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Accueil du site > Actualités > Economie > La crise économique démysthifiée (2)

La crise économique démysthifiée (2)

Le paradoxe provient du fait que l’économie « souffre » d’une sous-consommation relative. Il y a capacité de produire de plus en plus de marchandises (biens et services), en variétés et en quantités illimitées, avec de moins en moins de force de travail par unité produite.

La première partie de cette analyse est parue sur : http://www.les7duquebec.com/7-au-front/contradictions-dans-la-reproduction-du-capital-1/

Le paradoxe du mode de production capitaliste

Le paradoxe provient du fait que l’économie « souffre » d’une sous-consommation relative. Il y a capacité de produire de plus en plus de marchandises (biens et services), en variétés et en quantités illimitées, avec de moins en moins de force de travail par unité produite. Plus le système capitaliste produit massivement et à bon compte, plus il éprouve des difficultés à tout vendre, bien que les besoins les plus élémentaires de milliards d’êtres humains ne soient jamais satisfaits. C’est que le but de la production capitaliste n’est pas de satisfaire les besoins des humains, mais de satisfaire les besoins des actionnaires. Les êtres humains pauvres ou semi-pauvres, salariés, n’ont pas assez d’argent pour acheter, consommer et ainsi concrétiser la plus-value et le profit.

Pire, à ce premier paradoxe s’ajoute un second à savoir que le capitaliste dans sa quête de profits maximums est amené à réduire les coûts salariaux, mais paradoxalement moins le produit coûte cher en salaire, et moins il est profitable pour le capitaliste, application mécanique de la loi de la hausse de la composition organique du capital, avec pour corollaire, une baisse tendancielle du taux de profit (Cc/Cv).

Bref, le capitaliste ne trouve aucun avantage à produire davantage. C’est ici que l’apparition du capital financier et boursier – fusion du capital industriel productif et du capital bancaire parasitaire est apparue comme la panacée permettant aux capitalistes financiers – aux rentiers – aux créanciers – de poursuivre leur accaparement du capital, leur accumulation futile et stérile puisque ne reposant sur aucune valeur mercantile réelle et utile jusqu’à l’éclatement de la bulle spéculative. Du capital bancaire et boursier, cette immensité du crédit, non adossé à des marchandises tangibles et concrètes n’a pas de véritable valeur commerciale. Ce n’est qu’un immense nuage spéculatif (160 000 milliards de produits dérivés inscrits en bourse dit-on dans le New York Times) qui n’est que valeur de pacotille que l’on a vu s’évaporer lors du dernier krach boursier et que l’on verra bientôt se transformer en fumée lors du prochain krach financier (11).

La contradiction antagoniste

On le constate, il ne s’agit pas de disproportions quantitatives entre branches de production différentes dues à l’aveuglement anarchique des producteurs privés ou publics (corporations étatiques capitalistes comprises). Ce n’est pas non plus qu’il se produit trop de valeurs d’usage, puisque l’ensemble des besoins sociaux n’est jamais satisfait. C’est que le système produit trop de valeurs d’usage dans un système économico-social qui ne les reconnaît que comme valeurs d’échange marchand. Le système produit trop de marchandises sous forme de valeurs d’échange, c’est à dire des marchandises prétendant se vendre à un prix réalisant une plus-value. C’est cette plus-value qui, se posant en capital additionnel (virtuel), est le nœud du paradoxe entre surproduction et sous-consommation spécifique au capitalisme.

Envisagez ici que la vente et la consommation des marchandises, sous leurs différentes formes (biens et services) n’est que la façon pour les capitalistes de récupérer l’entière valeur marchande des produits, portion travail (salaire) et portion surtravail (plus-value).

La contradiction fondamentale du mode de production capitaliste repose sur l’inadéquation des rapports sociaux de production (privé, bourgeois) et du développement de la force de travail et des forces productives (collectives). Une vérité fondamentale révélée par Marx et que les économistes pseudo marxistes ont totalement oublié, nié ou travestis, préférant stigmatiser l’iniquité dans la répartition de la richesse qui n’est qu’une conséquence de la précédente. Pour résoudre l’injuste distribution des ressources, il faut d’abord résoudre l’injuste appropriation des moyens de les produire. Il faut mettre fin à l’exploitation privée du travail. Il faut cesser l’appropriation du surtravail et l’expropriation privées de la plus-value. Il faut abolir le salariat, la plus-value et le profit, et abolir l’État qui a pour mission de maintenir autoritairement en place cette superstructure catastrophique (12).

