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La décroissance : un projet d’avenir

La décroissance : un projet d'avenir

Plutôt qu'un long texte illisible et peu attirant, je préfère présenter ici le projet de société de la décroissance par rubrique thématique.

La croissance

La décroissance pose le constat que après des décennies de croissance économique notre civilisation humaine rencontre un certain nombre de crises qui font qu'on ne peut pas considérer que cette croissance ait amené le bonheur dans nos sociétés modernes. Ainsi la croissance a créé la crise écologique, composée de ses trois facettes : réchauffement climatique, baisse drastique de la biodiversité, et épuisement des ressources naturelles. Car une croissance économique illimitée est impossible dans un monde aux ressources limitées (paraphrase de Kenneth Boulding). La décroissance propose donc de mettre des limites à l'expansion des activités économiques matérielles humaines, et donc de sortir du dogme de la croissance (on peut donc parler de a-croissance selon la formule de Latouche).

Le découplage de la croissance

Nombre d'écologistes croient dans la possibilité d'une autre croissance, ou croissance verte qui serait mise en place par un génial développement durable. Cette croissance découplerait les flux matériels et immatériels. Les flux matériels seraient rendus de moins en moins importants par l'amélioration de l'efficience technique, c'est à dire par une amélioration croissante de l'efficacité à produire autant, ou plus, avec moins. L'amélioration de l'efficacité devrait se faire au même niveau que la croissance. Ces idées sont certes nécessaires à l'établissement d'une société de décroissance, mais elles ne peuvent pas prétendre représenter une solution véritable en elles-mêmes au dilemme de la croissance, car une augmentation de l'efficience technique à l'infini (suivant l'idée d'une croissance permanente infinie) est impossible, non seulement au niveau logique ou technologique (sauf à adhérer à un scientisme pur et dur), mais aussi parce que toute production nécessite un certain nombre de matériaux de base dont on ne peut se passer (par exemple pour construire une table il faut tel masse de bois).

Décroissance ou récession

La question que la société moderne doit se poser au sujet de la crise écologique c'est : faut-il subir une récession économique provoquant chômage et aggravation de la crise sociale ou alors faut-il faire le pari de la décroissance, c'est à dire d'une réduction planifiée démocratiquement de notre empreinte écologique ?

Les conséquences du réchauffement climatique (catastrophes naturelles, montée des eaux, migrations massives de réfugiés climatiques, désertification, raréfaction de l'eau douce, etc.), couplées à celles de l'épuisement des ressources (chute de pans entiers de la production par manque de certains métaux, chute des échanges commerciaux par manque de pétrole, etc.) et à celles de la chute de la biodiversité (par exemple le coût de la disparition des abeilles pour la pollinisation) signifient une récession majeure qui entraînerait l'humanité dans le chaos et la barbarie.

La seule façon d'éviter cela, de résoudre la crise écologique, consiste à limiter notre impact écologique aux capacités de régénération de la Terre. Pour cela, il est nécessaire de sortir du dogme de la croissance, et de repenser notre mode de vie sur des bases plus respectueuses de notre environnement.

Humanisme

La décroissance est humaniste dans le sens où elle place l'être humain avant toute chose. Si elle propose des solutions à la crise écologique, c'est par soucis de permettre la sauvegarde de l'espèce humaine et non celle des ours blancs. La décroissance est donc l'opposé total de tout malthusianisme, et de toute politique de réduction démographique. La décroissance ne prône nullement une décroissance démographique, mais au contraire une décroissance économique !

Crise sociale

Malgré ces dernières décennies de croissance, les inégalités explosent, les écarts salariaux s'accroissent (moyenne d'un facteur 73 en Suisse pour 2010), et les disparités de richesse montent en flèche (la classe mondiale des milliardaires se partagent 3600 milliards de dollars). Dans les pays riches la pauvreté touche des portions croissantes des classes moyennes (il y a un million de pauvres en Suisse), et de plus en plus de gens se retrouvent contraints de travailler pour des salaires de misère afin d'assurer leur survie (on notera les 400 000 working poor en Suisse). De plus, les services publics et les droits fondamentaux sont constamment attaqués, affaiblissant encore plus la condition des individus les plus précarisés.

Dans les pays pauvres, la misère s'étend inexorablement (3 milliards de personnes vivent avec moins de 3 dollars par jour).

Tout projet de décroissance commence donc par une redistribution massive des richesses des plus riches aux plus pauvres. Les droits fondamentaux doivent être garantis, les services publics étendus et renforcés (en instaurant la gratuité de la santé par exemple). Un revenu maximum et minimum doit être imposé, ainsi que des écarts salariaux fixes. Il faut aussi reconsidérer l'héritage et les possibilités d'accumulation privée de capitaux. Par ailleurs, un revenu d'existence, aussi appelé allocation universelle, revenu de base, ou dotation inconditionnelle d'autonomie, est instauré afin de permettre à chacun de subvenir à ses besoins.

Sortir du productivisme et du capitalisme

L'économie capitaliste définit l'être humain comme un être aux besoins illimités. Cette confusion entre besoins limités (cf. Pyramide de Maslow) et envies/désirs illimités est nécessaire à son fonctionnement. La machine productiviste se fonde sur l'idée (fausse) d'un être humain, Homo Oeconomicus, fantasmé, cherchant à combler le moindre de ses désirs. En cela, elle voit en chaque être humain un enfant et crée chez lui des dépendances.

Une société de décroissance abolit la confusion entre envie et besoin. Elle doit mettre au centre de sa construction les besoins de l'être humain et hiérarchiser ses envies : les envies matérielles devront être limitées, et celles immatérielles pourront être comblées.

Centrer une société sur ses besoins c'est encourager l'individu à s'autonomiser (s'auto-gérer), et à s'auto-limiter. En développant l'auto-production, l'individu se libère de ses dépendances au capitalisme marchand et à l’idéologie consumériste.

Cette société réduit nécessairement l'échange marchand, et redonne toute son importance au don et au lien social qui l'accompagne. Les expériences du type des services d'échanges locaux (SEL) peuvent donner une piste d'un autre type d'échanges.

La décroissance est donc un processus de re-humanisation de la société, autant qu'une logique de libération du productivisme. Le capitalisme étant fondé sur le productivisme, la décroissance est un projet résolument anti-capitaliste ; socialiste dans le sens gorzien du terme.

