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Accueil du site > Actualités > Economie > La décroissance pour les nuls !

La décroissance pour les nuls !

En 1956, lors d'un meeting de l'American Petroleum Institute à San Antonio, un certain Marion King Hubbert, géologue de son état, fit la prédiction que la production de pétrole des États-Unis d'Amérique atteindrait son pic vers 1970 avant de décliner. Raillé par ses confrères et toute une industrie pétrolière, il n'en demeura pas moins que l'histoire lui donna raison. C'est peut être pour cette raison que suite au constat cinglant que la finitude des ressources se confrontait à l'idéologie productiviste, qu'en 1972, Denis Meadows publiera un rapport anticipant le fait qu'il serait impossible à terme de maintenir un modèle économique basé sur la foi en une croissance éternelle.

C'est pourtant durant les années 70 que le libre échange devint la doctrine en vogue, avec son cortège de dérégulations monétaires, financières et commerciales et une explosion de la consommation d'or noir dans le monde. Les Cassandre n'ont qu'à bien se tenir, il n'est pas de bon ton d'organiser l'économie au profit de la Souveraineté alimentaire et énergétique des peuples. Il vaut mieux gaspiller les ressources et les vies humaines, au seul profit d'une microscopique classe d'ultra-riches. Et pourtant, l'Agence Internationale à l’Énergie tentera un timide rappel à l'ordre en 2010, en affirmant que le Peak Oil avait été franchi en 2006.

Ce qui signifie que nous sommes aujourd'hui sur un plateau de production, et que nos irresponsables politiques auront beau faire la politique de l'autruche, le retour de bâton aura raison de leur idéologie in fine.

Le Monde s'est essayé à de nombreux modèles économiques. Le Colbertisme a longtemps régné en France quand le Royaume-Uni, l'Allemagne et les U.S.A s'enchantaient du libéralisme avant une brève période Keynésienne introduite par le plan Marshall. Le monétarisme sera ensuite la doctrine pour tout le monde occidental. La Russie et les pays d'Amérique du Sud qui la suivront, goûteront aux joies et défaites du communisme, et au final, un seul modèle économique ne sera jamais mis en œuvre : La Décroissance.

Au sens des contraintes qui s'opposent à nous aujourd'hui, ce dernier modèle est pourtant moderne du fait de sa pertinence. Beaucoup de penseurs l'ont imaginé comme Serge Latouche, mais finalement peu de Français savent exactement quelle forme cela pourrait prendre du fait que la Décroissance est au moins autant ostracisée et diabolisée médiatiquement et politiquement que les questions de Souveraineté Nationale.

Alors démystifions un peu les choses et offrons quelques éléments de compréhension. Pour commencer, la Décroissance est nécessairement une économie de planification. Elle impose très clairement qu'un pays dispose de toutes ses outils fiscaux, monétaires, commerciaux et démocratiques pour la mettre en musique. Voila pourquoi j'en suis venu à m'intéresser aux questions de Souveraineté et finir par dénoncer notre rattachement à l'Union Européenne. Cette institution nous fait perdre un temps précieux s'agissant d'enjeux qui dépassent très clairement ce que des Asselineau, des Dupont Aignan, des Nikonoff et plus encore des Marine Le Pen peuvent expliquer. Il ne s'agit pas seulement de notre « Liberté à disposer de nous même » à restaurer, il s'agit de réformer en profondeur et de toute urgence notre système économique et industriel pour garantir aux Français qu'ils auront toujours des nouilles dans leur assiette, pétrole cher ou pas.

Acte 1 de la réforme donc, sortir au plus vite de l'U.E. Mais ensuite, que fait-on ?

L'acte 2 consistera à nationaliser de toute urgence les entreprises réellement stratégiques, à commencer par TOTAL, Air Liquide, E.D.F, Areva et Renault Véhicule Industriel.

Concomitamment, il y'aura une réorganisation de la fiscalité (que nous verrons plus loin) et des investissements massifs dans les technologies de l'après-pétrole. Tout d'abord, nous citerons l'expérience Bio-Fuel System qui mérite d'être généralisée à toutes les industries rejetant d'importantes quantités de dioxyde de carbone. Sans trop m'attarder sur des explications techniques que vous pourrez trouver en cliquant sur le lien ci-avant, ce procédé technologique permet de synthétiser du bio-carburant par le recyclage du CO² par des micro-algues. L'usine pilote d'Alicante permet de produire ainsi 220.000 barils par an en recyclant 450.000 tonnes de CO². La France dispose de 1160 installations industrielles rejetant du CO². Si l'on tient compte des rejets des 34 plus gros émetteurs nationaux, nous avons donc un total 78 Millions de tonnes de gaz carbonique que nous pourrions théoriquement transformer en près de 38 Millions de barils de pétrole. Évidemment, tout n'est pas rose, et différentes contraintes techniques s'opposeront à ce qu'un tel objectif soit atteint. Néanmoins, définir un objectif est la base de toute révolution industrielle. Cela fait travailler des ingénieurs, des ouvriers et des techniciens dans le seul but de tendre au plus près, voir de dépasser cet objectif.

Mais avec 657 Millions de barils consommés par la France chaque année, nous sommes encore très loin de pouvoir satisfaire à nos besoins vitaux, même en les rationalisant drastiquement. Ainsi, d'autres technologies que je vais citer pelle-mêle devront elles aussi obtenir des investissements massifs de l’État : La production, le stockage et les motorisations à hydrogène, avec notamment la piste de l'acide formique pour faciliter son conditionnement, les voitures à air comprimé, le recyclage des huiles alimentaires usagées en pétrole de synthèse, la production de bio-carburants avec des algues et des graines oléagineuses, la méthanisation et les véhicules GPL, et un peu les véhicules électriques sachant que leurs batteries sont constituées de terres rares (qui portent bien leur nom). D'ailleurs, contrairement à ce qui est actuellement souhaité par les constructeurs, une obligation de dimensionner les batteries aux mêmes normes se devra d'être instituée.

Toutes ces solutions ne représentent que 10 % de notre consommation de pétrole. Il faut le garder en tête, car la technologie contrairement aux sophismes entendus partout, NE PEUT PAS TOUT !

