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Accueil du site > Actualités > Economie > La « crise des saisies immobilières » : Ce que personne n’ose vous (...)

La « crise des saisies immobilières » : Ce que personne n’ose vous dire

Les États-Unis sont secoués par ce qui est nommé le « Foreclosure Gate », une fraude financière de proportion épique qui touchent des millions d’Américains et qui se monte à des centaines de milliards de dollars, si ce n’est plus. “Toutes les grandes banques sont impliquées et des centaines de milliers, sinon des millions, de propriétaires menacés d’expulsion sont affectés”. Il existe de nombreux cas connus de familles expulsées de leur maison qui n’étaient aucunement en retard dans le paiement de leur hypothèque. Partout, autant dans les médias traditionnels qu’alternatifs, on ne fait que parler de la falsification des documents d’hypothèques qui serait “la plus récente phase d’un vaste crime contre la population”. Ce n’est pas pas faux, mais ce n’est que la pointe du proverbial iceberg. La falsification des documents d’hypothèques n’est qu’une étape vers l’accomplissement du but principal de la fraude. C’est ce qui sera révélé dans cet article.

L’article “La Maison-Blanche et l’escroquerie hypothécaire” est sans doute celui qui s’est le plus rapproché du coeur de cette histoire. Voici le passage le plus important qui est à retenir :

Avant la crise financière de 2008, les banques ont attiré des millions d’Américains dans des prêts hypothécaires à haut risque, souvent à l’aide de taux d’intérêts « allumeurs » qui augmentent rapidement après un temps défini. Les pyromanes fous de l’argent de Wall Street savaient très bien que les prêts ne pourraient pas être remboursés, mais, comme tous les bâtisseurs de pyramides de Ponzi, ils avaient l’intention d’exploiter le plus longtemps possible l’escroquerie, confiant que, en bout de piste, le gouvernement entrerait dans le jeu pour couvrir leurs pertes.
Cela a résulté en prêts toxiques qui étaient regroupés, transformés en produit financier et vendus, créant une imposante structure de dettes reposant sur des fondations frauduleuses et légalement douteuses — à partir de laquelle les dirigeants des banques et les actionnaires principaux atteignirent des niveaux de richesse personnelle vertigineux.
Lorsque la pyramide de Ponzi s’est effondrée, le gouvernement fédéral a sauvé les banques à hauteur de milliers de milliards de dollars. Conséquemment, les banques nagent maintenant dans l’argent et leurs dirigeants ont fracassé des records de salaires, autant en 2009 qu’en 2010.

Mais, pour des millions de familles américaines, pour qui la maison représente la principale source de richesse, l’impact a été dévastateur. Le supposé « sauvetage des maisons » de l’administration Obama, basé sur la participation volontaire des banques, n’a eu pratiquement aucun effet, résultant dans la modification permanente de moins de 5000 prêts vers la fin du mois de mai.

Le résultat est une crise vaste et qui se développe en cascades. Lors du troisième trimestre, près d’un million de maisons américaines, c’est-à-dire 1 sur 139, ont reçu un avis de saisie, et plus de 100 000 maisons ont été reprises par les banques. Environ 2,5 millions de maisons ont été saisies par les banques depuis décembre 2007. Personne ne sait combien de ces saisies sont le résultat de pratiques de banques illégales et frauduleuses.

C’est tout à fait clair qu’il ne peut y avoir de solution à la crise du logement en dehors d’une lutte contre l’industrie de la finance et ses laquais dans les deux partis politiques. Il faut mener des enquêtes sur les criminels de Wall Street responsables du racket hypothécaire et ils doivent être poursuivis, leurs fortunes mal acquises saisies et leur argent placé dans la création de logements abordables pour les travailleurs.

Presque tout est là, il suffit de connecter les points ensemble et d’en tirer une vue d’ensemble révélant toute l’histoire. Cette fraude et cette crise économique remontent principalement à quelques années alors qu’elle commença à se manifester avec l’éclatement des crédits hypothécaires subprime qui avaient été découpés en morceaux pour entrer dans le marché des produits dérivés que les établissements bancaires, assureurs et autres fonds de pension se sont allègrement revendus en dehors des règles en matière d’immobilier.

Certaines banques (JP Morgan Chase, Bank of America, Wells Fargo) ou sociétés de crédit (Ally, Fannie Mae et Freddie Mac) ont admis avoir présenté aux magistrats qui enquêtaient des documents « parfois incomplets, enregistrés par inadvertance avant que les informations manquantes aient été obtenues », c’est-à-dire falsifiés. (Source)

De nouvelles révélations émergent chaque jour, mais on omet toujours d’expliquer le fond de l’affaire.

Le New York Times a rapporté que des travailleurs en sous-traitance pour les services de prêts chez Citigroup et GMAC étaient parfois si épuisés qu’ils jetaient tout simplement des documents aux rebuts. D’autres employés contractuels chez Goldman Sachs traitaient les dossiers de saisies immobilières si rapidement qu’ils « voyaient à peine ce qu’ils signaient ». (Source)

Un avocat de la Floride a affirmé que l’industrie de la finance est allé jusqu’à engager des coiffeurs, des gens ayant travaillé sur des lignes d’assemblage et des employés de Walmart pour accélérer l’approbation des reprises de finance depuis 2007. Il y a lieu de se poser des questions au niveau de la compétence de ces gens puisqu’ils n’avaient même pas reçu de formation. Dans des dépositions officielles rendues publiques la semaine passée, plusieurs de ces employés ont témoigné qu’ils savaient à peine ce qu’était une hypothèque. Certains ne pouvaient définir le mot “affidavit”. D’autres ne savaient ce qu’était une plainte, ou même ce que signifiait une propriété personnelle. Encore plus troublant, beaucoup ont déclaré être conscients de mentir alors qu’ils signaient des affidavits de reprise de finance et se sont mis d’accord avec les accusations des avocats de la défense en ce qui a trait à la fraude des documents.

Un autre de ces employés a avoué ne passer qu’une seconde pour signer chaque document de reprise de finance. “J’étais un robot signataire”, a déclaré Tam Doan, travaillant pour Bank of America dans un département de la Californie du sud. Bien évidemment, il n’avait pas le temps de lire les documents qu’il signait et dans certains cas, il ne savait pas du tout quel était ces documents sur lesquels il apposait son nom. “Je n’avais aucune idée de ce que je signais”, de dire Doan. “C’est soit que vous étiez là, ou que vous étiez dehors”.

Qu’est-ce que le Foreclosure Gate ?
Pour résumer très rapidement ce Foreclosure Gate – scandale des saisies – de très nombreuses procédures de saisies immobilières aux Etats-Unis viennent de s’avérer complètement illégales. Cela peut sembler peu de chose au départ. Un épiphénomène qui ne concerne pas le reste de l’économie américaine, et encore moins le reste du monde. Mais vous vous rappelez la dernière fois qu’on a entendu parler d’un petit problème prétendument « local » sur le marché immobilier américain ? Oui, les fameux subprime

Le Foreclosure Gate = 700 milliards de dollars de pertes supplémentaires possibles + 750 milliards de dollars de dommages et intérêts + 60 milliards de dollars d’arriérés de taxe
Que se passe-t-il cette fois ? Eh bien une sombre histoire d’hypothèques, de titrisation et de saisies indues. Pour saisir un bien, et entamer la fameuse foreclosure, il faut une créance et une hypothèque.