Trop de moyens de production à exploiter

On introduit ici dans l’analyse des crises une détermination concrète supplémentaire et fondamentale par rapport au schéma le plus abstrait de l’échange marchand, M-A-M (Marchandise-Argent-Marchandise), auquel nous en étions restés précédemment. C’est celle de l’échange pour l’argent, A-M-A, qui devient nécessairement échange pour l’accroissement de l’argent, A-M-A’ (sinon autant ne pas risquer A dans des investissements périlleux), via le commerce mercantile d’abord ; puis dans le mode de production capitaliste par le moyen de l’extorsion de travail non payé (la plus-value), différence entre la quantité de travail social fournie par l’ouvrier et celle dont il reçoit l’équivalent sous forme de salaire. Cette plus-value apparaît concrètement, on le sait, sous les formes du profit. Et le taux de profit, ou le taux d’exploitation, rapport de la plus-value au capital engagé (noté Pl/C), s’établit comme « la force motrice de la production capitaliste et on n’y produit que ce qui peut être produit avec profit. » Tout ceci est assez connu (quoique travesti et mésinterprété par les économistes pseudo-marxistes). Il en ressort évidemment que si le profit s’effondre la production aussi. La crise apparaît dès lors toujours comme effondrement de la production et du profit, ce qui est la même chose s’agissant d’une production de (pour le) profit (13).

Marx résume très bien la relativité du phénomène : « On ne produit pas trop de subsistances proportionnellement à la population existante. Au contraire. On en produit trop peu pour satisfaire décemment et humainement la masse de la population. Mais on produit périodiquement trop de moyens de travail et de subsistances pour pouvoir les faire fonctionner comme moyens d’exploitation des ouvriers à un certain taux de profit… » (14)

Ainsi, dans le phénomène de sous-consommation, ou de surproduction, la mystification consiste à éluder cet objectif de la production capitaliste : le profit. On occulte alors que la surproduction est uniquement celle de marchandises (valeur d’échange) qui ne peuvent pas être vendues avec profit maximum, réalisant ainsi une plus-value maximale, étant donné la quantité de travail non payé qu’elles contiennent. Sous le mode de production capitaliste, on préférera détruire les marchandises plutôt que de les donner, car alors on épuise le marché. Attention cependant, dans une société capitaliste, nationalisé une entreprise, ou une banque ne constitue pas une socialisation des moyens de production, d’échanges et de communication. Il s’agit tout au plus d’une prise en charge étatique d’un canard boiteux capitaliste, ou la prise en charge d’une mission de reproduction de la force de travail destinée au capital. 

Impossible de reproduire sans détruire du capital

La disproportion entre production et consommation sociale se résume ainsi : l’unité inévitable production-consommation ne peut se réaliser sous le capitalisme que dans la détermination ultime de ce système, soit la profitabilité privée. Production et consommation sont les deux faces de la même médaille que l’on appelle le procès de valorisation-reproduction du capital. Mais si on considère qu’il s’agit non pas de production en général, mais de production de plus-value, laquelle est accaparée par le capital privé et vient s’ajouter au capital initial, reproduit pour s’incorporer à un nouveau cycle de valorisation-reproduction-accumulation. On constate que ce procès n’est pas destiné à la consommation en soi, pour satisfaire les besoins des êtres humains, mais qu’il est procès de reproduction sociale élargie, tout comme l’animal humain n’accumule pas pour le plaisir d’accumuler, mais il produit et accumule des biens de consommation afin d’assurer sa reproduction élargie (sa descendance, assurance de sa pérennité sociale). Le mode de production capitaliste, en tant qu’organisme vivant, n’est pas différent. Il tente de se reproduire pour sa postérité. Le problème est que par sa nature (génétique pourrait-on dire par analogie) le mode de production capitaliste privé a atteint son seuil « d’incompétence », son seuil d’incapacité, où il ne peut se reproduire sans s’autodétruire, sans détruire du salariat et du capital. C’est cette impérative nécessité de détruire du salariat et du prolétariat qui poussera la classe ouvrière à la révolte contre le patronat – contre le capitalisme – même s’il n’y paraît pas pour le moment. La tâche des communistes authentiques sera alors de faire en sorte que cette révolte ne soit pas une révolte pour des « réformes », ou un « Printemps arabe » pour la forme, mais devienne une révolution sociale fondamentale.  

C’est la reproduction organique élargie qui est le principe qui engendre l’accumulation du capital, sa valorisation et sa reproduction, qui est nécessairement accroissement conjoint de la production et de la consommation. Mais pas au même rythme et c’est là une contradiction systémique. Car ce mouvement inexorable d’accumulation pour la reproduction capitaliste fonde les mécanismes généraux qui amènent effectivement à une surproduction de marchandises, de moyens de production, brefs, de capital sous différentes formes, en même temps qu’à une sous-consommation relative, à une paupérisation relative (pouvant se transformer en misère absolue) des masses ouvrières, puis populaires. Mais dans ce rapport de force entre travail et capital c’est la classe ouvrière qui, par sa position objective comme enjeu central de la contradiction fondamentale, détient le destin de mettre fin à ce nœud gordien.

C’est de reproduction élargie et non d’accumulation que nous discutons ici. La preuve en est qu’au milieu du présent approfondissement de la crise systémique impérialiste, l’accumulation du capital va bon train et les fortunes des milliardaires s’accroissent et se concentrent chaque jour avec entrain dans un petit nombre de mains. Le hiatus dans ce processus est que la reproduction élargie ne se produit pas. Il y a accumulation sans reproduction. Le capital financier qui s’accumule entre si peu de mains est de l’argent de pacotille n’ayant jamais fructifié et ne s’étant jamais reproduit de manière élargie – par le procès de reproduction de la plus-value. L’amas de papiers actions – le tas de fausses monnaies – l’amoncellement de valeurs évanescentes – de produits dérivés – disparaîtra parce qu’il n’a jamais été fructifier par le travail salarié, seule source de richesse socialisée. 

