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Accueil du site > Actualités > Economie > La dette publique en France et en Europe

La dette publique en France et en Europe

 Tous les pays européens se trouvent confrontés au problème de la dette, lequel affecte durablement les finances publiques. La France, cinquième puissance du monde, n’échappe pas non plus à la crise, qui fait le bonheur des banques privées.

Opera Mundi

 Aucune nation européenne n’est épargnée par le problème de la dette publique, même si la gravité de la crise est différente d’une capitale à l’autre. D’un côté se trouvent les « bons élèves » tels que la Bulgarie, la Roumanie, la République tchèque, la Pologne, la Slovaquie, accompagnés des pays baltes et scandinaves, avec un endettement inférieur à 60% du PIB. De l’autre côté se côtoient les quatre « cancres », dont la dette publique dépasse 100% du PIB : l’Irlande (108%), le Portugal (108%), l’Italie (120%) et la Grèce (180%). Entre ces deux extrêmes se trouvent le reste des pays de l’Union européenne, telle que la France (86%), dont la dette oscille entre 60% et 100% du PIB[1].

 Les gouvernements européens de philosophie libérale, symbolisés par l’Allemagne d’Angela Merkel, sont tous unanimes quant à l’importance qu’il convient d’accorder au désendettement public, en appliquant des politiques d’austérité. De la même manière, Pierre Moscovici, pourtant ministre français de l’économie du gouvernement socialiste de François Hollande, a fixé comme objectif prioritaire de « réduire les déficits », et s’est engagé à les limiter à 3% du PIB, par le biais, entre autres, d’une baisse des dépenses publiques[2].

Pourtant, il est de notoriété publique que les politiques d’austérité, promues par l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international, appliquées à travers le Vieux Continent, sont économiquement inefficaces. Elles ont même un effet inverse puisque, loin de relancer la croissance, la réduction des dépenses, la diminution des salaires et des pensions de retraite, le démantèlement des services publics, y compris d’éducation et de santé, la destruction du code du travail et des acquis sociaux – en plus des conséquences sociales et humaines catastrophiques qu’elles occasionnent – conduisent inévitablement à une contraction de la consommation. De ce fait, les entreprises se trouvent dans l’obligation de réduire leur production ainsi que les salaires, allant jusqu’à se séparer de leurs employés. Conséquence logique, les ressources tributaires de l’Etat s’en trouvent diminuées alors que ses dépenses – pour atténuer les effets du chômage – explosent, créant ainsi un interminable cercle vicieux, dont le symbole est la crise grecque. Plusieurs pays européens se trouvent ainsi actuellement en récession.

Comment est née la dette publique de la France

 En 1973, la France n’avait pas de problème de dette et le budget national était équilibré. En effet, le Trésor Public pouvait se financer directement auprès de la Banque de France pour construire les écoles, les infrastructures routières, portuaires et aériennes, les hôpitaux et centres culturels, sans avoir à payer un taux d’intérêt exorbitant, et se trouvait donc rarement en déficit. Néanmoins, le 3 janvier 1973, le gouvernement du président George Pompidou, lui-même ancien directeur général de la Banque Rothschild, influencé par la Finance, a adopté la loi n°73/7 sur la Banque de France, surnommée la « loi Rothschild » en raison du lobbying du secteur bancaire en faveur de son adoption. Elaborée par Olivier Wormser, gouverneur de la Banque de France, et Valéry Giscard d’Estaing, alors ministre de l’économie et des finances, elle stipule, dans son article 25, que « le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France[3] ».

En clair, l’Etat français ne peut plus financer le Trésor Public en empruntant sans intérêt à la Banque de France, mais doit s’approvisionner auprès des marchés financiers. Ainsi, l’Etat se trouve contraint d’emprunter et de payer des intérêts auprès d’institutions financières privées, alors qu’il pouvait, jusqu’en 1973, créer de la monnaie pour équilibrer son budget, par le biais de la Banque centrale. Les banques commerciales disposent désormais du pouvoir de création monétaire par le crédit, alors qu’auparavant celui-ci était une prérogative exclusive de la Banque centrale, c’est-à-dire de l’Etat, et s’enrichissent sur le dos des contribuables, avec un statut de quasi-monopole.

Ainsi, les banques privées peuvent prêter, grâce aux systèmes des réserves fractionnaires, plus de six fois, le montant de ce qu’elles possèdent en monnaie centrale. En clair, pour chaque euro dont elles disposent, elles peuvent prêter 6 euros grâce à la création monétaire par le crédit. Si cela n’est pas suffisant, elles peuvent emprunter autant de fonds que nécessaire auprès de la Banque centrale à un taux souvent de 0%, afin de le prêter ensuite… aux Etats à un taux de 3% à 18%, comme c’est le cas pour la Grèce. Ainsi, la création monétaire par le crédit représente 90% de la masse monétaire en circulation dans la zone euro.

