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La dette de Sarkozy

Les néolibéraux et pas libéraux vous font croire à l’instar de Sarkozy que la dette de la France est pharaonique, et que le seul moyen de la réduire consiste à supprimer les services publics, et des postes de fonctionnaires, tout en travaillant plus. Ce qui est une escroquerie !

Tout d’abord il faut savoir que la dette publique est une composante essentielle à l’économie libérale et à la sécurité des marchés financiers. Lorsque l’Etat a besoin d’argent, il fait appel aux marchés financiers qui lui en donnent sous forme d’emprunts à taux d’intéret non révisable. Ces marchés financiers sont en réalité constitués à 60% de fonds de pension, d’assureurs et autres groupes industrielles étrangers, et à 40% par les grosses fortunes de France (sous la forme d’obligations du trésor). Des masses colossales d’argent sont ainsi donnése aux Etats du monde dans le but de faire des placements sûrs.

Bien, ceci étant dit, il y a deux enjeux pour Sarkozy derrière la dette publique, ces deux enjeux servent avant tout les néolibéraux des marchés financiers, vous savez ses copains qui lui prêtent des yatchs.

Premier enjeu : la fin du service public qui permettra forcément la privatisation de nouveaux marchés.

Second enjeu : permettre en défiscalisant les grosses fortunes l’afflux de nouveaux capitaux au sein des marchés financiers aux mains des néolibéraux. Politique de défiscalisation qui a lieu depuis plus de vingt ans, il faut le dire.

Bon, penchons-nous sur le second enjeu : l’afflux de nouveaux capitaux dans le marché financier permettra quoi ?

Cela permettra aux néolibéraux de proposer des fonds plus importants à l’Etat. Fonds qui seront soumis à intérêts, et iront tout droit dans la case dette de l’Etat.

Pourquoi les marchés financiers proposent-ils de l’argent à l’Etat ?

Eh bien comme votre banque vous propose de l’argent pour obtenir des mensualités, cela leur permet d’avoir des capitaux sûrs (les plus sûrs qui puissent exister d’ailleurs).

En bref, la politique économique de Sarkozy qui vous crie qu’il faut vous sacrifier au travail pour gagner plus et résorber la dette est un mensonge ! Il y va même au culot car lui et ses copains vont l’agrandir, avec sa politique de défiscalisation, il sera dans l’intêret des grosses fortunes de proposer des emprunts, et à l’Etat de les accepter.

En grattant un peu, on s’aperçoit qu’il va forcer les salariés à travailler plus, à être plus flexibles, à se dévouer corps et âme à leur patron dans un élan de solidarité nationale pour résorber la dette et augmenter la croissance. Et tous ces citoyens ne réalisent pas non plus que la privatisation des services publics va avant tout les obliger à payer plus. Et donc à donner encore plus de capitaux aux assureurs (entre autres) qui sont l’un des acteurs principaux des marchés financiers.
Cette élection a été une énorme escroquerie, il a donné un espoir de réussite aux travailleurs mais en réalité l’objectif est juste de les faire dépenser plus, et de les mettre à la disposition des patrons.

Le mensonge est également d’avoir fait croire que c’est la politique de solidarité qui a poussé la France à la dette car plusieurs pays dont le Japon ont une dette supérieure à 120% (celle de la France est de 60%). Dans une économie capitaliste la dette est indispensable ! Sous Jospin la dette s’est même équilibrée. Le seul moyen pour la dette de l’Etat de se résorber (si c’était dans son intérêt) serait d’appliquer une politique centriste d’austérité. On stoppe les dépenses, on ne touche pas aux impôts, voire on les augmente, et on attend quelques années.

Ce que j’aimerais vous faire comprendre c’est que la dette de l’Etat est la clé de compréhension de la politique mensongère de Sarkozy. De son escroquerie sur les travailleurs et citoyens de la France. Vous pensez travailler plus pour vous-mêmes, et pour le bien de la nation, mais vous allez en réalité augmenter les capitaux des marchés financiers mondiaux !

Les marchés financiers des néolibéraux ont besoin de la dette de l’Etat, et Sarkozy leur permet d’avoir de plus grands capitaux. Ses amitiés ne peuvent que le pousser à accepter plus d’emprunts auprès de ses financiers.

En sachant cela, vous pouvez même comprendre la fuite à droite des politiques de gauche et du centre, effrayés par leur propre programme économique. A gauche, on proposait la remontée de la fiscalisation, ce qui aurait diminué les capitaux des néolibéraux et les emprunts possibles de l’Etat (mais une augmentation non négligeable de ses recettes aussi), et au centre l’annulation de la dette aurait signifié la frigidité des marchés financiers vis-à-vis des taux d’intêret aux emprunts.

On est bien loin de l’immigration, de l’insécurité... Cet homme a juste répondu à nos attentes du moment mais ses promesses électorales ne seront pas tenues dans l’ensemble car en analysant il est évident que ce n’est pas son intérêt. En tant que politicien, il trouvera toujours un patron à remettre à sa place, et qui fera la une de tous les médias. Mais cela n’empêchera pas la précarisation de l’emploi, la hausse des inégalités sociales : des riches devenant vraiment très très riches, et des pauvres qui ne profiteront pas à sa juste valeur de leur travail. Quant à la réussite grâce au mérite, sa politque d’éducation nécessite des travaux à long terme, en cinq ans il ne peut pas la mettre en place, ce qui n’est pas le cas de sa politique économique.

Quant aux répercussions de sa politique sur la croissance, et bien je rouvre le débat mais n’espérez pas recevoir 7 millions d’euros d’indemnité du fisc. Si on arrive à toucher ne serait-ce que dix euros net de l’heure, je ferai mon mea culpa.

Maintenant j’aimerais parler des répercussions de la politique de Sarkozy dans la société française, et de ce rejet des Français à l’impôt qui est en réalité une alternative bien plus raisonable que l’endettement, ou le temps de travail plus grand.

Tout d’abord, on dit qu’une fiscalité lourde pose des problèmes de compétitivité économique, et la fuite des capitaux. Les pays nordiques, possédant l’une des fiscalités les plus lourdes d’Europe, sont au placement de la compétitivité mondiale, pour le Danemark au rang 5, la Suède au rang 9, la Norvège au rang 13 (sous le gouvernement UMP la France est au rang 30).
**classement de l’IMD de 2006**

Quant à la droite, son idée est qu’il faut travailler plus, pour gagner plus, et ainsi relancer la consommation, et la croissance. Les allègements fiscaux auront pour but de favoriser l’investissement, et donc la croissance.
Ceci est le pari de Nicolas Sarkozy pour relancer la croissance !
Mais de manière très démagogique on oublie la réalité des marchés financiers, et des épargants : 10% des ménages détiennent 40% du patrimoine national, leur fortune leur permet donc d’être les premiers à acheter des obligations du trésor à taux d’intérêt non révisable (forme d’emprunt fait à l’Etat par ces épargnants) lorsque la situation l’exige. Et la politique économique de Sarkozy leur offre une situation, une opportunité ! Qui ne peut que les obliger à acheter encore plus d’obligations du trésor.

