    La tragicomédie se poursuit et le conducteur est ivre. Accrochez vos ceintures, le cap de l’automne 2011 promet de déménager !

    • perlseb (---.---.---.59) 19 avril 2011 13:03

      Oui sauf que Jovanovic est un catastrophiste et un spéculateur : il recommande sans cesse d’acheter de l’or ... car l’or monte. Et arrive ce qui doit arriver, tout le monde se précipite sur l’or, alors que personne n’en a l’utilité et l’or monte, ... alors tout le monde se reprécipite sur l’or (ça monte !), et l’or monte encore plus...

      La montée de l’or est une vraie spéculation mondiale, autrement dit, elle fait partie intégrante de ce système entier qu’il faut jeter.

      Depuis l’invention de la monnaie, on n’a jamais su répartir correctement les richesses et on ne sait pas non plus thésauriser « une avance » sans créer de bulles.

      Bien sûr que la situation va de mal en pis. Ce qu’il faut c’est que les états puissent créer leur propre monnaie sans engraisser les riches au passage (suppression de la loi Pompidou-Rotschild-Giscard de 1973 à l’origine de la dette publique française). Les salaires de tous les fonctionnaires (politiques surtout) doivent être au maximum de 3 ou 4 fois le SMIC (avantages compris), s’ils veulent être augmentés, qu’ils augmentent le SMIC.

      Mais bon, comme chacun veut avoir le plus possible sans rien lâcher, la violence et l’insécurité vont fortement augmenter et ceux qui auront pris soin d’acheter de l’or pour se prémunir de l’inflation se feront agresser en premier... On constate déjà que dans certaines zones, les restes de services publics ne peuvent plus faire leur travail (trop d’insécurité et d’agressions : médecine, poste,...) : c’est cela qui va se généraliser, une déliquescence de l’état qui va se traduire par un morcellement du territoire en zones d’influence mafieuses. Merci Pompidou, et merci Giscard.

    • Talion (---.---.---.136) 19 avril 2011 13:56
      Talion

      En fait, Jovanovic encourage plutôt l’achat d’argent dont la demande est très supérieur à l’offre contrairement à l’or...

      Les américains se jettent sur ce métal, les chinois pareil, et la monnaie de Paris a été dévalisée en 10 minutes après avoir mis sur le marché 50000 pièces d’argent à un prix pourtant exorbitant par rapport à son contenu en métal précieux.

      Quant à le traiter de catastrophiste... C’est lincendiaire qu’il faut bramer, pas celui qui réveille les habitant de l’immeuble pour les avertir qu’ils risquent de brûler.

      Il n’a fait qu’exposer clairement les faits : Les américains font marcher la planche à billet, l’euro est adossé sur le Dollar vu qu’il est garanti par les réserves en devise américaine des pays membres de l’UE et les spéculateur de Wall-Street sont entrain de faire revenir l’argent qu’on a imprimé pour les sauver en le sortant des marchés pour investir dans l’alimentaire.

      Très vite on va se retrouver dans une situation d’inflation, voire même d’hyperinflation car soudainement il y aura sur-abondance de devises dans l’économie réelle pour une quantité de bien et de services toujours constant, voire même décroissante ! (production agricole du Japon kaput !)

      Après il y a ceux qui chantent « tout va très bien Madame la marquise ! »

      On ne va pas blâmer Jovanovic d’alerter le petit peuple et de ne pas laisser les banksters de Wall-Street rapatrier avant l’effondrement final et sur notre dos (par le biais de l’inflation) les montagnes de pognon qu’ils ont fait circuler et fructifier sur les marchés financiers.

    • Talion (---.---.---.136) 19 avril 2011 14:04
      Talion

      La seule vrai monnaie éthique et juste dans ce bas monde, c’est le métal précieux détenu physiquement par le citoyen ordinaire, car lui au moins ne peut pas être multiplié à l’infini ni dévalué par l’impression d’une devise en papier qui n’a jamais de valeur que tant que les pigeons continuent à y croire.