Sortir de la société de consommation

Redonner sa place à l'individu dans la société signifie faire de lui un citoyen et un usager avant d'être un consommateur. L'individu doit avoir conscience de son appartenance à une collectivité politique et de la nécessité de son engagement dans le sens du bien vivre commun. L'individu doit oublier ses comportements consuméristes au profit d'une logique de l'usage, ou du bon usage de chaque chose. L’État peut ici taxer le mauvais usage, ou mésusage, et assurer la gratuité du bon usage. On aura à cœur, par exemple, d'assurer la gratuité des transports publics et de taxer l'emploi d'un véhicule privé. Enfin, l'accès au crédit sera durci, afin de limiter la facilité d'accès au moindre désir. Un contrôle étatique sur le crédit (aux particuliers comme aux entreprises) est aussi envisageable.

Repenser la production

Une production intelligente est nécessaire dans une société de décroissance. Pour cela, il faudra interdire la publicité, car celle-ci sert de véritable propagande au consumérisme marchand, et représente le gaspillage de 500 milliards de dollars annuels ! Acheter pour acheter, acheter pour exister, acheter pour se faire valoir, sont des réflexes (malsains) qui doivent disparaître. La publicité est le moteur de l'achat inutile, ou futile, ce contre quoi la décroissance se bat dans sa lutte pour une société plus sobre et plus humaine (moins déshumanisé).

Une nouvelle production intégrera des critères d'efficience écologique et énergétique, et sociaux. Elle intégrera aussi les nécessités d'être réutilisable et recyclable ; logiques à l'opposé de l'obsolescence programmée qui est bien entendue abolie et sévèrement réprimée. (A noter que Marx a montré que l'obsolescence programmée n'est que le stade ultime d'une production capitaliste.)

Repenser l'investissement et la propriété privée

Un changement de société ne peut se faire en comptant sur le bon vouloir des classes dominantes les plus riches et donc les plus gaspilleuses et pollueuses. Il est évident que celles-ci désirent se maintenir en position de force et que le projet de la décroissance ne peut les agréer.

Il est donc possible qu'il soit nécessaire d'étendre l'intervention et le contrôle de l’État à de larges pans de l'économie actuelle. C'est pourquoi propriété la privée des capitaux (en tout genre) comme les libertés économiques ne seront pas forcément assurés dans un processus de construction d'une société de décroissance.

Repenser le travail

Le revenu d'existence permet de sortir de la nécessité pour l'individu d'accepter n'importe quel travail, et permet de redonner du sens à son métier, qui passe de nécessité de survie, à enrichissement du quotidien, créateur de sens.

La société de décroissance est donc nécessairement une société non travailliste. Le temps de travail y est réduit, c'est à dire que les travailleuses et travailleurs ont d'avantage de vacances, de congés (en tout genre) et de pauses, et que leur temps hebdomadaire est réduit. Le partage du temps de travail permet certes de créer de l'emploi, mais ce n'est pas une nécessité en soi. Ce qui compte étant d'améliorer la qualité de vie et les conditions de travail de chacune et de chacun.

La société de décroissance se passe des métiers nuisibles. La publicité, la création de société offshore, l'évasion fiscale, l'armée, la construction d'automobile ou d'autoroutes, la production de gadgets, sont quelques exemples de secteurs qui seront reconvertis dans une économie de la décroissance. Seuls les métiers œuvrant dans le sens du bien commun seront maintenus.

On privilégiera la création immatériel (et je ne parle évidemment pas d'un leurre de l'immatériel comme internet qui est un pollueur massif et un consommateur de ressources importantes) sur la production matériel.

Une économie relocalisée

Les secteurs clefs de l'économie de la décroissance sont ceux qui permettent de faire aboutir une nouvelle société du bonheur, en équilibre avec les écosystèmes et la biosphère, ayant résolu la crise sociale, et étant sortie du consumérisme matérialiste au profit d'une multiplication des échanges et des liens sociaux.

Une première nécessité sera de relocaliser toutes les activités humaines. Le tourisme de masse à l'autre bout de la planète sera remplacé par un tourisme local, les gens exerceront leur emploi à proximité de leur logement, et on préférera la consommation de la production locale sur celle du marché mondial.

Il s'agit donc d'appliquer une certaine forme de protectionnisme, c'est à dire de subventionner la production locale (pour autant que cette production aille dans le sens du bien commun) et de taxer les productions étrangères. On est bien loin du dogme du libre-échange tant prisé par les économistes libéraux !

La relocalisation de l'économie s'accompagnera d'une relocalisation politique, c'est à dire d'une décentralisation du pouvoir politique. Ce mouvement de décentralisation est essentiel pour penser un projet de décroissance. C'est en rendant un maximum d'autonomie à l'être humain que la décroissance pourra le libérer de l'aliénation capitaliste et productiviste.

Attention toutefois : relocaliser et décentraliser ne signifie nullement qu'une planification concertée ne soit pas nécessaire. Une planification des échanges économiques et une planification de la production relocalisée par entité politique relocalisée est souhaitable. (La planification de la production dépend de choix démocratiques, mais elle doit aboutir à une planification selon les besoins.)

L'aboutissement de ce processus de relocalisation permettra d'atteindre une démocratie directe pure et de se passer de démocratie parlementaire. Quant à l’État, il subsistera sous une forme certainement plus édulcorée.

Enfin, l'économie de la décroissance est nécessairement une économie de petites entités économiques, ce qui exclut d'office l'existence d'entreprises à taille surdimensionnée (ou hégémonique du type multinationale).

Auto-production

Une société de décroissance doit viser un haut niveau d'auto-production collectif et individuel. Pour cela il faut viser à l'auto-suffisance alimentaire qui répond à un besoin fondamental de l'être humain, à savoir : se nourrir.

L'auto-suffisance alimentaire ne doit plus dépendre de l'agriculture productiviste, c'est dire du cercle vicieux des pesticides et des engrais (les pesticides détruisant les sols, il faut ensuite utiliser des engrais). C'est pourquoi, le passage à une agriculture biologique et agro-écologique (locale évidemment) est essentiel.

