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La date de la rentrée

Le 20 août prochain, le gouvernement grec doit rembourser la Banque Centrale Européenne à hauteur de 3,2 milliards d’euros en raison de l’arrivée à échéance d’obligations L’État grec n’en a pas les moyens… Cette évidence s’accompagne d’une autre certitude : avec des taux à dix ans de plus de 7% l’Espagne est entrée dans l’œil du cyclone, son sort dépend entièrement de l’aide européenne et les États européens n’en ont pas les moyens !

Devant cette double impossibilité, et la certitude d’une catastrophe imminente, les marchés boursiers ont bondi cette fin de semaine, marquant une santé éblouissante. Détente brutale sur les taux d’intérêt et bond spectaculaire des bourses européennes et mondiales.
 
Le monde tourne à l’envers, allez-vous me dire… Où est donc la logique d’une telle situation, si logique il y a ? Face au mur, dans le mur, les analystes sont certains que la Banque Centrale européenne n’a pas d’autre solution que de sortir une arme secrète. Ils anticipent donc les effets de cette annonce miracle et bondissent ce jeudi de manière complètement irrationnelle sur base d’une simple déclaration d’intention de super Mario, président de la BCE.
 
Les choses vont aller leur train en ce début de mois pour un grand rendez-vous au lendemain du 15 août. Rentrée surprise ? C’est un 15 août, il y a 41 ans – en 1971 – que le président Richard Nixon annonce que le dollar américain ne pourra plus être échangé contre de l’or. A cette époque, une once d’or s’échange sur le marché officiel contre moins de 40 $, aujourd’hui sur le marché tout court contre plus de 1600 $, soit 40 ² (quarante au carré !)
 
Le 15 août 1971 est une des dates les plus importantes de l’histoire du XXème siècle, qui a été marqué par la part de plus en plus importante dans l’économie mondiale de l’économie d’État, et donc de l’endettement de ces derniers. C’est toujours un mois d’août, celui de 1914, qui a été le véritable point de départ de ce cours historique. En déclenchant les Grande Guerre, les États savaient pertinemment qu’étant donné le développement des armements lourds ils n’avaient pas les moyens de soutenir une guerre de plus de trois à quatre semaine. Elle aura duré trente ans (1914-1945, malgré une pause) et cela grâce au bouleversement total de l’économie mondiale.
 
Ce que les économistes à la Keynes et successeurs ont voulu nous faire passer pour un développement du socialisme dans un contexte démocratique n’a en fait rien été d’autre que le développement d’une « économie de guerre en temps de paix », concept mis au point sous la houlette de Roosevelt aux États-Unis à la fin des années trente et généralisé au monde occidental après 1945. C’est ce que j’ai appelé la grande croisade de la consommation.
 
Celle-ci a amené le marasme financier dès la fin des années soixante. On n’y a pallié que par le décrochage des monnaies avec la valeur réelle. Depuis près de quarante ans toute la croissance reposait ainsi sur une véritable monnaie de singe.
 
Voilà ce qui s’effondre depuis 4 ans. Et il faut nous en réjouir !
 
Les pauvres esprits qui sont à la racine des comités Roosevelt 2012 et autres plans de génie sont prisonniers du Système et ne cherchent en fait qu’à relancer un système profondément débile. Car c’est bien ce système financier d’État qui est à la source de notre débilité actuelle. Il y a un siècle nos aïeux vivaient bien, de manière rude mais saine, ils avaient une vie collective, des valeurs… Je n’idéalise pas. Le monde capitaliste finissant avait ses problèmes aussi, mais loin d’en sortir par le cours de la Grande Guerre et de la Croisade de la consommation, nous les avons eux aussi portés au carré.
 
De mois d’août en mois d’août, tout s’en va. Nous aussi, allez-vous dire…
 
Si la Banque Centrale Européenne et sa collègue Federal Reserve concoctent des solutions miracles pendant que vous dorez sur la plage, elles iront dans le sens de cette généralisation de la monnaie de singe (et pourquoi pas la création de l’eurodollar universel ?) qui signifie aussi la prise de contrôle de la vie humaine par le système étatique… On s’en approche !
 
Nos édiles politiques procèdent quand nous sommes en « vacances ». Mais ils procèdent avec d’autant plus d’aisance qu’ils sont persuadés qu’au terme d’un siècle d’abrutissement, ils n’ont plus face à eux qu’une bande de débiles  ! Des singes avides de consommation à la noix de coco pour remplir leur vie, réduisant leur sociabilité à la télévision et à des barbecues entre « amis », badant sans objectif pour se « distraire » entre deux semaines de boulot sans intérêt, … et j’en passe !
 
C’est cela la crise « financière » que nous vivons. Cela et rien d’autre ! Libre à vous bien sûr de continuer à écouter les sirènes économiques et leurs plans d’enfer… tant qu’il y aura une rentrée bien sûr !
 
