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Accueil du site > Actualités > Economie > La déflation des prix à la consommation, preuve éclatante de l’échec (...)

La déflation des prix à la consommation, preuve éclatante de l’échec des politiques monétaires

Malgré toute la propagande des politiciens, la déflation arrive en douceur, mais sûrement...

La déflation d’actifs générale qui nous a concernés en 2008 commence, comme je l’attendais, à s‘étendre aux prix à la consommation (taux d’inflation négatif sur un an) dans plusieurs pays importants.

Bien entendu, les économistes qui ont anticipé le contraire et n’avaient pas vu arriver la crise nous garantissent qu’il ne s’agit pas d’un phénomène sérieux, et que la tendance va s’inverser grâce une supposée “reprise” générée par des plans de relance qui ont tous échoué jusqu’ici et qui se mettraient soudainement à fonctionner.

L’Irlande est en déflation pour la première fois depuis plus de 45 ans. (source : Belfast Telegraph)

La Chine est en déflation pour la première fois depuis 2002, avec une chute des prix à la consommation de 1,6% sur un an. (source : Bloomberg)

Le Japon s’apprête à retourner dans la zone de la déflation qu’il avait temporairement quitté. L’inflation y est pour le moment de 0%. (source : Bloomberg)

Aux USA, le taux d’inflation y est pour le moment de 0% également. Ce pays est donc sur le point d’entrer dans la zone déflation. (source : FED de St Louis)

En Grande-Bretagne : malgré la forte dévaluation de la livre face aux autres monnaies (rappelons que nous sommes dans un régime de changes flottants, et que c’est le marché et non les états qui décident de la valeur des monnaies), qui aurait dû avoir un effet inflationniste, le taux d’inflation y a chuté rapidement, et n‘était plus que de 0,1% sur un an en janvier (source : Telegraph). Cela montre bien la force de la tendance en cours, largement capable de contrer les effets d’une dévaluation importante.

Ces observations sont l’occasion de parler de l’effet des politiques monétaires sur l’inflation

Les USA ont fait “tout ce qu’il fallait” en 2008 pour relancer l’inflation :
 


  • baisse des taux massive supposée “relancer le crédit”
     
  • déficit et forte hausse de la dette publique
     
  • politique de quantitative easing à partir de septembre 2008, avec un gonflement du bilan de la FED qui s’est mise à prendre en pension toutes sortes d’actifs plus ou moins douteux pour fournir en échange une masse de liquidités aux banques.
     

 

Malgré cela, comme au Japon, ces mesures n’ont eu aucun effet sur la progression de la crise et sur le taux d’inflation.

Nos dirigeants, conseillés par des économistes keynésiens convaincus de la validité de leurs modèles monétaires imaginent sans doute que l‘économie réagira sagement et conformément à leurs “multiplicateurs keynésiens” et autres équations plus ou moins compliquées, qui ont prouvé leur échec jusqu’ici.

Ils pensent que l’inflation est proportionnelle au rythme de création monétaire, et qu’elle peut se piloter à volonté, comme dans le schéma ci-dessous (avec éventuellement un petit temps de retard déflationniste comme sur la courbe verte) :

 

deflation

 

Ils oublient un point essentiel : nous sommes dans une situation de crise exceptionnelle, face à la plus grande bulle de crédit de l’histoire et face à un retournement de psychologie des foules lui aussi exceptionnel. Une masse d’opérateurs, qui avait baigné dans une douce euphorie depuis plus de 20 ans, est en train de revenir à la réalité. Et quand on a tiré l‘élastique vers un extrême (optimiste), il revient avec force vers l’autre extrême (pessimiste).

Cette psychologie des foules ne se met pas en équations, elle n’est pas linéaire mais “avalancheuse”, avec des effets de seuils brutaux et impossibles à prévoir et à piloter.

Plus clairement, dans le contexte actuel, au lieu du gentil modèle linéaire de nos économistes keynésiens, le vrai “modèle de réaction monétaire” a toutes les chances de ressembler à ceci :

 

 

Avec trois possibilités :

Absence totale d’intervention de l‘état

Vu la masse d’actifs douteux présents dans les banques, un bank run généralisé a de fortes chances de se produire (perte totale de confiance dans le système bancaire, tout le monde se précipite aux guichets des banques en craignant leur faillite).

