Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > La croissance et ses limites dimensionnelles

La croissance et ses limites dimensionnelles

Je propose dans cet article de voir comment la dimension d'un système peut influencer sur sa croissance et regarder si une économie peut échapper à quelques règles élémentaires auxquelles la nature a dû se soumettre.

Rigueur, austérité, relance, récession, stagnation, croissance, … ce sont les mots répétés du langage économique et politique présent, bien souvent étriqué, qui dans les tentatives brouillonnes d’analyses macro-économiques se perdent dans des visions réductionnistes oubliant la réalité d’un monde globalisé devenu complexe.

On évoque quotidiennement la croissance, on affirme que sans elle rien n’est possible pour le redressement économique du pays, la lutte contre le chômage, le rétablissement des grands équilibres budgétaires. Le constat montre pourtant que depuis le début de la crise, le PIB en volume n’a pas progressé sur la période et que nous n’avons toujours pas dépassé le niveau de 2007. Alors est-il encore judicieux, pertinent, de rester ancré dans le modèle du ‘toujours plus’ qui à l’évidence paraît de plus en plus éculé, usé, inapproprié à un monde qui dévoile davantage que par le passé ses limites physiques ou dimensionnelles.

Je reviens sur le problème de la croissance que j’avais déjà abordé dans un article intitulé « La caddie, le supermarché et la croissance » mais en des termes différents : ceux des limites physiques dictées tout simplement par une problématique simple de rapport entre volume, surface, et périmètre.

La croissance peut-elle revenir en France ? Nul ne doute que dans les pays dits émergents et les pays non émergés (nombreux en Afrique), elle a encore de beaux jours devant elle. Il est facile de croître quand on part de zéro ou de presque rien ou bien lorsqu’on se situe à un niveau de développement plus avancé permettant encore, de part une dynamique en place, de produire et consommer davantage. Mais qu’en est-il des pays occidentaux ayant atteints un niveau élevé de production, de consommation, de niveau de vie, de confort, de bien-être (enfin le croyons-nous !), autrement dit un certain niveau de maturité ? On pourrait d’ailleurs qualifier ces économies d’hyperactives comme l’enfant qui bouge dans tous les sens sans répit en épuisant les parents ! Ces modèles économiques occidentaux basés essentiellement sur la production, la compétitivité, la productivité, la rentabilité, la flexibilité, épuisent les individus aussi bien que les ressources naturelles dont est fait un usage abusif, et il n’est pas certain que la croissance tant souhaitée puisse les accompagner encore très longtemps.

Que nous dit la nature ?

Dans la nature, aucun système vivant ou système écologique ne croît indéfiniment. Les animaux, les plantes, passent toujours par une phase de croissance et parviennent ensuite à un niveau de maturité qui marque la fin du développement en volume pour laisser place au seul maintien de la structure dans sa forme et sa dimension grâce au renouvellement régulier des cellules à la faveur des échanges avec le monde extérieur.

Une des problématiques essentielles dans le processus de croissance d’un organisme est le rapport entre son volume et sa surface. Voyons quelques exemples :

  1. Cas de la cellule du monde vivant :

Pourquoi la cellule se divise-t-elle ? Justement parce que le rapport entre son volume et sa surface ne cesse de croître au fur et à mesure de son développement : le volume est une fonction à la puissance 3 et la surface une fonction à la puissance 2. Cela se traduit simplement par le fait que si on multiplie par N le rayon d’une sphère, on divise par N le rapport surface/volume. Plus la sphère grossit plus les échanges avec l’extérieur deviennent difficiles au regard des activités organisées en son sein (on suppose évidemment une activité au sein du système proportionnelle à son volume). 

Quand la cellule se développe, il arrive un moment où le rapport entre la surface et le volume pose un problème aux fonctions d’échanges. Les nombreux processus internes (tels que la production d’énergie) vont être limités et contraints par les surfaces d’échanges (en l’occurrence la membrane cellulaire) qui deviennent insuffisantes pour apporter les nutriments et l’oxygène dont elle a besoin ou éliminer les déchets produits. Tout système vivant nécessite des échanges de matières, d’énergie et d’informations avec son environnement ; pour la survie d’un organisme, ces flux doivent rester efficaces pour le maintien de sa structure et la pérennité des processus internes.