Les ménages ne retrouveront pas un pouvoir d’achat plus important sans croissance, et les allègements fiscaux, ou la réduction des dépenses de fonctionnement de l’Etat (90% je crois) n’y changeront rien. Car les marchés financiers vont seulement obtenir plus de capitaux, donc ils auront besoin de placer ces capitaux, et ils les placeront dans la dette sous forme d’emprunts.

On en revient toujours au même problème la croissance.

La proposition de relancer l’économie en travaillant plus ? Contrairement au maintient des 35 heures, est-elle une solution ?
Nicolas Sarkozy et ses amis ont l’habitude de nous lancer les exemples asiatique, et anglo-saxon. La Chine est au rang 15 de la compétitivité économique, l’Angleterre au rang 20, le Japon au rang 24.
On peut alors se demander si en travaillant plus, et en allégeant la fiscalité, on augmente la croissance !

Le vrai essor de la croissance, c’est l’investissement dans la recherche (réduite sous le gouvernement UMP), dans des pôles de compétitivité, et la création des PME.
Ces points se retrouvaient étrangement dans les deux programmes des candidats !

Et il faut le dire !

Ce qui est étrange aussi c’est de voir un Sarkozy pressé de prendre des mesures a contrario qui ne relanceront pas la croissance, et il doit très bien le savoir ! Qui profiteront avant tout à ses 10% de riches, et aux marché financiers ! Provoquant des inégalités de plus en plus grandes entre les classes sociales.

Est-ce que sa politique économique de travailler plus, de réduction des dépenses, de défiscalisation, d’investissements, va porter ses fruits ?
Je dis que non car il ne peut pas mettre en place immédiatement la création de ces pôles de compétitivité, ce qui n’est pas le cas de sa politique de défiscalisation qu’il va s’empresser de faire. La France a besoin d’universités restructurées, de zones de compétitivité économique (les zones franches globales retrouvées chez les deux candidats). Et pour ça elle aurait eu besoin de rentrée d’argent forte, prise sur une fiscalisation accrue, et pas sur des emprunts à taux d’intéret non révisable qui vont créer un cercle vicieux.

Imaginez-vous !

On allège la fiscalité pour 10% de la population, donc on réduit les recettes de l’Etat qui n’a d’autre choix que d’emprunter tout en réduisant ses dépenses, pour que finalement ces 10% touchent les intêrets de ces emprunts. Plus d’impôt pour eux, et une épargne payée par nos impôts !

On tend vers une France d’aristocrates avec en haut de grosses fortunes, et en bas des salariés flexibles ? Surtout qu’à côté de ça les intérêts seront payés par quoi ? Par le reste des recettes donc des impôts, de la TVA sociale à plus de 25%. Dans un sens on se fait tondre, retondre, et reretondre !

L’Etat transmet notre salaire directement aux riches. On devra travailler pour eux pendant des heures et des heures, pour toucher un salaire qui devra servir à payer le logement, la bouffe, les frais courants, pour que les impôts arrivent et nous prennent tout le reste pour le leur donner à eux !

Magnifique système...

Ce qu’il aurait fallu c’est une fiscalité plus forte. Pour la création de ces zones de compétitivité ! Sarkozy surendettera la France, augmentera les revenus des grosses fortunes sans savoir à quel moment on va pouvoir profiter de la reprise de la croissance.
Il fait le jeu peut-être bien malgré lui des puissants, qui vont nous tondre mais vraiment nous tondre pendant cinq ans

Il est normal qu’on l’invite sur un yacht, car pour les patrons Sarkozy c’est le messie !

La taxation de la Bourse était une idée cohérente, aurait été une première expérience, peut-être suivie. De même que les allégements fiscaux pour les entreprises qui réinvestissement, sans compter le réhaussement des salaires.

Les marchés financiers sont vraiment très dangereux pour nos libertés individuelles. Elles sont la dérive du libéralisme, et l’aggravation des inégalités sociales.


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72 réactions à cet article    


  • Cris Wilkinson Cris Wilkinson 16 mai 2007 11:46

    Et Jospin ?

    J’aime pas le hongrois, mais à force de voir cracher sur lui, avant même la mise en place des ses « réformes », j’aimerai bien que les cracheurs, nous parle des 5 années de gouvernance de Jospin (vu quand langage cracheur, Sarko est un pourrit, donc Jospin est un héros), sachant que l’on a assez recule pour en parler.

    Alors ???


    • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 17 mai 2007 23:50

      A l’auteur

      J’espère qu’il est meilleur éducateur que ce qu’il comprend de l’économie.

      Cet article n’est qu’un salmigondis de théories anti-libérales mal digérées.

      Désolé, mais il n’y a rien a discuter dans cet article, tellement tout est mélangé et confus.

      J’espère que Jérémie écrira un autre article sur un sujet qu’il maitrise. Ce sera surement plus intéressant.


    • finael finael 18 mai 2007 08:38

      Je ne vois pas là une critique constructive, seulement une diatribe et une attaque « ad hominem » qui ne s’appuie sur rien.


    • iliaval iliaval 18 mai 2007 20:30

      Mais pas du tout, on peut cracher sur Sarkozy tout en crachant sur Jospin, vu que Jospin n’a de socialiste que le nom... C’est la même chose partout, d’ailleurs. Quel est le président américain qui a le plus démoli le peu de services sociaux des Etats-Unis ? Qui a conditionné le versement des aides sociales au fait d’avoir un boulot d’esclave payé peanuts ? Non, ce n’est pas Deubeuliou, républicain, c’est Bill Clinton, démocrate ! Et bien, Jospin, et les socialistes français, c’est pareil. Ils n’assument absolument pas leur gauchitude, car ils viennent des mêmes écoles et de la même classe sociale que leurs adversaires de droite. Ils ont les mêmes intérêts. Et ces intérêts ne comprennent pas le peuple d’en bas. Alors, oui crachons sur Sarko et ses soit-disant réformes, qui ne sont en fait que des cadeaux aux plus riches, même pas déguisés, comme on a craché sur Jospin pour les mêmes raisons.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 21 mai 2007 00:28

      @ jesuisunhommelibre. Gérer l’économie est complexe, régler la dette est simple. Sortons donc la dette de ce que vous appelez le salmigondis. Payez la dette est simple : vous exigez de chaque personne physique ou morale un bilan et vous imposez le capital au taux requis pour que la contribution de tous permettent le remboursement de la dette. La dette publique peut être payée instanter, ce qui n’implique rien d’autre que des jeux d’écritures.