La planification des échanges dépendra de la capacité des individus et de la société à répondre à leurs besoins par eux-mêmes (notamment par l'association sous forme de services d'échanges locaux ou de groupement d'agriculteurs et de demandeurs).

Le protectionnisme devrait encourager ces pratiques.

Quelques chantiers économiques

Une économie de la décroissance est un vivier d'emplois, tant le nombre de changements est élevé.

Le passage à une agriculture biologique et agro-écologique est l'un de ces chantiers. L'extension du recyclage, ou le développement de centres de troc en est un autre. Inévitablement, il s'agira aussi de passer à une production énergétique (décentralisée) fondée sur les énergies renouvelables, ainsi que d'améliorer l'efficience de toute la production et de toutes les infrastructures en terme de coût écologique (notamment en ressources) et énergétique. En outre, il faudra réaliser le passage du transport privé au transport public (en augmentant l'offre et en rendant accessible l'accès).

Bien entendue, d'autres secteurs clef dans la construction d'une société plus humaine sont d'ores et déjà bien connus : la culture, l'art, l'éducation et la santé. Ces secteurs doivent recevoir les moyens proportionnels à leur haute importance et on ne peut transiger sur ce point.

Impacts indirects

Les changements proposés plus haut ne vont pas avoir que des conséquences directes positives, mais aussi des conséquences positives indirectes (transversalité). Ainsi, une société plus sobre (moins portée aux excès en tout genre), plus solidaire, plus sociable, plus humaine, et plus écologique, est une société où il fait bon vivre. Imaginez bien cette société du temps libre, du travail enrichissant, du lien social, et d'une vie active chez soi (comprendre proche de son chez soi). Cette société ne produira plus de criminalité, de mal-être, de haine de l'Autre, de stress, d'accident de voiture, de guerre pour le contrôle des ressources, de fanatisme, d'obésité, d'addiction aux anti-dépresseurs, de violence, de frustration, de conflit (à toutes les échelles) ; bref la décroissance se propose de réaliser la société tant rêvée par nombre d'utopistes, à la différence que c'est une utopie plus réelle que la réalité que nous vivons qui n'est qu'une illusion vendue par des escrocs !

La décroissance, une lutte politique ici et maintenant

L’idéologie de la décroissance représente une chance fantastique et inestimable pour la gauche de proposer un nouveau modèle de société rassembleur. Il ne tient qu'à elle de s'en saisir et de se faire le héraut de ce rêve prophétique. Il appartient en outre à chacun et à chacune de se faire citoyen-militant et d’œuvrer à la conversion du plus grand nombre. Seule la mobilisation des masses dépolitisées et leur repolitisation permettra d'obtenir un front assez large pour faire face à nos adversaires productivistes, tenants du capitalisme libéral.

La décroissance sera le prochaine étape de l'évolution humaine, ou l'humanité ne sera pas, ravagée par les guerres et son propre aveuglement auto-destructeur !


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86 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 13 janvier 2012 08:32

    Une société qui consomme toujours plus ne peut respecter l’environnement et épuise tôt ou tard les ressources essentielles à la vie. Il ne peut y avoir de croissance infinie sur une planète finie.........
    http://2ccr.unblog.fr/2011/01/03/de-quoi-avons-nous-besoin/


    • rastapopulo rastapopulo 18 janvier 2012 01:38

      Les nouvelles puces gravées au nm ou le thorium n’existe pas dans votre monde ! La vie au moyen age (froid, famine,...) n’a rien de naturel pour la race humaine. Et qui a les normes de pollution les plus strictes au monde ? Bon allez j’arrête.


    • ludwigvonprinn 13 janvier 2012 11:10

      Une certaine décroissance ou plutôt un changement de mode de vie , pourquoi pas, mais impossible sans décroissance démographique drastIque .
      Cette dernière permettra de restaurer la biodiversité et l’ accession à chacun d’ un droit élémentaire : le droit à un espace vital de base .
      Une population mondiale rendue bien moins nombreuse aura pour avantages une consommation bien moindres de sources d’ énergie , une pollution en forte réduction , un environnement purifié
      et sûrement une plus grande joie de vivre !


      • Mycroft 13 janvier 2012 13:22

        Tout a fait d’accord, c’est la grande limite du texte de l’auteur.

        Si on admet l’espace utile comme fini (et de fait, tant qu’on ne sera pas capable de s’installer sur une autre planète, il le restera), alors, on ne peut envisager une croissance infinie.

        La croissance économique, en mélangeant allègrement les idées et concept avec les éléments matériel, nie complètement ce caractère fini du monde et des ressources physique.

        Cependant, ceux qui ne veulent pas restreindre la croissance démographique font exactement la même erreur. Car il partent du principe (en supposant l’ensemble des ressources constante) qu’on peut vivre avec de moins en moins de ressource, sans limitation. Ce qui n’est pas vrai.

        La décroissance doit donc être également démographique.

        Le monde des idées n’est à priori pas limité, laissant croire aux capitalistes classiques la possibilité d’une croissance infinie. C’est oublier qu’on ne vie pas d’idée. Que l’optimisation des système énergétique ne peut dépasser un certain stade (un rendement supérieur à 1, c’est un non sens). C’est également oublier qu’une idée, pour s’appliquer, a toujours besoin d’un support physique.

        Le fait que notre société ne puisse continuer dans cette voie est donc une évidence. Mais réduire cette course en avant vers le mur implique de réduire, puis de supprimer la croissance de la population, c’est aussi une évidence. De plus, étant donné qu’on peut maitriser la planète avec une population bien plus faible que la population actuelle (car un nombre d’individus n’interviennent pas dans le procésus de maitrise, par l’humanité, de la terre)

        La grande question est « comment réduire drastiquement l’augmentation de la population sans provoquer un vieillissement de la population qui a un effet complètement désastreux sur l’évolution du monde ».


      • Adrien Faure Adrien Faure 13 janvier 2012 13:46

        Les démographes ont démontré que nous étions dans un processus de transition démographique qui devrait stabiliser la population mondiale à 9 ou 10 milliards de personnes. 

        Selon l’ONU la production alimentaire actuelle permet de nourrir 12 milliards d’individus. Simplement elle est mal répartie... 

         « Il n’y a pas trop d’êtres humains, mais trop d’automobilistes. » Paul Ariès


      • Mycroft 13 janvier 2012 18:18

        Comme je l’ai dit plus haut, à quoi ça sert d’être 12 milliard quand on peut être 120 millions et avoir la même influence sur la planète ?