  1. Les gros animaux :

On remarque très bien dans la nature que les gros animaux ont davantage de problèmes pour réguler leur température (cas de l’éléphant), toujours à cause du rapport surface/volume. L’éléphant dispose de grandes oreilles fortement vascularisées qu’il fait bouger régulièrement pour refroidir son corps. Il marche lentement et courre rarement ; pas seulement à cause de son côté balourd, mais aussi pour éviter toute création inutile de chaleur au sein de son organisme qu’il aurait du mal à évacuer (il évite la surchauffe !). La chaleur produite par le métabolisme de base chez un gros animal ainsi que celle issue à son activité physique est donc beaucoup plus difficile à évacuer que chez les animaux de taille plus réduite. On peut noter que les baleines sont bien plus grosses que les éléphants et leur rapport surface/volume bien plus petit encore, mais elles évoluent dans une eau fraîche qui facilite les transferts thermiques grâce à une basse température et aux phénomènes de conduction et de convection bien plus efficaces dans un milieu liquide.

Petit exemple numérique pour être concret :

  • Une sphère de rayon de 0,1 cm a un rapport S/V égal à 30
  • Une sphère de rayon de 1 cm a un rapport S/V égal à 3
  • Une sphère de rayon de 10 cm a un rapport S/V est égal à 0,3. On voit nettement comment les potentialités d’échanges s’amenuisent avec le développement en croissance.

A priori il n’est pas irraisonnable de penser qu’il y a bien une limite à la taille d’une espèce animale ou végétale. Les dinosaures seraient peut-être un contre-exemple à ce que l’on observe aujourd’hui, encore que les limites ne sont pas évidentes à caractériser et à chiffrer, mais étaient-ils réellement adaptés à de légères variations climatiques ?

Que nous dit la société : petits exemples

  1. Les grandes agglomérations

Prenons le cas d’une grande agglomération comme Paris. Au lieu d’avoir une problématique de volume, nous avons là une problématique de surface. Si on double le diamètre de la ville on divise par deux le rapport entre son périmètre et sa surface. Dans un tel cas le nombre d’habitants est multiplié par 4 (à densité égale bien sûr) et le nombre de points d’entrée/sorties de la ville est en théorie seulement multiplié par 2 à juste proportion (ce qui n’est pas le cas en pratique car la configuration routière ne change guère). Les habitants friands de week-end à la campagne ou à la mer auront de plus en plus de difficultés à sortir ou à entrer dans la ville au fur et à mesure qu’elle grandit du seul fait de ce rapport « périmètre /surface ». C’est bien le phénomène observé tous les jours dans les grandes villes, qui sont sans cesse sous l’emprise de bouchons quasi permanents sur les grands axes. Plus la ville grossit plus elle doit se replier sur elle-même du fait des restrictions d’échanges au regard de son métabolisme interne. Paris et d’autres grandes villes arrivent à des formes diverses de paralysie : embouteillages, perturbations des transports ferroviaires : les trains s’arrêtent à cause de la densité du trafic. En fait sur de courtes périodes et très localement le monde se fige, se congestionne ; les voitures, les bus, les trains sont à l’arrêt car « l’organisme » est saturé et ne peut plus assurer ses fonctions d’échanges ! C’est ce qu’on appelle l’ischémie en physiologie quand un organe n’est plus irrigué (il est résulte une nécrose). Heureusement pour les habitants des villes, les bouchons se résorbent et la ville est à nouveau irriguée ! C’est peut-être une des meilleures images que l’on peut offrir pour illustrer ces principes : le réseau de communication n’est plus en capacité de s’adapter face à un « organisme économique » sans cesse en croissance réclamant toujours plus d’échanges.

Ces exemples montrent indiscutablement les limites de flux inhérentes à la notion de dimension.

  1. Les entreprises

Les grandes entreprises créent des filiales à certains stades de leur développement pour améliorer leurs performances en s’adaptant au contexte, et acquérir plus de souplesse dans leur gestion (elles se diviseraient un peu comme la cellule vivante : serait-ce un problème de rapport surface/volume ?).