Intervention limitée de l‘état (liquidation ordonnée de la bulle de crédit)

Jusqu‘à un certain niveau (comme pour les USA jusqu’ici et comme pour le Japon), le “malade” refuse de répondre aux “stimulations”. La déflation se maintient malgré la création monétaire, les opérateurs préférant attendre d’avoir du cash plutôt que des actifs qui baissent. Cela est vrai tant que la peur de détenir du cash est inférieure à la peur de détenir d’autres actifs.

Intervention excessive de l‘état (poursuite de la fuite en avant keynésienne dans le crédit)

Au-delà d’une certain niveau de fuite en avant et de création monétaire, c’est-à-dire de déficits publics et d’impression de fausse monnaie, la peur de détenir du cash finira par devenir supérieure à la peur de détenir d’autres actifs …

Seul problème : La peur n’est pas un sentiment qui se pilote ou se met en équations. En situation de crise elle évolue en panique.

On obtient alors un effet d’avalanche, où tous les opérateurs chercheront à changer leur cash pour d’autres actifs et des monnaies étrangères jugées plus sûres. Et on passerait alors très rapidement du mode “déflation” au mode “Zimbabwe”, qui aurait des conséquences bien pires encore.

Bien entendu, et quoi qu’en disent nos divers économistes keynésiens, nobélisés ou non, qui conseillent actuellement presque tous les décideurs politiques, personne n’a la moindre idée de l’endroit où se situe cette limite. L’expérience du Japon nous montre simplement qu’elle est sans doute encore assez éloignée …

Espérons que les dirigeants se montreront suffisamment raisonnables pour ne pas la franchir !

Loic Abadie

Le livre de l’auteur : La crise financière 2008-2010 : mode d’emploi pour la décrypter et l’exploiter (édition 2)


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38 réactions à cet article    


  • Reinette Reinette 17 mars 2009 10:55


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    • FYI FYI 17 mars 2009 11:14

      Quand les banques centrales se relâchent, ça sent l’hyperinflation...

      Le 5 mars entrera comme une date historique dans l’histoire du XXIe siècle, celle du début de la plus grande hyperinflation des temps modernes.

      Car ce jour, pour la première fois depuis sa longue existence de 315 ans, la Banque d’Angleterre, par la voix de son gouverneur Mervyn King et du Chancelier de l’échiquier Alistair Darling, a annoncé qu’elle mettait en route la planche à billets. Il s’agit d’imprimer 75 milliards de livres (environ 85 milliards d’euros), première tranche d’un total de 150 milliards de livres. Après avoir baissé son taux à 0,5%, le gouvernement Britannique estime qu’il s’agit de l’arme ultime capable d’empêcher que l’économie britannique sombre dans une grande dépression ou « souffre » d’un « excès de déflation ». En réalité, l’argent fraîchement imprimé servira à racheter des emprunts d’Etat et des obligations d’entreprise, en bref, à colmater les brèches d’un système bancaire agonisant.

      Cependant, même en Angleterre, personne n’est assez niais pour ne pas y voir le spectre menaçant de la grande crise hyperinflationniste de l’Allemagne de Weimar ou celle qui a ruiné plus récemment le Zimbabwe. Un éditorialiste du Telegraph note que « créer de l’argent, après tout, est une illusion - et, en temps normaux, conduit à une hyperinflation du type Zimbabwe ».

      Le fait que la mesure est qualifiée, en termes techniques, de « quantitative easing » (traduit en français comme « assouplissement », ou « relâchement » quantitatif), a réveillé le talent de plusieurs caricaturistes outre-Manche. Un dessin dans le quotidien The Independant montre Gordon Brown poussant une brouette remplie à raz bord avec des billets sous forme de rouleaux de papier hygiénique. Brown y annonce : « Je ne fais que sortir pour un peu de relâchement quantitatif »... En bref, Gordon Brown annonce la couleur, méfions-nous des odeurs !

      De son côté, la Banque centrale européenne (BCE) a baissé jeudi ses taux d’intérêts d’un demi point à 1,50% et son président Jean-Claude Trichet a annoncé que la BCE n’exclut pas d’adopter à son tour des mesures d’assouplissement quantitatif pour stimuler l’économie. « Je ne veux pas en dire plus pour le moment », a-t-il indiqué, ajoutant que la BCE communiquerait à ce sujet en temps voulu.