D'autres investissements importants seront en lien avec l'utilisation de la fiscalité. Ainsi, pendant que nous commencerons à construire des paquebots de transport rapide (et non de croisière) et des petits navires de transports de personnes et de marchandises à voile, nous étendrons et améliorerons les réseaux ferrés et transports urbains. Nous augmenterons la fiscalité sur les produits pétroliers, le transport aérien (particulièrement intracontinental), ainsi que sur les véhicules particuliers développant une puissance supérieure à 6 chevaux. Une taxe kilométrique sur le transport de marchandises en plus des restrictions douanières permettra de limiter les importations à ce que nous ne pouvons pas produire en quantité et en qualité suffisante pour satisfaire les besoins de la population.

Le rail deviendra la solution de transport de personnes et de marchandises la moins onéreuse pour les distances comprises entre 200 et 3000 Km à l'intérieur de l'Europe. Ce qui signifie en outre, que la sortie de l'U.E ne signifie en rien la fin des échanges et des projets intra-européens. Bien au contraire, jamais les Etats n'auront eu autant de possibilités d'agir rapidement sur leur propre économie, et à une échelle plus globale par des accords bilatéraux sur des projets technologiques et infrastructurels. Autant que possible, nous tendrons vers la gratuité du transports urbains pour décourager l'utilisation abusive de la voiture.

La régulation drastique des échanges commerciaux aux réelles nécessités alimentaires, d'hygiène et de confort peut permettre des économies supérieures à 30 % de nos besoins en pétrole. Car il y'aura en outre des transferts d'emplois du secteur aéronautique et du transport routier vers le transport ferroviaire et maritime. Cependant, la limitation des dépenses énergétiques impose aussi la réduction des vitesses de transport. L'une des réformes les plus difficiles de la planification de la Décroissance, sera de limiter par construction la vitesse des véhicules économes de carburant à 120 Km/h, et 100 Km/h pour les autres véhicules. Cela afin d'inciter la population à changer de véhicule (grâce à des incitations fiscales et une reprise de contrôle du secteur bancaire), et réduire ses dépenses énergétiques mécaniquement. Les camions eux même verront leur vitesse maximum passer de 85 à 75 Km/h. Ils seront toutefois prioritaires sur les carburants synthétisés par la France en terme de fiscalité, car ce que beaucoup de citadins ne parviennent pas à comprendre, c'est que leur nourriture n'arrive pas par miracle dans leur assiette.

Pour cette même raison, il s'agira aussi de collectiviser toutes les terres agricoles (autre réforme difficile) et les allouer gratuitement à tous les Français souhaitant devenir éleveurs ou exploitants agricoles, cela dans des normes agronomiques radicalement changées. On privilégiera des petites surfaces inférieures à 10 hectares pour chaque exploitant plutôt que des milliers d'hectares pour des industriels de la monoculture. La fiscalité sur le foncier agricole disparaîtra. A partir des fondamentaux géographiques et climatiques, cette agriculture devra proposer une diversité de production très importante tout autour des grandes agglomérations et permettre les circuits les plus courts que possibles. L'exode urbain à initier est extrêmement puissant, il s'agit de 10 Millions de Français à inciter à s'installer dans les campagnes. Et le chiffre pourra s'amplifier en considérant toutes les activités de commerce et de services publics à relocaliser dans les zones rurales pour les mêmes raisons.

Autre réforme particulièrement douloureuse de la Décroissance : démanteler les hypermarchés. Ces derniers sont sources de gaspillage énergétique, alimentaire et humain du fait de leur modèle économique. En jouant sur le quantitatif pour faire baisser les prix et en s'appuyant sur un maillage logistique particulièrement dense et internationalisé, l'hypermarchandisation de nos biens de consommation courants et plus encore de notre nourriture, accélère notre confrontation avec le mur de la pénurie de toutes les ressources. Le démantèlement suivra un ordre assez simple : La première année, nous interdirons aux hypermarchés de vendre du poisson frais et des produits de la mer. Nous leur proposerons en revanche d'ouvrir des poissonneries dans les quartiers et les villages. Les salariés du secteur, touchés de façon directe ou indirecte par la réforme auront le droit à des formations et des aides à la création d'entreprise ou seront aiguillés vers d'autres offres d'emplois. Il n'y aura rien à craindre, en situation de révolution industrielle, il y'aura un boom de l'emploi et nous aurons surtout à gérer une pénurie de main d’œuvre. L'année suivante, ce seront les fruits et légumes. Puis la viande, les œufs, le fromage, le pain, etc...

Ce sera un démantèlement progressif et concerté, et afin de rassurer les plus consuméristes d'entre vous, les petits supermarchés de ville ou de campagne ne seront pas forcément sanctionnés par la réforme. Tout sera question d'optimisation de l'emploi et des normes d'achat et de distribution.

A ce stade, la France commencera donc à se réorganiser. Nous pourrons voter des lois pour imposer la fin de l’obsolescence programmée et veiller à former des artisans réparateurs de nos biens électro-ménager, qui devront devenir moins cher que le changement d'un appareil. La fiscalité jouera à plein encore une fois, en veillant à ce qu'un appareil soit suffisamment onéreux (mais durable) pour que le subventionnement de la formation et l'emploi des réparateurs puisse compenser les coûts sur le long terme et jouer sur la durée de vie de nos biens de confort.

Les emballages plastique auront vocation à disparaître presque complètement au profit du papier, ou de la consignation d'emballages en verre par exemple. Pendant que nous construirons des centrales à charbon raccordées à des systèmes B.F.S, nous pourrons peu à peu mettre à l'arrêt les réacteurs nucléaires les plus anciens, tout en cherchant à diversifier notre production d'énergie par un renouvelable géré plus logiquement (les champs de ventilateurs géants seront offshore plutôt que terrestres par exemple), et faire des économies sur la vitesse des trains, l'extinction d'une grande partie de l'éclairage public et routier entre minuit et cinq heures du matin et l'isolation de tous les bâtiments publics et privés.

Je ne peux évidemment pas rentrer dans tous les détails, mais voilà la première grande étape de la Décroissance durant 5 à 10 ans (nous jouerons contre la montre), il s'agira d'abord et avant tout d'une révolution industrielle. La propagande visant à faire croire que les Décroissants veulent ramener l'humanité à l'âge de pierre en seront pour leurs frais. Ce n'est pas nous qui désindustrialisons la France et refusons l'innovation technologique et sociale. Ce sont les idéologues de la croissance éternelle.