  1. Les foyers

Un jeune foyer qui s’installe dans un appartement vide dépensera beaucoup d’argent pour son aménagement avec l’acquisition d’objets divers : c’est la phase de croissance. Une fois aménagé, la croissance en nombre d’objets devient difficile car l’espace commence à faire défaut. Or ce sont bien les foyers (dernier maillon d’une chaîne de production /consommation) qui sont à l’origine de la croissance car les entreprises ne croissent que s’il y a des acheteurs finaux. Dans cet exemple on n’est plus dans le rapport surface/volume évoqué plus haut mais tout simplement dans une contrainte de dimension.

Alors peut-on croître indéfiniment ?

Ces petits problèmes de géométrie accréditent la thèse qu’il est impossible de croître à l’infini pour un système qui requiert des échanges avec le monde extérieur. A un certain stade, le système, qu’il croisse en volume ou en surface ne peut plus être suffisamment nourri, irrigué, et perd sa capacité à évacuer efficacement ses déchets. Les notions de surface et de volume (ou de frontières au sens large) sont donc très importantes pour aborder la problématique générale de la croissance d’un système quel qu’il soit.

Ces exemples servent d’appui à cette idée que je défends, celle qu’aucun organisme quel qu’il soit ne peut croître indéfiniment, y compris une économie. Chaque acteur économique étant confronté à ses propres limites, il est peut-être pertinent en extrapolant à une échelle plus large, d’envisager que la croissance d’un pays se trouve elle aussi limitée. Des limites qui ne se résument pas aux seuls problèmes de géométrie ; il y en a bien d’autres, plus influents encore en cette période de crise (tels que le pouvoir d’achat, l’excès d’endettement, le temps, les ressources naturelles qui s’épuisent et s’apprécient) que je développerai dans de prochains articles.

Il est bien entendu difficile de comparer une économie globale à un organisme vivant, car on ne peut clairement identifier les frontières du système et par conséquent ses limites dimensionnelles (on peut au moins définir les frontières qui nous séparent des autres pays).

Les notions de surface et de volume peuvent paraître inappropriées pour l’analyse des contraintes du milieu économique, de son écosystème, et donc de ses potentialités de croissance. Cependant, la macro économie n’est que l’agrégat de phénomènes et de structures micro-économiques sur lesquels ces mêmes notions deviennent plus signifiantes. Alors si on suppose que les microcomposants sont limités dans leur développement, l’ensemble qui les agrège pourrait lui aussi être limité. Le problème consiste donc à évaluer les dimensions à partir desquelles, tout processus évolutif devient soumis à de telles contraintes qu’il ne peut plus grossir ou très difficilement ; je précise que cela ne l’empêcherait en aucune manière d’évoluer et de s’adapter, mais juste de croître.

Les contraintes que j’ai évoquées ne se sont peut-être pas encore complètement exprimées, mais elles ne sont pas à négliger comme facteurs de ralentissement de la croissance dans un futur assez proche. Cependant, n’oublions pas que l’on évolue dans une économie ouverte, mondialisée et que le monde aspire à consommer toujours davantage à l’image de nos économies développées faisant référence. Si la croissance portée par la consommation intérieure s’étouffe en France, il y a le reste du monde qui est loin d’avoir atteint le niveau de maturité que j’évoquais au début, offrant d’immenses opportunités de marchés, sans préjuger de qui saura les saisir. La croissance est donc encore possible pour notre pays mais elle sera alors davantage portée par des besoins extérieurs que des besoins intérieurs.

Conclusion :

J’ai voulu à travers cet article développer le rôle majeur des contraintes physiques qui ne sont jamais exposées dans les analyses économiques. Même si on peut penser qu’on est encore assez loin d’avoir atteint les limites que j’ai évoquées, il n’en reste pas moins que certains signaux sont déjà perceptibles comme l’affaiblissement inexorable de la croissance en France sur les trente dernières années (on perd 1 point de croissance tous les 10 ans en moyenne). Je pense que la notion de maturité n’y est pas étrangère.

Le monde des mathématiques est implacable, intraitable, inflexible, et pourrait bien nous rappeler régulièrement à nos bons souvenirs tant nos schémas de pensée s’inscrivant dans le « toujours plus » oublient les quelques notions élémentaires de géométrie rudement apprises !