      En référence à ces propos, Christine Lagarde s’est félicitée que la BCE envisage des voies d’action « non conventionnelles » pour juguler la crise. « Ce qui est intéressant aujourd’hui, c’est de constater que, après la Fed, maintenant la Banque d’Angleterre, et peut-être la BCE -c’est en tout cas ce que laisse supposer les déclarations des uns et des autres- envisagent des mesures un petit peu alternatives et non conventionnelles », a-t-elle ajouté.


      • stephanemot stephanemot 18 mars 2009 06:29

        Ces risques de derapage des prix sont connus depuis le depart. On n’injecte pas impunement des trilliards dans la nature sans que cela retombe a un moment ou a un autre, la febrilite generale reste de mise, et de nombreuses monnaies naviguent deja dans des eaux tres dangereuses.

        Wen Jiabao a raison de se soucier de la valeur de ses actifs en $.


      • glouglou 17 mars 2009 12:08

        Il n’y a rien à exploiter,c’est le glas du système libéral,les gens n’en veulent plus et surtout n’y croient plus,la décomposition ira jusqu’au bout malgré la volonté de sauver la machine qui ne servira à rien,nos enfants ne paieront pas les excés de folies des financiers et tant-mieux !!


        • fredleborgne fredleborgne 17 mars 2009 12:30

          Désolé Glou-glou, ma paranoia n’accepte pas ton analyse.
          J’accuse sans preuve les grands financiers qui ourdissent un complot mondial pour asservir la planète.
          Oui, je sais, c’est si stupide comme supposition.

          Malgré la crise, les grandes sociétés du CAC 40 ont toutes fait des bénéfices en 2008. Malgré la crise, les hyper-dirigeants continuent à avoir le plus légalement des primes...

          Et pendant ce temps là, les petits coulent, les états s’endettent et ceux qui ont fait exploser la bulle comptent racheter à bas prix les actions tournant autours du high tech et des matières premières (y compris agriculture et ressources en eau potable). De grands espaces sont achetés en Afrique, en Amérique du Sud...

          La baisse de l’immobilier profite à ceux qui ont les moyens d’acheter lors de liquidations.

          On met au chomage dans des usines bénéficiaires pour aller fabriquer ailleurs après avoir pompé le savoir-faire.

          Le citoyen idiot se tourne vers l’état providence. Certains, c’est bizarre, préfèrent s’en prendre à nouveau aux grands patrons par des actions précises. Ce n’était pas prévu, mais c’est peine perdue.

          Les pays se font vider de leurs forces politiques, militaires et médiatiques afin qu’une révolution citoyenne non contrôlée qui y éclaterait puisse être condamnée partout dans le monde par des accusations odieuses que personne ne pourrait vérifier. Ainsi, une opération internationale de "délivrance" pourrait être montée et on ne pourrait résister aux bombardements massifs. La culture et l’éducation sont purgées et remplacées par de vulgaires ersatz trompeurs, les individus sont précarisés, apeurés, et soumis à des vexations régulières et humiliantes de la part de leurs propres forces de police (vous êtes un criminel d’avoir roulé 2 km/h trop vite, et montrez moi vos pneus... hum hum on commence à voir le témoin d’usure sur un côté de celui-ci. Mauvais parallélisme, sécurité amoindrie...Allez immobilisation immédiate (procedure VE) ). 

          Bref, l’avenir appartient aux multinationales. Et en ruinant les petits porteurs en faisant éclater la bulle, en créant cette "crise domino", elle fait table rase pour installer sa monoculture internationale....

          Pas d’échec. Une vraie manoeuvre manipulatrice qui va être en plus meurtrière dans certaines régions du monde...


          • glouglou 17 mars 2009 13:31

            entièrement d’accord,cette crise a été préméditée,mais bien leur en a pris,quelques soient leurs objectifs,ils échoueront,le NWO n’aura que peu d’avenir,il est déjà mort dans l’oeuf.....la bombe à retardement du 11 sept va leur éclater à la figure pour finir le travail,une grande période de chaos s’annonce.....