Cependant, la Révolution industrielle ne fait que préparer le terrain. Car pour décroître, il faut ralentir la production en amont, et la consommation en aval. Cela par une canalisation de l'immigration d'une part, et le changement du mode d'attribution des allocations familiales d'une autre part. On subventionnera fortement l'enfant unique, un peu moins le second enfant, et on cessera d'accorder des allocations aux ménages souhaitant un troisième enfant. La loi ne sera évidemment pas rétro-active et n'interdira à personne de faire autant d'enfants que souhaités. En vérité, elle générera dans un premier temps un boom démographique puis un recul en douceur de celle-ci. Tous les cinq ou 10 ans, il faudra cependant faire une relance de la démographie pour maintenir un taux d'actifs au moins équivalent au taux d'inactifs. Dans l'idéal, nous réduirons notre population de moitié sur un siècle. Car il faut bien comprendre qu'en réduisant (surtout dans les pays industrialisés) la démographie, on réduit mécaniquement le poids de la consommation et donc de notre impact sur les ressources énergétiques et biologiques restantes.

Autre nécessité sociale et sociétale accompagnant ce changement de paradigme : l'institution d'un salaire de vie. De la naissance jusqu'au décès, chacun touchera une somme d'argent proportionnelle aux besoins de son âge et de son statut social. Les personnes en situation de toucher un salaire ou une rente supérieure au montant du salaire de vie, verront ce dernier suspendu. Le salaire de vie annule de fait la nécessité des bourses aux étudiants, le R.S.A, les allocations chômage et les retraites. Ce qui permettra des économies de structure très importantes, tout comme nous pourrons en faire sur la sortie de l'U.E, le démantèlement des Conseils Régionaux (avec transferts de leurs prérogatives vers les départements et l'Etat), et d'autres institutions et administrations connues pour leur inutilité ou leurs redondances.

Le temps de travail sera alors réduit par la loi progressivement, avec un objectif d'une semaine à 25 heures maximum. Cela pourra être aménagé pour les artisans/commerçants seuls maîtres de leur temps, ainsi que sur du temps plein hebdomadaire pour les salariés, moyennant obligation d'être à l'arrêt sur plusieurs mois. Ce qui s'harmonisera d'ailleurs avec des temps de transports nationaux et plus encore internationaux s'allongeant. Certains impôts pourront aussi disparaître presque complètement comme l'impôt sur le revenu (sauf pour les très hauts revenus) et l'impôt sur les sociétés (notamment s'agissant des TPE-PME). La TVA modulée pour orienter notre consommation et la fiscalité sur les échanges de marchandises et l'énergie suffira amplement à abonder les ressources publiques, en plus du plein emploi généré.

Pour conclure, la Décroissance n'est pas seulement un modèle économique « mécaniste ». Au contraire, le tort autant que l'intelligence de ceux qui la prônent, est de focaliser leur discours sur sa dimension philosophique. Et elle peut se résumer à deux questions que je vous laisserais le soin de méditer : Naissons-nous pour travailler, ou pour expérimenter la vie réellement ? Est ce que retrouver du temps pour faire autre chose que travailler, n'est il pas finalement une aspiration sociale légitime après autant de siècles de productivisme et de cupidité ?

La Décroissance est de loin le seul modèle qui se propose de répondre à cette question.


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68 réactions à cet article    


  • alinea Alinea 17 juin 2013 11:06

    Quel plaisir de vous lire, de savoir qu’on n’est pas seul ; en revanche, nous les décroissants, devons faire des petits !
     smiley


    • Gabriel Gabriel 17 juin 2013 11:06

      Bonjour Mathus,

      Voilà un bon modèle, une vision éclairée, censée et humaine. Malheureusement je crains que vous ne passiez pour un dangereux illuminé car nos gouvernants et leurs maîtres profitent et abusent de ce modèle économique basé sur la croissance éternelle qui, bien entendu, est une énorme ânerie de nos ultras libéraux dont le seul but est l’enrichissement personnel sans limite. Ils préfèrent gaspiller les ressources et les vies humaines à leur seul profit plutôt que de s’orienter sur une politique du bien être communautaire. Ces ânes ont des œillères qui ne leurs permet de voir que la carotte attachée devant leur nez obstruant ainsi sur les côtés le précipice dans lequel ils vont tomber et tous nous entraîner. Vous avez très bien compris que les  entreprises gérant les matières premières vitales comme l’eau, le gaz, le pétrole, l’électricité et le nucléaire doivent être public, car régulées fonction de l’intérêt général, c’est une évidence. Là aussi, mission impossible car les lois ont été faites pour défendre leurs intérêts privés et non ceux de la communauté. Autre excellente vision dont vous parlez ici, la démographie galopante qui, est source de tous les problèmes de consommations rencontrés. Régulez la population et vous régulerez votre environnement, votre éco système. Diminuer le temps de travail est une évidence sociologique et une loi de progrès à l’heure actuelle ou le chiffre réel des sans emplois frise les 10 millions dans notre pays et dont 40% ont moins de 30 ans (Mais faut pas le dire, comme le fait que 295 000 chômeurs ont été raillés des liste de demandeur d’emploi le mois dernier). La vérité est leur pire ennemi, magouille des chiffres et des informations à tous les étages hiérarchiques. Bien entendu, nos chers profiteurs de la pensée unique vous diront tout le contraire (Augmentation du temps de travail, augmentation des années de cotisation et recul de l’âge de la retraite) Evidement, toutes ces mesures ne les concernent pas, eux qui ont le cul de la beurre ! Et puis ce chômage de masse leurs permet de faire pression sur les salaires (Pas les leurs évidement) et de trouver une main d’œuvre corvéable à merci pour pas chère. J’adhère en grande partie à votre vision des choses à quelques détails près mais, cela reste utopique. La folie aveugle de ceux qui pensent être protégés par les masses d’argent qu’ils ont accumulé en volant leurs concitoyens se trompent lourdement car, nous sommes arrivés à la limite des dérèglements écologiques supportable pour notre planète et celle-ci, et ce n’est que justice, va nous le faire chèrement payer.