Les crédits subprime avaient été accordés à tort et à travers. Entre 2004 et 2007, la folie s’est emparée du marché immobilier américain. Vous avez de ressources plus que limitées ? Vous êtes obligé d’accumuler trois petits boulots pour boucler vos fins de mois ? Qu’importe, on vous fait miroiter une jolie maison préfabriquée qui deviendra votre home sweet home. En deux temps trois mouvements, vous voilà propriétaire du rêve de votre vie. Des millions de prêts hypothécaires sont accordés… et les banques ne sont vraiment pas regardantes.

Puis vient la crise. Les saisies se sont multipliées. Et les équipes des établissements prêteurs étant débordées, certaines procédures de saisies ont même été entamées à tort. Les gens se sont défendus comme des beaux diables, ont pris des avocats. C’est ce que vous feriez, à leur place.

Et les avocats ont soulevé un lièvre, un énorme, colossal, lièvre à 700 milliards de dollars.

Que s’est-il passé ? De la titrisation –il faut dire qu’elle est de tous les mauvais coups. Les prêteurs voulaient pouvoir faire de jolis petits paquets avec les créances pour former des MBS (Mortgage Backed Securities), vous vous souvenez ? Il s’agissait, bien sûr de répartir les risques … Les banquiers se sont fait beaucoup d’argent avec ces produits financiers vendus pour « sûrs » puisqu’ils reposaient sur du concret, des biens immobiliers bien réels.

Pour faciliter cette titrisation, la finance a eu recours à un artifice… qui serait illégal.

L’enregistrement d’hypothèque coûte cher en procédures. Surtout si vous multipliez les transferts de votre hypothèque en l’incluant dans des produits titrisés.

Donc, les grandes banques et les deux principaux organismes de prêts hypothécaires, les inénarrables Freddie Mac et Fannie Mae, ont décidé de créer (en 1997) un organisme leur permettant de s’éviter de longues et coûteuses procédures d’enregistrement.
MERS, un système informatisé permettant l’enregistrement des achats et des ventes d’hypothèques – et de sérieuses économies de frais d’enregistrement était né.

2008, les subprime sonnent le glas de la folie immobilière. Le nombre de procédure de saisies explose littéralement. Les foreclosure sont signées à tour de bras… tant et si bien que le Wall Street Journal révèle que des employés de GMAC Home Mortgage et de la banque JPMorgan ont admis dans leur témoignage avoir chacun signé 10 000 documents par mois. Tout cela sans véritable contrôle et surtout sans aucun respect des règles fixées pour les saisies hypothécaires. (Source : Foreclosure Gate : le nouveau scandale financier qui peut détruire l’économie mondiale)

Bien que cela soit déjà assez choquant, ce n’est que la partie visible de l’iceberg. Le réel scandale qui doit être clairement expliqué à tous est le suivant. Il était un fait connu depuis au moins 2009 que les banquiers revendaient les mêmes hypothèques à plusieurs reprises, encore et de nouveau. Le scandale est que les “mortgage-backed securities” étaient une fraude qui revendait jusqu’à 20 fois les mêmes hypothèques à différents investisseurs.

En finance, un mortgage-backed security (MBS) ou un titre hypothécaire est une valeur immobilière adossée à des actifs. Il s’agit d’une forme d’asset-backed security. Sa valeur de revente est garantie à la fois par un ensemble de portions d’hypothèques et par les intérêts payés sur ces hypothèques. (Source)

La seule façon que ce coup pouvait fonctionner était de faire en sorte que les hypothèques fassent défaut, dans le but de mettre fin aux demandes des investisseurs à être repayés, alors que l’argent d’extra provenant des ventes artificiellement multipliées va dans les poches des banquiers et financiers. En d’autres mots, les banques ont vendu 1000% de ces “mortgage-backed securities” et avaient ensuite besoin qu’elles s’effondrent, les ont intentionnellement montées pour qu’elles s’écroulent, pour couvrir leurs traces. Alors du moment où le gouvernement et la banque centrale (privée), la Fed, avaient abaissé les taux d’intérêts pour créer une nouvelle bulle financière en encourageant les Américains à acheter des maisons dont ils n’avaient pas moyen de payer, la crise des subprimes fut engendrée. Il était déjà connu depuis longtemps par le gouvernement américain, alors sous Bush, et du FBI, par exemple, qu’un nombre effarent d’hypothèques frauduleuses avaient été accordées à des gens qui n’ayant pas les moyens suffisant pour se payer une maison dispendieuse. Le gouvernement avait alors décidé de fermer les yeux et jusqu’à ce jour, protège toujours les banques au lieu de la population.

Ce qui est drôle, c’est qu’apparemment Wall Street était parfaitement au courant de ces malversations en série dès 2007, quand il a fallu afficher des bilans positifs malgré le marasme. Tout simplement parce, miracle du libéralisme, c’est une firme, Clayton Holdings, qui détient le quasi monopole des audits des banques et assurances qui jouaient avec les hypothèques, et qui avait remarqué à l’époque que 28% des prêts étudiés étaient irréguliers. Parmi les 10.200 prêts de Bank of America audités, le cabinet en aurait décelé 30% non conformes aux règles, mais pour Credit Suisse, c’étaient 37% des 56.300 prêts étudiés, 27 et 23% pour JP Morgan et Goldman Sachs, 35% pour Freddie mac. Quant à ceux que Citigroup voulait acheter à ce moment, Clayton en a repéré 42% qui étaient foireux.

Mais pour être complet, il faut encore préciser que Clayton Holding se trouve aujourd’hui au milieu du scandale, soupçonnée d’avoir réalisé des audits d’un laxisme rare dans la profession, ce qui n’est pas peu dire.

Le FBI, apparemment, était lui aussi au courant depuis 2006 –et même peut-être depuis 2004- des petits tracas de procédures auxquels étaient confrontées les banques & Co : il a publié un rapport intitulé « Mortgage fraud report 2006 » (rapport sur la fraude aux emprunts hypothécaires), où il jugeait sévèrement « l’industrie du prêt hypothécaire », surtout, à l’époque, en Californie, en Floride, en Géorgie etc. (Etats forts concernés aujourd’hui par les subprime et les saisies immobilières). En 2006 déjà, le FBI expliquait que 30 à 70% des défauts de paiement sur plus de 3 millions de prêts analysés, étaient liés à des dysfonctionnements dans l’octroi des prêts. (Source)

Que des millions d’Américains ont été volontairement placés en position de perdre leurs maisons était apparemment un petit prix à payer pour leur part du butin. Les reprises de finances ne sont qu’une conséquence limitée de cette fraude et il est important de ne pas se faire tromper en pensant que ceci est le seul crime.