          • Forest Ent Forest Ent 17 mars 2009 12:56

            La question de l’hyperinflation est relative : les monnaies ont une valeur relativement à d’autres. Aujourd’hui, le dollar bénéficie de plus de confiance d’investisseurs que l’euro. Il me semble qu’une question est de savoir lequel craquera le premier. Un excès de dollars peut-il paradoxalement écrouler l’euro ?


            • plancherDesVaches 17 mars 2009 13:23

              Hhmm...
              Si le dollar démarre une inflation, et comme les réserves mondiales s’appuie encore trop dessus, nous irons tous dans l’inflation. C’est pour cela qu’ils préfèrent un endettement monstre.

              Que ce cher Royaume-Uni se fasse une hyper-inflation ne touchera que lui.
              L’Euro peut faire du billet encore pour l’instant. Le taux directeur n’est pas au mini et ça remplacera le dollar dans les réserves.
              Il faut suivre de trés près ce qui se passe dans le Golfe.


            • geko 17 mars 2009 14:17

              Pourquoi dans le golfe ?


            • plancherDesVaches 17 mars 2009 14:50

              Parce que le Golfe, en début de d’effondrement des bourses, a décidé d’accéler la création de sa propre monnaie. Objectif 2010. Et J.C.Trichet a alors dit que c’était trop court.
              Sachant que ce sont les ricains qui sont allés "sauver" le Golfe, je suis perplexe sur le fait que les ricains laissent faire.... ou le pétrole tient les hamburger par les c... les comment dire ? Les poches.
              Parce que si la montagne de dollar qu’ils possèdent doit être distribuée sur la planète en échange de leur future monnaie, il est foutu.
              D’où peut-être l’endettement monstrueux que les ricains font, me direz-vous. Sachant que la chute de leur monnaie leur permet jusque là de vivre comme d’habitude à crédit. Possible.
              Une course contre la montre.... ?
              Si l’Euro remonte, nous serons fixés.


            • geko 17 mars 2009 15:12

              Merci Plancherdesvaches !

              Un rapport avec la probabilité que l’Iran soit atomisée ?


            • plancherDesVaches 17 mars 2009 15:37

              Hhmm... L’Iran est un bouc-émissaire. Comme le fût l’Irak. Mais l’Irak était intéressante à exploiter. Dick Cheney, entre autres, l’avait bien compris.

              L’Iran fait surtout peur à Israël. Mais vu ce qu’ils font en Palestine, j’aurais peur aussi. (3500 tonnes de munitions et armes viennent d’être livrés par les US en Israël)
              L’Iran gène juste les US car ils ne veulent pas se plier au "total control" de l’atome. (et au total control général, me direz-vous...). Mais de là à faire une bombe... il faut des moyens d’enrichissement, et de trés bons scientiques et techniciens. Quoique que...sur les 3 bombes atomiques perdues et récupérées des américains, les Iraniens devraient pouvoir en faire fonctionner au moins une. Mais bon, avec une bombe, on n’élimine qu’une grosse ville.

              Et, la Chine et la Russie envoient les US et leur total control jouer avec les gosses dans la rue sans aucun souci... et se prêtent dollars contre intérêts en pétrole.Cherchez l’erreur.
              Au niveau politique, le rapprochement entre Chine, Russie et Golfe sera de plus en plus fort. Ils ont un ennemi économique commun.
              Nous, nous ferons comme d’habitude : compter les missiles qui passent au-dessus de nos têtes... Pourvu qu’il n’y ait pas de balles perdues... smiley
              A mince... en revenant dans l’OTAN, nous sommes obligés de participer smiley
              Je ne pourrais pas : j’avais un barbecue prévu de longue date.


            • plancherDesVaches 17 mars 2009 15:59

              D’ailleurs, même Evelyne Dhéliat parle de tout ça....
              http://www.dailymotion.com/video/x6gv4w_la-meteo-du-futur_fun

              Ca, c’est pour coté détente. Par contre, coté économique, ce sera nettement moins drôle.


            • geko 17 mars 2009 21:44

              Mouai, par ailleurs les chinois ont encore augmenté leur budget militaire ! Quelle misère d’avoir ratée le ralliement la rencontre UE russie !

              Indice de confiance 2 pour la météo d’Evelyne !