Cette situation a été dénoncée par le Prix Nobel d’économie français Maurice Allais qui souhaite que la création monétaire soit réservée à l’Etat et la Banque centrale. Selon lui,

« Toute création monétaire doit relever de l'État et de l'État seul : Toute création monétaire autre que la monnaie de base par la Banque centrale doit être rendue impossible, de manière que disparaissent les " faux droits " résultant actuellement de la création de monnaie bancaire […]. Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n'hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents[4] ».

Aujourd’hui, la dette de la France s’élève à plus de 1 700 milliards d’euros. Or, entre 1980 et 2010, le contribuable français a remboursé plus de 1 400 milliards d’euros aux banques privées au seul titre de l’intérêt de la dette. Ainsi, sans la loi de 1973, le traité de Maastricht et le traité de Lisbonne, la dette française serait à peine de 300 milliards d’euros[5].

La France paye chaque année 50 milliards d’euros en intérêts, ce qui en fait le premier poste du budget, avant l’éducation. Avec une telle somme, le gouvernement pourrait construire 500 000 logements sociaux à 100 000€ ou créer 1,5 millions d’emplois dans la fonction publique (éducation, santé, culture, loisir) avec un salaire mensuel net de 1 500€. Le contribuable se voit déposséder de plus 1 milliard d’euros chaque semaine au profit des banques privées. Ainsi, la catégorie la plus riche de la population a reçu de l’Etat le fabuleux privilège de s’enrichir aux frais du contribuable, sans absolument aucune contrepartie et sans fournir le moindre effort.

Par ailleurs, ce système permet à la Finance de soumettre la classe politique à ses intérêts et de lui dicter une politique économique par le biais des agences de notations, elles-mêmes financées par les banques privées. En effet, si un gouvernement adopte une politique contraire aux intérêts du marché financier, ces agences baissent la note attribuée aux Etats, ce qui a pour effet immédiat d’augmenter les taux d’intérêts.

Dans le même temps, lorsque l’Etat et la Banque centrale européenne renflouent les banques privées en difficulté – c’est-à-dire qu’ils procèdent à leur nationalisation de facto sans bénéficier d’aucun avantage, comme par exemple un pouvoir de décision au sein du Conseil d’administration, ils le font avec des taux d’intérêts moins élevés que ceux que ces mêmes entités financières appliquent à l’Etat.

Le système de crédit établi en France depuis 1973 et ratifié depuis par les traités de Maastricht et de Lisbonne n’a qu’un but : enrichir les banques privées sur le dos des contribuables. Il est regrettable qu’un débat sur les origines de la dette publique en France n’ait lieu ni dans les médias ni au sein du Parlement. Pourtant, il suffirait de redonner l’exclusivité de la création monétaire à la Banque centrale pour résoudre le problème de la dette.


[1] Eurostat, « La dette publique des Etats membres », décembre 2011. http://www.touteleurope.eu/fr/actions/economie/euro/presentation/comparatif-le-deficit-public-dans-la-zone-euro.html (site consulté le 12 juin 2012).

[2] Le Point, « Moscovici : l’Europe, dossier prioritaire, la dette publique est un ‘ennemi’ », 17 mai 2012.

[3] Loi du 3 janvier 1973 sur la Banque de France. http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000334815&dateTexte=19931231 (site consulté le 13 juin 2012)

[4] Maurice Allais, La crise mondiale d’aujourd’hui, Editions Clément Juglar, 1999.

[5] Une histoire de la dette, « Comprendre la dette publique », 7 octobre 2011. http://www.unehistoiredeladette.fr/2011/10/07/video-comprendre-la-dette-publique-en-quelques-minutes-et-drcac/ (site consulté le 13 juin 2012). Sociétal, « L’arnaque de la dette publique », http://www.societal.org/docs/dette-publique.htm (site consulté le 13 juin 2012).

Page Facebook : https://www.facebook.com/SalimLamraniOfficiel


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50 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 4 juillet 2012 10:52

    Les acheteurs de dettes publiques font une bonne affaire car leur argent métamorphosé en bons du Trésor faciles à vendre, continue généralement à fonctionner entre leurs mains comme autant d’argent liquide. Pour les intermédiaires financiers entre le gouvernement et les capitalistes  ces sommes sont un capital tombé du ciel. La dette publique alimente, les marchés financiers, la spéculation, et le système bancaire moderne...........
    Voir :
    http://2ccr.unblog.fr/2011/01/07/la-dette-publique-et-la-bancocratie/


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 4 juillet 2012 11:50

      À l’auteur :
      La dette publique en France et en Europe
      « il suffirait de redonner l’exclusivité de la création monétaire à la Banque centrale pour résoudre le problème de la dette ».

      Qu’en est-il de la création monétaire dans tous les pays développés ainsi que dans les pays d’Europe en et hors Zone Euro ?


