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Accueil du site > Actualités > Economie > La crise financière impose un nouveau système monétaire

La crise financière impose un nouveau système monétaire

Dans ce texte, j’explique la base de notre système monétaire et pourquoi il est injuste et aboutit nécessairement à une crise financière au bout d’un moment, en particulier lorsque la croissance faiblit. Je montre que les renflouements massifs sont des tentatives désespérées, injustes et inefficaces, pour sauver un système condamné, et je propose une réforme du système monétaire.

Qu’est-ce que la monnaie ?

En février 2007, j’avais publié un texte sur AgoraVox pour expliquer à des néophytes comment la monnaie est fabriquée (et j’expliquait déjà pourquoi la crise était inévitable) :

http://mjulier.free.fr/#monnaie

En effet, aussi bizarre que cela paraisse, presque personne ne comprend le système monétaire, y compris parmi les politiciens, les chefs d’entreprises, ou les comptables. En voici un petit résumé.

La « monnaie fiduciaire » (les billets de banque) ont successivement représenté :

  • avant le 19e siècle, un certificat représentant une quantité d’or stockée dans la banque (privée) qui l’imprimait,

  • jusqu’au début du 20e siècle (époque du « franc-or »), un bon imprimé par une banque centrale qui promet de l’échanger sur demande contre une quantité fixée d’or (sachant qu’en pratique peu de gens vont demander à l’échanger en même temps) ;

  • de 1945 à 1970 (accords de Bretton-Woods), la banque centrale américaine (la Réserve Fédérale) échangeait encore les dollars contre de l’or, par contre les autres banques centrales du monde n’avaient plus d’or, et n’échangeait plus leurs billets que contre des dollars, à un taux de change garanti. Mais ce taux était parfois modifié pour améliorer la compétitivité d’un pays ou réduire le poids de la dette : on parlait alors de « dévaluations (compétitives) » ;

  • depuis 1970, les billets ne sont plus échangeables, ils sont imprimés par les banques centrales (en Europe : la BCE) qui les prêtent aux banques commerciales à un certain taux d’intérêt (les fameux « taux directeurs »). Elles ont l’interdiction de prêter de l’argent aux gouvernements. En Europe, la BCE est indépendante et a pour unique mission de contrôler la création de monnaie de façon à éviter toute inflation supérieure à 2% par an.

Cependant la plus grande partie de la monnaie est créée par les banques commerciales elles-mêmes, par simple jeu d’écriture (on parle de « monnaie scripturale »). Le principe est simple : une banque dont le capital initial serait de 100€ va prêter cet argent à un emprunteur A, qui achète un objet en payant 100€ à un vendeur B, qui ouvre un compte en banque et y dépose ces 100€. À ce stade, la banque possède toujours 100€ (dans ses coffres), et le vendeur B possède également 100€ (sur son compte en banque) : il y a donc maintenant 200€ en circulation. La banque peut continuer en reprêtant ces 100€ à un emprunteur C, etc... Mais les « règles prudentielles » fixées par l’État fixent une limite, par exemple 1000€ prêtés pour 100€ de fonds propres. Le détail des règles prudentielles (Bâle I, Bâle II,...) est très complexe et sujet à évolution et à polémiques lourdes de conséquences : qui évalue la valeur des actifs de la banque ? prend-on en compte le risque des crédits émis ? qui estime ce risque et selon quels critères honnête ou non ? la reconnaissance de dette signée par un emprunteur peut-elle parfois être considérée comme un actif et être comptée comme fonds propre ?... Ces règles sont cruciales car elles déterminent combien d’argent est en circulation.

Un système injuste et voué à l’échec

À la base, la monnaie créée par la banque centrale est juste prêtée avec intérêts. Si l’économie est parfaitement stable, on remarque bien le problème fondamental. Imaginons que les banques commerciales ont emprunté 100€ à la banque centrale. Chaque année, elles doivent payer 5€ d’intérêt (si le taux directeur est de 5%). Or seule la banque centrale fabrique la monnaie, d’où peuvent-elles tirer cet argent sans augmenter leur endettement ?

En réalité le problème est moins immédiat qu’il ne semble : les 5€ versés annuellement seront en partie dépensés par la banque centrale (en salaires, en frais d’impression de billets, etc...), et en partie reversés à l’État. Dans les deux cas, ils sont donc remis en circulation. En théorie, le système reste stable.

Mais on marche sur une corde raide : si des billets sont retirés de la circulation (enterrés dans le jardin d’un avare, stockés par un étranger revenu dans son pays, perdus ou détruits,...), pour rétablir la même masse monétaire les banque doivent augmenter leur endettement, et donc à leur tour prêter plus d’argent aux ménages et aux entreprises (c’est-à-dire augmenter l’endettement de « l’économie réelle »).

Pire, toute croissance économique (nécessitant une création de monnaie) implique un nouvel endettement. On fait donc nécessairement payer des intérêts aux créateurs d’activités, tandis que les riches en mesure de prêter de l’argent sont assurés de gagner de l’argent car leur position est incontournable. Ceci est choquant car en permettant aux riches d’augmenter leur richesse de façon exponentielle (c’est-à-dire d’un pourcentage constant chaque année), si la croissance économique elle-même est faible cela revient à augmenter de façon exponentielle la part des richesses détenue par les plus riches. À noter que personne ne peut être épargné : si les riches cherchent désespérément à placer leur argent, ils achètent en particulier de l’immobilier, donc tout augmente (les maisons, les bureaux, les terres agricoles, les forêts, et les loyers en proportion du prix de vente), faisant ainsi peser une lourde charge sur la population entière.

Et effectivement, depuis l’instauration du système monétaire actuel, le fossé entre les pauvres et les riches ne cesse d’augmenter, et les revenus du capital de monter plus vite que les salaires. Ceci est profondément injuste.

Non seulement injuste, le système actuel est intenable : au bout d’un moment les riches possèdent toute la richesse existante. Ensuite ils possèdent plus que la richesse existante (le reste de la population est alors endettée auprès d’eux et a donc une richesse négative). Mais lorsque les pauvres ne peuvent plus supporter leur taux d’endettement, ou qu’il s’avère évident qu’ils ne pourront jamais rembourser leurs dettes, le processus s’arrête, par décision des banques ou par application des règles prudentielles.

Notons pour comparer qu’à l’époque des monnaies-or, les riches étaient déjà très favorisés et que cela avait débouché sur la terrible crise de 1929. Par contre, dans le système de Bretton-Woods (1945-1970), les États imprimaient des billets convertibles à un taux régulièrement dévalué (et les USA imprimaient des billets en théorie échangeables contre de l’or mais en réalité stockés par les banques centrales du monde entier). Tout l’argent créé donnait aux États une grande liberté, et diluait tellement la valeur de la monnaie que les riches ne pouvaient pas vivre de leurs rentes. Les entrepreneurs, par contre, pouvaient facilement emprunter de l’argent pour créer des activités, et les salariés bénéficiaient de hausses de salaires régulières.