            • Jimd Jimd 17 mars 2009 13:27

              je en comprends rien a votre graphique.
              vous avez une remiere courrbe bleue qui materialise une relation entre Taux d’inflation et rythme de creation monetaire. bien (je passe sur le fait que ’rythme de creation monetaire est extrement obscur...).
              cette courbe indiquerait que creation monetaire et inflationsont lie dans une relation positive et lineaire. ok (je passe sur le fait qu’il n’y a rien de keynesien la dedans).
              ensuite il y a une courbe verte....
              d’ou vient elle ? quel est le choc qui change la relation et fait que pour le meme rythme de creation monetaire on passe a un taux d’inflation inferieur ?

              vous semblez implicitement inclure le temps dans cette representation en parlant de la legere deflation au debut de la courbe verte.... ?

              bon il faut revoir un peu les representations graphiques.


              • mansan mansan 17 mars 2009 13:40

                Voici un calcul qui démontre que de bien compter parfois, prouve que ce qui est fait, est mal fait.
                Un simple calcul. Un résultat impressionnant.
                Réflexion et simple calcul envoyés à CNN par un téléspectateur :
                 Le plan de relance des banques prévu avec l’argent des contribuables coûtera la somme de : 700 milliards de dollars prévu par le plan de relance Américain + les 500 milliards déjà donnés, + les milliards d’euros que donnent les gouvernements européens aux banques en crises en Europe.

                Pour essayer d’avoir seulement un aperçu de ce que cela représente le téléspectateur a fait le calcul suivant :
                “ La planète compte 6,7 milliards d’habitants. Si on prend seulement les 700 milliards de dollars américains et qu’on les divisent par les 6,7 milliards de personnes qui vivent sur terre, cela équivaudrait à 104 millions de dollars par habitants”.
                “Si on avait remis cet argent à chacun des habitants de la planète non seulement on aurait éradiquer la pauvreté mais tous les habitants de la terre seraient devenus millionnaires”.
                Il conclue en disant :
                “il me semble qu’il y a un réel problème avec la répartition de la richesse”Si nous prenons le cas de la France et les 26 milliards € investis par notre gouvernement avec l’argent des contribuables.
                26 milliards pour 60 millions d’habitants.
                Cela représente la somme de 433,33 millions d’euros par habitants.
                Si l’on considère une famille de 4 personnes cela ferait 1,733 Milliards.
                Avec une telle somme les familles auraient ainsi largement pu rembourser leur hypothèque et il n’y aurait pas eu de crise.
                Même une somme plus modeste le leur aurait permis et aurait relancer la consommation.
                La crise est bien là maintenant et les gouvernements se moquent de nous.
                L’argent va à ceux qui perdent notre argent en spéculation et il ne reste plus rien pour les êtres humains
                Passe ces calculs à tous ceux que tu connais !


                • Jimd Jimd 17 mars 2009 13:57

                  ces calculs sont bien sur un raccourci... ils sont justes je ne remet pas ca en doute. 2+2=4.

                  par contre reflechizzez un peu plus loin.
                  que se passe t il si demain on me donne 100 millions. je vais acheter une maison une voiture.
                  mon voisin pareil et tout le monde pareil.
                  qu’arrive t il aux prix a votre avis ? le probleme n’est pas uniquement de donner de l’argent aux consommateurs mais egalement de faire en sorte que l’offre suive pour que tout ne soit pas perdu en inflation.
                  Pour le coup la on aurait une sacree hyperinflation !!!

                  ensuite si on me donne 100 millions et que la monnaie ne vaut plus rien car le syeteme financier a fait faillite ou qu’il y a hyper inflation... je fais quoi ?


                • xana 17 mars 2009 14:23

                  Pour moi 700 milliards de dollars divisés en 6,7 milliards d’habitants, cela ne fait que 104 dollars, et pas 104 millions de dollars.
                  Idem pour le second calcul.


                • ronchonaire 17 mars 2009 14:31

                  Je ne suis peut-être pas très doué en maths mais il me semble que 700 milliards divisés par 7 milliards, ça fait 100 dollars par personne, et non pas 100 millions. Même chose pour la France : 26 milliards divisés par 65 millions, ça fait 433 euros, pas 433 millions. Rassurez-moi et dites-moi que CNN n’a pas réellement laissé passé une boulette aussi énorme ?!