      • Al West 17 juin 2013 11:41

        Le pic pétrolier, comme le changement climatique, sont d’immenses arnaques développées toutes deux dans les années 60 par les malthusiens au premier chef desquels les joyeux lurons Rockefeller qui possèdent avec quelques amis la quasi-totalité de l’industrie pétrolière afin de stopper la consommation des ressources naturelles par les animaux que sont ces 99,9% tout au bas de l’échelle sociale et intellectuelle.

        Tant qu’on n’a pas réussi à réduire drastiquement la population, on berce le peuple et on repousse toujours un peu plus l’échéance. Combien de fois ont-ils prédit l’apocalypse ? Tous les dix ans depuis 1970. C’en est même plus drôle, il faudrait qu’ils arrivent à nous sortir un bon effondrement qu’on rigole un peu plus.

        La découverte par certains scientifiques Russes que le pétrole n’a pas besoin de sédiments pour se former, confirmant ainsi la théorie du pétrole dit « abiotique », publiée dans Nature, a été complètement étouffée depuis par l’industrie pétrolière. Il deviendrait même possible de savoir où percer pour obtenir du pétrole.

        http://www.nature.com/ngeo/journal/v2/n8/abs/ngeo591.html

        À ce niveau de mon message, je me sens obligé de préciser que je trouve également que nous sommes trop nombreux sur Terre, que notre impact sur l’environnement est dévastateur et que cela devrait être changé. Mais il ne faut pas oublier les véritables mécanismes à l’oeuvre dans ces affaires. S’il n’y a pas de changement de société majeur envisagé par les hommes politiques, c’est essentiellement parce que c’est une décision qui n’appartient pas au peuple mais à quelques élites, qui n’ont pas nécessairement envie que le remodelage de la société se fasse par un processus démocratique et par la réflexion du peuple. Alors on continue de consommer jusqu’au jour où il en sera décidé autrement, et où là on rappellera que ce n’est finalement pas une si mauvaise chose vu l’impact qu’avait l’homme sur son environnement : « rappelez-vous : plus d’énergie et une apocalypse climatique, cet effondrement, c’est finalement une bonne chose ! »

        Question de timing essentiellement.


        • foufouille foufouille 17 juin 2013 11:46

          "L’exode urbain à initier est extrêmement puissant, il s’agit de 10 Millions de Français à inciter à s’installer dans les campagnes"

          mdr
          très utopique
          surtout sur un temps très court


          • alinea Alinea 17 juin 2013 13:13

            Non merci, tant que les gens se comportent comme ils se comportent, on est très bien comme ça à la campagne !! Je dirais même plus : il y a trop de monde, des gens qui se payent un paysage mais qui n’ont rien à faire de la campagne !! sauf à bétonner...


          • foufouille foufouille 17 juin 2013 14:46

            dans le texte, ce serait des paysans


          • Gabriel Gabriel 17 juin 2013 12:05

            Démosthène, sûr que tous cela est utopique car personne ne le fera et dans aucun pays car la mafia financière gouverne le monde donc, triste mais réel constat, pas de solution humaine au problème.


          • nicolas_d nicolas_d 17 juin 2013 16:39

            « Que croyez-vous qu’il se passera, »

            La galère pendant un certain temps. Mais une galère avec une « Terre » en vue.
            Je préfère à un sous marin qui coule inexorablement.


          • nicolas_d nicolas_d 17 juin 2013 17:05

            Par exemple l’Argentine.

            Une « galère » de 3 ans semble-t-il (j’ai vu ça quelque part aujourd’hui sur AV ou AV-TV) avant d’accoster et de pouvoir commencer à explorer leur propres solutions.


          • Malthus Malthus 17 juin 2013 17:58

            Bien sur que si que nous dénonçons la dette publique et le système monétaire. Je crois personnellement au 100 % money. Par ailleurs, le propos isolationniste est parfaitement imbécile. Le contrôle des capitaux et les restrictions douanières n’ont jamais signifié fermer les frontières. J’ai bien expliqué dans mon texte qu’une tomate cultivée à Irun peut tout à fait se retrouver sur le marché à Bayonne du fait de sa proximité. Tout comme le cacao ne se cultive pas en France. Tout comme édifier à l’échelle européenne (et même Russe) un maillage de réseau ferré selon des normes identiques et des lignes entre les grandes villes doit pouvoir concurrencer le transport aérien.

            Je n’ai pas évoqué ma pensée sur l’Afrique car le texte était déjà long, mais je soutiens l’idée qu’il faut abolir la tutelle monétaire de la France en Afrique, financer le projet Transaqua (vous connaissez ?), la grande muraille verte, des infrastructures ferroviaires, le micro-crédit, des dispensaires et une agriculture vivrière.

            Et s’agissant des financements, je vous rappelle que la France peut battre monnaie et s’emprunter à elle même. Nous ne sommes pas un petit pays pauvre, nous sommes au contraire un pays immensément riche.
             ;)

            Il faut arrêter de répéter le discours des médias sur la fermeture des frontières. Tous les pays du Monde en dehors de l’U.E contrôlent les capitaux et ont des restrictions douanières. Ils ne ferment pas pour autant leurs frontières. Ils régulent simplement les flux de marchandise et de monnaie dans l’intérêt d’une certaine stabilité économique dans leur pays.


          • Malthus Malthus 17 juin 2013 21:11

            Encore un sophisme abondamment répété dans les médias.

            Si la France sort de l’euro, la dévaluation du Franc n’excédera pas 30 % ce qui encouragera en outre les exportations (mais ça vous ne voyez pas). Il ne s’agit pas d’aller à l’hyperinflation, il s’agit de crever une bulle de séquestration monétaire par un peu d’inflation (impôt indirect sur le capital), obligeant ainsi les grandes fortunes à dépenser leur argent.

            Et pour éviter que ces grandes fortunes fassent migrer leurs capitaux en Allemagne comme c’est le cas actuellement (vous connaissez les mécanismes de l’euro-system au moins ?) nous réintroduisons le contrôle des capitaux et transformons nos obligations souveraines en FRANCS non convertibles.

            Les petits épargnants et les salariés verront leurs revenus et placement ADOSSES à l’inflation, ce qui signifiera une neutralité sur le pouvoir d’achat. Le SMIC sera amené à 1500 € en outre avant la dévaluation.