La crise

Il est difficile de dire quand et pour qui l’endettement est devenu « excessif ». Cela dépend de facteurs culturels : les Américains sont habituellement très endettés, les Japonais acceptent d’acheter une maison avec un crédit sur deux générations, par contre les Allemands se méfient de tout endettement. Les crédits aux particuliers peuvent être limités à des durées très variables. Les règles prudentielles applicables aux banques sont elles-mêmes très variables et sujettes à interprétation ou à fraude plus ou moins caractérisée. Les banques centrales peuvent autoriser l’augmentation des endettements pour permettre la croissance économique (cas de la Réserve Fédérale américaine), ou au contraire s’inquiéter de toute augmentation trop rapide de la masse monétaire synonyme d’inflation future (cas de la Banque Centrale Européenne). Le coup de sifflet final peut venir d’une décision règlementaire (application de règles prudentielles strictes) ou du marché (les emprunteurs des crédits « subprime » américains n’arrivent plus à rembourser leurs crédits). Toujours est-il qu’un jour, l’endettement cesse d’augmenter.

Dès lors, la monnaie (scripturale) en circulation cesse d’augmenter, les prêteurs ne trouvent plus d’emprunteur solvable, ni les emprunteurs de prêteurs leur faisant confiance. Faute d’argent en circulation, les biens spéculatifs (l’immobilier, les actions en bourse, les tableaux de maîtres,...) ne trouvent plus preneurs et leur prix diminue, éventuellement de façon catastrophique à cause de réactions en chaîne psychologiques (les uns vendant parce qu’ils n’ont plus confiance, les autres attendant une baisse future avant d’acheter). D’autres phénomènes catastrophiques peuvent se greffer dessus. Par exemple, les banques dont les actifs (immobiliers par exemple) sont dévalués ne respectent donc plus les règles prudentielles et doivent cesser tout nouveau crédit. Autre exemple, les titulaires américains de crédits « sub-prime » (crédits à taux élevé pour personnes peu solvables), qui sont endettés à hauteur d’une somme désormais supérieure à la nouvelle valeur de leur maison qui sert de garantie au crédit, sont sommés par leur banque de rembourser immédiatmeent la différence entre le crédit et la valeur de la maison : ceci leur étant impossible, ils abandonnent leur crédit et leur maison, et la banque récupère une maison invendable mais perd tout espoir de remboursement.

On assiste donc à un dégonflement brutal de la masse monétaire, synonyme de ralentissement économique (et donc de chômage et de fermetures d’entreprises). Et rien de permet de garantir un atterrissage en douceur car, comme on l’a vu, il n’est pas évident de trouver toute la monnaie pour rembourser la banque centrale, si une partie de cette argent a été accaparée par des riches qui l’ont retiré de la circulation (situation probable vue l’augmentation des inégalités).

Les fausses solutions

La baisse des taux d’intérêts : pour permettre à l’endettement de continuer à croître, les banques centrales peuvent envisager de fixer des taux directeurs très faibles. Mais les inconvénients déjà mentionnés (augmentation des endettements) continuent alors à s’aggraver, ce qui repousse la date de la crise mais accentue sa gravité. Cette politique menée par la Réserve Fédérale américaine n’a pas prouvé son efficacité.

Par contre, lorsque la crise a débuté, on peut concevoir que cette politique soit utile pour que le dégonflement du crédit soit ralenti et pour contrebalancer les réactions en chaîne catastrophiques. Si ceci permet d’adoucir la crise, c’est probablement utile, mais cela n’évite pas la crise et ne réduit pas forcément sa gravité au final.

Le renflouement des banques par l’État : la dernière mode serait de financer les banques en difficulté avec l’argent des contribuables. Ceci est évidemment choquant (les pauvres payent pour les riches). Et cette politique n’a aucune chance de succès, pour trois raisons :

1) les actifs douteux détenus par les banques sont sans limite, tellement les financiers sont inventifs en matière d’ingénierie financière invérifiable (actifs constitués de mélanges complexes, produits financiers dérivés dont la valeur est impossible à estimer). Rien que la somme des produits financiers dérivés est tellement supérieure à l’économie réelle que l’on sait que leur valeur est illusoire est que personne n’arriverait à indemniser les banques à la hauteur de la valeur qu’elles leur attribuent.

2) ceci contribue à appauvrir les pauvres pour financer les riches, mécanisme non seulement immoral mais qui aggrave précisément le phénomène qui a déclenché la crise, à savoir que les emprunteurs potentiels n’étaient plus en mesure d’emprunter de l’argent.

3) le prélèvement de cet argent auprès des entreprises ne peut que provoquer un ralentissement économique ou des faillites, ce qui est l’inverse de l’objectif visé, et risque au final d’aggraver la crise.

Par contre, s’il est possible de sauver une banque sans que cela ne coûte d’argent à l’État, on peut penser que c’est utile. Il peut s’agir d’aider une fusion avec une autre banque, voire de la nationaliser (avec une indemnisation minimale ou nulle) en comptant sur une revente ultérieure. Mais il ne peut pas être question de garantir cette intervention, qui autoriserait toute manoeuvre risquée ou frauduleuse sachant que l’État interviendrait nécessairement au final. Surtout, il ne doit pas sembler choquant que les propriétaires et les dirigeants d’une banque en faillite soient dépossédés sans indemnité : c’est les clients qu’il faut tenter de protéger et non les propriétaires.

La garantie illimitée de tous les dépôts bancaires : mesure destinée à rassurer les épargnants (et éviter qu’ils vident leur compte pour acheter de l’or, ce qui aggraverait la crise), cette mesure est parfaitement illusoire : aucun État n’est en mesure de rembourser tous les dépôts bancaires. La garantie partielle (par exemple limitée à 100.000€) est déjà plus crédible, et également plus juste car elle peut contribuer à réduire les inégalités à protégeant les classes moyennes tout en permettant que les plus riches s’appauvrissent sensiblement. Mais est-ce une réelle solution, sachant que cette mesure ne s’appliquera qu’en cas de très grave crise ayant déjà provoqué des faillites bancaires généralisées ? Et il ne faut pas oublier de protéger également les plus pauvres : ceux qui sont endettés (pour éviter qu’ils ne perdent leur logement), les chômeurs, ceux qui veulent créer une entreprise,...

Le retour à des monnaies basées sur l’or : une telle mesure, dont la mise en oeuvre semble pour le moins difficile, ne résoudrait rien. En effet ce système avantageait déjà démesurément les plus riches et au final bloquait l’économie par manque de liquidités. D’ailleurs son aboutissement a été la crise de 1929, ce qui n’est pas encourageant.

La réforme du système monétaire

Au-delà des mesures d’urgence mentionnées plus haut (baisse des taux d’intérêts pendant la crise, garantie partielle des avoirs bancaires, sauvegarde des banques dans la mesure du possible), il est clair que le système monétaire issu des années 1970 contient en lui-même les germes de la crise, et qu’il faut donc en changer.

Ceci n’a rien de facile : les financiers et les riches ont énormément profité de ce système monétaire, ils auront du mal à accepter que la fête est finie. Cependant, en période de crise, leur intérêt le plus immédiat est que la crise cesse rapidement, et leur crédibilité en tant qu’experts est très diminuée.