Alors pourquoi ce qui est vrai pour la nature en général, ne le serait pas pour une économie en particulier ?

Alain Desert

Voici un graphique qui montre l’évolution d’un système soumis à une croissance exponentielle sur 30 ans

 


Moyenne des avis sur cet article :  4.37/5   (38 votes)




Réagissez à l'article

101 réactions à cet article    


  • Hermes Hermes 11 avril 2013 16:58

    Que du bon sens !

    Un calcul qui vaut ce qu’il vaut mais qui montre la tendance. Celui de l’overshoot day, jour après lequel, les ressources consommées dépassent la capacité de renouvellement de la planète pour l’année suivante.

    Overshoot day

    2012 :        22 aout
    2011 :                   7 septembre
    2010 :       21 aout
    2009 :                           25 septembre
    2008                           23 septembre
    2007 :                                              26 octobre

    on voit que 2011 a marqué une accalmie, mais que la tendance négative reprend en 2012.

    Cdt.


    • epapel epapel 12 avril 2013 00:40

      Sauf que nous sommes déjà en 2013.


    • Hermes Hermes 12 avril 2013 13:03

      Bonjour epapel

      Il ne s’agit pas d’un calcul prévisionnel, vous l’aviez sans doute compris.

      Cdt.


    • Hermes Hermes 12 avril 2013 13:12

      Vous avez l’air en bonne forme ! vos commentaires sont bien sentis sur ce fil. Bonne rentrée sur Avox ! smiley


    • amiaplacidus amiaplacidus 11 avril 2013 17:11

      Un étang voit sa population de nénuphars doubler tous les jours (croissance exponentielle). Au 29em jour, l’étang est à moitié couvert de nénuphars. Au bout de combien de jours sera-t-il entièrement recouvert ?

      Seul un imbécile peut croire à une croissance infinie (d’autant plus si elle est exponentielle) dans un monde fini.

      Et ne venez pas me parler de croissance de biens de services immatériels. Ces biens doivent être consommé par des être bien matériels eux et qui ont donc une possiblité de croissance limitée !


      • Hermes Hermes 12 avril 2013 13:14

        Bonjour, très bonne remarque, mais ne sous-estimez pas les profiteurs, ils ont compris les limites du réel et commencent à vendre du virtuel (et se battent pour en obliger l’achat), alors que celui-ci pourrait être totalement gratuit, puisque duplicable à moinde coût.

        cdt


      • benji 11 avril 2013 17:37

        je compare souvent le monde des humains à une pomme ; quelle que soit la façon dont on s’y prend pour la conserver , elle finira toujours par pourrir ;


        • epapel epapel 12 avril 2013 00:39

          Alors vous devez êtes bien avancé !


        • almodis 11 avril 2013 17:47

          pour aller dans le concret : 


          vous y trouverez toutes les courbes possibles sur la raréfaction des matières premières ; le blog de Benoit Thevard est extrêmement intéressant et didactique .

          • Robert Biloute Robert Biloute 11 avril 2013 18:03

            @ l’auteur

            Je suis bien d’accord avec vos conclusions, et j’apprécie la démarche.
            Je soulignerais quand même qu’il y a à mon avis une grosse limite à ce raisonnement, fort intéressant par ailleurs.
            Votre raisonnements repose sur le rapport S/V d’une boule, et dans ce cas ce rapport décroit bien avec la taille. Il n’en est pas de même pour toutes les formes possibles. Vous citez d’ailleurs les oreilles d’éléphants, voilà un exemple d’une forme plate, bien adapté aux échanges, et dont le rapport S/V va être au premier ordre constant en fonction de son diamètre (pas de son épaisseur).
            Si on prend par exemple les villes, on peut aussi dire qu’une manière de contourner le problème est d’adopter une forme de ville ramifiée, qui tend à la fractale comme d’ailleurs semblent le faire beaucoup de systèmes vivants (cf. les racines, les poumons..).


            • L'enfoiré L’enfoiré 11 avril 2013 18:29

              Robert,

               Bien d’accord avec vous. Merci de confirmer mes impressions... smiley
               Très bonnes idées de parler de fractales.