            L’inflation est un puissant moteur de désendettement des ménages, des entreprises et de l’Etat au profit d’un encouragement à investir la monnaie privée dans l’économie réelle. Voila pourquoi la courbe de Phillips témoigne du fait que l’inflation a toujours généré de l’emploi. Et quand il y’a de l’emploi et du désendettement massif, il y’a des rentrées fiscales supplémentaires, facilitant les investissements de l’Etat (donc de la création d’emploi) mais aussi la création monétaire.

            En outre, vous devriez vous intéressez au 100 % Money pour comprendre que l’Etat peut tout à fait créer autant de monnaie qu’il le souhaite, sans être sanctionné par le mécanisme de l’argent dette pouvant dévaloriser sa propre monnaie.

            En clair, je vous suggère vivement de jeter votre téléviseur à la poubelle et vous intéresser au cycle de la monnaie. S’agissant enfin du commerce international, je répète que celui-ci continuera, mais même si vous y réfléchissez un peu : Le Monde est par nature fermé. Ce qui fait que si nous étions tous à équité de revenus, normes sociales, fiscales, etc, la question des ressources venues de l’étranger ne se poserait absolument pas puisque la monnaie ne fait que suivre un cycle de création, destruction dans l’économie réelle, séquestration pour une trop grosse partie d’entre elle, et retour vers l’autorité créatrice via la fiscalité.

            Le cycle de la monnaie, même en imaginant un monde fermé à l’échelle de notre seul pays peut s’organiser tout à fait aisément. Car nous n’aurions que les contraintes de notre propre pays à gérer, et non celles des autres Nations. Ca n’est évidemment pas mon souhait, mais je souhaitais illustrer à votre bonne compréhension que la France est un pays bien situé géographiquement, riche de son industrie, son ingénierie et son agriculture, et pouvant si elle le souhaitait organiser une économie et le cycle de sa monnaie de façon totalement autarcique. Ça n’aurait aucun sens, mais c’est théoriquement possible. Nous ne sommes pas un pays désertique, pauvre et sans ressources.

            Pour l’instant, vous défendez la position des plus grandes fortunes qui profitent des dérégulations de LEUR mondialisation des échanges. C’est ce qu’on appelle « le syndrome du larbin ».


          • Jean-Philippe 17 juin 2013 11:58

            Bonjour l’auteur,

            Sur le fond du problème soulevé, je n’ai rien à redire, car j’estime également que l’épuisement des ressources, (plus précisément, la montée des difficultés à leur accès) énergétiques et matières premières, condamne à court terme la civilisation industrielle.

            En revanche, concernant vos propositions, je ne vois que deux hypothèses :
            - soit vous êtes porteur d’une pathologie mentale qui fausse votre accès à la réalité ;
            - soit, et je le crois plus probable, vous ignorez tout des réalités des mondes économiques et sociaux dans lesquels vous vivez.

            Car vos propositions ne sont, d’une part, ni réalistes ni réalisables, et d’autre part, vous ne convaincrez jamais une proportion significative de la population à les mettre en oeuvre.

            Si vous preniez conscience de cela, vous passeriez moins de temps à peaufiner des utopies, et davantage à vous préparez aux graves changement auxquels nous allons être inéluctablement confrontés, et ce vraisemblablement dans la décennie qui vient !


            • alinea Alinea 17 juin 2013 13:16

              Pas d’accord Jean-Philippe : le rêve, l’utopie sont nécessaires pour mener le monde vers un mieux ; l’aspect négatif est quand quelques-uns prennent le pouvoir et veulent les imposer par la force ; mais en ce qui concerne la prise de conscience : pourquoi se priver ?


            • nicolas_d nicolas_d 17 juin 2013 16:52

              Jean Philippe, vous comprenez « le problème soulevé », et de « graves changements » arrivent. Mais la décroissance... « ni réalistes ni réalisables »...
              Tiens donc, pourquoi ? Vous êtes partisan du « il n’y a pas d’alternative » ?
              N’y a-t-il donc que le chaos de réaliste et de réalisable ?

              Si vous n’avez pas le courage de ramer, au moins ne sabordez pas le navire...

              Comment voulez-vous vous préparer aux « graves changements » sans idées, rêves, utopies comme dit Alinéa ? En vous achetant un fusil pour vous défendre comme l’autre Piero ?


            • Jean-Philippe 17 juin 2013 21:24

              Bonjour,

              Nicolas d ; De fait, je considère qu’à l’heure actuelle, il n’existe plus d’autre alternative que de se préparer individuellement, ou mieux, en petit comité, à un défaut rapide et brutal de la société qui nous fait vivre.
              Mon point de vue est celui d’un gestionnaire expérimenté (mes derniers boulots ont consister à remettre des boites sur pied) spécialiste du comportement humain et par extension social.
              Ce qui se pointe à l’horizon (cinq, dix ans ?) risque selon moi d’être de loin la pire catastrophe de l’histoire de l’humanité passée et à venir.
              La dangerosité est moins dans la situation, parfaitement catastrophique (surpopulation, épuisement des ressources, absence de structure de responsabilité à l’échelle mondiale), que dans le comportement humain, qui, dans ce type de situation, plonge dans le déni tant que possible, puis dans la recherche de boucs émissaires jusqu’au nihilisme s’il le faut.
              Donc oui, j’ai ma bad, je trouve Piero de bon conseil et faisant oeuvre utile par la communication qu’il pratique, et comme ça fait déjà plus de cinq ans que je m’égosille dans la plus parfaite indifférence sur ce sujet, je n’aurai guère d’états d’âme relativement aux cigales.
              Chacun est libre de ses choix, et chacun sera responsable de ceux-ci.


            • Malthus Malthus 17 juin 2013 21:38

              S’il est effectivement raisonnable de se prendre en main, il ne faut pas être défaitiste non plus. Le problème que nous avons actuellement est moins économique que démocratique. Si l’insurrection populaire arrive à temps et si les bonnes idées succèdent ensuite à la folie de nos dirigeants, nous aurons encore quelques chances d’améliorer les choses.

              La difficulté, c’est réveiller le peuple.

