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Accueil du site > Actualités > Economie > La décroissance : de quoi parle-t-on ?

La décroissance : de quoi parle-t-on ?

L’économie est une entité bizarre qui, si elle est réellement une science serait la seule discipline scientifique où deux personnes peuvent en même temps obtenir la reconnaissance suprême en soutenant des thèses fondamentalement opposées.

Ainsi Gunnar Myrdal démontra que nulle force équilibrante ne vient corriger les déséquilibres sociaux et qu’il ne faut pas compter sur le marché pour y parvenir.
Friedrich Hayek devint le fondateur de la doctrine libérale qui prétend que le marché s’autorégule et que toute intervention de régulation, étatique ou non, génère les crises…
Ils partagèrent le prix Nobel d’économie en 1974 !!!

Pourtant, nous vivons dans un monde surdéterminé par l’économisme. Notre compréhension globale du monde est dominée par la représentation économique. Et la religion de l’économisme enseigne, propage, maintient et défend un dogme : celui du développement et de la croissance.

Cette croissance serait même liée à l’emploi par des rapports mathématiques : au dessus de 2 % de croissance ; nous dit on, l’économie crée de l’emploi, au dessous elle en détruit.
Nous sommes donc appelé à nous réjouir lorsque les prévisions de croissance sont bonnes et notre moral de consommateur devrait s’effondrer lorsque la sacro sainte croissance bat de l’aile.
Lesdites prévisions de croissance seront élaborées dans les cuisines de Bercy et sont toujours surévaluées, puis revues à la baisse régulièrement. Nos technocrates commentent ces chiffres et nous expliquent leur imprécision avec une mauvaise foi qui force l’admiration….

Mais il serait bon de définir ce qu’est la croissance…

La croissance économique désigne la variation de la production de biens et de services dans une économie sur une période donnée, généralement une période longue.
L’indicateur qui mesure cette production est le Produit Intérieur Brut ou PIB. Il est mesuré « en volume » ou « à prix constants » pour corriger les effets de l’inflation. Il peut même être exprimé « à monnaie constante » pour comparer deux pays utilisant des monnaies différentes…
Le taux de croissance, lui, est le taux de variation du PIB. On utilise souvent la croissance du PIB par habitant comme indication de l’amélioration de la richesse individuelle, assimilée au niveau de vie.
D’où le lien direct avec le moral des ménages : l’augmentation du taux de croissance marque l’augmentation du niveau de vie… En théorie et en moyenne… Un quasi indicateur de notre état de bonheur, s’il fallait en croire les thuriféraires de la croissance.

Mais le dogme de la croissance lié à la mesure de l’évolution du PIB est mal en point. Certes, il reste tenace dans ce qu’il est convenu d’appeler l’économie de comptoir, ces explications popularisées par les journaux à grands tirages dont les journalistes ne font souvent que recopier des « notes de conjonctures » élaborées tout spécialement pour eux.
Mais si lesdits journalistes s’intéressaient tant soit peu à l’économie, celle qui disparaît aujourd’hui des livres scolaires tant son enseignement correct pourrait être subversif, ces journalistes découvriraient que l’indicateur du PIB reste cependant imparfait comme mesure de la croissance économique.

Il est pour cela l’objet de plusieurs critiques :

- Il ne mesure pas, ou mal, l’économie informelle. S’il prend en compte la production des services publics gratuits, il ne mesure pas l’activité de productions domestiques (ménage, potagers, etc.). Selon la boutade d’Alfred Saury, il suffit de se marier avec sa cuisinière pour faire baisser le PIB.

- L’indicateur du PIB ne prend en compte que les valeurs ajoutées, et non la richesse possédée, par un pays. Une catastrophe naturelle comme l’ouragan Katrina qui a touché la Nouvelle-Orléans, détruit de la richesse, mais va pourtant contribuer à l’augmentation du PIB à travers l’activité de reconstruction qu’elle va générer.
Cette contribution ne reflète pas la destruction antérieure, ni le coût du financement de la reconstruction. Cette contradiction était dénoncée dès 1850 par l’économiste français Frédéric Bastiat qui dans son « Sophisme de la vitre cassée » écrivait que « la société perd la valeur des objets inutilement détruits », ce qu’il résumait par : « destruction n’est pas profit. »

Le concept de croissance étant mis à mal, de nouveaux concepts sont apparus comme la croissance soutenable ou la croissance durable, tant il est vrai que ‘lorsque les hommes ne savent pas changer une chose ils en changent le nom… »

Mais ces tous ces concepts rencontrent un certain scepticisme : comment obtenir dans un monde fini une croissance qui ne le serait pas. Comment envisager une croissance en expansion continuelle dans un monde où les ressources ne sont pas infinies. Et dans ce monde fini, comment ne pas comprendre que la croissance des uns ne se fera nécessairement qu’au détriment des autres…

L’ensemble de ces éléments : doutes sur la pertinence économique, doutes sur la pérennisation du concept, doutes sur l’humanisme d’un système fonctionnant sur le non partage voire l’exploitation, ont permis l’émergence d’une nouvelle pensée.

Les économistes orthodoxes nous imposait deux choix : la croissance ou l’apocalypse. Comme souvent lorsqu’on ne nous donne que deux voies à suivre, la meilleure est la troisième…

Le concept de Décroissance.
La décroissance est un ensemble d’idées soutenues par certains mouvements anti-productivistes, anti-consuméristes et écologistes appelés objecteurs de croissance. Ils rejettent donc l’objectif, en tant que tel, d’une augmentation du taux de croissance économique, dont certains prônent même une réduction contrôlée.
Les objecteurs de croissance prônent au plan individuel la démarche dite de simplicité volontaire et, au plan global, une relocalisation des activités économiques afin de réduire l’empreinte écologique et les dépenses énergétiques.

Les mouvements en faveur de la décroissance peuvent trouver comme précurseurs le vieux courant de pensée anti-industriel du XIXe siècle, situé à la lisière du christianisme et de certaines tendances du socialisme, qui s’est notamment exprimé en Grande-Bretagne à travers John Ruskin et le mouvement Arts & Crafts (1819-1900), aux États-Unis à travers les écrits de Henry David Thoreau (1817-1862) et en Russie à travers Léon Tolstoï (1828-1911). On pourrait aussi citer comme autres précurseurs possibles, le luddisme qui était un mouvement de sabotage sélectif de certaines machines (1811), mais aussi les premières formes du syndicalisme ouvrier.