                • geko 17 mars 2009 15:09

                  De toute façon je trouve qu’il est malsain de donner du pognon comme ça juste parcequ’il faut faire tourner les stocks ! Investir tout cet argent dans un véritable projet économique qui donne du travail à tout le monde me semble plus indiqué ! Parcequ’on ne peut plus se permettre de consommer comme avant !

                  Même si cela va aider les gens, avec 100 euros tu vas faire tourner la machine 2 mois et ensuite ?


                • Eloi Eloi 17 mars 2009 15:11

                  Un simple calcul. Un résultat impressionnant.

                  Mouais... encore faut-il ne pas faire une telle erreur de calcul

                  Pour mémoire : 1 milliard = 1000 millions

                  Si la CNN n’a pas vu cette erreur, c’est encore plus effrayant qu’on ne peut le penser


                • plancherDesVaches 17 mars 2009 15:13

                  Retenez que 250 gus les plus riches possèdent autant que 2,5 MILLIARDS des plus pauvres. C’est plus simple.


                • wesson wesson 17 mars 2009 22:54

                  @Mansan,

                  Bonsoir Mansan,

                  quitte à recopier sans aucune distanciation ce que vous recevez par spam, veillez au moins à ce que les chiffres et calculs exposés ne soient pas totalement fantaisistes ! C’est assez utile pour vous éviter le ridicule.



                • geko 17 mars 2009 14:13

                  @ L’auteur

                  Merci pour la synthèse ! Seul bémol le lynchage du baron Keynes !

                  1) Dans un premier temps, ce qu’on apparente à une politique monétaire keynésienne n’est qu’une intervention d’urgence pour que l’économie puisse continuer de tournée . Vous parlez vous même de situation exceptionnelle. Les théories de Keynes n’avaient pas vocation à résoudre les problématiques vitales mais à stabiliser l’économie au plein emploi et réguler les effets de cycle !

                  2) Keynes avait déjà dénoncé l’économie casino dont un échantillon est très bien décrit dans cet article de Wesson . Les déficits publiques permettent actuellement à quelques un de ramasser la mise et de concentrer un peu plus les richesses. Les entreprises saines non aidées se retrouvent concurrencées par des entreprises "pourries". Keynes aurait déjà préconisé la mise en place d’un contrôle du secteur financier, la disparition des paradis fiscaux, la mise en place du "bancor" (Pour ce dernier point il aurait pris un bastos dans la tête) Et du Bancor revenir à Bretton woods qui est la plus belle arnaque du siècle !

                  La seule façon de redonner la confiance pour relancer la machine c’est la transparence comptable et l’éradication des acteurs"malsains". Si vous comparez les volumes de pognons brassés par les marchés de la finance et ceux de l’économie réelle il n’y pas photo on va droit dans le gouffre.

                  Et ce qu’on voit actuellement c’est plutôt le sauve qui peut et les rats quittent le navire ! Alors qu’on intègre l’OTAN le LEAP dénonce une tentative de destabilisation du système bancaire de l’UE et de l’Euro par Wall Street et la City. La perfide Albion est de retour ! Noter en passant que la guerre des monnaies a commencé depuis pas mal de temps.

                  Comptez le nombre de chomeurs en plus depuis janvier ! Je fais pas de statistiques mais j’observe dans mon environnement que les ventes se sont cassées la figure depuis janvier ! D’une certaine manière l’échéance semble écoulée et nous n’échapperons plus au marasme ! La question maintenant est de savoir comment on va en sortir, dans combien de temps et à quel prix ?

                  Notre seule chance c’est L’Europe ! Affaire à suivre : Mr Sarkosy va avoir l’occasion de montrer ses engagements politiques envers l’Europe aux côtés de la chancelière Merkel au prochain G20 !


                  • geko 17 mars 2009 22:00

                    @ L’auteur

                    Je vois que dans un précédent article vous attaquiez déjà Keynes. J’espère que ce n’est pas le poids de l’Etat dans la vie de l’île de la Réunion qui influencent vos jugements sur le rôle de l’Etat dans l’économie ?


                  • sisyphe sisyphe 18 mars 2009 10:37

                    Nos dirigeants, conseillés par des économistes keynésiens

                     smiley smiley smiley
                    L’’auteur est un sacré pince-sans-rire !

                    Cet article est désopilant de fumisterie !