L’État a donné son soutien aux banques et demande aux organismes de prêts hypothécaires de poursuivre les saisies et cela « sans délai ». Une société dénommée MERS (Mortgage Electronic Registration Systems) mise sur pied à la fin des années 90 par les deux grandes institutions publiques de prêts hypothécaires, Fannie Mae et Freddie Mac, est soupçonné par certains d’être à l’origine de l’arnaque. Et la société s’est même autorisée à lancer des saisies sans demander l’avis de la justice, y compris lorsque c’était une obligation légale. Dans certains cas les abus ont été si flagrants que deux, voire trois employés de banques différentes réclament les clés d’une maison qui doit être saisie.

Parmi les pratiques frauduleuses qui ont été mises au jour : des employés de banques et de sous-traitants attestant faussement avoir pris personnellement connaissance de certains dossiers, la contrefaçon de signatures, la falsification de sceaux de notaire et la modification de documents, ainsi que des déclarations de propriété par des banques, sur des maisons sur lesquelles elles n’avaient aucun droit. (Source)

Les médias corporatifs ont reçu leur ordre de marche de jeter le dossier des reprises de finance aux loups, mais de protéger la fraude originelle des banques. Le seul moyen par lequel la fraude des banquiers de sursouscription peut fonctionner, c’est de délibérément faire s’effondrer le marché immobilier et de verrouiller toutes les propriétés afin de brouiller les pistes. C’est le véritable scandale que les médias corporatifs tentent désespérément de vous empêcher de saisir.

Il apparaît que plusieurs prêts et hypothèques ont été revendus et apposés en collatéraux à différents investisseurs deux ou trois fois selon cet article, alors qu’ils n’auraient dû être vendus qu’une seule fois. Les banquiers ont ainsi empoché des milliards en profits pour ensuite se lancer dans une furie de reprises de finance pour brouiller leurs pistes en mettant fin à toutes demandes des investisseurs d’encaissement de profits sur ces hypothèques. Cette histoire de ventes des mêmes d’hypothèques à de nombreux acheteurs différents est confirmée par les professeurs en économie, William Black et L. Randall Wray, qui parlent du cas particulier de Bear Stearns, un des gros joueurs de cette débâcle.

L’administration Obama s’est opposé aux appels à un moratoire sur les saisies immobilières malgré des révélations que les banques ont traité illégalement des documents hypothécaires afin d’accélérer l’expulsion des familles et la saisie de leur maison.

Rien ne pourrait mieux démontrer quels intérêts de classe sert la Maison-Blanche. Les grandes banques ont systématiquement enfreint la loi, persécuté un nombre inconnu de familles, et la réaction de l’administration Obama est de protéger les criminels. (Source)

Le dollar US est mûr pour une dévaluation catastrophique, les banquiers privés le savent et ils cherchent maintenant à sortir du dollar et à mettre la main sur de véritables valeurs. Dylan Ratigan de MSNBC a rapporté que la fraude des reprises de finances immobilières pourrait se chiffrer autour de 45 trillions de dollars ($45 000 000 000 000), ce qui revient à l’équivalent de plus de $135 000 pour chaque Américain vivant, du plus petit nouveau-né au plus vieux retraité. $135 000 plus intérêts parce que le gouvernement américain a emprunté cet argent pour le déverser dans ce gouffre, contre la permission des Américains, les engageant dans une servitude sans fin de leur futur pour rembourser cet argent. Cela est la véritable histoire de ce désastre. Le gouvernement américain a laissé ce gâchis se réaliser, le tout débutant aussi tôt qu’en 1999 alors que la folie immobilière commençait à se développer, conduisant la valeur des maisons à des prix exorbitants et déclenchant la maison-mania qui a alimenté la bulle des titres d’hypothèques (mortgage-backed-securities). Mais les experts à l’intérieur et à l’extérieur du gouvernement savaient qu’il s’agissait d’une bulle financière, savaient qu’elle ne pouvait être soutenue ; et comme ce fut le cas avec Bernie Madoff-le-voleur et British Petroleum, le gouvernement n’a rien fait pour arrêter le désastre. C’est ce que Wall Street a perpétré sur le dos de la population. Washington les a laissé faire, pour ensuite déverser des tonnes d’argent sur Wall Street contre la permission des Américains dans une tentative manquée d’essayer de réparer ce fouillis.

Les banquiers de Wall Street vont empocher cette année des revenus et primes records de l’ordre de $144 milliards – deux ans seulement après la crise financière mondiale. Après avoir déclenché une tempête de protestations il y a 12 mois, causée par la distribution de rémunérations records de $138 milliards, les institutions financières américaines ont placé la barre des revenus encore plus haut.

Les prêteurs ont saisi plus de maisons cet été qu’en n’importe quel trimestre depuis le début de l’éclatement du marché immobilier en 2006. Mais plusieurs de ces reprises de finances seront contestées en court basé sur des allégations que les banques ont évincé ces propriétaires sans même lire les documents relatifs. Au total, 288 345 propriétés ont été saisies durant la période de juillet à septembre, selon les données publiées par RealtyTrac Inc., un record depuis que la firme a commencé à répertorier ces chiffres en 2005. Les banques ont saisi plus de 816 000 maisons (1 maison sur 139) depuis les 9 premiers mois de l’année et si la tendance se poursuit, elles sont en route vers le 1,2 million de saisies d’ici à la fin de l’année 2010. Le crime est contagieux et là où la loi se termine, commence la tyrannie.

Le directeur de la Fed, Ben Bernanke, a laissé savoir que des régulateurs bancaires de la banque centrale examinent présentement si les compagnies hypothécaires ont coupé les coins dans leurs propres procédures lorsqu’ils ont commencé à saisir les maisons des gens. Ce qui revient à avoir Charlie Manson enquêter sur la mort de l’actrice Sharon Tate en concluant que ce fut un suicide tragique ! Encore une fois, les saisies immobilières ne sont pas le scandale, c’est les “mortgage-backed securities” survendues qui le sont, ce qui a rendu les banquiers instantanément riches et qui a déclenché le tsunami de saisies immobilières dans le but de brouiller leurs pistes. Les saisies frauduleuses ne sont qu’un symptôme, la fraude est la maladie.