Par ailleurs, au niveau européen, le système monétaire est gravé dans le marbre du traité de Maastricht et n’est en théorie modifiable que par un nouveau traité à adopter à l’unanimité (le traité européen dit « traité constitutionnel » n’aurait rien changé à cela, il prévoyait également l’unanimité des États pour réformer les institutions monétaires). Cependant, face à l’évidence de la crise, on peut espérer que l’Europe ose réagir, soit par accord unanime (on peut rêver, mais l’urgence ne le permet sans doute pas), soit en s’asseyant sur ces traités étant donnée l’urgence, soit au pire par action unilatérale (on pourrait imaginer qu’un État recrée une monnaie nationale basée sur d’autres principes que ceux de la Banque Centrale Européenne).

La première urgence est que suffisamment de monnaie puisse être injectée sans pour cela augmenter les endettements. Ceci signifie prosaïquement qu’il faut fabriquer de l’argent, ou « faire tourner la planche à billets », à l’image de ce qui a été fait jusqu’en 1970, pendant les « 30 glorieuses ».

Le plus simple est que de la monnaie soit fabriquée et donnée (ou prêtée sans intérêt, ce qui revient sensiblement au même) à l’État, ou bien à l’Europe (cela ne change rien dans le fond, c’est une simple différence d’échelle) pour financer des projets d’intérêt général.

Mais une telle distribution distribution d’argent neuf (nouvellement créé par la banque centrale) implique un choix foncièrement politique, là où le rôle actuellement de la banque centrale est purement technique (elle prête à la banque la plus offrante, elle surveille l’inflation et la masse monétaire, mais elle ne favorise aucune banque ou aucun projet en particulier). Cet arbitrage politique doit donc être sous contrôle démocratique, ce qui exclut le système actuel d’une banque centrale indépendante des États et contrôlée par des technocrates.

Pour revenir à un modèle antérieur, les États (ou les instances démocratiques européennes) pourraient se charger de définir la politique monétaire. Cependant, le risque est grand que les politiciens en abusent : il est facile de donner un « coup de fouet » à l’économie en injectant une grande quantité d’argent, sachant que les effets pervers (une trop forte inflation) viendront plus tard, concrètement après les élections.

Ceci ne peut donc fonctionner qu’à certaines conditions :

  • les citoyens sont éduqués sur le fonctionnement du système monétaire (chose qui n’a jamais été faite, et pour cause, car les politiciens eux-mêmes y sont largement perdus)

  • des indicateurs clairs et indiscutables sont mis en place pour permettre aux citoyens de juger la pertinence de la politique monétaire : quantité de monnaie injectée, masse monétaire totale, inflation prévue, etc... Une commission indépendante pourrait même donner un avis public pour expliquer aux citoyens ce qu’on peut attendre de la politique monétaire du gouvernement.

  • Le contrôle des banques commerciales doit être renforcé. Dans la mesure où la croissance de l’économie ne repose plus sur l’endettement à outrance, on peut exiger qu’elles reviennent à des pratiques plus raisonnables, en interdisant certains produits financiers dérivés, en imposant des règles comptables plus simples et plus strictes, etc... Il ne servirait à rien que fixer démocratiquement le fonctionnement de la banque centrale si les banques commerciales pouvaient encore créer de l’argent (monnaie scripturale) de façon presque illimitée.

La création de monnaie contrôlée par l’État au bénéfice des projets de l’État peut causer des conflits d’intérêts : cela pourrait être la porte ouverte à des abus par des politiciens démagogues. Aussi, une autre option serait que l’argent créé par la banque centrale soit carrément distribué à la population, avec une somme identique pour chaque citoyen. Les sommes seraient en fait assez faibles et ne risqueraient pas d’encourager les gens à vivre sans travailler. Mais ceci aurait certains avantages :

  • ce serait très pédagogique : le mystère de la création monétaire deviendrait subitement lumineux

  • la somme d’argent injectée chaque année serait connue de tous et deviendrait un sujet de conversation, ce qui renforcerait fortement le contrôle démocratique

  • un gouvernement désireux de lancer un projet très coûteux ne pourrait pas créer directement l’argent pour financer ce projet (au risque de générer une inflation trop élevée), mais devrait augmenter les impôts, ce qui le forcerait à obtenir l’accord du Parlement et à répondre aux interpellations des citoyens.

Conclusion

La fragilité du système financier ne peut désormais plus être niée, lorsque les financiers réclament 700.000.000.000 $ (700 milliards de dollars) d’argent public pour renflouer les banques américaines et 300.000.000.000 € (300 milliards d’euros) pour renflouer les banques européennes.

Les phénomènes conjoncturels qui expliquent la réaction en chaîne (crise des crédits « sub-prime », crise de liquidité bancaire, etc...) sont également largement connus et discutés.

Même au niveau des mesures d’urgence, on peut considérer que de nombreux gouvernements sont sensibilisés à la gravité de la crise et sont disposés à éviter toute conséquence trop grave.

Mais dans ce processus, on néglige le fait que la crise vient en grande partie du principe même du système monétaire mis en place depuis les années 1970 à la chute du système de Bretton-Woods.

Ignorer cette réalité revient, d’une manière ou d’une autre, à plâtrer une jambe de bois. Et ceci peut coûter très cher, à la fois aux contribuables sollicités pour renflouer les banques, à l’économie dans son ensemble qui risque de ne pas s’en remettre, et même aux organismes financiers qui, passé l’effet d’aubaine, ne seraient pas guéris des problèmes fondamentaux qu’ils rencontrent.

J’ai donc démontré qu’il était indispensable de réformer totalement le système monétaire, et il est étonnant que cela ne soit pas plus souvent soulevé dans les milieux politiques ou associatifs : à l’évidence ceci vient du fait que très de gens comprennent réellement les processus par lesquels la monnaie est mise en circulation.


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41 réactions à cet article    


  • Jaime Horta Jaime Horta 25 octobre 2008 16:29

    Tout le système financier international n’est qu’une vaste farce et la plus grande escroquerie morale de toute l’histoire de l’humanité.

    95% des liquidités en circulation ne sont indexées sur absolument rien du tout et n’ont de valeur que nos engagements à rembourser.

    Bref, l’argent n’existe pas !

    Il est fabriqué à partir de rien par les banques privées et ne reposent que sur des fonds propres quasiment inexistant, les intérêts sont totalement puisés sur l’économie réelle et en aucun cas ne participent à la création du richesses.

    Les banques ne possèdent pas l’argent que distribue, elles le fabriquent de toute pièce en demandant des intérêts qui n’ont de valeur que votre promesse de remboursement.

    Les états remboursent des dettes et des intérêts pour des emprunts qui ont été fabriqués à partir de rien dans la mesure où on les a dépossédé du pouvoir régalien de battre la monnaie.

    Citoyens réveillez-vous !

    Aujourd’hui l’argent n’a absolument plus aucune valeur, si ce n’est que le pouvoir usurpé de banquiers à pouvoir le créer de forme illimité et à le distribuer contre intérêts.
     


    • Botsu 25 octobre 2008 23:31

      "Aujourd’hui l’argent n’a absolument plus aucune valeur, si ce n’est que le pouvoir usurpé de banquiers à pouvoir le créer de forme illimité et à le distribuer contre intérêts."

      Et la valeur que les lois édictées lui confèrent. La valeur subjective du papier de couleur que nous appelons "euro" est conférée par l’Etat. Paradoxalement dans un système qui repose sur une monnaie fiduciaire celui-ci a abandonné progressivement le contrôle de cette monnaie aux banques. L’Etat est contraint d’emprunter à des investisseurs (contre intérêts) dans le cas d’un éventuel déséquilibre budgétaire.

