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Accueil du site > Actualités > Economie > La dette de Sarkozy 2

La dette de Sarkozy 2

Le 16 Mai 2007 suite à la castastrophe de l'élection de Nicolas Sarkozy, j'avais écrit cet article ici.

Cet article expliquait que Sarkozy porté par des intérets partisans avait pour but politique l'augmentation de la dette afin de justifier la privatisation du service public, de la destruction des acquis sociaux, de l'assouplissement du code du travail, et d'allègements fiscaux donnés aux entreprises, ainsi qu'aux plus grosses fortunes.

En décembre 2007 les USA rentraient en récession, en 2008 la France et l'Europe également.

Cet article expliquait également que Sarkozy creuserait la dette de la France pour faire le jeu des marchés financiers. A cette époque je ne pensais pas que l'état se servirait de la crise des subprimes pour augmenter la dette. Mon idée était que les allégements fiscaux accordés aux plus grosses entreprises, et aux grosses fortunes obligeraient l'état à rembourser la dette avec encore plus de dettes.

En 2011, l'aide accordée par la France a fait bondir la dette de plus de 25%. Le déficit à 13% permet aujourd'hui de justifier la liquidation de notre service public.

En quatre ans le bilan du président a été désastreux pour le pays. Quels ont été les réformes marquantes du Président durant ces quatre ans :

- La réforme des retraites, malgré plus de trois millions de manifestants, l'âge de départ à la retraite a été augmenté à 65 ans. Des solutions alternatives étaient pourtant possibles, seul ce choix fut pris.

- La fin de la taxe professionnelle, pour un artisan ce choix n'eut aucune conséquence car le Président inventa tout un tas de taxes contrebalancant la supression. Les grands groupes eux par contre ont vu leur résultats bondir dès le premier trimestre d'application de cette loi.

- La privatisation, enfin la "unprivatisation" de la Poste comme dirait un certain ministre. Le statut de service public de la Poste a été modifié en société anonyme malgré un non massif des citoyens. Ce statut permettrait soi disant une augmentation de capital.

- le Bouclier fiscal, ce montage fiscal tellement absurde permettait aux 10% des plus riches des Français de payer de moins en moins d'impôts voir d'être remboursés. Ces derniers mois ce dispositif a été supprimé pour finalement abaissé le taux d'imposition de l'ISF, ainsi que le nombre de personnes soumises à cet impôt. Certains agents du fisc expliquent que cette réforme serait encore plus intéressante que le bouclier fiscal.

- Le travailler plus, pour gagner plus. Le président a décidé que les gens qui travailleraient obtiendrait plus d'argent. Effectivement avec une inflation galopante des prix, et surtout des loyers. Inflation entretenue par différentes mesures comme le crédit d'impôts. Les français avaient besoin d'augmenter leur salaire. Au final les défiscalisations d'heures supplémentaires ont été supprimées, et avec une inflation des loyers à 160% pour une hausse des salaires de 40% en dix ans beaucoup de français ont le sentiment de travailler plus, pour payer plus.

- La réforme des droits de succession. De réforme ne retenez qu'un mot abattement, cette réforme permet à travers des donations/successions d'être éxonérés de droits de succession. Formidables me diriez vous ! Mais à partir du moment où vous savez que 70% des grosses fortunes de France sont composés d'héritiers bien nés, l'escroquerie se révèle.

Je pense que je m'étais pas trompé sur la politique de notre président. Toutes ces réformes étaient annoncées dans son programme, il m'avait suffit de le lire pour comprendre ce qu'il voulait faire.

Aujourd'hui j'aimerais lancer ma petite bouteille à la mer pour vous expliquer que "la dette de Sarkozy" va devenir "l'arme de Sarkozy". On a tendance à croire que la dette est un mal dans notre système économique. On part d'un principe qui est très à la mode chez les néolibéraux que "tout ce qui est en bas, et en haut". Balayant des années de théories keynesiennes qui pronaient que la macroéconomie doit absolument être différenciée de la microéconomie : "un état n'est pas un ménage".

D'un point de vu pratique, ce sont deux politiques qui s'affrontent, celles d'investissements massifs dans l'économie pour créer plus d'emplois, de croissance. Et la deuxième qui consiste en plan d'austérité, de réduction d'impôts pour que comme le budget d'un ménage les dépenses baissent, et les recettes augmentent. Problème c'est que si monsieur et madame tout le monde n'arrivent plus à rembourser le crédit de la voiture, ils la vendent. Quand un état ne peut plus rembourser sa dette, il doit vendre ses services publics les plus rentables.

On comprend tout de suite l'avantage d'une telle situation, des sociétés publiques qui ont été financées pendant des années, des siècles parfois par les contribuables qui ont connu un essor, un développement important, avec un réseau, des employés qualifiés se retrouvent bradés sur l'autel de la dette. Un exemple simple est celui de La Poste, personne ne réalise mais quelque soit le pays La Poste belge, turque, française a construit au fil des années des agences nombreuses sur leur territoire. La poste française possède 17000 agences sur le territoire national, son activité bancaire peut donc se faire sur 17000 endroits en France par exemple. Une banque généraliste possède en moyenne 3000 à 4000 agences. Demain la poste est vendue n'importe quel homme d'affaire comprendra rapidement l'intéret d'acheter ce service public. Il faudrait même être fou pour passer à coté.

Comprennez que l'objectif de la crise, de la dette, et de la cure d'austérité n'est pas de régler le problème de la dette. Demain on verra que la dette française sera toujours aussi importante voire même plus élevée, et ce sera comme ça dans tous les pays du monde. L'objectif est clairement de privatiser, de permettre d'appliquer une politique libérale totale sur la société. La Grèce, en deux ans va devenir le premier pays "propriété privée" avec un peuple souverain... Là où soixante ans de lutte anti-communiste n'ont pas permis aux libéraux de s'imposer, une crise aura suffi.

Le lobbyisme, et les inégalités croissantes n'aideront pas dans les choix politiques de demain. Le fossile sera toujours choisi à l'énergie renouvelable. La supression de l'ISF à un revenu citoyen. La privatisation à la création d'un secteur public performant.

En 2007, je débattais déjà de ces problèmes, lorsque j'évoquais la possibilité d'une crise financière aux USA, on me sortait les performances de ce pays en 2006, 2005, 2004. Un peu comme un champion sous stéroide se vantant de ses médailles. Les bénéfices des entreprises battaient tous les records, le chomage était au plus bas, il y avait comme un aveuglement ostiné, une foi aveugle dans la doxa économique, et pourtant...

Il y a des signes qui ne trompent pas en économie, l'économie c'est quelque chose de simple, c'est la science des imbéciles. Lorsque votre intuition vous dit quelque chose ne va pas dans le système, généralement vous avez raison.

Vous avez toutes les réponses : vous constatez bien un décalage entre la politique catastrophiste de l'état, et la réforme de l'ISF. Pourquoi réduire des recettes indispensables si les caisses sont vides ? Cette réforme aurait couté de 2 à 3 milliards d'euros. D'un coté je vous fais travailler plus, de l'autre je fais de la France un paradis fiscal pour grosses fortunes, où est l'erreur ? Et ne parlons pas de l'aide accordée aux entreprises françaises durant la crise qui n'en avaient pas besoin...

La dette, paradoxalement, dans notre système économique actuel est indispensable. Privatiser pour rembourser des intérets qui permettent à l'économie de fonctionner est une escroquerie. Le problème de la dette est exclusivement politique aujourd'hui, et son utilisation l'est également.

Ne vous laissez pas avoir !


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32 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 30 mai 2011 10:41

    de toute facon la dette est illegitime et donc son remboursement aussi. La dette ne vient pas d’une hauuse des depenses mais d’un deficit de recette, faire sans cesse des cadeaux aux plus riches et ensuite leur emprumter de l’argent ne peut que creuser la dite dette. Pour comprendre ce phenomene lire l’article suivant :

    http://2ccr.unblog.fr/2010/10/16/la-dette-de-la-france/


    • Gabriel Gabriel 30 mai 2011 10:51

      Le pauvre, ce n’est pas de sa faute, c’est la crise !!! 10 millions de pauvres, en guerre dans trois pays, une dette pharaonique, il a un bon bilan ce mec ! A tous les Sarcocystes, moi je seraient vous, je revoterai pour lui, il peut faire mieux ! Et puis Carlita va nous sortir les couches avec photo de famille dans Paris Match et J.P Pernaut au 20H00 va lécher les culs et cirer les pompes, ça devrait le faire ! Si après ça il n’est pas réélu, c’est a douter de ces gnous d’électeurs !....


      • Ronny Ronny 30 mai 2011 11:03


        D’accord avec vous a 100%.

        Voici en complément un article dans ce sens que j’avais écrit pour Avox et qui démontre que les caisses de l’Etat ne sont vides que parce que l’on ne veut pas les remplir :

        http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/non-les-caisses-de-l-etat-ne-sont-38796

        Dernier avatar en date : 2 milliards de cadeaux fiscaux injustifiés à la restauration mais 15 000 suppressions d’emploi à l’éducation nationale, ce qui représente une « économie » annuelle de 800 000 millions d’euros. Comme disait Lincoln « if you think that education is expensive, try ignorance (si vous pensez que l’éducation coute cher, essayez l’ignorance ) ! »


        • Micka FRENCH Micka FRENCH 30 mai 2011 14:00

          De l’Ecossaise...

          J’’avais personnellement anticipé le braquage de la France par monsieur Sarkozy ou madame Royal lors de la campagne présidentielle de 2007 alors qu’il sévissait déjà depuis au moins trois ans à visage découvert, sur mon site dans ma rubrique « Quand on est trop dévot, on est détruit », à l’époque sur ZORPIA.COM.

          J’avais en page d’ouverture, avant l’accès à mon site, posé le portrait de Monsieur Sarkozy et celui de Madame Royal, en titrant « ATTENTION, CES DEUX TYPES SONT DANGEREUX POUR LA FRANCE ».

          J’avais de ce fait, présenté le futur piège dans lequel les deux compères, plongeraient le pays, en creusant artificiellement la dette du pays, afin de justifier le cadeau au privé de la santé, de l’Ecole, des retraites, de la Poste, des Services publics d’une manière générale, en libérant les riches, les industriels, les multinationales et les banques privées, des impôts et taxes divers.

          Le FMI de monsieur DSK et la BCE de monsieur Trichet, obligeant ensuite le vante des meubles contre un futur prêt qu’il sera impossible de rembourser.

          C’est ce qui s’est passé en Grèce où le pays est sommé de vendre à vil prix aux amis du privés les monuments historiques ainsi que ses plus belles plages.

          Suivent ensuite L’Irlande, l’Espagne et la France. Il s’agit d’un hold-up parfaitement huilé et d’une efficacité redoutable.

          Désirant rendre à César ce qui appartient à Jules, il est certain que la « socialiste » Royal, aurait fait exactement la même chose que le petit roi, le travail ayent éta commencé par un certain Lionel Jospin et surtout un François Mitterrand au mieux de sa forme et de sa dérive droitière depuis 1982...

          Gageons qu’en 2012, 53% de benêts, voteront une fois encore pour l’UMPS.... voire pire à l’extrême-droite...

          Micka FRENCH qui ne dit pas que du bien de ses cons-temporains sur Internet depuis 1995...
          http://mickafrench.unblog.fr


        • Prometheus Jeremy971 30 mai 2011 14:22

          Je prêche pour ma paroisse. A l’époque je m’étais simplemet basé sur le programme des candidats, et celui de Royal me semblait plus cohérent. Elle avancait des idées radicales de taxation des marchés financiers, d’impôt exceptuionnel sur les entreprises du CAC 40. D’allégements fiscaux non vers les 10% les plus riches, mais les classes sociales. Les PME bénéficiraient aussi d’une réforme fiscale, et d’imposition au cas par cas en fonction des secteurs d’activité. Elle parlait également d’une sortie du pétrole pour créer une révolution verte, de zones franches, et d’excellence dans les DOM.

          Son programme était bien plus travaillé, et poussé que celui de Sarkozy qui était une escroquerie, c’était plus une plaquette de communication qu’un programme d’ailleurs. Quand vous alliez sur le site UMP ça vous sautait aux yeux.

          Après je suis très naif quand il s’agit du PS, je sui sûrement trop optimiste. Mais leurs idées font avancer les choses pour les classes moyennes, et les précaires, même si c’est à tout petits pas parfois. Enfin ce n’est que mon opinion. Après je pense qu’on attend tous beaucoup trop de ce parti, et qu’on est forcément déçus au final.C’est sûr qu’ils arriveront pas à faire couler des rivières de miel... Prenons aussi nos responsabilités, et ne participons pas à la démocratie une fois tous les cinq ans.

          Sans compter que j’avais vu que Sarkozy avait était adhérent à des groupes d’extrême droite durant sa jeunesse, et avant de venir au RPR il était dans je sais plus quel groupuscule fasciste. C’est d’ailleurs dans ce groupe qu’il a rencontré la majorité des ministres, secraitaires d’état, et conseillers composant le gouvernement aujourd’hui.


        • Prometheus Jeremy971 30 mai 2011 14:28

          sarkozy avait été ! (je fais des fautes desfois sans m’en rendre compte, je tape trop vite, et je me relis pas).


        • Prometheus Jeremy971 30 mai 2011 14:36

          "Si l’on inclut les actifs (valeurs mobilières) de l’Etat tel que l’on devrait le faire dans un bilan, la dette tombe à 38,2 % du PIB seulement.« 

           »car 91 % des aides vont aux grandes entreprises, notamment celles qui font partie du Cac 40 et qui ont battu tous les records de profits et de valorisation boursière en 2006. Autant dire que les PME n’en voient que très peu la couleur.
          "

          Excellent....


        • Aldous Aldous 30 mai 2011 11:25

          Très bon article.

          Il faut démonter que cette dette constitue une Dette Odieuse destinée à assujettir la nation et disloquer ses services publics.

          http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_odieuse

          Un jour on parlera de Sarko en termes de haute trahison.


          • Ariane Walter Ariane Walter 30 mai 2011 14:03

            Est-il possible qu’une association de citoyens porte plainte pour abus de pouvoir et destruction de l’Etat ?


          • Prometheus Jeremy971 30 mai 2011 14:45

            Ce serait intéressant de pouvoir appliquer ce principe à n’importe quel pays. Par exemple à partir du moment où des responsables politiques sont inculpés de corruption, il devient évident que les dépenses de l’état ont été orientés par des lobbys, et on efface la dite dette.

            L’affaire des vaccins H1N1, à plus d’un milliard et demi aurait pu être bouclé rapidement. On jette Roselyne Bachelot en prison, et on refuse le paiement de fioles remplies d’eau.


          • Marco07 30 mai 2011 20:15

            Si seulement...

            Dans la même lignée, si seulement Bush pouvait être jugé par le TPI pour ses crimes commis en Irak, Afghanistan...

            On peut rêver :)

          • Vayhn 30 mai 2011 23:32

            Est-il possible qu’une association de citoyens porte plainte pour abus de pouvoir et destruction de l’Etat ?


            Excellente question. Voter est certes une bonne chose, mais à l’heure actuelle de mon point de vue c’est blanc bonnet et bonnet blanc (outre peut-être monsieur Cheminade de Solidarité et Progrès qui m’intrigue quelque peu mais je n’ai pas encore assez recherché pour valider quoique ce soit). Y’aurait-il une personne ayant quelques connaissances juridiques susceptible de confirmer/infirmer la chose ?

            Quant à l’article, rien à dire si ce n’est merci à l’auteur. Je plussoie, et je transmets.

          • Aldous Aldous 31 mai 2011 08:11

            Est-il possible qu’une association de citoyens porte plainte pour abus de pouvoir et destruction de l’Etat ?

            Ils faut comprendre que c’est une question de rapports de force entre opinions et pression internationale.

            Il faut donc 2 conditions :

            1) Mettre en place un équipe politique susceptible d’être à l’écoute des revendications populaires.

            2) Sensibiliser l’opinion et manifester pour obtenir la mise en place d’une comission d’enquete pour eplucher la dette.

            L’agenda est donc :

            1) Mobilisation autour des candidats capables de dire non au système banquier mondial (et non impliqués dans la dette).
            2) Mise en place d’un gouvernement sensible au bien public
            3) Manifestations en vue de contrebalancer la pression du système banquier mondial sur le gouvernement
            4) Mise en place d’une commission d’enquête sur la dette.

            A partir de là deux options sont possibles :

            A) les marchés bradent la dette du pays et le pays la rachète en secret.

            B) les marchés jouent le bras de fer (comme en Grèce) et la commission d’enquête conclue à la Dette Odieuse. Le gouvernement annule la dette. De grandes banques font faillite.

            Il existe une suite possible si plusieurs gouvernement, poussés par la rue, font front contre le système bancaire (PIIGS + France + Islande). Conférence internationale et refondation des accords (nouveau Breton Woods).

            L’autre alternative est une nouvelle crise à la 2008, qui ne sera pas refinancée cette fois et qui finira par une situation chaotique et sans doute une fuite en avant par la guerre.


          • Micka FRENCH Micka FRENCH 4 octobre 2011 11:35

            De l’Ecossaise...

            Vous posez EXACTEMENT la bonne question.
            Celle que devraient se poser TOUS LES FRANCAIS....

            Pourra-t-on après la libération,, poursuivre ce président (de pas tous les Français) et ses complices, pour « Haute-Trahison » et « intelligence (ce qui serait un comble) avec des puissances financières étrangères » ????

            Micka FRENCH sur le Web
            http://mickafrench.unblog.fr


          • frugeky 30 mai 2011 11:35

            Excellent article.
            Constat limpide.
            On se demande pourquoi les journalistes lors des traditionnels bilans positifs du gouvernement ne présentent jamais la contradiction.
            En fait on ne se le demande pas pour de vrai.
            On regarde qui sont les actionnaires des médias et on se dit que vraiment, pour faire pire que les journalistes, il n’y a que les banquiers.


            • kiouty 30 mai 2011 11:52


              Merci !

              On voit ici à l’aune de ces analyses, que les résultats des élections de 2012 n’ont absolument aucune importance dans un processus contrôlé par le Marché avec un grand M.

              Les pouvoirs publics n’ont plus de pouvoir (sauf sur des trucs accessoires style emmerder les immigrés de couleur, les homosexuels, les sans-abri, les internautes, les chomeurs...). Ils ont abandonné toutes les prérogatives sociaux-économiques au marché (sous couvert d’idéal européen, qui a été complètement dévoyé depuis).

              Il faut dire stop à ces gens là. Le problème, il est de taille, c’est que le seul parti politique qui propose une émancipation par rapport au libre-échange mondialisé (abrogation loi 1973, sortie de l’Europe néo-libérale) et à la toute-puissance financière (nationalisation des banques), c’est le FN, que personne ne souhaite vraiment voir arriver au pouvoir hormis les cinglés de la question raciale et les haineux en, tout genre, hélas.

              Il n’y a personne pour représenter tout ce qu’internet présente d’altermondialistes, de vrais gauchistes, et d’utopistes droit-de-l’hommistes bobos (et oui, ce sont des insultes dans la bouche de certains, malheureusement, alors qu’on devrait être FIER d’être utopiste droit-de-l’hommiste).

              C’est bien triste tout ça.


              • colza 30 mai 2011 13:57

                Voyez du côté du Front de Gauche...


              • Prometheus Jeremy971 30 mai 2011 14:56

                Le FN est une imposture, un parti politque dont la présidence se transmet de père en fille vous en fait dire long sur les possibilités des Le Pen.

                Et l’aborgation de la loi 1973 correspond à la fin de l’indépendance de la banque centrale européenne pour revenir à un système souverain. Ces voix ne s’élèvent pas qu’au FN. C’est qu’ils en parlent tout le temps, c’est tout.


              • Peretz Peretz 30 mai 2011 16:15

                Parfaite cette analyse. Le diagnostic est correct. C’est aussi celui de Naomi Klein. Le pb c’est que faire ? Le PS qui a voté pour le Traité de Lisbonne, n’est pas assez à gauche pour faire ce qu’il faut. Par exemple les nationalisations. Il est trop frileux.www.voixcitoyennes.fr


              • cameleon29 cameleon29 30 mai 2011 18:03

                Que faire ??

                 peut etre suivre de très prêt ce qui se passe doucement mais surement, les demandes paraissent aller dans le sens d’un nouvel ordre mais de façon citoyenne.
                Le problème et la « force publique » et sa douceur.....

                http://www.dailymotion.com/video/xizxby_les-indignes-europeens-29-30-mai-2011_news


              • cameleon29 cameleon29 30 mai 2011 18:05

                le problème EST


              • Lath 5 juin 2011 10:04

                La fille qui suit les traces de son père, il n’y a rien de scandaleux la dedans.

                Par contre placer son fils à la tête de l’epad alors qu’il n’ a aucune qualification...


              • Yaltanne 6 juin 2011 08:20

                Actias

                […] pas grand chose me choque dans le programme du FN […]

                Rétablissement de la peine de mort, interdiction de l’avortement… par exemple ;)


              • snake 30 mai 2011 12:56

                Excellent article.


                Merci à vous !

                • dogon dogon 30 mai 2011 18:15

                  Excellent article.
                  En gros, le problème est : Comment privatiser un Etat et asservir sa population à des intérêts privés ? Sarkozy est passé maître en la matière.
                  Plus tard, peut-être, étudiera-t’on les mécanismes qui lui ont permis de se faire une fortune colossale sur le dos de la République Française.
                  Un cas de haute trahison ? Je ne suis pas loin de le penser.


                  • Prometheus Jeremy971 30 mai 2011 20:34

                    J’ai travaillé dans l’Eductation nationale, je ne crois pas qu’il y ait 13.5 élèves par ensaignants dans les salles de classe personnellement. A part si vous rajoutez tout le personnel admnistratif, les assistants pédagogiques, les femmes de ménage, le postier qui apporte le courrier, le plombier dans votre calcul...


                  • Lath 5 juin 2011 10:11

                    chiffre bidon sorti de leur contexte detected !

                    Si le francais devait sortir de la culture du denier public le plus emmerder serait sarko et sa clique, car si on ne paye plus d’impot ou sa dette....
                    Plus de denier publique = plus d’impot, plus de tva, plus rien ;)


                    • pazof 1er juin 2011 00:16

                      Cet article est très clair et retrace en partie ce que décrit très largement Jacques Généreux dans son livre « La grande régression ».

                      Un livre à lire absolument pour tous ceux qui sont intéressés de voir le véritable visage de ceux qui sont démasqués ! Ou les sceptiques !
                      Derrière tout cela il y a en effet une Grande Intelligence...

                      • goc goc 5 juin 2011 09:47

                        Excellent article
                        mais je pense (enfin j’espère plutôt) que le nain a oublié un seul petit détail, c’est l’électeur
                        et il semble bien qu’aujourd’hui la sauce ne prend plus
                        même sa gueguerre en Libye ou la cloque à carlita ne font plus d’effet

                        et puis il suffit de remarquer son silence actuel alors que la classe politique part en déliquescence, pour se rendre compte a quel point il est totalement bloqué par la stagnation des sondages, au point de penser que de s’exprimer sur ces scandales, ne pourrait que lui faire perdre encore des voix . Aujourd’hui il en est reduit au « ne rien faire, c’est ne pas faire d’erreur ».

                        Alors peut-être croit-il en des jours meilleurs, en sa puissance à contrôler les médias (la preuve il avait réussi à faire croire que dsk était un danger pour lui), mais le problème c’est que sa politique depuis 4 ans va montrer dans sa dernière année, tout le coté néfaste pour le citoyen moyen, et là je prends le pari que même son groupe politique ne voudra plus de lui, il fera comme Zapatero, il prendra une déculottée.


                        • eric 6 juin 2011 07:46

                          Bel exercice de style ! 
                          Collection a peu prêt complète de tous les poncifs, approximations ou mensonges qui tiennent lieu de pensée aux gauches contemporaines. Du reste, il n’y a qu’a voir l’enthousiasme des commentaires. J’ai l’intuition marxiste qu’il doit y avoir une masse de prof. parmi les lecteurs. Ils donnent la note maxi a l’élève qui a donne la réponse littérale tirée du cours sans dévier d’un pouce.

                          Mais cet aspect scolaire ne doit pas nous égarer. La répétition est mère de la pédagogie et l’idée que répéter des erreurs finit par les rendre vraies n’est pas une nouveauté dans une gauche qui a toujours comporte un dominante d’enseignants et considéré que d’un point de vue matérialiste, la fin justifie les moyens et que la vérité est relative.

                          Ce qui est nouveau ici, c’est le cote « Mantra ». La recherche délibérée de la perte de contact avec le réel. La communnion de groupe dans des incantations. La recherche du nirvana ici et maintenant entre soi. La vision mysticisante du monde. (par exemple, l’election d’un president comme Sarkozy par une majorité claire et nette lors d’un scrutin ou les enjeux etaient bien definis- l’auteur lui même reconnait que tout était dans le programme- consideree comme une « catastrophe », un fatum tragique.

                          La, il y quelque chose d’un peu inquiétant. C’est une regression vers des formes de plus en plus religieuses, de plus en plus sectaires, de plus en plus coupée du réel. On comprend. Dans tous les sondages, les intentions de vote au prochaines présidentielles montre entre 55 et 60% d’électeurs prêt a voter pour l’une ou l’autre droite au premier tour. Un rejet populaire de ces incantations de gauche comme on en avait plus vu depuis De Gaulle. L’amertume que cela provoque chez ces gens explique leur retrait dans leur tour d’ivoire et leurs verites toutes faites. Ils se retirent sur l’Aventin, dans leur monde, entre eux, au chaud. C’est dommage parce que de ce fait il cessent de contribuer vraiment aux mécanismes democratiques. C’est inquiétant, car quand ils vont decouvrir que le monde continue sans eux, on peut craindre les pires réactions. Loin d’être les neo bouddhiste qu’ils pourraient sembler être, ils sont en réalité assez semblable au Chiisme. Les force du mal sont triomphantes. Les bons sont des martyrs potentiels. Ceci produit des groupes avec de longues périodes de stagnations, puis des crises violentes au cours desquels les plus paumes et les plus exaltes se livrent a des violences aveugles façon Vieux de la Montagne ou terroristes suicide.

                          Enfin, heureusement, nous avons Internet, la grande technologie contrôlée par les américains, qui leur permet d’évacuer un peu leur énergie négative de façon virtuelle derrière leurs écrans.

                          Le seul fait qu’ils imaginent que c’est TF1 qui abrutis les masses etant d’ailleurs en soi la preuve qu’ils sont « ailleurs »

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