            • alain-desert alain-desert 11 avril 2013 20:18

              La nature a cette faculté d’inventer des formes telles que les fractales. Intéressant effectivement pour résoudre un problème de volume. Mais j’ai l’impression que notre adaptation est moins efficace !


            • epapel epapel 12 avril 2013 00:16

              Et puis la grosse différence fondamentale avec la nature, c’est que le métabolisme des organismes est essentiellement local, tandis que le métabolisme économique tend à devenir de plus en plus global et là ça devient un problème de dinosaures à la puissance 10. 


            • L'enfoiré L’enfoiré 11 avril 2013 18:13
              Je crois que dans la liste vous avez oublié la « stagflation ». Celle-ci attaque sur deux fronts.
              La récession ne serait pas trop grave. 
              Dire que le PIB n’a pas évolué depuis 2007, est un peu dépassé par les événements et la suite de ce qui se passe actuellement avec la Bourse.
              La Bourse n’est plus le thermomètre de l’économie, je vous l’accorde mais il est le baromètre qui parfois se trompe qui dit qu’il fait beau, avec la pluie à l’extérieur.
              Le modèle du « toujours plus » ne tient pas dans la longueur quand on sait que le monde a une finitude. Celui qui tient le mieux c’est « toujours mieux, toujours plus efficace » qui est complètement différent.
              La croissance est un besoin naturel si vous ne vous souvenez pas de votre jeunesse qui attendait d’avoir 20 ans le plus rapidement et de prendre la place des vieux.
              Mais il ne faut pas croire que les arbres montent jusqu’au ciel. Il y a un line entre la taille des feuilles et celle de l’arbre.
              Un séquoia n’est pas un chêne qui perd ses feuilles avec les saisons.
              Oui, le lien entre volume et surface est très vrai.
              « Plus la sphère grossit plus les échanges avec l’extérieur deviennent difficiles au regard des activités organisées en son sein »
              Exact. Il y a un point de non-retour et qui ne permet plus de manager un ensemble devenu trop disparate qui ne permet plus de se régénérer.
              Suivez l’histoire de Kodak et vous comprendrez.
              Peut-on croître indéfiniment ?
              Non, c’est clair. Nous sommes des mutants qui s’ignorent, ai-je un jour écrit.
              Pourquoi croyez-vous que l’on observe les planètes les plus proches ?
              Les grands espaces sont là, désormais et ils sont infinis.
               smiley


              • L'enfoiré L’enfoiré 11 avril 2013 18:14

                correction «  Il y a un line entre la taille des feuille »’

                 Il y a un lien entre la taille des feuilles et celle des arbres.

              • L'enfoiré L’enfoiré 11 avril 2013 18:18

                « Plus la ville grossit plus elle doit se replier sur elle-même du fait des restrictions d’échanges au regard de son métabolisme interne. Paris et d’autres grandes villes arrivent à des formes diverses de paralysie : embouteillages, perturbations des transports ferroviaires »


                Non, les mégapoles ne se replient pas sur elles-mêmes, elles se rationalisent en quartiers.
                Si vous n’avez pas encore vu L.A., Londres, Le Caire, vous n’avez encore rien vu.

              • L'enfoiré L’enfoiré 11 avril 2013 18:25

                « Plus la ville grossit plus elle doit se replier sur elle-même du fait des restrictions d’échanges au regard de son métabolisme interne.  »


                Non, c’est pas comme ça que cela se passe.
                Elles ne se replient pas, elles se rationalisent en quartiers.
                Si vous connaissez Londres, Los Angeles, Le Caire.... vous verrez que Paris qui n’est que 22ème dans la liste des mégapoles a encore de la marge.
                Bruxelles n’est pas encore arrivé au stade de mégapole et c’est à Bruxelles qu’il y a le plus d’embouteillages.
                Tout est une question de moyens et de potentiel à pouvoir s’étendre.

              • epapel epapel 12 avril 2013 00:22

                La question n’est pas savoir si Paris (ou plus exactement l’Ile de France) peut s’étendre plus mais s’il est possible de produire et consommer toujours plus de marchandises sur son espace actuel.