      • jordinig 4 juillet 2012 13:41

        Salim.
        Votre argumentaire présenté de forme claire et concise, je le connais depuis au moins 5 ans sous la plume de divers auteurs aussi doués les uns que les autres. L’origine du « système » et l’immoralité de la dette semblent évidents et je me réjouis que l’on en parle de plus en plus même si c’est souvent dans des cercles restreints et majoritairement acquis à la cause.
        Ma question est la suivante : connaissez vous une stratégie permettant de concrétiser les solutions proposées (reprendre le pouvoir de création monétaire) ?. Car le système actuel, tel un bulldozer, continue d’avancer en écrasant tous les peuples sous son passage.
        Et question complémentaire, une solution est envisageable pour un pays isolé ?


        • Anaxandre Anaxandre 4 juillet 2012 17:46

           Je me joins à vous pour féliciter l’article de Salim qui ne va pas tarder à être mis au placard de l’Education Nationale s’il continue à diffuser de telles vérités !
           
           Votre question est en fait LA question mais elle doit être précisée : comment faire pour redonner le pouvoir de création monétaire ainsi que la possibilité de prêter directement à l’Etat aux banques centrales nationales ?

           Ce processus ne peut être mis en œuvre qu’au niveau national (l’UE et la BCE étant aux mains des lobbies financiers et industriels transnationaux), il faut donc reconquérir tout ce qui a été perdu de Souveraineté Nationale depuis plus de 40 ans. Comment ? Je pense malheureusement que seule la paupérisation programmée des classes ouvrières et moyennes permettra, quand ses conséquences seront devenues insupportables à au moins 35 à 40% de la population (difficultés, voire impossibilité d’accès à l’alimentation et au logement), un sursaut souverainiste salvateur, en espérant que ce sursaut ne se transforme pas en réaction nationaliste exacerbée.

           Sinon on peut être optimiste (ou rêveur) et penser par exemple que l’UE va se réformer de l’intérieur et qu’elle va bientôt œuvrer pour les peuples ou se laisser berner par les représentants du système qui nous expliquent, comme les religieux, que tout ça, malgré quelques aléas, va dans le sens du bien et du mieux pour les peuples...

           Ce qui est sûr, c’est qu’un nombre croissant de français va souffrir dans les années, voire les mois qui viennent. Au moment du « sursaut » ou de l’explosion populaire dont je parle plus haut, il ne faudra pas se tromper ni de combat, ni de leader. Mais jusqu’à présent, de De Gaulle du XXIème siècle je ne vois point...

           


        • bigglop bigglop 4 juillet 2012 19:46

          Bonjour à tous,

          Merci @Salim pour cet excellent article et bien argumenté.

          Pour la loi de 1973 (Pompidou-Rotschild), il s’agit d’une sorte de « rumeur urbaine », mais c’est accessoire.

          Mais l’essentiel à mes yeux réside dans la trahison de toutes les promesses électorales faites par Hollande, ce socialiste-libéral. Le TSCG sera ratifié loin du « peuple », le très mauvais souvenir du référendum de 2005 sur le TCE (Non à 54,68%). Cette « erreur » de vote a été corrigée en 2008 avec la ratification en Congrès à Versailles, en 2008, par le Parlement.

          En moins de 60 jours, Hollande fait plus fort que Sarkozy !!!

          Mais un peu d’histoire récente pour tous, mais aussi pour les ’’socialistes’’ (Ayrault) : Après la vague de nationalisations de 1971, sous Miterrand,( loi du 13/02/1982), la Droite revenue aux affaires privatise le secteur bancaire. Mais la Loi Bancaire 84-46 du 24/01/1984 dite de modernisation de Jacques Delors a instituée la Banque Universelle en abrogeant la loi du 2 décembre 1945 issue du CNR sur la séparation des banques de d’affaires, de dépôts,

          Le 23 décembre 1988, le ministre des finances socialiste introduit la titrisation, tritrisation synthétique et tous ces produits dérivés si sympathiques et rentables

          Si JM Ayrault invoque l’héritage de la Sarlozie, il est un autre devoir de de mémoire pour ce social-libéral.

          Il a renié tous ses engagements de la présidentielle sur l’économie, la finance :
          - combat contre la finance folle, sans visage
          - séparation des activités bancaires entre spéculatif et de dépôt
          - renégocier le TSCG sur la base de son "projet de relance européenne et gouvernance démocratique"
          - mutualisation de la dette par la création d"euro-bonds, garantie bancaire,
          - une réelle augmentation du Smic

          Les décisions du dernier sommet européen de Bruxelles :
          1°) « recapitaliser » les banques privées qui ont joué au casino financier mondial et qui pourront continuer en toute impunité.
          Comment :
          - en utilisant les fonds propres du FESF, puis du MES (financés par les états de l’eurozone sur le marché secondaire), les capacités d’emprunt, avec effet de levier de 5 grâce à la garantie de 20% de paiement du Fondsen faveur du marché secondaire. Possibilité de pratiquer la titrisation et de créer des Special Purpose Vehicle ou Fonds commun de créances avec la garantie des états.
          Donc, la même technique qui a conduit à la création des « subprime », va être utilisée........
          - abandon du super-privilège des créances « seniors » en créances ordinaires de même qualité que celles des prêteurs (Banques, hedge-funds, fonds de placement,...)
          Cette recapitalisation ne sera pas conditionnée par des "réformes structurelles" (plans d’austérité) notamment pour les systèmes bancaires espagnols et italiens. Le Portugal, l’Irlande (la Grèce ?) réclament une application rétroactive de ces mesures.