        Nous n’avons pas seulement besoin de nourriture. Mais aussi de moyens de maitriser la planète, d’espace, d’énergie et de chauffage.

        On a également besoin, si on veut progresser intellectuellement, d’outil informatique, électronique et physique pour effectuer des expérimentations et des calculs qu’un être humain n’est pas capable de faire.

        Qu’on puisse arrêter les loisirs gourmand en ressource (et le tourisme et sans doute le premier d’entre eux), oui. Qu’on puisse sédentariser les populations, oui. Mais attention à ne pas brider la science pour cause de rigueur.

        Se concentrer sur l’alimentaire, c’est éluder le gros du problème.


      • etychon 13 janvier 2012 18:23

        Notre grand spécialiste de l’INED, Monsieur Dumont, prévoit effectivement une stabilisation de la population mondiale autour de 10 milliards à partir de 2050 aux alentours de 0.4 %. Ce qui sur 100 ans représente 4 milliards de plus...C’est ce que vous appelez stabilisation ? En réalité les démographes sont comme les économistes... Nuls


      • etychon 13 janvier 2012 18:40

        Le Soleil Vert ???


      • rastapopulo rastapopulo 18 janvier 2012 01:46

        Nous, riches, décrétons que les pauvres sont trop.... 

        ....Et la stabilisation de la population avec élévation du niveau de vie est le quantième tabous de votre idéologie ?


      • anty 13 janvier 2012 11:14

        La décroissance est une utopie


        On peut décroître jusqu’à un certain point (on atteint le fond ) mais après il faut de nouveau croître l’accroissement de la population mondiale oblige.

        De toute façon tous les indicateurs économiques ne peuvent pas être en baisse sinon c’est la récession , chômage en plus catastrophe quoi..

        Enfin tous les pays ne seraient pas forcément d’accord avec cette vision des choses né en occident...

        • Adrien Faure Adrien Faure 13 janvier 2012 15:00

          « La question que la société moderne doit se poser au sujet de la crise écologique c’est : faut-il subir une récession économique provoquant chômage et aggravation de la crise sociale ou alors faut-il faire le pari de la décroissance, c’est à dire d’une réduction planifiée démocratiquement de notre empreinte écologique ?

          Les conséquences du réchauffement climatique (catastrophes naturelles, montée des eaux, migrations massives de réfugiés climatiques, désertification, raréfaction de l’eau douce, etc.), couplées à celles de l’épuisement des ressources (chute de pans entiers de la production par manque de certains métaux, chute des échanges commerciaux par manque de pétrole, etc.) et à celles de la chute de la biodiversité (par exemple le coût de la disparition des abeilles pour la pollinisation) signifient une récession majeure qui entraînerait l’humanité dans le chaos et la barbarie.

          La seule façon d’éviter cela, de résoudre la crise écologique, consiste à limiter notre impact écologique aux capacités de régénération de la Terre. Pour cela, il est nécessaire de sortir du dogme de la croissance, et de repenser notre mode de vie sur des bases plus respectueuses de notre environnement. »


        • Voxien2011 13 janvier 2012 17:25

          Bonjour

          La décroissance ne désigne pas un concept économique. Elle ne parle pas du taux de PIB, même s’il est claire qu’il y a nécessité de décroitre matériellement jusqu’à un certains niveau. La décroissance a pour objectif de dés-économiser nos vie et aussi les institutions.

          Décroissance ne veut pas dire récession. Il n’est pas question de décroitre pour décroitre, ça serait aussi absurde que la croissance pour la croissance, religion actuelle, qui fait fit notamment des destructions écologiques, sociales, culturelles et politique.

          Décroissance est un mot, un mot obus, dont l’objectif est secouer les esprits dont l’imaginaire est conquit par l’économisme et la religion de la croissance : (Problème sociaux ? Il nous faut de la croissance ; Problème environnementaux ? Il nous faut de la croissance ; Problème culturels ? Il nous faut de la croissance ; Problème dans l’éducation ? Il nous faut de la croissance ; Problème dans enseignement supérieur et la recherche ? Il nous faut de la croissance ; Problème de chômage ? Il nous faut de la croissance ; Problème des retraites ? Il nous faut de la croissance ; Problème de la sécurité sociale ? Il nous faut de la croissance ; ...etc. )

          Le véritable objectif poursuivit par la pensée de la Décroissance est la décolonisation de l’imaginaire, ceci pour enfin commencer à penser autrement les problèmes que par l’économisme et l’accumulation et l’accroissement du PIB.

          En fait, comme le dit Serge Latouche, il s’agit plutôt d’a-croissance comme on parle d’a-théisme, c.à.d devenir des athées de la religion de la croissance.

          Quant au problème démographique, c’est d’abord un argument mis en avant pour ne jamais commencer à réfléchir autrement que par l’économisme c.à.d la croissance + les modèles mathématiques + les chiffres + les statistiques + le capital + ...etc.

          Commençant par réfléchir autrement en décolonisant les imaginaires.

          Parce que même si on était seulement 1 milliards d’êtres humains et que l’on vivait tous comme un américain moyen, cette planète ne nous suffirait certainement pas. On finira par l’épuiser.

          Rendez vous compte que 500 cliques par jours pendant une années suffit à consommer votre quota carbone pour l’année. à partir de là vous puisez tout le reste pour vos diverses activités et alimentations dans le quota des autres.

          Rendez vous compte qu’un allé/retour Paris-Now York suffit à épuiser votre quota carbone pour toute l’année.

          Rendez vous compte qu’il faut 356 grammes de pétrole pour produire 1 gramme de puce électronique.

          Rendez vous compte qu’il faut 20 barils de pétroles pour produite un PC.

          Rendez vous compte que les choses que vous mangez font plusieurs milliers de kilomètres avant d’atterrir dans vos assiette.

          Il ne s’agit pas de stigmatiser qui que ce soit, mais il est important de savoir certaines choses pour se rendre compte qu’il est urgent de penser autrement, de réfléchir tous ensemble au lieu de laisser les élites du systèmes pondre encore d’avantage de solutions économissistes, dans un intérêts capitaliste (y compris le capitalisme d’état et le capitalisme privé), c.à.d toujours l’accumulation et l’accroissement des capitaux et du PIB.