      Tout serait simple si le trou ainsi creusé pouvait être rebouché. Mais le déficit et donc les "intérêts de la dette" ont atteint un niveau disproportionné (premier poste en terme de budget). A un tel stade l’Etat doit choisir entre cesser de remplir son rôle ou emprunter encore de l’argent pour remplir ses engagements dans l’immédiat. Sauf que cet argent à vocation à être rendu aux prêteurs avec intérêts et ainsi de suite... on se retrouve à nourrir un déficit pour rembourser les intérêts des intérêts de l’emprunt contracté pour les intérêts de l’emprunt des... bref.

      Il est aisé de comprendre ou cela peut nous mener. Il n’y a que deux limites : à niveau de prestation égal en terme de services public on se retrouve avec une inflation générée par une augmentation de la masse monétaire. Au cas ou l’on décide de limiter l’inflation entretenue par la dette (ce qu’impose l’UE aux Etats membres) : baisse des crédits alloués, dégradation rapide des services publics servant éventuellement à invoquer la nécessité de privatiser ceux-ci, etc. Il n’existe pas de solution alternative à ce stade dans un tel système. Celui-ci arrive éventuellement à ses limites lorsque le mécontentement généralisé d’une population condamnée à ressentir de plus en plus ses injustices menace la stabilité politique.



    • Serge Serge 25 octobre 2008 17:27

      Parmi les "dégats collatéraux" pour la crédibilité du libéralisme le plus extraordinaire est le retour en force de Marx pour comprendre la crise.Même le "Financial Times" et le journal de Wall Street conseillent la relecture ou la lecture de son oeuvre "Le Capital" !!!Même A.MInc s’est dit récemment "héritier" de Marx !( ah ! l’opportunisme,que ne fait-il pas faire et dire !!!)
      Ils ont entièrement raison ;ce "décodage" de la nature et du fonctionnement du capitalisme par Marx n’a pas pris une ride. Bien sûr à ne pas confondre avec le système soviétique et la "vulgate marxiste "imposée par Staline et consort.


      • miguel34 25 octobre 2008 18:26

        Rigolo en effet, pauvre Alain Minc ! Mais Marx a toujours été considéré comme un grand économiste. Il avait analysé le capitalisme, qui n’a guère évolué depuis son époque (1929 et 2008 : même combat !). Mais notre monde a évolué, il faut maintenant aussi prendre en compte l’environnement, tirer un trait sur la croissance infinie, accepter que l’être humain n’a pas forcément une infinité de besoins inassouvis (points de départ de toutes les théories économiques !). Bref, relire das Kapital peut-être (je ne l’ai pas lu), mais à la lumière de l’écologie et de l’échec des régimes communistes qui niaient l’initiative individuelle.


      • Internaute Internaute 25 octobre 2008 17:28

         En lisant l’article je n’ai pas tout compris, par exemple est-ce que les dépôts des clients servent de base de calcul aux banques pour déterminer le montant des crédits qu’elle peuvent accorder ou est-ce que la base de calcul est limitée aux fond propres ? 

        Le fait que les banques puissent créer de la monnaie paraît assez incongru. On pourrait craindre les pires abus. Au bout du compte force est de constater qu’il n’y a pas d’abus notoire. l’inflation est maîtrisée et si les banques faisaient ce qu’elles voulaient cela fait longtemps que la baguette serait à 200 euros. Par contre, du temps où l’Etat contrôlait l’émission monétaire, l’inflation était couramment au dessus de 10% par an. 

        Le problème vient à mon avis plus de l’endettement irréfléchi et d’une mauvaise gestion du risque. Les taux d’intérêts devraient avoir un minimum suffisamment élevé pour que l’on y réfléchisse à deux fois avant d’emprunter, que ce soit au niveau des particuliers ou des entreprises. Les ratios de solvabilité devraient être renforcés. L’antidote du crédit, c’est l’épargne. Il faudrait développer un véritable capitalisme de masse au lieu de la mascarade d’intéressement qui existe actuellement et du taux d’imposition prohibitif sur les investissements. Cela demande un changement de mentalité auquel les bien-pensants ne sont pas prêts. La lutte des classes et l’égalitarisme au sein de la basse classe leur convient trop bien.

        Sur le plan monétaire le danger vient de l’utilisation du dollar comme seule monnaie d’échange ce qui laisse tout le monde dépendant des crises d’épilepsie du skinhead de Washington. Les chinois proposent une action concertée avec l’Europe où les échanges seraient fait en autre chose. On peut imaginer une banque des réglements internationaux alimentée en Yen, Renmimbi et Euros qui délivrerait une unité de compte servant aux échanges internationaux eurasiatiques. L’auteur parle d’une mécanique infernale amorcée par le taux directeur des banques centrales. Pourquoi ne pas avoir un taux 0 ? Aprés tout, la banque centrale n’effectue aucun travail qui justifierait une rémunération.


        • miguel34 25 octobre 2008 18:17

          Les deux mon général : les banques ne peuvent prêter que si les déposants leur ont confié de l’argent (elles n’ont pas le droit d’être dans le rouge), et elles doivent respecter un certain ratio entre leurs fonds propres et les crédits qu’elles accordent (8.5% chez nous : "ratio de solvabilité").

          L’inflation est faible car c’est de l’argent juste prêté, pas comme à l’époque où les États fabriquaient l’argent ce qui diluait la valeur de l’argent déjà en circulation. Ça faisait certes de l’inflation à 10% par an, mais ça ne nuisait qu’aux rentiers (espèce qui a disparu pendant les 30 glorieuses), pas aux travailleurs salariés ou indépendants dont les revenus augmentaient un peu plus vite que l’inflation ! Maintenant c’est l’inverse.

          Malgré tout, dire que c’est "maîtrisé" alors qu’on ne parle que d’éclatement de bulle financière... Tout l’argent fabriqué par les banques n’a pas servi à acheter des baguettes de pain, mais à acheter des actions, des produits financiers dérivés, et surtout de l’immobilier. Précisément, le prix de l’immobilier a subi une inflation monumentale (mais non prise en compte par l’INSEE), et le CAC40 a explosé entre 1980 et 2000.

          Comme c’est de l’argent juste prêté, dès que le mécanisme de crédit s’arrête (comme maintenant), cet argent s’évapore, ce qui ne fait pas baisser la baguette, mais qui fait chuter le cours des actions, le prix de l’immobilier, et le prix des produits financiers dérivés.

          Vous suggérez d’utiliser l’épargne. Mais dans le système actuel, l’argent est créé par le crédit, si on cesse d’emprunter il n’y a plus d’argent ! Quant à l’épargne, elle témoigne juste qu’à côté des gens endettés (les pauvres et les entrepreneurs), il y a des gens qui ont trop d’argent et qui en tirent des dividendes, ce qui signifient qu’ils vivent au crochet de la partie productive de la société. Ce n’est pas un modèle plaisant.

          Vous parlez du dollar, "seule monnaie d’échange". Ce n’est plus le cas depuis longtemps, et avec l’Euro moins que jamais.