              Au passage, je suis créateur de deux entreprises. Si vous savez aider pour trouver des capitaux, l’étude de marché de la première est terminée, et la seconde est déjà instituée juridiquement. Toutes deux se fondent sur l’éducation populaire et la mise en place d’outil de révolte intelligent. Le marché est en outre porteur.
               ;)


            • Abou Antoun Abou Antoun 17 juin 2013 12:08

              Bonjour Malthus,
              Enfin une véritable pensée politique, un projet. Nous savons bien que dans la réalité les choses ne se passent pas vraiment comme elles sont prévues. Mais encore faut-il avoir des idées, un plan, quitte à s’en écarter ici et là par pragmatisme quand les circonstances l’exigent.
              La décroissance est un programme réfléchi, difficilement applicable à contre-courant c’est à dire en milieu hostile où les pays environnants auraient un credo type ’Hollande’. Mais la décroissance est une forme de révolution, elle peut s’imposer par nécessité. On sent bien qu’on est au bout du rouleau. La décroissance démographique avec son cortège de souffrances est un impératif indispensable. Une société vieillissante se gérera mieux qu’une société comportant une importante classe de jeunes individus sans ressources et avec des besoins réels et/ou exacerbés. Cette situation ne peut évoluer que vers les guerres.


              • joletaxi 17 juin 2013 14:08

                Comme c’est beau !
                aussi beau que les marcheurs de Compostelle, la foi qui ébranle les montagnes.
                peu importe que ces divagations se soient révélées fausses depuis des siècles,ils continuent ,ils persévèrent, ils ont la foi, toute aussi chevillée au corps que les Raeliens et autres rigolos.

                Que vous le vouliez ou non, la seule façon de protéger la nature, c’est de donner accès au plus grand nombre au développement,tout le reste,relève de la psychiatrie.
                Quelqu’un qui doit trouver à bouffer s’en fout complètement des ours polaires, de la déforestation, de tout ce qui agite la mouvance.
                Par contre, le bobo bien installée a des états d’âme, car il se demande si c’est bien « citoyen » de changer d’iphone.
                Bref, toujours la même charlatanerie,et cela marche toujours.


                • Gabriel Gabriel 17 juin 2013 14:59

                  C’est bien joletaxi de vous complaire dans cette société qui à perdu son humanité et dont la seule valeur est l’argent, le profit. Que cela pourrisse l’écosystème, tarisse les ressources de matières premières, on a bien compris à vous lire, que vous n’en avez rien à foutre (Je voulais mettre « à faire » mais ca reflétait mal votre façon de penser). Je connais bien les êtres comme vous, je vous l’assure n’y voyez aucune prétention de ma part, qui à l’instant suprême du départ font sous eux de trouille parce que tant qu’ils ont vécu, ils ont fait leurs besoins sur la tête des autres en roulant des épaules.

                  PS : pour la psychiatrie, ce n’est pas une mauvaise idée, vous devriez consulter…


                • joletaxi 17 juin 2013 17:05

                  cette société qui à perdu son humanité et dont la seule valeur est l’argent, le profit.

                  vrai qu’avant, c’était l’eden
                  que de belles guerres,conviviales à souhait, la saine amitié des poilus dans les tranchées,l’histoire de l’humanité n’est qu’un gigantesque carnage, mais ici, on sait que le coupable, c’est le turbocapitalisme,
                  Moi au contraire, je trouve que l’on a fait quelques progrès,du moins dans les sociétés développées, il y aurait un lien de cause à effet que cela ne m’étonnerait pas.


                • Gabriel Gabriel 17 juin 2013 17:50

                  Joletaxi,
                  Le progrès gagné dans les années d’après guerre par un capitalisme raisonné ayant une vision à long terme et associé à un progrès social est laminé depuis une trentaine d’années car il est  remplacé par un capitalisme brutal qui ne respecte aucune règle pour s’enrichir et n’a aucune limite au pillage de la planète. C’est ce capitaliste là qui sévit aujourd’hui et qui conduit les populations droit dans le mur. J’ai lu pas mal de vos interventions sur ce site et si vous êtes presque toujours provocateur dans vos propos, je sais qu’à voir votre style d’écriture vous êtes loin d’être un imbécile alors, vous ne me ferez pas croire que vous ne voyez pas  l’effondrement des pays européen étouffés par la finance sauvage. Le nombre de pauvres outre atlantique a littéralement explosé et les pays du continent africain crèvent toujours de faim entre deux massacres ajouté à cela la pollution de l’eau, de l’air, des terres, des aliments que plus personne n’ignore et dites moi, c’est bien ce capitalisme là que vous défendez ? 


                • joletaxi 17 juin 2013 20:36

                  expliquez moi donc le capitalisme raisonné des années d’après guerre.
                  Quel était le pouvoir d’achat de nos grand parents ?
                  Les miens vivaient dans un petit appartement avec une toilette dans la cour, et se lavaient le samedi dans une grande bassine.Ils montaient les volées d’escalier 50 fois par jour( bénéfique ça !)
                  Ils travaillaient 50 heures pour un salaire ridicule, mourraient prématurément de fatigue accumulée,de maladies mal soignées.Pas de téléphone, pas de voiture,pas de TV,un frigo, parfois.
                  Mes parents ont connu la libération de cet esclavage,les 30 glorieuses, et on a pu croire que les arbres montent au ciel.La remise en question de nos privilèges est dans la logique du partage.250 millions de chinois ont maintenant aussi été libérés de l’esclavage.D’autres suivront, les indiens, les africains, pour leur plus grand bien, cela aura pour conséquence qu’il nous faudra mettre notre croissance en mode pause pour un temps.
                  Quant aux ressources, elles sont illimitées, leur seule limite est notre imagination.
                  La faim recule dans le monde malgré une démographie non maîtrisée,et le niveau de vie augmente pour une majorité.
                  Et des peuples développés voient leur démographie régresser, parfois de manière préoccupante.

                  Notre plus grand ennemi est ce pessimisme qui frappe nos populations.


                • Malthus Malthus 17 juin 2013 21:51

                  On peut avoir une vision plus nuancée Jo :

                  Jusqu’à Louis XVI, il était aisé de devenir artisan, mais nous étions sous le joug des usuriers ou des féodalités locales. La Révolution Française fut en vérité une révolution bourgeoise, mais la fin du XIX ème siècle commence à faire émerger quelques conquêtes sociales dans une Europe très capitalistique.

                  Les années 30, particulièrement en France voient d’autres conquêtes sociales réussir sans pour autant mettre en déroute le capitalisme. Après la guerre, le C.N.R introduit le système par répartition ainsi que d’autres mesures toujours au détriment du capitalisme. De Gaulle n’aura pas eu le temps de mettre en place la participation, mais l’idée est restée et aujourd’hui, les SCOP reprennent ce concept.

                  Il y’aura toujours des gens cupides dans le monde et très peu de grands hommes pour s’intéresser aux populations. Mais néanmoins, à chaque phase de reconquête du capital sur nos vies visant à démolir les conquêtes sociales acquises, il y’a toujours un point de tension qui crée une situation insurrectionnel, un renversement politique, un assainissement et à l’institution de nouvelles normes sociales.

                  La différence qui se pose aujourd’hui au sens historique, c’est que jamais dans l’Histoire nous n’avons eu à craindre une pénurie de ressources et gérer l’explosion de la démographie. Ce qui signifie qu’au moment où il faudra bien assainir, il faudra aussi garantir un assainissement constitutionnel pour garantir que le peuple gardera le contrôle sur les grandes féodalités économiques, financières et politiques. Car soit on veille à partager correctement la richesse mondiale (et dans le sens de ce texte, nationale) en nous préparant au déclin des ressources naturelles, soit nous laissons à nouveau les gens les plus cupides reprendre le contrôle sur nous, et nous n’aurons alors pas de seconde chance.

                  Quand je lie certains qui me prennent pour un « staliniste », cela m’amuse, car certes, je pourrais l’être vis à vis des grandes féodalités économiques influençant des politiciens corrompus, mais à l’inverse, je souhaite une Constituante réellement rédigée par le peuple pour que plus jamais il ne puisse perdre le contrôle sur sa destinée.


                • wawa wawa 17 juin 2013 15:08

                  on dirait un programme stalinien tout çà.
                  encore heureux que vous ne parlez pas d’un programme de réduction de la population.
                  je vous laisse passer avant moi au « camp de réeducation pour l’amour du travail et de la décroissance ».

                  pourquoi ne pas admettre que la décroissance à déjà un nom : la récession et on est déjà en plein dedans (baisse du PIB/hab) depuis plusieurs annèe.
                  La société va devoir se réorganiser (et liquider le patrimoine fictif accumiulé) sur une base plus frugale.
                  Elle le fera d’autant mieux (avec moins de casse et moins de morts) sans vos délires.


                  • nicolas_d nicolas_d 17 juin 2013 17:03

                    Non justement

                    « La société va devoir se réorganiser [...] sur une base plus frugale. » Ca c’est la décroissance
                    En récession, la base ne change pas. Les élites auront toujours trop à manger.
                    La récession n’est pas un changement de paradigme mais une « boite à outils » pour conserver le paradigme actuel.

                    « Elle le fera d’autant mieux [...) sans vos délires. »
                    C’est qui le « vos » ? Parce que si on se contente des délires « officiels » je ne sais pas si ça se fera d’autant mieux...


                  • ecolittoral ecolittoral 17 juin 2013 16:06

                    La décroissance ? Même en Chine, la croissance....décroit ! Donc prôner la décroissance, la croissance, la sur croissance, l’excroissance etc...n’a aucun sens.

                    La distribution des richesses et le revenu minimum, ça se fait déjà !
                    Comment motiver quelqu’un à produire (en supposant qu’il y ait un travail) pour gagner suffisamment...pour perdre ce revenu minimum ?
                    Prévoir des revenus suffisant quelque soit l’âge et la situation, je suis d’accord. 
                    Adieu ces usines à gaz que sont les retraites, indemnités, RSA, allocations etc....Mais, comment faire ? Les faibles revenus seront d’accord. Tous les autres beaucoup moins !

                    L’urgence, c’est de supprimer cette monnaie hors de prix qu’on appelle l’euro et la dette insolvable. Après, on avisera.

                    • nicolas_d nicolas_d 17 juin 2013 17:21

                      Mais les faibles revenus sont majoritaires. Si vous ne dénaturez pas le salaire universel, une grande majorité sera pour.

                      « Après on avisera ». Ce ne serait peut être pas bête d’y réfléchir avant...


                    • Cassiopée R 17 juin 2013 16:38

                      La planète est trop pollué, les humains vont connaître à la fois une surdémographie et une raréfaction des ressources générales avec un climat toujours vers plus de chaud qui appauvriront les dernières ressources existantes.

                      C’est lorsque les productions ne suivront plus avec des masses de populations que les problèmes arriveront. Les productions chutent, nombres d’exemples de part le monde le prouvent, l’échelle est plus grande à cause du commerce qui dépends de différentes régions du monde avec une pollution des terres, des mers et de l’air.


                      • spartacus spartacus 17 juin 2013 16:55

                        Planification...collectivisation......Communisme qui a engendré la destruction de masse des peuples...


                        Le décroissant qu’est ce qu’il fait quand il comprend que l’individu ne souhaite pas intrinsèquement perdre sa liberté au profit du groupe de pression qui croit avoir le savoir illuminé de la décroissance ?
                        Goulag, camps de redressements ?....

                        Les grand projets des illuminés qui savent tout mieux que les autres, "acide formique, voiture à air, recyclage, bio carburants, les mêmes qui nous ont fait la planification de la filière nucléaire graphite gaz, du plan calcul, du plan câble, du plan machine outil, du minitel, de super phénix, ducrédit lyonnais, des missiles ades et autres usines à gaz de zozos en mal de milliard de dépenses publiques a jeter aux ordures, basée sur un business plan de l’émotion.

                        Franchement un monde de merde sous dictature totalitaire de zozos ultra dangereux.
                        10 Millions de Français à inciter à s’installer dans les campagnes. Un bon programme digne de Pol pot........Au niveau de la France, c’est pas 2, mais 10 millions de morts par génocide de ceux qui ne voudront jamais de cette fumisterie !

                        Interdiction de tout...Totalitarisme des décroissants.
                        Quid de ceux qui n’acceptent pas d’être dépossédé par les débiles mentaux de la décroissance ? 

                        Encore un fumeux débile coco !
                        A ranger au niveau du nazisme ou du communisme.

                        L’auteur va donc faire un tour au Cambodge pour regarder les résultats d’une politique agraire imposée et SVP arrête donc de prôner le meurtre de masse par tes idées débiles.

