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Accueil du site > Actualités > Economie > La dette, mode d’emploi

La dette, mode d’emploi

L’un des rares résistants à la théorie de l’argent-dette de Paul Grignon est Paul Jorion.
Vous avez compris, nous allons une fois de plus discuter pognon.

L’argent, mode d’emploi de Paul Jorion

Afin de comprendre le dénigrement de l’expression création ex-nihilo monétaire par celui-ci, je me suis procuré en librairie son dernier ouvrage, "l’argent mode d’emploi".

L’argument simple de Jorion, qu’il oppose à l’interprétation de l’argent-dette, est que lorsque vous déposez de la monnaie fiduciaire (pièces, monnaie), celle-ci devient la propriété des banques (d’après des textes de lois dont il ne donne pas référence), la banque vous fournissant en échange une reconnaissance de dettes.

Il nous explique que l’interprétation de création monétaire ex-nihilo a été inventée par les banques elles-même afin de se prémunir des paniques résultant de la compréhension des mécanismes monétaires et donc du bank run.

Il ne considère pas la reconnaissance de dettes comme une monnaie, car l’état français par exemple ne garantit celle-ci qu’à hauteur de 50 000 euros théoriquement. Dans les faits, elle le garantit parfaitement, à hauteur de la folie d’un Haberer (ex-patron du Crédit Lyonnais) du moins.

L’on pourrait également arguer que si le risque est le métier du banquier, en dernier recours, le risque est la condition citoyenne.

Jorion est donc de l’école où l’on considère uniquement la masse monétaire MO (émise par la banque centrale) comme véritable monnaie, les autres masses monétaire M1, M2, M3 n’étant plus réellement de la monnaie.

L’effet boule de neige


Lorsque vous déposez des espèces sur votre compte courant, la banque se l’approprie, se doit d’en verser 5% à la banque centrale comme garantie et peut prêter les 95%, sous forme d’emprunt à sa clientèle.

Et ainsi de suite, la monnaie émise par la banque centrale peut être prêtée ainsi 9 fois le montant fiduciaire, seule véritable symbole de richesse dans un repère jorionien.

Qu’est-ce à dire, sinon que l’interprétation de Jorion permet de conclure que les dettes contractées auprès des banques représentent 9 fois la masse monétaire réelle.

Une remarque : si Jorion ne reconnait pas la création monétaire ex-nihilo par les banques, et donc la qualité de la monnaie scripturale, nous pouvons dès lors considérer que la dette émise par les banques est également relative. Or, la férocité de celles-ci afin de se faire rembourser les échéances de leurs créances ne plaide pas en la faveur de Jorion.

Il est dès lors évident qu’une dette 9 fois supérieure à la monnaie réelle, génère des crises, dans une économie où l’asymétrie d’équitabilité dans l’échange génère des zones d’accumulation de symboles monétaires (on pensera naturellement aux paradis fiscaux), et d’autres leur raréfaction.

Si les chancelleries européennes semblent s’attaquer à ces inégalités (que favorisaient l’ultra-libéralisme, les paradis fiscaux, la fascination de la célébrité), nous sommes loin de l’optimum d’égalité-économie.

Réduction de la dette


Jorion ne propose pas de réforme du système monétaire, ses conclusions à ce sujet sont inexistantes.

Il est pourtant simple de constater ou de conclure que l’augmentation de la masse monétaire émise par la banque centrale, la réduction de l’effet boule de neige, permettent de limiter l’endettement.

C’est d’ailleurs ce qu’a fait la BCE en noyant le marché inter-bancaire de monnaie centrale, et auparavant la BRI en délaissant le ratio Cooke pour le ratio Mac Donough. Les banques, dans leur frilosité, l’ont fait en asséchant le crédit : ce réajustement aurait été moins douloureux si elles ne captaient pas au même moment toute la monnaie centrale récemment émise pour n’en faire que de la dette.

Mais cette solution purement monétaire n’est rien si l’une des classes économiques (ménages, entreprises, état) est surendettée jusqu’à l’insolvabilité par rapport aux autres.

Si l’état japonnais est surendetté, il l’est à 93% vis-à-vis des épargnants japonnais.

Mais cela fonctionne jusqu’à ce que les marchés ne renchérissent le crédit à l’état de façon épidermique suite à un rating négatif par une instance de notation superficielle.
 
Conclusion

Il est donc louable que l’état fasse la chasse aux inégalités d’endettement, dont il est la première victime, afin de se prémunir de cette éventualité. Et plus sérieusement s’il souhaite encore relever un quelconque défi à l’avenir.
 
 

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60 réactions à cet article    


  • JL JL 29 décembre 2009 10:52

    Bonjour, je n’ai rien compris de vos explications, désolé. Je n’y ai pas assez travaillé probablement. Pas grave.

    En revanche, votre conclusion me pose problème, je cite : « Il est donc louable que l’état fasse la chasse aux inégalités d’endettement, dont il est la première victime, afin de se prémunir de cette éventualité ».

    C’est quoi des inégalités d’endettement ?


    • Gandalf Tzecoatl 29 décembre 2009 11:11

      @JL :

      Inégalités de revenus, inégalités de richesse, vous devez comprendre.

      La situation peut être inquiétante et source d’instabilité lorsqu’un agent économique (état, ménage, entreprise) est trop endettée au bénéfice d’un ou des deux autres.

      Ex : ménages américains lors de la crise des subprimes, état japonais au bénéfice de ses ménages qui surépargnent.
      En France, je citerais l’évasion fiscale au détriment de l’état.


    • Alcide 29 décembre 2009 15:17

      La seule chose que Paul Jorion semble savoir-faire est de bavarder l’air entendu et de ne tolérer aucune critique.
      Votre conclusion est du pur langage technocratique de toilette dont on voit les méfaits actuellement. Il n’y a pas de théorie sur la création monétaire par les banques : c’est un fait bien établi .
       Libre à M. Jorion d’en vouloir défendre le contraire et d’assurer ainsi la pérennité des intérêts de ses anciens employeurs, grandes banques d’affaires.

      «  Création monétaire bancaire et fausse monnaie » par Maurice Allais
      Prix Nobel de sciences économiques 1988, La Crise mondiale aujourd’hui (éd. Clément Juglar 1999) :

       "Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n’hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi.”

      Donnez moi le contrôle sur la monnaie d’une nation, et je n’aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois
      Mayer Amshel Rothschild (1743-1812) 

       « Celui qui contrôle le volume de la monnaie dans notre pays est le maître absolu de toute l’industrie et tout le commerce... et quand vous réalisez que le système entier est très facilement contrôlé, d’une manière ou d’une autre, par une très petite élite de puissants, vous n’aurez pas besoin qu’on vous explique comment les périodes d’inflation et de déflation apparaissent. »
       James A. Garfield Président des Etats Unis (mort assassiné)

      Un peu de pédagogie :
      Parler de Création Monétaire, un devoir
      d’Education Populaire
      Alian Vidal www.iibertaire.free.fr
      Si les gens de cette nation comprenaient notre système bancaire et monétaire, je
      crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin.
      Henry Ford
      PARLER DE CREATION MONETAIRE, UN DEVOIR D’EDUCATION POPULAIRE
      Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés
      qu’une armée debout.
      Celui qui contrôle l’argent de la nation contrôle la nation.
      Thomas Jefferson, troisième président des Etats-Unis
      LA QUASI TOTALITE DE LA MONNAIE EN CIRCULATION EST CREE PAR LES BANQUES PRIVEES
      SEUL, L’ ETAT DEVRAIT AVOIR LE DROIT DE BATTRE UNE MONNAIE QUI SERAIT GAGEE SUR
      LES RICHESSES QU’ELLE PERMET D’ ECHANGER
      Dans son essence, la création de monnaie ex nihilo actuelle par le système bancaire
      est identique à la création de monnaie par des faux-monnayeurs. Concrètement elle
      aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont
      différents. Maurice ALLAIS, prix Nobel d’économie
      LES BANQUIERS, DES ORFEVRES EN LA MATIERE
      Aujourd’hui, on croit encore que les banquiers utilisent l’argent des dépôts des
      leurs clients pour faire des prêts aux demandeurs de crédit. En réalité, comme les
      orfèvres du Moyen-Age et de la Renaissance, nos banquiers modernes créent purement
      et simplement de l’argent à partir de rien (ex nihilo), pour le vendre en tant que
      crédit.
      Au Moyen-âge, initialement, l’orfèvre, garde l’or des autres dans son coffre, contre
      un reçu. Avec le temps, les clients en arrivent à utiliser ces reçus comme monnaie
      d’échange.
      L’or, étant rarement réclamé, les orfèvres en profitent pour le prêter, contre intérêt,
      en échange d’un certificat. Finalement, ils prennent la très mauvaise habitude d’émettre
      plus de certificats qu’ils n’ont de réserves. Par contre, ces certificats doivent
      être remboursés avec intérêts. De cette fabuleuse escroquerie est né notre système
      de création monétaire.
      Aujourd’hui, l’équivalent de 90% de l’argent déposé dans une banque peut être créé
      sous
      forme de crédit. A 10% près, les crédits semblent équilibrés par les dépôts. Sauf,
      que tout crédit par un simple jeu d’écriture, devient lui même un dépôt.
      A partir de ce dépôt, les banques s’arrogent le droit d’ouvrir un nouveau crédit
      à hauteur de 90 % de ce deuxième dépôt, et ainsi de suite. Un nouveau dépôt cachant
      un nouveau crédit, pareil aux poupées russes...Si bien qu’avec 1000 Euros de dépôt
      dans une banque, l’ensemble du système bancaire (toutes les banques) fabriquera
      7000 Euros de fausse monnaie sous forme de crédits. D’où un enrichissement considérable,
      de par les intérêts perçus.
      UN ECHANGE INEGAL : DE VRAIES RICHESSES CONTRE DE LA FAUSSE MONNAIE
      La monnaie ne devrait être que le témoin de l’échange, et un témoin, par principe,
      ça ne s’achète pas. Chez le boulanger, pour un euro, j’échange une partie de mon
      activité professionnelle contre une baguette. La pièce de monnaie n’est pas une
      richesse mais la mesure d’une fraction de mon travail producteur. Ce n’est pas la
      chaîne d’arpenteur qui fait la richesse d’un paysan, car, sans la terre et le travail
      du paysan la chaîne d’arpenteur n’est rien. Ce n’est pas le compteur qui fait la
      vitesse d’une voiture, mais la puissance de son moteur.
      Un billet de cinq euros, intrinsèquement, n’a pas plus de valeur qu’un billet de
      cent euros, même quantité de papier, d’encre et de travail humain. Pas plus de valeur
      qu’un tract publicitaire.
      Dans la réalité, la monnaie n’intervient qu’au moment où un produit change de main,
      change de propriétaire, et à ce moment là, seulement. Le salarié, quand il travaille,
      utilise des outils, une machine, son savoir faire, des connaissances, jamais d’argent.
      Le paysan échange de l’argent contre un tracteur, mais quand il laboure son champ,
      il n’utilise pas de monnaie, non, il utilise son tracteur.
      Derrière toute création de richesses, licites ou illicites, il n’y a que le travail
      des hommes.
      LES MACHINES N’ONT TOUJOURS PAS DE POUVOIR D’ACHAT
      Pour baisser les prix et vendre en plus grande quantité, les industriels remplacent
      les hommes par des machines. Mais les machines n’ont ni désir, ni pouvoir d’achat.
      Plus on licencie, plus on fait baisser le pouvoir d’achat global et les marchandises
      s’accumulent dans les vitrines devant des porte-monnaies vides. Les hommes d’affaires
      entretiennent ainsi la misère dans un monde d’abondance.
      L’intérêt de la dette liée aux investissements représente, en moyenne, 40% du prix
      d’une marchandise hors taxe. Le traité de Maestricht fait obligation aux états européens
      de n’emprunter qu’auprès des banques privées, ainsi 75% de nos impôts directs remboursent
      les intérêts de la dette publique.
      CES BANQUES PRIVEES QUE L’ON CROIT NATIONALES
      Banque de France, Banque d’Angleterre, Federal Reserve US, malgré leur nom, ne sont
      que des banques privées dont le seul but est de faire du profit. Au nom du remboursement
      des intérêts de la dette, les banquiers nous entraînent vers un productivisme effréné,
      pain ou bombes, viande ou drogue, qu’importe, il faut produire quel qu’en soit le
      coût humain, pollution, misère sociale. La monnaie, formidable invention, pour dépasser
      le troc et faciliter les échanges, a été transformée en fausse marchandise qu’on
      doit acheter contre du vrai travail.
      Résultat, l’endettement ne s’arrête jamais, puisqu’il faut rembourser par les fruits
      d’un travail, des intérêts correspondant à de la fausse monnaie. Quand le client trop
      endetté n’arrive plus à rembourser, le banquier s’empare de ses biens. Un système
      politique protégeant ce racket, a été mis en place. Les intérêts de la dette ont
      fait du banquier, véritable seigneur de la monnaie, un féodal qui dispose du travail
      des autres. David Rockefeller, ne disait-il pas ? : quelque chose doit remplacer
      les gouvernements, et l’industrie privée me semble l’entité adéquate pour le faire.
      ENDETTEMENT INFINI, GUERRE SANS LIMITE
      Un endettement infini dans un monde fini, pareil à un gaz comprimé dans un espace
      trop restreint, ne peut que provoquer des explosions. Pour récupérer les intérêts
      dus aux sommes empruntées, les chefs d’entreprise sont à la recherche permanente
      du pouvoir d’achat et donc de consommateurs potentiels. Ils nous entraînent dans
      une spirale infernale de chômage, d’exclusion, de délocalisations et de guerres,
      dans le seul but de se tailler des parts de marché génératrices de profit.
      ET SI ON ORGANISAIT DES FORUMS...
      GUERRE, MISERE et INTERETS BANCAIRES...
      Allons poser des questions dans les banques. Invitons des banquiers dans les écoles,
      les entreprises et les quartiers, organisons des débats contradictoires. Interpellons
      les hommes politiques afin qu’ils se positionnent clairement.
      Et que le ministère de l’Education Nationale remplisse enfin une page laissée désespérément
      blanche dans les manuels scolaires. Que la vérité éclate au grand jour.
      Alain VIDAL,
      instituteur à Nantes, adhérent Attac 44, le 16-05-04
      SOURCES :
      Un regard citoyen sur l’économie, A.J HOLBECQ.
      La Grande Relève, Jacques DUBOIN
      ...et un désir d’expliquer simplement à des élèves de l’école primaire, d’où vient
      l’argent ?
      Alian Vidal www.iibertaire.free.fr
      Copyleft : Texte original à http://llibertaire.free.fr/FausseMonnaie.html

      http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent—video-comprendre-la-creation-monetaire-en-34-secondes.aspx?article=2434730742G10020&redirect=false&contributor=Toni+Straka
      .


    • Gandalf Tzecoatl 29 décembre 2009 17:39

      « Votre conclusion est du pur langage technocratique de toilette dont on voit les méfaits actuellement. »

      Non, ce qu’ont appliqué la BRI était antérieur à la crise, la BCE en réponse à la crise.

      Il aurait mieux valu qu’elles se concertent préalablement afin de synchroniser leurs politiques.

      Il serait également préférable qu’elles accroissent ces politiques, au lieu de maximiser les revenus des banques secondaires, et donc notre servage par la dette (puisque par l’intérêt, c’est du domaine de l’impossible à réformer).

      La réforme que je propose ici n’est pas une révolution. Pour les révolutions monétaires, vous pourrez vous référer à mes articles précédents par exemple.


    • cathy30 cathy30 29 décembre 2009 11:02

      meme avis que JL
      Allez on se la repasse encore une fois.
      http://www.dailymotion.com/video/x75e0k_largent-dette-de-paul-grignon-fr-in_news


      • Gandalf Tzecoatl 29 décembre 2009 11:26

        Je dois également reconnaitre que je n’ai pas compris l’interprétation de Jorion sur son blog : reconnaissance de dettes, etc

        Son livre est très pédagogique, mais ça s’arrête là.

        La taille d’un article ne permettant pas la même pédagogie qu’un livre de 400 pages, je me suis trouvé dans l’obligation de le rédiger en mode expert.

        Pour comprendre l’effet boule de neige monétaire, voici le document que je propose :
        http://www.societal.org/docs/pp3-monnaie.ppt

        Ma proposition et ce qui se passe dans les faits afin de réduire l’endettement est d’augmenter la somme initiale de monnaie (émise par la banque centrale et mise à disposition des banques commerciales) et d’augmenter et également les réserves obligatoires que doivent effectuer les banques commerciales auprès de de la banque centrale à chaque itération.

        Le cas ultime, c’est une banque centrale qui émet toute la masse monétaire en circulation, les banques commerciales les prêtent une fois, devant fournir dès lors 100% de réserves en retour à la banque centrale : nous n’avons donc qu’une seule itération dans l’effet boule de neige. Et nous avons l’endettement qui est quasiment égal à la monnaie en circulation.


      • JL JL 30 décembre 2009 09:24

        @ Tzecoatl, merci pour cet excellent lien que je recommande à tous. Cette petite histoire de faux billet est pédagogique et réjouissante.

        Par ailleurs, on y lit notamment ce rappel : « l’article 104 du traité de Maastricht a INTERDIT aux États et aux Collectivités de créer de la monnaie. C’est réservé au système bancaire sous surveillance de la BCE dont le seul mandat des États est de »limiter l’inflation« . »

        Et cette déclaration de Thomas Edison : « Il est absurde de dire que notre pays peut émettre des millions en obligations, et pas des millions en monnaie. Les deux sont des promesses de payer, mais l’un engraisse les usuriers, et l’autre aiderait le peuple. Si l’argent émis par le gouvernement n’était pas bon, alors, les obligations ne seraient pas bonnes non plus. C’est une situation terrible lorsque le gouvernement, pour augmenter la richesse nationale, doit s’endetter et se soumettre à payer des intérêts ruineux. »

        A la lecture de ces « transparents », en particulier ceci   : « Un billet est de la monnaie fiduciaire (du latin fiducia : confiance). C’est exclusivement une « valeur de confiance » entre les membres d’une communauté. Un billet faux perd « sa valeur » seulement au moment il se révèle faux et n’est plus accepté par celui qui le reçoit. »

        Il m’est venu à l’idée que la monnaie fiduciaire a à voir avec la mécanique quantique. Un avoir fiduciaire c’est un peu « le chat de Schrödinger » dans la boîte : tant qu’il n’est pas converti en richesse il reste dans sa boîte. Le problème c’est que les banquiers ont trouvé le moyen, pour de faire engraisser le chat sans le sortir de sa boîte.
         
        Je pense que l’industrie financière est une industrie du diable !


      • Gabriel Gabriel 29 décembre 2009 11:17

        J’ai une conclusion un peu différente de la votre si vous permettez :

        Il est donc louable pour nos dirigeants actuels que cet état aggrave les inégalités d’endettement, dont il est le premier responsable et le premier bénéficiaire de par ces malversations.

         


        • Gandalf Tzecoatl 29 décembre 2009 11:34

          @Gabriel :

          Je suis d’accord, l’état a plus que toléré un système monétaire de surendettement au bénéfice de notre système bancaire, au détriment de notre économie et de ses finances de l’état, dont il est victime et responsable.


        • Gandalf Tzecoatl 29 décembre 2009 11:43

          Vous trouverez ici ce que AJ Holbecq pense de ce même ouvrage, soit l’argent, mode d’emploi de Jorion :

          http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2009/11/30/102-largent-mode-demploi-un-commentaire-par-andre-jacques-holbecq


          • heliogabale boug14 29 décembre 2009 12:11

            Il y a quelque chose qui me chiffonne quant aux thèses de Paul Jorion : la monnaie fiduciaire est elle-même une reconnaissance de dette émise par les banques centrales...pourtant il a raison de considérer que les reconnaissances de dettes ne sont pas de l’argent...
            Est-ce que pour être argent, il faut avoir une valeur intrinsèque ?


            • Gandalf Tzecoatl 29 décembre 2009 12:32

              « la monnaie fiduciaire est elle-même une reconnaissance de dette émise par les banques centrales. »
              Est-ce à dire que pour vous, la reconnaissance de dette n’est plus de la monnaie, mais un moyen de paiement ?

              « pourtant il a raison de considérer que les reconnaissances de dettes ne sont pas de l’argent... »
              Dans les textes de loi qu’il omet de citer, oui.
              Dans les faits, lorsque vous prêtez une tondeuse à un voisin, vous la considérez toujours à vous, et ce voisin à vous.
              Lorsque vous déposez de l’argent sur votre compte courant, vous le considérez toujours à vous, mais la banque aussi. Une propriété plus une propriété en font deux.

              Voilà où l’interprétation de création monétaire est sans doute plus judicieuse.

              Si prêter sa tondeuse au voisin comporte le risque qu’il la casse, et prêter son argent au banquier au risque qu’il aille se faire tondre dans quelconque profit financier américain douteux par nature puisqu’américain, dans les faits, ce dépôt comporte un risque zéro.

              D’ailleurs, il est temps d’arrêter de se battre pour considérer quelle interprétation du Coran (du fonctionnement monétaire) est la bonne, pour considérer qu’elles peuvent être fécondes, bien que l’on soit conscient qu’une interprétation ou une autre soit simplificatrice, puisse induire en erreur, ou limiter la portée d’un raisonnement.

              Si la monnaie scripturale (reconnaissance de dette chez Jorion) est une monnaie d’un peu moins bonne qualité que la monnaie centrale, elle n’en demeure pas moins de la monnaie au sens commun.


            • Gandalf Tzecoatl 29 décembre 2009 12:37

              D’ailleurs, la monnaie scripturale sera d’aussi quasiment bonne qualité que la monnaie fiduciaire si elles ne pratiquaient pas d’effet boule de neige, comprendre si la banque centrale pratique non plus une réserve fractionnaire mais une réserve intégrale.


            • Gandalf Tzecoatl 29 décembre 2009 12:41

              Mais ce risque sciemment entretenu par les banques commerciales est leur revenu, comme l’on va au casino chercher salaire aux bandits manchots.


            • DESPERADO 29 décembre 2009 12:37

              Le fond du débat est l’usure.


              • décurion 29 décembre 2009 13:02

                Sans vouloir jouer dans la cour des experts de l’économie, j’ai la nette impression que la théorie de Paul Jorion est bâtie sur du vent. Il ne fait même pas l’effort d’échafauder de nouvelles hypothèses à partir de situations réelles, il se contente de re qualifier les situations réelles pour y coller sa théorie. C’est à la limite de l’escroquerie.

                La Banque qui reçoit les dépôts de ses clients, n’est ni propriétaire, ni gérante de ces dépôts, et elle ne peut donc en disposer qu’avec l’accord express des déposants. Dans la plupart des cas ou les déposants consentent à « placer » une partie de leur avoir, les crédits que la banque consentira à l’un ou l’autre de ses clients, ne seront pas financés par ces placements, ni par les comptes courants. De ce fait, les crédits accordés par les banques, doivent être financés par la banque elle même, et non par sa clientèle.

                La réserve légale de garantie, qui est apparemment descendue à 5% des avoirs disponibles de la banque, à une face officielle, et une face officieuse. La face officielle est que la banque à l’obligation de garantir les dépöts clients, en déposant une partie à la banque centrale, et en l’ occurence on apprécie combien cette obligation est contraignante. La face officieuse est que tout dépôt à la banque centrale donne le droit légal d’ émettre de la monnaie scripturale à hauteur de 95 % du dépôt de garantie. Il faut noter, qu’il n’y a pas de lien réelle entre le droit d’émission et les avoirs réels de la banque, et de fait, il suffirait qu’une banque dépose 20 % de ces avoirs, pour quelle puisse émettre à concurrence de 380 % de ses avoirs.

                Pour que le droit d’émettre de la monnaie devienne concrètement une émission, il faut un demandeur, et c’est bien la demande de crédit qui crée la monnaie scripturale. L’argent-dette est une réalité flagrante, même si elle passe par quelques subterfuges.

                Quand à déterminer, le rapport entre la masse monétaire réelle et la masse monétaire scripturale, il est impossible à établir. Le rapport de 9 est purement fantaisiste, puisqu’il ne s’applique qu’à un droit d’émissions-mères, et ignore les émissions-filles qui en découle de façon automatique.

                Pour conclure, ce qui serait louable, serait de remettre la monnaie à la seule place qui lui convienne, une valeur intermédiaire d’échange.


                • Gandalf Tzecoatl 29 décembre 2009 13:24

                  Le métier de banquier est fondé sur une accumulation d’asymétrie morale par rapport au sens commun, à laquelle on peut donner diverses interprétations.

                  "Quand à déterminer, le rapport entre la masse monétaire réelle et la masse monétaire scripturale, il est impossible à établir."

                  Il est, au contraire, parfaitement chiffrée :
                  http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=46590


                • décurion 29 décembre 2009 13:51

                  Si vous empruntez à votre banque, de quoi acheter, ou construire une maison, votre banque va vous preter sur ses disponibilités, c’ est à dire en monnaie scripturale.
                  Imaginons un chèque 500 000 euros, que vous remettez en paiement. Il n ’est nulle part spécifié que sa valeur est scripturale, et donc, votre acheteur, déposant son argent à sa banque, cette dernière sera de fait autorisée à émettre, de la monnaie scripturale garantie par de la monnaie scripturale. si ces 500 000 euros sont utilisés pour diverses dépenses, ils seront ventilés entre divers établissement, qui chacun pourra émettre une masse de monnaie scripturale au prorata de ses encaissements. Celà peut durer indéfiniment, et sauf à apposer un marqueur sur chaque euro émis scripturalement, il est humainement impossible de connaitre le volume de monnaie scripturale en circulation.
                  Evidemment, on peut admettre, extrapoler, convenir, s’accorder, supputer, autant qu’on veut, mais savoir réellement en chiffres bruts, est impossible.


                • Gandalf Tzecoatl 29 décembre 2009 16:16

                  Non, l’effet boule de neige n’est pas ad vitam eternam, les réserves que les banques commerciales se doivent de tenir auprès de la banque centrale en fonction des ratios de Bâle II l’empêche.

                  La proposition de l’article vise à limiter encore plus cet effet, car il est largement trop favorable aux banques, cherchant à maximiser les revenus des banques jusqu’à une prise de risque proche de la rupture.

                  Il s’agirait donc d’avoir plus de monnaie centrale à disposition de l’économie réelle, et non pas uniquement les pièces et billets comme aujourd’hui.

                  La masse monétaire M3 serait préservée, dans il n’y a pas à s’inquiéter de surinflation.

                  Cela limiterait l’endettement des agents économiques, poids de la dette que l’on regarde aujourd’hui avec frayeur au sein de nos états.

                  Remarquez qu’il ne suffit pas de nationaliser les banques pour avoir le meilleur système monétaire possible.


                • lechoux 29 décembre 2009 13:36

                  Cessez de baser vos connaissances du fonctionnement de la monnaie sur une vidéo pour gogos.

                  Pour info :
                  Ratio Cook : Il mesure le niveau des engagements (prêts, opérations hors bilan,...) des banques et établisements financiers par rapport à leurs fonds propres

                  Le nouveau ratio, baptisé ratio Mc Donough ne change pas l’esprit de l’accord initial mais l’enrichit. Pour désigner ce ratio on parle indifféremment de ratio de solvabilité ou d’adéquation des fonds propres. Le processus de négociation, dénommé Bâle II (Bâle 2), a duré plusieurs années et a fait couler beaucoup d’encre dans la presse spécialisée.




                  Le lien :

                  http://www.fimarkets.com/pages/ratio_solvabilite_mcdonough_cooke.htm

                  Monsieur Tzecoatl, si vous tenez la caisse de la buvette du stade et que vous piochez dedans 20 € que vous prêtez à un copain en échange d’une reconnaissance de dette, celle-ci n’a pas de valeur monétaire pour vous ?


                  • Gandalf Tzecoatl 29 décembre 2009 16:49

                    "Monsieur Tzecoatl, si vous tenez la caisse de la buvette du stade et que vous piochez dedans 20 € que vous prêtez à un copain en échange d’une reconnaissance de dette, celle-ci n’a pas de valeur monétaire pour vous ?"

                    C’est surtout que je ne prête pas à des copains qui considèrent ce que je leur prête comme leur propriété.


                  • lechoux 30 décembre 2009 15:15

                    Cessez de dire n’importe quoi pour avoir raison. Une fois prêtée la somme d’argent leur appartient évidemment !!!!! Vous voudriez qu’il vous rende cette somme tout de suite ? ou qu’il la dépense pour votre intérêt ? Il s’est engagé à vous la rendre sous une durée déterminée ou indéterminée, selon la confiance que vous lui faîtes.


                  • lechoux 29 décembre 2009 13:39

                    L’image n’est pas passée : ratio Mc donuts :

                    Fonds propres réglementaires / (risque de crédit+risque de marché+risuqe opérationnel) >= 8%


                    • Paul Jorion 29 décembre 2009 13:59

                      Bonjour,

                       

                      Quand vous dites « L’un des rares résistants à la théorie de l’argent-dette de Paul Grignon est Paul Jorion », vous voulez sûrement dire « … en-dehors de la littérature financière spécialisée ».

                      Amicalement,

                       Paul Jorion


                      • Gandalf Tzecoatl 29 décembre 2009 16:19

                        @Paul Jorion :

                        Si l’on poursuit votre interprétation, les banques ont conspiré, polluant l’esprit de Schumpeter, Allais, de beaucoup d’internautes, et jusqu’aux manuels scolaires des cycles ES et de l’enseignement supérieur.

                        Les banques, en voulant à tout prix éviter le bank run, créent le scandale.

                        Bref, soit elles sont stupides et manipulatrices, soit il y a comme un os dans le pâté.


                      • Gandalf Tzecoatl 29 décembre 2009 16:41

                        « le patron du credit agricole sur france inter fin novembre ou début décembre a dit. avec 8 de capital on prête 100. »

                        Oui, c’est le maximum théorique, soit 12.5 les fonds propres.

                        En pratique, c’est moins, et variable (8-11).

                        J’ai écouté la même intervention que vous, et j’ai été ahuri par la désinformation que Pauget pratiquait, avec l’gnorance du journaleux de France Inter comme caution.


                      • ddacoudre ddacoudre 29 décembre 2009 15:46

                        bonjour tezecoalt

                        je comprend bien ton article, et je n’ai pas lu le bouquin de jorion.

                        sur un plan plus général, la recherche du contrôle de la circulation de monnaie par des modèles théoriques ne sera jamais satisfaisante, il ne peut pas en être différemment, cela ne signifie pas qu’il faut faire et laisser faire n’importe quoi, mais redonner un sens politique à cette circulation monétaire, déjà les paradis fiscaux, les évasions fiscales sont des réponses politiques. ou l’on moralise ce qui risque d’être inefficace ou l’on se montre pire qu’eux en faisant un usage politique des placements obtenus, nous les concurrençons sur le même terrain, et les masses monétaires placées servent à financer la politique des états.

                        plus besoin de prélever des impôts donc plus d’évasion fiscale, une dette permanente financé par la cupidité humaine à ajuster socialement en fonction de la réalité des économies, et ainsi le vice génère de la vertu.

                        cordialement.


                        • ddacoudre ddacoudre 29 décembre 2009 16:19

                          re

                          j’ai retrouvé cette caricature explicative dans un de mes essais, amusante.

                          Nous pourrions illustrer cela par une caricature : Paul travaille dans l’entreprise Y, il épargne de l’argent qu’il dépose à la banque pour retirer un intérêt de 10%. La banque place l’épargne de Paul sur le marché financier en prenant une marge de 10% pour rembourser Paul, plus 10% pour son fonctionnement et ses bénéfices. Un investisseur prend l’épargne de Paul que lui propose la banque au taux de 20% et doit trouver un investissement qui lui couvre les frais de remboursement plus les 10% qu’il pense en retirer. Il trouve une entreprise où investir celle de Paul, soit l’entreprise Y. L’entreprise Y va alors exiger de Paul une activité qui puisse lui permettre de satisfaire la marge bénéficiaire de l’investisseur. Nous voyons donc dans ce circuit que Paul par son épargne a nourri un ensemble d’intermédiaire et qu’en fin de parcours c’est lui par son travail qui se rembourse les propres intérêts qu’il a sollicités. Et en plus l’on voudrait ne pas reconnaître à Paul le droit d’intervenir dans les affaires économiques.


                        • Gandalf Tzecoatl 29 décembre 2009 16:46

                          Bonne année ddacoudre,

                          Oui, c’est tout à fait illustrateur que l’intérêt est une captation de la création de richesse par le travail. En cela, Jorion est irréprocable dans son livre.


                        • ddacoudre ddacoudre 29 décembre 2009 17:07

                          bonne année également.


                        • Gandalf Tzecoatl 29 décembre 2009 17:26

                          « comment expliquez vous ce 100 contre 8 ? ils inventent de l’argent contre rien non ? »

                          Soit ils créent de l’argent, soit ils vous volent le temps du dépôt, puisque cela devient leur propriété, que les banquiers se permettraient de prêter et reprêter.
                          Si j’étais l’informaticien en charge de cette application dans quelconque banque, j’en aurais le coeur net.

                          Dans le fond, ce n’est pas si important, connaitre les deux interprétations me suffisent, les conséquences pratiques restent les même.

                          Quoiqu’il en soit, ils percoivent jusqu’à 12 fois l’intérêt sur leurs fonds propres. C’est énorme, et pire que la jalousie que cela engendre, cela est une rémunération qui rend instable le rapport de force entre économie réelle et économie financière, source de leur irresponsabilité.


                        • lechoux 30 décembre 2009 15:21

                          « Si j’étais l’informaticien en charge de cette application dans quelconque banque, j’en aurais le coeur net. »
                          Vous ne vous êtes jamais intéressé aux dates valeurs des dépôts et des retraits ? N’ayez vous jamais eu un compte en banque et un moyen de paiement ?


                        • MICHEL GERMAIN jacques Roux 29 décembre 2009 19:29

                          On s’en fout de la dette tant que nous n’aurons pas les noms et les adresses des gens à qui l’on devrait quelque chose. Leurs Noms merde ! le Nom et l’adresse de leurs enfants, de leur famille, l’adresse précise de leurs résidences.

                          La banque est un bâtiment. Je ne dois rien à un édifice. Eventuellement à quelqu’un qui habite ou travaille dans cet immeuble. Je veux des noms et l’entendre, là devant moi en chair et peut être bientôt en os si c’est explications sont incohérentes vis à vis de la raison Humaine, oui, l’entendre me dire combien il souffre que je lui doive tant moi qui ne le connais pas.

                          Des noms.


                          • Gandalf Tzecoatl 29 décembre 2009 20:01

                            de personnalités morales, forcément.


                          • lechoux 30 décembre 2009 15:24

                            Tant qu’il y a des gogos. Et croyez-moi ils peuvent parier sur l’avenir, car les gogos ne sont pas prêts de disparaître.


                          • frédéric lyon 29 décembre 2009 19:50

                            Encore un « article économique » écrit par un quidam qui se réclame de sa « passion » pour l’économie.


                            Et maintenant, notre inénarrable « économiste » ferait bien de se « passionner » pour autre chose, qui ne dépasse pas aussi largement son entendement. Car la « passion », même affichée avec autant d’ardeur, n’excuse pas l’ignorance.

                            Pourquoi ne pas essayer plutôt le jardinage ?

                            • Gandalf Tzecoatl 29 décembre 2009 20:02

                              Pourquoi ne pas aller païtre ailleurs, Lyon ?

                              Et sinon, citez-moi le nom d’un économiste respectable, que l’on rigole.


                            • Gemini Gemini 4 janvier 2010 12:00

                              En lieu et place de cette critique aussi gratuite qu’inutile, pourquoi ne pas nous expliquer en quoi l’auteur est ignorant et nous faire profiter de votre savoir ?

                              Étant pour ma part effectivement ignorant sur le sujet, j’en serais très intéressé.

                              Si c’est pour vous en tenir à ces simples propos dédaigneux sans véritables arguments, votre commentaire n’a alors absolument aucun intérêt, si ce n’est de nous faire partager votre aigreur dont nous n’avons bien sûr rien à faire.


                            • frédéric lyon 29 décembre 2009 20:11

                              Vous, sans doute ?


                              Et il est bien vrai que c’est franchement rigolo !

                              • Gandalf Tzecoatl 29 décembre 2009 20:39

                                Quand je décide de rentrer dans un casino, je me crée un risque dans l’espoir d’un gain.
                                A terme, je suis toujours perdant.

                                Les banques qui multiplient les petits pains ne font pas autrement, sauf que le risque est notoirement couvert par l’état. A terme, elles sont toujours gagnantes.

                                Grignon explique bien dans sa video l’origine de la réserve fractionnaire. Les banques ont testé la limite du nombre de certificats de dépôt pour un lingot d’or.
                                Elles ont cherché à maximiser leur profit avant que cette combine ne s’effondre. Cela se retrouve dans les statuts de la BCE, sous forme de réserve obligatoire de 5%.

                                Si certains tel moi cherchent à gratter un peu plus loin que l’ultra-conservatisme nauséeux de Lyon, afin de s’expliquer ou d’envisager d’autres alternatives à cette magouille sous forme de texte de loi, que dis-je, au dessus de toutes les législations nationales européennes, je ne vois pas à y redire.

                                « les banques sont responsables et que c’était les dernier à aider »

                                Il a été démontré à plusieurs reprises que la monnaie d’endettement est source de crises, par exemple Galland (www.chomageetmonnaie.org)
                                Je dirais surement que notre système monétaire se fiche bien des crises, de là à l’interpréter comme finalité, c’est un pas que je ne franchis pas, par manque d’éléments.

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