Est-ce seulement possible que les banquiers créatifs de la Floride ont découvert qu’ils pouvaient « vendre » les mêmes prêts hypothécaires à plusieurs reprises par commodément fournir une « copie » de la note électronique pour chaque vente subséquente ? En offrant une “bonne” note électronique à chaque acheteur, le vendeur/fournisseur de service ont pu faire monter le stratagème de Ponzi jusqu’au ciel – en utilisant le revenu de chaque vente pour payer les intérêts à chaque nouveau groupe d’investisseurs. Comme il a été dit à propos de l’échec de la First National Bank de Keystone, la gestion cachait une chaîne de Ponzi dans la zone de gestion de prêts depuis des années, trompant les régulateurs et vérificateurs internes. (Source)

Gretchen Morgenson rapportait dans un article du New York Times cette pratique commune qui avait cours en Floride et dans d’autres juridictions de détruire le document hypothécaire physique original lorsqu’une note électronique était créé pour “éviter la confusion”. Plusieurs de ces copies ont été créées et revendus de nombreuses fois. Évidemment, les paiements sur l’hypothèque ne pouvaient être appliqués qu’à une de ces copies, ce qui signifie que les autres apparaissent comme faisant défaut de paiement, ce qui déclenche une reprise de finance et l’effondrement des mortgage-backed security basées sur les copies en extra de l’hypothèque. Donc, même si l’hypothèque d’une maison est remboursé, d’autres investisseurs peuvent penser qu’ils sont eux aussi propriétaires de l’hypothèque de ladite maison qui pour eux apparaît toujours impayé, ce qui effraie les investisseurs.

Les secrétaires à la Justice des 50 États ont déclenché une enquête coordonnée et plusieurs d’entre eux ont appelé à l’imposition d’un moratoire sur les saisies immobilières, qualifiant la falsification des documents de « fraude contre les tribunaux ». (Voir aussi cet article)

Même si l’on devait accepter l’affirmation douteuse des banquiers et de leurs porte-paroles au gouvernement voulant qu’un moratoire détruirait le marché immobilier et précipiterait une autre panique financière — un argument qui les sert bien et qu’ils ne prennent pas la peine de justifier — cela ne ferait que confirmer le caractère rapace et socialement destructeur de l’actuel système économique. Le fait que Wall Street avoue pratiquement que le système de profit dépend de la propagation de l’itinérance et de la misère sociale souligne la nécessité de renverser le système. (Source)

Les escrocs de Wall Street et de Washington DC se sont entendus sur une histoire et notez la priorité affichée : ils ne sont pas inquiets au sujet des Américains, mais bien par la valeur des propriétés qu’ils tiennent pour culte ; c’est la valeur des propriétés qui doit être protégée à tout prix ! Vive l’argent ! L’argent est Dieu ! L’argent est le maître devant qui tout doit ramper et s’abaisser !

Premièrement il y a la paperasserie frauduleuse des saisies illicites contre les propriétaires. Maintenant, la grande histoire provient des investisseurs qui veulent récupérer leur argent et sortir des titres hypothécaires. Déjà des milliards sont demandés en retour de paiement par les investisseurs. La raison pour laquelle les investisseurs demandent le retour de leur argent est que les banquiers ont faite de la survente de ces titres d’hypothèques, promettant jusqu’à 20 fois la même hypothèque immobilière à titre de garantie. Bien sûr, comme il a été précédemment dit, le seul moyen que ce système peut fonctionner pour les escrocs est que les maisons soient mise en banqueroute et saisies afin de faire en sorte que les investisseurs cessent de demander où est leur argent.

Les médias corporatifs ne veulent pas que le public comprenne la profondeur de la criminalité au sommet de l’industrie bancaire. Leur objectif est de présenter une facette limitée de cette fraude dans le but de donner l’apparence que seules les saisies immobilières étaient frauduleuses et seulement quelques-unes d’entre elles.

En résumé, voici ce qui s’est passé étape par étape à partir de 1999, après le Congrès ait abrogé le Glass-Steagall Act :

1. Verser de l’argent dans l’immobilier pour déclencher un mouvement à la hausse des prix.

2. Commencer à vendre des prêts hypothécaires à n’importe qui, même à des acheteurs non qualifiés, utilisant les taux alléchants et un crédit d’impôt de $8000 du gouvernement fédéral qui est complice dans cette escroquerie.

3. Regrouper les prêts hypothécaires en « Mortgage-Backed Securities (MBS) » et « obligation adossée à des actifs (CDO) » et les vendre comme étant des investissements.

3a. Regrouper et revendre de nouveau jusqu’à 20 fois les mêmes hypothèques à d’autres investisseurs !

4. Puisqu’il est impossible de repayer les 2000% de MBS et CDO survendus qui ont été vendus, faire intentionnellement s’effondrer le marché du logement au même moment que vos co-conspirateurs dans l’administration fédérale envoient tous les emplois bien rémunérés vers d’autres pays, afin que vous puissiez saisir toutes ces maisons et mettre fin aux pleurnichements de ces satanés investisseurs qui demandent constamment quand pourront-ils obtenir leurs profits.

5. Lorsque la fraude est découverte, comme ce fut le cas à partir de mi-2008, renommer ces titres adossés à des hypothèques frauduleuses comme des « actifs toxiques » et faire la demande auprès du Congrès de passer un plan de sauvetage (TARP) et utiliser l’argent des contribuables pour racheter tous les mauvais titres afin de demeurer hors de prison, ce que les acteurs les plus importants tels que Countrywide/BofA, Bear Sterns, Goldman Sachs voudraient bien.

Complicité du gouvernement américain et de la Fed

La plupart des banques américaines sont détenues par des sociétés de portefeuille bancaire (bank holding companies – BHCs). La Réserve fédérale surveille tous les CSB, que la filiale de la banque soit un État membre, un non-membre de l’État, ou d’une banque nationale. Cette section fournit des informations pour aider à déterminer si et quand elles peuvent être classifiées comme étant des sociétés de portefeuille bancaire.

Propriété des sociétés de portefeuille bancaire par les Banque :

Présentement, environ 84% des banques commerciales aux États-Unis font d’une structure de sociétés de portefeuille bancaire. Cependant, relativement peu de ces sociétés de portefeuille bancaire sont formées par les banques alors que la banque elle-même est dans la phase d’organisation. En règle générale, la formation d’une société de portefeuille bancaire est faite à un moment donné plus tard dans les opérations de la banque.

Les tableaux suivants illustrent la prévalence de la propriété des banques aux États-Unis par des sociétés de portefeuille bancaire :

Plus de 75% des banques dont les actifs sont de moins de $100 millions appartiennent à des sociétés de portefeuille bancaires, alors que ce pourcentage augmente à 100% pour les grandes banques de plus de 10 milliards de dollars d’actifs. Environ 60% des banques à propriété mineure sont la propriété de plus de 75 pour cent des banques dont les actifs de moins de $ 100 000 000 appartiennent à des sociétés de portefeuille bancaires, alors que ce pourcentage augmente à 100 pour cent pour les grandes banques de plus de 10 milliards de dollars d’actifs. Environ 60% des banques à propriété mineure sont la propriété de sociétés de portefeuille bancaire.

Ainsi donc, la Réserve fédérale supervise toutes les sociétés de portefeuille bancaire, incluant les banques qui ont fait de la survente d’hypothèques en de multiples mortgage-backed securities. Cela signifie que la Fed est impliquée jusqu’au cou dans cette fraude, ce qui explique les 9 trillions de dollars (“empruntés” et à être éventuellement remboursés par les payeurs de taxes) ont été remis par la Fed pour racheter les mauvais papiers bancaires sans dire au public où cet argent est allé.