          L’urgence est de devenir des athées de la croissance, l’urgence est de pensée autrement, l’urgence est de ne plus laisser les élites penser à la place des peuples, l’urgence est aussi à la démocratie réelle, voir les conférences de Mr Etienne Chouard.


        • Voxien2011 13 janvier 2012 17:33

          En 2011, à partir du 27 Septembre nous avions commencé à puiser dans le patrimoine écosystémique planétaire de 2012.

          Alors qu’en 2010, c’était en Octobre qu’on avait commençait à puiser dans le patrimoine de 2011.


        • rastapopulo rastapopulo 18 janvier 2012 01:42

          J’adore comment vous bâtissez sur des certitudes à 40 ans. Le pic huile est assez typique du genre. A l’époque 25% d’un puit était récupéré...


        • devphil30 devphil30 13 janvier 2012 11:33
          Je ne suis globalement pas contre vos idées MAIS pouvez vous détailler ces points qui me paraissent très généraliste et peu applicables 

          « Le revenu d’existence permet de sortir de la nécessité pour l’individu d’accepter n’importe quel travail, et permet de redonner du sens à son métier, qui passe de nécessité de survie, à enrichissement du quotidien, créateur de sens. »
          Comment est t’il financé ?
          Si tous les monde abonde dans le sens du revenu d’existence , il y a une impossibilité à le financer ...

          « La société de décroissance est donc nécessairement une société non travailliste. Le temps de travail y est réduit, c’est à dire que les travailleuses et travailleurs ont d’avantage de vacances, de congés (en tout genre) et de pauses, et que leur temps hebdomadaire est réduit. Le partage du temps de travail permet certes de créer de l’emploi, mais ce n’est pas une nécessité en soi. Ce qui compte étant d’améliorer la qualité de vie et les conditions de travail de chacune et de chacun. »

          Si décroissance alors moins de matérialisme mais quid des vendeurs de téléphone portables en boutique , des vendeurs de télé etc ...cette approche sera génératrice de chômage et la travail partiel est bien connu comme étant un piège pour els travailleurs qui n’ont aucun poids dans l’entreprise du fait de leur précarité financière ( caissière , interimaire etc ...).

          La baisse du nombre d’heure de travail ou son partage va générer une baisse des revenus ...

          C’est un appauvrissement de la société car aujourd’hui des personnes n’arrivent pas à boucler les fins de mois alors comment prôner la décroissance , le partage du temps de travail , le maintien des conditions de vie dans une société moins matérialiste.

          « La société de décroissance se passe des métiers nuisibles. La publicité, la création de société offshore, l’évasion fiscale, l’armée, la construction d’automobile ou d’autoroutes, la production de gadgets, sont quelques exemples de secteurs qui seront reconvertis dans une économie de la décroissance. Seuls les métiers œuvrant dans le sens du bien commun seront maintenus. »

          Très utopique , l’évasion fiscale n’est pas un métier à ma connaissance.

          Pour l’armée ce n’est pas seulement du fait d’un pays mais de l’ensemble des pays et c’est pas gagné surtout avec les tensions actuelle.

          Si je comprend la décroissance est un retour à des modes anciens de fonctionnement , pourquoi ne pas prôner une approche futuriste des déplacements automobiles plutôt que de cataloguer les automobiles en industrie nuisible , c’est le pétrole qui est nuisible pas les voitures 

          C’est quoi une économie de décroissance ? 


          « Une première nécessité sera de relocaliser toutes les activités humaines. Le tourisme de masse à l’autre bout de la planète sera remplacé par un tourisme local, les gens exerceront leur emploi à proximité de leur logement, et on préférera la consommation de la production locale sur celle du marché mondial. »
          Exercer son emploi à proximité ...encore faut il en avoir un et cela dépend de l’activité propre à chaque département et région. 

          Philippe

          • Adrien Faure Adrien Faure 13 janvier 2012 13:36
            « Comment est t’il financé ?
            Si tous les monde abonde dans le sens du revenu d’existence , il y a une impossibilité à le financer ... »

            J’ai traité de manière approfondie la question du revenu d’existence, vous trouverez mon analyse sur le lien suivant :

            http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/28/l-allocation-universelle.html 

            « Si décroissance alors moins de matérialisme mais quid des vendeurs de téléphone portables en boutique , des vendeurs de télé etc ...cette approche sera génératrice de chômage et la travail partiel est bien connu comme étant un piège pour els travailleurs qui n’ont aucun poids dans l’entreprise du fait de leur précarité financière ( caissière , interimaire etc ...).  »

            Il faut imaginer une reconversion de tous les métiers qui seront touchés par un programme de décroissance. Par exemple dans l’agriculture ou dans les technologies de l’environnement.

            « La baisse du nombre d’heure de travail ou son partage va générer une baisse des revenus ... »

            Pas si nous redistribuons suffisamment les richesses, ou mieux, si nous mettons en place un système économique égalitaire de distribution des richesses.

            « Très utopique , l’évasion fiscale n’est pas un métier à ma connaissance.  »

            En Suisse, l’évasion fiscale représente un secteur créateur d’emplois.

            « Si je comprend la décroissance est un retour à des modes anciens de fonctionnement , pourquoi ne pas prôner une approche futuriste des déplacements automobiles plutôt que de cataloguer les automobiles en industrie nuisible , c’est le pétrole qui est nuisible pas les voitures   »

            La voiture consommera toujours trop de ressources. Mieux vaut la remplacer par les transports publics.

            « C’est quoi une économie de décroissance ?   »

            C’était le propos de ce petit texte. Mais je vous invite à lire Serge Latouche, Nicolas Ridoux, Tim Jackson, ou Paul Ariès pour davantage d’informations.

            « Exercer son emploi à proximité ...encore faut il en avoir un et cela dépend de l’activité propre à chaque département et région.   »

            Il y a des politiques publiques types que l’on peut mettre en place pour relocaliser l’emplois. Comme de fixer des pourcentages d’emplois locaux que doit créer une entreprise étrangère s’implantant dans une région. 