      On est dans la pire crise économique de l’histoire... Les placements les plus sûr seront donc :
      1- Le petit lopin de terre avec un potager, quelques poules et des lapins,
      2- De la bouffe en conserves et des biens de première nécessité stockés à la cave,
      3- Le métal précieux qui garde une valeur intrinsèque et est facilement échangeable (ce n’est pas pour rien que c’est resté la monnaie universelle de ce monde durant plus de 4000 ans),
      4- L’huile de coude, l’expérience des anciens et la force de travail des jeunes de votre cercle familial.

      Le reste c’est du virtuel et surtout ça ne se mange pas.

    • mac (---.---.---.252) 19 avril 2011 17:46

      @Talion
      On peut rajouter à votre liste l’autonomie énergétique : pétrole, bois, maison passive... car l’énergie elle aussi risque non seulement de faire défaut mais également d’être la proie des spéculateurs s’ils viennent à prendre conscience que leurs titres et leur argent papier valent peut-être moins que du papier toilette.

    • perlseb (---.---.---.59) 19 avril 2011 18:57

      Donnez-moi un lopin de terre à la campagne et un SEL actif où un certain nombre de personnes savent faire différentes choses et je n’ai absolument pas besoin de métal précieux. Même pour des échanges collaboratifs plus importants (entre SEL ?), le « troc amélioré » est largement suffisant.

      D’ailleurs le métal précieux remplacera l’argent papier par un espèce de troc global où le métal précieux ne sera pas obligatoire pour ceux qui auront des biens ou des services utiles à proposer. Le métal précieux est pour ceux qui veulent accumuler et posséder et l’accumulation sera toujours déconnectée de la réelle quantité des biens et services disponibles (donc sujette à de fortes variations de valeur intrinsèque).

      En focalisant sur le métal précieux qui a été utilisé plus de 4000 ans, vous oubliez complètement les possibilités d’argent créé de façon décentralisée par chaque échange (donc sans inflation possible) : l’argent est un problème majeur et on a réfléchi depuis l’or. Donc essayez plutôt de faire découvrir les SEL qui pratiquent une forme de troc avec de l’argent décentralisée (donc bien plus puissant que le troc). Quelque part, l’argent métal est centralisable, rare : pourquoi l’argent doit-il toujours être rare ? Si des personnes ont des services ou des biens à échanger, doivent-elles forcément avoir quelquechose de rare pour le faire ? Quel est l’intérêt, sinon bloquer les échanges, empêcher les gens d’avoir une certaine liberté... De plus, l’argent SEL ne peut pas être volé, pourquoi cracher sur la sécurité ?

    • Talion (---.---.---.136) 19 avril 2011 19:18
      Talion

      Parce qu’une pièce d’argent est très facile à transporter et à échanger sans laisser de trace...

      Pour le marché blanc, le marché gris et le marché noir c’est idéal.

      Tout le monde n’a pas envie de laisser des traces facilement identifiable de son activité.

      En fait, c’est encore plus simple que ça : Personne n’aime être tracé.

      Dans une économie de la débrouille, plus le gouvernement pourra suivre votre activité, plus il vous rendra la vie impossible. Pouvoir échanger sans qu’il puisse vous suivre tel Big-Brother est une assurance contre un excès de pouvoir et de taxation de la part d’autorités aux abois.

      C’est une assurance contre les excès les plus lourds de l’état policier.

      Qui plus est, c’est un système d’échange universellement reconnu alors que les SEL sont d’application limité d’un point de vue géographique et imposent la présence d’un intermédiaire (comprendre un « banquier ») pour des approvisionnements extérieurs.

      Leur autre problème est qu’ils ne sont pas adaptés à la pratique de l’épargne.

      Ça n’a l’air de rien tant qu’on est jeune, en bonne santé et doté d’une importante force de travail, mais quand on commence à vieillir, ne pas avoir un petit pécule pour assurer ses vieux jour risque de sonner comme une sentence d’euthanasie pour les anciens qui ne sont plus capables de bosser.

      La solidarité familiale ou inter-générationnelle n’est pas un concept infaillible et certains anciens ont besoin d’une devise facile à accumuler en amont et ne perdant pas de sa valeur au fur et à mesure du passage du temps.

