Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > La crise... devant nous et nos politiques ils sont où ?

La crise... devant nous et nos politiques ils sont où ?

Je me souviens avec « émotion » de certains qui trouvaient en Pierre Larrouturou un sympathique illuminé ; je me souviens aussi de ceux qui considéraient le site contreinfo.info comme peu fiable par rapport à ses articles…

Leur tort, ils osaient remettre en cause un dogme bien établi il y a encore un an ou deux… celui des arbres dont les racines montent au ciel… Car à ce stade où nous en sommes, l’image des arbres qui montent au ciel ne suffit plus.

Aujourd’hui… et depuis quelques semaines, je suis à l’affût de chaque article économique ; bien sur nous n’avons jamais droit à Alain Minc qui n’a jamais trouvé soit dit en passant, ni non plus notre puits sans fond d’Eric Le Boucher… Non, j’attends la dernière livraison d’un Jorion, d’un Krugman, d’un GallBraith ou d’un Munchau… Rassurez vous, vous n’en aurez aucune trace dans les colonnes de vos journaux préférés… Restons dans le domaine de la seule compétence française autistique.

Et donc, depuis maintenant quelques semaines, il faut le dire sans fard… ça craint… et ça craint chaque jour un peu plus. Le dernier date d’aujourd’hui et il résume assez bien le climat actuel enfin si on veut bien admettre l’énoncé de mes racines qui ne montent pas au ciel. Je cite ce passage de Munchau « Vous croyez apercevoir les premiers signes de la reprise ? Vous êtes rassurés par la récente stabilisation d’indicateurs précoces, tels les ventes des maisons neuves aux USA ? Ou vous croyez que la hausse boursière marque la fin de la crise ? Les taux de croissance vont évidemment rebondir, ne serait-ce que pour des raisons techniques. Si tel n’était pas le cas, il ne resterait pas grand chose de l’économie à la fin de l’année. Mais même si la reprise économique intervenait en 2010, comme le prévoient quelques optimistes, la majeure partie des difficultés du secteur financier est encore devant nous… ». Bon d’accord, le gars ne pige qu’accessoirement au Financial Times.

Je n’ose vous mettre d’autres passages de cet article ou des types susnommés... cependant, ces derniers me font me poser cette question : « comment arrivons nous à un tel niveau d’indigence de la part de nos politiques ? ». Ne voulant citer personne au risque de froisser beaucoup de monde sur l’échiquier politique, je reste sidérer par ce message lancinant qu’ils nous répètent sur le thème du « ça va aller mieux avec nos mesurettes à deux balles et dépourvues de cohérence et de vision à long terme ».

Qu’on soit clair, je ne prétends à rien d’autre que ce que je suis (désolé c’est lourdingue) mais vendredi en doux rêveur assoiffé d’égalitarisme prolétarien, je vous parle de réduction de travail comme piste pour sortir de cette crise. Cela va sans dire que pour moi, elle est liée à un choix de société. Or hier, je tombe sur un article d’un mec sérieux où est évoquée cette possibilité… Même si ce dernier ne tient cette « solution » comme seulement provisoire, j’étais cependant étonné de lire ça sous une telle plume.

A ce stade, je préfère me taire mais j’ai le regret de dire que je trouve plus d’intelligence sur les blogs que dans notre monde politique.

Certains de vous ont probablement été surpris du ton employé sur ce blog vis-à-vis des politiques depuis le début de celui-ci… Hélas, je crains que la médiocrité soit réellement devenu un marqueur de cette sphère où est-ce une question de génération ? Celle étant actuellement en activité n’a jamais eu de crise majeure à traverser (je crois avoir déjà fait un billet sur ce thème) donc elle ne parvient pas à sortir d’une certaine insouciance dont elle a pu bénéficier.

Je ne dis rien sur la jeune garde montante, on me taxerait d’aigri…


Moyenne des avis sur cet article :  3.73/5   (22 votes)




Réagissez à l'article

15 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 31 mars 2009 11:11

    à l’auteur

    "je vous parle de réduction de travail comme piste pour sortir de cette crise. Cela va sans dire que pour moi, elle est liée à un choix de société. Or hier, je tombe sur un article d’un mec sérieux où est évoquée cette possibilité… Même si ce dernier ne tient cette « solution » comme seulement provisoire, j’étais cependant étonné de lire ça sous une telle plume".

    Qui est donc cette plume ?


    • vienzy 31 mars 2009 13:27

      Tout autant qu’il y a 15 ans, la réduction du temps de travail est une solution. C’est comme dire qu’avec un marteau plus petit, il faudra plus de coup pour enfoncer un clou. Ca n’a rien à voir

      Les hommes politiques français tiennent trop à leurs subventios pour comprendre quoi que ce soit

      Au fait, de combien ont-ils augmenté leurs rémunérations non imposables (en signe d’absence de solidarité d’avec le peuple qu’ils sucent jusqu’au sang), leurs retraites dorées ...