      Personne n’a un sou de moins en poche, seulement une dette envers l’État qu’il peut acquitter, bien sûr, mais dont il peut aussi ne payer que l’intérêt, lequel, en moyenne, ne dépassera pas le montant de la part de ses impôts actuels affectés aux intérêts sur la dette publique.

      Non seulement l’État n’a plus à verser annuellement un intérêt à ceux qui financent la dette publique, mais il reçoit chaque année un montant du même ordre de grandeur des citoyens. Toute la fiscalité peut être modifiée au profit des petits revenus pour tenir compte de ce nouvel apport.

      Simple. Pouquoi ne le fait-on pas ? Parce que nous sommes un régime capitaliste et que le faire serait une déclaration de guerre au système financier mondial. Une guerre que nous ne pourrions pas gagner. En attendant que quelqu’un propose une façon de quitter le monde « tel qu’il est » sans devenir un autre Cuba ou un autre Iraq, ayons la décence de ne pas parler de la dette publique, symbole trop pénible de l’exploitation qui règne sur le monde.

      http://www.nouvellesociete.org/706.html

      Pierre JC Allard


    • tvargentine.com lerma 16 mai 2007 11:50

      Je suis de gauche mais je crois qu’il convient d’être honnete intellectuellement.

      Vous faite dire sur la dette « le seul moyen de la réduire consiste à supprimer les services publics, et des postes de fonctionnaires, tout en travaillant plus. »

      La droite n’a jamais tenu ce discours,elle dit que pour réduire la dette de l’Etat dont une bonne partie du budget de l’Etat sert à régler les salaires des fonctionnaires,il faut moins de fonctionnaires et améliorer la disponibilité, la performance et la qualité du service public.

      Les technologies nouvelles permettent de dégager du personnel pour les affecter ailleurs,là ou le besoin existe.

      Quand les horaires d’ouverture de mon bureau de poste qui sont à Colombes du lundi au vendredi 9h30 - 16h30 et le samedi matin 8h30 - 12h00 ne correspondent plus à un service public,car je travaille dans cette tranche horaire comme beaucoup de personne et nous sommes obligé de nous lever le samedi matin pour retirer notre courrier recommandée ! à la poste ,bien souvent avec une file d’attente impressionnante.

      Même chose pour les centres des impôts (9h00 -16h30)

      Je n’appelle pas cela des services publics.

      Les horaires doivent etre élargies de 6h30 à 21h30 et le samedi toute la journée.

      Voila un exemple de disfonctionnement des services publics.

      Ensuite travailler plus pour gagner plus => OUI et libre à vous de ne pas accepter.

      Quand au reste de votre argumentation,cela releve du discours classique anti-sarko primaire plutot que de l’objectivité,et c’est dommage car vous devriez demander des comptes à SEGOLENE ROYAL et son équipe qui ont permis cette élection de Nicolas Sarkozy

      Ils n’auraient dont aucun compte à rendre ?


      • Vincent 16 mai 2007 12:02

        Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites. L’argumentation de l’auteur se tient :

        baisse de l’impôt pour 10% des plus riches -> l’etat doit trouver ces recettes ailleurs -> il emprunte aux plus riches -> les 90% restants remboursent l’emprunt en impôts

        bilan des courses : les riches payent moins, les pauvres payent plus et l’argent qu’ils paient atterrit dans les poches des riches !

        En tout cas, ça se tient plus que de dire « je suis de gauche, mais je suis d’accord avec sarkozy, vous êtes un anti sarkozyste primaire (où sont vos arguments ?) »

        ou pire encore, vous dites que la dette vient en partie des salaires des fonctionnaires, alors je me demande comment on va faire des économies si vous voulez ouvrir les bureaux de poste 6 heures de plus par jour (sans compter le samedi) à moins que vous ne divisiez par deux les salaires des postiers ?? c’est ça travailler plus pour gagner plus ??

        Un peu de cohérence dans vos arguments, que diable ! Où on finira par vous taxer d’anti-antisarkozyste primaire !! smiley


      • calamity 16 mai 2007 13:00

        Sacré Lerma !

        « Les horaires (de la fonction publique)doivent être élargis de 6h30 à 21h30 et le samedi toute la journée »

        En comptant une petite pause déjeuner de 12h30 à 14h(ça, c’est moi qui la rajoute), on arrive tout de même à 13h30 par jour. Multiplié par 6 jours ouvrables, ça fait du 81 h par semaine. Va falloir embaucher sec !Et c’est pas prévu au programme. Mais, bien sûr ces fainéants de la fonction publique devraient pouvoir faire cela sans ronchonner, sales nantis qu’ils sont

        Vous n’êtes pas trop gêné pour vouloir faire bosser les autres ...mais rien que pour la journée d’aujourd’hui, vous êtes intervenu sur Agora (petit survol rapide et non exhaustif) : à9h50,10h26,10h31,10h37,11h02,10h42,11h08,11h20,11h28,11h50...Là c’est votre pause déjeuner je suppose ? Il est cool votre job, sans parler de votre patron. smiley

        Allez bonne sieste ! Moi, je retourne au boulot..


      • Ploum 16 mai 2007 13:49

        « Je suis de gauche mais je crois qu’il convient d’être honnete intellectuellement. »

        Etre honnête intellectuellement, ce serait déjà pour vous d’assumer le fait de ne pas être de gauche.


      • simplet simplet 16 mai 2007 15:20

        Lerma : « je suis de gauche »

         smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley

        alors la c’est le pompom de chez pompom on aura vraiment tout lu sur AV

        l’opportuniste de Dutronc a plus qu’à aller se coucher avec un bestiau comme vous !!!!!!


      • masuyer masuyer 16 mai 2007 19:17

        Pauvre Lerma,

        Homme de gauche qui doit se lever le samedi matin. Ferait-il parti de « la France qui se lève tard » ? Attention Sarko te guette smiley


      • masuyer masuyer 16 mai 2007 19:30

        A Calamity,

        Vous noterez d’ailleurs que Lerma n’a l’air présent sur Avox que durant ses jours et ses heures de travail. Si Nicolas savait que son plus grand fan fait partie de la France qui tire au cul ! smiley


      • calamity 16 mai 2007 19:45

        A Masuyer,

        Et rendez vous compte qu’il disait gagner 3500 euros net par mois sur un autre fil il y a quelques jours.