La critique de la société de consommation véhiculée par ces mouvements, et l’esprit du mouvement antipub souvent proches de la décroissance, pourraient permettre un parallèle avec les courants de pensée soixante-huitards, ainsi que certaines thèses de l’Internationale situationniste.
Ceci a permis l’apparition d’amalgames rejetant les objecteurs de croissance dans une mouvance passéiste et baba-cool bien loin de la réalité de notre société du XXI ème siècle. Pourtant l’influence des mouvement de mai 68 n’est cependant pas totale, car les décroissants adoptent généralement une vision plus réformiste que révolutionnaire.

En 1968 le Club de Rome commande à une équipe de chercheurs du Massachusetts Institute of Technology un rapport pour préconiser des solutions pratiques aux problèmes planétaires. Ce rapport publié en 1972, intitulé « Limits to Growth ? » (Halte à la croissance ? dans son édition française), est la première étude importante soulignant les dangers économiques de la croissance de la consommation des matières premières et de la croissance démographique que connaît alors le monde.

Un second rapport intitulé « Sortir de l’ère du gaspillage : demain » fut publié en 1974.

Ces rapports, également connus sous le nom de rapports Meadows, ne sont pas stricto sensu des textes fondateurs de la décroissance, car ils défendent seulement la « croissance zéro ». Ils sont cependant considérés comme les premières études « officielles » présentant explicitement la croissance économique comme un facteur essentiel de l’aggravation des dérèglements planétaires (pollution, pénuries de matières premières, destruction des écosystèmes), et sont parmi les premiers écrits qui remettent en cause le modèle de croissance de l’après-guerre.

Les mentalités changent, mais n’évoluent pas nécessairement. L’audace de la remise en cause qui faisait écrire sur les mur en 68 « on ne tombe pas amoureux d’un taux de croissance » n’a été qu’un feu de paille, qui s’est trop vite éteint.
La période des années 90 va laisser libre cours au conformisme idéologique de la croissance et on oubliera la percée visionnaire d’une compréhension de la croissance en dehors de toute identification ou de toute condamnation idéologique.

Par un juste retour des choses, le débat resurgit aujourd’hui, pour prendre un tour encore plus radical : nous avons de très sérieuses raisons d’envisager que notre futur exige non pas la croissance zéro, mais une croissance négative.

Quelles raisons ?

Tout d’abord, nous avons enfin commencé à comprendre qu’il est très dangereux de penser à court terme, sans prendre en compte le legs que nous allons laisser aux générations à venir.
Il nous apparaît maintenant qu’il est aussi absurde de fragmenter les aspects de la vie et de s’imaginer que l’économie est une sphère seulement humaine.
Il est complètement irresponsable de ne pas prendre en compte l’environnement et l’état même de la Terre, car tout ce que nous faisons y produit des conséquences. Ces conséquences, nous les avons sous les yeux sous des formes si repoussantes qu’il n’est plus possible de nier. Nous nous rendons compte très clairement que la définition de la croissance par le profit repose sur une séparation complète entre l’argent et la sphère de la vie.
Les crises, les krachs boursiers nous montrent que le capital vit dans sa propre sphère financière et qu’il est devenu totalement étranger à la vie des hommes. Nous voyons, ahuris, les actions en bourses grimper en flèche quand une entreprise licencie par milliers ses employés.
C’est un leurre grossier que de donner à croire que l’accroissement du profit génère de la prospérité en direction de tous.
Nous sommes à moment clé de notre histoire dans l’émergence d’une prise de conscience du fonctionnement systémique de l’économie. Et c’est ce qui conduit à l’idée du développement durable.

Les mots ont leur propre densité. Parler de croissance soutenue et invoquer la nécessité d’un développement durable n’a pas le même sens.
La première expression, croissance soutenue, est logiquement inséparable de l’idée de progrès du XIXième siècle et de la flèche montante du temps linéaire. Avec l’arrogance qui les accompagne, l’émulation et la fierté du conquérant qui écrase l’ennemi sur son passage et laisse sur sa route les morts et les estropiés.
La seconde expression, développement durable, implique une plus grande humilité et un souci de responsabilité bien plus élevé. Une pensée qui a les pieds sur Terre. Entre les deux, il y a l’amorce d’un changement de paradigme.
Le rapport Brundtland de la Commission mondiale sur l’environnement et le développement de l’O.N.U. dit que le développement durable est : « Un développement qui répond aux besoins présents sans compromettre la capacité des générations futures de répondre à leurs futurs besoins ».

Ajoutons encore que l’idée du développement durable reprend trois principes que Hans Jonas développait dans son œuvre majeure « Le Principe Responsabilité » :

a) Principe de responsabilité en lui même, qui consiste à mettre en œuvre une responsabilité humaine environnementale pour l’ensemble des activités et décisions techniques.
b) Principe de précaution : qui doit prévenir tout risque en allant au-delà des lois en vigueur.
c) Principe de transparence : pour informer, contribuer à la diffusion des observations des faits et accroître la visibilité de l’information.

Mais il faut aller jusqu’au bout. La question de la croissance ne peut être clarifiée qu’en examinant très sérieusement le lien entre l’écologie planétaire et l’économie mondiale. C’est dans cette perspective qu’a travaillé l’économiste roumain Nicholas Georgescu-Roegen auteur de « La Décroissance ».

La pensée économique classique s’est développée dans le cadre scientifique du paradigme mécaniste et devait être « la mécanique de l’utilité et de l’intérêt individuel ». Ce faisant, les économistes se sont représenté la relation entre la consommation et la production comme un système clos, indépendant de la réalité physique et coupé de la Nature. Un peu comme le chimiste qui raisonne en faisant des expériences en « vase clos ».
Ainsi, le fait pourtant évident qu’entre le processus économique et l’environnement matériel il y a une continuelle interaction génératrice d’histoire, ce qui ne revêt aucun poids pour l’économie orthodoxe.