                    Outre les graphiques qui ne veulent absolument rien dire, affirmer que la crise actuelle est due aux échecs du keynesisme, c’est carrément prendre les gens pour des imbéciles ; alors que tout le monde sait que, justement, c’est l’inverse des proprositions de Keynes ; à savoir un marché totalement dérégulé, faisant complètement fi des états, et où la création de l’argent a été confiée aux banques et organismes privés, ce qui, entre autres, a justement rovoqué l’énorme dette des états, et provoqué cette hyperinflation d’une masse monétaire totalement déconnectée de l’économie réelle, qui a conduit à cette situation catastrophique, que les états essaient (vainement) de rafistoler...

                    Quant aux "économistes keynesiens", qui conseillent nos dirigeants, je serais très curieux que l’auteur nous dise de qui il s’agit, et en quoi la poitique économique et financière suivie depuis plus de 30 ans est "keynesienne" ; qu’on rigole encore un peu... 

                    Allez, l’auteur : une autre, une autre....
                     smiley


                  • Christoff_M Christoff_M 17 mars 2009 14:53

                     arretez d’aller dans les grandes surfaces... d’aller chez certains pétroliers et autres profiteurs de crise...

                    Vous verrez cela fait plus mal qu’un bulletin de vote !! il est temps de faire comprendre à certains que leur systéme importateur de merde et générateur de marge sans rien faire a du plomb dans l’aile !!

                    nous sommes revenus au temps des Charlots qui défendent un petit épicier contre un supermarché !! mais ce film prémonitoire risque de ne plus faire rire maintenant !!


                    • mansan mansan 17 mars 2009 15:46

                      L’élection d’Obama signifie qu’on tourne le dos à l’ère Bush, aussi bien pour les questions écologiques que géopolitiques, avec une orientation vers davantage de dialogue et de coopération entre tous les pays. Son élection traduit des évolutions majeures également au sein de l’Elite dont une partie a pris conscience que les orientations précédentes n’étaient pas viables à long terme (y compris pour ses propres intérets).

                      Par ailleurs, la crise financière et économique sonne le glas de l’ultra-libéralisme qui vient de prouver une nouvelle fois son ineptie destructrice. La précédente fois, c’était la crise de 1929, qui était déjà le résultat des politiques "libérales" qui étaient alors appliquées pour la première fois, avant de tomber en disgrâce pour 50 ans).

                      La crise en cours va peut-être aussi être le catalyseur d’un nouveau 1968 qui achèvera de changer la donne sur le terrain social et sur celui des libertés, avec la fin du "sécuritarisme" et de l’état policier, une majorité préférant à nouveau la liberté à la sécurité.


                      Les causalités sont donc en train d’évoluer rapidement en faveur de l’option positive !

                      Et vive le printemps


                      • FYI FYI 17 mars 2009 17:31

                        L’hyperinflation frappe à nos portes

                        Dans un constat courageux, Pierre-Antoine Delhommais prévoit, dans sa chronique Le poisson rouge et l’hyperinflation, parue dans Le Monde du 15 mars, ce que nous avons annoncé ici contre vents et marées et depuis longtemps : que le danger d’une hyperinflation « à la Weimar » est inscrite dans les gênes d’une bulle spéculative qui a prospéré au détriment de l’économie réelle et du bien-être des populations.

                        « En huit mois, écrit Delhommais, on a à peu près perdu confiance en tout. Dans les banques et leurs traders, mais aussi dans les Sicav monétaires, l’immobilier, les Bourses, Bernard Madoff, Alan Greenspan, la capacité des marchés à s’autoréguler, celle des autorités de contrôle à contrôler, des banques centrales à prévenir les crises ou les Etats à prévenir les crises ou des Etats à les enrayer ».

                        Cependant, « il reste au moins une chose dans laquelle on garde aujourd’hui une totale confiance : la monnaie papier... ». Pourtant, craint-t-il, « cette confiance dans la monnaie pourrait ne pas durer, commence-t-on à entendre ici et là » en se référant à quelques commentaires partielles de Patrick Artus et autres Warren Buffet.

                        Reconnaissant que cela puisse paraître étrange d’évoquer le danger d’hyperinflation à un moment où la planète est menacée de déflation, l’auteur note qu’« une phase d’hyperinflation serait une conséquence logique et ultime du jeu du mistigri que constitue la crise des subprimes », un jeu dans lequel chaque agent économique surendetté passe « le mistigri » auprès de l’agent économique suivant : les ménages auprès des banques, les banques auprès des Etats, et les Etats, enfin, auprès des banques centrales.