    • kemilein (---.---.---.93) 19 avril 2011 19:21
      kemilein

      ho que c’est bien plus jouissif que ça !

      la consommation de pétrole augmente
      sa production se stabilise, puis va très rapidement chuter
      raréfaction > augmentation du prix.
      le pétrole rentre dans la composition d’a peut pres tout (engrais, plastique, médecine) et est la première énergie de transport

      les métaux vont lui suivre, les réserves mondiales diminuent et ce qui reste est très pauvre de qualité.

      les dette sont toujours supérieur au principal, donc de fait on ne peut jamais rembourser les dettes, ces dettes sont ensuite de « l’argent », cet argent fictif va vouloir s’échapper de ces marchés virtuel pour se convertir concrètement, il va donc envahir, tel un ras-de-marée, les marchés des matière premières, métaux, pétrole, denrées alimentaires.

      les agences de notations ne baisseront sans doute pas les USA (si elles le font elles se coulent elles mêmes) mais en s’attaquant a l’Europe (première zone économique mondiale) l’effet domino risque de s’étendre.

      on le voit :
      les « consommateurs » seront doublement touché par l’augmentation des prix par la raréfaction du pétrole, puis par la hausse des prix du fait des « spéculations » sur les matères premières.

      les dettes vont créer un effondrement a terme.

      je jubile ! je jubile ! le monde court a sa perte ! quelle jouissance c’est !

    • perlseb (---.---.---.59) 19 avril 2011 19:57

      @ Tallon,

      Je comprends bien votre point de vue mais il est ilusoire de croire que le métal précieux permettra aux gens de se constituer une retraite. Cela n’a jamais été le cas et ne le sera jamais. Pourquoi ? Croyez-vous réellement qu’une personne âgée et fragile pourra payer ses denrées avec de l’or ou de l’argent sans éveiller les soupçons ? Elle se fera voler et toute son accumulation de travail passera dans une autre main sans aucun mérite (Cela se passe déjà avec certaines personnes âgées qui se font suivre lorsqu’elles vont chercher leur pension sous forme d’argent papier).

      La retraite ne peut être qu’organisée, elle ne peut pas être individuelle dans une société désorganisée : et ce sera le cas (désorganisation) si la monnaie papier n’a plus aucune valeur (hyper-inflation). Le fond du problème est la thésaurisation : on n’a jamais été capable de thésauriser une valeur fixe avec sécurité. Mais cette thésaurisation est aussi notre perte : les oligarques peuvent posséder bien plus qu’ils ne le méritent, des territoires bien plus vastes que ce qu’ils seraient capables de défendre dans un système naturel (sans aucune organisation).

      La démocratie n’est d’ailleurs pas possible sans une certaine égalité (corruption si trop grands écarts). Si on doit changer de système, autant en changer pour de bon que de revenir à l’étalon or.

      Pour ce qui est de la vie privée, à partir du moment où vous faites un échange, l’autre partie est au courant et votre vie privée ne l’est plus complètement. Dans les SELs, la monnaie est parfois réduite à l’heure de travail : bien sûr qu’il faut moduler un peu (casser un mur est plus dangereux que donner un cours de piano), mais les écarts ne devraient pas être trop importants. Et avec un tel système, on pourrait facilement établir le prix des biens sans engraisser des rentiers qui ne font rien. On donnerait alors un nombre d’heures aux retraités (retraite) et tout le monde comprendrait que les heures travaillées en plus le sont pour sa retraite (ou celle des retraités actuels : peu importe le point de vue). Mais j’ai comme l’impression que le système pyramidal a de beaux jours devant lui et qu’une monnaie-heure ne verra jamais le jour.

      Attention, avec une monnaie-heure, lorsque la productivité augmente (et à qualité et risque identique), les prix diminuent (il n’y a pas de stabilité des prix non plus).

    • Talion (---.---.---.136) 19 avril 2011 21:31
      Talion

      Seulement ce système impose une forme de contrôle centralisé...

      Très, très très dangereux lorsque l’état n’est plus l’ami du citoyen, mais son maton (comme c’est de plus en plus le cas actuellement).

      La traçabilité du citoyen est le sein Graal de l’état policier. C’est ça le danger et l’ennemi à combatre.