Pourtant, l’échange économique participe de l’usage que l’homme peut faire de la matière et de l’énergie disponible. Le fait de puiser constamment dans les ressources naturelles n’est pas sans incidence sur l’histoire. Il est même, à long terme, l’élément le plus important du destin de l’humanité.
C’est en raison du caractère irrévocable de la dégradation entropique de la matière-énergie que les peuples originaires des steppes asiatiques, dont l’économie était fondée sur l’élevage du mouton, commencèrent leur grande migration au début du premier millénaire de notre ère.

L’économie orthodoxe est restée très largement sous la coupe de croyances d’origines religieuses disant que la Nature est inépuisable et qu’elle a été donnée à l’homme pour qu’il en profite en l’exploitant selon son bon vouloir, à la sueur de son front.

Mais nous savons aujourd’hui que les ressources de la Terre sont limitées, que le profit peut être dommageable et que la gratuité de notre vouloir est souvent criminelle.
Il a fallu des millions d’années pour constituer les nappes de pétrole dont nous disposons. Il n’a fallu que deux siècles pour que nous accaparions cette richesse qui devient maintenant de plus en plus difficile à exploiter et va vers sa fin.

De plus notre modèle économique fondé sur la croissance illimitée ne fait qu’augmenter de manière constante et accélérée les prélèvements. Et le même raisonnement vaut pour toutes les ressources naturelles.

L’économie issue de la pensée mécaniste a tout simplement ignoré le paramètre Nature. Or en séparant l’économie de la Nature, on la coupe de la réalité. On produit une vision du monde, l’idéologie de la consommation, qui est déconnectée de cette réalité.

Une économie saine doit amener l’homme à devenir consciemment l’intendant de la Terre. Un intendant qui reçoit un mandat pour veiller à ce qu’il a en garde. C’est ce que recherche la Bioéconomie.

Une économie saine devrait veiller à ne pas épuiser le capital naturel. Mieux, elle devrait tout faire pour tenter de lui permettre de se reconstituer. Or il semble que notre machine économique échappe à tout contrôle. Il y a même eu des auteurs pour penser qu’elle était gouvernée par une « main invisible » qui la régulait pour le bien de tous. Comme si le laisser-faire de l’exploitation frénétique allait naturellement déboucher sur le meilleur des mondes possibles.

Le concept de Décroissance soutient donc qu’il n’y a pas d’autre alternative crédible pour assurer un futur de l’humanité, que de réorienter toutes nos décisions dans le choix d’un mode de vie plus simple et rompre définitivement avec l’idéologie de la consommation qui a été la nôtre jusqu’à présent.

Le conditionnement social que nous avons reçu exalte :
- l’artifice, jusque dans la survalorisation du gadget,
- le consommer-jeter pour multiplier l’acte de consommation rapide,
- la mode pour accélérer l’obsolescence des objets.

Changer de paradigme économique impliquera de se débarrasser ce type de représentation et tout ce qui va avec.
Cela voudra dire mettre en avant ce qui est support de vie et éliminer tout ce qui contribue à la destruction de la vie. Ce qui implique d’abord que nous accordions une importance fondamentale au développement de la conscience de chacun.

Un changement de société repose donc sur une prise de conscience nouvelle, en rupture avec des schémas anciens. Il suppose une rééducation radicale de chacun d’entre nous.

Nicholas Georgescu-Roegen que j’ai déjà cité, est assez net voire extrême : « il est important que les consommateurs se rééduquent eux-mêmes dans le mépris de la mode. Les constructeurs devront bien alors se concentrer sur la durabilité ».

Et puisque c’est la publicité qui véhicule l’idéologie de l’éphémère, autant prendre le parti de s’en débarrasser autant que faire se peut, comme on devra se débarrasser de tout ce que notre civilisation crée d’inutile et qui pourtant engendre des dépendances.

Ce qui nous éloigne d’une pensée dominante où un publiciste tente de se donner un rôle de juge de nos vies en déclamant « si on n’a pas une Rolex à 50 ans c’est qu’on a raté sa vie ». Entre « le fils de pub » Séguela et le Henry David Thoreau de « Walden ou la vie dans les bois » il y a plus qu’un gouffre…

Avec toute notre science, cette science qui sans conscience n’est que ruine de l’âme, avec toute la puissance de nos prévisions, nous devrions pouvoir dire : il y a des choses que nous ne comprenons pas au sujet de la vie. La litanie de nos échecs commande de prendre des décisions nouvelles et inédites. Nous ne pouvons pas prétendre savoir ce que peut être une société hautement évoluée à partir du modèle qu’est notre société de consommation.

Albert Jacquard dans son ouvrage « mon Utopie » prétend qu’une société hautement évoluée serait somme toute bien plus simple, beaucoup moins snob et sophistiquée que la nôtre…

Et si ce à quoi nous n’attachons qu’un intérêt mineur (marcher pieds nus dans l’herbe, jouer avec un enfant, faire la cuisine, soigner la beauté d’un intérieur, prendre soin de son corps, éclairer son esprit, nourrir sa sensibilité) et si cela était la marque même d’une société avancée ?
Et si ce à quoi nous attachons un intérêt majeur (dominer les autres, être le meilleur, triompher pour la gloriole, accumuler toutes sortes d’objets et de gadgets, rien que pour la frime, cultiver la paresse, un corps lourd et flasque pour rester rivé à un écran de télévision, goûter des plaisir grossiers, violents et empoisonner notre organisme avec toutes sortes de mixtures etc.) et si c’était cela était justement la marque d’une société primitive ?

Alain Renaldini


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77 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 12 juillet 2011 11:38

    Le développement durable cherche à concilier la croissance économique et le
    respect de l’environnement, alors qu’en fait la croissance économique est un des
    principaux facteurs de la destruction de notre environnement. Le terme
    « développement durable » est une simple récupération, d’industriels et
    d’écologistes bien pensants pour faire du « green business ». Certains confondent
    « développement durable » et « développement rentable ». Il vaut mieux apprendre à
    vivre avec notre environnement plutôt que le détruire. Il faut militer pour une
    société où les rapports humains soient supérieurs aux rapports marchands ! Il faut
    réfléchir sur la place de chacun dans la société. Voir :

    http://2ccr.unblog.fr/2011/01/03/de-quoi-avons-nous-besoin/


    • pingveno 12 juillet 2011 14:45

      Le développement durable est ce qu’on appelle en bon français une oxymore.
      Maintenant c’est plutôt en train de devenir un hoax and more.