          Astuce comptable européenne, le financement du capital social et les apports aux FSEF, MES financés par des achats sur le marché secondaire, ne rentrent pas dans le calcul du déficit, de la dette publique « au sens de Maastricht » !!! Et l’horloge tourne, tourne tandis qu’ils cherchent « à gagner du temps ».

          - le contrôle des banques sera dévolu à la BCE qui ne brille pas pour sa transparence de gestion, alors qu’existent déjà l’Autorité Bancaire Européenne et le Comité Bancaire Européen.
          Depuis l’arrivée de M Draghi, la BCE est souvent sortie de sa mission :
          Deux LTRO (1000 mds€) pour augmenter la liquidité du marché interbancaire européen, mais aussi permettre aux banques espagnoles et italiennes de racheter leur dette souveraine tout en se fragilisant. Notez qu’elle a accepté en collateral (garantie) de la dette souveraine plus ou moins pourrie à 3 ans. Bad Bank ?????
          La BCE a un programme discret de rachat de dettes souveraines sur le marché secondaire par le Security Market Program (SMP). Notez qu’elle ne communique pas sur les volumes, valeur, échéances des dettes détenues et qui vont augmenter dans le futur.

          Michel Barnier (Commissaire Européen) a annoncé :

          "La crise financière a montré combien les pouvoirs publics étaient mal équipés pour faire face aux difficultés de banques actives sur les marchés internationaux. Afin d’assurer la continuité de services financiers essentiels pour les citoyens et les entreprises, les États ont été contraints d’injecter des fonds publics dans les banques et de leur accorder des garanties pour un montant sans précédent : entre octobre 2008 et octobre 2011, la Commission européenne a approuvé environ 4 500 milliards d’euros d’aides d’État en faveur des établissements financiers, ce qui équivaut à 37 % du PIB de l’UE1. Si elles ont permis d’éviter des faillites bancaires et une désorganisation économique à grande échelle, ces mesures ont pesé sur le contribuable et grevé lourdement les finances publiques, sans régler la question de savoir comment gérer les grandes banques transfrontalières en difficulté."

          Mais rien de rien sur la régulation des activités financières et spéculatives (CDO, CDS, shadow banking, dark pools, paradis fiscaux,...), sur les normes prudentielles, comptables des hors-bilans bancaires, des provisions

          L’accord de Bâle III, sous la pression des lobbies, est vidé de son contenu et les banques ont du mal à respecter les contraintes de Bâle II.

          En mars, la directive, pour les Assurances, Omnibus 2, votée par le Parlement Européen modifiant Solvency II est combattue par le lobbie des assureurs qui obtenu le report de provision techniques sur leurs contrats à 2017 et non en 2013

          2°) séparation des activités bancaires entre les activités banques d’affaires et assurances des activités de banque de dépôt  : un silence assourdissant

          3°) Renégociation du TSCG : il n’a rien renégocié du tout, il a « obtenu » un Pacte de croissance de 130 mds€, largement insuffisant financé par des ressources déjà existantes. A Merkel lui a donné un os à faire ronger par les électeurs français pour faire passer la pilule empoisonnée du TSCG (lisez bien ce lien, tout y est)

          4°) Mutualisation de la dette avec les Eurobonds : refus de l’Allemagne au motif qu’elle ne veut pas contribuer plus aux plans de sauvetage européens et ses taux du Bund augmenteront mécaniquement (diminution de son taux de croissance, inflation), car il s"agit de créer une grande masse de monnaie centrale BCE, comme le fait la FED aux états-unis par du quantitative easing sans relancer la croissance, ni faire baiser le chômage de manière significative. Toutes les statistiques US sont  truquées.

          Que nous est-il proposé ? — une intégration plus forte, cad, des transferts de souveraineté massifs (Hollande parle de transfert de responsabilités) à la commission européenne et une aggravation des conditionnalités, sanctions du contrôle budgétaire des états par la Commission. Ce qui est déjà le cas avec la ratification du MES, mais aussi avec le futur TSCG (16 articles), complété par les Six et Two Packs (contrelacour)

          A travers le rapport du G20, de Van Rompuy et du sommet de Bruxelles, mais aussi du rapport annuel de la BRI, nous sommes conduits comme un troupeau de moutons vers une europe fédéraliste de l’oligarchie financière

          Signez la lettre ouverte à François Hollande rédigée par ATTAC et la Fondation Copernic contre le TSCG

          Envoyez-la aussi à nos « chers » députés et sénateurs par mail





        • bigglop bigglop 4 juillet 2012 20:02

          Une solution déjà éprouvée :

          Un audit de la dette réalisé par des experts indépendants mené avec un audit du système bancaire aussi indépendant.

