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Accueil du site > Actualités > Economie > La crise... la crise... la crise !

La crise... la crise... la crise !

« Toute bulle spéculative finit inévitablement par éclater en menaçant le système bancaire de faillite et l’économie réelle de banqueroutes en chaîne – à moins qu’une bulle plus grande encore ne puisse être gonflée à temps. » Propos d’André Gorz, extrait de « Penser l’exode du travail et de la marchandise », paragraphe : la crise.

 Certes, on peut penser alors que les éclatements successifs des bulles spéculatives conduiront vers l’autodestruction du capitalisme. On peut donc supposer que les crises actuelles sont les prémices de l’éclatement du système. Crises appelées d’ailleurs systémiques pour les différencier des crises voulues, car là est la question : s’agit-il d’une déstructuration incontrôlable du système ou d’une restructuration voulue à l’échelon planétaire ?

Beaucoup ont tendance à penser qu’il s’agit bien d’une crise du système, mal contrôlée, que l’on essaierait de maîtriser en faisant payer le lampiste des pays développés. Ce raisonnement peut paraître évident mais il lui manque une donnée, la « finitude » de la terre.

Incontestablement les capitalistes savent que malgré des recherches incessantes en énergies nouvelles (comme le gaz de schiste dont on estime d’ailleurs les réserves autour d’une cinquantaine d’années), en matières premières, en technologies de substitutions, on ne pourra pas éternellement développer les productions pour l’hyperconsommation sur toute la terre, celle-ci est un produit fini et ses ressources ne sont pas expansives. Le pic pétrolier, maintenant passé, est là pour nous rappeler à l’ordre, ce qui se confirmera par une augmentation constante du prix du pétrole dans les années à venir, nous avons aussi comme exemple la guerre du cuivre qui est l’annonce de la raréfaction de cette matière première, etc. Ne rêvons pas trop dans le recyclage qui si l’on surconsomme, et avec une augmentation importante de la population mondiale, ne sera qu’un palliatif momentané car en plus on ne peut pas recycler indéfiniment certaines matières.

Compte tenu de cette donnée incontournable en un premier temps est lancée la fumeuse croissance verte dans laquelle ont plongé à pieds joints les bobos et gogos de toutes sortes qui se gargarisent de trouver du bio à toutes les sauces. Ce leurre écologique consumériste est une arnaque et, qui plus, est un danger pour l’équilibre alimentaire de la planète, les agro-carburants (faussement appelés bios) liés à l’agriculture intensive en sont le meilleur exemple. N’oublions pas non plus que ces méthodes culturales à grandes échelles sont tout à fait nocives pour la préservation de la biodiversité (déforestations, arrosage intempestifs, et surtout l’ouverture du marché des céréales à la spéculation).

En parallèle est faite une recherche accélérée dans les techno-sciences pour des seuls buts mercantiles afin de permettre un consumérisme débridé à partir d’éléments non naturels, ou d’éléments naturels modifiés comme les OGM, ou tout simplement les nanoparticules, prétendues avancées scientifiques dont on ne connaît nullement les retombées pour la santé de l’humain. Seulement, voilà, ces recherches, la mise en œuvre de la croissance verte prennent du temps, alors que l’épuisement des ressources s’accélère puisque qu’en 2010 la consommation du pétrole a été la plus forte jamais enregistrée.

Donc, pour éviter d’arriver trop vite à la pénurie qui serait alors une véritable catastrophe pour le capital qui ne pourrait alors faire que des profits moindres, on tente de maîtriser le potentiel terrestre en freinant la croissance des pays développés on les amène de façon délibérée vers la récession permettant ainsi une croissance des pays en voie de développement où le capital y trouve plus de rentabilité. Il s’agit bien de prospective quand on voit la fondation à Rockfeller stocker des graines, ce n’est pas par philanthropie mais dans le but de préparer de nouveaux marchés en régénérant un marché épuisé, la gestion des ressources fait donc partie des préoccupations des capitalistes contrairement à ce que l’on aurait tendance à croire.

On remarquera aussi que depuis quelques années la croissance des pays développés stagne, voire est en baisse constante. Peut-on alors considérer, que, rendu à un certain stade de développement ce faisant sur la dette public comme privée afin de créer de la richesse artificielle, cela pose un véritable problème au préteur inquiet devant ce qu’ils considèrent comme un développement maximum ou peu important dans l’avenir. Devant ces dettes qui pourraient ne pas être remboursées les capitalistes hésitent apparemment à relancer la machine qui ne pourrait que générer une demande encore plus forte de crédits. C’est sans doute une des raisons avec un regard attentionné sur les réserves naturelles de la terre.

Par conséquence, compte tenu de ces divers éléments, tout en maitrisant un épuisement trop rapide du patrimoine terrestre cela a aussi plusieurs autres avantages pour les capitalistes spéculateurs.

D’abord d’augmenter les bénéfices en se tournant vers des pays ou les salaires sont moins élevés et où les avantages sociaux n’existent que très peu, ce qui va permettre des gains de productivité importants dans des conditions souvent esclavagistes, par conséquent, profit maximum pour les actionnaires.

Ensuite, comme les pays développés ont vécu au-dessus de leurs moyens en favorisant le crédit pour surconsommer, en freinant la croissance on va les obliger, par des mesures drastiques, à éponger cette dette qui commençait à inquiéter la haute finance. Comme on a déplacé, favorisé la croissance vers les pays émergeants pour les raisons que nous venons d’évoquer, dans les pays développés on va volontairement créer du chômage de masse pour finir de faire tomber tout les acquits sociaux ; car même si l’on baisse la consommation les capitalistes souhaiteront quand même faire des profits, ce qu’il feront sur la variable d’ajustement qu’est le travail. Il faut s’attendre à plus de flexibilité, des emplois précaires sous payés et à un panel de mesures antisociales que permettra la peur du manque emploi.

Comme la terre est un produit fini, il est évident que nous devons la ménager. Nous devons décroitre, cela sera incontournable rapidement, mais dans quelles conditions ?

Une récession voulue par les capitalistes ne résout aucun problème puisqu’elle augmente les inégalités au sein des pays développés et aussi dans les pays en développement. C’est donc une décroissance voulue et maitrisé par le peuple qu’il faut commencer à mettre en place à l’échelon local en favorisant l’usage plutôt que le consumérisme à tout crin. Créons le maximum de contre-pouvoirs constructifs avec une vraie démocratie horizontale (petites unités de fabrication autogérées, monnaies locales fondantes, Service d’Echange Libre -SEL-, AMAP, gestion citoyenne de l’eau et des déchets, etc.).

On peut rêver de révolution, de révolte comme dans les pays arabe. Certes, cette prise apparente de pouvoir par les citoyens est encourageante, mais cela va-t-il bousculer le système, c’est moins sûr lorsque l’on voit la prise en mains sous-jacente de la pensée unique qui tente de gérer à son profit la révolte de ces peuples. Pour le constater il suffit de regarder de regarder ARTE où l’on peut voir de petit spot présentant des pseudos révolutionnaires des pays arabes, il est évident que lorsque le système ultralibéral encadre de soi-disant révolutions c’est pour les diriger dans le sens de la pensée unique.

Que dire des élections, là c’est probablement à l’heure actuelle la solution la moins efficace pour basculer le système ; on a l’expérience de 1981 qui a basculé vers l’ultralibéralisme en 1983 faute de remise en cause véritable du système. De plus, si l’on veut suivre le PS et le Front de Gauche (voire aussi ATTAC) qui veulent taxer les transactions financières par exemple, c’est vraiment faire des effets d’annonces électoralistes car l’on sait pertinemment qu’une partie de ces transactions se fait par les paradis fiscaux ce ne fera donc que favoriser ce moyen.

Reste alors le travail quotidien et formateur de « déformatage » des esprits, donnant la priorité à des initiatives locales et plus générales permettant d’atteindre la masse critique qui nous fera sortir du système. C’est un travail à long terme, mais qui sera le seul pérenne.

Une décroissance voulue des pays développés permettra aussi aux pays émergeants d’évoluer à condition qu’ils tiennent aussi compte qu’une croissance inconsciente les mènera aussi vers un stade de récession que connaissent leurs homologues développés.

Il faut sortir du capitalisme et ce sera alors au peuple de décider comment il veut ménager la planète afin d’y vivre en harmonie !

http://le-ragondin-furieux.blog4ever.com


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13 réactions à cet article    


  • lechoux 1er septembre 2011 17:00

    « Que dire des élections, là c’est probablement à l’heure actuelle la solution la moins efficace pour basculer le système ; on a l’expérience de 1981 qui a basculé vers l’ultralibéralisme en 1983 faute de remise en cause véritable du système. »

    De 1981 à 1983, le parti socialiste au pouvoir a libéré les importations de produits étrangers réalisés dans des pays à bas coût de main d’oeuvre pour permettre à son électorat d’accéder à la consommation de masse. Les conséquences ont été une glissade du Franc, du fait de sa distribution à l’étranger contre les produits importés, qui a été attaqué en 1983. Le revirement libéral était nécessaire pour ne pas voir notre monnaie reléguée dans le fond du panier de monnaies.

    Bon article, bien qu’un peu à l’emporte pièce par moments. La révolution verte, qui est surtout boboiste actuellement vous avez raison, déterminera le nouveau paradigme pour la continuité de notre mode de vie. Cela se fera sous 5 à 10 ans.

    En ce qui concerne le communisme, qui transpire lors de votre conclusion(concussion ?) mais que vous ne nommez pas, n’oubliez jamais que c’est le dernier acte pour voler un pays en volant le bien privé.


    • Bovinus Bovinus 3 septembre 2011 01:13

      lechoux :
      Bon article, bien qu’un peu à l’emporte pièce par moments. La révolution verte, qui est surtout boboiste actuellement vous avez raison, déterminera le nouveau paradigme pour la continuité de notre mode de vie. Cela se fera sous 5 à 10 ans.

      Ce n’est en aucun cas une révolution, mais plutôt une nouvelle arnaque, qui ne déterminera rien du tout. Au mieux, cela ne fera que précipiter la chute d’un système déjà bien ébranlé par ailleurs. Parler d’énergie renouvelable est déjà en soi une insulte à l’intelligence : la deuxième loi de la thermodynamique interdit tout renouvellement de l’énergie. Faut vraiment avoir séché l’école ou bien être devenu amnésique pour gober une connerie pareille. Si l’on peut « économiser » quelque part, ce n’est surtout pas sur l’énergie, mais bien en réduisant la consommation de superflu, et en économisant les ressources (le recyclage, ça vous parle ? ou encore, certaines pratiques suicidaires comme l’obsolescence programmée, qu’il conviendrait de bannir avec la diligence la plus grande ?)

      lechoux :
      En ce qui concerne le communisme, qui transpire lors de votre conclusion(concussion ?) mais que vous ne nommez pas, n’oubliez jamais que c’est le dernier acte pour voler un pays en volant le bien privé.

      D’une part, on ne « vole » pas un pays (vous voulez probablement dire : État ?) en « volant » un bien privé ; par définition, la propriété d’un pays / État est forcément publique (si l’on admet qu’on peut être « propriétaire » d’un pays ou d’un État... ce qui en soi est déjà douteux et révélateur d’une certaine façon de penser). D’autre part, « voler » un bien privé qui a lui-même été volé ne me gêne pas, personnellement. Si ce « vol » est réalisé via une nationalisation, en supposant que c’est bien ce à quoi vous pensiez, alors il ne s’agit pas d’un vol, mais d’une redistribution, ce qui est moralement tout à fait honorable, à condition d’être justifié. Sinon, ce n’est pas une redistribution mais une confiscation au profit de la bureaucratie. C’est ce qui s’est finalement passé en URSS : au bout d’un moment, la richesse a simplement été accaparée par les nouveaux maîtres, qui ont eux-mêmes été dépouillés pendant les années 1990. Le seul à n’en avoir tiré que très peu profit a été, comme d’habitude, le peuple.

      Puisqu’on parle de communisme, prenez l’exemple suivant : un oligarque quelconque possède un hôtel particulier à St Pétersbourg, et il y loge avec sa famille (disons 4 personnes). Pendant ce temps, 10 familles d’ouvriers meurent de froid dans des cabanes mal chauffées et mal isolées en banlieue. Si l’on réquisitionne l’hôtel particulier et qu’on le découpe en appartements, on pourra loger aussi bien l’oligarque que les 10 familles d’ouvriers. Mais si l’on décide de protéger la propriété de l’oligarque à tout prix, on risque d’avoir 40 morts : l’hiver, à St Pétersbourg, il fait -30. Alors, que faire ? Nationaliser, ou bien, assassiner ?

      En dernier ressort, les problèmes de cette sorte se règlent par la force. Quand il s’agit de vie ou de mort, le droit, les usages, les idéologies sont bien vite balayés, et le « litige » se règle entre les principaux intéressés, c’est à dire ceux qui n’ont rien, et ceux qui ont tout (ou plutôt, ceux qui les protègent), sans passer par le tribunal (de toute façon corrompu, puisqu’il a laissé une telle chose se produire). En général, ceux qui ont tout, et même beaucoup plus sont perdants ; d’une part, parce qu’ils sont extrêmement peu nombreux, d’autre part, parce que les misérables n’ont rien à perdre. C’est mécanique. Cela ne débouche pas nécessairement sur le communisme total, mais les régimes post-révolutionnaires sont toujours, à un degré variable, socialistes.


    • lechoux 3 septembre 2011 17:56

      En tout premier, merci d’avoir abondé dans mon sens, sur le but du communisme comme sur ses conséquences et de m’avoir détaillé le processus.

      Revenons à la révolution verte : « Au mieux, cela ne fera que précipiter la chute d’un système déjà bien ébranlé par ailleurs. »
      Oui, tout à fait mais ce que vous n’avez pas compris c’est que nous le ferons sous la contrainte ultime c’est à dire la survie de l’espèce.

      « Parler d’énergie renouvelable est déjà en soi une insulte à l’intelligence : »
       
      Le « renouvelable » signifie que la source naturelle à partir de laquelle nous tirons une énergie se renouvelle à la vitesse de la consommation, qui est un paradigme qu’il est possible d’inverser : adapter sa consommation d’énergie au renouvellement naturel de la source.

      « la deuxième loi de la thermodynamique interdit tout renouvellement de l’énergie. » voir ditto.
      « Tout se transforme » pour faire court.

      « Si l’on peut »économiser« quelque part, ce n’est surtout pas sur l’énergie, mais bien en réduisant la consommation de superflu, et en économisant les ressources (le recyclage, ça vous parle ? ou encore, certaines pratiques suicidaires comme l’obsolescence programmée, qu’il conviendrait de bannir avec la diligence la plus grande ?) » Oui, vous avez raison, cela fait partie du projet sauf pour l’obsolescence programmée dont je ne connais pas la teneur.
      J’interprète « l’obsolescence programmée » dans le fait de renouveller un produit rapidement afin de le remplacer par un produit mieux conçu avec les nouvelles techniques et technologies.


    • lechoux 3 septembre 2011 17:59

      Le peuple est propriétaire de son pays et donc de son état qui le gère. Je vous répondrai plus précisément sur le communisme lundi. Cordialement, bon week end.


    • Bovinus Bovinus 3 septembre 2011 21:27

      lechoux :
      J’interprète « l’obsolescence programmée » dans le fait de renouveller un produit rapidement afin de le remplacer par un produit mieux conçu avec les nouvelles techniques et technologies.

      Pas exactement, non. C’est une pratique qui consiste à commercialiser des produits qu’on « sabote » dès leur fabrication, afin que ceux-ci tombent en panne au bout d’un certain temps, pour obliger le bien-nommé « consommateur » à les remplacer. L’exemple typique est l’imprimante grand public. Celle-ci tombe en panne au bout de X copies, de préférence sitôt la période de garantie écoulée, du fait d’une puce qu’on y place à cet effet. Quand on ramène l’imprimante chez un réparateur, celui-ci dit qu’il est moins cher de racheter une imprimante neuve plutôt que de réparer l’ancienne. Alors qu’il suffirait simplement d’enlever la puce. Le but étant simplement de faire de sorte que le « consommateur » achète une nouvelle imprimante qu’il n’achèterait certainement pas si l’ancienne n’était pas sabotée pour l’aider à sortir sa CB. L’argument des soi-disant améliorations ne vaut rien, c’est bien pour cela qu’on recourt au sabotage.

      Pour ce qui est du communisme, mon but était simplement de démontrer que ce genre de régime continuera d’apparaître aussi longtemps qu’il y aura des gens privés de tout, tandis que d’autres, immensément minoritaires, se gaveront sur leur dos. L’expérience communiste de la Russie a mal tourné, et au lieu d’un véritable régime démocratique - communiste, l’État s’est transformé en une franche dictature (sous Staline), puis a évolué vers une sorte d’oligarchie bureaucratique et paternaliste. Mais cette évolution n’est pas systématique (le communisme cubain se porte très bien, par exemple).

      Cependant, même dans le cas russe, il convient de faire la part des choses, entre ce qu’on peut attribuer aux imperfections de l’idéologie marxiste réinterprétées par Lénine et Staline, aux nécessités du moment, et aux menaces extérieures. L’évolution dictatoriale était quasiment inévitable, du fait des défis que le pays devait relever sous peine de disparition pure et simple. Non, la deuxième guerre mondiale n’a pas été gagnée le 6 juin 1944 par les USA, elle a été gagnée par l’URSS le 2 février 1943, au prix de sacrifices effroyables et de deux dizaines de millions de morts, civils et militaires. Cela n’aurait jamais été possible si la dictature stalinienne n’avait pas procédé à l’industrialisation à marche forcée et à l’établissement d’un pouvoir centralisé et vertical dans la décennie précédant la 2e guerre mondiale. Notez par ailleurs que le communisme n’a pas le monopole du totalitarisme, je pense bien sûr à son antithèse nazie, mais aussi à ce qui se passe en ce moment même dans la « plus vieille démocratie du monde », celle-ci n’étant en réalité plus qu’un empire militariste en pleine décadence.

      Si l’on schématise les idées de Marx, le communisme est avant tout un certain mode de gestion économique et de gestion de la propriété, qui n’est objectivement pas moins efficace que le mode de gestion capitaliste que nous connaissons, et qu’il ne faut pas confondre avec l’organisation politique du pouvoir. Rien n’empêche un libéralisme économique total de cohabiter avec la dictature (le Chili de Pinochet), ou une oligarchie élitiste (les USA aujourd’hui). Au cours des années 1917-1921, la Russie soviétique a été une démocratie directe authentique. Si l’amiral Kolchak a échoué à établir un État alternatif avec un régime différent, c’est bien parce que la majorité du peuple avait choisi la cause communiste et non la sienne. Malgré l’extraordinaire valeur de ses soldats et de ses officiers, Kolchak s’est assez vite retrouvé seul contre le pays entier, même les villes qu’il avait libérées des rouges se sont vite retournées contre lui. Mais déjà, l’écrasement des marins de Cronstadt en 1921 sonnait le glas des rêves de liberté des masses émancipées et l’avènement de la dictature du Parti unique. Encore une fois, cela aurait pu ne point se produire, une l’organisation politique est indépendante de l’organisation économique. La Chine communiste et à la fois capitaliste d’aujourd’hui est là pour le démontrer.

      Enfin, sur le plan des valeurs, et ce n’est que mon opinion personnelle, je préfère nettement les valeurs de partage, de solidarité et de paix du communisme aux valeurs dites « libérales », qui se résument en fait à légaliser le vol, le pillage et l’exploitation de tous par quelques-uns. La France avait réussi, grosso-modo entre 1946 et 1973, une merveilleuse synthèse entre socialisme et libéralisme, jusqu’à ce que les puissances de l’argent et de la cupidité ne finissent par corrompre ce système, commencé sitôt le monarque de Gaulle parti. C’est fort dommage.


    • lechoux 5 septembre 2011 15:17

      Vous avez raison sur l’obsolescence programmée. C’est le résumé exact du développement de l’informatique en deux mots.
      Je me suis encore fait piégé par mon positivisme. Je l’ai conceptualisé dans le sens du développement accéléré des produits en limitant leur durée de vie et en limitant leur prix, dans le même temps. En ce qui concerne ceux qui déploient ce genre de stratégie, n’oubliez pas que tant qu’il y aura des gogos, il y aura des gens riches.

      Vous êtes plus calé que moi pour expliquer le communisme. Je me limite à l’expliquer par son but, ce que vous avez résumé dans une précédente intervention.
      Processus : collectivisation, saisie du bien privé, partage des biens par tous, destruction du communisme, accaparement du bien public par un petit nombre au détriment du peuple.

      Je précise mon intervention : « le communisme est la phase ultime du vol d’un pays par le vol du bien privé ».
      En nous dégoutant du capitalisme, ceux qui nous manipulent nous envoient vers le communisme que l’on nous imposera pas puisque nous voterons pour l’avoir. Une fois le communisme établi, la collectivisation autorisera la saisie du bien privé pour l’intérêt du peuple. Ensuite, comme prévu, le communisme tombera et les biens saisis reviendront au (plus ou moins) petit nombre qui nous manipule.

      La particularité du cas français suppose que le peuple n’est pas le peuple, que le peuple français s’est laissé envahir, haïr, espionné par un peuple étranger qui par ses agissements, ses manipulations, son noyautage de l’administration française, son nombre qui influe les esprits et les décisions, son vote puisqu’il est représente 1/5 du vote français décide de l’avenir politique de la France.
      Ainsi par le communisme, les français sont en passe de se faire voler leur pays.


    • lechoux 7 septembre 2011 14:23

      Ces envahisseurs colonisateurs espionnent et contrôle le moindre de nos gestes, ont leur propre police imbriquée dans la police française, cultivent l’homosexualité pour que les français ne fassent plus d’enfants(eux en font beaucoup pour s’accaparer notre pays à la prochaine génération) comme dans l’émission d’hier soir de TadeÏ sur une chaîne publique, lors de laquelle de brillants savants colons vous expliquent que tout le monde doit être homosexuel dès le plus jeune âge et que cela doit être enseigné dans nos écoles, qui cultivent la pédophilie pour pourrir la vie affective de nos enfants qui auront tout connu de la vie sexuelle à 18 ans, qui organisent des boums pour les moins de 10 ans afin d’être sûr qu’ils seront des objets sexuels à 12 ans.


    • chapoutier 7 septembre 2011 14:32

       à défaut de médocs haddock pour ce shadock reste la camisole


    • Bovinus Bovinus 11 septembre 2011 00:44

      à défaut de médocs haddock pour ce shadock reste la camisole

      Non. Il a absolument raison, même si il s’est exprimé de façon caricaturale.

      Ce dont il parle est bien réel. Il s’agit de ça :http://www.les-non-alignes.fr/node/195


    • lechoux 13 septembre 2011 10:37

      Faux bovinus ! Je ne parle pas de relation d’état à état mais de colonisateurs résidents sur notre territoire, qui ont notre nationalité et pour ceux qui travaillent dans notre administration qui donnent la nationalité française à leurs coreligionnaires immigrants principalement des pays de l’Est. C’était le but de l’Europe : abaisser les frontières des pays de l’Ouest.
      Et il ne s’agit pas de caricature, c’est la réalité bien réelle de notre nation que tu n’est pas en mesure de voir ou tout simplement d’accepter, car directement concerné.


    • Bovinus Bovinus 15 septembre 2011 11:50

      lechoux :
      Faux bovinus ! Je ne parle pas de relation d’état à état mais de colonisateurs résidents sur notre territoire, qui ont notre nationalité et pour ceux qui travaillent dans notre administration qui donnent la nationalité française à leurs coreligionnaires immigrants principalement des pays de l’Est.

      Avez-vous bien lu l’article ? Les « colonisateurs » les plus redoutables, c’est à dire, les anglo-saxons et les cosmopolites nomades de ce que certains appellent l’ « hyper-classe transnationale » n’ont pas besoin de résider sur le territoire français pour l’assujettir, pour injecter leur fiel dans notre / votre cerveau, ils le font grâce à ce qu’on appelle les media, l’industrie de l’ entertainment et enfin, les politiques - au demeurant tous corrompus - qui dirigent le pays. Un seul film hollywood à large diffusion fait plus de mal que mille immigrés du Maghreb, mais vous préférez voir les immigrés, parce qu’ils sont visibles et ont une réalité concrète.

      ... qui donnent la nationalité française à leurs coreligionnaires immigrants principalement des pays de l’Est.

      Honnêtement, je ne vois pas tellement de qui vous parlez. Je crois savoir que les immigrés en France sont majoritairement musulmans, mais ceux-là ne viennent pas de l’Est ; les Polonais catholiques (ainsi que les Serbes orthodoxes, ou les Croates catholiques aussi) ont beaucoup de respect pour la France, ne font pas de vagues et s’intègrent très bien, donc je ne pense pas que ce soient eux qui vous dérangent. Si il s’agit des Juifs, eh bien, je partage vos préoccupations, mais ne me sens pas concerné, n’étant pas moi-même Juif (ni d’ailleurs asiatique, si c’est le confucianisme qui vous effraie).

      C’était le but de l’Europe : abaisser les frontières des pays de l’Ouest.

      Le projet européen n’était pas d’abaisser les frontières, c’est bien pire que ça. C’est d’annihiler l’Europe. L’ « abaissement des frontières » étant une conséquence logique et directe de la réalisation de l’objectif principal : détruire les identités et les cultures européennes, corrompre ou convertir les élites et les politiques, distiller une idéologie malsaine qui remplacerait les civilisations européennes, remplacer les populations (ou en tout cas, de les métisser au degré le plus large possible), remplacer et abâtardir les langues, avant de les supprimer totalement au profit de l’anglais (qui n’est d’ailleurs plus tout à fait de l’anglais). C’est exactement ce qui se passe sous vos yeux, mais à force de vous focaliser sur les effets, vous n’en voyez plus les causes. Pour beaucoup, on n’est plus vraiment en France, on est dans un ersatz de France. Pour la plupart, eh bien, ils ne savent même pas ce qu’est ou était ou est censée être la France.

      Et il ne s’agit pas de caricature, c’est la réalité bien réelle de notre nation que tu n’est pas en mesure de voir ou tout simplement d’accepter, car directement concerné.

      Je n’ai pas dit que c’était de la caricature, je crois même avoir abondé dans votre sens, et je crois aussi que je vois très bien de quoi il s’agit pour la simple raison que je m’intéresse sérieusement à ces choses. Je ne me contente pas d’écouter M. et Mme Le Pen ou M. Soral, je fais des recherches, je lis des livres et j’essaye d’ouvrir les yeux et les oreilles des gens qui veulent voir et entendre. Puisque je vois que vous êtes intéressé par ces questions, je vous recommande (à tout hasard) de lire Georges Bernanos. Pas les romans, qui sont très bons mais restent du roman, mais ce qu’il appelait ses « textes de combat », dont La France contre les robots est le meilleur recueil.


    • Roosevelt_vs_Keynes 1er septembre 2011 18:45

      "Comme la terre est un produit fini, il est évident que nous devons la ménager. Nous devons décroitre, cela sera incontournable rapidement, mais dans quelles conditions ?"

      Augustin Cauchy, patron de Polytechnique, disait au début du 19° siècle, que l’homme ne pourrait jamais aller au pôle nord car il y fait trop froid, et ne pourrait jamais s’élever dans les airs par manque d’air.

      Aujourd’hui, les financiers financent l’écologisme pour faire adopter ce type de raisonnement positiviste.


      • lesdiguières lesdiguières 3 septembre 2011 23:04

        Je dirais même plus : Haro sur les bourses ...

        http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre36868.html

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