    • Rosalu Rosalu 12 juillet 2011 21:18

      Hervé Kempf dans son livre « Comment les riches détruisent la planète » dénonçait déjà le cynisme de l’oligarchie qui aurait inventé le slogan de « développement durable » pour nous berner et nous faire croire que la croissance est possible à l’infini pour tous les terriens, à condition de la teinter en vert !!!


    • lagabe 13 juillet 2011 09:17

      Le développement durable est un oxymore , c’est a dire 2 mots qui vont pas ensemble
      cf L’AIE et la manipulation du marché pétrolier : Adam Smith trahi, l’Opep hors combat - AgoraVox le média citoyen

      Qui sont les fautifs qui dérangent l’ébriété énergétique de l’Occident

      La Chine vient de supplanter les Etats-Unis à la tête des plus gros consommateurs mondiaux d’énergie, révèle le rapport statistique annuel de BP. La consommation énergétique mondiale, tirée avant tout par les pays émergents (Chine, Inde, Brésil, etc.), a cru de 5,6 % l’an dernier. La Chine serait promise au premier rang de l’économie mondiale d’ici à 2030,compte tenu de la croissance présente de son Produit intérieur brut. Le New York Times a choisi cette semaine de mettre en avant une tribune soulignant l’impossibilité physique, économique, écologique, matérielle, substantielle (etc.) de voir s’étendre à la population de la Chine ou de l’Inde le ’rêve américain’ commercialisé tout autour du globe. Voilà qui est clair, les Chinois ne doivent pas prétendre à un mode de vie à l’américaine
      et surtout ici
      21 août 2010 : le jour du dépassement - AgoraVox le média citoyen

      Le 19 décembre 1987, pour la première fois de son histoire, l’humanité vivait au-dessus de ce que la terre pouvait lui offrir en un an. Selon l’ONG Global Footprint Network, le jour du dépassement (Earth Overshoot Day) aura lieu cette année le 21 août.

      L’humanité aura consommé le 21 août 2010 les ressources que la nature peut produire en un an. Incroyable non ?

      donc arreter de dire n’importe quoi



    • lagabe 13 juillet 2011 09:20

      et comme conclusion

      Et de conclure : « C’est donc sur le terrain du juste besoin et, par-delà, de la morale que devront se situer les progrès.  » Aaaargh ! si même nos meil­leurs ingénieurs se mettent à douter que la Sainte Technique et de la Sanctissime Croissance verte puissent nous tirer d’affaire.

      donc vive la décroissance , le seul parti cohérant la dessus , est le parti écologiste



    • AntoineR 12 juillet 2011 12:09

      Texte très intéressant et très vrai.
      Cependant, je ne vois pas le lien avec le PS. J’ai du sauter des lignes ???


      • Plum’ 12 juillet 2011 14:02

        J’avais la même remarque à exprimer, ainsi que celle précedente sur le « développement durable », récupération écoblanchie de la croissance.

        L’inconscience de nos hommes politiques par rapport au fait que la décroissance est inéluctable et qu’il vaut mieux qu’elle soit choisie que contrainte est sidérante. De temps en temps en perçoit quelques propos clairvoyants comme celui-ci, nombreux sont tout de même ceux qui admettent qu’une croissance infinie dans un monde fini est impossible, mais on continue irrésistiblement dans la dévotion à la sacro-sainte croissance avec des gaspillages sans fin de type pub ou Formule 1 vénérés par tous les médias. Tous les programmes politiques restent basés sur la relance de la croissance...

        J’en suis arrivé à souhaiter l’arrivée rapide d’une grosse catastrophe, pas trop tout de même, mais qui nous remue assez pour qu’on parte enfin vers une autre direction. Car plus tard on agira, pire ça sera...


      • Didier 67 Didier 67 12 juillet 2011 18:31

        Bonjour Plum’,

        Tu souhaitais une grosse catastrophe ?
        Comment dit-on « te volià servi » en japonais ?
        Et si tu nous souhaitais désormais un immense bonheur, pour voir ?


      • Plum’ 13 juillet 2011 00:48

        Je pense plutôt à une catastrophe de type économique...


      • SALOMON2345 13 juillet 2011 09:59

        L’économie une science ?

        Cela ressemble plutôt par son vocabulaire (faussement technique) un peu au latin d’hier qui permettait aux clercs de maintenir les gueux dans l’ignorance, une sorte de « javanais » pour écarter ce que seuls également les Dalton planétaires comprennent entre eux !
        C’est également plutôt de sales manies comptables qui placent et déplacent des sommes, tantôt positives tantôt négatives, le tout manié en soustractions, additions, pourcentages, etc, tel le bonneteau dont ont voudrait nous faire croire qu’il s’agit d’un jeu honnête alors qu’il spécule sur l’illusion du spectateur !

        La croissance : une horreur, dit-on ?

        Vers 1900, une ferme vit en autarcie (avec SON standard de vie) et sa production correspond, en gros, à ce qu’elle consomme (avec deux ou trois sacs de blés cachés par ci par là) et l’équilibre même frugal se maintient !
        Arrive l’électricité... qu’elle « importe » ! Deux solutions alors s’imposent à elle : soit elle réduit une part de son standard pour équilibrer ses comptes (recette/dépense), soit elle augmente sa production (son PIB) pour maintenir son standard en consommant, en plus, de l’électricité « étrangère » et son surcoût d’exploitation ?

        Arrive le tracteur...même obligation !
        Ainsi, et depuis des lustres, nous courrons - comme le petit morceau de pain pour finir le petit bout de fromage qui reste dans l’assiette - après une croissance le mardi pour combler ce que nous avons consommé le lundi !
        Même si l’idée humainement séduit, je crains que la volonté de tout stopper cette sorte de TGV (la croissance) ou de sauter en marche, ne soit aussi illusoire - sans drame énorme et universel - que de vouloir stopper la fuite du temps, hélas !!!