              • rastapopulo rastapopulo 11 avril 2013 18:34

                Si il vous reste un brin de méfiance pour la science infuse et de respect pour le débat contradictoire :

                - C’est les plantes qui ont créé l’atmosphère, non le contraire comme le supposerait pourtant votre statisme « naturelle » des ressources. La saturation par un élément n’a été qu’une étape pour un autre qui a son tour a refavorisé celui de départ. C’est un fait et je ne parle même pas des bombardement radioactif et orifaire depuis l’espace qui on enrichie la terre là ! 
                 
                - Notre niveau de connaissance actuelle ne permet pas de connaître les limites de la terre. Par exemple, la France ne compterait plus un arbre sans la découverte du charbon. Les limites changent à chaque découverte ou c’est notre compréhension qui évolue ? Pure rhétorique que ceci mais les décroissants adorent réfléchir de manière rhétorique (cfr. le fameux argument « la terre est limité donc la connaissance est limité donc nous serons statique à partir de maintenant » et j’exagère à peine). Je pourrais même en garder sous le pied avec le méthane cristallisé « glace qui brûle » (réserve équivalent en énergie à 5x tous les stock consommé et connu de pétrole), le thorium (qui permet de recycler les déchets radioactifs actuelle en énergie... suprême affront pour les antinuk décroissants) ou les réserves infinies d’hélium3 et autres que nous offres l’espace (mais pas le droit d’explorer l’espace pour un décroissant puisque cela met à mal l’idée même de monde limité)

                - La miniaturisation et l’optimisation des procédés demande de moins en moins de matériaux pour la même application ou alors augmente certaine qualité. Il n’y rien qu’à voir le potentiel des nano-tube de carbone. Voir un ingénieur méconnaître ça me laisse pantois.

                - Le malthusianisme a été promu comme doctrine par l’empire britannique pour justifier l’injustice « naturelle » avec des ressources opportunément qualifié de limité pour les colonies. Excusez du petit précédent historique qui contextualise votre pensée. Actuellement, l’écologie est d’ailleurs noyé par cette sauce britannique via les parrains de la décroissance comme le financier Goldmsith, le duc d’Edimbourg fondateur du wwFONDS, les fils d’oligarques du pétrole comme Al Gore,... Le plus piquant étant que c’est l’industrie qui a renversé le pouvoir des Compagnies des Indes et permit la victoire du Nord industrielle sur le sud esclavagiste aux USA. Des détails pour les décroissants malthusien puisque l’homme n’est pas digne de Gaya = quelle cadeau aux oligarchie qui ont peur d’exigences sociales porté par des population en augmentation.

                Voilà, choissisez votre camp maintenant.


                • epapel epapel 12 avril 2013 00:07

                  Ici la question n’est pas de savoir s’il y a assez de ressources disponibles mais s’il est possible pour tout un chacun d’en comsommer indéfiniment toujours plus dans un espace et dans un temps fini. 

                  Le problème est que les journées n’ont que 24h et que nous n’avons que 2 mains et un seul cerveau. C’est qui explique aussi pourquoi on veut faire ouvrir les magasins le dimanche, tout simplement pour que les gens aient assez de temps pour acheter.

                   


                • olivepsy 12 avril 2013 11:08

                  Certains points de votre commentaire pourraient être intéressant, si vous n´aviez pas une vision binaire de notre monde, tout en étant englué dans des stéréotypes et des clichés sur les décroissants...Vous avez oublié le fameux « retour à la bougie »...
                  Mais en associant le concept de décroissance à WWF et al gore, on voit bien toute votre ignorance dans ce domaine ou alors votre mauvaise foi...il vous serait bénéfique de lire andré gorz, par exemple...
                  Mais peut être que cela pourrait créer des courts circuits dans votre réflexion binaire, vu que vous avez déjà choisi le camp des gentils éclairés contre les méchants obscurantistes...


                • Oups 11 avril 2013 18:34

                  Pas tout à fait d’accord.

                  D’abord posons les bases : on entend la croissance ici par expansion dimensionnelle

                  1. L’univers et la vie ne font que croître depuis toujours. Et dans un univers croissant, en points donnés, on peut analyser une baisse de croissance, une annulation, ou une récession. Mais le problème n’est pas analysé ici correctement, du moins à la bonne échelle/dimension !