MALTAGLIATI
 
p.s.  La baisse annoncée du pouvoir d’achat pour arriver à sortir les États de la m… est annoncée aux environs de 20%. Mais à quoi bon vous plaindre pour votre pouvoir d’achat en monnaie de singe  ? Battez-vous ENFIN pour une vie réelle !
 

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8 réactions à cet article    


  • lulupipistrelle 28 juillet 2012 06:08

    Le 20 août prochain, le gouvernement grec doit rembourser la Banque Centrale Européenne à hauteur de 3,2 milliards d’euros en raison de l’arrivée à échéance d’obligations L’État grec n’en a pas les moyens

    Pourquoi ? la saison touristique ne marche pas ?


    • BA 28 juillet 2012 09:55

      Vendredi 27 juillet 2012 :

       

      Pour sauver la Grèce, des responsables européens ont déclaré à Reuters qu’une nouvelle restructuration de sa dette serait envisagée. Elle impliquerait des pertes importantes pour la BCE et les banques centrales nationales.

       

      L’objectif : diminuer l’endettement du pays de 70 à 100 milliards d’euros, pour le ramener à 100% de son produit intérieur brut.

       

      Une deuxième restructuration de la dette grecque se prépare, indique ce vendredi Reuters. Et cette fois-ci, une participation des créanciers publics est envisagée. "Les responsables européens ont dit vendredi travailler à un plan « de la dernière chance » pour faire baisser l’endettement de la Grèce et maintenir ainsi le pays dans la zone euro, via une nouvelle restructuration de la dette supposant des pertes importantes pour la Banque centrale européenne (BCE) et les banques centrales nationales", rapporte l’agence de presse.

       

      Cette annonce intervient alors que le président de la BCE, Mario Draghi, a déclaré jeudi que l’institution qu’il dirige "sera prête à tout pour préserver l’euro".

       

      Une nouvelle réduction de la dette grecque de 70 à 100 milliards d’euros.

       

      Les créanciers privés ont déjà accepté une décote importante de leurs avoirs obligataires grecs en février, lors de la définition du deuxième plan d’aide pour Athènes, qui semble désormais insuffisant pour remettre le pays sur les rails. Des responsables européens ont dit à Reuters que l’objectif du plan actuellement en discussion est de réduire l’endettement de la Grèce de 70 à 100 milliards d’euros, la ramenant ainsi à un total représentant quelque 100% du produit intérieur brut (PIB).

       

      Un niveau d’endettement de 132,4%.

       

      La dette publique grecque représentait 132,4% de son PIB à la fin du premier trimestre de cette année, selon les dernières données d’Eurostat. La participation du secteur privé, par un échange des obligations qu’ils détenaient contre des titres de moindre valeur avec une échéance plus longue, a permis de réduire le niveau d’endettement d’Athènes de 33 points de pourcentage par rapport aux trois derniers mois de 2011. A horizon 2020, ce plan prévoit de ramener la dette grecque à 120% du PIB. Un objectif ambitieux pour les plus optimistes et inatteignables pour les cassandre. La politique d’austérité imposée en échange de l’aide de l’Europe et du FMI contribue en effet à plonger le pays dans la récession et un niveau de chômage élevé. Cette semaine, le gouvernement grec et les représentants de la Troïka (UE-BCE-FMI) se sont d’ailleurs accordés sur le montant des économies que devra réaliser le pays au cours de deux prochaines années. Elles s’élèvent à 11,6 milliards d’euros.

       

      Un sujet brûlant en Allemagne.

       

      Le sauvetage de la Grèce soulève de nombreuses critiques en Europe. A la suite de la mise sous perspective négative du Aaa allemand par Moody’s le 24 juillet dernier, le pays le plus endetté de la zone euro par rapport à son PIB a immédiatement été pointé du doigt. "En Allemagne, de plus en plus de personnes se rendent comptent que la logique d’aide n’est pas supportable. Après la Grèce, l’Allemagne ne pourra pas renflouer l’Espagne ou l’Italie, sinon elle finira elle-même en banqueroute.", a ainsi expliqué à La Tribune une source proche du gouvernement. Le ministre de l’Economie Phillip Rösler s’est quant à lui dit « sceptique » sur la capacité de la Grèce à mettre en place les réformes nécessaires.

       

      Le ministre letton des Finances pour une sortie de la Grèce de la zone euro.

       

      Ce vendredi, le ministre letton des Finances Andris Vilks, dont le pays espère être le prochain pays à rentrer dans la zone euro en 2014, a exprimé sa vision sur la question. Pour lui, la Grèce doit abandonner la monnaie unique « dès que possible » pour éviter de nouveaux dégâts en Europe.