La concurrence les enrégimente

À ce stade de l’exposé, nous voyons déjà que la possibilité concrète de la crise de surproduction est induite par cette nécessité où se situe chaque capitaliste individuellement, non seulement de limiter la quantité salariale de ses employés, et donc la consommation ouvrière globale, autant qu’il le peut, afin de produire le maximum de plus-value pour lui-même, en comparaison de ses concurrents chinois, indiens, brésiliens ou russes. Le capitaliste individuel est tenu de convertir cette plus-value en moyens de production supplémentaires (pour une reproduction élargie) plutôt que de la consommer en solitaire. S’il ne travaille pas à faire exister le capital en le reproduisant (ce n’est pas l’accumulation qui donne vie au capital, mais sa reproduction), la concurrence viendra le rappeler à ses devoirs sociaux en l’éliminant comme agent économique.

Faute d’élargir sans cesse sa production, de gagner en productivité en investissant dans les technologies de pointe, d’atteindre les meilleurs rendements, il disparaîtra sous les coups de ses concurrents. Le capital qu’il représente ira s’investir ailleurs dans de meilleures conditions et pour de meilleurs rendements. Ou alors il sera dévalorisé et racheté à bas prix par des concurrents plus puissants, ou encore il sera carrément éliminé. C’est pourquoi l’analyse des rapports concrets entre production et consommation doit faire intervenir la concurrence qui oblige chaque capitaliste à développer au maximum ses forces productives et à réduire au maximum sa masse salariale, ce qui à terme lui sera fatal.

Ce faisant, chaque capitaliste participe activement au drame du capital social, général, puisqu’il consacre ses efforts à diminuer sans cesse la part du travail vivant, la masse salariale, relativement à celle consacrée au capital mort, au capital constant, dans le procès de reproduction du capital qu’il administre. Il voudrait bien que les autres ne l’imitent pas pour que leurs ouvriers continuent de consommer. Mais peine perdue, ils doivent tous agir de la sorte, et le gendarme concurrence le leur rappelle de façon pertinente.

Des hausses de productivité pour spolier les salariés

La diminution de la part relative du produit social qui est consacrée aux salaires nécessaires (Cv) contre celle qui est attribuée au capital constant (investissement et amortissement) est une observation que ressassent les économistes de la gauche bourgeoise pour critiquer le néolibéralisme (expression vaseuse pour ne pas condamner le capitalisme, mais seulement sa mauvaise gestion par l’État des riches que l’altermondialiste aimerait administrés pour leurs bénéfices). Mais il est pourtant évident, néolibéralisme ou pas, que plus croît la part du capital constant (Cc) dans la valeur produite, plus doit augmenter aussi la part du produit qui lui revient, pour le renouveler comme pour maintenir le taux de profit. Ce que Marx avait noté : « Avec le progrès de la productivité du travail social, accompagné qu’il est d’un accroissement du capital constant, une partie relativement toujours plus grande du produit annuel du travail échoira aussi au capital en tant que tel et par là même la propriété du capital (indépendamment du revenu) augmentera constamment et la proportion de la valeur créée par l’ouvrier individuel et même la classe ouvrière diminuera de plus en plus par rapport au produit de leur travail passé qui leur fait face en tant que capital » (15).

C’est là une tendance qui se manifeste avec constance. La recherche permanente de gains de productivité s’accompagne évidemment d’un accroissement plus rapide du capital constant (machineries et moyens de production) et de la consommation de matières premières que du capital variable (salaire). Il n’y a donc rien qui puisse être considéré comme anormal, sous le système capitaliste du moins, dans le fait qu’en France « la part des salaires dans la richesse nationale a chuté de 76,6% en 1980 à 68% aujourd’hui ». Aux États-Unis, elle est passée de 54% du PIB en 1968 à 43% en 2012 (16).

La guerre de classes trahie

Mais ce constat n’est que la manifestation d’une croissance des forces productives plus rapide que celle de la masse salariale. Le capitalisme, par la course de chaque capitaliste aux gains de productivité et à l’augmentation de la production en vue de maximiser ses profits induit une tendance au développement illimité de la production face à un accroissement limité, voire même à un rétrécissement de la consommation finale, et donc, également par contrecoup de la consommation de moyens de production. Ceux-ci se trouvent périodiquement inemployés, dévalorisés en tant que capital, et même envoyés massivement à la casse lors des crises (où il y a destruction brutale de moyens en état de fonctionnement, ce qui est différent d’un renouvellement progressif dû à l’usure). La destruction massive la plus brutale survenant pendant les guerres que l’Occident repousse vers l’Orient, l’Afrique, le Proche-Orient, mais qui de temps en temps s’invite en Ukraine, dans le Caucase, dans les rues des mégalopoles occidentales, à Fergusson ou dans la banlieue parisienne (17). Ces guerres urbaines ne sont pas des affrontements interraciaux, interethniques, interlinguistiques, intercommunautaires, mais véritablement des confrontations interclasses entre riches (par police interposée) et travailleurs ; entre le capital (par l’État interposé) et le travail, que la bourgeoisie et ses affidés de la gauche bourgeoise tentent de présenter comme des batailles au sein des classes laborieuses.