                  2. C’est là même chose à l’échelle de la vie, de l’humanité, ou de l’économie. Et pour comprendre exactement de quoi ces systèmes sont capables il faut reposer une base : On considère la possibilité de décadence ou d’autodestruction d’un système qui veut croître. Ce nouveau comportement serait causé par le lien qui le lie avec le reste.

                  On va dire que l’erreur principale du raisonnement est que vous considérez un système croissant sur un système qui a arrêté de croître (votre conclusion est alors évidente). Alors que le terrain de l’humanité est un tout autre terrain.

                  En gros, si la nature s’adapte à elle même l’humanité doit s’adapter à elle même. Et il n’y a pas de problème de croissance en soi, uniquement un problème de système économique capable de canaliser son comportement pour pouvoir le répandre dans l’espace. Mais si vous cantonnez l’humain à la terre, bien sûr qu’il y a une limite, mais la limite de l’humanité n’y est pas. Malheureusement pour moi, je ne verrais jamais la preuve que j’ai raison.

                  Et la solution a quelque-chose à voir avec un lien qui nous lie chacun les uns aux autres. La solution est un système économique intriqué : www.lanouvellepartie.com


                  • epapel epapel 12 avril 2013 00:11

                    Grossière erreur dans la métaphore de l’expansion de l’univers qui se fait avec un densité décroissante alors que la croissance économique humaine se traduit par une densité croissante de marchandises, de population et de transports.

                     


                  • yoananda 12 avril 2013 06:04

                    N’importe quoi, aucune base mathématique, c’est du raisonnement de littéraire pas fichu de comprendre une exponentielle.


                  • L'enfoiré L’enfoiré 11 avril 2013 18:37

                    alain-desert,

                     Après lecture de votre « à propos », j’ai pu constater que vous avez le même parcours à 10 ans d’écart.
                     J’ai vu l’évolution dix ans plus tôt. 
                     Les machines que l’on programmait en enfichant des tableaux énormes par des fils.
                     Tout était énormes pour très peu de résultats.
                     C’est dire que la miniaturisation a contrecarré complètement le problème du volume.
                     Il y a aujourd’hui un dilemme.
                     On peut faire plus petit mais l’homme ne suit plus. Il a de très gros doigts, cet animal.
                     Puis, s’il ne parvient pas encore avec l’écran tactile, il reste le stylet.
                     Votre iPhone, au lieu de se restreindre encore en volume (ce qui parfaitement possible techniquement), il prend de l’extension. 


                    • epapel epapel 12 avril 2013 00:00

                      Le problème tel qu’il est posé, compte tenu de votre réponse amène la question suivante : peut-on miniaturiser les hommes, les voitures, les maisons, les routes ... ? 


                    • Hermes Hermes 12 avril 2013 13:07

                      Mais si c’est possible, les jivaros le font ! La télé aussi mais juste le cerveau, pas la boîte cranienne....

                      Bon WE smiley


                    • anomail 11 avril 2013 18:52
                      La théorie de la salle de bain

                      Ou la magie des fonctions exponentielles.

                      Jusqu’à la dernière minute, on a l’impression que tout va bien.

                      http://sametmax.com/la-theorie-de-la-salle-de-bain-et-un-tout-petit-peu-de-python/


                      • Abou Antoun Abou Antoun 12 avril 2013 21:38

                        Jusqu’à la dernière minute, on a l’impression que tout va bien.
                        Anomail, ça c’est vraiment bien trouvé. A illustrer avec le problème du nénuphar cité plus haut. Permettez qu’à l’occasion je vous emprunte cette ’maxime’ qui reflète si bien la situation actuelle.


                      • In Bruges In Bruges 11 avril 2013 18:54

                        @L’Enfoiré
                        Vous sortez pas mal de conneries depuis longtemps (et dans un français approximatif), mais là vous battez les records :

                         « C’est dire que la miniaturisation a contrecarré complètement le problème du volume. »

                        Relisez-vous avant d’écrire des pléonasmes énormes.
                        Sinon, pour la prochaine fois, je vous suggère :
                        « descendre en bas »
                        « Quand il pleut, c’est mouillé »
                        « L’été, il fait chaud ».
                        Bonne soirée, et évitez la diahrée verbale.