        J’avoue que « le château de cartes » - dont il est question, s’agissant de bouger ses lignes brutalement - est d’une fragilité telle et si extrême, que seul un génie serait apte à assurer sans casse cette métamorphose qu’intimement j’espère si elle est le remède aux problèmes posés...


      • Emmanuel38 13 juillet 2011 11:18


        « Texte très intéressant et très vrai.
        Cependant, je ne vois pas le lien avec le PS. J’ai du sauter des lignes ??? »


        absolument, mais pour comprendre cette remarque, il faut d’abord penser à se reporter à la biographie de l’auteur.
        Il y apparaît que celui-ci est secrétaire d’une section du PS.

        C’est alors que cette remarque prend tout son sens, car le PS est on ne peut plus productiviste, donc « croissansiste ».

        Et cela amène à dire à l’auteur : mais qu’est-ce qui vous fait rester au PS ?

        Vous n’y avez plus votre place, et votre façon de voir les choses vous situe même pas sur le credo d’EELV, mais sur celui du Parti de Gauche, d’ailleurs issu pour grande partie du PS.

        Cordialement


      • PtitLudo PtitLudo 12 juillet 2011 12:29

        Il faut que les consciences évoluent mais il faut également que les gens aient le choix. Les publicités estampées « Grenelle de l’environnement » nous disent « Réduisez vos déchets », mais ne fournissent surtout pas le mode d’emploi.

        En effet, est-ce qu’on a le choix, quand on va faire nos courses, entre des produits qui nous permettraient effectivement de réduire nos déchets, et d’autres produits ?

        Sinon réduire mes déchets, ça peut consister à les mettre dans la poubelle de mon voisin, en tout cas quand j’ai vu la pub, c’est la première idée qui m’est venue à l’esprit.


        • storm storm 13 juillet 2011 00:34

          salut,

          je dirais qu’acheter 3 kilos de farine et 1 litre d’huile ça fait moins de déchets que 16 boites de biscuits (de 250g) : 3 sacs en papier, 1 bouteille en plastique à comparer avec les 16 boites en carton / sachets / barquettes plastiques du produit industriel

          sans compter bien sur que le conditionnement ’de gros’ (sacs de farine et bouteille d’huile) aura (peut-être) déja été consommé à l’usine de biscuits, et qu’il faut à cela ajouter (au moins) un transport en camion (aller / retour) pour l’étape de transformation

          C’est pareil pour les légumes. C’est déja une piste  smiley


        • storm storm 13 juillet 2011 00:39

          bon alors j’suis pas sur la précision de ma décomposition ci-dessus, mais le message est clair :

          achetons de matières premières plutôt que des produits transformés par l’industrie agro-alimentaire

          ça nous donne : prix moins cher, nutritivité et qualité contrôlable (produits complets et bio très abordable en produits de base comme riz, pâtes, farines) et accessoirement, moins de déchets smiley


        • anty 12 juillet 2011 13:08

          La croissance ou plut^t l’amélioration de la qualité de la vie est inéluctable.
          Mais cette amélioration doit s’accompagner d’une meilleure qualité de la vie qui passe par la disparition du chômage meilleure répartition de la masse monétaire (les salaires ) ,un logement pour tous ....


          • miha 12 juillet 2011 13:13

            Croissance = déliquescence - décroissance = intelligence


            • rastapopulo rastapopulo 12 juillet 2011 14:11

              Et la classe moyenne, seule rempart contre la finance dirigiste, a été créé par quoi SVP ?

              Le club de Rome était organisé par des industriels... aristocrates (sans doute la meilleur race puisque l’aristocratie est très malthusienne par essence).

              Et comme d’habitude les vrais pollutions de masses (mercure des fluocompact, déchets ménager, rejet en mer,...) et le partage technologique avec les pays sans classe moyenne passent au second plan.

              Il y a toujours quelque chose a réglé avant : le CO2, la radioactivité, la croissance,...


              • Deneb Deneb 12 juillet 2011 14:59

                Merci à l’auteur pour cet article éclairé. Si l’on considère qu’une science est une activité permettant de prédire l’avenir, l’économie n’en est point. La physique permet de prédire qu’une pierre lachée tombera vers le bas sous l’effet de la gravitation. L’astronomie permet de prédire la position des astres pour des millénaires en amont. Et l’économie, a-t-elle déjà prédit quelque chose ? Chaque fois qu’elle essaie, la réalité la contredit.


                • Michel Maugis Michel Maugis 12 juillet 2011 21:10

                  @Deneb

                  Merci à Deneb pour ce remarquable commentaire, d’ une intelligence très pointue., qui va certainement le promouvoir au zénith du palmarès.

                   "Si l’on considère qu’une science est une activité permettant de prédire l’avenir."

                  Cela est faux et stupide. Ce n’ est pas le but de la science de prédire, l’ avenir car celui ci dépend d’ un nombre innombrable d’ impondérables évènements que la science même ne pourrait jamais prévoir dans un temps fini..

                  l’économie n’en est point."

                  Bravo ! Remarquable sagesse ! Sauf que l’ économie capitaliste" et un oxymoron car aucunement basée sur la satisfaction des besoins économiques des peuples, et en ce sens, ne peut être une économie qui prévoit.

                   " La physique permet de prédire qu’une pierre lâchée tombera vers le bas sous l’effet de la gravitation."

                   Mon chien, qui ne connaît absolument rien à la physique, le prédit aussi quand je luis lance une balle en caoutchouc.

                   Non, la physique ne peut pas prévoir ce que tout le monde sait depuis des millions d´années, sans rien connaître de la physique.

                   " L’astronomie permet de prédire la position des astres pour des millénaires en amont."

                   C’ est faux ! et si elle le pourrait en amont, alors elle le pourrait aussi en aval.

                   En fait elle le peut, dans les deux sens, mais dans une grande marge de propabilité pour une précision donnée, et qui est énorme sur des millénaires.  Et comme le système est chaotique il est presque impossible de prévoir de façon absolu le positionnement passé ou futur des astres. L’ imprécision sur les masses réelles en question rend difficile un calcul précis sur des milliers d’ années.

                   " Et l’économie, a-t-elle déjà prédit quelque chose ? "

                   Bien sûr que si !! Quoique l’ économie capitaliste n’ a jamais été faite pour prévoir.