D’où cette observation de Marx : « La raison ultime de toute véritable crise demeure toujours la pauvreté et la limitation de la consommation des masses, en face de la tendance de la production capitaliste à développer les forces productives comme si elles n’avaient pour limite que la capacité de consommation absolue de la société » (18).

« Ce passage a été mille fois cité par tous ceux qui voulaient s’autoriser de Marx pour expliquer la crise par la seule avidité de capitalistes refusant d’augmenter les salaires pour relancer la consommation, l’investissement et l’emploi. C’est toujours la même ineptie qui prétend isoler la sous-consommation, du rapport dans lequel elle se trouve avec le mode de production. Marx avait d’ailleurs déjà répondu clairement à ce genre de « marxistes » que c’est une tautologie que de dire que les marchandises se vendraient mieux s’il y avait plus d’acheteurs capables de les payer. Il ajoutait qu’il est d’autant plus stupide de prétendre que « cet inconvénient (le manque d’acheteurs) serait pallié dès que s’accroîtrait son (la classe ouvrière) salaire qu’il suffit de remarquer que les crises sont chaque fois préparées justement par une période de hausse générale des salaires… Du point de vue de ces chevaliers qui rompent des lances en faveur du « simple » (!) bon sens, cette période devrait au contraire éloigner la crise… la production capitaliste implique des conditions qui n’ont rien à voir avec la bonne ou mauvaise volonté » (19).

Du rapport dialectique entre surproduction et sous consommation

Répétons que pour Marx la limitation de la consommation n’est pas le motif ultime de la crise relative à la tendance illimitée du capitalisme au développement des forces productives, finalement inemployées. Que cette raison ultime de la crise tient à ce développement paradoxal des forces productives fondé sur la production de plus-value. Ce développement anarchique se heurte de façon contradictoire au moyen même qu’il utilise pour en produire toujours davantage. Prenons par exemple les gains de productivité obtenus par le remplacement du travail vivant (Cv) par du travail mort (Cc), de la machinerie de plus en plus automatique, performante, automatisée et sophistiquée. Bref, le terme, « raison ultime » renvoie ici aussi bien à la surproduction de moyens de production qu’à cette sous-consommation finale qui l’accompagne invariablement. Il renvoie donc au rapport d’appropriation de la plus-value, au mode de reproduction du capital, de chaque capital privé particulier, comme course à la reproduction-accumulation que ce rapport implique. Le scandale du capitalisme à son stade impérialiste réside dans cette sous-consommation parce que, contrairement aux modes de production antérieurs, elle n’a strictement rien de « naturel » ni d’inévitable. Elle n’est pas une limite imposée par les forces de la nature ou par les forces productives à l’homme condamné à la simplicité volontaire ou involontaire. Cette limite est au contraire forgée et sociale.

À contrario, cette contradiction croit avec la production des richesses et avec la facilité à accumuler cette richesse sans parvenir à la reproduire, ce qui rompt le cycle de valorisation-reproduction-accumulation sociale du capital. C’est la raison pour laquelle nous disons que les rapports sociaux de production ne parviennent plus à « contenir », c’est-à-dire à faire fructifier et faire croître les forces productives. C’est le mode de production capitaliste et l’esclavage salarié qui sont alors condamnés puisqu’ils ne parviennent plus à faire ce pour quoi ils ont été édifiés au siècle dernier en remplacement du mode de production féodal et du servage. 

Ainsi, la condamnation pratique qu’appelle la crise de sous-reproduction du capital est bien celle de la sous-consommation de biens et de services, parce qu’elle est purement artificielle (sociale), et non pas celle du développement limité des forces productives qui grâce aux progrès scientifiques et technologiques pourraient être démultipliées. Bien que relative à la surproduction, c’est la sous-consommation qui condamne le capitalisme à sa destruction en alimentant la lutte de classe du prolétariat, le fossoyeur du salariat, du moment qu’il perçoit que ce système économique ne lui permet plus de se reproduire en tant que classe sociale. Nous y reviendrons.

Tandis que le développement des forces productives, de la science et des technologies, est le côté positif du capitalisme, une condition potentiellement réalisée pour abolir la sous-consommation (la pénurie), c’est-à-dire en fait pour abolir le rapport d’appropriation privée qui est à la racine de la contradiction insoluble entre forces productives et rapports sociaux de production. Ce n’est pas en s’opposant à la consommation, à la mondialisation, à la globalisation, à l’internationalisation du processus de production que nous trouverons la solution à la contradiction du capitalisme, mais en s’opposant à l’expropriation de la plus-value, à la privatisation du fuit de la productivité accrue, et à la destruction des moyens de production (20). 

