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Accueil du site > Actualités > Economie > La crise financière pour les nuls II - 3ème partie

La crise financière pour les nuls II - 3ème partie

J’avais écrit il y a quelques temps, sur AgoraVox, un article intitulé « La crise financière pour les nuls » qui avait reçu un accueil très favorable des lecteurs. Voici une version plus détaillée et plus complète. L’idée reste la même : expliquer la crise dans des termes accessibles au plus grand nombre.
Les deux premières parties ont été publiées tout récemment sur AgoraVox : elles rappelaient quelques bases et explicitaient le fonctionnement de la « planète Finance ». Voici la troisième partie. Bonne lecture !

3ème partie : Les étincelles dans le baril de poudre.

 

9. Quand les particuliers s’endettent pour spéculer.

Nous avons vu qu’il vous est possible d’emprunter de l’argent, par exemple à des proches mais plus généralement à une banque, pour acheter tout de suite ce qui ne serait dans vos moyens qu’au bout de plusieurs décennies d’épargne. C’est de cette façon que vous, moi, l’écrasante majorité des gens qui veulent devenir propriétaires de leur logement, s’y prennent pour essayer de le devenir. Le logement que vous achetez, où il se trouve, l’état dans lequel il est, dépendent de ce que vous avez été capable d’emprunter à la banque.

Souvenez-vous : grâce au prêt immobilier, vous devenez immédiatement propriétaire d’un appartement, voire d’une maison, en échange de vingt, vingt-cinq, trente ans de dettes que vous paierez chaque mois à la banque. Le montant des mensualités du prêt et le montant des intérêts à payer en plus de ces mensualités dépendent essentiellement de l’écart entre d’un côté, ce que vous gagnez et possédez déjà, et de l’autre, le coût de ce que vous voulez acheter. Plus cet écart est faible, plus la banque sera prête à vous prêter de l’argent et à vous faire payer des intérêts faibles. Plus cet écart est fort, moins la banque sera prête à vous prêter de l’argent et plus, si elle vous en prête, les intérêts seront élevés.

Pendant ce temps, les prix des logements ne sont pas figés. Comme pour les produits sur les marchés financiers, ces prix sont un point d’équilibre trouvé, pour chaque logement, entre la somme d’argent que le vendeur en attend et ce que l’acheteur est prêt à payer. Logiquement, plus il y a d’acheteurs de logements, plus ces prix vont monter.

Un bien immobilier peut être acheté par un particulier pour y habiter. Il peut être acheté par une entreprise pour y installer son siège, un de ses points de vente, un entrepôt. Cependant les particuliers et les entreprises qui achètent des biens immobiliers ne le font pas tous pour s’en servir. Ils peuvent aussi le faire pour spéculer.

Souvenez-vous : spéculer, au sens large, c’est faire un ensemble d’hypothèses sur les conséquences de ce qui se passe aujourd’hui et en déduire une prédiction sur ce qui arrivera demain. Au sens strict de la spéculation immobilière, cette prédiction s’accompagne du fait de parier de l’argent sur votre prédiction en achetant des biens immobiliers. Par exemple, si vous êtes un fonds d’investissement qui achète un immeuble dans le centre-ville de Lyon et que vous prévoyez de le revendre dans cinq ans, vous spéculez à la hausse sur le marché de l’immobilier dans le centre-ville lyonnais.

Qu’un fonds ou plus généralement une entreprise puisse faire de la spéculation immobilière ne vous surprendra probablement pas. En revanche, vous serez peut-être surpris à l’idée que des particuliers puissent en faire également. Par exemple, une pratique jusqu’alors inimaginable s’est répandue ces dernières années dans la population des cadres français jusqu’avant la crise : elle consistait à s’endetter pour acheter un bien immobilier, à le mettre en location à un prix qui paye les mensualités du prêt et les intérêts, et à louer un logement de moins bonne qualité pour y vivre. C’est un double pari. En tant que propriétaires, leur calcul est bon tant que l’état de l’offre et de la demande de location leur permet, grâce au loyer qu’ils touchent, de payer les mensualités du prêt et ses intérêts. En tant que locataires, leur calcul est bon tant que ce même état de l’offre et de la demande de location leur permet d’honorer le loyer qu’ils paient.

Rappelez-vous du mécanisme de la bulle spéculative financière : il s’applique à la spéculation immobilière. Une première vague d’acheteurs multiplie les acquisitions de biens immobiliers. L’augmentation du nombre d’acheteurs contribue à augmenter le prix d’acquisition. Les prix augmentant, de nouveaux spéculateurs se manifestent pour acheter un bien immobilier. Ils estiment que le prix va continuer à monter et qu’ils n’auront donc qu’à le revendre un peu plus tard, ce qui est leur façon de gagner de l’argent. De fait les biens immobiliers, de revente en revente, sont revendus chaque fois plus cher à l’acheteur suivant, qui en est parfaitement satisfait puisque lui-même vend plus cher à l’acheteur qui le suit. Comme pour la spéculation financière, la chaîne ne s’interrompt pas parce que le prix continue de monter, et le prix continue de monter parce que la chaîne ne s’interrompt pas.

Nous avons vu que la spéculation financière dépend essentiellement des mouvements d’achat et de vente des grands fonds, tout particulièrement des fonds d’investissement. A l’inverse, la spéculation immobilière dépend essentiellement des mouvements d’achat et de vente qu’effectuent des particuliers. Si la spéculation financière finit donc logiquement par buter sur un coup d’arrêt qui vient des grands fonds, la spéculation immobilière finit tout aussi logiquement par buter sur un coup d’arrêt qui vient des particuliers. Une fois que les prix des biens immobiliers ont atteint des niveaux auxquels les particuliers ne peuvent plus suivre même en s’endettant lourdement, les ventes de biens immobiliers commencent à être de moins en moins nombreuses : de la même manière qu’on parle de bulle spéculative financière, l’événement est baptisé après coup « éclatement de la bulle immobilière. » 

Deux questions appellent cependant une réponse : qu’est-ce qui provoque la première vague d’achats qui amorce la bulle immobilière, et qu’est-ce qui amène les particuliers à arrêter d’acheter et donc à faire éclater la bulle ? L’une comme l’autre peuvent avoir de nombreuses réponses, mais chacune peut appeler une réponse qui est le cas se produisant le plus souvent.

Prenons la première question. Ce qui provoque la première vague d’achats amorçant la bulle immobilière, c’est généralement la nécessité de s’abriter d’une crise boursière. L’idée est d’investir l’argent sauvé du naufrage sur des placements plus sûrs, moins instables : les placements immobiliers. Rappelez-vous de l’éclatement de la bulle Internet dans la seconde moitié des années 90 : où est allé l’argent que les fonds d’investissement ont pu sauver du naufrage ? Il est justement passé de la tempête de la spéculation financière à l’île plus paisible de la spéculation immobilière. De fait le marché immobilier a la réputation d’être un abri en temps de crise, notamment quand vous achetez des produits dérivés de dettes de particuliers qui ont contracté des prêts immobiliers (voir chapitre 11) : le risque dépend en effet de la solidité des particuliers qui ont contracté ces prêts, solidité qui a dû être évaluée avant que ces prêts leur soient accordés.

En d’autres termes, c’est l’éclatement de la bulle financière Internet des années 90 qui a accouché de la bulle immobilière des années 2000.

Prenons la seconde question. Qu’est-ce qui amène les particuliers à arrêter d’acheter et donc à faire éclater la bulle ? Nous avons déjà vu que c’est le fait qu’à force de ventes et de reventes les prix des biens immobiliers leur soient devenus hors de portée même après endettement. Cela peut aussi s’expliquer par le fait que si la montée des prix n’a pas encore atteint ce stade, en revanche les revenus des particuliers ont baissé, ce qui revient au même. Ils peuvent également tout simplement être trop nombreux, parmi ceux qui peuvent s’endetter sans risques excessifs, à avoir déjà contracté des prêts immobiliers jusqu’à l’extrême limite de leur capacité d’endettement.

Aux Etats-Unis, des organismes de prêt ont même franchi cette extrême limite. Ils ont proposé des prêts immobiliers à des particuliers relativement pauvres qui, à la moindre grave difficulté économique, présentaient un risque très élevé de ne plus pouvoir honorer leurs dettes. Ces prêts s’appellent des subprime (voir chapitre 10). 

 

10. L’oeuf pourri dans le panier d’oeufs frais.

Nous sommes aux Etats-Unis. Les particuliers qui ont les moyens de s’endetter raisonnablement ont déjà été largement sollicités pour alimenter la spéculation immobilière grâce à leurs achats, ventes et reventes de biens immobiliers. Les organismes de prêt décident alors de continuer à développer leurs activités en se tournant vers ceux qu’ils n’ont pas encore sollicités, et pour cause : les particuliers pauvres.

A l’époque, les prix des biens immobiliers continuent encore à monter. L’idée que ces organismes de prêt vendent à ces particuliers pauvres est la suivante : ils vont s’endetter pour acheter un bien immobilier qui en temps normal serait au-dessus de leurs moyens même après endettement, donc parier sur la hausse de sa valeur. Comme son prix va continuer à monter, ils seront en mesure de se ré-endetter en contrepartie de cette augmentation de valeur afin de payer leurs dettes. Au bout du compte, ils auront ainsi réussi à devenir propriétaires d’un bien immobilier qui était normalement hors de leur portée.

Notez bien qu’on distingue, parmi les prêts immobiliers, ceux dont les taux d’intérêt sont fixes et ceux dont les taux d’intérêt sont variables. Lorsque le taux d’intérêt est fixe, l’emprunteur doit rembourser chaque mois, en plus de la mensualité du prêt, une somme exprimée en pourcentage : ce pourcentage est lié au taux d’intérêt pratiqué sur le marché au moment de contracter le prêt et il ne bougera pas. En revanche, lorsque le taux d’intérêt est variable, ce même pourcentage est lié au taux d’intérêt pratiqué sur le marché et il bougera aussi souvent que bougera ce taux.

Lorsque le taux du prêt est fixe, l’emprunteur est à l’abri du risque que le taux pratiqué sur le marché grimpe en flèche au fil du temps. La banque, en revanche, prend le risque de perdre de l’argent par rapport à ce que l’emprunteur aurait dû lui payer avec un prêt à taux variable. C’est pour cette raison que votre banque vous prêtera toujours plus d’argent si vous choisissez un taux variable : parce que le risque passe chez vous au lieu de rester chez elle.

Dans le cas spécifique des particuliers pauvres, ces derniers ne sont guère en position de négocier. S’ils veulent devenir propriétaires et tenter de rejoindre la vague de spéculation immobilière en cours, ils doivent forcément accepter le taux d’intérêt variable que leur proposent les organismes de prêt. Par ailleurs, ils n’ont pas les moyens de commencer immédiatement à rembourser l’emprunt : les organismes de prêt leur donnent donc un délai d’une poignée d’années sans remboursement. 

Ces subprime ont permis à des particuliers pauvres de devenir propriétaires alors qu’aux conditions normales ils ne l’auraient jamais pu. Cependant les organismes de prêt ne les ont pas faits bénéficier de cette opportunité par altruisme : ils l’ont fait moyennant rétribution et pour continuer à développer leur activité, alors que le rythme des achats, ventes et reventes de biens immobiliers commençaient à ralentir.

A y regarder de plus près, les organismes de prêt prennent un risque très élevé en ayant ces particuliers pauvres comme clients. C’est une excellente opération si les prix des biens immobiliers continuent à monter : cela permettra à ces particuliers de rembourser l’emprunt initial grâce à un nouvel emprunt fondé sur la hausse de la valeur du bien immobilier, ce qui permettra à ces organismes de faire un bénéfice et de continuer à développer leur activité. Cependant il suffit que les prix des biens immobiliers se mettent à baisser pour que la chaîne soit rompue. Les organismes de prêt vont donc décider de couvrir leurs arrières.

Souvenez-vous de la comparaison entre les marchés financiers et n’importe quel marché aux fruits et légumes. Dans les deux cas, le marché n’est là que pour permettre à une offre et à une demande de se rencontrer et de se mettre d’accord sur un prix. Restons maintenant sur le marché aux fruits et légumes. Imaginez qu’un vendeur ne sache pas comment se débarrasser d’un œuf pourri qui empeste son étalage, mais qu’il se refuse à essuyer une perte en décidant de le jeter. Il utilisera alors une astuce vieille comme le monde : il cachera l’œuf pourri dans un panier de magnifiques œufs frais et vendra le tout au prix d’œufs de bonne qualité.

C’est de cette façon qu’aux Etats-Unis, les organismes de prêt ayant fait souscrire des subprime à des particuliers pauvres vont couvrir leurs arrières. Ils mélangent ces prêts très risqués, autrement dit des œufs pourris, à des prêts qui rapportent plus et sont moins dangereux, autrement dit des œufs frais. Ils obtiennent ainsi, pris dans sa globalité, un panier d’œufs de fraîcheur moyenne. Ils vendent alors ce panier à une société intermédiaire qu’ils créent pour l’occasion. Cette société intermédiaire paye l’achat en vendant des reconnaissances de dettes sur les marchés financiers. Ces reconnaissances de dettes sont achetées par des investisseurs poids-lourds, notamment par des fonds d’investissement, avec comme garantie le panier de prêts initial. Les œufs pourris commencent alors à se promener de cabas en cabas, à se répandre sur le marché. Rappelez-vos par ailleurs que la bulle Internet ayant crevé, les investisseurs poids-lourds ont entrepris de se réfugier dans la spéculation immobilière : la propagation des œufs pourris va donc d’autant plus vite.

Vous avez beaucoup entendu que la crise des subprime a déclenché la crise économique et financière de 2008. C’est vrai. Vous avez aussi beaucoup entendu que la crise des subprime est la cause de la crise économique et financière de 2008. C’est faux. Etre le déclencheur et être la cause sont deux choses différentes : c’est confondre l’étincelle avec le baril de poudre. 

 

11. La cigale américaine et la fourmi chinoise.

Les Américains sont les plus gros consommateurs du monde. En d’autres termes, l’activité économique mondiale ne sera plus la même selon que l’ampleur de leur consommation augmente ou se réduit. Dans leur écrasante majorité, ces Américains qui consomment sont des salariés. On pourrait donc déduire logiquement que quand leur consommation augmente, c’est parce que leurs salaires augmentent. Ce n’est cependant pas le cas depuis le début des années 1980. Au lieu de leurs salaires, c’est surtout grâce à l’augmentation de leurs dettes que leur consommation augmente à son tour. Comme les Américains s’endettent pour consommer, ils ne mettent pas d’argent de côté. En l’absence d’épargne américaine, l’économie des Etats-Unis continue donc à fonctionner grâce à de l’épargne étrangère.

En d’autres termes, non seulement une baisse de la consommation des Américains affecte le reste du monde en tant que producteurs, mais un ralentissement de l’économie américaine se propage au reste du monde en tant qu’épargnants.

Si les Américains sont les hyperconsommateurs de la planète, les Chinois en sont les hyperproducteurs. La Chine exporte d’ailleurs l’essentiel de sa production vers les Etats-Unis, tandis que réciproquement les produits étrangers consommés par les Etats-Unis viennent notamment de Chine. A l’inverse des Américains dont l’hyperconsommation génère des dettes, l’hyperproduction des Chinois génère de l’épargne.

Pour compléter le tout, cette relation inverse entre les Etats-Unis et la Chine se retrouve jusque dans leurs dettes publiques. Souvenez-vous : lorsqu’un Etat a besoin de s’endetter, que ce soit pour faire face à ses dépenses ou pour des investissements au-dessus de ses moyens, il vend sur les marchés financiers des reconnaissances de dettes qu’on appelle des obligations d’Etat. En l’occurrence, les Etats-Unis ont la dette la plus élevée au monde, ce qui signifie que ce sont les plus gros vendeurs d’obligations d’Etat. A l’inverse, la Chine est le pays qui épargne le plus au monde. En toute logique, c’est parce que l’économie américaine repose sur la consommation et la dette que les Etats-Unis sont eux-mêmes si lourdement endettés en tant qu’Etat, et c’est parce que l’économie chinoise repose sur la production et l’épargne que la Chine est aussi amplement épargnante en tant qu’Etat.

Notez bien que parallèlement, la Chine a décidé de faire un placement sûr avec son épargne plutôt que de la stocker. Elle a même fait le placement le plus sûr qu’elle ait pu trouver. Ce placement, c’est l’achat des obligations d’Etat américaines : avant la crise, à peu près une obligation d’Etat américaine sur dix était propriété chinoise.

En d’autres termes et pour résumer, la production chinoise se développe grâce à la consommation américaine qui provoque l’endettement américain que finance l’épargne chinoise.


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28 réactions à cet article    


  • John Lloyds John Lloyds 13 janvier 2010 11:37

    Et ??? On est censé avoir compris la crise ? Pas un mot sur le carry trade, le quantitative easing, les dilapidations de la Fed, la pondération de la dette sur du court terme .... A moins que vous ayez prévu la crise en XCV épisodes, déjà qu’au 3° il faut se faire violence pour lire.

    Bravo jeune homme, vous venez de nous démontrer avec cette trilogie bourrue que nos grande écoles ne forment que des technocrates, dénués de capacités d’analyses audacieuses, la tronche figée dans leurs cours, sans la moindre vision architecturale. Vous rendez-vous au moins compte que vous n’avez rien expliqué ?

    Ce genre de mecs, formés par nos grandes écoles, entrent ensuite à l’UMPS, ou au MODEM, ce qui est pareil, la demi-somme de 2 pommes étant toujours une pomme, il vont dégotter un job au ministère, nous pondre une réforme bien technique histoire de justifier leur retraite, et laisser les suivants s’en démmerder. Voilà comment depuis 30 ans le système se casse la gueule pour en arriver à la situation désastreuse qui est la nôtre, les rafistoleurs se succèdent, le merdier reste et se décompose toujours plus.

    Merci, Mr Guénolé, de nous avoir offert ce superbe stéréotype de robots formés par nos institutions.


    • plancherDesVaches 13 janvier 2010 12:07

      Hé oui, John...

      Bon, sinon, il aurait pu parler des maisons de 200 mêtres carrés à 1000 dollars qu’on trouve maintenant en vente aux US...
      Et de la vague de gens, aux US, capables de rembourser leur emprunt MAIS qui se rendent compte que ce qu’il leur reste à payer est largement supérieur au prix de la maison... Et donc préfère que la banque saisisse leur maison.

      Qui ne paye pas ses dettes.. s’enrichit.


    • Thomas Guénolé Thomas Guénolé 13 janvier 2010 19:59

      D’abord, gardez votre calme.

      Ensuite, évitez de repasser en boucle les mêmes préjugés : quiconque est diplômé d’une grande école est un suppôt du grand complot coupable de tout ce qui va mal sur Terre, c’est bon, on a compris. smiley

      Enfin, une 4e partie est effectivement prévue. Elle devrait sortir dans 2-3 jours.

      Amicalement,

      TG


    • fred 13 janvier 2010 22:13

      Cher John,


      Je vous aime bien mais je vous trouve sévère avec l’auteur :
      1. Faire des études est une démarche saine et le fait de les réussir signifie quelque chose. Lorsque le fait de ne pas en faire ou de les rater ne signifie rien.
      2. Il s’agit bien d’un article pour « les nuls » dont vous ne faites pas partie smiley
      3. Vous êtes particulièrement bien documenté et perspicace. Je ne connais que peu de personnes qui ont pu comme vous tout rassembler, s’informer et faire les liens. 

      Mes idées reposent la plupart du temps sur mon intuition dans le sens où j’ai du mal à argumenter sur les faits précis avec plutôt tendance à m’énerver quand on m’invective. Vous pas. Vous prenez pas le chou mais vous êtes au-dessus de la moyenne. Largement.

      Le but de l’auteur est de simplifier... Et il s’agit d’une démarche propre. Eclairez-le smiley

      Bonne soirée.

    • John Lloyds John Lloyds 14 janvier 2010 00:18

      Fred, croyez bien que je n’ai rien de personnel contre l’auteur, je m’insurge simplement contre le caporal instructeur et son ton professoral alors qu’il s’agit d’un jeune puceau shooté aux amphétamines scolaires. De vieux renards comme Santi ont déjà du mal, tant le sujet est complexe et délicats, alors imaginez tous ces morveux dopés par leur diplôme ... et notamment cet auteur là, qui, comme le précisait judicieusement un commentaire de son précédent article, prenait les gens de haut quand certains anticipaient la crise en 2007 : La crise, mon pauvre monsieur, je demande à voir ... smiley Et maintenant il vient jouer le docte en enseignant la crise ...

      Croyez bien également, que je n’ai rien contre les études. j’ai un fils en fac. Ce qui ne m’empêche pas de m’insurger, aussi, contre le nombrilisme du diplôme. Ce qui n’empêchera ce jeune coq d’être promu à une brillante carrière, et j’en suis heureux pour lui, même si ça ne sera qu’une carrière de petit soldat du système.


    • Milou Milou 14 janvier 2010 01:05

      @ Thomas Guénolé

      Je m’excuse mais je ne vois pas où John fait mention d’un quelconque complot.
      En l’occurrence, il insiste sur le fait que vos analyses sont d’un conformisme lénifiant et qu’elles n’apportent pas grand éclairage sur les évènements récents (oui je sais, je me répète moi aussi).

      Et effectivement, votre cursus ne plaide pas en votre faveur...
      Disons qu’en forçant un peu le trait, il suffit de lire les journaux ou - pire encore - d’allumer la radio ou la télévision pour se rendre compte que ceux qui sortent de Science Po jouent le plus souvent - et avec zèle ! - le rôle de parfait idiot utile des cyniques véritables qui pour leur part, se moquent bien de chercher à justifier rationnellement leurs actes.

      Voyez Marc Fiorentino par exemple, je doute que vous puissiez remettre en cause ses compétences en la matière, bon et bien, le bougre ne s’embarrasse pas plus que ça pour nous affirmer qu’au vu des tendances actuelles, une crise dévastatrice (à côté de laquelle 1929 serait une crisounette) nous attend d’ici grand max 2 ans...

      La différence entre lui et vous, c’est que lui sait à peu près dans quel état REEL est le système tandis que vous semblez continuer à vous référer à des données officielles dont on sait qu’elles n’ont quasiment plus rien à envier aux statistiques soviétiques.

      Et c’est la raison d’ailleurs, pour laquelle vous ne pouviez « objectivement » pas prévoir en 2007 la crise de l’automne 2008, vu que vous basiez votre raisonnement sur ces chiffres officiels...

      Ne dit-on pas qu’un pessimiste est un optimiste qui s’est renseigné...

      Pour conclure, je peux comprendre que vous puissiez trouver certaines critiques injustes ou infondées mais je tiens quand même à vous dire ceci ; si vous avez l’intention d’exercer des responsabilités politiques, évitez de trop prendre les gens pour des cons ou alors, faites le bien.
      Dans tous les cas, vous avez quelques progrès à faire...


    • verdan 14 janvier 2010 14:07

      Monsieur John

      N’oubliez pas que c’est à la fin du bal que l’on paie les musiciens .

      laissez- lui le temps donc  smiley

      Bien à vous


    • Delabarre 4 mars 2010 17:59

      Pardonnez-moi, mais je n’avais pas entendu dire que Sciences po ou l’EM Lyon soient considérées comme des « Grandes Ecoles » par qui que ce soit de sérieux. Cette prétention déplacée met plus encore en évidence la banalité de votre propos, qui sent plus l’audit que le ministère.
      Navré d’être un peu franc, vous êtes jeune et sans doute de bonne volonté, mais infliger une prose sans relief et indigeste au lecteur, et y ajouter une louche d’autosatisfaction présomptueuse, c’est trop pour un estomac normal.


    • BA 13 janvier 2010 11:44

      A ce sujet, un article très important :

       

      Le gonflement des actifs de la Réserve Fédérale nous a conduit récemment à examiner les actifs détenus. Ces actifs sont passés de 892 milliards de dollars en 2006, à 2276 milliards de dollars à la fin du 4ème trimestre 2009.

      Nous avons ainsi été induit à nous interroger sur la nature des achats de la Réserve Fédérale dont la répartition des actifs est stupéfiante :

      - 36 % des actifs de la Réserve fédérale sont des Bons du Trésor,

      - 48 % sont des MBS (« Mortgage Backed Securities » ou obligations adossées à des actifs titrisés de nature immobilière) des GSE (« Government Backed Enterprise » ou Entreprise soutenue par l’Etat fédéral) ou d’agences américaines.

      Fin décembre 2009, les chiffres précis sont les suivants :

      - la Fed détient au 17 décembre 2009 pour 776,565 milliards de dollars de bons du Trésor,

      - la Fed détient 157,685 milliards de dollars de titre de dette des agences américaines,

      - la Fed détient 901,231 milliards de dollars de prêts hypothécaires titrisés (MBS) de Freddie mac et de Fannie Mae - et très marginalement de Ginnie Mae.

      http://criseusa.blog.lemonde.fr/2010/01/12/les-financements-de-la-reserve-federale-un-risque-majeur-pour-une-eventuelle-reprise/

      Je traduis en utilisant des gros mots :

      Dans le bilan de la Fed, sur 2276 milliards de dollars d’actifs, la moitié sont en réalité des actifs pourris.

      La Fed est devenue une gigantesque structure de cantonnement.

      La Fed est devenue une gigantesque fosse à merde.


      • Cipango 13 janvier 2010 14:07

        Bonjour,
        Un commentaire : vous dites que les banques américaines ont pris de gros risques en financant ceux qui n’auraient jamais dû l’être. Pourtant, il me semble que c’est exactement le contraire. De fait, lors de ce type de crises, les banques en profitent pour signer des accords très bénéfiques (et autres joyeusetés) sous couvert d’aides. N’est-ce pas ce qu’il s’est passé après tout ? De plus, certaines banques ont joué un double jeu en pariant la chute de ce marché immobilier auprès des assurances. Cela se résume au jeu du : pile, je gagne, fâce, tu perds...
        Bref, il semble en fait que les banques sont gagnantes à tous les coups. Elles savent particulièrement qu’elles sont au coeur de notre système et donc, qu’on ne peut pas se permettre de les voir s’effondrer. Aussi, elles profitent pleinement de cette situation.


        • plancherDesVaches 13 janvier 2010 14:53

          C’est pire que cela.

          En effet, les couvertures existaient contre les risques de pertes sur sub-primes. (voir Fanny Mae , Freddy Mac , Freddy Mercury et AIG)
          Qui sont tout aussi en faillite que la FDIC, autre « assurance » des banques américaines.

          Mais c’est l’attaque contre Lehman brother par des achats à découvert en perte sur QUINZE jours qui a tué le système. (seulement quinze jours pour une entité de cette taille est un pari fou, mais qui a été FAIT)

          Là, le gouvernement américain n’a pas voulu sauver cette banque et toute la « confiance » dans le système s’est effondrée.

          Nous saurons, je pense, bientôt, qui est à l’origine de la révélation de cette gigantesque Ponzi de la finance grâce à cette crise et ses liens avec le gouvernement américain.

          Ch’tite précision amusante : TOUTES les assurances du monde se ré-assurent chez AIG...
          Votre cotisation a augmenté... ???? bizarre smiley


        • Cipango 13 janvier 2010 16:14

          @PlancherDesVaches

          Ce que vous dites n’est pas faux. En fait, j’essayais surtout de parler de la politique globale des banques qui me semble basé sur un sentiment d’impunité cynique. En gros, elles possèdent un pouvoir de chantage extraordinaire sur les Etats et la population. Or, lorsque nous laissons trop de pouvoir à un individu ou à un organisme, on sait où cela nous mène.
          Pour ce qui est de la crise actuelle que l’auteur nous a promis d’analyser en détails, j’attends la suite.


        • plancherDesVaches 13 janvier 2010 16:23

          Mince... l’étau se resserre :
          http://www.latribune.fr/page.php?Id=461451
          "

          Les autorités américaines font pression sur la Réserve fédérale de New-York pour obtenir des documents qui prouveraient que l’assureur AIG a utilisé de l’argent public pour rembourser des banques dans le cadre de règlements de contrats dérivés. La Fed de New York, alors dirigé par l’actuel Secrétaire au Trésor, aurait ainsi fait de la rétention d’information pour éviter toute polémique.

          La Chambre des représentants américaine veut forcer la Réserve fédérale de New York à lui soumettre des documents qui pourraient montrer que la Fed de New York, alors dirigée par l’actuel Secrétaire (ministre) au Trésor, Timothy Geithner, a incité l’assureur AIG à taire certaines informations relatives à des paiements à des banques. Timothy Geithner a dirigé la Fed de New York jusqu’à la fin de l’année 2008 et sa nomination au poste de secrétaire au Trésor par le président Barack Obama.

          Edolphus Town, le représentant démocrate de New York qui dirige le Representatives Oversight Committee, un organe de la Chambre, a envoyé une assignation à comparaître à la Fed de New York où il est précisé que cette dernière « fournira à la commission des documents qui devraient apporter des éclaircissements sur comment et pourquoi l’argent des contribuables a été utilisé à leur insu ».

          La volonté des législateurs d’arriver à leurs fins a été renforcée par le refus de l’inspecteur général supervisant le Tarp (Troubled Asset Relief Program), le programme de soutien au secteur financier, de remettre des documents relatifs aux paiements faits par AIG à des banques au motif que la Réserve fédérale lui avait demandé de ne pas les mettre à disposition du grand public.

          « La New York Fed du secrétaire Geithner a délibérement demandé à AIG de créer un sorte de flou et de retenir des informations que les contribuables étaient en droit de connaître en raison de l’utilisation faite des aides publiques pour payer des banques », a déclaré Roy Blunt, représentant républicain du Missouri.

          L’assureur, l’une des principales victimes de la crise financière, a reçu un total de 180 milliards de dollars d’aides publiques et est désormais détenu à 80% par l’Etat fédéral américain. En mars 2009, l’assureur a annoncé qu’il avait consacré 62 milliards de dollars d’aides publiques pour rembourser des banques telles que Goldman Sachs, Société générale ainsi que d’autres établissements de premier plan dans le cadre de règlement de contrats dérivés.

          A l’époque, cette annonce avait suscité la colère du grand public concernant les modalités du sauvetage de l’assureur. L’échange de courriers électroniques entre la Fed de New York et AIG, rendu public au début du mois, semble suggérer que la banque centrale régionale a fortement incité AIG à en dire le moins possible sur ces remboursements à des banques.« 


          Ciprianus, pour la suite des articles de ce »monsieur", il serait utile de s’en passer.


        • Thomas Guénolé Thomas Guénolé 13 janvier 2010 20:04

          Réponse à Cipango :

          Les grandes banques en difficulté ont été sauvées de la déroute par l’intervention (un peu) des Etats et (beaucoup) des banques centrales (Fed, BCE, etc.). Cela donne après coup le sentiment d’un « pile je gagne, face je suis sauvé par les Etats ». Cependant cette vision est une reconstruction artificielle de la réalité.

          En effet, quand la crise des subprime leur a pété à la figure, ces mêmes banques ne savaient pas comment Etats et banques centrales allaient se comporter, ne serait-ce que parce que ces derniers ne le savaient pas eux-mêmes au départ.

          En résumé donc, je crois que cette hypothèse de banques comptant dès avant la crise sur les sauvetages étatiques est fausse et repose à la fois sur une surestimation du degré de réflexion des grandes banques quant à leurs stratégies, et sur une sous-estimation du caractère largement improvisé des mesures de sauvetage appliquées par les Etats et les banques centrales.

          Bien à vous,

          TG


        • Milou Milou 14 janvier 2010 01:25

          @ Thomas Guénolé

          Vous dites :

          "En effet, quand la crise des subprime leur a pété à la figure, ces mêmes banques ne savaient pas comment Etats et banques centrales allaient se comporter, ne serait-ce que parce que ces derniers ne le savaient pas eux-mêmes au départ.

          En résumé donc, je crois que cette hypothèse de banques comptant dès avant la crise sur les sauvetages étatiques est fausse et repose à la fois sur une surestimation du degré de réflexion des grandes banques quant à leurs stratégies, et sur une sous-estimation du caractère largement improvisé des mesures de sauvetage appliquées par les Etats et les banques centrales."

          Je crois au contraire que Paulson (ancien boss de GS) savait parfaitement ce qu’il faisait ; à savoir lâcher sciemment Lehman (la concurrente historique de GS) pour en faire profiter GS et quelques autres.

          Une fois de plus, vous ne semblez pas avoir compris que le ver est dans le fruit depuis bien longtemps et que la corruption règne à tous les niveaux au sein de l’establishment US.

          Ah et de grâce, ne me parlez pas de complot là où il y a juste des intérêts bien compris.


        • serious 13 janvier 2010 15:17

          @l’auteur

          Comme les deux précédents « épisodes » : toujours intéressant et bien écrit.

          Cependant pourriez-vous préciser ce passage :

          « Lorsque le taux du prêt est fixe, l’emprunteur est à l’abri du risque que le taux pratiqué sur le marché grimpe en flèche au fil du temps. La banque, en revanche, prend le risque de perdre de l’argent par rapport à ce que l’emprunteur aurait dû lui payer avec un prêt à taux variable. C’est pour cette raison que votre banque vous prêtera toujours plus d’argent si vous choisissez un taux variable : parce que le risque passe chez vous au lieu de rester chez elle. »

           En particuliers la conclusion :

          « C’est pour cette raison que votre banque vous prêtera toujours plus d’argent si vous choisissez un taux variable : parce que le risque passe chez vous au lieu de rester chez elle. »

          En effet la situation est à priori symétrique :

          - « Lorsque le taux du prêt est fixe, l’emprunteur est à l’abri du risque que le taux pratiqué sur le marché grimpe en flèche au fil du temps. » : mais il ne bénéficie donc pas de baisse future des taux variables,

          - « La banque, en revanche, prend le risque de perdre de l’argent par rapport à ce que l’emprunteur aurait dû lui payer avec un prêt à taux variable. » : mais elle se protège d’une baisse des taux variables,

          - « le risque passe chez vous au lieu de rester chez elle » : chaque contrepartie supporte un risque : l’emprunteur celui de la hausse du taux, le prêteur celui de sa baisse.

          Merci.


          • plancherDesVaches 13 janvier 2010 15:28

            Non. L’auteur raconte des conneries, comme toujours.

            J’ai écrit trop de clauses de révision de prix pour ne pas savoir que le risque peut être partagé. A condition que les deux parties se respectent.
            Hors, les banques françaises ont le droit d’essayer de niquer leurs clients depuis l’arrivée de sarko en proposant du taux variable qui sera complètement à leur avantage.

            Il paraît qu’il faut qu’on deviennent tous américains... dixit le petit président actuel...


          • Thomas Guénolé Thomas Guénolé 13 janvier 2010 20:13

            Réponse à serious :

            C’est effectivement contre-intuitif, mais les banques ont systématiquement intérêt à ce que vous preniez un taux variable.

            D’abord, avec un taux fixe la banque est sûre qu’elle ne pourra jamais vous faire payer un taux d’intérêt plus important. Elle préfère donc que vous preniez un taux variable.

            Ensuite, pour que ce raisonnement tienne la route, il faut que sur le long terme (qui est la durée des prêts comme les prêts immobiliers, 20-25-30 ans) la tendance des taux soit plus souvent à monter qu’à descendre, et que leur tendance soit de monter plus haut qu’ils ne descendent bas.

            En d’autres termes, quand vous prenez un taux variable vous faites le pari que les taux seront plus souvent inférieurs que supérieurs au taux fixe que vous auriez pu prendre, et que l’amplitude des hausses sera compensée par celle des baisses. Bien entendu la banque fait le pari inverse.

            A votre avis, qui gagne en bout de course ? smiley

            TG


          • serious 13 janvier 2010 21:12

            Merci de ces précisions.

            Donc c’est plus avantageux car les taux variables ont tendance à augmenter sur le long terme ?


          • fwed fwed 13 janvier 2010 16:06

            Analyse économique que l’on retrouve chez tous nos experts qui n’ont pas vu arriver la crise.
            L’auteur a t’il vu arriver ?

            Je lui conseille fortement les liens ci dessous qui lui permettront de dépasser l’analyse falacieuse dont il nous a fait part.
            http://fauxmonnayeurs.org/
            http://vimeo.com/8088058 (argent dette 2 de paul grignon)

            N’oubliez jamais :
            L’argent est un numero inscrit dans un bilan comptable ayant cours légal et forcé.
            Ce n’est pas un « énième marchandise comme les autres » c’est la « méta-marchandise. »


            • fwed fwed 13 janvier 2010 16:09

              et surtout
              CE SONT LES CREDITS QUI FONT LES DEPOTS
              et non l’inverse !


              • John Lloyds John Lloyds 13 janvier 2010 19:05

                Chanteclerc, qui dénonce le catastrophisme, mais qui le trouve où qu’il mette la tête, même dans le torche-cul propagandiste « Le Monde » smiley C’est dire si ça va mal, n’est-ce pas Chanteclerc ? smiley Effectivement :

                « En quinze mois, la dette publique des Etats-Unis a augmenté de 2.000 milliards, soit 14 % du PIB américain. Pour éviter un effondrement complet de leur économie, les Etats-Unis ont  »brulé«  en quinze mois l’équivalent de toutes les réserves accumulées par la Chine en vingt ans.
                Quant à la Chine elle-même, c’est peu dire que son économie est instable :  »88 % de la croissance vient de l’investissement. Jamais, dans aucun pays, on n’a vu une croissance aussi déséquilibrée«  explique Stephen Roach, Chef-économiste de Morgan Stanley »

                Le genre d’analyse que j’aurais souhaité trouver dans cette article. Même notre torche-cul national « Le Monde » est meilleur, si les journalistes fantoches sont plus explicites que les dipômés de l’enseignement supérieur, on voit le niveau de décadence.


              • John Lloyds John Lloyds 14 janvier 2010 00:26

                Proposer ? Mais il n’y a rien à proposer, personne ne peut stopper un 38T avec l’accélérateur au plancher, je vais, au contraire, prendre une grande jouissance à voir les élites se démener avec le merdier qu’ils ont foutu, et une non moins grande juissance à voir ceux qui abhorent le catastrophisme (suivez mon regard) en bouffer de plus en plus à chaque fois qu’ils ouvriront un journal.


              • Milou Milou 14 janvier 2010 01:45

                @ chantecler

                Le meilleur moyen d’éviter de reproduire les « erreurs » de nos dirigeants (qui remontent à la fin des années 70 et qui ont été poursuivies et amplifiées depuis), c’est d’aller jusqu’au bout de leur logique - c’est à dire dans le mur - en espérant que le choc soit suffisamment violent pour qu’en soit tiré quelques leçons utiles.

                A vrai dire, il n’y a aucune autre alternative, l’Histoire montrant que lorsque une civilisation atteint un tel niveau de déliquescence - et encore, nous sommes loin d’être au bout de nos peines, toute tentative de réforme échoue systématiquement (qu’on se réfère à la toute fin du règne de Louis XV par exemple).


              • Thomas Guénolé Thomas Guénolé 4 mars 2010 18:54

                Mais c’est qu’il se fait de plus en plus aimable. smiley


              • Croa Croa 13 janvier 2010 21:43

                Cet article constitue un cours un peu moins magistral que les deux premiers à l’usage des bons sujets de sa Majesté le Capital

                Extrêmement conformiste il ne nous apprend rien qui n’ait été déjà rapporté en son temps.

                Le fond de ces affaires est éludé et pour savoir vraiment d’autres sources restent à trouver ! smiley

                (On trouve cependant les bons liens sur le forum : Merci les gars !)


                • bonnes idees 19 janvier 2010 08:11

                  ESt-il vrai qu’il est plus prudent de déposer son argent à la poste plutôt que dans une banque ? Et si oui pourquoi ?

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