                  Pour qu’ une économie puisse prévoir, il faudrait qu’ elle soit dirigée par les peuples qui se concertent, et non par des bandes de banksters qui se font la guerre sur le dos des peuples que vous fustigez systématiquement lorsqu’ils résistent.

                   « Chaque fois qu’elle essaie, la réalité la contredit. »

                   C’ est faux, l’ économie ne prévoit rien, ce sont vos économistes. L’ économie capitaliste est un système chaotique, et donc par définition, est imprévisible.


                • Deneb Deneb 12 juillet 2011 21:15

                  Maugis, t’as déjà envoyé tous les spams pour aujourd’hui, pour t’adonner ainsi à ta prose minable ?


                • Michel Maugis Michel Maugis 13 juillet 2011 16:23

                  @cogno3

                   »Si, justement, prédire, faire des expériences reproductibles, c’est le but premier de la science."

                   Le but ultime de la science est la découverte des lois de la Nature, afin de la comprendre et de la dompter. 

                  Faire des expériences n’ est qu’ un moyen et certainement pas son but.

                   Je disais en réponse à la tête à claques :

                   "Non, la physique ne peut pas prévoir ce que tout le monde sait depuis des

                  millions d´années, sans rien connaître de la physique."

                   Pour comprendre, il suffit de se rapporter au commentaire incident.

                   Il disait que la physique prévoit qu’ une pierre lâchée tombe vers le bas.

                   Ce qui se sait depuis des millions d années, non seulement par les hommes mais aussi par les bêtes. La physique aurait elle été développée pour prédire ce que l’ on sait ?.

                   Le problème de l’ économie capitaliste, ce n’ est pas le mot « économie », c’ est le mot « capitaliste ».  Comment voulez vous qu ’une économie dont la principale nécessité pour sa survie est l’ expansion, dans un monde aux ressources finie puisse avoir un sens ? Il faut bien vous rendre à l’ évidence, l’ économie capitaliste n’ a aucun sens.

                   La seule chose qu’ elle est capable de prévoir de façon certaine est l’ extinction des ressources terrestres.

                   Une véritable économie ne devrait pas être basée sur une nécessité d’ expansion mais sur une nécessité de gérer les ressources terrestres pour satisfaire équitablement les besoins de l´humanité, de toute l’ humanité, et de maintenir la Nature.


                  Cela ne peut exister que dans un monde SOCIALISTE, dans lequel les moyens de productions, de financement et de distribution sont dans les mains des peuples dans une véritable démocratie participative .

                   

                  Dans une économie capitaliste, près de 60% de la force de travail est économiquement INUTILE. ( le 60% est mon estimation). Elle ne sert qu’ a produire de la merde et d’ autres merde pour compenser les effets de la première.


                • Deneb Deneb 13 juillet 2011 19:08

                  Maugis le tricheur : "Il disait que la physique prévoit qu’ une pierre lâchée tombe vers le bas. Ce qui se sait depuis des millions d années, non seulement par les hommes mais aussi par les bêtes. La physique aurait elle été développée pour prédire ce que l’ on sait ?"

                  Maugis, je n’ai pas l’habitude d’insulter, mais tu feins d’etre encore plus débile que tu l’est. La physique ne prévoit pas seulement que la pierre tombera vers le bas, ce qui semble si évident (pas tout à fait d’ailleurs, on ne sait toujours pas pourquoi), mais aussi exactement à quel moment elle touchera le sol, ce qu’aucun animal à part l’humain n’est capable, et aussi à quelle vitesse. Ce qui ouvre des possibilités insoupçonnables pour des gens éclairés dont manifestement tu ne fais pas parti. Newton le savait, comme toi et ton chien, mais il l’a décrit par une formule qui a abouti à faire voler les avions.


                • Deneb Deneb 13 juillet 2011 19:25

                  Et grand merci à Cogno pour appuyer dans mon sens, mais avec le tricheur spammeur Maugis c’est peine perdue, il est completement psycho-rigide.


                • Michel Maugis Michel Maugis 13 juillet 2011 22:43

                  @Deneb

                  « Maugis, je n’ai pas l’habitude d’insulter, mais tu feins d’être encore plus débile que tu l’est. »

                  Vous pouvez croire que vous m’ insultez, les insultes ne me touchent pas lorsqu’ elles proviennent de vous. 

                  Le tricheur c’ est vous, car vous faites marche arrière, mais sans le dire.

                  Vous avez bien dit que la physique permet de prévoir qu’ une pierre lâchée tombe vers le bas, ce que vous reconnaissez évident, pléonasme mis à part. C’ était évident que vous vous étiez planté à dire quelque chose sans trop réflèchir, poussé par votre souci de dire quelque chose, même si c’ est une banalité.






                   

                • Walid Haïdar 17 juillet 2011 15:05

                  Maugis, vous êtes soit de mauvaise foi, soit très ignorant de ce qu’est la science.


                  Je pense que vous êtes les deux à la fois. Vous dites à peu près n’importe quoi, exemple le plus ridicule pioché dans vos diatribes minables :

                  « La science ne peut pas prévoir le mouvement des planètes, car si elle le pourrait en amont, elle le pourrait en aval ».

                  D’une vous ne savez pas parler Français (après votre mépris de la science, le mépris de la langue Française : pourquoi ne pas retourner dans votre jungle si vous détestez tant la culture ?).

                  De deux, votre phrase n’est pas très correcte même si on devine ce que vous voulez dire.

                  De trois, votre phrase est fausse. On peut savoir quelle était la position des planètes et des astres dans le passé, comme dans le futur (dans une certaine mesure du moins, et avec une marge d’erreur : la science est d’ailleurs consciente de sa finitude, et donc des limites de ses prévisions, voir du remplacement inéluctable de ses théories, néanmoins, avec la science on a pu faire énormément de choses. Ce n’est pas parce qu’elle est dévoyée qu’elle est mauvaise et inutile, c’est parce qu’elle est parasitée par le fonctionnement insensé de nos sociétés)

                  Vous dites donc n’importe quoi, sur un ton péremptoire, en mauvais Français, en voulant donner des leçons à des gens qui disent des choses aussi simples que vraies (en tous cas c’est le cas du message de Deneb auquel vous avez répondu si stupidement).