        3500 pour passer la moitié de son temps à dire des c*** sur le net, c’est pô mal non ?

        Ah lalalala ! Sarko, il va avoir du boulot croyez-moi !

        « la France qui tire au cul », j’aime bien comme expression smiley


      • Gilles Gilles 17 mai 2007 10:18

        Lerma, tu parles justement des bureaux de Poste ou des centres des impôts en zone rurale. Tu veux les voir plus souvent ouverts ? Et bien ne sais tu pas que depuis quelques années ils ferment, car non rentables ?

        Avec ce gouvernement, je doute que cela s’inverse car ce n’est pas en supprimant 1 poste de fonctionnaire sur deux que l’on va éténdre les horaires, mais on aura du mal à faire tourner un établissement. Finalement, pour gagner en personnel il faudra regrouper les petits centres vers les grandes villes

        Cela se passe déjà....suffit de regarder le JT pour voir des sujets sur la fermetures des services publiques dans les petites villes

        Quant au gains de personnel grace aux nouvelles technologies, désolé mais bien que réel c’est marginal par rapport aux besoins en humains.


      • Gilles Gilles 17 mai 2007 10:26

        Depuis les années 1990,se ne sont pas forcément les gouvernements de gauche qui ont creusés les déficits...plutôt l’inverse. Un exemple, les années 93-97 avec Sarkozy au budget entre 93 et 95.

        Dette publique (% du PIB)

        1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997

        39,9 39,5 40,3 44,7 51,6 55,3 59,3 62,4 64,7

        Déficit public (en milliards de Frf)

        1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997

        100 93 132 226 316 299 323 294 267

        (plusieurs sources dont certaines diffèrent légèrement, mais trés peu et sans gener la tendance)

        De même :
        - Le déficit budgétaire progresse surtout depuis 2002, aprés des baisses “relatives” entre 97 & 2002 (cf http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_publique_de_la_France) avec en 2004 un Sarkozy aux finances.

        Les chiffres de la dette en % du PIB : 58,4 % (2000) ; 57,3 % (2001), 59% (2002), 65 % en 2004. Elle a atteint 66,4 % en 2005

        Les pros de la riguer budgétaires devraient en toute logique voter...à gauche caer Sarkozy a été le pire augmenteur de la dette et des déficits !


      • Gasty Gasty 17 mai 2007 11:17

        @ lerma

        Voici un extrait de l’auteur ci dessous, car ce que vous racontez venir de l’auteur....(« le seul moyen de la réduire consiste à supprimer les services publics, et des postes de fonctionnaires, tout en travaillant plus. »)ce serait pas dans un autre article ou dans la marge à droite de votre écran ???

        (de l’auteur)

        Et tous ces citoyens ne réalisent pas non plus que la privatisation des services publics va avant tout les obliger à payer plus. Et donc à donner encore plus de capitaux aux assureurs (entre autres)


      • Popov De Kerl Popov De Kerl 16 mai 2007 12:54

        vous oubliez le poid de la dette qui diminuant, diminuera d’autant les intérêts (economie) et nous remettra dans les normes européenne (qui pour mauvaise qu’elle soit sont les même pour tous)

        De plus diminuer la dette permet à la france de disposer d’une capacité d’emprunt (toujours en restant dans les criteres euro) capacité qui n’existe plus depuis le dernier septenat a gauche (pour qutant que je sache)


        • Jimd Jimd 16 mai 2007 14:00

          je ne suis pas d’accord avec vous. je trouve votre demonstration tres touffue et peu claire. en plus elle est basee sur une meconnaissance de certains aspects et des details.

          par exemple : ’’En bref la politique économique de Sarkozy qui vous crie qu’il faut vous sacrifiez au travail pour gagner plus, et résorber la dette est un mensonge ! Il y va même au culot car lui et ses copains vont l’agrandir, avec sa politique de défiscalisation, il sera dans l’intêret des grosses fortunes de proposer des emprunts, et à l’état de les accepter. ’’ la dette est necessaire vous avez raison. il ne s’aghit pas uniquement d’emission de titre a taux non revisable, mais egalement a taux revisable. Il ne donne pas l’emprunt, ces titres se vendent et s’achete. les grandes fortunes ne propose pas l’emprunt et ne force pas l’etat a accepter. En fait l’etat emet de la dette, le taux de cette dette est fonction des condition du moment et est tel que la dette sera achetee.

          Votre dernier paragraphe est interessant. je vous propose l’exercice suivant : 1. supprimons les marche financier. fini plus rien. que se passe t il selon vous. bien ensuite : 2. comment structurer le systeme financier de meilleure facon ? (en dehor d’une simple taxation).

          le systeme financier n’est pas un ogre au service des puissants. il n’y a pas de volonte centralisee de nuire ni de bouc emissaire que l’on puisse designer aisement et bruler sur la place publique, ce serait trop simple.


          • jean-christophe 16 mai 2007 14:17

            Le système financier mondialisé est devenu complètement fou et ne reflete plus l’activité économique régionale. Les disponibilités pharaoniques de liquidités en asie, en centaines de milliards de $, résultant de l’épargne de plus de 10 années de croissance mondiale record chez les « petites gens » des pays du sud, sont autant de pépites pour des financiers avides d’argent et menancent les équilibres issus de plus d’un demi siècle d’économie de marché pratiquement stabilisée. Le problème est là ! Augmentation des LBO de 40% en 2006 ! Si on réduit pas le pouvoir des marchés financiers alors c’est tout le système économique qui est menacé.


          • Jimd Jimd 16 mai 2007 14:33

            @jean-christophe

            ’’ Les disponibilités pharaoniques de liquidités en asie, en centaines de milliards de $, résultant de l’épargne de plus de 10 années de croissance mondiale record chez les « petites gens » des pays du sud, sont autant de pépites pour des financiers avides d’argent et menancent les équilibres issus de plus d’un demi siècle d’économie de marché pratiquement stabilisée. ’’ asie ou pays du sud ? pouvez vous expliquer l’action de ces financier. y a t il vol ? contrainte, laquelle. je ne comprend pas en quoi un exces de liquidite dans une zone de la planete heurte les petites gens.

            ’’ Si on réduit pas le pouvoir des marchés financiers alors c’est tout le système économique qui est menacé.’’ pourquoi ? concretement. quel est le scenario qui nous amene dans l’impasse.