                        « Or pour faire face, ces dernières sont aujourd’hui contraintes d’utiliser ‘des outils non conventionnels’, à savoir des moyens que les lois de l’économie interdisent. Les banques centrales américaine, japonaise, britannique, suisse achètent directement les emprunts que leurs propres Etats lancent pour financer le sauvetage des banques et les plans de relance. En clair, elles monétisent les dettes publiques et privées. Pas de jaloux. L’expression savante de ‘quantitative easing’ dont on se sert pour désigner leur action ne doit tromper personne : les banques centrales font tourner la bonne vieille planche à billets. Jusqu’à quand cette monnaie créée en très grande quantité et assise sur des actifs de moindre qualité continuera-t-elle à inspirer confiance ? » (...)

                        D’ailleurs, « certains commencent à se demander sérieusement si l’Occident ne va pas connaître le sort du Zimbabwe ».

                        Avant d’en arriver là, disons qu’il est grand temps de donner la parole aux médecins qui ont fait le bon diagnostic et de permettre aux patients d’échapper à la maladie.


                        • wesson wesson 17 mars 2009 23:11

                          @FYI

                          "Dans un constat courageux, Pierre-Antoine Delhommais prévoit, [...]"

                          Ahhh Pierre Antoine delhommais, qui écritait en Aout 2007 "Une mondialisation heureuse mais heurtée"

                          Pour ceux qui voudraient s’éviter de lire cet article (payant), on peut le résumer en ceci : Certes, on peut craindre une petite crise de l’immobilier aux usa, mais tout vas bien, et la mondialisation se passe de manière idéale, et c’est le bon système. Au passage, l’article qui commence par "c’était trop beau pour durer" se permet une lèche effrénée au livre "Une mondialisation heureuse" d’Alain Minc, et cela en toute indépendance d’autant qu’a cette époque là, Minc était membre du conseil de surveillance du monde ou officie Delhommais.

                          Bref, Delhommais est un exemple de ces ultralibéraux travestis en homme de gauche, qui ont raconté n’importe quoi pendant des années sans avoir vu la crise venir, et qui maintenant toute honte bue se répandent dans les journaux en écrivant l’exact contraire de ce qu’ils avaient écrit 2 ans auparavant.

                          Bref, de l’expert en plastique, et pas de bonne qualité !




                        • wesson wesson 17 mars 2009 23:13

                          déjà que l’on a eu Quatremer qui est venu nous pondre un article grotesque et revenchard contre le NPA, si maintenant on a Delhommais sur Avox, mais où vas t’on mon bon monsieur ...


                        • FYI FYI 18 mars 2009 09:50

                          @ wesson
                          Vous pensez que je cautionne ce sinistre personnage, c’est un clin d’oeil à ses bras cassés qui se "repend" et dit tout le contraire d’il y a encore 6 mois.
                          Comprendra qui voudra.


                        • frédéric lyon 17 mars 2009 19:28

                          Les cours de Bourse ont probablement atteints leurs cours les plus bas et commencent à remonter.

                          Ca va être le moment d’acheter, en restant sélectif dans un premier temps. Mais il y en a qui vont se faire des couilles en or. Ceux qui ont les nerfs solides.

                          Les autres n’auront qu’à continuer à lire les nartics d’économie que publie Agoravox.


                          • Forest Ent Forest Ent 17 mars 2009 20:01

                            Pari tenu. smiley

                            RV dans 6 mois.


                          • moebius 17 mars 2009 23:30

                            pour qu’il y ait échec d’une politique monétaire encore faut ’il qu’il y ait eu une politique monétaire


                            • Christoff_M Christoff_M 18 mars 2009 07:15

                               y a t il encore des neuneus pour suivre des cours d’économie alors que cette matière n’a jamais été une science mais un prétexte pour selectionner une armée de soldats crédules formés pour entretenir un système !

                              meme la Chine et le Japon qui avaient brillé par leur différence se sont embarqué dans ces modèles justes bons à engraisser une élite qui vend ces théories et tous les services couteux et imposés qui vont avec...

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Loic ABADIE

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