          Vous proposez un taux directeur égal à 0. Ce serait catastrophique (sauf éventuellement à très court terme). Ce serait une énorme bulle monétaire. Imaginez : vous empruntez 100 000€, vous achetez 1 kg d’or (ou 10 tonnes de cuivre). Vous vous réveillez 10 ans plus tard, vous revendez votre métal pour 200 000€ (à cause de l’inflation), vous rendez les 100 000€, et vous avez gagné 100 000€ sans rien faire de productif et sans prendre de risque. Pendant ce temps, vous avez mis 100 000€ d’argent en circulation. Tous les financiers feraient ça et il y aurait une grosse inflation, puis le jour où la BCE dirait que ça a trop duré et remonterait le taux, tout l’argent en circulation disparaîtrait et il y aurait une énorme récession.


        • Elson Elson 25 octobre 2008 18:24

          @ internaute

          Vous n’avez apparemment pas encore vu le documentaire "L’argent dette" (http://www.vimeo.com/1711304) que je vous invite à visionner (gratuitement) : c’est édifiant, étonnant voire incroyable... en tout cas, ça répond à nombre de vos questions sur la nature de l’argent !


        • Internaute Internaute 25 octobre 2008 20:38

          @Elson

          La vidéo est trés intéressante. La question à 10 euros est pourquoi a-t-on créé un système qui contient en lui-même les causes de sa perte ?

          La fin ne me plaît pas trop. Elle contient un côté manichéen et complotiste que je ne partage pas. La citation de Rockefeller est faite à la trilatérlae, là où se réunissent un tas de gens influent y compris Raymond Barre à son époque et Bayrou actuellement. Il se trouve que Raymond barre a été le dernier premier ministre à présenter un budget en équilibre qui n’a créé aucun paiment d’intérêt par le contribuable.

          C’est le système qui rend esclave et non pas un petit groupe de personnes.

          Le Crédit-Agricole, les Caisses d’épargne, sont parmis les plus grandes banques du monde. Il n’existe pas de propriétaire du CA avec une grosse bagnole et un gros cigare entrain de boire son whiskhy pendant que les clients suent à longueur de journée pour lui cirer les bottes. Ce qui était un peu vrai à l’époque de Rothchild ne l’est plus du tout aujourd’hui. D’ailleurs, les banques ne sont pas immensément riches et la preuve en est qu’elles font faillite l’une derrière l’autre. Quand on regarde leur résultat, elles ne font pas mieux et parfois moins bien que d’autres industries.

          Effectivement, les Etats doivent reprendre le contrôle de leur monnaie et l’épargne doit être favorisée pour faire fonctionner l’industrie.


        • miguel34 26 octobre 2008 01:54

          Même opinion sur la vidéo, intéressante, mais avec une fin complotiste très désagréable. Et avec des erreurs grossières sur le calcul de la solvabilité des banques (calcul d’ailleurs long et inutile pour la démonstration).

          Pourquoi a-t-on créé ce système ? Plusieurs raisons je crois :
           1) le précédent s’était écroulé (basé sur l’or, dans notre cas par l’intermédiaire du dollar)
           2) on pensait (à juste titre) qu’il fallait modérer les ardeurs inflationnistes des politiciens
           3) une école dite "monétariste" a fait son apparition (qui défend en fait les intérêts des banquiers). Elle expliquait que l’inflation causait de graves problèmes. C’était en 1973, le choc pétrolier a perturbé l’économie, du coup ça a donné un poids (injustifié) à ces thèses. Par la suite les problèmes se sont aggravés, à mon avis à cause de l’entrée en vigueur de ces thèses, mais les monétaristes ont expliqué qu’au contraire c’était parce que les réformes n’avaient pas encore été terminées, et en particulier parce que l’inflation été restée élevée.
           4) la stagflation de 1980 a eu un rôle majeur, elle a éliminé la croyance selon laquelle l’inflation provoque la croissance. Mais on n’avait pas encore remarqué que l’inflation avait changé d’âme, comme la monnaie n’était désormais plus créée que par l’endettement, elle n’enrichissait plus que les déjà riches.


        • Croa Croa 26 octobre 2008 11:57

          « C’est le système qui rend esclave et non pas un petit groupe de personnes. » Le systéme a tout de même bien été imaginé par quelqu’un ! L’article 104 du traité de Maatrich, tout comme le traité en général, ne s’est pas généré spontanément !

          Derrière le régime politique actuel, fondamentalement dictatorial et ploutocratique (donc nullement démocratique !) il y a bien un lobby, donc un groupe de personnes CQFD !


        • Stéphane Jean steph 28 octobre 2008 19:18

          "les banques ne peuvent prêter que si les déposants leur ont confié de l’argent (elles n’ont pas le droit d’être dans le rouge)"

          je cherche cette information depuis quelques semaines sans succes. Avez-vous une reference ? Merci !


        • Stéphane Jean steph 28 octobre 2008 19:24

          "les banques ne peuvent prêter que si les déposants leur ont confié de l’argent (elles n’ont pas le droit d’être dans le rouge)"

          Pouvez-vous citer une reference a ce sujet s’il vous plait ? Ce detail m’interesse et je ne trouve pas l’info.


        • miguel34 28 octobre 2008 20:35

          C’est dans le Code Monétaire et Financier :

          Article L511-40

          Tout établissement de crédit doit justifier à tout moment que son actif excède effectivement d’un montant au moins égal au capital minimum mentionné à l’article L. 511-11 le passif dont il est tenu envers les tiers.

          Toutefois, le ministre chargé de l’économie fixe les conditions dans lesquelles des établissements résultant de la fusion de deux ou plusieurs établissements de crédit, et qui ne satisfont pas aux dispositions du précédent alinéa, peuvent poursuivre leurs activités.

          Vous pouvez consulter ce code sur http://www.legifrance.gouv.fr , mais ces textes sont presque illisibles, les décrets pas forcément recodifiés donc difficiles à trouver. Sans compter que de toute façon, contrôler les comptes des banques est mission quasiment impossible tellement tout est virtuel et torturé.


        • Stéphane Jean steph 28 octobre 2008 21:18

          Super ! Compris, merci !

          Il reste que les depots sont places dans la colonne "passif" et peuvent etre prêté à long terme par la banque ou même parfois investi en actions. Si j’ai bien compris, c’est ce mécanisme de "multiplication monétaire" qui permet de considérer les banques en position de quasi monopole de la création de monnaie.


        • Stéphane Jean steph 28 octobre 2008 21:39

          Je ne comprends pas. On a :

          Actifs = crédits attribués par la banque + actions possedees par la banque + immobilier possédé par la banque

          Passifs dus à des tiers = dépôts

          C’est bien ca ?

          Dans ce cas, que les actifs soient supérieurs aux passifs iraient plutot dans le sens que les crédits doivent être supérieurs aux dépôts. Bizarre ...


        • miguel34 29 octobre 2008 00:02

          Vous déposez des billets à la banque : pour elle le bilan reste stable. Actif=les billets dans son coffre, Passif=le chiffre sur votre compte.

          Vous obtenez un crédit. Ça ne déséquilibre pas non plus le bilan. Actif=votre reconnaissance de dette, Passif=les billets empruntés à la BCE.