                  Et ne parlez pas de tête à claques s’il vous plaît, parce que c’est l’hôpital qui se fout de la charité. Retournez donc à l’école, vous avez l’âge mental requis.

                • Deneb Deneb 17 juillet 2011 16:00

                  Contre les attaques ad-hominem en principe, mais ce coup-ci à 100% d’accord pour donner une leçon a ce tricheur nuisible et insulteur. Merci Walid de lui faire de nouveau entendre la voix de la raison.


                • Michel Maugis Michel Maugis 17 juillet 2011 19:49

                  @Walid Haïdar

                    »Maugis, vous êtes soit de mauvaise foi, soit très ignorant de ce qu’est la science."

                   Examinons donc les moyens fourbes que vous employez pour tenter de prouver votre assertion.

                    »exemple le plus ridicule pioché dans vos diatribes minables "

                   Vous êtes un menteur, car je n’ ai pas dit ce que vous osez écrire, ou alors vous ne savez pas lire, ou vous ne savez pas faire des copie-collés.

                   Selon vous j`aurais écrit ce qui n’ est que votre stupidité :

                    »La science ne peut pas prévoir le mouvement des planètes, car si elle le pourrait en amont, elle le pourrait en aval".

                   Ce que j’ ai écrit est :

                    C’ est faux ! ( que l’ astronomie permet de prédire le positions des astres pour des millénaires en amont, comme l’ affirmait Deneb, ET SI elle le pourrait en amont, alors elle le pourrait aussi en aval.

                   Voilà monsieur ce que j’ ai écrit. Vous avez simplement omis le «  ET SI », est ce par inadvertance, ou par malice ? je vous laisse le soin de me répondre et de vous excuser, si vous le pensez nécessaire.

                  Je doute que vous le fassiez, car vous avez remplacé le « ET SI » par « CAR », ce qui suppose un édition volontaire et malicieuse de mon texte. 

                   Alors, sur la base de votre fourberie, vous vous permettez d’ émettre votre opinion générale  sur mon « mépris de la science » et le "mépris de la langue française" en disant :

                   "D’une vous ne savez pas parler Français (après votre mépris de la science, le mépris de la langue Française : pourquoi ne pas retourner dans votre jungle si vous détestez tant la culture ?).De deux, votre phrase n’est pas très correcte même si on devine ce que vous voulez dire."

                   Donc,  votre jugement concerne VOUS MÊME, puisque cette phase que vous m’ attribuez et de laquelle vous tirez ce jugement, EST LA VÔTRE.

                   Mais, comme vous devinez malgré tout ce que voudrait dire cette phrase, ce que je ne peux faire, car cette phrase, est incompréhensible, sauf pour vous encore une fois, alors vous dîtes :

                   Votre phrase est fausse.

                   C’ est que nous allons voir, en ce qui concerne la mienne, puisque celle-ci est la vôtre.

                    »On peut savoir quelle était la position des planètes et des astres dans le passé, comme dans le futur ".

                   Je n’ ai jamais dénié cela. C’ est Deneb qui affirmait qu’ elle le pouvait pour l’ amont ( le passé), sans préciser pour le futur, et qui ajoutait POUR DES MILLÉNAIRES, sans préciser dans quelles marges d’ erreur.

                   Donc votre première  »réfutation" n’ en n’ est pas une. De plus, je précise, qu’ une assertion contraire à une autre ne sera jamais considérée comme une réfutation de la première, ce que le plus minable des scientifiques sait.

                   Vous ajoutez, malicieusement et entre parenthèses l’ essentiel : (dans une certaine mesure du moins, et avec une marge d’erreur).

                   On ne peut parler de marge d’ erreur sans préciser la durée sur laquelle s’ applique la prévision !. C’ est justement ce que je disais en prenant en compte les millénaires mentionnés par Deneb. Et si il y beaucoup de millénaires, il est absolument imposible de prédire la position des astres dans le passé et dans le futur, car le système est chaotique.

                    »Vous dites donc n’importe quoi,"

                   Votre donc est illusoire, car vous n’ avez rien prouvé du tout, sinon que vous avez confirmé que mon assertion est correcte.

                     »sur un ton péremptoire, en mauvais Français"

                   Le ton prémptoire est le vôtre, parce que vous partez du principe que j’ ai dit une bêtise alors qu’ il s’ agit de la vôtre.  Quant à cette phrase, qui est la vôtre, même si elle est fausse logiquement, elle est écrite en un français parfait ou vous n’ avez en rien dit où elle serait incorrecte.

                    »en voulant donner des leçons à des gens qui disent des choses aussi simples que vraies"

                   Je maintiens donc que Deneb a dit des choses fausses quoique que j’ avais parfaitement compris ce qu’ il voulait dire. Il a été tout simplement trahi par son empressement de placer une commentaire totalement futile pour se faire mousser, ou peut être pour se faire moinser.

                   Quant à vous, je n’ espère pas vos excuses, pour votre empressement à venir au secours d’ un « collègue ». Mais sait on jamais ?

                   Michel Maugis


                • Michel Maugis Michel Maugis 17 juillet 2011 19:55

                  @ Deneb


                  Lisez ma réponse à votre défenseur !

                  Vous y verrez que, comme vous, vous vous fourvoyez totalement, et ce faisant vous méritez le jugement par lequel ce type s’ est qualifié en jugeant SA PROPRE PHRASE.

                  Il est à ce sujet très symptomatique que vous n’ ayez pas relevé cette fourberie contre ma personne, pour la simple raison que vous aviez cru qu’ elle vous servait.

                  On n’ use que les pauvres moyens que l’ on dispose.

                  Michel Maugis

                • Deneb Deneb 17 juillet 2011 20:06

                  Dans ta longue déjection dans le style « c’est çui qui l’dit qui l’est » du niveau maternelle, il n’y a aucun argument valable.


                • Michel Maugis Michel Maugis 17 juillet 2011 20:29
                  @ Deneb

                  Vous ne prouvez rien, vous ne faites qu’ affirmer que sur vos propres phrases, jamais sur les miennes que vous ne reproduisez jamais.

                  Vous ne faites que des sophismes. C’ est très facile, vous employez les moyens des nuls, ce que j’ ai amplement démontré en répondant à votre collègue.