                        • L'enfoiré L’enfoiré 11 avril 2013 19:10

                          In Bruges,


                           connerie pour connerie, dans un français approximatif et que vous avez rectifié, j’en suis fort aise. 
                           La diarrhée (deux « r ») n’est pas un problème, c’est de dire ce que vous dites en réduction, cela peut être très bien fait en modèle réduit. 
                           Envoyez-moi la facture pour l’effort de lecture et la correction du moins si vous avez tout compris. Mais votre pseudo pourrait aussi passer en néerlandais.
                           Pas de problème. smiley 
                           

                        • L'enfoiré L’enfoiré 11 avril 2013 20:15

                          Mais j’oubliais, je reste toujours « Logorrhément vôtre » et j’attends votre résumé en Reader Digest

                           smiley 

                        • Le péripate Le péripate 11 avril 2013 19:04

                          L’économie n’est pas un organisme , pas plus que l’écologie d’un système vivant est un organisme... cette analogie est bien sur la faille qui plombe l’article de bout en bout. Reste un éclairage intéressant sur quelques points, comme la taille d’une ville.


                          A ranger dans la catégorie élucubrations... continuez à faire de l’informatique, vous y êtes certainement compétent...

                          • L'enfoiré L’enfoiré 11 avril 2013 19:24

                            Je plusse. Élucubration, non. Amalgame rapide, oui.


                          • alain-desert alain-desert 11 avril 2013 19:45

                            J’ai pris soin souvent de mettre des guillemets. Il est évident qu’il n’y a aucune confusion dans mon esprit.


                          • L'enfoiré L’enfoiré 11 avril 2013 20:10

                            « J’ai pris soin souvent de mettre des guillemets. »


                            Sans excès, pas de problème. Tout est toujours quelque part dans tout. Je connais le risque car je recherche aussi les liens entre les choses et les événements. Cela doit être une déformation de notre métier entre un input et un output, il y a des processus qui dépendent de tellement de « IF ».
                             smiley 

                          • Marc Chinal Marc Chinal 12 avril 2013 11:58

                            @ Le péripate
                            .
                            répondez à cette équation :
                            depuis 1970, le PIB a doublé soit une croissance de 3% en moyenne par an.
                            Depuis 1970 le chômage a explosé.
                            Alors comment croire en « une résolution des problèmes économiques » (principalement du chômage) en courant après « de la croissance » ?
                            Les faits nous montre l’inverse.
                            Autre conclusion : tous les politiciens qui courent après la croissance pour résoudre le chômage sont des escrocs ou des incapables.


                          • Le péripate Le péripate 12 avril 2013 12:07

                            Ce n’est pas une équation, mais une tentative de corrélation. Et corrélation n’est pas raison.


                            On peut tout aussi bien dire que, en dépit d’une croissance de 3% (nous n’y sommes plus mais passons) le chômage a augmenté. Et que les raisons se trouvent ailleurs. Je suggère quelques pistes à votre sagacité : smic élevé, entraves à l’emploi, entraves à l’entreprise et à l’initiative, état qui mobilise en pure perte la moitié de ce PIB, trop de fonctionnaires, etc.......



                          • Marc Chinal Marc Chinal 12 avril 2013 12:16

                            Même lorsqu’on vous prouve que la croissance est une utopie pour résoudre les problèmes, vous refusez de le voir.
                            Mais « croissance économique = destruction de la nature »
                            et « croissance économique = pas de solution au chômage ».
                             


                          • Le péripate Le péripate 12 avril 2013 12:25

                            C’était ça votre « preuve » ?


                             smiley 

                            J’en ai une autre : ces dernières années le nombre de kilomètres d’autoroutes a cru en parrallèle avec la courbe du chômage (je n’ai pas vérifié mais ce doit être vrai).

                            Il est évident donc, et une preuve certaine selon votre raisonnement, que le chômage est causé par les autoroutes.
                            Merci de votre très utile contribution smiley


Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès