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Accueil du site > Actualités > Economie > La désindustrialisation de la France – PME en péril ?

La désindustrialisation de la France – PME en péril ?

L’analyse et les conclusions que nous présentons sont valables pour la plupart des pays industrialisés. La France nous servira d’exemple pour illustrer le phénomène de délocalisation manufacturière et de saccage industriel en cours dans l’ensemble des pays occidentaux.

En France, l'industrie a perdu 1,9 million d’emplois entre 1980 et 2007, soit 36 % de ses effectifs. En 2013, la part de l'industrie dans l'emploi total était de 24,7% en Allemagne mais de seulement 17,9% en France. Or, l’industrie est presque le seul secteur économique générateur de plus-value (valeur ajoutée). Entre 2000 et 2010, la valeur ajoutée industrielle a chuté d'environ 6,1% en France, comme dans 10 autres pays de l’Union européenne comprenant l’Allemagne, l’Italie, la Grande-Bretagne, L’Espagne, le Portugal, l’Autriche… Doit-on s’étonner de l’approfondissent de la crise économique ?

En 2013, la part de la production manufacturière dans le PIB était de 22,2% en Allemagne et de seulement 11,3% en France. Ainsi, la baisse de la valeur de la production industrielle entre janvier 2008 et décembre 2014 a été de 1,4% en Allemagne mais de 16,5% en France. Comme le disent les chercheurs du CNRS : « Dans les régions en voie de désindustrialisation, les emplois précaires et mal payés d'aide-soignante, femme de ménage ou d'assistante maternelle sont devenus les seules propositions de reclassement faites aux anciennes ouvrières qualifiées. »

 

Selon les chercheurs, la réduction progressive des activités industrielles se traduit, en France comme dans les autres pays, par :

  • la diminution du nombre d’emplois dans le secteur secondaire (industrie),
  • une baisse du poids de ce secteur dans le PIB (PIB et valeur ajoutée),
  • l'amplification du déficit commercial et industriel structurel,
  • l’automatisation des chaines de montage (entrainant un chômage accru),
  • la délocalisation des activités industrielles vers les pays « émergents ».

 

« Toutefois, prétendent les chercheurs du CNRS, les progrès technologiques et l’automatisation des tâches permettent de diminuer les couts et devraient être des facteurs favorables si cela permettait de conquérir de nouveaux marchés et de maintenir l’emploi. » Ce qui à l’évidence n’est pas le cas (36% des effectifs industriels français ont disparu depuis 30 ans).

 

La délocalisation est la conséquence d’une production manufacturière réalisée pour moins chère à l’étranger (dans les zones aux salaires de misère, fortement mécanisée par les multinationales françaises qui y ont déplacées leurs machines-outils). « La disparition de certaines activités industrielles est la conséquence soit d’un processus normal de l’évolution des besoins (sic), soit de l’impossibilité de produire à un cout compétitif dans une économie avancée », prétendent les chercheurs du CNRS. De fait, il est vrai qu’un travailleur français ne pourrait survivre s’il recevait le salaire d’un ouvrier au Vietnam. Il risquerait de s’évanouir sur la chaine de montage comme l’entreprise américaine le démontre de l’autre côté de l’Atlantique.

Les chercheurs du CNRS concluent «  La véritable cause c’est celle de la compétitivité dans les secteurs occupés par notre industrie lorsque ni le progrès technique, ni l’automatisation, ni l’amélioration de l’activité commerciale ou du management, ni la reconversion dans d’autres secteurs d’activité ne permettent d’éviter la délocalisation ou la faillite. » Voilà une tautologie. Les chercheurs du CNRS concluent que si l’industrie française n’est pas assez compétitive, alors c’est qu’elle n’est pas assez productive... Évidemment dirons-nous ! La véritable question serait de savoir pourquoi l’industrie française ne parvient pas à maintenir sa compétitivité face à l’industrie des pays « émergents », et face à l’Allemagne, et face aux États-Unis, qui ne sont certainement pas des pays « émergents » ? 

Les chercheurs poursuivent leur investigation : « En dehors de ces facteurs endogènes à l’industrie, les facteurs exogènes sont les impôts et taxes, les normes européennes, le SMIC, le Code du travail… et le taux de change. Ce dernier intervient directement sur les exportations, mais il permet aussi aux importations de concurrencer notre production nationale. Il touche donc finalement l’ensemble des entreprises exportatrices ou non. Pour les facteurs exogènes, les acteurs sont L’État et l’Union européenne (…) L’examen de l’action de l’État français par rapport aux autres pays de l’UE montre que les charges sur les entreprises sont plus lourdes, le Code du travail plus lourd, plus complexe et plus handicapant (pour les entreprises), et que le SMIC introduit globalement des salaires plus élevés qu’ailleurs en Europe et même en Allemagne, sur l’ensemble de l’échelle des salairesNon seulement l’État français accepte les normes européennes, qui peuvent jouer sur le commerce hors Union européenne, mais il a une fâcheuse tendance à en rajouter. Ceci nous handicape un peu plus. Mais le facteur primordial qui est du ressort de l’État français, c’est la gestion de la monnaie, gestion qu’il a donnée à la zone euro. Compte tenu de tous les handicaps cités plus haut, il en ressort que la compétitivité ne peut pas être gagnée, sauf exception, sans un taux de change plus favorable à notre pays par rapport à nos fournisseurs et clients, au premier rang desquels se place l’Allemagne. »

À nouveau une conclusion en oxymoron… Voilà que le manque de productivité de l’industrie française explique son manque de compétitivité (…) Mais pourquoi ce manque de productivité serions-nous tentés de demander ? Dans le paragraphe suivant, les chercheurs proposent leur « explication » à ce mystère.

« La représentation de l’industrie par le Medef occulte la dimension du taux de change, car ce syndicat patronal est aux mains de la grosse industrie, fortement exportatrice et délocalisée. Le Medef n’attend que de l’argent pour investir et une diminution des charges. Il se satisfait de l’euro qui lui simplifie la vie et lui évite une monnaie nationale plus sujette à des variations de cours sur le marché européen. Pourtant c’est le maillage des petites et moyennes entreprises qui est le tissu créateur d’emplois et garant du savoir-faire français. Celles-ci, dont la production est surtout nationale, ne peuvent combler les handicaps endogènes et exogènes pour rester concurrentielles. »

Vous avez compris ce salmigondis ? Contrairement à ce que prétendent les chercheurs du CNRS, l’objet de l’activité économique n’est pas de créer un « tissu industriel créateur d’emploi, ni de garantir le savoir-faire français », mais de valoriser le capital en générant la production d’une abondante plus-value. Le fait que l’euro « satisfasse » les grandes entreprises françaises ne semble pas intriguer les chercheurs… Le mode de production capitaliste encourage la monopolisation, c’est exact, mais la monopolisation n’interdit pas la sous-traitance vers les PME, même qu’elle la favorise. Les grands trusts multinationaux – exportateurs – sont représentés par le MEDEF qui n’attend que les subventions de l’État et de meilleures conditions de surexploitation de la force de travail, des conditions comparables à ceux des pays « émergents » pour faire des profits exorbitants. Le salut du « savoir-faire français et des emplois » est à ce prix. D’abord hausser le taux d’expropriation du surtravail, et ensuite subventionner l’exploitation du travail salarié français (sic). Si la tonte des travailleurs français ne soutient pas la concurrence-productiviste avec la tonte des travailleurs chinois alors les cartels multinationaux français iront surexploiter la classe ouvrière chinoise… c’est cela la mondialisation impérialiste.  

Les chercheurs, consciencieux, persistent et signent : «  L’euro finit de les tuer (les PME) lentement, car quoique l’on dise de l’esprit national, le français regarde de plus en plus les prix des marchandises avant d’acheter. Le label français est vite délaissé au profit du cout même quelquefois à moindre qualité du produit. »

Vous avez bien lu, le nationalisme économique, qui n’est pas réclamé de la part des trusts multinationaux français, est exigé des chômeurs et des travailleurs-consommateurs français paupérisés. Il est exact que les travailleurs-consommateurs soumis aux conséquences de la crise économique systémique (chômage, précarité, bas salaires, réduction des allocations gouvernementales, saccage des services publics, endettement chronique et inflation galopante) y regardent à deux fois avant de dépenser leurs quelques deniers, qui pourraient les en blâmer ? 

Lisons à nouveau les réflexions des chercheurs petits-bourgeois : « Cette obstination de l’État français en faveur de l’euro, soutenu par le Medef lequel a des atomes crochus avec tous les grands lobbys du Nouvel Ordre Mondial (sic), n’aboutit qu’à des mesures insuffisantes sur les facteurs endogènes pour rétablir la compétitivité industrielle et l’emploi. Le déficit du commerce extérieur chronique à hauteur de 60 à 70 milliards d’euros en est l’illustration chiffrée. Ce qui se passe dans l’industrie française a des répercussions sur l’agriculture qui donne des signes de détresse matérialisés par la disparition des petites exploitations et le suicide des paysans. »

Dira-t-on aux chercheurs que ce déficit du commerce extérieur français est causé par l’importation des marchandises produites par les multinationales françaises dans leurs usines délocalisées dans les pays à industrialiser !?... Et nous voici projeter dans un Nouvel Ordre mondial (sic) alors que nous sommes simplement au cœur du mode de production capitaliste à son stade ultime impérialiste. Tous les pays industrialisés avancés enregistrent des déficits commerciaux astronomiques (sauf l’Allemagne qui devrait suivre sans tarder). Les chercheurs des centres de recherches subventionnés par l’État ont pour mission de présenter superficiellement la situation économique ; d’embrouiller la compréhension et de susciter des espoirs en proposant des remédiations qui approfondiront la crise économique déjà assez désastreuse.

L’économie impérialiste française est en compétition avec l’économie impérialiste des pays « émergents » qui arrachent davantage de plus-value aux travailleurs surexploités dans les usines délocalisées des pays avancés. Les taux de profits sont donc supérieurs dans les pays impérialistes du BRICS et les entreprises multinationales de France et des pays de l’Alliance atlantique se déplacent donc vers ces régions pour aller y exproprier ces salariés surexploités.

Rassurez-vous cependant, ces travailleurs d’Orient vendent de plus en plus chèrement leur force de travail et il viendra un moment où il n’y aura plus davantage à spolier leur force de travail par rapport à ceux d’Occident. Qu’adviendra-t-il alors des emplois industriels dans l’hémisphère Nord comme de ceux délocalisés dans l’hémisphère Sud ? C’est le mode de production capitaliste à son stade impérialiste qui est la source de tous les problèmes économiques et sociaux de la France, du Canada, de l’Allemagne et des pays du BRICS.

 

Le texte de l’éditorial est disponible sur le webmagazine : http://www.les7duquebec.com/7-au-front/la-desindustrialisation-de-la-france-pme-en-peril/

 

 Manifeste du Parti Ouvrier (2014) Éditions Publibook http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520

 


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20 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre M de Sourcessure 26 février 17:52

    « Qu’adviendra-t-il alors des emplois industriels dans l’hémisphère Nord comme de ceux délocalisés dans l’hémisphère Sud ? »


    1. le système économique que nous connaissons et que vous appellerez comme vous voulez, même s’il est animé par des dirigeants plus solidaires que ceux qu’il exploitent puisqu’ils ont su s’organiser mondialement aolrs que les salariés ne l’ontt pas fait, ce système, donc, n’envisage pas le lendemain et n’a pas plus de plan B qu’il n’a eu de plan A. C’est un système prédateur qui prend tout ce qui est disponible, même si des conséquences catastrophiques pour lui sont prévisibles.

    2. la marge existe encore et elle est peut-être plus grande que vous ne pensez. Après la Chine, il y aura l’Inde, puis l’Amérique du sud, puis l’Afrique. Et après ?
    Peut-être que les Grecs, les Italiens, les Portugais,devenus les mendiants de l’Europe, seront contents de prendre le travail des Africains.

    • Robert Bibeau Robert Bibeau 27 février 14:39
      @M de Sourcessure

      1) Je ne ferais pas de blame aux ouvriers pour ma part. Ils sont des esclaves salariés sans aucun pouvoir - le petit pouvoir qu’ils avaient réussit à se tailler (tout petit) avec des partis soi-disant communiste - et social-démocartes puis avec de grandes centrales syndicales comptant des millions de membres - a disparu avec la bureaucratisation - embourgeoisement de ces organisations devenus des courroies de transmission du pouvoir bourgeois

      2) Il ne reste donc rien comme pouvoir aux ouvriers qui doivent tout reprendre depuis le début ce qui est normal j’en conviens 

      3) Votre argument sur LA MARGE - je le trouve valable - En effet Chine ce n’est pas encore terminée - il leur reste 300 à 500 millions de prolétaires à intégrer au système . L’Inde même chose c’est vrai. L’Afrique s’en vient dans le système en même temps que la Chine et l’Inde. L’Amérique du Sud c’est en grande partie réalisée.

      4) Les portugais et les italiens Mais vous avez oublié les Français et les allemands monsieur et les canadiens et les américains qui se verront offrir les jobs laissés par les chinois et les indiens en croissance (Après le grand crash ) 

      5) Je ne crois pas que nous nous rendrons collectivement jusque là - Le MPC va s’écrouler avant cela MAIS JE NE SAIS PAS DU TOUT SIR LES OUVRIERS RÉUSSIRONT À S’ORGANISER LORS DE CE PROCHAIN GRAND CRASH BOURSIER - ÉCONOMIQUE

      Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuebec.com
       

    • Ar zen 26 février 19:01

      Une curiosité pour moi que cette conclusion du CNRS :

      - « La réduction progressive des activités industrielles se traduit par.... la délocalisation des activités industriellles vers les pays »émergents".

      Ne pourrait-on pas écrire :

      - « la délocalisation des activités industrielles vers les pays »émergents" se traduit par.... la réduction progressive des activités industrielles.

      La seconde proposition me paraît plus rationnelle que la première.

      Ce que le CNRS n’a pas dit. Voici l’article 63 du TFUE qui stipule qu’il est interdit d’interdire les délocalisatioin dans l’U.E ! A bon entendeur !

      LES CAPITAUX ET LES PAIEMENTS

      "Article 63

      (ex-article 56 TCE)

      1. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.

      2. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux paiements entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites".

      Je voulais aussi rappeler le contenu du testament de Maurice Allais que d’aucuns ignorent superbement. La désindustrialisation de la France il l’avait prévue !

      http://www.marianne.net/Le-testament-de-Maurice-Allais_a198475.html


      • Robert Bibeau Robert Bibeau 27 février 14:45
        @Ar zen

        J’ai travaillé à partir d’un document reçu par courrier électronique me fournissant des extraits de cette recherche... et je n’ai pas vérifié la source original que je ne connaissais pas (l’auteur mentionnais simplement une telle recherche)

        Cependant je suis totalement d’accord avec votre reformulation qui fait beaucoup plus de sens.

        Merci. Merci aussi pour cette mention à propos de l’article 63 qui dit tout en effet.

        Robert Bibeau. Directeur. Les7duquebec.com
         

      • mmbbb 27 février 09:32

        @ l’auteur les francais n’ont jamais aime leur industrie Des l’ecole l’esprit d entreprendre est mis a l’ecart Nous sommes ébloui de notre exception culturelle francaise La culture oui mais nous oublions trop vite qu une culture est rayonnante lorsque l’economie l’est aussi En france nous vivons a la maniere de la serenisisme Venise Les ministres ont l’obligation de devoiler leur patrimoine Aucun n’a investit dans le tissu industriel Assurance vie immobilier du grand classique Par ailleurs nous nous sommes fait laminer puisqu il faut aussi le dire nous etions le plus souvent dans une creneau de moyen gamme et nous manquions de serieux et d’innovation Par ailleurs hormis le luxe les consommateurs ne veulent plus a acheter a prix coutant un objet manufacture en France ( Maurice Allais tres peu cite helas essai sur les couts compares dans ce pays la legislation est contraignante les normes coercitives ) Pour conclure notre chere et tres grande elite a la francaise que le monde entier nous envie a eu la geniale idee de désinsdustrialiser ce pays Une grande specificite francais est aussi de parachuter des patrons ( enarque ) au sein de grand groupe Alcatel etait une entreprise modele innovante elle n’est plus rien Idem Alsthom La honte lorsque Mittal racheta les aciers ect ect Voir un artcicle du Point qui dressait un tableau peu reluisant Les francais comme en 1940 se vautrent et ce pays est en train de se tirer une balle dans le pied


        • Robert Bibeau Robert Bibeau 27 février 15:04
          @mmbbb

          Voilà bien les vagissement de la petite-bourgeoisie paupérisée par la crise et vitupérant contre leur maître énarque - et grand capital pour n’avoir pas su conserver leur droit et leur emprise sur le capital.

          Mais non monsieur LE MONDE ENTIER NE VOUS ENVIE PAS DU TOUT VOTRE INTELLIGENTSIA. Ou avez-vous pris cette ânnerie. Il n’y a qu’en France que vous français croyez que les autres vous envie vos BHL et autres insignifiants que vous laissez vous emmerdez à la télé chez Truquier ou machin chouette dont j’ai oublié le nom. AUX USA le prolétariat méprise profondément les intellectuels à la solde et les journalistes à la solde.

          En France c’est probablement la même chose chez les ouvriers sauf que vous ne laissez jamais parlé et vous n’écoutez jamais vos ouvriers que les petits-bourgeois méprisent pour n’avoir pas su s’écraser assez bas pour sauver l’économie nationale au prix de leur vie - Le petit bourgeois parasitaire vie de prébendes qui lui sont servies par la grande bourgeoise dans le processus même de surexploitation de la classe ouvrière.

          Étant donné que le grand capital français délocalise TOUT COMME LE GRAND CAPITAL ALLEMAND, ITALIEN, ESPAGNOLE, BRITANNIQUE, ETC. ETC. alors le grand capital international (français et autre) n’a plus besoin de ses sous-fifres - de ses courroies de transmission- de ses petits-bourgeois parasitaires et pleurnicheurs - D’où des élucubrations comme celles que nous lisons ci-haut.

          La France et les français ne sont pas le centre du monde monsieur. Ils vivent exactement c que toutes les grandes puissances mondiales capitalistes sont en train de vivre et la résultante sera ici la même qu’ailleurs (ce qui inclut le Canada - pays dont je me fiche comme de ma dernière chemise)

          Oubliez le patriotisme à la Pétain et à la De Gaulle on est en 2016.

          Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuébec.com
           

           

        • Parrhesia Parrhesia 29 février 17:51

          @Robert Bibeau


          Dommage que vous incitiez à l’oubli de de Gaulle... 
          Mais il est vrai que certains Français, qui devraient pourtant être plus proches de cette question qu’un étranger, fut-il un cousin, commettent encore la même erreur cinquante-sept ans après son départ !

          Dommage donc, car vos textes sont généralement parmi ce qui se lit de plus logique et valable en ce moment.

          Bonne journée à vous donc

        • Olivier 27 février 11:56

          Où sont les références de l’article du CNRS en question ?
          Sur le fond, il faut comprendre que la classe politique française s’est depuis longtemps ralliée au mondialisme.
          Elle ne défend pas les intérêts de la France auprès de la finance internationale, mais fait exactement le contraire : elle est la courroie locale de transmission des mots d’ordre de la finance et des instances mondialistes. Alors si vous croyez que le sort d’une PME de province l’intéresse...


          • Robert Bibeau Robert Bibeau 27 février 15:17
            @Olivier

            Voyez-vous Vous faites la même erreur que toute la gauche - et je parle de TOUTE la gauche - ce qui comprend l’extrême gauche jusqu’à la droite extrême.

            1) La classe politique française = Ca n’existe pas une classe politique
            2) s’est ralliée au mondialisme  = personne ne s’est rallié monsieur = Ce n’est pas un choix que d’être entrainé dans l’impérialisme = ce que vous appelez le « mondialisme »
            3) Elle ne défends pas l’intérêt de la France = Ca n’existe pas l’INTÉRËT DE LA FRANCE monsieur
            4) Ce qui existe ce sont des multinationales faisant affaire dans le monde entier et certaines ont temporairement leur head office - leur siège social - en France. Mais cela peut changer à tout moment. EXEMPLE BURGER KING USA A RÉCEMMENT ABSORBER TIM HORTON CANADA AFIN DE DÉPLACER SON HEAD OFFICE VERS LE CANADA OÙ LES IMPÔTS SONT OINS .LEVÉS. Je suis certain que vous connaissez des exemples soi-disant français du même processus.
            5) Donc vous devez perdre cette habitude de réfléchir en terme NATIONAL FRANCE - CANADA - USA - ALLEMAGNE ETC.
            6) Les trusts multinationaux n’ont pas d’intérêt nationaux si ce n’est d’utiliser l’État national pour leur dressé un pont d’or pour maintenir leur taux de profit.
            7) Si malgré ce pont d’or de subvention et d’aide etc. le taux de profit baisse en Franc alors l’entreprise apatride (même si elle conserve un petit vernis français pour mieux sucer l’argent des français) délocalise pour aller exploiter le prolétariat moins cher ailleurs. Mais les allemands et les italiens et les américains et les canadiens font de même rassurez-vous.

            8) Elle ne défend pas la FRANCE auprès de la finance internationale = évidemment vos super capitalistes français font parti intégrante de la finance internationale - mondialisée comme les industriels allemands - américains - canadiens - etc.


            robert Bibeau. Directeur. Les7duQuébec.com

             

          • mimi45140 27 février 14:45

            J’ai souvent entendu dire, les patrons français sont des cons, non les gens se trompent les patrons des pme françaises sont ,les plus cons du monde , je parle en connaissance de cause j’ ai dirigé une petite PME pendant 30 ans , comment ne pas ce considérer comme un con lorsque pendant trente ans on a accepté , la pression des banques , la pression des donneurs d’ ordres ,la modification constante des normes , les rigidités et lenteurs de l’ état , des règles sociales favorisant les emplois de mauvaise qualité, et le mauvais patronat ,un environnement qui vous fait passer pour un odieux exploiteur. Aujourd’hui essayez d arrêter proprement une petite boite , votre comptable vous prendra pour un débile , non je ne m’ étonne en rien de notre de industrialisation tout est fait pour, et d’ailleur comment pourrions devenir les nouveaux esclaves du 22 ème siècle si nous restons riches.


            • Robert Bibeau Robert Bibeau 27 février 15:24
              @mimi45140

              Je vous rassure tout de suite - vous ne resterez pas riche - l’avez-vous même déjà été ???

              Les ouvriers français eux ne l’ont jamais été et le fait qu’ils résistent à la surexploitation ne devrait pas vous aigrir. Ils auraient accepté toutes les contraintes - auraient accepté comme les ALLEMANDS l’ont fait des cadences d’enfer dans leurs usines -acceptés des diminutions de salaires comme les italiens et les espagnols et les portugais et les grecs (et peut-être l’ont-ils fait je ne sais pas) que les ouvriers français seraient exactement où ils sont présentement

              De même pour les grecs qui font tous les sacrifices et leur économie s’écroulent tout de même

              Il n’y a pas de solution à la crise économique systémique du capitalisme à l’intérieur du capitalisme voilà ce que je tente de faire comprendre dans cet article et ce n’est pas une tare française ni canadienne ni grecque ... c’est une tare du capitalisme

              Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuebec.com


              • Robert Bibeau Robert Bibeau 27 février 23:14
                @taktak

                Le problème de Gastaud et de son groupe c’est qu’il tente de laisser entendre de laisser croire qu’il pourrait exister une Europe - OU UNE FRANCE capitaliste non européenne - non impérialiste - non en crise systémique mais en restant capitaliste = avec des réformes = 

                C’est impossible. Les capitalistes français se comportent comme les capitalistes de tous les pays capitalistes de la planète et ce système ne peut être sauver - réchapper - il doit être détruit - exciser - pour faire place à un nouveau mode de production entièrement différent 

                Cela Gastaud et sa bande en ont peur comme les capitalistes eux-mêmes.

                Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuébec.com
                 

              • Ar zen 28 février 20:52

                @Robert Bibeau

                Ce que vous esquissez dans cette réponse m’intéresse. Vous serait-il possible de développer davantage ? Par avance, je vous en remercie.


              • Robert Bibeau Robert Bibeau 28 février 22:55
                @Ar zen

                Voyez-vous, l’ensemble de la guerre de classe entre les capitalistes et les prolétaires a été faussé depuis le début - depuis Marx.

                1) Les premiers communistes ont pensé qu’ils devaient se dépêcher - se précipiter pour chasser les capitalistes du pouvoir économique - politique - idéologique afin de libérer la classe ouvrière de l’oppression et de l’exploitation le plus rapidement possible au vu des souffrances immenses que subissaient les ouvriers

                2) C’était impossible. Un mode de production ne peut être remplacer tant qu’il renferme des capacités de croitre et de développer les forces productives - les moyens de production et ce que l’on convient d’appeler la Richesse collective sociale - peu importe la répartition - distribution sociale de cette richesse. Ce sont les petits bourgeois qui ayant gouter à des miettes - des retailles de la richesses opulentes des riches lancent des hauts cris pour obtenir une plus grosse pitance - qu’ils présentent comme le but d toute existence

                3) Le prolétariat est indifférent à ce maniérisme bourgeois et vous avez certainement entendu des travailleurs dire « je ne veux pas de 100 million s de dollars » De quoi vivre décemment me suffira - JE VOUS JURE QUE C’EST RÉAL - EXACT ET TRÈS RÉPANDU PARMI LE PROLÉTARIAT QUI NE CHERCHE PAS L’OPULANCE MAIS LA SATIÉTÉ ET la confiance

                4) Donc pour renverser un mode de production ce dernier doit être rendu au bout de son rouleau - au bout de sa vie utile - a ce moment ou il passe d’un mode de production progressiste - utile - fonctionnel -performant - croissant - à un mode de production décadent qui empêche la classe dominante elle-même de prospérer - de croitre et d’assurer sa reproduction élargie - sa croissance .élargie - Évidemment les classes dominés aussi assurément.

                5) Ni Lénine ni personne n’avait compris cela et tous les communistes se précipitaient pour renverser le mode de production capitaliste - alors que ce dernier n’était pas rendu au bout de sa trajectoire historique. Ils se sont tous cassé la gueule c’était inévitable ET NÉCESAIRE - l’histoire procède par essai-erreur-expérience-échec-réussite

                6) Nous approchons de ce moment historique ou tout ayant été fait sous le capitalisme il sera temps de le renverser et de le remplacer et cela est la mission de la classe ouvrière même si elle ne le sait pas 

                7) Le temps n’est plus aux réformes et aux changements cosmétiques pour réparer tel ou tel aspect du système en place - aucune solution de réparation ne tient plus - Seule la création d’un nouveau mode de production réellement communiste (rien à voir avec la Russie stalinienne ni la Chine maoiste) Il faudra tout repenser y compris la manière de produire - distribuer - consommer - distribuer. 

                8) La grave erreur des écologistes c’est de croire que tout ceci peut être fait à l’intérieur du capitalisme réformer ou alors par la force de l’imagination. Malheureusement NON 

                L’imagination c’est combien de divisions  ???? 

                Robert Bibeau. Directeur. Les7duquebec.com  
                 

              • zygzornifle zygzornifle 28 février 16:22

                avec ce que la loi sur le travail que le gouvernement veut passer ça accélérera un peu plus les choses ....


                • Robert Bibeau Robert Bibeau 28 février 23:04
                  @zygzornifle

                  OUI vous avez raison CA ACCÉLÀRERA LES CHOSES car à ce moment-ci les lois de l’État bourgeois ne peuvent être que des lois réactionnaires pour empêcher l’avancée sociale et pour ralentir la dégradation économique et sociale dans le fol espoir d’empêcher la décrépitude et la déchéance de la bourgeoisie et de son système économico-politique.

                  Peine perdue le sort en est jeté - ils disparaitront - bruillamment, en s’accrochant - en tuant - en massacrant et nous devrons les contrés ou ils se résigneront et laisseront le champ libre à la nouvelle classe - la nouvelle génération de cette classe

                  Je crois sincèrement que nous nous dirigeons vers l’altercation malheureusement nous devrons y passer l’histoire ne fait pas de cadeau et réclame sa livre de sang

                  Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuébec.com



                • zygzornifle zygzornifle 29 février 09:13

                  le dernier travailleur aura sa statue au musée de cire a coté de tout les trous du cul de showbiz .....


                  • Robert Bibeau Robert Bibeau 29 février 13:43
                    @zygzornifle

                    NON je ne suis pas d’accord - le dernier travailleur on ne le verra jamais soyez en certain

                    et le travailleurs ont mieux à faire que d’aller au musée de cire voir les crottés du showbizz ( smiley

                    Robert Bibeau. Directeur Les7duQuébec.com

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