    • Bibi32 (---.---.---.210) 20 avril 2011 08:38
      Bilou32

      On peut peut-être rajouter quelques armes et munitions dans les valeurs refuges...

    • perlseb (---.---.---.59) 20 avril 2011 20:50

      En quoi ce système horaire impose un système centralisé ? Les prix sont locaux et les nouveautés devraient être immédiatement diffusées (pour un gain global), par exemple des nouveaux procédés de fabrication. Mais si, localement, certains sont attachés à l’ancienne méthode, jugeant que la qualité n’est pas conservée par la nouvelle méthode, libre à eux de garder leur prix-horaire plus élevé chez eux. Je crois que contrôler le temps que l’on passe sur une tâche est beaucoup plus facile que de vérifier si un morceau de métal est bien de l’or. En tout cas, même en trichant sur le temps qu’elle passe, une personne ne peut pas produire plus de 24h de biens par jour. A ceux qui échangent avec un tricheur de le constater, je ne vois pas pourquoi il y aurait une centralisation (où des copains de la hiérarchie auraient des heures sans rien faire).

      A ce sujet, c’est l’or qui mène à la centralisation : pour ne pas se faire voler, les gens préfèrent confier leur or à un quelqu’un de confiance qui se transformera en banquier avec le temps. Car la sécurité (sa vie) est plus importante que la thésaurisation, finalement. Donc utiliser les métaux précieux, c’est faire un bon en arrière gigantesque. Vous devez savoir que certains faux lingots circulent. Les métaux précieux sont une affaire de spécialistes et qui dit spécialiste, dit centralisation ou arnaque à grande échelle.

      Dans toutes les formes de monnaie (même ancienne comme l’or) vous aurez finalement un compte quelque part (banque) qui indiquera la valeur de votre avoir. Et autoriser chaque groupe local (la monnaie n’a de sens que pour un groupe) à créer leur propre banque (comme le font les SEL) est ce qu’il y a de moins centralisé et de moins contraignant. Pour créer une vraie banque, aujourd’hui, il faut avoir un paquet de pognon. Et avec le système métal précieux, ceux à qui on confiera l’or devront être déjà riches pour pouvoir assurer une sécurité sans faille : c’est pyramidal, donc totalitaire sur le long terme.

    • Jeremy971 (---.---.---.240) 24 avril 2011 20:31
      Jérémy Allemand

      lol il nous fait l’apocalypse de Saint Tallon...

  • docdory (---.---.---.204) 19 avril 2011 14:16
    docdory

    @ Laurent Pinsolle

    La crise financière qui se profile à l’horizon n’est qu’un élément parmi d’autre d’une crise bien plus grave et générale qui avait été prévue dès 1972 par le fameux rapport Meadows du Club de Rome  , rapport qui démontre que, dans un monde fini, la croissance économique et démographique ne peut pas être infinie, et qu’il se produit, à plus ou moins longue échéance, un effondrement inéluctable et catastrophique de l’économie et ensuite de la démographie. 
    Je pense que, avec l’affaire hautement symbolique de la destruction de la centrale de Fukushima, l’année 2011 constitue l’année charnière qui inaugure cet effondrement. Nous sommes approximativement à l’époque à laquelle cet effondrement était prévu par le Club de Rome ...


  • Martin D (---.---.---.246) 19 avril 2011 14:17

    c’est pas roosevelt qui a demandé à chaque américain de fournir tout l’or qu’ils avaient en leur possession afin de relancer l’économie US ?
    la même chose risque fortement d’arriver prochainement !!!
    de plus, suite à cette crise majeure, il se peut que les espèces soient prohibés au profit uniquement de la carte bleue

  • Kalevala (---.---.---.146) 19 avril 2011 14:25

    C’est la répétition de la crise de 28, les mêmes ficelles, les mêmes remèdes, les mêmes buts, sauf que cette fois c’est le monde qui est la proie.

  • sisyphe (---.---.---.90) 19 avril 2011 14:54
    sisyphe

    Comment les pseudo « remèdes » à la crise (aides du FMI, cures d’austérité) ne font que l’aggraver, ou : le cercle vicieux du capitalisme libéral....