          • devphil30 devphil30 14 janvier 2012 06:23

            Ce n’est pas une réponse , vous ne développez pas vos arguments.
            Je pense que la croissance à tout prix n’a pas de sens en terme écologique et finalité de vie mais la décroissance est une aberration , une utopie allant à l’encontre de la nature humaine.

            C’est la société matérialiste qui est pervertie par un besoin de croissance permanent , une sorte de fuite en avant mais économique que faisons des gens qui se retrouvent sans activité.

            Dans votre blog , vous indiquez que le financement se ferait par le remplacement des allocations de sécurité sociale ( allocations , familiales etc ...) ce raisonnement ne tient pas compte de la justice sociale.
            Vous proposez de répartir unilatéralement des ressources distribués sur la base actuellement de quotient familial , cela me semble pas très juste ....


          • ludwigvonprinn 13 janvier 2012 13:40

            La société de décroissance de l’ auteur est celle où la croissance démographique serait infinie et la part de gâteau de chacun décroissante .
            La sobriété alimentaire imposée par l’ apport de convives supplémentaires nous mènerait alors à la malnutrition .
            Mmême si l’ agriculture biologique est recommandable , il n’ est absolument certain qu’ ele puisse subvenir aux besoins même frugaux d’ une population croissante .


            • Adrien Faure Adrien Faure 13 janvier 2012 13:45

              Les démographes ont démontré que nous étions dans un processus de transition démographique qui devrait stabiliser la population mondiale à 9 ou 10 milliards de personnes. 

              Selon l’ONU la production alimentaire actuelle permet de nourrir 12 milliards d’individus. Simplement elle est mal répartie... 

               « Il n’y a pas trop d’êtres humains, mais trop d’automobilistes. » Paul Ariès


            • El Nasl El Nasl 13 janvier 2012 13:51

              devphil30 : «  Si décroissance alors moins de matérialisme ... générer une baisse des revenus ... C’est quoi une économie de décroissance ?  »

               Il y a 2/3 siècles notre seule capacité à transformer notre environnement , à se mouvoir dans l’espace , à créer de la richesse était notre propre force physique (bras ,jambe ) , la force animale , et du renouvelable (bois , éolien et hydraulique ).
               Aujourd’hui nous utilisons ce qu’on appelle des esclaves energétiques c’est à dire le couple energie + machine . Entre ce que nous pouvons créer par nous même (notre propre force physique ) et ce que nous consommons en totale , le rapport est de 1 à plus de 100 ( 120 environ en France ) dans les pays de l’ocde . Ce rapport énorme signifie deux choses . premièrement que l’humain représente moins de 1 % dans la création totale de richesse (même si c’est lui qui invente et opère sur ces machines ) et les esclaves energétiques représentent plus de 99 % (1) . Deuxièment , l’Energie est le determinant qui pilote si il y a croissance , stagnation , décroissance/récession .

               regardons l’energie . Le pétrole représente actuellement 1/3 du mix energétique , marché mondialisé , a des propriétés physico chimique formidable ( environ 10 kwh /l , liquide à temp et pression ambiante ) . Ce pétrole a structuré la croissance dans les pays de l’ocde ces 100 dernières années . dans ce pétrole il y a deux « qualités » le conventionnel ( le plus facile et le premier a être extrait ) qui représente environ 3/4 du total , et du non coventionnel ( le plus difficile à extraire offshore , sable lourd , agrocarburant , gaz to liquide et charbon to liquide ) qui représente 1/4 du total . Nous avons passé le pic pétrole conventionnel en 2006 ( c’est officiel ) , pour maintenir le total aux alentours de 88 mb /j nous devons aujourd’hui compenser la déplétion du conventionnel par du non conventionnel . à partir de 2015 , la mise en production de non conventionnel ne sera pas suffisante pour compenser la déplétion du conventionnel et nous aurons alors un pic total du pétrole .

               regardons les conséquences . Au niveau économique , la crise des subprimes au usa , comme la crise de la dette en Europe sont une conséquence directe du pic pétrole conventionnel de 2006 , c’est à dire une conséquence du ralentissement de la croissance dû à l’entrée en stagnation de la conso de cette energie . En Europe c’est depuis 2005 , pas parce que nous somme plus ecolo ou plus éfficient , mais tous simplement parce que nous ne pouvons plus consommer plus .Notre filet de sécurité était la mer du nord avec 6 mb/j au moment du pic local en 2000 , aujourdh’ui nous sommes environ à 4 mb/j et nous consommons environ 14 mb/j soit une importation de 10 mb/j les 2/3 du total .au usa leur filet de sécurité était leur propre production , 10 mb/j au moment du pic local en 1970 , aujourd’hui 5 mb/j , ils consomment plus de 20 mb/j en importe plus de 15 mb/j soit les 3/4 .
               Ceci n’est que le début , la situation va naturellement empirer avec ,l’entrée en déplétion globale à partir de 2015 , donc une entrée en récession ou décroissance économique selon la manière dont on aborde la problèmatique , qui durera des dizaines d’années , car sur terre nous n’avons pas l’energie et nous ne disposons pas encore des technologies qui permerttraient de la produire (contrainte energétique ) , pour permettre la croissance à plus de 7 milliards d’habitants et ceci sans avoir un impact majeur sur notre environnement (contrainte environnementale ) . 
               J’ajoute notre croissance s’est réalisé sur le dos du reste de la planète , nous (pays de l’ocde ) représentons moins de 20 % de la population mondiale mais nous consommons 80 % des ressources que nous possédons pas .
                   

               nous allons donc « subir » un réequilibrage d’environ 120 esclaves ernergétique à 30 à 40 esclaves energétiques . soit ont le gére comme des adultes dans le calme et la paix , on appelle ça la décroissance , soit on le gère pas , on laisse les évenements dicter , avec toute les conséquences nefastes on appelle ça la récession .  