      • Vilain petit canard Vilain petit canard 31 mars 2009 13:45

        Je crois qu’on a surévalué l’importance de la durée maximale du travail. Pour la gauche, c’est LA solution, elle sert à tout : réduire le chômage, atténuer la crise, relancer la consommation, blanchir les dents... Pour la droite c’est LA catastrophe, faut la faire sauter, comme ça la croisance repartira, la croissance aussi, le chômage disparaîtra et on aura l’haleine fraîche. Dans les deux cas, on attribue à la réduction du temps de travail plus qu’elle ne peut donner.

        Alors que le premier effet des 35 heures a été de faire plafonner (ou trop souvent d’annuler) les progressions salariales pendant 10 ans, pendant que les prix montaient. Aujourd’hui, trop de gens sont trop pauvres. Un guignol comme Sarkozy peut se faire élire en braillant qu’on va travailler plus et gagner plus. Et on fout tout le monde à la porte, qu’on ait travaillé plus ou pas. Alors vous pensez vraiment que le temps de travail, ça a autant d’effet que ça ? 


        • alberto alberto 31 mars 2009 14:16

          VPC : Le problème avec le passage à la semaine de 35 heures, est qu’il a été imposé sans réèllement avoir été préalablement testé. C’est ce passage en force qui a d’ailleurs permis au patronat de négocier des « modérations » salariales ainsi que tu le fais remarquer.

          Pour ce qui concerne la semaine de quatre jours, par exemple, certaines entreprises y sont déjà, et ça semble marcher. Voir
          ici

          Il est difficile de prévoir le taux de diminution de chômage à attendre de la généralisation d’une telle mesure, mais on peut raisonnablement penser que ça serait moins idiot que de payer des heures supplémentaires à des gens qui ont déjà du boulot : ça mérite réflexion.

          Bien à toi.


          • Vilain petit canard Vilain petit canard 1er avril 2009 09:48

            alberto
            Oui, donner un job, ça vaut mieux que de renforcer la posision de ceux qui ont déjà un job. Mais les 35 h ont-elles réduit le chômage ? Non. Le vrai problème, c’est que trop de gens ne gagnent pas assez pour faire face aux dépenses courantes, qu’ils aient un boulot ou pas. Et les entreprises (les vraies, les PME du coin, pas celles qui ne sont pas dans les hautes sphères cac-quarantesques où naviguent nos dirigeants) n’ont du coup plus de commandes, donc plus beaucoup de fric à distribuer. Autour de moi, les chômages techniques et les plans de licenciement tombent.

            Une politique ambitieuse de commandes publiques pourrait être une solution intéressante. Au moins on saurait à quoi sert le pognon emprunté.


          • alberto alberto 1er avril 2009 13:55

            OK, VPC, mais l’un n’empêche pas l’autre !


          • Romain Desbois 1er avril 2009 17:43

            Sauf à laisser crever les chômeurs, on a le choix entre partager le travail ou travailler et cotiser pour payer des chômeurs.
            L’erreur de jospin a été de ne pas mettre directement les 32 heures avec dégressivité des salaires (à partir de 1500 euros par exemple), l’autre erreur a été de faire en plusieurs étapes, ce qui a fait une usine à gaz qui a conduit à ce qu’il y ait sept ou huit SMIC simultanément.

            Tout le monde y aurait gagné. Moins de chômeurs voire plus du tout c’est :

            - moins voire plus du tout de cotisations chômage

            - c’est plus de gens qui cotisent à la sécu et à la retraite

            - c’est donc moins de cotisations retraites ou sécu, ou p+ de meilleures retraites et de soins mieux remboursés !


          • Christophe Christophe 1er avril 2009 17:43

            @VPC,

            Assez d’accord avec Alberto.

            La question salariale levée est certes pertinente au regard des 35 heures (d’ailleurs la modération était prévue dans la loi), mais n’aurions-nous pas subi la même tendance sans cela ? Lorsque nous regardons l’évolution de la répartition des richesses dans les pays développés (USA, GB, ...), même ceux n’ayant pas eu à suivre la tendance de la réduction du temps de travail ont subi la réduction de la part de richesse redistribuée en revenus ; sans attendre la loi des 35 heures, cette tendance était déjà amorcée.

            Cette tendance est systémique et non tributaire d’une quelconque décision politique. Disons que les 35 heures ont aggravé cette tendance mais cela ne change en rien la tendance.


          • Vilain petit canard Vilain petit canard 2 avril 2009 10:40

            alberto
            D’acord pou rles deux interventions
            romain
            Oui, mais moins de salaires = moins de cotisations aussi, je ne suis pas sûr qu’on y gagne non plus.


          • plancherDesVaches 31 mars 2009 17:40

            Bonjour Monsieur Vasseur.
            Les politiques ont l’air d’être là :
            http://dechiffrages.blog.lemonde.fr/2009/03/30/eradication-factice-des-paradis-fiscaux/#xtor=RSS-3208

            "Quant aux gouvernements de pays à fiscalité dite « normale », leur acharnement à exiger leur dû ne saute pas aux yeux.
            D’où l’étalement insensé du calendrier. 1928 : premier modèle de convention fiscale..."

            La plaisanterie dure donc depuis 1928. Ecoeurant, non ?


            • Lisa SION 2 Lisa SION 2 31 mars 2009 19:35

              Jacques Chirac avait visité Brioches Pasquier (Pitch) en 1995 et avait déclaré que toute la France devait passer à 4 jours !!! Il faut abroger les 35h (inefficaces – tout le monde le reconnaît) et généraliser la semaine de 4j. "

              On peut très bien gagner plus en travaillant moins, la meilleure preuve est que là-haut, ceux qui travaillent le moins gagnent le plus... 



              • Montagnais Montagnais 31 mars 2009 20:48

                J’allais écrire :

                "La jarre d’Anésidora est ouverte... Trop tard.
                Compter des fifelins de-ci-de-là ne sert désormais de rien.
                Reste l’Espoir ?"

                Vous en ouvrez les portes :

                1) Se débarrasser des goinfres financiers (et des idées qui vont avec). Gré ou force.
                2) Travailler 3 jours la semaine
                3) Se contenter de 2 à 3 dollars par jour, le salaire moyen du reste de l’humanité (voir BIT)

                Beau et vaste programme Lisa Sion 2... Mais qui va commencer ?

                A moins que... Y’ait juste à patienter encore un peu..


              • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 1er avril 2009 09:17

                à Lisa SION 2

                "On peut très bien gagner plus en travaillant moins"

                Je le crois également.
                Le Parti Capitaliste Français (PCF) et l’Allocation Universelle !
                http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=51707


              • jjwaDal marcoB12 1er avril 2009 11:25

                Il faut bien sûr se méfier des discours lénifiants vu l’incompréhension manifeste,de
                ceux qui pensent être l’"élite", des phénomènes en cours.
                Passons pour nous européens sur la grosse casserole que les prêts inconsidérés
                à l’europe de l’est et aux pays émergeants constituent. Elle pourrait à elle-seule nous
                envoyer pas le fond.
                Passons sur la présence de JC Trichet à la tête d’une BCE largement menottée face
                à la crise...
                Passons sur le fait que le $ va demeurer la monnaie mondiale et que le jeu de "je
                te tiens tu me tiens par la barbichette" avec les chinoix, les empêche de faire plonger
                la valeur du $. C’est plutôt une dépréciation significative de l’euro qui se profile.
                Une crise majeure où on ne vend pas grand chose avec des prix de l’énergie majorée
                pour nous mais pas les USA vous en voulez ? Vous en aurez peut-être, sages ou pas...
                Passons sur l’éclatement tôt ou tard de la bulle écologique, de la bulle énergétique
                (tout le monde semble avoir oublié que le "peak oil" est au coin du bois, car pendant
                la crise on continue à consommer à peine moins d’énergie, comme la dangerosité
                des agrocarburants pour moteurs thermiques (bulle dans la bulle)), du provisionnement
                pour les retraites qui part en vrille (salaires stagnants face à des coûts du grand âge explosant
                et un chômage banalisé qui fait d’une retraite à taux plein un horizon), etc...
                Nos dirigeants sont nos dignes représentants : des incapables pour des inconscients...


                • bob 1er avril 2009 13:48

                  Monsieur,

                  L’ouverture du marche s’est acceleree sous Mitterand. Reniant des schemes socialistes primordiales, il a ainsi ouvert la boite de Pandorre a ce qu’on appelerait plus tard la mondialisation. Vous comprendrez que les socialistes sont mal places pour donner des lecons.
                  Par ailleurs, la reduction du temps de travail a deja ete tente : elle n’a favorise que les cadres et les bobos. Probablement le coeur d’une partie de l’electorat, il apparait clairement que le reste de la population, pourtant majoritaire, a ete purement et simplement ignore. Une fois de plus les socialistes sont mal places pour donner des lecons.
                  De plus, l’hemorragie de socialistes bien-pensants se voyant octroye un poste dans le gouvernement actuel n’est pas vraiement un gage d’opposition ostentatoire. Une fois de plus les socialistes sont mal places pour donner des lecons.
                  Enfin, l’inconstance des programmes ( notemment la lutte contre les paradis fiscaux), la soumission a l’Etat en depit meme du statut d’opposition n’appelle pas a une confiance en ce parti. Une fois de plus, les socialistes sont mal places pour donner des lecons.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès