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Accueil du site > Actualités > Economie > La crise ! Quelle belle invention !

La crise ! Quelle belle invention !

Pour ne pas subir l’ire de tous les spécialistes et pseudospécialistes économico-financiers, il n’est pas question ici de nier l’impact de la chute des cours des marchés boursiers, des subprimes et autres problèmes liés aux crédits et aux liquidités interbancaires, etc., mais d’apporter une vision différente des raisons qui ont conduit à la crise en général et pas uniquement financière.

Depuis quelques dizaines d’années, nos dirigeants et nos gouvernants nous racontent qu’il faut faire des économies, et ils nous concoctent une multitude de réformes pour ce faire.

Soit ! Mais, paradoxalement, plus on fait d’économies par toutes ces réformes imposées, et plus la République Française s’appauvrit et s’endette, et la seule réponse que l’on nous assène, est que, c’est de la faute à la crise.

Incroyable, mais vrai ! Un beau matin de 2007, nos dirigeants et gouvernants se sont réveillés et miracle de la bonne aubaine, la crise financière (1) était là et pouvait servir de faire-valoir pour justifier toutes les erreurs commerciales, politiques et bien entendu financières commises précédemment, et depuis, c’est devenu une vérité absolue ; tout ce qui arrive, c’est de la faute à la crise, alors que :

Cela fait environ 30 ans que des décisions incohérentes produisent des délocalisations de pans entiers de l’industrie productive vers d’autres pays (2), la part de l’industrie dans la formation du PIB était de 38 % en 1974, 19,5 % en 2002. Quel pourcentage aujourd’hui ? 15 %, 10 %, moins, peut-être ? Nous le saurons dans quelques années, en nous désolant plus encore de cette situation désastreuse, qui aurait pu et dû être évitée, par la prise de bonnes décisions.

Cela fait environ 30 ans que des décisions politiques absurdes produisent, par causes à effets, des fermetures d’entreprises de tout type. Je parle en connaissance de cause, j’en ai dirigé une durant plus de 20 ans. Comme seul exemple d’absurdité fiscale, je ne retiendrai que la taxe professionnelle (3), réformée il y a très peu de temps, cette lourde taxe grevait fortement l’expansion de nos entreprises, et probablement qu’elle n’était pas étrangère dans le fait que nos entreprises partissent vers des lieux plus cléments et moins taxés. Au revoir la T.P., bonjour la C.E.T. (Contribution Économique Territoriale), il est inutile de prendre rendez-vous dans 15 ans pour constater les dégâts, déjà les mécontents se bousculent aux portes de l’État.

Cela fait environ 30 ans que les dirigeants et les gouvernants de ce pays commettent des « erreurs » du genre qui est évoqué dans l’article intitulé La Française des jeux et la délocalisation de l’impression des tickets à gratter (4), si l’on peut qualifier cette ahurissante délocalisation d’erreur, et lorsque ce sont des sociétés à capitaux privés qui délocalisent, ils s’indignent fièrement.

Qu’arrive-t-il aux Français, ils n’ont pas l’air de comprendre que c’est en grande partie l’industrie productive qui fait la richesse d’un pays et non pas les métiers de services, qui, bien qu’ils soient indispensables et nécessaires, ne produisent pas de richesse, ils ne font que satisfaire des besoins locaux et nationaux, autrement dit franco-français.

Il suffit de regarder vers l’Allemagne, autre pays industriel et européen d’après-guerre, qui a su préserver son outil industriel et constater qu’elle est mieux portante que la France ou que d’autres pays qui n’ont pas su préserver ce capital économique essentiel à la vie et à la survie d’un État.

En bref, tout cela n’est rien, dormez braves gens, l’État veille sur vous.

Ceci étant dit, incontestablement le Roi des profiteurs de la Crise, avec un grand C, est notre bienheureux Président de la République, Monsieur Nicolas Sarkozy, que je me garderais bien de traiter de menteur, mais il me semble qu’une des promesses du candidat Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2007, était de faire baisser la dette publique (5), ou tout du moins de la stabiliser après son élection.

Voici quelques chiffres, car eux ne mentent pas.

Sous la Présidence de Monsieur François Mitterrand (13 ans, 11 mois et 26 jours), la dette publique de la France était :

- À son arrivée, en 1981, de 110,1 milliards d’euros (INSEE)

- À son départ, en 1995, elle était de 662,8 milliards d’euros (INSEE)

Sous la Présidence de Monsieur Jacques Chirac (11 ans, 11 mois et 29 jours), la dette publique de la France était :

- À son arrivée, en 1995, de 662,8 milliards d’euros (INSEE)

- À son départ, en 2007, elle était de 1 208,9 milliards d’euros (INSEE)

Sous la Présidence de Monsieur Nicolas Sarkozy (3 ans, 6 mois et 16 jours, date de l’article), la dette publique de la France était :

- À son arrivée, en 2007, de 1 208,9 milliards d’euros (INSEE)

- En 2008, elle était de 1 315,1 milliards d’euros (INSEE)

- En 2009, selon une évaluation de l’Insee, elle serait de 1 489 milliards d’euros

- considérant une progression constante de 10 % l’an (ce n’est qu’une projection basée sur les deux années de son mandat, un différentiel de 8,8 % entre 2007 et 2008, et 13.2 % entre 2008 et 2009).

- En 2010, elle devrait être aux alentours de 1 637 milliards d’euros

- En 2011, elle devrait être aux alentours de 1 800 milliards d’Euros

- En 2012, elle devrait être aux alentours de 1 980 milliards d’Euros

En deux mandats (14 ans), M Mitterrand a créé un différentiel de 552,7 milliards d’euros

En deux mandats (12 ans), M Chirac a créé un différentiel de 546,1 milliards d’euros

En un seul mandat (5 ans), M Sarkozy créera un différentiel de 771,1 milliards d’euros

En admettant que durant les deux dernières années du mandat présidentiel qui n’ont pas encore été effectuées, la croissance de la dette publique ne soit que de 5 %, Monsieur Nicolas Sarkozy aura créé un différentiel de 595,1 milliards d’euros en un seul quinquennat.

En réalité, Monsieur Nicolas Sarkozy n’a pas réduit la dette publique, comme il l’avait promis, au contraire, comme les Présidents Mitterrand et Chirac, il n’a fait que l’augmenter tout en appliquant plus de rigueur budgétaire que ses prédécesseurs, mais comment fait-il, pour « gagner plus, tout en dépensant moins » ?

C’est un fait, la dette publique est en croissance exponentielle, mais pas le Produit Intérieur Brut, qui était plutôt stable, sauf sous le mandat de Monsieur Chirac, où il était en légère augmentation, ce qui explique le faible taux en pourcentage de la dette publique, qui a certes augmenté, mais dont les effets négatifs ont été amoindris par l’augmentation du PIB.

Voici encore quelques chiffres, car eux ne mentent pas.

Sous la Présidence de Monsieur François Mitterrand

En 1981, à son arrivée, la dette publique représentait 22 % du PIB.

En 1995, à son départ, la dette publique représentait 55,5 + 23,5 % en 14 ans

Sous la Présidence de Monsieur Jacques Chirac

En 1995, à son arrivée, la dette publique représentait 55,5 % du PIB.

En 2007, à son départ, la dette publique représentait 63,8 % + 8,3 % en 12 ans

Sous la Présidence de Monsieur Nicolas Sarkozy

En 2007, à son arrivée, la dette publique représentait 63,8 % du PIB.

En 2009, à mi-mandat, la dette publique représente 78 1 % + 14,3 % en seulement 3 ans, et ce n’est pas fini. Pour le verdict, rendez-vous en 2012.

Mais sommes-nous vraiment en crise ? 176 millions d’Euros pour un avion présidentiel flambant neuf (6). Ce n’est qu’environ 1/2000 de 346,2 milliards d’euros (budget de l’État français de 2010) (7).

Nous savons tous que la croissance de la dette publique est négative et ne peut que nuire au pays, mais visiblement c’est la seule croissance que toutes ces têtes pensantes sont capables de produire, et il ne faut pas oublier que plus la dette augmente, plus les intérêts de la dette augmentent aussi.

Dans quelques années, et peut-être plus rapidement que l’on pourrait le croire, à moins que la tendance actuelle ne s’inverse véritablement, nous serons dans la même situation que la Grèce, l’Irlande, et tous les autres pays qui vont suivre.

Il y a quelque chose qui m’échappe, ce doit certainement être le fait que je ne sois que simple citoyen et non, Président de la République, donc, le simple citoyen que je suis ne doit pas être assez évolué pour comprendre les hautes stratégies concoctées au plus haut sommet de notre État pour inverser des tendances qui produisent les effets inverses de celles qui sont escomptées.

Gouvernance de droite, ou gouvernance de gauche, même combat, détruire l’économie Française, et plus grave encore, les emplois qui sont si rares de nos jours. Si vous ne me croyez pas, croyez en tous ces chiffres, ils parlent d’eux-mêmes.

Mais tout cela n’est rien, continuez à dormir braves gens, l’État veille toujours sur vous.

Pour un exemple de destructions inutiles d’emplois, suivez ce lien :

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/la-francaise-des-jeux-et-la-85016

À leur décharge à tous, j’admets que tous ces résultats négatifs obtenus doivent avoir été involontairement provoqués, et j’ose espérer qu’ils n’étaient pas souhaités, néanmoins, le résultat est le même.

Car après tout, ils ne pourraient être que responsable, mais pas coupable, la nuance est d’importance, nous l’avons appris par cette rhétorique de notre Ministre de la Santé de l’époque, Madame Georgina Dufoix (8), une formule devenue célèbre lors de l’affaire du sang contaminé, mais elle devrait pouvoir permettre aussi d’absoudre les dirigeants et les gouvernants de toutes fautes décisionnelles absurdes qui nous ont conduites à la crise ou qui l’entretiennent, qu’elles soient politiques, économiques, financières et sociales, dans ce genre de situation les causes sont souvent multiples.

Non, non, mesdames et messieurs qui nous gouvernez, ce n’est pas la crise qui est responsable de la perte d’emplois en France, ce sont les fermetures et les délocalisations d’entreprises qui le sont.

La crise n’est que l’effet de la cause, et non l’inverse, comme on essaierait de nous le faire croire.

Un petit rappel des affirmations de nos stratèges hautement qualifiés ; la création de la C.S.G. (Contribution Sociale Généralisée) et de la C.R.D.S. (Contribution au Remboursement de la Dette Sociale, créée par l’ordonnance n° 96 -50 du 24 janvier 1996), dont le nom complet de la taxe est très clair, une dette qui devait, soi-disant, être épongée en 14 ans, aujourd’hui les 14 ans sont arrivés à terme et la Sécurité sociale est toujours en déficit chronique (9), en 2009, 10 milliards d’euros, prévisions pour 2010, 23,1 milliards d’euros, et pour 2011, 21,4 milliards d’euros, ce qui ne fait qu’accroitre la dette cumulée de la Sécurité sociale (10), en 2005 elle n’était que de 102 milliards d’euros. Où est l’équilibre des comptes promis, alors que les remboursements de médicaments et des soins ont considérablement chuté et ne font que baisser inexorablement ?

Et il ne faudrait pas oublier la dette des collectivités locales, au 31 décembre 2007, elle était estimée à 104,93 milliards d’euros (11), ni celle de la SNCF (12) estimée à 8,6 milliards d’euros, etc., etc., etc.

Encore des chiffres qui ne mentent pas, mais, c’est surement, quand même, de la faute à la crise.

Tous ces milliards, c’est à vous donner le tournis, aujourd’hui on compte en milliards comme si c’était insignifiant.

Quelques données comparatives pour comprendre ce que signifie à l’échelle humaine, le colossal chiffre de 1 milliard ; la vie moyenne d’un homme est de 75 ans, 27 375 jours, 657 000 heures, 3 942 000 minutes, 2 365 200 000 secondes, toute une vie d’homme (sans travailler, sans dormir et sans s’alimenter) ne suffirait pas pour compter jusqu’à 1 milliard.

Additionnons tous les derniers chiffres connus des dettes publiques :

- La dette de l’État français de 2009 ; 1 489 milliards d’euros

- La dette de la Sécurité sociale de 2007 ; 102 milliards d’euros

- La dette des collectivités locales de 2007 ; 104 milliards d’euros

- La dette de la SNCF, payée par les contribuables, 8,6 milliards d’euros

Toutes ces dettes cumulées représentent 1 703.6 milliards, soit 5 fois le budget annuel de l’État qui est de 346,2 milliards d’euros (7), ou à l’échelle humaine, un salaire de 2 195 euros par mois pendant 1 an, pour tous les 64 667 000 d’habitants de France (INSEE).

Et quelques données comparatives à l’échelle du commerce mondial ;

Selon le conseil mondial du diamant, environ 13 milliards de dollars de diamants bruts sont produits chaque année (13).

Selon l’organisation mondiale du commerce (14) (Tableau II.1 exportations mondiales de marchandises, par grand groupe de produits, 2007) dont voici quelques exemples :

- Fer et acier 474 milliards d’euros 

- Vêtements 345 milliards d’euros

- Textiles 238 milliards d’euros

- Produits agricoles 1 128 milliards d’euros.

Si l’on prend les derniers chiffres connus des dettes publiques :

- La dette de la France de 2009 ; 1 489 milliards d’euros

- La dette de la sécurité sociale de 2007 ; 102 milliards d’euros

- La dette des collectivités locales de 2007 ; 104 milliards d’euros

- La dette de la SNCF, payée par les contribuables, 8,6 milliards d’euros

Ce total de 1 703.6 milliards de dettes représente très exactement la valeur de tous les produits agricoles, des vêtements, du textile, du fer et de l’acier exportés dans le monde, et une année de production de diamants.  

S’il est vrai que les humains peuvent mentir, tous ces chiffres officiellement validés ne mentent pas.

Ah ! La crise ! Quelle formidable invention ! Aujourd’hui, on peut tout lui mettre sur le dos, de plus, elle est mondiale, alors ça dédouane doublement nos dirigeants et nos gouvernants, puisque les autres pays sont dans la même panade que nous.

En réalité, la crise n’est que la conséquence de très, très nombreuses mauvaises décisions prises en amont de la crise déclarée, et non l’inverse. Aujourd’hui, ce n’est rien d’autre qu’un bouc émissaire pratique pour des carriéristes de tout bord, qui ne voient qu’à court terme ! Le temps de leurs mandats exécuté dans le pays des privilèges, où nul ne peut être responsable de la crise, puisqu’elle est auto fautive.

Interrogez-vous objectivement sur le pourquoi et sur le comment nous en sommes arrivés à ce point de presque non-retour ?

Par ddt99, le fou du Roi-Président

Le 30 novembre 2006, un des Préfets du Roi-Président m’a déclaré fou pour avoir manifesté des idées différentes (15), alors, en voici quelques-unes de mes idées différentes.

 

Sources :

1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_financière_de_2007-2010

2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Délocalisation

 http://213.30.147.231/rap/r03-374/r03-37414.html

3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Taxe_professionnelle

4) http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/la-francaise-des-jeux-et-la-85016

5) http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_publique_de_la_France

6)http://www.lepost.fr/article/2010/11/10/2300032_combien-coute-vraiment-l-air-sarko-one-un-depute-ps-demande-de-la-transparence.html

7) http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000021557902&dateTexte=

8) http://fr.wikipedia.org/wiki/Georgina_Dufoix

9) http://fr.wikipedia.org/wiki/Déficit_de_la_Sécurité_sociale_en_France

http://www.lepoint.fr/economie/le-deficit-de-la-securite-sociale-limite-a-21-4-milliards-d-euros-28-09-2010-1242305_28.php

10) http://www.senat.fr/rap/r05-345/r05-3452.html

11)http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/finances-publiques/collectivites-territoriales/ressources/collectivites-sont-elles-endettees.html

12)http://www.latribune.fr/entreprises-finance/services/transport-logistique/20100926trib000552591/sncf-pas-d-acquisitions-sans-cessions-d-actifs.html

13) http://www.wto.org/french/res_f/statis_f/its2008_f/its08_merch_trade_product_f.htm

14)http://www.lesechos.fr/patrimoine/banque/020920474246-le-marche-du-diamant-retrouve-des-couleurs.htm

15) http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-france-selective-77726

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La crise ! Quelle belle invention ! La crise ! Quelle belle invention !

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48 réactions à cet article    


  • Yvance77 3 décembre 2010 10:45

    Salut,

    Bon papier bien étayé par des chiffres, même si gageons que l’on peut les torturés parfois et leur faire dire le contraire.

    Quant à parler de crise, elle n’a pour but que de contraire les peuples à plus de flexibilité et de les endre corvéables à souahit, au profit d’une poignée de femmes et d’hommes.

    Rien n’a changé depuis Pharaon, César ou Victoria.

    Un peuple s’est fait pour servir d’estrade.

    Vivement que ça saute et que l’on sorte de la naphtaline la guillotine.


    • Hermes Hermes 3 décembre 2010 11:48

      Merci à cet article qui démystifie une des multiples formes d’hypnose collective que nous subissons quotidiennement.

      Remplacer la violence économique par la violence révolutionnaire, aboutit en peu de temps à générer une autre peur différente de celle de la crise.

      Et les peurs génèrent les hypnoses qui permettent aux oppresseurs de s’installer au dessus du sommeil des peuples.

      Il n’y aura aucune solution viable à long terme sans sortir de la spirale de la violence, qu’elle soit économique, financière, politique, religieuse, sexuelle, raciste, militaire, policière, terroriste, sécuritaire et préventive, révolutionnaire, ou plus insidieuse, la violence psychologique de la peur qui paralyse les capacités latentes de chacun à développer un mode de vie épanouissant avec les autres.

      Cette dernière violence, multiforme et sournoise rampe depuis des millénaires dans le tréfond des inconscients collectifs, et teinte l’éducation que nous donnons à nos enfants. C’est le terreau qui permet et justifie toutes les autres violences, car nous trouverons toujours un bouc émissaire responsable de notre difficulté à construire !

      Apprenons à l’identifier en nous, cette peur, tant dans ses racines que dans ses manifestations. Il n’y a pas de schéma tout fait, chacun a son histoire, ses préjugés et ses croyances, sa tendance, et se masque à soi-même sa propre peur, abrité derrière des habitudes, dans un sentiment diffus de soi-même qui s’applique à effacer tant bien que mal la souffrance à ne pas être entier sans la peur.

       Sans la peur, il devient possible de se réveiller et de sortir consciemment de la spirale de la violence. Découvrir cette capacité est une des plus belles expériences qu’un être humain puisse faire.

      De cette façon nous pourrions reprendre possession de nos capacités, et choisir des directions constructives et positives pour nous-même et pour les générations futures. La patience est nécessaire, car le cheminement intérieur peut être long, et l’évolution collective prendra de nombreuses générations. Il commence maintenant, là où nous sommes, au présent, en arrêtant de se raconter des histoires.

      Bonne journée.


    • elmapelki elmapelki 3 décembre 2010 22:36

      L’annuaire 2010 du club « Le Siècle » - L’abcédédaire d’une République bananière

      http://www.youtube.com/watch?v=2pS2pRmVrpk&playnext=1&list=QL

      L’Avenir c’est maintenant !



    • ZenLo 3 décembre 2010 11:11

      Très bon article. On est pas sorti de l’auberge et il va falloir un gros changement à la tête de notre soit disant élite.

      Simple remarque sur la dette de la sécurité sociale.
      Dans un autre article sur Agoravox, l’auteur présentait que la sécurité sociale n’était pas déficitaire, mais qu’en réalité l’état ne faisait pas apparaître certaines sources de financement dans le bilan.
      Encore un petit mensonge des cieux.


      • kiouty 3 décembre 2010 11:47

        Oui, la crise est providentielle pour les néo-libéraux, en particuliers ceux de Bruxelles : elle permet d’imposer des choses à la population passive qui a peur (comme la réforme des retraites en France, et des mesures d’austérité hallucinantes dans les PIGS), elle permet de ré-aiguiller tous les problèmes vers elle et sert d’épouvantail, et elle permet petit-à-petit une confiscation de la démocratie, comme en témoigne le putsch raté de van Rompoy sur l’Irlande.

        C’est aussi ça le capitalisme du désastre décrit par Naomi Klein :

        1) Suivre les règles néo-libérales provoque des désastres (1er niveau de désastre) pour les peuples.
        2) Ces désastres permettent de renforcer encore l’imposition des règles néo-libérales, permettant de renforcer encore les règles néo-libérales qui sont autant de graines pour les désastres futurs.

        Et pendant ce temps, certains font des profits colossaux, et les peuples sont saignés, et leurs droits démantelés petit-à-petit.

        Merci bonsoir.


        • Antoine Diederick 3 décembre 2010 14:10

          a Kiouty, 

          à ce sujet allez voir ici, un entretien avec Barosso 

          j’ai l’impression d’un train bel exercice d’application de pomade à l’usage des apprentis infirmiers.

          Mais surtout ce titre « Progrès dans la crise » oups pardon :« La crise nous fait progresser »

          Ou comment mieux intégrer dans le bordel ambiant smiley


        • Antoine Diederick 3 décembre 2010 14:11

          « très bel » au lieu de « train ».


          • kéké02360 3 décembre 2010 12:08

            Bien comprendre comment çà marche c’est ici :

            http://www.dailymotion.com/video/x75e0k_l-argent-dette-de-paul-grignon-fr-i_news 



            à partager smiley


            • Ariane Walter Ariane Walter 3 décembre 2010 12:19

              Bravo pour votre superbe article porté par une saine indignation et des chiffres irréfutables.
              J’aime bcp le passage où vous dites qu’il n’y a pas assez de secondes dans une vie pour arriver à un milliard. cela serre le coeur. Je garde votre article dans mes archives. Il est beau et indispensable


              • kéké02360 3 décembre 2010 13:08

                Oui intéressons nous aux banques !!! Il est temps !!!! smiley

                J’ai cru comprendre que les banques françaises ( crédit agricole entres autres.... )se sont engagées pour moitié du prêt aux Grecs ( sachant qu’ils ne pourront jamais rembouser leur dette ! ), est-ce vrai !???

                Pourrions nous voir ensemble sous forme de tableaux les différentes banques qui sévissent sur notre territoire et faire :
                un hit des plus endettées ,
                un hit de celles que nous avons renflouée sans nous consulter ( avec le montant des sommes versée ).
                un hit des banques qui soutiennent des projets d’économie durable ou des associations d’aides au pays du Sud .
                Un hit ..............

                Il me semble que nous sommes en droit de savoir la vérité pour procéder rapidement à une karchérisation des bankracailles en mettant notre argent au bon endroit ......

                Qui peut nous éclairer afin d’agir !?????

                PS s’il y en a un(e) qui dit que sa banque est meilleure je le moinse  smiley


                • kéké02360 3 décembre 2010 15:25

                  OK il n’existe pas de << meilleure banque >> mais si nous pouvons nous retrouver dans la moins mauvaise en attendant mieux .......

                  confidence pour confidence je suis au Crédit Coopératif uniquement pour ses rapports d’aide aux pays du Sud et la prise en compte de projets ayant un souci environnemental !! et pour ce qui me concerne çà compte ( si je puis dire ! )


                • Harfang Harfang 3 décembre 2010 13:45

                  Excellent article, avec de solides références, et qui remet parfaitement les choses en contexte.

                  Affligeant ! (pas l’article évidemment).


                  • Antoine Diederick 3 décembre 2010 13:46

                    Bonjour,

                    Excellent article qui est comme un plaidoyer pour réindustrialiser l’Europe...

                    Cette question fait partie du problème de cette crise alors que l’Europe a encouragé les services et pas l’industrie assez.

                    Mais le crise est surtout financière....

                    Comme disait il y a peu un journaliste belge : « Le politique a donné le privilège aux banques de battre monnaie, il est serait normal qu’elles (les banques) soient contrôlées , régulées ».

                    Les banques vont devoir sous l’impulsion des politiques, augmenter leurs fonds propres, ce qui pesera sur leur activité.

                    Et, l’on apprend que la Fed a soutenu des banques européennes alors que Bernanke n’a pas confirmé ce geste , en réponse à un Congressiste us, sinon que par le biais d’’une moitiè de réponse. 

                    Mais oui, Dexia, Fortis, Krediet Bank et Barclays auraient été soutenues par la Fed. Nous pouvons nous interroger sur cette imbrication au sein même de cet appareillage financier occidental qui se révèle supranational sinon transnational.

                    Tôt au tard , il nous faudra revenir sur terre, et parler d’économie réelle plutôt que de concentration capitalistique....oui mais comment ? Comment et sans faire de dégats généraux et majeurs sur l’ensemble des acteurs économiques ?

                    nb : des interrogations aussi sur les mécanismes inflater/désinflater.


                    • alberto alberto 3 décembre 2010 14:19

                      Excellent de nous rappeler ces chiffres monstrueux qui nous montrent, qu’ainsi que sous l’ancien régime, le travail et les efforts du petit peuple ne servent qu’a engraisser une minorité de nantis !

                      Des nantis qui non contents de s’engraisser, rigolent et se foutent de nous :

                      Le chômage : c’est la crise...
                      Les déficits : c’est la crise...
                      Les salaires bloqués : c’est la crise...
                      Les augmentations des tarifs publics : la crise
                      Les augmentations des tarifs des société dénationalisées : toujours la crise !
                      Les augmentations des taxes et impôts en tous genres, devinez : la crise encore !

                      Et on pourrait en rajouter, le Dette, le dévissage de l’Euro, l’augmentation de matières premières, etc... Tout ça la faute à « la Crise » !

                      Bravo ddt.


                        • fhefhe fhefhe 3 décembre 2010 14:31

                          La crise est structurelle comme dit dans l’Article , c’est à dire la DéSindustrialisation de la France au contraire de l’Allemagne.
                          En france nous vivons L’ Ere des services ...une Banque ou un Assurance remplace bien souvent un Boucher qui finit ouvrier ou chef de rayon dans une grande surface .
                          Les Garagistes « généralistes » ont été remplacé par des concessionnaires , ou des spécialistes de la vidange , du pneu.
                          Les SAIgneurs , de la Finance aidés par les Banksters tuent par asphyxie les serfs que nous sommes devenus , la majorité des citoyens sont liés par des crèdits à la consommation , pour un logement , une voiture etc....
                          Les MERdias aident également les SAIgneurs ainsi que nos Gouvernants ;

                          Je peux vous assurer que le Cout de la Main d’Oeuvre , de par les progrés techniques , l’informatisation , la robotique ont augmenté la Productivité qui a été multipliée par 10, 100 voir 1000 dans certains cas : Exemple le Textile , la Confection de Chaussures ,
                           
                          La Valeur Humaine pour les Saigneurs de la fin du XXéme siècle et ce début du XXI éme est identique à celle que portaient les Seigneurs du Moyens Age pour les Serfs !!!

                          Depuis l’Ere Mitterrant , Nos gouvernants , ne sont nI Coupables , ni Responsable mais FOU ...on ne condamne pas un Fou selon l’Article 64 du code Pénal .

                           


                          • fhefhe fhefhe 3 décembre 2010 14:36

                            OUBLI : le cout de la main d’oeuvre dans un produit manufacturé est infèrieur , au Cout Marketing , Publicitaire , Transport , Circuit de Vente ,
                            Dans l’imprimerie par exemple il reprèsente 5 %
                            Dans la Parfumerie 3 %
                            Seul le Luxe peu se Prévaloir d’un coût de main d’Oeuvre Important .


                            • millesime 3 décembre 2010 14:59

                              bravo pour votre article
                              à présent une question : qui détient le pouvoir ? (vrai débat non ?)
                              comment permettre à l’économie réelle de fonctionner sans être soumise aux marchés spéculatifs ?
                              il est tout de même bon de se rappeler que (selon le rapport de la Banque Mondiale) il s’échange 4000 milliards de dollars quotidiennement .
                              sur ces sommes colossales seules 10 % sont consacrées aux échanges de produits et services entre Etats et entreprises.
                              le reste, c’est-à-dire 90%, oui 90% (toujours selon la banque mondiale) sont orientés vers les produits dérivés c’est-à-dire l’économie VIRTUELLE.. !
                              voilà d’ailleurs la raison pour laquelle Paul Jorion propose d’interdire les paris sur les fluctuations de prix.
                              Pour l’instant personne parmi nos leaders politiques et financiers ne veulent changer le système ... ! de sorte qu’il va à sa perte (surtout dans nos pays occidentaux)

                              http://millesime.over-blog.com


                              • ddt99 ddt99 3 décembre 2010 15:27

                                Merci à tous ceux qui ont laissé un commentaire et/ou qui ont plussé.

                                Pour celui ou ceux qui ont moinssé, de laisser un commentaire ne vous aurait pas tué et ne vous tuera pas si vous le faites. Mais de grâce, ne votez pas moins sans commenter votre vote.

                                Venez débattre sur le sujet lui-même et ainsi soyez constructif, faites profiter à tout le monde des motifs de votre désaccord, exprimez votre opinion sur ce qui vous a déplu, ou qui vous déplait dans cet article, défendez votre opinion en nous faisant partager ce désaccord sur le sujet.


                                • voxagora voxagora 3 décembre 2010 15:40

                                  .

                                  Merci infiniment pour cet article, à garder comme « article de chevet »
                                  quand, emportés par une rancoeur bien légitime dans une situation difficile,
                                  nous ne regarderons pas assez haut pour chercher des responsables.
                                  Car c’est bien là-haut, dans les ors élyséens et les tapis feutrés des Assemblées,
                                  qu’est la vraie responsabilité.
                                  Public contre privé, jeunes contre vieux, peur des autres .. sont les seuls leurres
                                  qu’ils nous permettent, et qu’ils nous distillent pour nous aveugler sur la réalité.


                                  • paul 3 décembre 2010 15:56

                                    Cet article fait la liste des catastrophes de la présidence sarkozienne , et sur ce point, il est sûr
                                    de recevoir l’accord général .
                                    Il ne suffit pas de dénoncer « des décisions incohérentes et des politiques absurdes », pour glisser des assertions parfois très contestables :

                                    - la dette qui augmente de façon vertigineuse : Fillon nous le rappelle continuellement pour culpabiliser et préparer au serrage de ceinture .Il vaudrait mieux dire pourquoi et rappeler que c’est la loi Pompidou-Giscard en 1973 qui a soumis le trésor public à la finance internationale,
                                    et que c’est surtout à partir de 2002 que la dette s’est envolée .

                                    -poser le problème de la dette et pas celui des recettes fausse le débat, comme pour celui des retraites : 20 milliards de cadeaux aux entreprises en 3 ans ,avec l’exonération des plus values sur les cessions de participations (lien) .

                                    - la T.P.qui « grevait » fortement les entreprises,remplacée par la C.E.T. Résultats :ce sont les ménages modestes qui vont payer la différence (voir art. de Rue 89 du10/08/10) en raison du
                                    transfert de charges de l’État : celui ci de plus devra allonger 500 millions d’euros pour que les collectivités conservent le même niveau de recettes. 

                                    - enfin conclure par « gouvernance de gauche comme de droite, même combat »,c’est
                                    profondément démago .On croirait un argumentaire du FN .

                                     http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2978&nbsp ;


                                    • ddt99 ddt99 3 décembre 2010 17:12

                                      À paul

                                      La seule chose qui m’a motivé pour écrire cet article récapitulatif visuel de rappel des dérives passées était de faire prendre conscience vers quel objectif d’endettement nous allons si nous ne prenons pas garde.

                                      Comme de toute façon, et comme a chaque élection de nouvelles promesses chasseront les précédentes, tous ces personnages politiques de droite ou de gauche, d’extrême droite et d’extrême gauche, nous gaveront de nouvelles assurances qui ne seront pas suivit des faits.

                                      En France, nous avons la mémoire courte et comme dit l’adage ;

                                      « C’est le dernier qui a parlé qui a raison. »

                                      Ceci étant, vous écrivez :

                                      « Cet article fait la liste des catastrophes de la présidence sarkozienne… »

                                      Si cela avait été vrai, je n’aurais pas évoqué les présidences de Monsieur Mitterrand de Monsieur Chirac, je me serais contenté de faire un réquisitoire contre le bilan présidentiel de Monsieur Sarkozy et non pas de faire un constat des passifs présidentiels et un comparatif des dettes accumulées.

                                      Vous écrivez :

                                      « poser le problème de la dette et pas celui des recettes fausse le débat, etc. »

                                      Mon but n’était pas d’entamer un débat sur les bilans complets des uns et des autres, d’ailleurs, nous n’avons pas tous les tenants et les aboutissants pour le faire, mais juste de mettre le doit sur les résultats des politiques menées en dépit du bon sens.

                                      Et vous écrivez :

                                      « enfin conclure par « gouvernance de gauche comme de droite, même combat », c’est profondément démago. On croirait un argumentaire du FN. »

                                      Ce commentaire est l’exemple type de ce qui ne va pas en France, vous me cataloguez, sans même me connaitre, croyez bien que si Monsieur Le Pen avait eu un bilan présidentiel, il aurait figuré dans ma démonstration, je ne me suis contenté que d’évoquer ceux qui ont eu le pouvoir décisionnel de ces dernières décennies.

                                      Ne peut-il y avoir des idées autres que celles qui sont émises par des hommes politiques en vu, et auxquelles il faut absolument être rattaché.

                                      Désolé pour vous, mais je n’adhère à aucun parti politique, je tiens trop à ma liberté de penser.


                                    • Peretz Peretz 3 décembre 2010 18:12

                                      @ l’Auteur. Hou ! le vilain ex-chef d’entreprise qui croit avoir tout compris en Economie alors qu’il a été formaté comme tout bon ultralibéral à la seule technique comptable. Comment lui rappeler qu’une nation a le droit de faire des dettes quand elle s’occupe d’investir dans des infrastructures et projets dans l’intérêt de ses concitoyens. Ce ne sont pas les dettes qui importent mais les inégalités et mauvaises répartitions des richesses. Et comment accepter cette propostion insensée, que ce sont les biens maériels qui sont les vraies richesses et non les services ? Je ne souhaite pas qu’il arrive à l’auteur de cet article insensé de tomber sérieusement malade ! www.voixcitoyennes.fr


                                    • ddt99 ddt99 3 décembre 2010 18:42

                                      Je suis peut-être « un vilain ex-chef d’entreprise », mais contrairement à vous, qui êtes utopiste, moi je suis réaliste, et ne vous en déplaise, si faire des dettes peut être salutaire dans certains cas, et uniquement à la condition qu’elles soient modérées et non pas 5 fois supérieures au budget de l’État, d’ailleurs on a le mauvais tort d’indexer la dette au PIB, alors que seul l’État est cause de la dette et de ce fait elle devrait se référé au budget de l’État et non au PIB.

                                      À l’échelle d’une personne ou d’une famille, il n’est raisonnable de s’endetter que jusqu’à 30 % des ressources de la personne ou du couple, alors pourquoi devrait-il en être autrement d’un État ? 

                                      Je suis d’accord avec vous les richesses sont mal réparties, mais cela dépend de tellement de facteurs qu’il est préférable de ne pas m’engager dans ce débat, vu vos idées arrêtées sur la question. 

                                      Et moi je me satisfais que vous ne soyez pas à la tête de cet État, car bonjour les dégâts.


                                    • perlseb 3 décembre 2010 18:35

                                      Vous n’avez pas dit d’où vient la dette : nulle en 1973, elle augmente régulièrement depuis la loi Pompidou-Giscard qui a obligé l’état à payer des intérêts pour toute avance (depuis nous avons payé plus d’intérêts cumulés que la dette totale).
                                      Donc il y a bien des responsables vraiment coupables, dont un (Giscard) est encore en vie.

                                      Ensuite, si on compare la progression des dettes par mandat, il faut regarder le capital de l’état qui existe en face de cette dette : par exemple, les entreprises publiques. Mitterrant a nationalisé beaucoup d’entreprises (la dette augmentait mais pas forcément la richesse globale de l’état). Par contre, lorsque la droite est revenue, des fers de lance très rentables (comme Elf Aquitaine) ont été totalement bradées (Total qui a racheté Elf, est l’entreprise française qui a le plus gros bénéfice).

                                      Maintenant, la situation est très très grave : la dette est encore plus grosse, mais le capital de l’état diminue à très forte vitesse (les groupes publics sont tous privatisés : vive l’Europe libérale). Très rapidement, ce capital va être nul et c’est à ce moment que les agences de notation spéculeront sur notre dette : les intérêts flamberont et les impôts avec puisqu’il n’y aura que ce moyen pour la rembourser.

                                      Merci qui ? Merci Pompidou et Giscard. Sans eux, la dette, rappelons-le encore, serait nulle. Rappelons également que Giscard a été très influent sur la rédaction des traités européens qui imposent la même absurdité (payer des intérêts à des privés pour les avances des états européens).

                                      Rappelons également que l’état, avant 1973, remboursait intégralement ses avances à la Banque de France : sans intérêts donc, mais sans création monétaire non plus (pas générateur d’inflation).


                                      • ddt99 ddt99 3 décembre 2010 19:01

                                        Je suis entièrement, d’accord avec vous la dette a commencé, à s’accumuler sous la mandature de Monsieur Giscard d’Estaing. Je n’ai pas retenu cette période, uniquement par ce que la dette était raisonnable et comme n’importe quel particulier ou couple, l’État a le droit de s’endetter, mais pas dans les proportions que l’on connait.

                                        Dans cet article, je n’ai pas eu la prétention de vouloir chercher les causes, mais juste, de faire une constatation et un constat des lieux à un temps T.

                                        En ce qui concerne la responsabilité sans culpabilité, l’histoire les jugera, car nous simple mortel, que, et qui sommes-nous ? Sinon, des citoyens justes bons à payer, et il ne faut pas oublier, justes bons à voter, ensuite, il semblerait que nous ne sommes plus rien.


                                      • perlseb 3 décembre 2010 19:07

                                        Actuellement, avant prise en compte des intérêts que nous payons sur la dette, le budget de l’état est excédentaire de 10%. En s’obligeant à payer des intérêts à tous les intervenants privés qui nous ont gracieusement prêté de l’argent créé ex nihilo pour la plupart, le budget de la France sera déficitaire de 8% (environ 18% d’intérêts).

                                        alchimie, merci de m’expliquer vos notions financières, à propos des taux d’intérêt que l’on s’oblige à payer ou non, j’en serai ravi. Je crois avoir assez de notion en mathématiques pour les comprendre. Expliquez-moi surtout quel est le gain pour le peuple français d’engraisser des faux-monnayeurs et de s’y asservir.

                                        J’ai malheureusement l’impression que c’est vous qui êtes bien trop limité pour comprendre l’enjeu de cette fameuse loi de 1973.


                                      • ddt99 ddt99 3 décembre 2010 19:15

                                        À alchimie

                                        Avant d’être de la faute aux taux d’intérêt, c’est à la faute de l’emprunteur, on n’empreinte que ce que l’on peut rembourser avec les intérêts et votre métaphore du voleur ne cadre pas avec cette situation. L’emprunteur est le voleur, car il sait qu’il ne pourra pas rembourser.

                                        Je vais vous en donner une qui je pense est plus approprié :

                                        « Il est très facile de ne pas commencer à fumer, il tellement difficile de s’arrêter. »

                                        En d’autres termes, ne commencez pas à emprunter, pas si vous ne pouvez pas rembourser.


                                      • ddt99 ddt99 3 décembre 2010 19:21

                                        À alchimie

                                        Vous avez zappé ce passage :

                                        …et il ne faut pas oublier que plus la dette augmente, plus les intérêts de la dette augmentent aussi.


                                      • ddt99 ddt99 3 décembre 2010 19:37

                                        À alchimie

                                        Vous êtes grave vous, vous déformez tout ce que j’écris et vous me prêtez de propos que je n’ai pas écrit, je veux bien débattre sur le sujet dans contexte constructif, mais pas dans contexte stérile, salut à vous.


                                      • perlseb 3 décembre 2010 21:40

                                        Encore une fois, L’ETAT N’EST PAS UN MENAGE, il n’a aucune raison de payer des intérêts à des privés sur ses avances : avoir changé lui-même les règles en 1973 n’avait aucun sens.

                                        Pour des calculs un peu plus sérieux que mes mauvais chiffres, voici 2 liens :
                                        Arnaque de la dette publique
                                        La charge de la dette nourrit la dette.


                                      • BOBW BOBW 3 décembre 2010 21:49

                                        alchimie : À travers vos propos ,nous commençons à entrevoir de quel « bord » vous vous trouvez : vous parlez comme SK, son Altesse et ses ministres,Barroso ainsi que les banksters et tous les libéraux-mondialistes.

                                        Vous culpabilisez les petits salariés et consommateurs étranglés , et même les petites entreprises et agriculteurs, pêcheurs etc, en difficulté qui bossent comme des damnés, accablés sous les charges des banques(et des actionnaires des grandes entreprises ) qui font croître et se multiplier indécemment leurs profits sur leur dos )
                                        Il en est de même pour les pays pauvres comme l’Irlande et la Grèce, et bientôt la France,( accablés , contraints d’accepter les prêts usuraires imposés par le système politique et bancaire européen ), qui devront bientôt subir une rigueur sans précédent,et dont les classes pauvres et moyennes vont être les principales victimes. À moins que les « volcans se réveillent » !! :->

                                      • Croa Croa 3 décembre 2010 23:43

                                        « ces résultats négatifs obtenus doivent avoir été involontairement provoqués, et j’ose espérer qu’ils n’étaient pas souhaités, néanmoins, le résultat est le même. »

                                        C’est pourtant bien ce qui s’est passé, le peuple a été trahis en 1973 au profit de ses ennemis mortels les banques et pour elles les résultats ne sont pas négatifs ! Car Perlseb a raison ! (Et je m’étonne d’avoir du descendre aussi bas dans le forum avant de trouver quelqu’un qui cite enfin la cause de tous ces désastres !)

                                        « la crise n’est que la conséquence de très, très nombreuses mauvaises décisions prises en amont de la crise déclarée, et non l’inverse. »

                                        Absolument pas, une seule a suffit, quoique avec persistance et redéfinition au besoin tel l’art. 104 du traité de Maatricht par exemple.

                                        « que l’on peut rembourser avec les intérêts et votre métaphore du voleur ne cadre pas avec cette situation. L’emprunteur est le voleur, car il sait qu’il ne pourra pas rembourser. »

                                        Faux, c’est la banque qui est le voleur car elle ne prête pas son argent mais le fabrique d’un trait de plume et ose exiger des intérêts de cette escroquerie ! La preuve c’est qu’elle peut tout à fait se contenter des intérêts, voire de la portion des intérêts que vous êtes capable de racker : C’est depuis longtemps le cas des dettes du tiers-monde ! smiley




                                      • JahRaph JahRaph 4 décembre 2010 02:24

                                        @alchimie : vous ne répondez pas sur le fond :

                                        - que pensez de la loi Giscard Pompidou de 1973 ? En quoi est-elle légitime ?

                                        - Pourquoi la dette publique explose depuis cette loi inique, alors que dans le même temps les dépenses et les recettes de l’état sont relativement stables ?

                                        Désolé de vous dire cela, mais vous agissez comme un troll, avec vos comparaisons à 2 francs (anciens) à propos d’un enfant qui veut son IPOD... Sic !

                                        Afin d’éclairer votre lanterne, voici deux liens que j’appellerais « LA DETTE PUBLIQUE POUR LES NULS » :

                                        La vérité sur l’endettement de la France
                                        http://www.dailymotion.com/video/x850f5_la-verite-sur-l-endettement-de-la-f_webcam

                                        La dette publique, une affaire rentable
                                        http://www.dailymotion.com/video/x8idku_la-dette-publique-une-affraire-rent_news

                                        Au plaisir de vous lire (ou pas)


                                      • ddacoudre ddacoudre 4 décembre 2010 11:59

                                        bonjour ddt99

                                        je réagis à ton article par l’intermédiaire de ce message car je n’y parviens pas autrement.

                                        je n’ai rien à reprocher à ton analyse qui effectivement série les raisons ayant conduite à notre situation présent.
                                        mon seul reproche est de considérer que les charges, taxation et impositions grèvent le développement des entreprises.

                                        s’il t’est possible ce dont je ne doute pas de comprendre le principe du Fordisme, je ne doute pas que tu comprennes que toutes ces charges et autres que j’énumérais ne sont que la distribution de moyen de consommation différé qui retourne dans l’escarcelle des entreprises de productions de bien ou de service.
                                        et la problématique n’est qu’une organisation d’une loyale compétition entre partenaires qui s’opposerait sur d’autres critères que la réduction des consommations sociales.

                                        la définition de la richesse par la seule production de bien comme moteur de la croissance, n’est qu’un aspect de nos relations économiques et humaine, elle n’est pas une vérité en soi et trouvera son terme. il est évident que ce sont 25 à 27% de l’activité industrielle qui fabriquent la richesse consommée par 70% des services et 3% d’agriculteurs.

                                        or en 1850 c’était toujours 25 à 27% de l’industrie qui nourrissait 30% des services et 47% d’agriculteurs.

                                        une approche seulement économique du monde ne peut être suffisante, l’on ne peut considérer que l’amélioration des conditions sociales humaines soient la résultante de la recherche d’un seul profit de la même manière que l’on retire un profit de l’exploitation d’une mine ou d’un produit quelconque.

                                        tous ceux qui vivent aujourd’hui du tourisme, avec la création de productions parallèle à cela (donc de richesse brute comme tu le soutiens), ne doivent leur développement qu’à la volonté humaniste d’hommes qui ne voulaient pas se laisser exploiter. démontrant en cela que les relations humaines au travers du désirs des hommes qui forgent les idées et idéologies peuvent être créateur de richesse et de bien être.

                                        le fait de nous trouver bloqué par une organisation économique hégémonique car elle n’est pas encore mature et se dit civilisé en continuant de s’appuyer sur nos rapports (dominant dominé) grégaires quelle excite, plutôt que de cherche leur maitrise par la raison et l’intelligence n’est pas en soi une anormalité mais seulement un comportement archaïque qui ressurgi parce qu’il nous habite.

                                        alors tant que nous ne serons pas capable de comprendre cela, de manière fondé nous trouverons toujours une analyse responsable des modifications que le système que nous soutenons engendre, comme tu le fais à juste titre en parlant des délocalisations et autres, tu tiens le même discourt que les génois envers les vénitiens que l’orient envers l’occident, que l’Europe envers l’Amérique et aujourd’hui l’occident envers les pays émergents.

                                        la rareté des productions fait que ce ne sont pas toujours les mêmes qui détiennent le pouvoir que donne la capacité de les produire,
                                        ainsi elles se déplacent ; alors l’on ne peut à la fois soutenir le concept économique qui conduit à cela et se plaindre des ces maux.
                                        c’est ce que nous faisons en permanence, nous allons même au delà car ceux qui en retirent la puissance et le pouvoir distraient les populations de ce débat crucial pour n’exiciter que leur émotions sur des sujets dérivatifs même s’ils sont réels.

                                        je te joins le lien d’un article a paraitre.http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=85399
                                        cordialement.


                                      • zototo 3 décembre 2010 19:09

                                        Très bon !!! smiley


                                        • emile wolf 3 décembre 2010 22:40

                                          Bonsoir DDT99

                                          Excellent article, excellente recherche, excellente synthèse.

                                          Felicitations et merci.

                                          Cordialement


                                          • katalizeur 3 décembre 2010 23:41

                                            @ l’auteur

                                            merci pour cet article......

                                            depuis 4 ans je suis cet crise, de maurice Allais...a paul Jorion en passant par Lordon et beaucoup d’autre, tous sont a quelques choses pres d’accord :

                                            ------ notre probleme societal a nous autres humains se sont les banques ,les banksters et leurs larbins (les hoommes politiques et les idiots utiles ou esclaves volontaires ,heureux comme notre ami alchimie ou malheureux comme la plus part d’entre nous).....

                                            le diagnostic etant posé puisque comme aiment a le dire les economistes, il y a consensus sur la cause de tous nos maux....les interventions devaient plus porter sur le ou les remedes a prescrire pour palier a cela.....

                                            ...a mon humble avis, audela du fait qu’il faut envoyer paitre les banques et lesbanksters, chacun d’entre nous a moyen de changer la donne.... :

                                            ---- certain par le retrait de leur argent des banques le 7 decembre, chose ( geste sympathique mais totalement inefficace et inutile..)

                                            ----d’autres se groupent et montent des « SEL » action plus efficace que le retrait de pognon, mais qui pour avoir un reel impact doit etre generalisée par localité, la taille de fontionnement optimun serait a mon humble avis la circonscription (decoupage en france) ; un systeme de monnaie local qui fonctionne bien en ECOSSE dont on entend pas parler commepar hasard....

                                            ---- avec l’esprit individualiste et cassanier qui est bien ancré chez le gaulois...il y a aussi moyen d’agir dans son interet particulier et par voie de consequence dans l’interet general, c’est de revenir a une monnaie d’echange qui ait une « valeur intrinséque » exemple : piece d’or, pieces d’argents....etc

                                            pour ma part j’ai choisi les pieces d’argent, pour deux raisons principales :

                                            --- faire chier les banquiers et leurs papiers Q ( billets et cheques et traites diverses)
                                            --- protection contre l’inflation qui vient

                                            ---- pour les usuriers impenitants grosse marge de progresions des plus- values..(possibilité de faire plusieurs fois la bascule sur 2011/2012)

                                            donc achetons de l’argent metal (pieces) les lingots d’or ou d’argent seront plus difficilement negociablea l’avenir.....


                                            • DALP 4 décembre 2010 02:54

                                              La question de vouloir réindustrialiser l’europe est un faux problème !


                                              Nous ne vivons pas dans une époque de sous production, bien au contraire, la crise, comme toutes celles existantes auparavant est une crise de surproduction !
                                              L’accumulation du capital exige une exploitation maximum afin de dégager du profit pour réinvestir dans les machines et produire plus, donc moins cher.
                                              Le souci est que les salaires top bas n’absorbent pas la production, d’ou la crise, mais aussi le fait qu’investir dans la production n’intéressent plus les boursiers qui préfèrent spéculer !
                                              Pas d’investissements, pas d’usine !

                                              Moralité, ce texte, tout aussi charmant soit il est une complète utopie ! Il n’y a aucun avenir sous le capitalisme !

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