               Pour approndir le sujet car il y a beaucoup à dire :

               sur le pétrole : http://petrole.blog.lemonde.fr/
               sur la notions d’esclaves energétiques : http://www.manicore.com/documentation/esclaves.html
               sur les contraintes : http://www.manicore.com/documentation/serre/kaya.html
               sur la résilience : http://avenirsanspetrole.over-blog.com/

               quelques vidéos  : 
               colloque à l’assemblée nationale sur le pic pétrole : Jean Marc Jancovici
                Bernard Durand
                Yves Cochet

               à voir très pédagogique (2 vidéos )  : http://www.scoplepave.org/l-energie
               conférence Jean Marc Jancovici : http://www.voie-militante.com/politique/ecologie-politique-2/conference-jean-marc-jancovici-contrainte-carbone/
                 


              • Politeia 13 janvier 2012 15:48

                Merci beaucoup pour ce commentaire. Je diffuse smiley


              • devphil30 devphil30 14 janvier 2012 06:40

                Merci pour votre commentaire très interessant


              • John_John John_John 13 janvier 2012 14:32

                Du délire de A à Z. On bafoue les droits de l’homme et on fait croire que l’argent ça pousse aux arbres. Yen a un qui devrait arrêter la fumette rapidement...


                • Politeia 13 janvier 2012 16:04

                  Dans tous son article l’auteur n’a pas utilisé une seule fois le mot « Argent ». Et vous, en deux lignes vous n’avez pas put vous en empêcher. Vous êtes dans une logique complètement différente de celle de l’auteur. Pour vous l’argent est une fin en soi et vous êtes incapable de concevoir que l’on puisse vivre sans.


                • John_John John_John 13 janvier 2012 18:20

                  Si vous voulez vivre sans argent, alors arrêtez de vouloir prendre celui des autres ! L’auteur parle explicitement de confisquer les moyens de production, donc la richesse, et de financer un revenu universel, donc de l’argent. 


                • Adrien Faure Adrien Faure 13 janvier 2012 19:04

                  « Si vous voulez vivre sans argent, alors arrêtez de vouloir prendre celui des autres ! L’auteur parle explicitement de confisquer les moyens de production, donc la richesse, et de financer un revenu universel, donc de l’argent. »

                  C’est la justice sociale qui est recherchée ainsi.
                  Car les possesseurs des moyens de production exproprient par leur statut de possesseur, une part de la valeur du travail des non possesseurs. 


                • John_John John_John 13 janvier 2012 19:12

                  « C’est la justice sociale qui est recherchée ainsi. » Ne pas respecter les droits des individus, c’est le contraire de la justice sociale. Mettre en place un régime tyrannique qui empêche la création de richesse et qui donc appauvrit tout le monde contre leur volonté, c’est le contraire de la justice sociale.


                  « Car les possesseurs des moyens de production exproprient par leur statut de possesseur, une part de la valeur du travail des non possesseurs. »
                  Analyse marxiste ridicule. Relisez un siècle d’analyses économique, vous vous êtes arrêté aux délires communistes du XIXème. Jusqu’à preuve du contraire, on n’empêcher personne de se mettre à son compte ou de créer une entreprise.

                • Adrien Faure Adrien Faure 13 janvier 2012 20:04

                  Les analyses sont toujours d’actualité.
                  Et ce ne sont pas vos arguments d’autorité qui vont me faire changer d’avis. 


                • Adrien Faure Adrien Faure 13 janvier 2012 20:06

                  *Les analyses marxistes je voulais dire


                • John_John John_John 13 janvier 2012 20:37

                  Si vous voyagez dans le temps et que vous êtes en 1880, alors oui, les « analyses » marxistes sont d’actualité. Si vous êtes en 2012, comme la plupart des gens je pense, alors ce ne sont que des élucubrations ridiculisées depuis longtemps. Marx n’a rien compris à l’économie, et ce n’est pas nouveau, il n’y a qu’à regarder le simple fait qu’il n’a pas compris la subjectivité totale de la valeur. D’ailleurs tous les régimes économiques « planifiés » se sont soldés par des échecs et des économies moribondes, alors que les régimes libres ont toujours mené à une augmentation de la richesse, comme c’était prévu. Vous êtes bien endoctriné, c’est triste. Vous devez encore murir et apprendre à penser par vous même.


                • Adrien Faure Adrien Faure 13 janvier 2012 20:50

                  Savez-vous que les analyses marxistes sont encore enseignées dans en science politique, en sociologie, et en géographie ? 
                  Votre remise en question de la pertinence de la pensée de Marx est parfaitement subjective.


                • John_John John_John 13 janvier 2012 21:18

                  Enseigné par certains professeurs marxistes complètement contaminé par l’idéologie gauchiste primaire qui prévaut dans l’Education Nationale, rien de valable là dedans. La fausseté des analyses de Marx n’est pas subjective, elle a été prouvé par les faits économique concrets et par tous les prix nobels d’économie du XXème siècle, cultivez vous un peu !


                  S’il y a de la subjectivité dans mon discours c’est à la rigueur en ce qui concerne la place de l’Etat, mais là encore ma « subjectivité » est partagée par les 95% de gens qui ne sont pas des extrémistes collectivistes, et par 100% des individus qui comprennent un minimum les fondements de l’économie. Le peuple mandante l’Etat de défendre les droits des individus, pas pour les asservir au nom d’une idéologie collectiviste mortifère.

                  S’il y a une chose que vous devez intégrer, puisqu’apparemment ce n’est pas encore le cas, c’est qu’on ne produit pas de richesse sous la contrainte. C’est un fait humain, social et économique indiscutable. Si vous mettez un flingue sur la tempe des individus comme ont pu le faire les régimes dictatoriaux marxistes du XXème, ça finit toujours en catastrophe économique. On ne produit uniquement que quand on choisit librement de le faire, c’est ainsi, que ça vous plaise ou non. Maintenant si vous persistez à croire que vous aller forcer les gens à se lever le matin pour payer 80% d’impôts, et qu’ils ne vous foutront pas dehors à grand coup de pieds au c**, alors mon pauvre je vous laisse dans vos rêves, on ne peut plus rien pour vous ! 

                  Au fond je comprends, vous êtes jeune, idéaliste et influençable, votre peu de connaissance de l’économie et votre propension à rêver vous ont conduit à gober les énormités de quelques idéologues illuminés, soit. Mais grandissez, le collectivisme est aussi mort que la monarchie absolue ; mettez plutôt vos neurones à contribution pour quelque chose d’utile et oubliez ces vieilles lunes ridicules, vous perdez votre temps. Et il y a des vrais débats bien plus importants de nos jours, des défis à relever, des tas de choses à améliorer ! 

                • Adrien Faure Adrien Faure 13 janvier 2012 22:18

                  Je pense mon cher John que vous sous-estimez ma pensée en me réduisant à un simple collectiviste.
                  Je me réjouis de publier sur ce forum l’entier de mes théories afin que vous puissiez juger de la totalité. 


                • John_John John_John 13 janvier 2012 22:35

                  La pensée dirigiste a beau être complexe, elle n’en est pas moins fausse. Discuter d’économie avec quelqu’un qui croit vraiment à la planification, c’est comme discuter de l’homo sapiens avec un créationniste américain : ça ne sert à rien, il a une vérité religieuse en tête et tous les fossiles du monde ne suffiront pas à ébranler sa foi.


                  Continuez donc de croire que vos idées sont valides, que voulez vous que je vous dise, vous ne voyez pas les preuves irréfutables de leur échec, je n’ai pas envie de perdre mon temps. Tant pis, puisse la lecture d’intellectuels tels Bastiat ou Hayek vous ouvrir les yeux, un jour.

                • JL JL1 14 janvier 2012 08:38

                  jojo,

                  Discuter d’économie avec quelqu’un qui croit vraiment à la main invisible, c’est comme discuter de l’homo sapiens avec un créationniste américain. (*)

                  Vous disiez : « Oui l’Etat garanti la propriété privée, parce que c’est son but premier »

                  Non, non et non ! Vous avez tort !  le but premier de l’Etat c’est de garantir la sécurité des citoyens lesquels en échange abandonnent un peu de leur liberté.

                  Vous voudriez que la communauté protège la propriété de la minorité, et dans le même temps trouvez normal que la minorité utilise cette propriété privée (les usines, les brevets, ...) pour asservir la communauté ? Vous êtes fou ? Ou bien vous venez d’une autre planète ?

                  Si l’on remplaçait vos contre-vérité, vos insultes à l’intelligence et à la vertu par des jurons de niveau outrancier équivalent, vous seriez exclus à la seconde même de ce site. Même cette simple évidence, vous n’êtes pas en état mental et intellectuel de la comprendre.

                  (*) cette phrase a du sens, contrairement à la votre qui dénigre la planification. La planification est à la main invisible ce que la science est à la superstition. Maintenant, vous pouvez critiquer la compétence des planificateurs, ou leurs valeurs, mais à la condition de vous montrer plus intelligent ou plus vertueux qu’eux. Ce n’est pas tout de s’en remettre à ses idoles de lecture, encore faut-il avoir donné du sens à ce qu’on a lu, ce que visiblement vous n’avez pas fait.


                • John_John John_John 14 janvier 2012 11:09

                  « Vous disiez : »Oui l’Etat garanti la propriété privée, parce que c’est son but premier« 

                  Non, non et non ! Vous avez tort !  le but premier de l’Etat c’est de garantir la sécurité des citoyens lesquels en échange abandonnent un peu de leur liberté. »

                  JL, JL, mon cher JL, votre coeur ! Faites attention ! Vous avez le droit de récitez vos bêtises gauchistes, mais prenez garde à votre santé ne vous excitez pas comme ça ! 

                  Si, bien évidemment, j’ai raison, dans un état de droit (« L’état de droit ou la primauté du droit est une situation juridique dans laquelle chacun est soumis au respect du droit, du simple individu jusqu’à la puissance publique) le rôle de l’Etat est de garantir la continuité du respect des droits, donc les droits à la vie, à la sécurité, à la liberté, à la sécurité. Et garantir la sécurité peut se faire sans restriction de liberté. Je vois au passage que vous continuez à confondre libéralisme et anarchie alors que je vous ai déjà prouvé que c’était différent. 

                   »Vous voudriez que la communauté protège la propriété de la minorité, et dans le même temps trouvez normal que la minorité utilise cette propriété privée (les usines, les brevets, ...) pour asservir la communauté ? Vous êtes fou ? Ou bien vous venez d’une autre planète ?« Il n’y asservissement que dans l’esprit malade d’une poignée de gauchistes idéologue qui vivent encore en 1850. Chez les gens normaux, personne n’est obligé d’être salarié, aucune domination / asservissement / whatever là dedans. De plus, les brevets que vous vomissez à longueur de temps font grandement débat chez les libéraux. Certains y voit clairement une restriction des libertés, et la propriété intellectuelle est notamment remise en cause par le libéralisme.

                   »Si l’on remplaçait vos contre-vérité, vos insultes à l’intelligence et à la vertu par des jurons de niveau outrancier équivalent, vous seriez exclus à la seconde même de ce site. Même cette simple évidence, vous n’êtes pas en état mental et intellectuel de la comprendre.« Que de bile, que de ressentiment ! Vous ne devez pas être très heureux dans votre vie pour être aigris à ce point. Je vous plains, sérieusement.

                   »La planification est à la main invisible ce que la science est à la superstition." LOL, allez expliquer ça aux nord-coréen ^^ 

                  Bref, JL, retournez vous coucher, vous vous faites du mal.


                • JL JL1 14 janvier 2012 11:33

                  Pauvre John-John,

                  vous me faites penser à un malheureux estropié qui boîte et prétend être le seul à marcher élégamment.

                  Je vous conseille à mon tour le lit, mais en HP.


                • rastapopulo rastapopulo 18 janvier 2012 01:55


                  Les 30 glorieuses (avec plans industriels, lois anti-finance folle et crédit publique sans dette publique) est autant tabou pour les mondialistes de droite que les internationalistes de gauche alors le binaire... 

                  Les libéraux oublient bien commodément que le système financier actuel vient de la City (tout comme les banques centrales actuelles d’Angleterre). Le plus rigolo étant que Marx habitait Londres !

                  Quelle horreur l’économie mix des 30 glorieuses ou de Bismarck hein ?


                • anty 13 janvier 2012 14:44

                  De toute façon la décroissance existe dans notre pays qui s’appauvrit 

                  et elle existe dans le pays comme la corée du nord où cuba
                  Le moins qu’on puisse dire ce que cela ne plaît vraiment pas aux populations concernés
                   et en tout cas ne les pousse pas vers plus de décroissance.

                  • Adrien Faure Adrien Faure 13 janvier 2012 14:46

                    N’amalgamez pas récession et décroissance.
                    La décroissance est une limitation planifiée et démocratiquement choisie de l’impact écologique des activités humaines. Cela n’a rien à voir !

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