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Accueil du site > Actualités > Economie > La dette, les AAA et les Français

La dette, les AAA et les Français

Paroles de 2008

« La dette publique a mauvaise réputation. Elle aurait atteint un tel niveau qu’il importerait de réduire, drastiquement et sans tarder, les dépenses de l’Etat et des autres administrations publiques. Fardeau pour les générations futures, elle risquerait par ailleurs d’asphyxier notre économie. Enfin, si elle continuait à croître ou si les taux d’intérêt venaient à augmenter, sa charge deviendrait insoutenable, et la défiance des prêteurs rendrait l’Etat incapable de se financer. 

« La rengaine catastrophiste, reprise fin juin par la Cour des comptes, n’épargne pas le registre des causes : l’endettement de nos administrations résulterait de la faillite morale des gouvernements précédents, laxistes à force de capituler devant les caprices des électeurs. Pour se racheter de ces condamnables facilités, il conviendrait de prescrire une longue pénitence : les responsables politiques devraient donc avoir le courage d’imposer la rigueur à leurs administrés, pour leur bien et celui de leurs descendants. Examinons une à une ces assertions assénées comme autant d’évidences » écrivaient Bruno Tinel, Maître de conférences à l’université Paris-I et Franck Van de Velde, Maître de conférences à l’université de sciences et de technologie Lille-I en juillet 2008 dans le Monde Diplomatique.

http://www.monde-diplomatique.fr/2008/07/TINEL/16109#nb1

La France, un pays moins fiable que l’Allemagne

La dégradation du triple A français est annoncée depuis plusieurs semaines. La baisse des notes de nombreux pays européens était également envisagée. En anticipant la perte fatale annoncée de la note par excellence, Nicolas Sarkozy, pour garder la tête haute, s’appuyait sur l’espoir de la chute conjointe de l’Allemagne.

Standard & Poors, l’agence de notation, suivant les mouvements du marché, a pris en compte le taux des prêts d’intérêts opérés pour chacun des deux pays. « La France emprunte à des taux d’un pays noté BBB + », avait expliqué Standard & Poors à Médiapart. Le dernier taux imposé à la France se montait à 3,40%. Le taux pratiqué pour l’Allemagne était inférieur de plus de 1,3%. La note de l’Allemagne n’a, de ce fait, pas été dégradée contrairement à celle de la France, consacrant la différence de traitement des deux pays par les marchés.

Les marchés considèrent la France comme un pays moins fiable dans ses capacités de remboursement. Le coût du prêt de l’argent par les banques devient plus élevé en compensation. C’est la « prime de risque » du prêt des spéculateurs qui provoquent les dégringolades économiques des pays endettés et s’en nourrissent.

Qu’est devenu le « Trésor National » ?

« S'agissant de la défense du AAA, c'est la France dans son ensemble qui est obligée de faire front. Cette note est un « trésor national » détenu en copropriété par tous les Français disait, en août 2010 l’essayiste Alain Minc, ami du président de la république. Le chef de l’Etat s’est instauré vestale du trésor s’en appropriant le mérite.

Le coût des intérêts de l’emprunt d’Etat représente d’ores et déjà le troisième poste des dépenses de l’Etat français. Les impôts sont aspirés par la prise en charge de ce poste.

Que recouvre la dette publique ? Selon le traité de Maastricht, elle est constituée par la dette de l’ensemble des administrations, les emprunts pris par l'Etat, les collectivités territoriales, les organismes publics et les entreprises publiques.

1995 : La dette publique au sens du traité de Maastricht s'élève à 663 milliards d’€

2000 : Elle s'élève à 827,3 milliards d ‘€.

http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATTEF08318

Fin 2007 : Elle atteint 1 209,5 milliards d’€.

http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1190#encadre1

À la fin du premier trimestre 2010, elle s’établit à 1 535,5 milliards d€.

http://www.insee.fr/fr/themes/info-rapide.asp?id=40&date=20100630

La France a été incapable de réduire sa dette et de « rassurer les marchés ». La première conséquence a été une augmentation des taux d’intérêt des prêts d’Etat. L’Etat Français ne peut toujours pas, comme les autres pays européens, s’alimenter à la Banque Centrale Européenne dont le taux de prêt est aux environs de 1%, selon la volonté libérale. Tandis que les banques, auteures de nos tourments, ont autorisation de profiter de cet argent peu cher. Madame Merkel et Nicolas Sarkozy, principaux artisans du maintien de cet interdit ont peur d’un dérapage des gouvernements créant une inflation importante.

Nicolas Sarkozy en voyant la menace s’annoncer avait minimisé l’importance de cette dégradation à partir du moment où elle lui semblait inévitable. « Pour l'instant, (les agences) ont maintenu le triple A. Si elles devaient nous leretirer, nous affronterions cette situation avec sang-froid et calme. Ce serait une difficulté de plus, mais pas insurmontable. », a déclaré le président dans un entretien paru le 12 décembre dans le Monde.

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2011/12/12/nicolas-sarkozy-c-est-une-autre-europe-qui-est-en-train-de-naitre_1617315_1471069.html

Monsieur Sarkozy abdique bien vite ses ailes de gardien du « trésor national ».

Les Français coûtent trop cher et ne travaillent pas assez

Le « trésor national », tant loué, n’aurait plus de valeur pour le président de la dégradation. Il est abaissé au rang de péripétie anecdotique de notre histoire.

« Sur le fond des choses, ça ne change rien, a estimé le président français. Nous sommes face à une crise sans précédent qui nous impose de réduire nos dépenses, de réduire notre déficit mais aussi de trouver le chemin d'une nouvelle croissance en résolvant nos problèmes de compétitivité » rapporte l’AFP.

http://www.lepoint.fr/economie/nicolas-sarkozy-veut-trouver-une-nouvelle-croissance-16-01-2012-1419814_28.php

La France a un taux de 9,3% de chômage, le plus haut depuis douze ans, avec une croissance atone » indique l’AFP.

http://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/la-crise-de-la-dette-au-coeur-du-deplacement-de-sarkozy-a-madrid_1071947.html

Est-il crédible de parler de relance de la croissance

- Alors que les chiffres de l’INSEE sont traduits par les économistes comme des révélateurs d’une récession aujourd’hui installée ?

- Alors que Monsieur Sarkozy veut encore réduire les dépenses. Qui remplira les carnets de commande des entreprises, vecteur de la croissance ?

-Alors que le taux de chômage jamais égalé parle de baisse du pouvoir d’achat. Qui videra les rayons des magasins ?

 « Dans sa gestion de la crise, la France s’est placée dans le camp des pays ayant tentés de protéger au maximum l’emploi, provoquant de facto un effondrement de la productivité. Quand il y a encore de nombreux employés mais moins de travail, mécaniquement les salariés produisent moins par tête. » écrit Cyrille Lachevre, rédacteur en chef du service macro économie du Figaro, journal connu pour être la voix du gouvernement.

http://blog.lefigaro.fr/economie/cyrille-lachevre.html

En d’autres termes, selon Monsieur Lachevre, il n’y a pas eu assez de chômeurs en France.

Parallèlement, « Dans son étude annuelle sur la productivité comparée des pays du G7, l'Office national des statistiques (ONS) a laissé inchangé son palmarès : le travailleur américain arrive en tête, suivi du français, de l'italien, de l'allemand et du canadien. » nous apprend la Dépêche dans un article du 20.09.2011

http://www.ladepeche.fr/article/2011/09/20/1171701-productivite-les-etats-unis-et-la-france-sont-en-tete-et-creusent-l-ecart.html

Quel problème de productivité, Monsieur Sarkozy soulève-t-il ?

Pour respecter les engagements pris au nom de la discipline dans la zone euro, de nouvelles coupes budgétaires, de nouvelles réductions de crédits, de nouveaux impôts et taxes vont être imposés selon un schéma traditionnel.

Les ressources de l’Etat sont tributaires du mouvement inéluctable de modification de la répartition des impôts instauré par le gouvernement Sarkozy. La dégradation des ressources nationales trouve sa source dans une répartition de plus en plus injuste de l’imposition au profit des très grosses fortunes. Ce manque à gagner constitue une lourde part de la dette.

Un impôt qui se répartit, depuis cinq ans, en priorité sur les moins argentés, de loin le plus grand nombre des contribuables, mais qui ne peut en rien compenser le défaut de participation des plus fortunés.