                        • foufouille foufouille 17 juin 2013 17:08

                          grosse bouse habituelle du crassus faux pdg et mytho


                        • Malthus Malthus 17 juin 2013 18:10

                          Je ne suis pas communiste contrairement à ce que vous croyez, ce qui ne signifie pas que je ne trouve pas quelques idées du communisme pertinentes. La planification, les régimes Colbertistes (mercantilistes) et Keynésiens en ont fait aussi.

                          En outre, ma proposition si vous avez bien lu, est de créer des millions d’artisans, commerçants, prestataires de services libéraux, qui ne seront quasiment pas imposés. Ce qui est une vue très libérale bien au contraire.

                          Les grands outils de production stratégique n’ont effectivement aucun intérêt à être détenus par quelques actionnaires vivant de leur rente et exigeant du moins disant social pour gagner toujours plus d’argent. D’où l’intérêt des les nationaliser ou les transformer automatiquement en SCOP.

                          Mais au niveau des TPE et PME, c’est l’inverse, il faut libéraliser franchement.

                          Je suis très loin d’être un Stalinien. Je ne fais que proposer un projet qui s’adapte à des contraintes de ressources, ce que ne font pas les irresponsables politiques actuels. Peut être que le système vous convient très bien, de mon côté, je trouve qu’il est suicidaire.


                        • spartacus spartacus 17 juin 2013 18:59
                          Vous n’avez rien inventé tous ce que vous décrivez des zozos pareils l’ont déjà réalisé. Tous comme vous avaient leur vision du monde idéal qu’ils ont voulu imposer aux autres.

                          Votre projet n’est que coercition, contrainte par la force de loi doctrinaires post-communistes.
                          Vous n’avez rien de libéral, car c’est une éthique de liberté. 

                          Avec vos Scop vous réinventez les Kolkhozes ou Kiboutz qui n’ont montré que l’autogestion était inefficace par nature.
                          Vous décrivez un monde soviétisé, Stalinien ou l’état roi impose ces certitudes. Il ne peut déboucher que sur le massacre des masses récalcitrantes, et une nomenklatura qui ne favorise au nom des « intérêts supérieurs » ses intérêts particuliers.

                          Dramatique !!!

                        • Malthus Malthus 17 juin 2013 19:02

                          Vous êtes toujours aussi caricatural dans vos réponses ?

                          Et puisque vous en êtes à une critique dénuée de toute modération, je suppose que vous avez de votre côté les bonnes solutions ?

                          Quelles sont elles ?


                        • foufouille foufouille 17 juin 2013 21:27

                          oui crassus est toujours caricatural, du libertaryen esclavagiste
                           


                        • alinea Alinea 17 juin 2013 22:54

                          Les scops Spartacus, c’est juste l’entraide, la responsabilité partagée, ainsi que le gain, et non plus l’exploitation ! Mais cela demande aux exploités de se prendre en main, ce qui s’avère difficile après des décennies d’abrutissement !
                          Un grand nombre de petits commerces et de petites exploitations, c’est un grand nombre de gens responsables de leur destin, et non plus des zombies qui obtempèrent pour survivre. Je trouve cela assez positif en ce qui concerne le lien, ; les relations, l’ambiance !


                        • spartacus spartacus 17 juin 2013 17:01

                          Si l’auteur avait lu Hayeck au lieu de faire des dissertations sur Marx, il aurait appris ceci :


                          la socialisation de l’économie et l’intervention massive de l’état sur ll’économie débouche toujours sur la suppression des libertés individuelles
                          Le pouvoir coercitif de l’État transforme toute question économique ou sociale en question politique.
                          Nicolas Hayeck

                          Mais allez faire comprendre les bases de l’économie à des zozos pareils !


                          • nicolas_d nicolas_d 17 juin 2013 17:12

                            Et les libertés individuelles, elles débouchent toujours sur quoi ?
                            Si je vous dis sur l’exploitation de l’homme par l’homme, vous sautez au plafond ?

                            Je préfère perdre un peu de liberté pour être sûr de ne pas être esclave

                            Tout est politique, oui. Même une rando entre copains.


                          • Gabriel Gabriel 17 juin 2013 18:12

                            Spartacus comme tu aimes Hayeck, j’en ai un autre (Friedrich August von Hayek)

                            qui crois moi à une stature autre et justement j’ai une petite citation de sa part à te transmettre :

                            "Loin de plaider pour un État minimal, il nous paraît hors de doute que, dans une société évoluée, le gouvernement doive se servir de son pouvoir fiscal pour assurer un certain nombre de services qui, pour diverses raisons, ne peuvent être fournis, de façon adéquate par le marché." F.Hayek

                            Mais allez faire comprendre, à des spartacus, que les bases de l’économie finissent pas s’effondrer sans de solides piliers sociaux.


                          • spartacus spartacus 17 juin 2013 19:08

                            @Gabriel

                            Phrases suivie de :
                            Toutefois, l’autorité de l’État dans ce domaine ne doit pas être aussi importante que son autorité comme organisme ayant le monopole de la coercition..

                            Ce qui veut dire que l’état doit se limiter a tout sauf à l’ingérence dans l’économie.

                            Voyez ce que vous vivez avec les gouvernements actuels, ils veulent s’immiscer dans tout. Et leurs mesure ne font que déréguler le marché libre au profit de groupes de pression.

                          • Malthus Malthus 17 juin 2013 19:15

                            Effectivement, les Etats dérégulent l’économie en intervenant pas. Le libéralisme n’est ni bon ni mauvais. Il est valable à une certaine échelle d’acteurs économiques et de territoires.

                            Le seul domaine où les Etats interviennent encore, c’est le sauvetage des banques. Mais là où on les attendrait, les Etats de la zone euro n’investissent pas, ne mettent pas en place des mécanismes de régulations monétaires et douaniers, ne nationalisent pas les outils stratégiques pour leur imposer un cahier des charges et virer des voyoux en col blanc, et n’interdisent pas les produits financiers pourris.

                            On ne peut pas vouloir tout et son contraire. L’économie n’est pas une science SOCIALE sans raison. Penser l’économie est sensé être une réflexion pour L’INTERET GENERAL (je ne sais pas si vous saisissez ce concept). Non au service de quelques égoïstes ayant déjà tout ou méprisant ceux qui n’ont rien ou ne souhaitant pas créer leurs chances.

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