Selon les données de RealtyTrac cité dans un article récent de AP, 24% des ventes immobilières à l’échelle nationale au deuxième trimestre furent des maisons saisies. Au Nevada, s’était de 56% des ventes. En Arizona et en Californie, ce fut plus de 40%, et au Rhode Island, Massachusetts, la Floride et le Michigan, le nombre de ventes de maisons saisies s’élève à plus d’un tiers des ventes totales.

Avec certaines compagnies repoussent les dates de reprises de finance ou qui ont suspendu les saisies purement et simplement, en combinaison avec les acheteurs qui sont de plus en plus méfiants des propriétés saisies – et qui auront plus de difficulté à trouver une assurance titre – les ventes de logements devraient diminuer de façon significative dans les prochains mois ou deux. Faites le calcul, c’est moche et pas seulement pour les professionnels de l’immobilier.

Pourtant, ceux pour qui cela devrait d’être moche, c’est les banques qui ont vendu des prêts hypothécaires maintes et maintes fois à travers différents titres adossés à des hypothèques, créant ainsi une situation qui a forcé la saisie immobilière massive qui était le seul moyen de dissimuler les preuves de fraude qui pourraient envoyer ces banquiers en prison . Et puisque, comme il était souligné ci-dessus, ces principales banques sont détenues par des sociétés de portefeuille bancaire et c’est la Réserve fédérale qui est responsable de la surveillance de celles-ci donc, cette fraude criminelle remonte droit vers le sommet de la pyramide.

Pourtant, ceux pour qui cela devrait d’être moche, c’est les banques qui ont vendu des prêts hypothécaires maintes et maintes fois à travers différents titres adossés à des hypothèques, créant ainsi une situation qui a forcé la saisie immobilière massive qui était le seul moyen de dissimuler les preuves de fraude qui pourraient envoyer ces banquiers en prison . Et puisque, comme il était souligné ci-dessus, ces principales banques sont détenues par des sociétés de portefeuille bancaire et c’est la Réserve fédérale qui est responsable de la surveillance de celles-ci donc, cette fraude criminelle remonte tout droit à la tête de la structure.

Qu’est-ce que l’administration Obama compte faire à sujet ? Rien. En fait, la Maison Blanche a décidé qu’elle n’imposerait pas de moratoire temporaire sur les saisies immobilières, malgré un mécontentement grandissant de la population face à cette fraude bancaire. Au lieu de protéger la population, non seulement le gouvernement US a-t-il incité les Américains à s’acheter des maisons en leur offrant des crédits d’impôts, mais après que le scandale a éclaté, il a décidé de protéger les banques privées et Wall Street. La raison évoquée par un porte-parole de la Maison Blanche : cela pourrait avoir des “conséquences imprévues”.

CNBS a suggéré que le gouvernement US irait possiblement jusqu’à passer une loi qui légaliserait rétroactivement toute la fraude des banques, que les banques seraient protégées, ce qui revient à dire que la fraude sera sanctionnée par les politiciens. Les politiciens ne laisseront pas la stabilité des plus grandes banques de la nation être menacées par des droits contractuels.

Voici ce qui risque de se passer : le Congrès adopte une loi nommée à peu près comme ceci : “La modernisation de la loi sur la stabilité financière de 2010″ qui sera accordée rétroactivement aux prêts hypothécaires, leur octroyant les droits nécessaires dans les hypothèques sous-jacentes dont les gens sont inquiets. Tous les documents frauduleux, les notes de crédit perdues et les intérêts non attribués seront pardonnés par un acte législatif. Si le Congrès passe quelque chose du genre, cela signifiera alors que l’anarchie est permise ! Cela signifiera que tous les contrats légaux pourront être réécrits en tout temps pour bénéficier à ceux qui sont au pouvoir. Comment peut-on avoir confiance en quelconque contrat légal, en raison que l’État est en mesure de modifier ce contrat dans l’avenir seulement qu’avec l’aide d’une nouvelle législation ?

Comment une fraude s’échelonnant sur plus d’une décennie peut-elle être sanctionnée ? Comment ce gouvernement peut-il continuellement trahir le peuple, mais protéger les banques ?

Barack Obama s’oppose à toute action qui pourrait déranger les banques. Ali Veschi de CNN essaie de vendre l’idée selon laquelle lire attentivement les allégations de fraude massive autant des saisies immobilières que des surventes de titres adossés à des hypothèques (mortgage-backed securities) originaux ralentiront la “reprise économique”. En d’autres termes, si les Américains ne pardonnent pas Wall Street en plus d’oublier ce viol collectif de la classe moyenne s’étant déroulé au cours des dix dernières années, Wall Street et le gouvernement fédéral les rendront encore plus pauvre. C’est une brutalité du plus bas niveau ; pas mieux qu’un homme qui vole dans un magasin et met en garde le magasinier que s’il se plaint, il reviendra pour dévaliser le magasin de nouveau !

Shuan Donovan s’est prononcé lors d’une allocution pour la Maison Blanche et a déclaré que l’administration se concentre sur l’avenir pour s’assurer que les normes seront respectées, plutôt que de regarder en arrière pour être certain que propriétaires et les investisseurs n’ont pas été lésés pendant ces années fastes sans vergogne. « Nous n’avons pas trouvé de preuve à ce stade-ci de problèmes systémiques dans les documents juridiques sous-jacents, ou d’autres qui ont été examinés”, a-t-il laissé savoir.

Autrement dit, la Maison Blanche dit qu’ils vont mettre fin à la fraude (comme ils ont promis qu’ils mettraient fin aux guerres), mais n’aura aucun effet sur les milliers de milliards de dollars de dettes mises sur le dos des gens pour acheter les frauduleux titres adossés à des hypothèques survendues.

C’est comme un policier se tenant dans votre maison qui vient d’être pillée et qui vous dit qu’il ne demandera pas aux voleurs de remettre les meubles en place, mais qu’il leur demandera gentiment de ne pas le faire à nouveau ! C’est à se demander pour qui le flic travaille vraiment.

Dans ce cas, puisque le gouvernement des États-Unis ont aidé à appâter des emprunteurs de subprimes dans l’escroquerie à l’aide de ce crédit d’impôt de $8000, le gouvernement a travaillé – et travaille toujours – fermement aux côtés des banquiers criminels.

Texte original : Les 7 du Québec, CentPapiers et LNI


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29 réactions à cet article    


  • HELIOS HELIOS 3 novembre 2010 12:29

    C’est tres bien cet article... mais il a un petit defaut, c’est qu’il s’eloigne du fond pour se porter sur certains acteurs dont on ne connait même pas la realité... comme Wall street. Vous dites par exemple « wall street savait depuis 2004... »


    En fait revenons a du bon sens.

    Le pret hypotecaire est la seule façon, pour une cellule familiale de financer son logement, c’est a dire un investissement d’une vie (peu importe que la maison change entre temps), si celle ci n’a aucun patrimoine anterieur, transmis par heritage.
    Tous les pays où ce type de pret n’existe pas, le peuple n’accede même pas a son sol car aucun organisme - banque et assurance - ne prennent le risque.

    La regle générale consiste a preter pour l’acquisition d’un bien immobilier, l’argent qui correspond a la valeur de ce bien immobilier moins une partie estimée pour les variations de cote et de frais. Le risque (pour le preteur) diminue rapidement avec l’avancement des remboursements surtout si la fiscalité des transferts de proprieté est faible (ce qui est le cas aux USA)

    L’emprunteur fait un pari sur l’avenir (les revenus de sa cellule familiale) et doit se trouver dans tous les cas proche de la possibilité de toujours rembourser, même s’il est necessaire de reajuster le contrat.

    Or ce qui se passe, ce n’est ni un probleme d’hypotheques, ni un probleme de l’emprunteur, c’est un probleme de grand banditisme par des banques qui font payer deux fois le risque a ses clients : une fois dans les taux qui remunerent ce risque et une fois avec les hypotheques.

    Si les americains acceptent d’etre jetés a la rue par des banques c’est qu’ils ont signes ce type de prets parfaitement leonins. Cela demontre que le non-contôle par l’etat, non pas de la grande finance de wall street, mais des petits contrats bancaires au quotidien ne se fait pas.

    Peu importe les grands avocats, les disputes entres banques. un pret, c’est un montant, une durée et un taux auxquels s’associe une garantie.

    La seule action que DOIT prendre un gouvernement arrivé a ce stade - je ne parle pas des mesures sanitaires pour l’avenir - c’est de verrouiller l’application des regles hypothecaires par deux actions tres simples et absolument indolores sur le plan financier :

    - Bloquer le taux d’interet des remboursements a la valeur nominale qu’il aurait eu au tiers (1/3) de la periode, avec prolongation de la durée totale
    - Passer dans une commisssion economique tous ceux qui ne peuvent pas rentrer dans ce modele en controlant la realisation de l’hypoteque dans ces mêmes conditions.

    A cela on peut rajouter l’assistance de societes exterieures qui seraient capables, socialement ou commercialement parlant, de prendre le relais des organismes preteurs trop rigides.

    Les solutions existent, et il y en a beaucoup avec differentes variantes. Encore faut il les mettre en oeuvre... et dans ce cas, le soufflet se degonfle tres vite, tout le monde paye sa dette, l’etat fait son boulot, et il reste au gangster les yeux pour pleurer sur son forfait.


    • Pyrathome pyralene 3 novembre 2010 12:31

      Très pertinent article parfaitement traité en détail, grand coup de chapeau !!
      La situation est effroyable, le système est une fraude gigantesque effarante de cynisme et Obama la pire des ordures.....Il n’y a plus aucun doute sur le fait que ce pays est devenue une dictature financière d’escrocs à tous les niveaux , plus tôt elle s’écroulera, plus tôt le monde sera libérée d’une bête dégoulinante de malfaisance ......c’est à vomir !! 


      • zototo 3 novembre 2010 13:11

        Très bon article.

        Ma conclusion est la suivante : la crise a été créer volontairement.
        Encore un coup de ces malades mentaux du nouvel ordre mondial...

        • SamAgora95 SAMAGORA95 4 novembre 2010 13:03

          ! !! Plein dans le mille !!!


          Et c’est les fourmis que nous sommes qui payant la réalisation de leur projet nazi.






        • Parabellum 3 novembre 2010 14:20

          Helios ne voit qu’une partie du problème, le système monétaire internationale repose sur une « vaste escroquerie » les banques qui se sont mis les politiciens dans la poche et les lois qui régissent ce monde, produise de la monnaie à partir de « dette », en fait c’est tout simple, un couple qui veut faire construire signe une reconnaissance de dette et la banque crée cet argent à partir de ce document, on appel cela « l’argent/dette ». Jusque là, tout est normal... seulement voilà, les banques demande à être remboursé de la « dette » + des « intérêts » c’est ce qu’on appel, L’USURE, or, des l’antiquité, l’usure fût banni des pratiques de prêt car l’équation est vicié, elle peut s’écrire très simplement : P= principale I = intérêts ..... P = P-I
          Ce système permet aux banques commerciales privée de s’accaparer toutes les richesses du monde, sans exception... un grand de ce monde à écrit un jour (donner le pouvoir de créer la monnaie et alors peu m’importe qui fait ses lois)

          Pour finir, une simple question : pourquoi nos dirigeants, en 1973 alors que Pompidou était président et Giscard d’Estain ministre de l’économie ont ils renoncer à notre droit de battre monnaie pour emprunter de l’argent à des banques commerciales privées dont nous remboursons de lourds intérêts ?


          • fhefhe fhefhe 3 novembre 2010 15:18

            Ce n’est plus BankSters qu’il faut les appelés mais BanKSSters.
            Pourquoi
            Tout simplement et malheureusement l’argent , le fric , l’oseille etc...est l’Oxygène de l’Etre Humain ...(Cousteau )
            C’est quoi , une « organisation » qui a conscience de faire mourir en aphyxiant des hommes , des femmes , (et leur Enfants ) ??
            Bravo et Encore bravo pour cet article que nous lirons jamais dans les Echos , la Tribune et encore moins dans les pages « Saumon » du FigaroSY...
            Et dire que nôtre Président souhaitaient que Chaque Français soit propriétaires à l’Anglo-Saxone
            ... !!!!!! 



            • goc goc 3 novembre 2010 15:33

              Tres bon tableau de la situation

              auquel il faut ajouter deux autres points « noirs »

              1 - la folie boursière qui amène aujourd’hui les traders à travailler à la milliseconde et donc à faire et défaire les cours selon des motivations qui n’ont plus aucun rapport avec la réalité et qui finiront forcement par un emballement de la « machine » et par une explosion des bourses mondiales

              2 - En plus de la dette des ménages (avec son cortège de subprimes) il faut ajouter la dette des sociétés qui n’ont plus les moyens de rembourser leurs emprunts suite à la crise : beaucoup d’entre elles ont fait des rachats de concurrents à crédit ,en pariant sur une économie florissante. Beaucoup ont acheté en surévaluant la valeur de leur achat. Et là on arrive en 2011 aux échéances d’un grand nombre de ces sociétés. Et là ce ne seront plus seulement des maisons qui seront perdues, mais surtout les retraites. Bref pour certains américains on risque d’avoir le second effet « kisscool », ou si vous préférez la double lame : la première saisie la maison, la seconde récupère le capital retraite

              Et après ça, il y a encore une majorité d’américains pour demander moins d’interventions de l’État, et moins d’aides. A ce niveau, ce n’est plus du masochisme, c’est du suicide


              • François M. 3 novembre 2010 15:53

                1- En anglais, ils appellent ça du High Frequency Trading. Les ordinateurs vendent et achètent des titres en quelques secondes ou moins. Goldman Sachs ramasse ainsi autour de $100 000 000 à CHAQUE jour. Ces « échanges » constituent environ 60 à 70% de toutes les transactions d’une journée. Imaginez ! Et ils vous parle de « free market » après !

                2- Tout d’abord il y a eu la bulle des subprimes, ensuite maintenant c’est la bulle commerciale qui va éclater et pour terminer, la bulle des produits dérivés qui est estimée entre $600 trillions à 1,5 quadrillions de dollars. Juste pour vous donner une idée, la valeur de l’ensemble des transactions des marchés boursiers de la planète se chiffre entre 50 et 100 trillions de dollars par année !

                Ce système est fini et les banquiers internationaux le savent très bien. Ils sont dans un rush pour récupérer le plus de valeur réelle possible avant le crash prévu par eux pour ensuite changer de système économique, imposer leur monnaie mondiale contrôlée par des institutions financières mondiales sur lesquelles nous n’auront absolument aucun contrôle. Rien de démocratique. Et comme on dit, sans représentation, pas de taxation. Il s’agit d’une tyrannie, d’une forme de gouvernance mondiale qui n’est pas dans l’intérêt de la population mondiale du tout, mais bien pour cette élite hyper riche. Si au moins ils avaient de bonnes motivations, ce ne serait pas aussi inquiétant, mais ce n’est pas le cas, comme le prouve le passé et le présent. Ça n’a rien de conspirationniste, c’est malheureusement réel. À nous d’être lucides et de dire NON.

                Je suspecte que c’est ce qui est en train de se passer : la population mondiale s’éveille à cette réalité et commence à dire NON un peu partout. Pas de taxation sans représentation. Vous voulez qu’ils vous écoutent, ces banquiers et financiers de malheur ? Ne dites pas un mot, ne cassez rien, soyez bien paisible et pacifique et allez tout retirer votre argent de la banque. C’est légal et vous ne serez jamais dans le trouble pour cela, ce n’est pas un acte de terrorisme ni criminel ! À ce stade-ci, c,est plutôt un acte sensé, requis et moral !

                François Marginean


              • Defrance Defrance 3 novembre 2010 21:16

                En fait, c’est le retour au Far West qui se profile, c’est celui qui tire le plus vite qui gagne, le plus lent n’a aucune chance dans la société Étasunienne pourrie par le Fric !

                 Trois de mes cousins nés la bas, sur quatre, sont morts d’overdose avant trente ans ?


              • Defrance Defrance 3 novembre 2010 21:34


                 Comme le dit bien Francois M , nous avons une arme non letale, il suffit de s’en servir !

                Personnellement j’ai maintenant TOUT le respect de MON bankster !


              • goc goc 4 novembre 2010 00:28

                @ l’auteur

                En anglais, ils appellent ça du High Frequency Trading. Les ordinateurs vendent et achètent des titres en quelques secondes ou moins.

                c’est même pire que cela, déjà on ne parle plus de secondes, mais de millisecondes

                et surtout l’autre problème, c’est que les traders ont poussé le système à son extrême, en créant de faux ordres d’achat/vente, le temps que le cours bouge (quelques millisecondes) puis ils suppriment ces faux ordres (compte tenu des différences de délais de traitement, ces faux ordres ne sont pas traité en bout de chaine, et donc la fluctuation des cours ne trouve aucune justification). Or quand on connait l’énergie que peut dépenser un gestionnaire de marché pour inventer des « martingales » toujours plus débiles mais rapportant gros à très court terme, on est en droit de penser qu’il va bien se trouver un imbécile ou un Kerviel pour créer la solution finale, celle qui fera exploser le système


              • xbrossard 4 novembre 2010 09:41

                @goc


                la solution finale...comme c’est bien dit....

              • François M. 3 novembre 2010 15:38

                Merci à tous pour vos bons commentaires. Ce qui me frappe le plus, même s’il est encore tôt et que probablement plusieurs autres se rajouteront, c’est de constater qu’il y un GRAND nombre de gens maintenant lucides et complètement écœurés de ces escrocs, ces véritables terroristes économiques que sont les banquiers privés. La classe politique a complètement été cooptée et est maintenant guère plus qu’une propriété des grands financiers et du secteur corporatif. Nous avons assister sans le réaliser à des coups d’État silencieux dans toutes nos nations. La politique n’est plus qu’une vulgaire mise en scène, un théâtre de marionnettes. Collusion, corruption et la fraude ont été érigés en système.

                Dès que cela sera devenu pleinement conscient pour la majorité de la population, ce qui est tout près d’être une réalité, ce jeu sera terminé.

                La seule guerre qui reste à mener est celle de l’humanité vs les banquiers privés internationaux.

                Ils nous font peur avec leur Al Qaïda alors que les pires criminels et terroristes se promène dans notre société en habit cravate et sont constamment présentés dans les médias comme étant nos « leaders », nos « décideurs », nos « sauveurs ». Ils sont carrément en train de ruiner et détruire la classe moyenne, voler leurs fonds de pension et leur futur. Retour aux temps féodaux.

                Je continue de vous lire, c’est intéressant !

                François Marginean


                • joletaxi 3 novembre 2010 15:38

                  Cet article a le mérite d’attirer l’attention sur ce qui va être le second volet des réjouissances.

                  Malheureusement il s’emmêle un peu les pinceaux, mais on ne peut lui en vouloir,cette histoire est très complexe.
                  Je sais que ce blog est très mal perçu ici pour ses positions, mais je vous conseille de lire les articles qui sont consacrés à ce qui va nous occuper en 2011, je gage que beaucoup vont pourvoir retapisser leurs ch... avec de beaux papiers tout neufs à la place de ces anciens emprunts russes qui ont mal vieilli


                  Ainsi va la vie... pas à dire Panama et les affaires de l’époque cela avait tout de même plus de gueule 



                  • fifilafiloche fifilafiloche 3 novembre 2010 16:14

                    En quoi la situation de l’immobilier en France est elle si différente de celle des Etats Unis avant l’éclatement de leur bulle immobilière ?


                    Les valorisations ici sont tout aussi décorellées des salaires qu’elles ne l’étaient là bas, sinon plus. L’Etat intervient de façon tout aussi massive pour soutenir le secteur avec des plans de défiscalisations totalement injustifés qui ne profitent qu’à ceux qui sont déjà propriétaires. Les niveaux d’endettement sur 20 à 30 ans sont tout aussi déraisonnables.

                    Quant à parler de chaine de Ponzi, encore une fois, en quoi nos systèmes par répartition sont ils différents. Nous savons que notre réalité démographique ne permet pas de financer un système vieux de 60 ans mais nous n’osons le réformer pour des raisons électorales. Une chaine de Ponzi a besoin de plus d’entrants que de sortants pour durer. Ce n’est pas le cas chez nous avec la sortie des Baby Boomers du système productif.

                    La volonté dans chacun des cas est généreuse. Chez les américains, assurer à chacun la sécurité d’un toit, chez nous l’accès à une sécurité globale, mais les rèves se confrontent à la réalité, et le manque de pragmatisme amène irrémédiablement au précipice.

                    • rastapopulo rastapopulo 3 novembre 2010 21:46

                      En quoi la retraite par capitalisation n’est pas un système de Ponzi puisqu’il était mort sans intervention des états ?

                      Comme même dingue de critiquer l’interventionnisme et puis d’encenser les retraites par capitalisation !!!

                      Les sicav n’existeraient plus sans le publique pour sauver les banques non régulé comme pendant les 30 glorieuses.

                      Mais bon est ce que les 30 glorieuses ont existé ? c’est comme Roosevelt et son Glass Steagall commun aux USA, à la France et à la Belgique pendant 30 ans (=30 glorieuses) un mythe urbain.

                      Bonjour la culture économique.


                    • Dzan 3 novembre 2010 17:16

                      Chara la Praline, va les sortir de là, flingue au poing.

                      Vu les résultats des « mid turn » les ricains sont encore plus ....que les Français.


                      • Never Give Up Never Give Up 3 novembre 2010 21:18

                        Bel exemple des excés de la déreglementation...
                        par contre je vois pas ce que vient faire Barak Obama là dedans, que je sache si il y a escroquerie, faux en écriture... c’est l’affaire des juges US et non pas du président.


                        • rastapopulo rastapopulo 3 novembre 2010 21:56

                          C’est le rôle du président de ne rien faire en temps de crise sauf si une raclé est prise aux Massachusetts (ce qui donnera une mesurette pour réguler les produits dérivés de la crise en... 2022) ou une oxydation monumentale au midterm (vite une purge de se conseillé économique après 2 ans de ravage à refiller du fric au « progrès financier » dixit Larry Summer = responsable de la crise et qui a été pendant 2 ans le plus haut conseillé économique d’Obama alors que ce type a saboter la Glass Steagall que voulait Volckner)

                          Mais bon Larry Summer tout le monde connaît puisque tout le monde connaît la présidence d’Oblabla... 

                          Un brave type vraiment, surtout pour dévalorisé le $ tranquille et ainsi dominer les chinois si il ne se soumettent pas à la finance anglosaxonne. 

                          Bien sur tout est déconnecté ! 


                        • herbe herbe 3 novembre 2010 21:55

                          A propos de l’arme non létale, même Eric Cantona tranquillement propose de l’utiliser :

                          http://www.youtube.com/watch?v=V3Ks1UeZ4wY

                          http://www.20minutes.fr/article/608005/sports-eric-cantona-veut-faire-sauter-banques

                          Mais il faut lire la réponse de Jorion sur la faible pertinence de cette solution et qui propose encore d’autres moyens efficaces à utiliser :

                          http://www.dailymotion.com/video/xf7r82_paul-jorion-le-temps-qu-il-fait-le_news?start=171


                          • Ariane Walter Ariane Walter 4 novembre 2010 10:45

                            @ L’auteur....

                            je reprends votre idée : « de plus en plus le savent mais il faut que ce soit tout le monde.. ».

                            Il y a du progrès à ce niveau. je me tenais au courant de ces faits et quand j’en parlais à des amis, ils me prenaient pour une excitée. Maintenant, ils savent aussi. et quand j’en parle en faisant mes courses, même le boulanger est au courant !

                            il est certain que ceux qui savent doivent s’unir pour mener une révolution.
                            C’est le seul terme possible.
                            mais l’ennemi est rapace et coriace.
                            Il faut surtout reprendre le pouvoir dans nos Etats.


                            • François M. 5 novembre 2010 19:31

                              Ce qu’il faut, c’est une révolution intérieur, spirituelle, un changement de paradigme de pensée. Nous vivons une crise évolutive. Nous devons aller vers plus de conscience. Le reste suivra par la force des choses. N’oubliez pas d’aller retirer votre argent des banques aussi.


                            • easy easy 5 novembre 2010 09:32

                              Ce genre de révélation, pour éclairante qu’elles soit, produit un effet pervers.

                              Le lecteur se retrouve donc face à une énorme arnaque d’où il ressort que plus c’est vilain, plus c’est enrichissant,, que plus c’est gros, plus c’est sans risque.

                              Devant l’immunité dont profitent les empereurs de l’arnaque, le quidam ne peut que se dire qu’il devrait laisser tomber la réparation des voitures ou la vente des aspirateurs et se lancer dans la haute finance. Au minimum entrer au capital des champions de l’arnaque.





                               


                              • HumanVictoryX HumanVictoryX 5 novembre 2010 15:21

                                Réagissez et rejoignez le collectif citoyen StopBanque : J-33 http://stopbanque.blogspot.com/ !!!!!


                                • HumanVictoryX HumanVictoryX 5 novembre 2010 15:21

                                  Réagissez et rejoignez le collectif citoyen StopBanque : J-33 http://stopbanque.blogspot.com/ ;)


                                  • HumanVictoryX HumanVictoryX 5 novembre 2010 15:23

                                    Réagissez et rejoignez le collectif citoyen StopBanque : J-33 http://stopbanque.blogspot.com/ :p


                                    • Melpomène Melpomène 5 novembre 2010 18:41

                                      "CNBS a suggéré que le gouvernement US irait possiblement jusqu’à passer une loi qui légaliserait rétroactivement toute la fraude des banques, que les banques seraient protégées, ce qui revient à dire que la fraude sera sanctionnée par les politiciens. Les politiciens ne laisseront pas la stabilité des plus grandes banques de la nation être menacées par des droits contractuels."
                                      Vous oubliez de dire que Obama a mis son véto pour que cette loi ne passe pas (elle était déjà votée).
                                      Par contre, maintenant que les américains ont décidé de voter pour leurs bourreaux, il est fort à parier que les pressions seront telles que la loi passera. Toutefois, il semble qu’actuellement les avocats américains font le forcing pour introduire des actions... que la loi ne concernera donc pas. Peu de renseignements nous arrivent ici en Europe, mais il semble bien que chaque camps soit en train de jouer la montre.


                                      • François M. 5 novembre 2010 19:27

                                        Ce n’est que pour bien paraitre, car il a finalement refusé toute mesure pour protéger le peuple pour couvrir les banques et les protéger. Obama est même allé jusqu’à blâmer les Américains d’être ceux qui sont responsables de ce chaos en s’achetant des maisons qu’ils ne pouvaient pas payer, ce qui n’a rien à voir avec le coeur de cette crise. Donc de facto, les banques vont demeurer indemnisées. C’est le résultat finale qui compte.


                                      • Antoine 5 novembre 2010 22:37

                                        Pour complèter votre information, je vous signale que ces anglo-saxons veulent introduire en europe et notamment en france (sur l’initiative des rosbifs et des irlandais) leur droit immobilier (dont fait partie la technique hypothècaire) aux mains des avocats qui participent gaillardement aux magouilles et faux dans ce scandale des saisies. Manifestez et révoltez vous chaque fois que vous entendrez un guignol (et il y en a quelques uns dans notre pays) soutenir cette débilité !

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François M.


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