                  Vous êtes définitivement ce que votre « collègue » a dit en analysant sa propre bêtise.

                  Michel Maugis

                • jacques lemiere 18 juillet 2011 00:55

                  non je trouve que maugis est assez pertinent....

                  un peu normal d’abord l’économie ne désigne pas une prétendue science....mais l’objet d’étude de la dite science qui serait une economologie ?
                  En pratique , il a raison la science ne peut rien prédire sauf à s’abriter derrière une batterie de précautions oratoires toujours insuffisantes le caillou retombera au sol , si il n’est pas attrapé par un oiseau , foudroyé en vol etc etc.... La capacité théorique de prédire le monde a été abandonnée depuis la physique quantique, il me semble... toutefois la science physique par exemple a pu clairement au établir des lois qui régissent le monde physique...les economistes n’ont jamais prouvé la pertinence des « lois » qu’ils ont enoncé, du moins me semble t il.

                • anty 12 juillet 2011 15:27

                  Pour de nombreux mouvements marxistes, le point de vue marxiste s’oppose au concept de la décroissance, considérant qu’il ne différencie pas entre la croissance d’une production utile pour les êtres humains, et la croissance qui vise simplement à augmenter les bénéfices des entreprises (construire un nouvel hôpital ou un porte-avions militaire provoquent tous les deux de la croissance). Ils considèrent ainsi que c’est la nature et le contrôle de la production qui est déterminant, et non pas sa quantité dans l’absolu, et pensent donc que c’est le contrôle et la stratégie de la croissance qui permettront un développement social et écologique...


                  • anty 12 juillet 2011 15:28

                    De plus, s’ils peuvent reconnaître de la part des décroissants certaines critiques justes des aberrations de l’économie capitaliste, les communistes marxistes reprochent au courant de la décroissance de ne pas distinguer les classes sociales et de rendre responsable, par exemple de la pollution, aussi bien voire davantage chaque consommateur individuel que les capitalistes qui dirigent l’économie en fonction des profits qu’ils espèrent réaliser. Pour les communistes, une telle idéologie, en cherchant à culpabiliser les travailleurs, ne peut que nuire à leur mobilisation pour défendre leurs conditions d’existence, seule force capable de transformer la société...


                    • anty 12 juillet 2011 15:38

                      Plus sérieusement je pense que l’idée de de décroissance est une idée de création d’une nouvelle base économique à partir de laquelle on devrait partir en respectant des nouvelles données

                      Est-ce possible ?
                      C’est la question.


                      • PtitLudo PtitLudo 12 juillet 2011 15:58

                        La décroissance ne doit pas pénaliser les plus faibles, et devrait donc être accompagnée d’un revenu minimum d’existence permettant à tous de pouvoir vivre dignement.

                        La relocalisation des productions est également une des clefs de la décroissance permettant ainsi à beaucoup de retrouver une activité utile pour la collectivité, et donc par là d’ajouter un peu de beurre dans les épinards.

                        Bien sûr les détracteurs opposeront le coût, argument facile à démonter en intégrant les vrais coûts des productions délocalisées (coût social, empreinte écologique, ...).

                        De toute façon la rareté du pétrole nous amènera tôt ou tard devant cette obligation alors autant l’anticiper de façon calme et volontaire plutôt que d’avoir à la vivre de façon brutale et imposée, auquel cas ça ne sera pas beau à voir !

                        Et il n’existe AUCUNE alternative, qu’on se le dise bien, et surtout pas l’électrique !


                        • anty 12 juillet 2011 16:02

                          Ce ne sera pas la décroissance mais la transformation économique qui tiendra compte de nouvelles réalités

                          nuance


                        • gazatouslesetages gazatouslesetages 12 juillet 2011 16:15

                          j’ai été abonné de nombreuses années au journal des décroissants. Autant à leurs débuts ils me faisaient plutôt rire, autant c’est devenu un torchon gauchiste bourré de concepts fauqu’on yaka, remettant en cause les progrès scientifiques, et surtout une prétention ahurissante à penser qu’ils sont les seuls à être dignes de représenter la décroissance.

                          Alors que le conservatisme (conserver la terre, les traditions, la production de proximité, favoriser l’épargne plutôt que la société de consommation etc..) est quelque chose qui vient plutôt de la droite à l’origine..
                          Bref, avant toute chose, le seul moyen d’arrêter cette croissance éffrénée serait de revenir à une économie basée sur un étalon réel..
                          La bonne nouvelle c’est que nous serons obligés d’y revenir avec la crise qui s’annonce..


                          • Plum’ 12 juillet 2011 18:43

                            Le progrès scientifique est trop synonyme du « toujours plus », il est soumis à l’idéologie de la croissance, le remettre en cause ne peut être que bénéfique. Quand il servira à parcourir 100 km avec le moins de carburant possible, plutôt que de les parcourir le plus vite possible, alors il sera davantage acceptable. On en est loin, une profonde remise en cause est nécessaire. Par exemple, nous n’avons pas besoin de d’OGM...


                          • gazatouslesetages gazatouslesetages 12 juillet 2011 19:47

                            Le progrès scientifique est trop synonyme du « toujours plus », il est soumis à l’idéologie de la croissance, le remettre en cause ne peut être que bénéfique.

                            et voilà... encore un qui amalgame progrès technologique mineur (véhicule rapide polluant, i-phone etc..) et progrès de la science.
                            Bien sûr, arrêtons les recherches en physique, les recherches médicales etc.. Revenons à la science avant la physique quantique, pas de transistors, pas de laser, plus d’imagerie médicale, en gros, plus de médecine accessible à tous, plus d’énergie accessible non plus, tout ça parce que des bobos qui vivent dans leur confort douillet ont décrété que le progrès des sciences est soumis à l’idéologie de croissance et donc de l’oligarchie.
                            Vous êtes le parfait exemple de la raison qui m’a conduit à cesser mon abonnement à cette revue dogamatique, digne des pires revues religieuses, et qui enlève toute crédibilité à la notion de décroissance aux yeux du plus grand nombre.


                          • ffi ffi 13 juillet 2011 00:00

                            Un progrès qualitatif n’est-il pas envisageable ?

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