Quand t’es petit, tu paies

« Les salariés du secteur privé travaillent aujourd’hui dans des entreprises plus grandes qu’il y a trente ans, quel que soit le secteur d’activité. Cette évolution s’est faite au détriment des entreprises de taille moyenne, alors que les petites entreprises concentrent toujours autant de salariés. (…) En 2006, 33 % des salariés travaillent dans une entreprise de plus de 1 000 salariés contre 27 % en 1985. En revanche, 38 % travaillent dans un établissement de moins de 20 salariés contre 34 % en 1985. » constate l’INSEE en avril 2010.

http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1289

L’injustice de l’impôt sarkozyen s’exprime également pour les entreprises.

« Les salariés du secteur privé travaillent aujourd’hui dans des entreprises plus grandes qu’il y a trente ans, quel que soit le secteur d’activité. Cette évolution s’est faite au détriment des entreprises de taille moyenne, alors que les petites entreprises concentrent toujours autant de salariés. (…) En 2006, 33 % des salariés travaillent dans une entreprise de plus de 1 000 salariés contre 27 % en 1985. En revanche, 38 % travaillent dans un établissement de moins de 20 salariés contre 34 % en 1985. » constate l’INSEE en avril 2010. http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1289

« Les grandes entreprises sont moins imposées que les PME, selon un rapport parlementaire publié mercredi, qui souligne qu'il est "urgent de travailler" sur l'exonération de certaines charges dont bénéficient les sociétés du CAC 40.

Toutes les analyses convergent pour constater que le niveau de l'imposition des plus grandes entreprises est significativement plus faible que celui des PME" peut-on lire dans la synthèse du document de Gilles Carrez (UMP), rapporteur général du Budget à l'Assemblée nationale. » expose un article de l’Express du 06.07.2011.

http://www.lexpress.fr/actualites/1/economie/un-rapport-pointe-la-faible-exoneration-de-charges-de-societes-du-cac-40_1009613.html

La déduction des charges pour les très grosses entreprises n’est pas remise en cause dans le projet de mesures de Monsieur Sarkozy. Seulement une supposé mauvaise qualité de productivité. Cependant les petites entreprises créent autant d’emplois que les très grosses. Les artisans avec trois millions d’actifs embauchent 100 000 personnes chaque année. Leurs 920 000 entreprises sont implantées sur l’ensemble du territoire.

La politique de Monsieur Sarkozy vise à rendre les citoyens ordinaires responsable de la grave dégradation économique du pays quant des voix de son bord s’élèvent pour dénoncer les injustices qui grèvent la santé financière du pays et détruisent progressivement la structure de solidarité issue de la Résistance et une administration qui fonctionnait bien.

N’y a-t-il pas une nostalgie du servage chez certains dirigeants libéraux ?


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20 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 18 janvier 2012 08:03

    Un gouvernement qui baisse les impôts des plus riches et qui multiplie les cadeaux sans contrôle ni contrepartie, ne peut s’étonner de la hausse du déficit de l’Etat. C’est 50 milliards d’euros qui transitent chaque année des finances publiques vers les caisses des banques ou des individus qui détiennent des bons du trésor.
    Voir l(histoire de la dette :
    http://2ccr.unblog.fr/2010/10/16/la-dette-de-la-france/


    • devphil30 devphil30 18 janvier 2012 09:49

      C’est la politique aberrante consistant à dire , vous voyez les réformes n’ont pas assez importante il faut continuer ..

      Heureusement que nous avons mis en place ces réformes cela à permis d’atténuer la crise et ses répercutions continuons sur cette voie ...avec implicitement l’idée de continuer jusqu’en 2017 ses reformes qui appauvrissent la plupart des Français.

      Coup de gueule :

      Pensez vous sincèrement Mr Sarkozy qu’en baissant les aides , les allocations etc vous allez relancer l’économie ?
      Sachant que notre économie n’est basé aujourd’hui que sur de l’importation donc même si elle est relancé cela contribuera à remplir les caisses de l’empire du soleil levant.

      Ce n’est pas de parler et encore moins de dire :« je fais ce que je dis » car c’est toujours le contraire que vous faites.