La solution de la contradiction antagoniste

Ceci signifie que la classe ouvrière se mettra un jour en marche pour l’insurrection. Elle sera motivée par le désir de préserver les conditions de reproduction de son esclavage salariée. Ce sera l’ultime lutte de la classe ouvrière « en soi », gréviste et instinctive pourrait-on dire, pour son autoreproduction en tant que classe sociale. Le passage à la phase révolutionnaire du processus de changement radical de la trame sociale consistera pour la classe ouvrière à conscientiser que l’ancien système économique ne peut pas être sauvé, le retour vers le passé est trépassé, et un nouveau mode de production socialisée est exigé, et il est de sa vocation de classe « pour soi » de l’édifier mettant fin, une fois pour toutes, à la succession des sociétés de classes. 

À LIRE EN COMPLÉMENT POUR QUI VEUT APPRENDRE L’ÉCONOMIE : http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520


Moyenne des avis sur cet article :  4.06/5   (17 votes)




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18 réactions à cet article    


  • howahkan howahkan Hotah 10 octobre 2014 15:23

    je lis « produire en quantité illimité » : impossible : ceci vient du refus de la mort entre autre..puisqu’il y a refus de cela alors cela veut dire que ce qui nous reste de cerveau cherche l’absolue continuité qui est une chimère et voit tout sous cet angle, donc illimité, ce qui nous meme .....là ou nous sommes,car on ne sait pas mais on ne va nulle part !! smiley


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 11 octobre 2014 01:20

      Comme je ne comprends rien à votre message je ne puis argumenter ni répondre ni approuver ni critiquer 


      SORRY



    • howahkan howahkan Hotah 11 octobre 2014 12:07

      oui je comprends, je me parlais plus à moi meme que de chercher à être intelligible.

      pour faire court et à peine plus « audible » , cette fable qu’il y aurait quelque chose d’illimité dans la vie physique humaine vient directement du bug du cerveau ,bug inconnu de nous meme et qui consiste en son incapacité technique programmé ( nous sommes programmés) a comprendre le fini, la mort, la limite , la fin,, la pensée analytique n’inclus pas la capacité a gérer ces questions.. ..pour des raisons que je ne mentionne pas,(trop long) ce meme principe, totalement inconscient pour nous maintenant,est appliqué à nos rêves de grandeur X qui sont tous sans limites...et de meme que la mort n’existe pas , les limites non plus..........l’empire est basé sur ce principe bien sur..mais plus près de moi tous mes rêves également !! tout est faux,illusoire mais peu importe..reste le rêve adoré qui me permets de regarder mon film auto produit favori dont je suis l’acteur central...ce qui n’est pas réel ,nous vivons dans ce rêve qui n’existe pas ....

      illusion que tout cela....

      il n’y a aucun sens profond dans tout cela ,cette terreur de vivre est terrible is not it ?

      salutations


    • Peretz1 Peretz1 10 octobre 2014 17:55

      J’explique tout ça, que j’approuve totalement, par le monétarisme et la théorie des systèmes. On peut lire également « Economie, comment renverser la table » sur Amazon. Il y a en plus des propositions !


      • Robert Bibeau Robert Bibeau 11 octobre 2014 01:22

        @ Peretz1


        S’il y a en plus des propositions alors c’est troublant 

        Comment faire des propositions devant la mort d’un systéeme économique devant l,extinction d’un mode de production.
        Je doute que nous soyons en phase vous et moi ??? 
        Mais le débat est ouvert évidemment 

        Robert

        • Peretz1 Peretz1 22 octobre 2014 15:31

          Justement parlons de système. Le système de production matériel est effectivement obsolète. Mais il n’y a pas que le matériel. Pas en phase ? Je crois qu’on pourrait s’entendre sur un type de paradigme. Je compte compléter et améliorer le monétarisme keynesien en utilisant les lois des systèmes. 


        • prolog 11 octobre 2014 08:39

          Bonjour,
          je suis d’accord avec les phénomènes que vous décrivez mais j’ai l’impression que vous avez compliqué le truc.

          Pour moi, ce que vous appelez capitalisme, c’est le trait psychologique qui consiste à faire tout ce qui est rentable et ne pas faire ce qui ne l’est pas.

          Comme vous l’avez bien décrit, à partir d’un certain volume d’activité, ce n’est plus rentable : plus de débouchés, mais aussi moins de chômage donc augmentation des salaires... vous l’avez bien expliqué.

          Se baser sur la rentabilité comme unique critère de production amène là où on est : des chômeurs, des pauvres, des très riches, des lois, de la police, des guerres...

          Mais c’est une logique dans la tête de tout le monde. Vu qu’on a peur de mourir, on veut accumuler (= rentabilité) et dès lors on est « capitaliste ».

          Pas de solution en vue pour moi :).


          • eric 11 octobre 2014 09:32

            La dégradation qualitative des pensées marxisantes est un véritable drame de société. 


            Quand ces gens étaient encore un tantinet matérialistes, il y avait les bases d’un dialogue possible. désormais, avec cette régression de type religieux obscurantiste à base d’incantation, il devient très difficile de discuter.

            Prenons la France : la part des dividendes dans le PIB a du varier si on prend les extrêmes des extrêmes, c’est à dire des pics sans significations, de quoi ? Entre un peu moins de 4 et un peu plus de 8 sur 30 ans ?

            Les alterpostnéoafter marxistes en concluent à la spoliation des travailleurs….. !