          • jean-christophe 16 mai 2007 14:49

            Non ce n’est pas un vol puisque c’est permis par le système. Toutefois, que dire d’un système qui donne trop de pouvoir à certains acteurs et moins à d’autres ?l’augmentation des LBO n’est qu’un indicateur de cette tendance à l’inégalité de pouvoir.

            Avant, on aurait pu supposer que le système financier ne pouvait pas permettre, par manque de liquidités, une multiplication d’opérations sur bourse, et donc, de garantir un minimum de stabilité et de confiance. Maintenant, il est relativement facile de lever plusieurs dizaines de milliards de $ en asie et de s’en sertir comme effet de levier sur une entreprise occidentale (américaine ou européenne). Ce n’est pas un vol, mais du point de vue de la société, ce n’est pas non plus un gage de confiance.

            Pourquoi le système économique serait menacé alors ? je pense que pour les grands groupes, cela ne changera pas grand chose : ils continueront à licencier en période de faible croissance car les gains de productivité ne compensent pas les obligations de rémunération des dividendes pour les actionnaires. En revanche, je crois que cela aura plus un effet pervers sur le financement des PME, qui elles, créent de l’emploi. Les produits financiers sont aujourd’hui parfois un peu « louches », résultant du mécanisme de titrisation de dettes de provenance mondiale inconnue, et donc, sont un risque accru de stabilité du financement (c’est mon avis).


          • zets zets 18 mai 2007 01:22

            à jimd, voici un scénario qui nous amène dans l’impasse (cf Joseph Stiglitz, prix nobel d’économie, dans « un autre monde »)

            Les marchés financiers s’ils ne sont pas régulés s’intéressent aux profits à court terme, ce qui a de nombreux effets catastrophiques. Parmi ceux-ci, l’abandon des stratégies à moyen et long terme, qui sont des marchés qui « créent réellement » de la richesse (innovation-recherche, planification industrielle, et autres).

            Ces marchés sont à l’origine de plusieurs crises au fil du temps (Brésil, Thailande, et j’en passe) à travers des phénomènes d’« exubérance irrationnelle » qui conduit un pays à attirer de nombreux investissements (permettant la crétion d’entreprises, d’infrastructures etc) ce qui a des effets sur les structures industrielles, sociales etc. (« bulle »)

            Lorsque la confiance s’en va, l’éxubérance se transforme en « peur irrationelle », phénomène auto amplificateur et les acteurs financiers retirent tous leurs billes en même temps, produisant un crack généralisé qui laisse l’économie dans un état plus mauvais que lorsqu’ils sont entrés. (passons sur les conséquences politiques pourtant centrales)

            Un exemple simple : un pays, africain par exemple, délaisse l’agriculture de subsistance traditionnelle pour se mettre à cultiver disons du coton qui se porte bien sur le marché mondial, promettant des revenus plus intéressants pour les paysans. De nombreux fonds vont venir alimenter cette transformation. Mais lorsque le cours baisse (sous l’effet d’une subvention étatsunienne à ses propres producteurs par exemple), le coton africain n’est plus rentable, les investisseurs se barrent (dans le soja brésilien par exemple) après s’en être mis plein les fouilles et laissent les africains manger leur coton. Pardon, mourir de faim.

            une seule solution : la régulation.


          • finael finael 18 mai 2007 08:46

            Si vous lisiez un Joseph E. Stiglitz, peu suspect « d’ultra-gauchisme », vous y trouveriez que les marchés financiers détruisent (« volatilisent ») mille milliards de dollars par an (« Quand le capitalisme perd la tête »).

            Alors oui, on peut se demander s’ils sont utiles sous leur forme actuelle.


          • finael finael 18 mai 2007 08:51

            Le pire est que l’expression « exubérance irrationnelle » est citée par Stiglitz comme venant d’Alan Greenspeace, alors directeur de la « Fed » (Federal Rerseve) et néo-libéral convaincu !


          • tvargentine.com lerma 16 mai 2007 14:19

            pourquoi ce qui a été possible dans le privé sur des plages d’ouvertures du travail ne pourrait pas exister dans le public.

            Nos amis fonctionnaires (ils en faut) oublis que la mise en application dans les entreprises des 35h Aubry à permis une nouvelle organisation du travail (si si !!)

            exemple 6h-14h00 - 14h00-22h00 et des RTT

            Pourquoi voulez vous rajouter du personnel alors qu’il suffit de changer les horaires 9h00 - 16h30

            Cela me semble logique dans la mesure OU cela représente UN SERVICE PUBLIC.

            Votre conception du service public correspond à la mauvaise qualité d’accueil et de file d’attente que nous constatons tous les jours car le conservatisme d’une minorité bloquant la majorité de pourvoir travailler en horaire décalé et de permettre des plages horaires d’ouvertures correspondant mieux à la demande des citoyens,car l’activité des travailleurs commencent tôt pour certain et se termine tard pour d’autre et le respect du travailleur commence par des services publics de qualités et du personnel motivé


            • lyago2003 lyago2003 16 mai 2007 15:27

              Un crédit à long terme, ça veut dire que moins tu peux payer, plus tu payes.Par conséquent il faudra bien la réduire un jour la dette sinon on va se retrouver en cessation de paiement et on ne sera plus du tout crédible pout l’UE. C’est un peu comme avec les maisons en préfabriqué, pendant le crédit tu répares ce qui s’écroule, et au bout de quinze ans les ruines sont à toi et donc on nous fait croire qu’il faut continuer comme celà !. Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c’est une crise. Depuis que je suis petit, c’est comme ça.

              Merci à MC qui m’a permis d’illustrer ce commentaire.


              • Spiritatus 16 mai 2007 19:58

                Ce que j’adore avec la dette, qu’elle soit de Sarkozy ou de n’importe qui c’est la facon dont ca marche.

                Comme nous le rapel l’auteur de l’article, les intérets de cette dette va dans les poches

                - des riches francais 40%
                - du citoyent lambda via leur caisse de retraite
                - une part va comission pour les banques et autres organes financiers...
                - le reste par a l’étranger

                de l’autre coté les payeurs d’interets sont l’ensemble des citoyens du pays, enfin les payeurs d’impots smiley

                donc première remarque chaque fois qu’un état emet un emprunts, il donne des sous aux institutions financières, chaque fois qu’il en rembourse un , il prends des sous à l’ensemble de ses citoyens pour en redistribuer une partie non négligeable aux riches (acheteur de bons du trésor ou groupe spéculatif) et mieux encore une partie de cet argent quitte le pays... En donnée brutes, donc si on ne s’intéresse pas a ce qu’on fait de cet argent, quand un pays fait une dette ca revient a apauvrir le pays, et augmenter la fracture sociale.

                Je vous laisse réfléchir vous même à ce que signifie emprunter pour payer des fonctionnaires

                Pour la forme je vous laisse apprécier a quoi ressemble une tranche de dette de l’état francais :

                - OATi 1 % 25 juillet 2017
                - Volume demandé : 2,522 milliards d’euros
                - Volume adjugé : 0,852 milliards d’euros
                - Prix limite : 88,53 %
                - Pourcentage adjugé au prix limite : 100 %
                - Taux de couverture (volume demandé / volume adjugé) : 2,96
                - Taux moyen pondéré : 2,27 %
                - Prix moyen pondéré : 88,560 %
                - Date de règlement : 22/05/2007

                Là j’aimerai bien qu’un économiste en herbe m’explique pourquoi l’état de demande pas de meilleures conditions, vu que dans ce cas là pour chaque euro que l’état veut emprunter il y a 3 « personnes » qui sont d’accord de le lui prêter...


                • Jimd Jimd 16 mai 2007 20:20

                  2.27% pour un emprunteur, c’est une tres bonne condition. il y a un systeme d’enchere pour la fixation des conditions d’emission. Il est tres subjectif de dire que l’etat pourrait avoir mieux, je pense auy cointraire que le Tresor tire au maximum. prix a 88% c’est donc une decote importante encore une excellente condition pour l’etat ca veut dire que vous pretz 100 et on ne vous rembourse que 80.

                  C’est un service qui est rendu. il a une remuneration. plutot faible mais avec 100% de reussite. Si vous detenez une assurance vie, une epargne entreprise il ya de grande chance que votre epargne soit en partie investi dans ces titres.


                • Jojo2 17 mai 2007 13:30

                  D’ailleurs Sarko ne s’y est pas trompé, il a placé 2 millions en assurance vie...


                • Spiritatus 17 mai 2007 15:45

                  dans le cas en question contrairement a ce que tu dis, chaque fois que l’état reçoit 88 euros il s’engage a en rembourser 100 plus 1% d’intérêt par an...


                • masuyer masuyer 16 mai 2007 20:40

                  Entendu sur France Inter ce matin.

                  Sous Chirac 1 millier de personnes travaillaient pour l’Elysée.

                  Sous Sarkozy, ce sera 2000, pour cause de famille nombreuse. A raison de 5 enfants, cela fait donc 200 par tête. La réduction du nombre de fonctionnaires commence fort.


                  • Jojo2 17 mai 2007 13:29

                    Il va emaucher des immigrés clandestins, pour commencer à résoudre le problème...


                  • lecmar 16 mai 2007 20:48

                    bonjour Nous nous évertuons à comprendre cette dette et trouver des solutions si nous essayons de la comprendre à partir de la création monétaire_ce qui est interdit aux états maintenant cette dette nous apparaît sous un autre jour !!!!!!!!!!! allez voir cette étude

                    http://tiki.societal.org/tiki-index.php?page=La+v%C3%A9rit%C3%A9+sur+la+dette


                    • ExSam 17 mai 2007 23:47

                      Lecmar

                      Très bon lien, éclairant...


                    • karg se 16 mai 2007 21:02

                      Article parfois un peu flou et qui tombe dans la facilité (attention, un patron de PME ou un entrepreneur en biotech qui cherchent des capitaux est à des années lumières de Bolloré et son Paloma). Mais il dénoncé à juste titre un système d’endettement au service des grandes fortunes.


                      • Kris 16 mai 2007 22:21

                        En médecine et plus spécifiquement en psychanalyse, le déni est le refus d’admettre une réalité qui est perçue comme traumatisante. Un des exemples les plus classiques est celui du déni de l’alcoolique qui nie son intoxication. Se développe en réaction au rapport Pébereau entre autre le déni de gravité de la dette. Recycler en argument de campagne il est utilisé contre Ségolène et Sarkosy. Il reste surtout l’expression d’un déni matérialisé par une éclosion de commentaires permettant de défendre le moi du citoyen contribuable épargnant contre l’angoisse provoquée par la découverte ou le rappel de l’énormité de la dette et de la croissance mécanique mais quasi inexorable de son poids pour les prochaines années due à la hausse des taux d’intérêts. Cette littérature plus ou moins compétente et / ou honnête refuse d’admettre la réalité et tente à coup de diverses astuces dialectiques ou carrément d’erreurs crasses à faire croire à l’existence de solutions et mécanismes miracles qui protègeront le citoyen contribuable épargnant du prochain et inéluctable siphonage de son épargne et de ses revenus.

                        Les actifs inscrits au PIB français sont restés au même niveau sans progresser malgré l’explosion de la croissance de cette dette 1100 milliards et plus de 2000 milliards pour la dette « implicite » qui comprend la provision des retraites des fonctionnaires. Donc la croissance de ces emprunts n’a pas financé un accroissement comparable des actifs de la France (écoles, universités, ports, aéroports...). Elle n’a pas vraiment financé de la consommation qui de toute façon aurait beaucoup plus profité au final à d’autres pays que la France (3,000 € à tous le monde...) qui lui vendent ce que les français veulent acheter et que justement ça tombe mal la France ne sait plus ou pas produire.

                        Elle a servi comme largement démontré a financer de la dépense courante de fonctionnement c’est à dire la dépense publique au quelle est attachée la majorité des français (santé, retraite , protection sociale en général)...comme une accoutumance à une fuite en avant rassurante dans l’immédiat mais très fortement anxiogène au fond de tous les français si ont est honnête....avec comme baume hypocrite un certain nombre de déclarations , incantations et promesses faites aux électeurs et à Bruxelles sur 1) un toujours prochain futur équilibre budgétaire c’est à dire des dépenses annuelles de l’Etat français égales aux niveau des recettes annuelles 2) la préservation du modèle français = santé, retraite, fonctionnaires.....ça c’est sur que le consensus parmi beaucoup d’entre nous c’est que c’est mieux que financer une guerre en Irak...mais on voudrait aussi s’illusionner que ces dépenses publiques servent à financer des crèches, des hôpitaux, des laboratoires de recherche...hélas ce n’est pas vrai.

                        La charge de la dette a bien été contenue grâce à la baisse des taux d’intérêts dans les années 90 et 2000. La dette actuelle a été et est bien gérée notamment comme le démontre le dernier placement à 50 ans à 3,77% ; mais en effet plutôt majoritairement placé auprès d’étrangers. Bref une bonne gestion des fonctionnaires en charge du sujet. Le gouvernement actuel a voulu (maladroitement) éclairer le présentement général des français : comment pouvons nous dépenser plus que ce que nous gagnons ? Par la publicité faite au rapport Pébereau pour éveiller les consciences des citoyens. Mais y compris sur le service public le débat a été mal présenté et l’anxiété ambiante nous a fait nous délecter de futures peurs apocalyptiques...que nous renforçons avec la crise des banlieues et les semaines d’agitation anti CPE. Que de bêtise dans ce contexte, mais bêtises de faible proportion comparées au reste. Car le reste c’est pas drôle et ça été peu dit : gauche ou droite en 2007 le pire est à venir. Comme la hausse des taux continue et bien le taux de souscription des futurs emprunts que l’Etat français est obligé de faire constamment sera beaucoup plus lourd que sous Jospin, Raffarin, Villepin.

                        Les français le sentent plus ou moins clairement et du coup en déduisent au plus fort d’eux mêmes que demain sera pire qu’hier. Donc ça renforce l’anxiété et le pessimisme général de et donc ça renforce la prédilection nationale des français à l’épargne sécurisée pour ce futur forcément difficile.

                        Certes pas encore au niveau des belges mais ça progresse. Donc tous les banquiers du monde considèrent la France comme un bon risque à qui ont peut prêter car l’Etat est en effet un agent économique extraordinaire qui peut essentiellement LEVER l’IMPOT direct (sur le revenu) ou indirect (TVA par exemple)...du coup la comparaison avec le nécessaire et absolu équilibre budgétaire d’un ménage classique est quelque peut démagogique ou alors il faut pousser l’analogie en posant comme hypothèse que ce ménage est composée d’un individu qui prête sans retenu au chef(e) de famille dispendieux(se)., un fils / une fille prodigue en quelque sorte sorte, bref ce que sont les belges à l’Etat belge justement quoique.... perversion classique les belges sont aussi champions d’Europe de l’évasion fiscale et de l’argent au noir...en gros ils mettent aussi à l’abri de leur Etat ce qu’ils gagnent. Ah mais pourquoi ?

                        Donc la 1/2 de cette dette en gros est financée par (entre autre) nos chères assurances vie à en support €uros ou Unités de Compte, mais surtout placées sans trop de risque en obligations €uros, dont les bons du Trésor français. La c’est comme pour la Belgique, les belges prêtent à leur Etat donc il n’y a pas de risque de faillite par cessation de paiement car il y a des citoyens pour financer les emprunts (le contraire de l’Argentine, Brésil ou des pays sous développés qui 1°) gaspillent l’argent de leurs emprunts et 2°) sont du coup en cessation de paiement quand les banques étrangères décident que le risque est trop important et donc arrêtent plus ou moins soudainement de prêter..Et quand il faut rembourser coucou voila le FMI et la Banque Mondiale qui viennent diriger leurs économies).

                        Mais alors où est le problème ? On y vient.

                        Pour les + de 50 % de la dette de la France qui est détenue par les étrangers... la regardez bien votre épargne et fermez les yeux , hop elle peut fondre car tous les préteurs de la France ne lui prêtent que parce que votre épargne existe donc parce que l’Etat a toujours la possibilité de la siphonner pour rembourser si le montant des ressources fiscales n’est plus suffisant ou si les étrangers refusent soudainement de lui prêter d’avantage.....mais les investissements inscrits au PIB des administrations...voir plus haut on en a pas vraiment financés récemment avec l’argent emprunté et on vend depuis 15 ans les biens, entre autres ceux que nous avions nationalisés ..en empruntant ....donc on voit de toute façon poindre une autre menace anxiogène : j’ai bossé, j’ai épargné ou ce sont mes parents, mes grands parents qui l’ont fait donc j’ai hérité ou ils m’aident encore etc..Et toute cette redistribution solidaire mais privée peut disparaître avec en prime l’arrivée, camouflée pour ne pas vexer notre susceptibilité de mentors mandatés par nos créancier étrangers pour remettre de l’ordre dans nos finances publiques et reprendre les remboursement de ce que nous leurs devons ....

                        En conclusion, faites comme tous les belges (c’est plus facile de vérifier qu’avec les argentins ils sont plus prés) qui ont senti venir le coup et croyez moi ils sont quand mêmes nombreux à l’avoir vu venir , si les recettes fiscales du budget ne progressent pas et que la gauche ou la droite continue à préférer l’emprunt au réformes nécessaires : baisser la dépense publique ou augmenter les impôts/contributions directs/indirects ou réorienter massivement la dépense vers la recherche innovante et/ou créatrice d’emploi ou mieux les 3 en même temps...alors clôturez vos assurances vies françaises, vendez vos biens immobiliers tant qu’il est encore temps, bref rendez votre patrimoine liquide et mobile et allez attendre sous d’autres cieux que de méchants créanciers fassent ce que nous n’aurions pas eu le courage de faire avant de revenir justement investir avec le reste du monde dans ce merveilleux pays que sera devenu de force hélas La Nouvelle France accueillante pour vos (mêmes modestes) capitaux étrangers.

                        Quoique ? Pas vraiment !

                        Le consensus et le cliché majoritaire c’est qu’il y a trop d’impôts sur le revenu et de charges sociales sur les salariés en France. C’est à mon avis inexact pour une vaste catégorie de contribuables qui sont par chance ou calcul raisonné dans le cas suivant. La France est en effet un paradis fiscal (je provoque mais je signe) pour les familles à forts revenus (jusqu’à 150k€ IMPOSABLE) ET à progéniture nombreuse justement grâce à l’effet du quotient familial. Si de plus vous combinez ces revenus avec une éducation gratuite de votre progéniture et que vous ayez la chance que vos enfants poursuivent leurs études en classes préparatoires puis dans une grande école publique ... alors ce pays offre vraiment un très bon rapport qualité prix comparé aux coûts des mêmes prestations et de qualité équivalente en GB, Espagne ou même Belgique et CH. En tenant compte des retenues fiscales et sociales (certes bien moindres en GB et Espagne mais exorbitantes en Belgique et CH) et des frais de scolarité pour un enseignement de qualité équivalente. Quant aux coût de l’accès aux soins de bonne qualité, c’est plus oiseux comme comparaison car en effet si la vous êtes contraint à des soins médicaux lourds pour votre famille, la comparaison rapport qualité / prix reste encore plus favorable à la France mais l’expérience demeure peu souhaitable ... Aucun miracle, faites la comparaison vous-mêmes, vous serez surpris de votre contribution nette (la différence entre le coût des services que votre famille a consommé et la somme de vos impôts et cotisations fiscales, est positive). Rappelez vous que à la dette ne finance pas des actifs au bénéfice de la maison France mais bien des dépenses courantes de santé, d’éducation. . Finalement ciblées pour les bénéfices des contribuables de la classe moyenne supérieure. Reste pour modérer ce propos, l’épineux pari sur votre retraite à répartition... encore une fois calculez le montant total de vos cotisations retraites. Est ce que le montant capitalisé serait supérieur, oui avec certitude sur un fonds obligataire, moins vrai sur des placements actions si l’organisme gérant avez performé juste dans la moyenne face aux mini - krachs de 1997 et de 2000, assurément bien meilleur si votre la performance de votre organisme était parmi les meilleures, mais c’est peu probable qu’au début de votre vie professionnelle vous ayez accès à eux. Voila une fois les enfants diplômés, demandez votre quitus fiscal et allez brillament finir votre carrière vers des cieux plus cléments pour les célibataires soudainement divorcés ou les couples actifs, la je suis d’accord la GB donnera un bon coup de fouet à votre revenu disponible .... Restent 20 à 30 ans pour étudier et évaluer si la France sera resté un pays compétitif pour les maladies de votre grand âge, je ne me risquerai à aucun pari, d’ailleurs totalement prématuré donc inutile pour vous à l’instant, ce qui est sûr c’est que vos parents eux peuvent y rester et y mourir tranquillement, c’est le meilleur choix actuel ! Bref le présent reste serein et les projets d’avenir ouverts pour les heureux salariés à famille nombreuse !


                        • Prometheus Jeremy971 17 mai 2007 01:13

                          Excusez-moi d’être un peu flou sur certains aspects mais je ne suis pas économiste, et j’ai juste tenté d’expliquer qu’il est possible que la politique libérale que l’on nous propose ne va pas servir l’interet du plus grand nombre. Mais de ceux qui ont déjà les moyens. Et que par conséquence l’emprunt n’est pas une bonne solution pour les inégalités sociales, et même qu’elle contredit la volonté sarkozyste de réduire la dette.

                          Son pari est de relancer la croissance avec cette politique, je n’ai pas de chiffres en tête, mais la conjoncture actuelle donne une croissance en hausse. Alors son pari est peut être possible.

                          Donc même si ce texte est sûrement politisé par mes opinions d’extrême gauche, je voulais juste montrer qu’il y a une possibilité que l’enrichissement de la france avec en outre une privatisation des services publics, ne fassent qu’augmenter les dépenses pour une large partie de la population, tout en enrichissant une minorité.

                          On peut même réfléchir sur la défiscalisation qui pour lui doit être une incitation à la création d’entreprises, mais la masse salariale profitera-t-elle de ses allégements fiscaux ? Pour charmer les entreprises jusqu’où est-il prêt à aller ? Et que deviendra la solvabilité de la France vis-à-vis des marchés financiers et de l’emprunt (effectivement on ne force personne à donner ou à prendre un emprunt mais...) ?

                          Dans le libéralisme néo classqiue le chômage est la résultante de la fainiantise, les chômeurs sont confrontés à deux choix prendre un emploi sous payé (enfin régulé par le marché de l’offre, et de la demande), ou trouver une rémunération leur permettant de continuer leur niveau de vie. Donc pour un libéral c’est par volontarisme que le chômeur décide de rester chômeur... «  »http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%B4mage«  » Va-t-on donc droit vers une obligation des travailleurs à accepter des emplois sous payés ? Je vous renvoie au RMA, et à la radiation après deux emplois proposés.

                          Merci à Jimd de clarifier mon texte, mais je connais ce personnage qu’est notre président. Et même si je comprends bien que mon manque de connaissances en économie doit m’enlever beaucoup de crédibilité. Je ne peux pas m’empêcher de rechercher l’erreur.

                          Pour répondre au commentaire de Krys, j’aimerais vous transmettre un paragraphe d’une lettre de l’OCDE :

                          >>>Si l’on considère l’ensemble des agents, publics et privés, la richesse nationale se compose du stock de capital physique et des avoirs nets accumulés sur l’étranger. Les actifs physiques représentaient quatre fois le PIB de la France en 1993, 5,2 fois en 2003 ; les avoirs nets de la France sur l’étranger sont faiblement positifs, de l’ordre de 9 % du PIB en 2005 : le nouveau-né français est donc riche en moyenne, à sa naissance, de 166 000 euros (la somme des patrimoines publics et privés, divisée par le nombre d’habitants). La France n’est donc pas endettée vis-à-vis de l’étranger. Certes, une moitié de la dette publique française (de l’ordre de 53 %) est détenue par des étrangers qui souhaitent diversifier leur portefeuille, en détenant des titres sans risque en euros, mais pour des raisons symétriques de diversification, les Français détiennent des titres étrangers, plus risquées mais plus rentables.<<< http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/lettres/271.pdf

                          J’essaierai au mieux de mes connaissances de vous éclaircir ce texte. Merci, de votre compréhension.


                          • Jimd Jimd 17 mai 2007 10:37

                            Merci pour ce commentaire Jeremy.

                            il est interessant d’exprimer ses opinion et ses sentiments... et la richesse de ce media vient que des idees differentes, des opinions differentes s’expriment de facon constructive.


                          • minijack minijack 17 mai 2007 02:33

                            @ l’auteur

                            Je trouve très bien exposé votre schéma économique et je suis assez d’accord avec les conclusions que vous en tirez.

                            L’ennui c’est que ce discours très technique passe au-dessus de la tête du français moyen, même ici, mais surtout à la Télé et que c’est précisément devant leur télé que les électeurs choisissent.

                            La Dette est un handicap, mais c’est gérable sur le long terme si on n’y rajoute pas... La question qui se pose est donc bien, comme vous le soulignez, la « fuite en avant », tellement tentante pour n’importe quel dirigeant dès lors que le remboursement ne sortira jamais de sa propre poche.

                            Eux s’en foutent de toute manière. Avec plus de 2 millions d’euros de patrimoine officiel, comme Sarkozy et bien d’autres de cette couche hyper favorisée (et je ne parle pas de ce qui pourrait se trouver dans des banques étrangères), je m’en irais volontiers passer ma retraite sous les cocotiers sans me préoccuper de l’avenir de mes enfants : ils ne mangeront jamais tout en vivant à poil au soleil.

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