      Mr Sarkozy , il n’est plus temps pour vous de continuer votre politique destructrice d’espoir , de chances dans l’avenir , il n’est plus temps de favoriser vos amis MAIS il est temps de laisser à des gens non partisans et compétents la gestion de la France.
      Votre suffisance , votre soif du pouvoir , votre mégalomanie , votre agitation n’ont rien fait que de faire souffrir les Français , vous êtes à ce jour et j’espère vous serez le dernier des plus mauvais président de la France dont j’ai le regret qu’il vous soit servit une retraite dorée jusqu’à la fin de vos jours car vous ne la méritez pas comme ces parachutes dorés négociés par des dirigeants incapables mais si prompt à préserver leur avenir , leur confort au mépris 
      des gens qui travaillent , produisent et pour lesquels on n’accord aucun droit ni avantage sauf celui de travailler plus pour moins et d’être remplacé au mieux par des plus jeunes moins payé ou sinon par des chinois , des indiens , pakistanais etc ....

      Ces gens de la politique me dégoutte car ils n’ont pas de morale , ni de sens du pays et des responsabilités , ils ne pensent qu’à leur carrière et au pouvoir , ils ne méritent pas leur postes ni leurs rémunérations.
       
      Philippe


      • chantecler chantecler 18 janvier 2012 13:04

        Coups, coûts et douleurs (à venir)...

        http://www.les-crises.fr/deconnexion-eco-financiere/

        Quand la mer noie les poissons ....


        • Lisa SION 2 Lisa SION 2 18 janvier 2012 13:05

          Bonjour,

          comme l’a très bien dit Geneviève Azam, qui a lu et résumé les quatre pages du rapport de Standard and poors, hier chez Taddéi : « les recommandations de cette agence de notation ne sont pas pour autant fortuites et illusoires, elles concernent précisément la flexibilité de l’emploi et de l’embauche en France, nuisant terriblement au marché du travail par une administration trop tatillonne et coûteuse ! »

          Vous dites « Les marchés considèrent la France comme un pays moins fiable dans ses capacités de remboursement.  » Ce qui intéresse tout particulièrement les marchés ne sont pas les capacités de la France à rembourser des milliards de dollars de dettes papier entièrement fictives, mais bien devenir propriétaires du château de Versailles et de Chambord, de la tour Eiffel, du Musée du Louvres et de tout ce dont les français auront été spoliés après la guerre civile programmée. Celle ci devrait être effective dès que la dette cumulée équivaudra l’épargne des français et les intérêts annuels le patrimoine national. Alors le solde de l’État représentera zéro aux yeux des indigents.

          La dégradation survenue en pleine campagne électorale est encore une habile manœuvre de déstabilisation grotesque pour l’observateur attentif. http://www.dailymotion.com/video/xmi740_3-genevieve-azam-attac-a-montpellier-le-18-novembre-2011-3-4_news


          • Daniel Roux Daniel Roux 18 janvier 2012 13:09

            Le rêve de l’oligarchie était de rétablir les valeurs féodales. On y est presque.

            Une remarque que font beaucoup d’économiste est qu’il n’est pas fondé de comparer la dette avec le PIB. Ils insistent comme le faisait nos instituteurs pour ne pas comparer des tomates et des carottes.

            Lorsque vous voulez emprunter auprès d’une banque, elle ne vous demande pas combien de richesses vous produisez mais sur quel revenu elle pourra se rembourser et éventuellement vos garantie patrimoniale.

            Les intérêts et les remboursement du capital doivent donc être comparé aux recettes de l’état.

            1600 milliards d’€ à rembourser en moyenne sur 10 ans correspondent à un remboursement de 160 milliards par an.
            Les intérêts versés sont d’environ 55 milliards en 2012.

            Soit un total de 215 milliards d’€ sur un an, à condition de réduire à zéro notre déficit budgétaire ce qui paraît impossible dans l’immédiat.

            Les recettes fiscales et non fiscales sont de 310 milliards d’€.

            Soit un ration remboursement/revenus de 69,35%.

            Il reste à l’état français 95 milliards pour faire fonctionner le pays cette année. Dans ces conditions, il est surprenant que nous ne soyons pas classés DDD, comme Danger Désastre Désespoir et que l’on trouve un banquier assez stupide pour prendre le risque d’un prêt.

            Merci à Sarkozy et à sa fine équipe d’avoir dilapidé avec tant de persévérance et d’incompétence, l’argent des français.

            Et ce sont les mêmes qui prétendent donner des leçons à tout le monde. Wouaf !

             


            • millesime 18 janvier 2012 13:50

              pour les agences de notation, comme l’a bien dit Geneviève Azam c’est tout et son contraire : réduire encore et toujours les dépenses de l’Etat et relancer l’économie...les deux types qui derrière leur clavier écrivent cela devraient prendre les rennes de notre économie pour voir comment ils s’en sortiraient... !
              Il est temps pour notre président (qui un jour dit et le lendemain fait le contraire) de laisser les rennes à d’autres .. !
              http://millesime.over-blog.com


              • Electron libre 18 janvier 2012 13:55

                hihihihih à qui ?? au commandant du costa ??? flambinet ??,


              • Electron libre 18 janvier 2012 13:54

                çà est ballot 

                 

                moodys a confirmé le AAA 

                mes « condolérances »

                prenez votre sirop contre la toux


                • restezgroupir44 restezgroupir44 18 janvier 2012 14:22
                  Si les déficits et la dette ont flambé, ce n’est pas du fait d’une envolée des dépenses, mais à cause d’une réduction des recettes. Le manque à gagner annuel dû aux exonérations et baisses d’impôts consenties dans les années 2000 est chiffré par Gilles Carrez, député UMP et rapporteur du budget, à plus de 100 milliards d’euros. Et la crise financière a provoqué une chute brutale des recettes publiques déjà érodées par cette contre-révolution fiscale. Cette dette est celle de la finance et du néolibéralisme, pas des assurés sociaux ni des citoyens. 


                  Thomas Coutrot, économiste, coprésident d’Attac ; 



                  • L'Oeil qui court L’Oeil qui court 18 janvier 2012 15:44

                    Merci pour votre complément quant à l’origine de la dette. J’ai renoncé à en parler étant donné la longueur de mon article. C’est bien d’avoir cette précision :
                    - Les plus riches, entreprises ou particuliers, exonérés d’une grande partie de leur contribution de solidarité fiscale au fonctionnement et à la construction du pays provoquent une diminution importante des ressources nationales.
                    Le pays leur emprunte les sommes dont il a alors besoin pour combler le manque à gagner et les rembourse au prix fort.
                    Ainsi cette frange de la population est deux fois gagnantes tandis que l’autre partie se paupérise, que la fonction publique, qui était jusqu’ici efficace, est vidée de sa substance et que les bases de notre solidarité, connue et enviée dans le monde entier, est en cours de destruction.


                  • Electron libre 18 janvier 2012 14:25

                    Ben non, ils ont remis leur décision à plus tard et n’ont pas confirmé le triple A. Deux, S&P est la plus influente des agences.

                    j aime bien la rethorique si c etait moodys qui avait degradé et SPavait confirmé , le langage des antisarkos aurait été : "

                    Ben non, SP ont remis leur décision à plus tard et n’ont pas confirmé le triple A. Deux, Moodys est la plus influente des agences.

                    ...................................................................... .................................................

                    Enfin, être dégradé par une des trois agences ou par les trois, l’impact moral et le retentissement est le même.

                    deuxieme exemple de mauvaise foi et de mauvaise humeur :meme s il y en a deux sur trois qui confirment , çà compte pas pour les antisarkos ; il est vrai qu ils sont habitués à contester en permanence le suffrage universel , la démocratie et les opinions contraires

                     

                    a force de rammasser leur masque qui n arrete pas de tomber , les antisarkos ne trompent plus personne 


                    • Redj Redj 18 janvier 2012 20:11

                      On ne peut plus rien pour toi mon pauvre, il faut apprendre à comprendre les mots que tu arrives à lire.

                      Normalement cela se passe au tout début de l’école primaire, mais c’est trop tard pour toi désolé.

                    • MR MERLIN Perpleks 18 janvier 2012 14:38

                      Une question majeure n’a , pour l’instant pas de réponse :
                      Qui sont les agences de notation ? personnels ? moyens ? logistique ? procédures ?
                      Qui les dirigent ? qui détient leurs capitaux ?
                      Silence total des médias, les agences de notation apparaissent comme des entités éthérées
                      au comportement sentencieux !
                      Etonnant comme aujourd’hui on est informé en temps réel , par exemple, du moindre fait et geste
                      de DSK, mais rien ou quasiment sur ces gens qui menacent, au sens littéral, des pays, avec des conséquences considérables.


                      • Gens_d_Ormesson Gens_d_Ormesson 18 janvier 2012 20:21

                        Bonsoir,

                        Une partie de la réponse se trouve ici, qui dresse le portrait des principaux actionnaires des trois agences Moody’s, S&P et Fitch. Que des familiers...


                      • L'Oeil qui court L’Oeil qui court 18 janvier 2012 21:59

                        Ces questions et ces réponses m’ont menée à approfondir la question standard § Poors.

                        L’agence a été créée par une très grosse entreprise américain, MacGraw-Hill, côtée en bourse, basée à Manhattan. Ses origines remontent à 1888.
                        "Cette division, Standard & Poor , fournit la recherche d’investissements indépendants, dont les côtes sur les divers instruments de placement, ainsi que divers indices qui jaugent les marchés financiers, tels que le très suivi indice S & P 500 « Wikipédia
                        Les familles des McGraws et le président Bush sont proches.

                        Comment expliquer la dégradation de la note à trois mois des présidentielles alors que les résultats de la France correspondent à une note dégradée depuis plusieurs mois ?
                        On peut envisager que la peur de l’avenir des Français ainsi suscitée soit utilisée pour les amener à un réflexe ancestral qui en porte un grand nombre à voter à droite, estimée seule digne de confiance. Cela tablerait sur l’idée que la gauche garde une image d’épouvantail dangereux incapable de gérer le pays.

                        Ceux-là même qui mènent l’Europe à la ruine seraient les seuls capables de »relancer la croissance, réduire les dépenses, solliciter la productivité" de ce peuple qui ne peut travailler qu’à coups de semonce et qui ne dépense pas assez ses bas de laine.

                        En savoir plus ...


                      • lemouton lemouton 18 janvier 2012 17:44

                        les Français ont fait les cigales pendant 30 ans —> parlez pour vous, espèce de.. de...

                        ah !!! j’ai trouvé !!!! espèce de TROLL !!!

                        j’ai failli marché..  smiley


                        • FYI FYI 18 janvier 2012 17:55

                          Un pays qui écoute les agences de notations, sont des pays où tous les dirigeants ont été mis en place par les financiers. Tous n’est que désinformation.
                          L’UE dont la France, peut sans problème casser les reins de toutes ses agences principalement anglo-saxonne au passage. Leur modèle est en ruine et en faillite, 2012 est un réquiem pour eux.
                          Ne surtout pas s’inquièter de perdre une note qui n’empêchera jamais les pays de l’UE de vivre leur vie car tous les pays du monde croient encore aux européens alors que pour les oligarques anglo-saxon et khasare, c’est déjà la fin pour eux, seuls leurs sbires font de l’excès de zèle.


                            • breizh 19 janvier 2012 08:50

                              Juste envie de pointer un passage de l’article :

                              " L’Etat Français ne peut toujours pas, comme les autres pays européens, s’alimenter à la Banque Centrale Européenne dont le taux de prêt est aux environs de 1%, selon la volonté libérale. Tandis que les banques, auteures de nos tourments, ont autorisation de profiter de cet argent peu cher. "

                              Elles vont prêter à quel taux maintenant ?
                              Et si nous arrêtions d’enrichir les banques ?
                              Cette dette n’est qu’un jeu d’écriture, du vent, que l’on paye très cher.

                              Tout le système est pipé.
                              Vraiment TOUT le système, il faudrait repartir de zéro dans tous les domaines.
                              Mais avons assez souffert pour réagir ?
                              Sommes nous encore capables de réagir ?


                              • titi 22 janvier 2012 00:31

                                « Quel problème de productivité, Monsieur Sarkozy soulève-t-il ? »

                                Bah alors c’est que vous n’avez pas lu ce que vous avez vous même écrit.

                                D’après vous Sarko a parlé de compétitivité. Pas de productivité.

                                Si vous êtes 10 fois plus productif que votre voisin, mais 20 fois plus cher, vous n’êtes pas compétitif.

                                 

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