            Pour donner une idée même très approximative de l’état de délabrement intellectuel de ces gens, on ne prendra que 2 aspects :

            Celle de l’intensité capitalistique de l’emploi : il faudrait et il suffirait que le capital nécessaire par emploi ait doublé en 30 ans, pour qu’un doublement des dividendes dans le PIB corresponde à une stagnation de la rémunération du capital….

            Mais ce n’est pas tout, comme les banques coutent cher, les boites qui le peuvent préfèrent recourir à des actionnaires. Ceux-ci, parce qu’ils prennent un risque ( de tout perdre) en échange de la possibilité d’une plus value, acceptent en effet en tendance des rémunération inférieures aux intérêts demandé par la banques.
            Il suffirait aussi que la place des actionnaires se soient accrue dans le financement des sociétés, par rapport à celle des emprunts bancaires, pour qu’il y ait mécaniquement une hausse de la part des dividendes dans le PIB, sans à nouveau, que cela garantisse une rémunération du capital investit susceptible d’encourager les investisssements.

            Enfin, les dividendes, au final, sont eux aussi imposés.

            On vérifiera aisément que sur tous ces points, on est effectivement dans ce genre de situation…
            En France, on a des périodes ou investir dans l’appareil productif, dans certains secteurs, donne des rendements négatifs après charge, prélèvement, impôts et inflation.

            Mais qu’importe ? Quand les dividendes représentent entre et 4 et 8%, et si ils les représentent vraiment, on voit bien qu’avec des prélèvement obligatoire de 50% du PIB, et une dépense publique de 57% on a affaire à une question parfaitement marginale. Il suffit de rendre la dépense publique plus efficace de 10%, ce qui n’est pas complètement irréaliste, pour obtenir autant d’argent qu’en nationalisant 100% de tous les dividendes, ce qui signifie le passage à une économie de type soviétique.

            Et donc, PISA à raison. Le niveau baisse, et tant que les marxisant n’auront pas appris la règle de trois, le dialogue démocratique restera laborieux.

            Ce n’est pas très grave. On parle de sensibilités politiques qui se maintiennent dans des niches écologiques limitées, des sortes d’isola socio-ethniques, et qui ne parviennent partout et tous le temps, a réunir que des, justement, entre 4 et 8% de l’électorat. 
            Il ne faut pas mésestimer d’une part, leur capacité de nuisance ( la moindre n’est pas l’abondance de leurs inepties sur le net), d’autre part leurs souffrances. Cela ne doit pas être drôle de passer à sa vie à se dire, « je suis malheureux à cause du »capital« et personne ne me comprend ».

            Or il existe des solutions pour ces populations frappées d’anomie. Elles ont fait leurs preuves dans les banlieues ; Des animateurs socio culturels, avec des bases en calcul élémentaire, pourraient les remettre à niveau : règle de trois, macramé ( retour au réel, au matériel), séjours en bord de mer ( pour les sortir un peu de leur contexte) stage en entreprises pour leur faire rencontrer d’autres milieux sociaux.

            C’est sur ce dernier point que ce sera le plus difficile. Les entreprises ont d’autres problèmes en ce moment sans s’encombrer de ces bras cassés. Il faudrait pouvoir compter sur leur civisme, ou alors prendre des mesures contraignantes. 






            • Robert Bibeau Robert Bibeau 12 octobre 2014 00:46

              @ ERIC

              Ce qui me rassure et me console dans votre commentaire c’est que personne n’y comprendra rien pas plus que vous même. Vous vous inquiétez des marxistes .. POURQUOI ? Ils ne forment que 4 à 8% de l’électorat dites-vous. POURQUOI perdre vos élucubrations à haranguer ces va nu pied ?

              De fait, je vous rassure. Les Marxistes forment infiniment moins que ce 4 à 8% ils ne font pas 1% jamais dans cent ans. S’ils étaient 8% nous serions en révolution. Les élections nous les dénoncons et n’y participons JAMAIS sous aucune considération. 

              Votre sytème capitaliste construit ses ennemis et il s’apprête à en générer des millions - des maganés des quactiers qui vous effraie et qui ne veulent rien savoir de vos stages chez les bOBOs 

              Les marxistes ne tentent pas de créer des ennemis aux capitalistes ils tentent simplement de les éclairés sur les causes profondes de leur malheur et vous ne comptez pour rien du tout dans cette démonstration. 

              La défaite du capitalisme et son remplacement sont inéluctable - ce qui reste à savoir est simplement - après une ou de deux autres guerres mondiales ????


            • eric 12 octobre 2014 08:41

              Je suis heureux que vous soyez consolé. Un « marxiste » qui parvient encore à croire qu’il a raison quand il représente 1% de la population, est un marxiste un peu apaisé qui se content d’élucubrer dans son coin avec ses petits amis. C’est beaucoup plus grave quand ils se rendent compte que personne ne veut d’eux et que la frustration les rend violents.

              Mais je ne me rassure pas à si bon compte.
              L’assèchement des financements dans les niches écologiques ou subsistent ces courant de pensée pourrait les rendre capable de n’importe quoi. Les universités nulles, les services publics surdimensionné, ou des personnels inutiles occupent leur excès de temps libre à militer. Les milieux d’intermittents ou la faible qualité des productions culturelles, oblige à faire beaucoup de politique pour justifier les subventions. 

              La défaite de quelque chose qui n’existe pas est inéluctable dans vos modes de pensée depuis environ 2 siècles….Je conçois qu’il vous soit plus confortable intellectuellement de penser que ce sont l’histoire et la société qui ont tort, moins que vous soyez prêt à attendre deux autres siècles pour que votre paradis advienne tout seul. L’analyse marxiste la plus élémentaire, prouve que si le marxisme est plus faible que jamais, le « système », comme vous nommez le réel est lui plus solide qu’il n’a jamais été. Ainsi, il n’y a pas 50 ans, il existait au moins des pays qui faisait semblant d’adhérer à vos type d’analyse.

              D’ici là, et malgré vos réticences bien compréhensibles, je maintiens ma proposition. Les phobies des postalternéo marxistes peuvent être traitée. Le retour au réel est possible.

              Ce n’est pas parce que l’on parle de juste 1% d’illuminés qu’ils n’ont pas droit à la compassion du reste de la société.

            • Robert Bibeau Robert Bibeau 12 octobre 2014 13:55

              @ ERIC 

              Je vous ai pourtant déjà informé que les marxistes ne représente absolument pas 1% d la population. Jamais de la vie. Vous êtes un ignare de le croire.

              Une petite fraction de un centième de un pourcent. Ici je parle des militants. MAIS cette portion infini décimale REPRÉSENTE les INTÉRÊTS des millions et des millions d’ouvriers - même si ces ouvriers ne l’admettent pas pour le moment. 

              La crise économique en continuant de s’approfondir de s’élargir, de les chassés de leurs emplois d’exproprier leurs maigres économies de leur arracher leur foyer (contrairement à ce qu’écrit votre ami Mohammed le bobo que l’intelligentsia française a totalement contaminé) et enfin la guerre nucléaire mondialisée - changera bien des choses dans la tête de ces millions d’ouvriers 


              Oubliez les bobo les intellos, les chercheurs, les grammairiens, les petits commerçants, les professeurs dont nous n’avons rien à foutre et que nous souhaitons surtout pas dans les rangs du prolétariat et encore moins dans ceux des marxistes ouvriers (tous les Eric de la terre quoi) 

              Voilà ce que vous ne comprenez pas. Et il est bien qu’il en soit ainsi - un emmerdeur de moins. Allez fréquenter le blog de Libération, le Figaro et l’Im-Monde où les intellos à gogo de la go-gauche pseudo marxiste foisonnent. et bon vent mon ami ( smiley

              PS ERIC écrit comme un agent de police - un agent provocateur. - Il fait mal son travail si la chose apparait à l’évidence. SES patrons ont le devoir de le rétrograder pour ce manque de professionnalisme. L’évidence ne doit as transparaître de cette façon. 
               
              Bien entendu j’écris ces mots afin que vous lecteurs fassiez votre expérience ce ce type de couard. 


            • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 11 octobre 2014 11:01

              @ Auteur

              «  »Plus le système capitaliste produit massivement et à bon compte, plus il éprouve des difficultés à tout vendre, bien que les besoins les plus élémentaires de milliards d’êtres humains ne soient jamais satisfaits. «  »

              Rien qu’en lisant cette phrase, je comprend votre profonde incompréhension ! Il faut dire que le « système capitaliste » s’est généralisé et s’est diversifié sur l’ensemble de la planète ; nous sommes en pleine bordélisation mondiale ! Alors que les moyens de production étaient ceux des pays occidentaux, il y a juste trois décennies, aujourd’hui tous les pays du monde et même les Tribus d’Amazonie produisent...et produisent n’importe quoi ! Comment pouvez vous dire que les besoins élémentaires se sont jamais satisfaits alors que la machine à laver, l’ordinateur, l’i-phone et le 4x4 et même l’avion personnel sont presque également répartis sur l’ensemble des pays !

              Il faut au contraire préciser que la « demande » n’émane ni des États ni des gouvernements mais qu’elle obéit au « importateur-exportateurs hors loi qui inondent des pays et des continents selon leurs besoins à eux ! Il y a donc une crise, mais elle est plus qu’une crise économique. C’est une crise de l’Organisation sociale et humaine fondamentalement parlant. Il n’existe plus aucune hiérarchie sociale dans aucun pays pays et il n’existe plus aucune hiérarchie internationale dans cette mondialisation bâtarde de l’argent sale ! La crise d’aujourd’hui est une crise de conscience : La première qualité des dirigeants n’est plus l’esprit de responsabilité mais la lâcheté, la complaisance et même la complicité avec les voleurs et les hors la loi ! Il en va de même des institutions dites internationales mais qui ne sont que le véto de quelques pays occidentaux ...

              Les États ne servent à rien, les milliardaires illégitimes mais réellement décideurs mènent les affaires localement et sur l’ensemble du globe. Ainsi les productions passent au stade de surproductions, les satisfactions des besoins passent au stade des gaspillages criminels, les engagements des États et des gouvernements perdent leur efficacité et s’accordent sur les notions de »chamboulement climatique«  et de la »transition cocologique«  !!!

              L’économie est une science mais aussi un art, elle ne peut exister ni s’appliquer ni s’améliorer dans un milieu anarchique et le monde en ce moment est une anarchie à cause de la LÂCHETÉ DES DIRIGEANTS et il est grand temps de reformer »l’Organisation Sociale et Humaine" afin de démystifier le POUVOIR POLITIQUE ! C’est quoi un dirigeant politique s’il refuse ou s’il n’est pas capable de respecter et de faire respecter les lois et la justice sociale ?


              • Robert Bibeau Robert Bibeau 12 octobre 2014 01:27

                Je doute que vous compreniez quoique ce soit Monsieur. Je ne suis pas en incompréhension du système capitaliste - du mode de production capitaliste que je connais bien. Je prend une de vos phrases ridicules « l’ordinateur, l’i-phone et le 4x4 et même l’avion personnel sont presque également répartis sur l’ensemble des pays ! » Il y a approximativement 2 milliards d’humains qui vivent avec 2$ par jour. De quel 4X4 bénéficient-ils ? Il y a des milliards de gens qui n’ont pas accès à de l’eau non pollué... asez élémentaire Des milliers de travailleurs du tiers monde meurt en travaillant 50 ou 70 heures par semaine à des salaires de misère... OU SONT LEUR IpHone ignare ? Aux États-Unis des millions de familles ont été chassé de leur foyer - expulsé suite à la crise des subprimes de 2008. Ils n’ont même plus de télé parce qu’ils n’ont plus d’électricité. A Kansas City des gens vivent en permanence dans les anciens tunels du métro abandonné Ou est leur luxe crétin ? je termine ma réponse avec cet extrait « C’est une crise de l’Organisation sociale et humaine fondamentalement parlant. »

                L’organisation sociale = les rapports sociaux de production = se fondent - sur le mode de production - sur l’économie - la façon de produire les marchandises et de les marchandisés = L’organisation sociale ne peut être plus en crise que sa mère nourricière.

                Le reste de vos élucubrations de petits bourgeois pseudo économiste est de même eau 

                Vous avez été trop contaminé par les bobos français monsieur. Retourner dans votre pays d’origine vous ressourcez de réalité. L’intelligentsia française est très mal en point en ce moment et vous ne devriez pas tenter de l’imiter d la sorte. Elle ne constitue plus un modèle pour personne des pays francophones. 

                L’intelligentsia française que vous admirez ne se parle qu’a elle-même monsieur. Nous sommes en 2014. Lisez la boulimie qu’Éric le pédant a écrit ci-haut et essayez de comprendre ce charabia pédantesque 

                Sorry de vous blessez
                 

              • Mowgli 11 octobre 2014 12:07

                Ils ne risquent pas de s’atrophier le bras GAUCHE a force de lever le bras DROIT ??

                Vigilance, camarades, VI-GI-LANCE !!


                • millesime 11 octobre 2014 23:14

                  La consommation telle que nous l’avons connue c’est fini !
                  Nous sommes dans une phase de transition caractérisée par le couple stagnation/déflation + récession.
                  C’est probablement en Europe qu’il y a le moins de vision politique (raison de l’absence de croissance en Europe).
                  Tant que nous ne construirons pas un système politique fort,(c’est en Europe qu’il y a la concurrence fiscale et sociale la plus violente de la planète) la situation ira vers la dégénérescence et le pessimisme.
                  http://millesime57.canalblog.com


                  • Peretz1 Peretz1 22 octobre 2014 15:39

                     à Bibeau. Justement parlons de système. Le système de production matériel est effectivement obsolète. Mais il n’y a pas que le matériel. Pas en phase nous deux ? Sans entrer dans les détails (lire mon bouquin), je crois qu’on pourrait s’entendre sur un type de paradigme. Je compte simplement, pour faire court, compléter et améliorer le monétarisme keynesien en utilisant les lois des systèmes. 


                    • Robert Bibeau Robert Bibeau 22 octobre 2014 16:06

                      @ PERETZ1Je vous incite de mon côté à lire mon bouquin disponible en France via la maison PUBLIBOOK http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520
                      Vous comprendrez alors pourquoi le remodelage - la contrefaçon, la « réforme » quelque soit l’expression de sauvetage du capitalisme est IMPOSSIBLE - INOPÉRANT comme tous les altermondialistes et go-gauche BOBO l’expérimentent chaque jour de leur vie mais ils s’acharnent à nourrir l’espoir d’un salut possible de cet galère en perdition.


                      Merci de votre patience monsieur.



                    • Peretz1 Peretz1 22 octobre 2014 19:58

                      Pessimisme intégral, cher Monsieur. Non je n’ai pas dans l’idée un quelconque sauvetage du capitalisme. Par pur pragmatisme je propose de redonner un avenir correct aux classes défavorisées, et surtout aux jeunes, tout en gardant ce qui est le plus intéressant dans le libéralisme, c’est-à-dire le progressisme. A condition de le contrôler. Ce qui n’est pas le cas actuellement. Je laisse donc de côté le marxisme que j’ai également analysé, avec ce qu’il apporte d’intéressant sur le plan humain, mais peu sur le progrès matériel.

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