    L’austérité devrait freiner la croissance en France et en Europe
    • Agrandir la PARIS (Reuters) - La rigueur budgétaire en Europe et la hausse des prix des matières premières pénaliseront le redressement d’économies qui peinent à sortir de la crise, selon l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

    En France, la croissance économique devrait ainsi se limiter à 1,4% cette année et 1,7% en 2012, et le chômage devrait poursuivre sa progression, estime le centre de recherche économique de Sciences-Po dans ses perspectives 2011-2012 présentées jeudi.

    La suite...

    Une seule solution pour rompre cet enchaînement mortel : la vitale, urgente, essentielle réforme monétaire, qui redonne leur pouvoir de création monétaire aux états, en le retirant aux banques privées, la nationalisation des banques de dépôt, la taxation des transactions financières, l’annulation des dettes des états....

    Bref, la régulation et la jugulation des « marchés » au profit de l’économie réelle, des états et des citoyens. 

    Viiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii iiiiite !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    • sisyphe (---.---.---.90) 19 avril 2011 14:59
      sisyphe

      ... « 2011 et 2012 vont porter les séquelles d’un double choc commun à l’ensemble des pays développés : l’envolée des prix des matières premières et la mise en place de politiques budgétaires restrictives », a dit Eric Heyer, économiste à l’OFCE, lors d’une conférence de presse.

      Austérité et matières premières auront un impact amputeront la croissance du PIB de 2,2 points cette année et de 1,7 point en 2012, selon l’OFCE.

      Loin de refluer, le taux de chômage devrait progresser à 9,4% cette année en France et à 9,5% en 2012 contre 9,2% en 2010, l’augmentation de la population active excédant les créations d’emplois, qui sont estimées à 70.000 en 2011 et 89.000 en 2012.

      Ce phénomène s’explique selon l’OFCE par l’arrêt de politiques mises en oeuvre pendant la crise comme les contrats de transition et les contrats de reclassement, ainsi que par le relèvement de l’âge légal de la retraite voté l’an dernier.

      Le déficit public de la France devrait s’élever à 5,8% du PIB fin 2011 et 5,2% fin 2012, et la dette atteindrait 85,3% puis 87,9%. Le gouvernement prévoit quant à lui un déficit à 5,7% du PIB cette année et 4,6% en 2012.

      « ERREUR MASSIVE »

      Xavier Timbaud, un autre économiste de l’OFCE, a souligné le danger que constitue la conduite de politiques de rigueur simultanées par de nombreux pays développés.

      « Une erreur massive de politique économique est en train d’être commise, qui va faire que la crise que l’on est en train de traverser peut durer assez longtemps », a-t-il déclaré.

      Sans cette austérité, la croissance aurait pu atteindre 3,2% cette année en France et 2,7% l’an prochain, estime l’OFCE, et le taux de chômage aurait pu baisser à 8,4% puis 7,9% l’an prochain.

      Dans cette configuration, le déficit public aurait pu atteindre 6,4% fin 2011 et 5,9% fin 2012. « Gagner 0,7 point de déficit, ça coûte 1,6 point de chômage », a résumé Eric Heyer.

      Pour Xavier Timbaud, les pays développés sont victimes du « syndrome du poisson rouge » car ils oublient très vite que la hausse des dettes publiques résulte d’un transfert à la sphère publique de dettes privées qui n’étaient pas soutenables.

      A cette erreur de diagnostic s’ajoute celle de la Banque centrale européenne qui « nie la réalité » en relevant ses taux directeurs alors que l’Europe est sur une trajectoire déflationniste, a-t-il ajouté.

      L’inflation sous-jacente ralentit en Europe depuis le début de la crise, a-t-il souligné, et « une fois que les perturbations du prix du pétrole et des taxes qui augmentent seront retombées, dans un an, un an et demi, on va s’apercevoir qu’on est toujours dans un processus déflationniste ».

      « Mais dans l’intervalle, que fait la Banque centrale ? Elle dit ’danger inflationniste’ et augmente ses taux. En faisant ça, elle accélère le processus déflationniste », a-t-il ajouté.

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