          Donc cette règle n’interdit pas à la banque d’émettre autant de crédits qu’elle veut (c’est le ratio de solvabilité qui lui fixe une limite).

          Il reste que la banque peut faire fructifier son capital : elle vous facture des frais de gestion, vous fait payer des intérêts, prend une commission sur vos transactions, fait une plus-value en revendant une entreprise ; puis elle vers ces bénéfices sur ses réserves.

          Et elle peut également manger son capital : payer ses salariés par exemple. Mais surtout découvrir que ses actifs valent moins que prévu : les immeubles doivent être bradés, l’entreprise achetée périclite, l’assureur qui couvrait les risques financiers a fait faillite, le particulier ne peut pas rembourser son emprunt immobilier, etc...

          Quand au final les dépréciations d’actifs font que la banque possède moins que ce qu’elle doit, elle est en faillite. Non pas qu’elle ne puisse plus tourner, mais ça signifie que si les clients s’en vont, il n’y aura plus d’argent pour rembourser tout le monde. C’est donc interdit par la loi.

          Évidemment, c’est du papier, donc pas sûr que la banque fasse trop d’efforts pour remarquer la dévaluation de ses actifs... Sauf le jour où l’État propose 40 milliards d’€ pour qui veut, là subitement elles découvrent que leurs actifs sont pourris.


        • Asp Explorer Asp Explorer 25 octobre 2008 18:25

          La crise financière impose un nouveau système monétaire

          Ben non.

          On va attendre que ça se calme, et puis ça va reprendre comme avant. Parce que finalement ça marche pas si mal, n’en déplaise aux pisse-vinaigres, utopistes et révolutionnaires à la petite semaine qui seraient d’ailleurs les premiers à pleurer si "ça" changeait vraiment.


          • miguel34 25 octobre 2008 18:36

            En 1929 les gouvernants ont réagi exactement ainsi : ils n’ont rien fait. Résultat : 25% de taux de chômage aux USA, la montée du nazisme en Allemagne, puis la guerre. Tout le monde connaît cela, c’est pour ça que les gouvernements sont prêts à tout pour éviter que le même scénario se reproduise. Plus personne, même le plus ultra-libéral des Américains, ne prétend que le système va s’autoréguler et qu’il s’agit d’une crise salutaire.

            Les USA ont commencé à s’en sortir à partir de 1933, quand Roosevelt a lancé le New Deal, avec énorme création monétaire (pour financer des grands travaux et pour réduire le poids de la dete), suppression de la convertibilité en or pour les particuliers, contrôle des activités bancaires incontrôlées. Et c’est ça qu’il fallait faire : mettre les nuisibles hors jeu, et fabriquer la nouvelle monnaie pour remplacer celle qu’avaient inventée les financiers pendant l’exubérance financière des années 1920.


          • JOCO DOCO 1er février 2013 12:40


            Il ne s’agit pas seulement d’utopie qui vise à éradiquer la misère (bien que ce ne soit une utopie que dans de faibles mesures). Le monde industriel, financier, humain est en guerre. Et le système monétaire actuel empêche les classes du bas de se défendre face aux incidences de la guerre des plus grands. Une guerre dont les faibles sont les instruments. C’est tout.

            Et dire que le système ne va pas trop mal. Enfin voyons.. un peu de recul. On comprends bien que pour vous ça va bien. Mais ce n’est pas le cas pour le système global. Peut-être que vous ne voyez rien du monde réel, vous êtes dans une bulle.

            Aussi le système qui « va bien » n’en a pas toujours été ainsi. Et avant celui-ci vous auriez surement été l’un de ceux qui disaient « mais non... ca va pas si mal ». Et pour ceux qui ouvrent les yeux. En fait, aujourd’hui, c’est pire.

            Mais c’est vrai que cet article est comme les autres. Bidon. La conclusion ?? les gens doivent être éduqués, les indicateurs fiables et les banques contrôlées ?, D’accord mais le plan c’est quoi ? Bref comme d’hab. 

            Peut-être que ce lien pourrait vous aider à y voir plus clair :


          • frédéric lyon 25 octobre 2008 19:29

            Notre ami, "physicien, électronicien et cycliste" n’a visiblement RIEN compris à ce qu’est une monnaie !

            Ce qui n’est guère étonnant quand on se prétend "physicien, électronicien et cycliste" et on ne saurait le lui reprocher. Mais pourquoi diable s’est-il mis dans l’idée d’écrire un "article" sur un sujet auquel il ne comprend RIEN ?

            Bravo Agoravox, pour l’avoir publié !

            Nous attendons avec impatience un "article" sur la Géométrie non-commutative, écrit par un artisan-boulanger.


            • miguel34 25 octobre 2008 19:51

              Bah, tout le monde est acteur économique, vous pouvez vivre sans manipuler la physique ou l’électronique (ou le vélo), mais pas sans manipuler l’économie et la monnaie !

              Quand on voit les bêtises énoncées par certains auto-proclamés économistes, je ne souhaite même pas bénéficier de cette dénomination.

              Je vous rappelle à ce propos que l’un des plus grands économistes de l’histoire, Karl Marx, avait une formation de juriste et de philosophe... Il faut surtout savoir réfléchir, et que l’on soit physicien ou juriste, on passe son temps à décortiquer ce qui semble complexe et à établir les relations logiques entre les différents éléments.

              Quant à l’un des plus grands physiciens de l’histoire, Albert Einstein, il n’était pas chercheur mais employé à l’office suisse des brevets quand il mis au point ses découvertes géniales. Je serais donc parfaitement ouvert à tout article scientifique écrit par un apprenti boulanger passionné de science.

              Cela dit, j’accepte toutes les critiques, mais à une condition : si ce que je dis sur l’économie et la monnaie vous semble faux, expliquez la vérité (sans vous retrancher derrière "c’est très complexe vous ne pouvez pas comprendre"), ou bien indiquez au moins un site web où c’est expliqué de façon pédagogique. Notez que la plupart des livres d’économie ne disent quasiment rien sur la monnaie, et que le peu qu’ils disent est souvant partiellement faux.


            • Botsu 25 octobre 2008 23:51

              "Notez que la plupart des livres d’économie ne disent quasiment rien sur la monnaie, et que le peu qu’ils disent est souvant partiellement faux."

              C’est on ne peut plus vrai comme remarque. Je suis étudiant en sciences économiques et je peux vous dire que les profs de macro-économie aussi bien profs d’amphi que chargés de TD rechignent à parler de création monétaire via l’expansion du crédit, et se plaisent à véhiculer l’idée (fausse) que l’argent en circulation l’est essentiellement par les banques centrales. Ignorance ou totale mauvaise foi ?

              En tout cas le commentaire au dessus c’est encore une belle preuve d’une connerie propre à l’ère moderne qui tend à nous faire croire que seuls les "spécialistes" (que vaut l’appelation au passage) auraient le droit de se prononcer sur leur domaine... Et au passage, pour avoir fait de la physique et de l’économie au niveau universitaire je peux vous assurer qu’un physicien a 100 fois les capacités intellectuelles requises pour comprendre bon nombre des concepts -vaseux- enseignés en Economie, alors que dans le sens inverse j’ai de sérieux doutes.


            • Stéphane Jean steph 28 octobre 2008 16:30

              je trouve au contraire qu’un physicien-electronicien-cycliste est exactement ce qu’il nous faut pour decortiquer les mecaniques de base ! Bravo a Michel Julier pour avoir eu la curiosite d’essayer de synthetiser ce qu’il y a d’important, de simple et cache dans le bazar de l’economie. Et si on mettait les physiciens-electroniciens au pouvoir ? ;)


            • miguel34 29 octobre 2008 00:18

              Euh... ça n’en ferait vraiment pas beaucoup ! En France, il n’existe pas de formation de physiciens-électroniciens. Je suis d’ailleurs vrai diplômé en physique (doctorat) et faux ingénieur en électronique (autodidacte et formé sur le tas), mais ma fiche de paye dit "ingénieur électronicien".

              Alors qu’on m’accuse de ne pas avoir étudié l’économie à l’école... Interrogez les étudiants en économie sur la monnaie, vous n’en tirerez pas grand chose !


            • JOCO DOCO 1er février 2013 12:51

              Personnellement je salut l’initiative.


              L’économie est la chose la plus complexe parce que totalement systémique à traiter. Et aucun économiste surdiplômé jusqu’aujourd’hui n’a fait l’affaire.

              Et je tiens à ajouter que les gens comme ce genre de trou de bal de lyonnais, qui pense qu’il faut laisser les réflexions économiques à ces gens, méritent de se faire brosser le cul avec une brosse à chiotte à longueur de journée. On verra si ils ne finissent pas par prendre le risque humaniste de réfléchir ensemble à la question.

              Sait-il qu’Adam Smith était un simple contrôleur de douane ? Qu’albert Einstein travaillait aux archives des brevets ? Que Newton était avant tout un vulgaire (je dis ca parce que je suis moi même de formation scientifique) alchimiste ?

              La seule chose qui compte pour avancer c’est la curiosité, la projectivité et le scepticisme. Le diplôme n’est qu’une garantie comme une autre.

              Et s’il veut d’avantage de filtrage et de formatage d’article qu’il aille sur Le Monde ou autre.

              Peut-être serez vous intéressé par ce site :

              Amicalement,
              jcdc

            • miguel34 1er février 2013 13:06

              JOCO DOCO,
              Je lis avec plaisir votre commentaire, plus de 4 ans après l’écriture de mon article.

              Vous créez un site web pour faire promotion d’une nouvelle idée nommée « la Centrale d’Emploi ». Comme il est dommage que vous ne disiez rien sur le mode de fonctionnement de cette institution dont vous proposez la création et sur laquelle vous comptez pour résoudre tous les problèmes de l’économie ! Votre idée est peut-être génial, encore faudrait-il l’énoncer.


            • Croa Croa 26 octobre 2008 11:41

              Enfin un article sur l’économie hors de l’orthodoxie politiquement correcte et digne de ce que devrait être Agoravox !

              Les explications sont claires et non fumeuses. Les propositions méritent d’être approfondies.



              • michel michel 26 octobre 2008 14:19

                 
                 Si j’ai bien tout suivi, cela signifie que la croissance est rendu nécessaire par l’interêt et qu’il faut
                 toujours plus de croissance pour un résultat donné. et ceci das un monde fini...  
                 


                • miguel34 26 octobre 2008 17:16

                  La croissance permet certes de gommer pas mal de soucis : le prêteur se gave, mais le travailleur récupère quelques miettes. Mais pour moi ce n’est pas démontré que le système monétaire actuel puisse fonctionner durablement, même si la croissance était infinie, car les prêteurs continueraient à accaparer une part en croissance exponentielle de la richesse totale.

                  Et donc, ça me fait de la peine de voir le PS dire "il faut baisser les taux d’intérêt pour relancer la croissance" alors que ce n’est qu’une béquille pour un système foncièrement instable.


                • JOCO DOCO 24 décembre 2012 11:59

                  Peut-être seriez vous intéressé par ce site

                  http://www.lanouvellepartie.fr/


                • Gandalf Tzecoatl 26 octobre 2008 15:48

                  "le système monétaire est gravé dans le marbre du traité de Maastricht et n’est en théorie modifiable que par un nouveau traité à adopter à l’unanimité (le traité européen dit « traité constitutionnel » n’aurait rien changé à cela, il prévoyait également l’unanimité des États pour réformer les institutions monétaires). Cependant, face à l’évidence de la crise, on peut espérer que l’Europe ose réagir, soit par accord unanime (on peut rêver, mais l’urgence ne le permet sans doute pas), soit en s’asseyant sur ces traités étant donnée l’urgence, soit au pire par action unilatérale (on pourrait imaginer qu’un État recrée une monnaie nationale basée sur d’autres principes que ceux de la Banque Centrale Européenne)."

                  On peut également constater que la France et l’Allemagne se sont mis d’accord pour que les déficits dépassent les fameux 3% du PIB afin de sauver les banques, rendant le traité de Maastricht caduc.

                  Par ailleurs, entièrement d’accord avec votre projet, qui rejoint le Plan Dugué dans sa forme monétaire.

                  Quelques chiffres pour étayer vos propos (source BCE)  :

                  - il y a 15000 milliards d’euros de dettes en contrepartie à la masse monétaire dans l’eurozone ;

                  - il y a 9000 milliards d’euros de monnaie issu du crédit

                  Il manque donc 6000 milliards d’euros de monnaie permanente pour revenir à un jeu à somme nulle type 30 glorieuses, et quitter le jeu à somme négative exponentielle actuel.

                  Mais pour l’heure, hormis un mega-buzz Internet (tout les autres medias pratiquent un sérieux black-out, sauf sporadiquement France Television expliquant la création monétaire ou la réserve fractionnaire via Jamy ou JT interposé), le seul homme politique qui à ma connaissance est vilipendé le système monétaire actuel est Yves Cochet devant les députés (video sur Avox). Bref, un tel porte-parole reconnu sur les questions économiques ne mènera pas bien loin.

                  Le combat continue !!!


                  • xray 27 octobre 2008 11:34


                    À quoi cela sert-il d’expliquer puisque ceux qui contrôlent et jouissent du système des marchés financiers se foutent éperdument de votre bla-bla. 
                    D’ailleurs, quels sont ceux qui se cachent derrière les marchés financiers ? 


                    L’effondrement actuel des marchés financiers

                    Voila encore « une crise » qui régale les journalistes. 

                    La bulle des marchés financiers (Les marchés boursier) a pour vocation de gonfler et d’éclater périodiquement. C’est le principe de la spéculation. 

                    Cette bulle des marchés financiers  (Des chiffres en encre noire sur du papier ordinaire) évolue en dehors de l’économie active. C’est la raison pour laquelle, l’éclatement de cette bulle est sans conséquence sur l’économie active. 

                    L’important de tout cela, c’est de générer cette psychose qui incite le médiatisé infantilisé à s’en remettre à papa Etat et à maman Société. 
                    Au travail et à vos carnets de chèques ! Dans deux semaines, on sera passé à une autre psychose. 

                    La Croissance  
                    http://echofrance.vefblog.net 

                    L’arme du Banquier 
                    http://l-armedubanquier.hautetfort.com/ 



                    • miguel34 27 octobre 2008 20:03

                      Nous sommes en démocratie, si les citoyens sont informés ils peuvent contrôler les dirigeants (en votant, en manifestant, en dénonçant dans les médias, etc...)

                      L’éclatement de la bulle financière n’est pas "sans conséquence sur l’économie active". Tout le secteur immobilier s’est arrêté brutalement, l’automobile aussi (bref tout ce qui se vend à crédit), les entreprises cessent d’investir, leurs sous-traitants se retrouvent sans commandes, des boîtes n’arrivent plus à rembourser les crédits pris pour investir quand ça marchait plus fort.

                      Cette crise se prépare depuis 30 ans, elle était prévue, je l’annonçais dans mon article de février 2007, et si vous lisez "Le nouveau mur de l’argent" (François Morin, septembre 2006) vous verrez qu’elle s’annonçait. Elle sera très loin d’être terminée dans 2 semaines, croyez-moi ! Ce n’est pas une psychose organisée du genre Sarko gueulant contre l’impunité des violeurs multirécividistes...


                    • philbrasov 27 octobre 2008 17:57

                      a autre chose...

                      Nous entrons tout droit vers une période de déflation, contrairement à ce que veulent nous faire croire nos politiciens de tout bord, qui pensent encore que la planche à billet va relancer le crédit.

                      La dette mondiale est trop énorme, pour que le crédit soit LA SOLUTION aux problèmes actuels.
                      Si vous avez des économie = caisse d’épargne
                      si vous n’avez pas d’argent = retour à la terre de ses grands parents
                      si vous avez un peu= essayez de le garder

                      on s’attend au minimum a 10 ans de RECESSION et de DEFLATION.
                      si vous etes dans la banque, achetez des US$, des yens, ou des yuhans, des TBONDS allemands ou US ou français.
                      mais surtout , fuyez

                      - la bourse

                      - le crédit

                      - l’immobilier avant 2 ans ....
                      Ne prennez AUCUN crédit si toutefois on vous en accorde un.
                      payez tout cash
                      et revenez à des choses simples.
                      un dessert a 1euro 50 pour 8 personnes, ou une entrée. ;( lire JP¨Coffe) foncez à liedl ou aldi, pour le sucre le lait , la crème dessert, ou le papier toilette.

                      bref, mesdames , messieurs, attendez vous , quelque soit la révolution possible, AU PIRE...
                      LES HEDGES BONDS ARRIVENT......







                      • miguel34 27 octobre 2008 20:10

                        Vous conseillez de fuire le crédit. À titre individuel, ça se défend parfaitement. Mais c’est précisément ce qui fait s’écrouler notre système car ça provoque la déflation. Remarquez, ça peut être une stratégie pour imposer la réforme monétaire à nos dirigeants, "réformez la monnaie sinon on cesse de s’endetter et tous les banquiers vont faire faillite", mais c’est une stratégie risquée genre "politique du pire".

                        Nos politiciens suggèrent principalement de baisser les taux pour injecter de l’argent, mais sur la base de l’endettement, c’est-à-dire continuer à gonfler la bulle financière pour éviter qu’elle ne s’effondre. C’est une fuite en avant.

                        Mais la vraie planche à billets (celle qui donne des sous à l’État), ce n’est pas ça, elle ne fait pas risquer la déflation, c’est celle-là qu’il faut relancer, pas celle qu’on nous propose actuellement et qui n’enricht que les banquiers.


                      • Stéphane Jean steph 28 octobre 2008 18:46

                        Bonjour ,

                        D’abord merci pour cet article raffraichissant. Les scientifiques de formation devraient davantage s’occuper de politique... A la place des anciens avocats qui ne savent rien a part nous embobiner avec leur rethorique !
                        Vous dites : "Ceci est choquant car en permettant aux riches d’augmenter leur richesse de façon exponentielle (c’est-à-dire d’un pourcentage constant chaque année), si la croissance économique elle-même est faible cela revient à augmenter de façon exponentielle la part des richesses détenue par les plus riches"

                        Je suis pas d’accord car :
                        Si le loyer de l’argent est de 5% et que le taux d’inflation est de 2% et la croissance du PIB de 2%, alors la part de richesse augmente de 1% par an. Sachant que (en france) 1% des emprunteurs qui achetent un appart font defaut, vous voyez qu’en fait le taux d’interet ne permet pas d’expliquer l’augmentation de la part des richesses detenue par les riches.

                        A mon avis, ce qui explique l’augmentation de la part de richesse des riches dans le systeme actuel est bien le fait que la creation de credits ait ete laissee aux banques privees, mais pas pas l’interet, mais par le fait que les banques ne remplissent pas leur role (qui devrait etre d’etre la pompe de l’economie en distribuant les credits aux projets les plus porteurs) et octroient preferentiellement des credits aux riches, et en particulier aux autres banques qui vont rentabiliser cet argent par la speculation.

                        Qu’en pensez-vous ?


                        • miguel34 28 octobre 2008 20:24

                          Si le loyer net de l’argent (hors risque et hors inflation) est inférieur à la croissance annuelle, ce que vous dîtes est vrai, les riches gagnent de l’argent mais les inégalités diminuent : tout le monde est content.

                          Mais la croissance n’existe plus. Nous sommes déjà suréquipés en presque tout, les gens (en majorité seulement !) souffrent plutôt du manque de contacts humains (tellement tout se vend et s’achète), et l’environnement court à la catastrophe si nous ne devenons pas plus économes en matières premières, en énergie et en espace naturel. De toute façon, une croissance exponentielle infinie, ça n’existe pas !

                          Regardez les taux de croissance actuels : ils sont de 2% au mieux dans les pays occidentaux. Et encore, pas mal de gens ont l’impression que les prix augmentent plus vite que l’indice des prix officiel, ce qui signifie que le taux de croissance hors inflation serait plus faible que le taux officiel, éventuellement nul.

                          Il est vrai que dernièrement les crédits immobiliers n’ont plus rien rapporté aux banques. C’est un cas spécial : elles ont joué une fuite en avant pour capter des clients (en espérant des bénéfices futurs), ou bien elles voulaient déjà colmater un manque de liquidités et/ou diluer des actifs douteux. C’est tout de même rare qu’une entreprise capitaliste (a fortiori une banque) propose des services qui ne leur apportent aucun bénéfice !


                        • depassage2 26 décembre 2008 01:25

                          un film assez interessant dont je n’ai pas encore vérifié les propos est disponible à l’adresse suivante.
                          les deux premieres parties ne parlent pas du problème monétaire. Je vous invite à visionner la 3e.
                          vous retouvrerez le côté complot qui vous déplait mais l’argumentation mérite d’être entendue et analysée.
                          www.zeitgeistmovie.com/ (edition 07)
                          bon film


                          • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 3 janvier 2012 14:15

                            Bonjour,

                            Votre article montre que vous avez le souci d’oeuvrer à un monde meilleur en changeant fondamentalement le système.
                            Je vous invite donc à prendre connaissance d’un projet pour faire que la réforme 100% monnaie devienne la demande première et unique des Indignés,
                            car c’est probablement une des voies les plus sûres pour qu’ils soient rejoints par les 99%.
                            Peut-être voudrez-vous lui apporter votre soutien ?

                            http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-reforme-100-monnaie-peut-reunir-107275
                            Luc-Laurent Salvador

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