       

      http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20120727trib000711324/grece-l-europe-preparerait-un-plan-de-de-la-derniere-chance.html


      • manusan 28 juillet 2012 11:37

        Au final, les États feront défaut, leur dettes sont détenues à 80% par des riches/rentiers, je n’en fait pas personnellement parti, mais je paie les intérêts via l’impôt, alors vivement que les compteurs repassent à zéro.


        • JL JL 28 juillet 2012 18:03

          Maltagliati ne change pas qui nous démontre une fois de plus que le discours libéral spectaculaire tire à boulets rouges sur les pouvoirs politiques pendant que dans le même temps, ses adeptes qui grouillent, grenouillent et scribouillent corrompent par tous les moyens occultes possibles lesdits pouvoirs.

          Rien de nouveau sous le soleil des prédateurs : pour eux la sécurité et la liberté - c’est à ça que sert l’argent ! - ; pour nous, le choix entre peste et choléra : ni liberté, ni sécurité.

          Rappel utile : l’égalité ne s’oppose pas à la liberté, elle en est la condition. La liberté se conjugue avec la sécurité, c’est un deal : la fortune est le seul principe de plaisir qui permette de s’affranchir de ce principe de réalité.


          • JL JL 29 juillet 2012 18:51

            Je ne vois pas en quoi mon commentaire ci-dessus replié serait non respectueux de la charte.

            Au lieu de replier compulsivement, l’auteur pourrait démontrer que j’ai tort !

            Par exemple, qu’il a changé !!

            Ou bien,qu’il ne tire pas à boulets rouges sur le pouvoir politique !?

            Ou encore, que l’ultralibéralisme ne corrompt pas la démocratie ??

            Vraiment, quel manque de répondant ! Pas de suite dans les idées !

             smiley


          • fcpgismo fcpgismo 28 juillet 2012 19:07

            Il y a quarante ans tous mes proches passaient tout l’ hiver à sortir le fumier de l’ étable des vaches génisses et autres pendant au moins trois heures par jours ensuite si la neige ne l’ empêchait pas il fallait aller le stocker dans un pré a 10 minutes de là sans neige et lorsque la neige tombait il fallait au bas mot deux heures .MATAGLIATI quelle vie formidable ils avaient ; le soir ils, et moi aussi, on n’ était tellement crevé et abruti par ce travail et bien d’ autres tâches du même acabit qu’ on pouvait seulement dormir. Article d’ une stupidité incommensurable sur cet aspect. Notre système est bourré de défauts mais il est corrigeable. Et quelle vie fabuleuse j’ ai maintenant, nous avons aujourd’hui ! « Il y a un siècle nos aïeux vivaient bien, de manière rude mais saine, ils avaient une vie collective, des valeurs… Je n’idéalise pas. » CONSTERNANT François Chambon


            • Unjean 29 juillet 2012 01:26

              Bonjour,


              Votre remarque me laisse a penser que votre expérience ne vous a pas était profitable, votre vision très étriqué me donne l’impression que vous n’êtes pas encore sortie de ce trou.
              Pas plus tard qu’aujourd’hui je suis passer chez ma mère ou nous avons discuter « ecologie », au début sa parte simplement a propos des containers a plastique, je m’en suis trouver a dire que le recyclage n’était qu’une farce a attrape nigaud pour masquer en partie l’horreur de notre société de consommation, aux états unis par exemple qui ne sont pas a un paradoxe prêt, on voit encore beaucoup de bouteille de lait en verre et sa tourne et bien sur sa en moins qui part a la poubelle, oui la consigne que m’dit ma mère « de mon temps on aller chercher le lait a la ferme donc pas de soucis avec sa... »
              A l’époque on avait encore quelques savoirs, ne serait que celui de savoir vivre.
               Tous les jours je vois des containers pleins de vêtements jeter, a l’époque la plupart des gens savait coudre on faisait des merveilles aussi côté pro, on savait conserver, on connaissait un peu mieux la valeur des choses également, la valeur et le sens de l’honneur, aujourd’hui parle de valeur a quelqu’un il te demandera « combien ? »...
              Que trouvez vous de tellement stupide si bien que l’on prennent un tant soit peu de hauteur, ou du recul, cette société est pourrit jusqu’à la moelle y’a plus rien a rafistoler quand la poutre est complètement ronger par les termites y’a plus rien a traiter.


            • maltagliati maltagliati 29 juillet 2012 14:52

              @ fcpgismo
              Pauvre enfant martyr... tu aurais été vachement plus heureux à tapoter sur ton ordi ! Le mot d’ABRUTI est celui que tu as le mieux choisi. Tout comme celui de FABULEUX d’ailleurs, car tout le prodigieux essor de notre vie moderne est bien du domaine de la FABLE.
              Sans rancune

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