          Une autre, organiser un défaut partiel de tous les pays de l’eurozone, une sorte de gigantesque « compensation » mondiale des créances et dettes. Très douloureux pour tous, mais surtout pour les marchés financiers et les spéculateurs


        • Antoine Diederick 4 juillet 2012 23:44

          hummm, Van Rompuy est un compatriote....donc, c’est pas que je l’aime bien, il n’était pas comme jeune politicien chrétien à faire dans la dentelle quand il lui fallait avoir un éléctorat « flamo-flamingant » en exploitant le complexe d’infériorité du peuple flamand populaire qui peut se complaire ds la plainte et le victimisation (je parle à l’aise j’ai du sang flamand et sincèrement si cela ne m’agaçait pas , je ne me feindrais pas de cette remarque).

          L’Europe lui est monté sur la tête (voilà qu’il s’en prend à la sécurité sociale) , il faut dire que cela faisait un temps qu’il rongeait son frein.

          Aujourd’hui la NVA phagocyte l’électorat flamand, les chrétiens, les libéraux, les socialistes et écolos flamands redoutent la percée des nationalistes flamands.


        • Antoine Diederick 5 juillet 2012 01:10

          euh « fendrais »


        • 1871-paris 1875-Paris 5 juillet 2012 14:58

          C’est certain qu’il est en train de nous faire un numéro qui va finir comme ceux de feu Garcimor !

          Il commence de plus en plus à nous prendre pour des CONS, cet Hollandreou !
          Bol faut signer ta pétition pour avoir une chance de lui
          Manifester qu’ont est pas trop d’accord et qu’ont devine son jeu de buse !

        • 1871-paris 1875-Paris 5 juillet 2012 15:14

          Les spéculateurs bancaires ne pourront indéfiniment maintenir sous presque silence les enseignement ls que peuvent tirer les peuples des expériences de certains pays comme l’Argentine, l’équateur, l’Islande... Qui ont pratique la renégociation de la dette ! Le principe de la dette odieuse finira par être majoritaire tôt ou tard, ils ne font que repousser l’ineductable pour eux(les rentiers, spéculateurs banquiers) 

          Il faut qu’un pays donne le signale de la désobéissance à ces technocrate de Bruxelles bien engraissés à coup d’impôts participatif européen !

        • 1871-paris 1875-Paris 5 juillet 2012 15:17

          Il m’a l’air d’une vrais « serpiere » ce van rumpy !


        • xray 4 juillet 2012 15:47


          Le piège européen

          De droite comme de gauche, les élus politiques sont au seul service du capital de la Dette publique. Ils sont aux ordres de l’axe CIA-VATICAN. Ils n’ont pas de compte à rendre aux Européens. 

          Depuis des mois, ils s’acharnent à renflouer les banques à coups de milliards d’euros (Comme on essaie de remplir un puits sans fond). 

          Ces milliards vont alimenter les marchés boursiers (argent mort).  Naturellement, on demande ensuite à l’économie active de rembourser (Avec des chiffres monétaires qui n’existent pas). 

          Le Grand Guignol politique (L’Europe des curés) 
          http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/ 

          Le capital de la Dette publique 


          • Richard Schneider Richard Schneider 4 juillet 2012 17:16

            Bien que connaissant depuis longtemps déjà les thèses développées ici par l’auteur, reconnaissons que l’exposé de ces dernières est magistrale.

            Félicitations pour la clarté de l’article !
            Comme jordinig, je regrette que l’on ne voit pas poindre la moindre stratégie pour faire cesser ce scandale ....

            • Anaxandre Anaxandre 4 juillet 2012 17:57

               La seule stratégie sérieuse d’un parti politique est celle de l’UPR dont le programme est en gros celui du CNR « dépoussiéré », (http://www.u-p-r.fr/presidentielles-2012/le-programme-de-l-upr) et certainement pas celles des grands partis médiatisés.

               Si quelqu’un, en connaissance de cause et hors idéologie partisane ou utopie, connait un programme plus sérieux, juste et équilibré, ça m’intéresse !


            • Le péripate Le péripate 4 juillet 2012 17:56

              C’est le modèle zimbabween.

              Bon la différence entre la dette et l’hyperinflation c’est que la première fait peser le poids sur les générations futures alors que l’hyperinflation pèse sur tous tout de suite. Finalement je dois reconnaitre que c’est plus moral. Enfin moins immoral.

              Mais parler de moralité à un socialiste c’est comme de parler de lumière à un aveugle.


              • André-Jacques Holbecq André-Jacques Holbecq 5 juillet 2012 08:36

                Vous pensez vraiment qu’un jour la France remboursera (« sera en capacité de rembourser ») cette dette inique dont 70% sont dus au cumul des intérêts qu’une simple monétisation très raisonnable mais directe par la Banque de France aurait pu éviter si elle avait été faite au fur et à mesure ?
                (Je n’oublie pas pour autant les cadeaux fait aux plus riches sur ces 10 dernières années principalement.)
                Mais la France n’est pas dans une situation différente de la majorité des autres pays ... aucun pays ne remboursera jamais sa dette, sauf à créer la monnaie pour ce faire, simplement parce qu’une croissance suffisante pour le faire est une illusion qu’aucun n’atteindra.


              • 1871-paris 1875-Paris 5 juillet 2012 16:15

                Quel poids du à l’hyperinflation ? Nos parents nous le disent que finalement les époque antérieur au decenies 80 étaient plus insouciantes...

                Chez pas ou tu as vue une hyper inflation en France avant 1973 ? 
                Le mythe de l’inflation servie par les capitalistes se borne à la réalité des faits et ne les surmonte pas sauf a coup d’arguments et discours péremptoires !

              • Anaxandre Anaxandre 4 juillet 2012 18:14

                 Si j’étais catholique ou musulman, je me demanderais bien en quoi une dette fondée pour l’essentiel par la pratique généralisée du prêt à usure a à voir avec la morale...


                • 1871-paris 1875-Paris 5 juillet 2012 16:20

                  Surtout qu’ils l’avaient ou la proscrivent actuellement dans leurs dogmes...


                • tf1Goupie 4 juillet 2012 18:32

                  « En 1973, la France n’avait pas de problème de dette et le budget national était équilibré »...

                  Depuis 1968 c’est une des trés rares années où le budget de la France a été équilibré !!

                  Si depuis 1975 le budget est systématiquement déficitaire ce n’est en aucun cas à cause de la dette qui était très faible au début des année 80.

                  Alors laisser croire que c’est la dette qui est à l’origine des déficits, comme le fait l’auteur, c’est une manière assez « maladroite » d’informer les gens.

                  Faire des explicatifs orientés sur la dette c’est un concours sur Agoravox, je ne vois pas très bien qui est gagnant.


                  • Anaxandre Anaxandre 4 juillet 2012 19:25

                     Que le système instauré en France par la loi de 1973 ne soit pas la seule cause des déficits, c’est un fait, mais il serait malhonnête de nier le rôle majeur que ce système joue dans l’accroissement exponentiel de notre dette depuis. Avant 73, l’état, proportionnellement à aujourd’hui, dépensait plus tout en ayant un budget à l’équilibre et pas de dette ! Son propre fonctionnement était financé et même de nombreux investissements productifs (politique industrielle ou de grands travaux).

                     Il faut être au mieux un naïf ou au pire un menteur pour ne pas vouloir voir que c’est le secteur privé qui a imposé ce système, sachant fort bien qu’au-delà de la rente des intérêts versés à la Banque, il allait lui permettre dans l’avenir de racheter à bas prix des secteurs entiers de l’économie qui lui échappaient encore (les autoroutes par exemple).


                  • tf1Goupie 4 juillet 2012 20:45

                    « Avant 1973 la France n’avait pas de dette ».

                    C’est tout simplement faux. Comment être crédible quand on base son argumentaire sur un postulat faux, et pas faux par hasard ??

                    Quand à l’accroissement exponentiel, c’est tout simplement une conséquence mathématique du principe du taux d’intérêts ; alors faire semblant de découvrir cette régle mathématique aujourd’hui, c’est comme se plaindre du fait que 1+1=2, ou bien que notre agriculture va mal à cause de la meteo : du grand foutage de gueule.

                    Après quand vous et l’auteur passent sous silence des événements économiques majeurs tels que la crise petrolière et la fin mécanique et ineluctable des 30 glorieuses, on voit bien qu’il n’y a pas volonté de clarifier le débat.
                    On est dans l’enfumage pur et dur et la question est : à qui profite le crime ?

                    Il y a 20 ans la charge de la dette ne pesait pas lourd ; pour éviter « l’effet exponentiel » il aurait fallu que la population française soit un peu plus responsable.


                  • Antoine Diederick 4 juillet 2012 23:55

                    je vais te nommer TFI Groupie smiley

                    Ce ne sont pas les gens simples qui sont les responsables de cette crise , ce sont ceux qui croient aux miroirs aux alouettes , aux hommes de la politiques qui ont pour seul horizon les élections à 4 ou 5 ans et qui ne peuvent ainsi planifier aucune action de fond tout suspendus qu’ils sont à une réelection. Oh, alors, sont-ils de mauvais hommes ? Que nenni, il sont dans ce rôle. Sont-ils mauvais ? Que nenni, certains un 3 ou 4 ans parviennent à faire des petits miracles de gestion surtout au niveau régional souvent....pour le reste, ils sont soumis à des complexité telles que....

                    Alors que faire ?


                  • Antoine Diederick 5 juillet 2012 00:41

                    Groupie,

                    il est impossible d’avoir une monnaie forte sans avoir une économie forte (le tour de passe passe genre Majax, aujourd’hui c’est de créer une monnaie forte sans engagement productif).

                    Il est possible de créer une monnaie forte par subterfuge, style USA, mais cela ne convient pas à l’Europe qui est dépendante de ses approvisionnement en matières premières alors qu’elle possède les techniques de transformations performantes. Elle ne peut l’Europe, « brader » ses possibilités techniques à cause de la distribution mondiale des ressources, elle ne le peut sans réagir, il y va de sa survie....et donc.....

                    trois champs, industrie, écologie, social.


                  • Michel Maugis Michel Maugis 5 juillet 2012 06:48

                    @tf1 Goupie


                    Dans votre commentaire de 19:25 vous citiez correctement l’ auteur en recopiant :


                    « En 1973, la France n’avait pas de problème de dette et le budget national était équilibré »…

                    l’ auteur prenait soin plus loin de préciser « sans avoir à payer un taux d’intérêt exorbitant, et se trouvait donc rarement en déficit ». ce qui signifie que de ne pas avoir de problème de dettes ne signifiait pas ne pas avoir de dettes, pour l’ auteur.


                    Puis, 1 heure et 20 minutes plus tard vous attribuez à l’auteur ce propos mensonger :

                     « Avant 1973 la France n’ avait pas de dette »

                    Ainsi, c’ est en parfaite conscience que vous transformez ses propos afin de pouvoir dire

                    "c’ est tout simplement faux. Comment être crédible quand on base son argumentaire sur un postulat faux et pas faux par hasard ??

                    Une fois de plus vous avez montré être une personne malhonnête qui cherche à tout prix défendre le système.


                    Vous ne serez jamais crédible


                  • Michel Maugis Michel Maugis 5 juillet 2012 07:27


                    @tf1 Goupie

                    « Quant à l’accroissement exponentiel, c’est tout simplement une conséquence mathématique du principe du taux d’intérêts »

                    Votre interlocuteur n’ a jamais dit le contraire. Quand il parle d’ accroissement exponentiel, il qualifie l’ accroissement, dont le caractère exponentiel est aussi dû au fait qu’il n’ y a pas de remboursement du principal d’ année en année qui éviterait l’ exponentialité de l’ accroissement. 

                    Il n’ était donc pas superflu de qualifier d’ exponentiel cet accroissement, puisque’ il n’ est pas, par exemple, linéaire.

                    « alors faire semblant de découvrir cette règle mathématique aujourd’hui, c’est…du grand foutage de gueule »

                    .En conséquence, votre commentaire est non seulement superflu, il démontre votre mauvaise foi systématique pour défendre le système économique actuel.

                    « Après quand vous et l’auteur passent sous silence des événements économiques majeurs tels que la crise pétrolière et la fin mécanique et inéluctable des 30 glorieuses, on voit bien qu’il n’y a pas volonté de clarifier le débat »

                    Quelle crise pétrolière ? Quelle fin inéluctable des 20 glorieuses ? Quels rapports avec la crise pour ne pas reconnaître l’ évidence, à savoir que le capitalisme va inéluctablement à sa mort, sinon c’ est la Barbarie sur le reste du monde et que vous réclamez par des guerres de rapine que vous ne dénoncerez jamais depuis votre apparition sur Agoravox.

                    « On est dans l’enfumage pur et dur et la question est : à qui profite le crime ? »

                    L’ enfumage c’ est vous, tout le temps que vous ne répondrez pas à vos questions que vous savez idiotes. A qui profite le crime ? Quel crime ? Dites le nous

                    « pour éviter »l’effet exponentiel« il aurait fallu que la population française soit un peu plus responsable. »

                    Vous êtes en pleine contradiction. Vous venez de dire que l’exponentialité est tout simplement une conséquence mathématique du principe, donc inévitable, et voilà que dans le même commentaire il devient évitable. C’ est la cause des français et non du principe !!

                    Donc vous reconnaissez maintenant que la qualification n’ était pas superflue.

                    Mais ce n’ est pas la population française qui est en dette. La dette publique n’ est pas de le responsabilité du peuple, mais des élites gouvernementales qui se succèdent et gèrent tous les affaires d’une classe sociale, l’Oligarchie bourgeoise dont vous sembler ignorer l’ existence parasitaire. En faite vous partie ?


                  • 1871-paris 1875-Paris 5 juillet 2012 16:26

                    Non c’est vrais il suffit d’aller sur Wikipédia pour voir pleins de jolis graphique montrant quoi ? Que les dettes antérieurs à 1973 (celles dont vous parlé) non jamais pris les proportions qu’elles eurent ensuite après la lois de 1973 qui était censé les contenir XPDR CQFD c’est une bonne lois, ça c’edt sur.

                    En ce cas comment expliquez vous la réussite de l’equateur à résorber sa dette comme il la fait ? Sans austérité !

                  • 1871-paris 1875-Paris 5 juillet 2012 16:33

                    Surtout qu’il suffit d’aller sur Wikipédia pour constater que les chiffres de déficits (lorsqu’il y en avait) ne dépassaient guère 2% à cette époque !

                    TF1 groupie utilise les grosses ficelles umpistes pour à coup de « menteur » tenter d’avoir un dessus argumentaire sans présenter de preuve factuel de ce qu’il développe.

                  • Anaxandre Anaxandre 4 juillet 2012 21:14

                     Bien sûr ! La France avait une dette énorme dans les années 60, elle était même en récession ! Et vous avez encore raison : on va faire payer ces salauds de français !
                     Allez, salut !


                    • BA 4 juillet 2012 21:22

                      Mercredi 4 juillet 2012 :

                       

                      1-  Italie :

                       

                      Le déficit public de l’Italie au premier trimestre 2012 a été de 8% du PIB, contre 7% un an plus tôt sur la même période, sous l’effet de la hausse des taux obligataires italiens et de la récession en cours depuis fin 2011, a indiqué mercredi l’Institut national des statistiques (Istat).

                       

                      Le tableau Istat montre aussi que les comptes publics italiens qui présentaient un excédent primaire (avant paiement du service de la dette) de 2,6% au dernier trimestre de 2011, sont en déficit primaire de 3% au premier trimestre de cette année. Au premier trimestre de 2011, l’Italie présentait déjà un déficit primaire de 2,7%.

                       

                      http://www.boursorama.com/actualites/italie-deficit-public-en-hausse-a-8-du-pib-au-1er-trimestre-2012-30fd11b538346cd76eb006ec736681f8

                       

                      2- Espagne :

                       

                      L’Espagne prépare une série de coupes budgétaires et de hausses d’impôts qui pourraient lui rapporter jusqu’à 30 milliards d’euros.  

                       « L’idée est de mettre en oeuvre des coupes d’une valeur de 3% du PIB », selon l’une des sources rapportée par Reuters. La valeur nominale du PIB espagnol étant de 1.000 milliards d’euros par an, les coupes devraient donc atteindre environ 30 milliards d’euros.

                       

                      Elles s’ajouteraient aux 48 milliards d’euros d’économies déjà visées par de précédents plans, sans qu’il soit certain que l’accumulation des mesures d’austérité rassure les marchés, quand la véritable inquiétude concerne le manque de croissance.

                       

                      3-  Chypre :

                       

                      Selon un quotidien de Nicosie, Chypre devrait réclamer 56 % de son PIB pour sauver son système financier. Pendant ce temps, la Troïka tente de négocier avec le gouvernement chypriote dans une ambiance tendue.

                       

                      Chypre pourrait finalement avoir besoin de 10 milliards d’euros pour recapitaliser son secteur bancaire. C’est ce que prétend le quotidien de l’île Phileleftherios, qui s’appuie sur un rapport préliminaire du FMI qu’il s’est procuré.

                       

                      Si ce chiffre est confirmé, il s’agirait d’un coup dur pour la petite république dont le PIB ne dépasse pas 18 milliards d’euros.



                      • Antoine Diederick 4 juillet 2012 23:00

                        ce qui est effarant c’est que le système européen parvient à mettre sur un pied d’égalité les PIB de Chypre et de Malte avec ceux de la France, de l’Allemagne ou celui de la Belgique et des Netherlanden.....

                        ce qui est aussi amusant, c’est ds l’émission sur Arte « Dessous des cartes » le gisement de gaz au large de Chypre , Chypre qui a fait un accord avec Israel puisque le gisement côtoie le gisement israélien...etc


                      • Antoine Diederick 4 juillet 2012 23:02

                        il y a des banques à Chypre ? C’est une blague ?


                      • Antoine Diederick 4 juillet 2012 22:53

                        euh scuzez moi , mais ce sont de « bons èlèves » qui n’ont pas des structures économiques comparables aux« mauvais élèves.... »


                        • Antoine Diederick 4 juillet 2012 23:04

                          en fait, à l’heure actuelle, si la France était encore sous le franc la dévaluation aurait déjà eu lieu.


                          • Antoine Diederick 4 juillet 2012 23:13

                            sur votre conclusion :

                            "Le système de crédit établi en France depuis 1973 et ratifié depuis par les traités de Maastricht et de Lisbonne n’a qu’un but : enrichir les banques privées sur le dos des contribuables. Il est regrettable qu’un débat sur les origines de la dette publique en France n’ait lieu ni dans les médias ni au sein du Parlement. Pourtant, il suffirait de redonner l’exclusivité de la création monétaire à la Banque centrale pour résoudre le problème de la dette."

                            Pas tout à fait d’accord....en 1973 il était possible d’imaginer que cette solution soit la bonne....

                            En 2012, nous constatons que cette solution n’était pas la bonne. Nous pouvons blâmer nos excellences ainsi que le monde financier d’avoir créé la situation actuelle. Il faut les blâmer.

                            Il aurait fallu depuis 1973 un encadrement strict de ce type de financement ce qui ne fut pas le cas puisque le monde politique a signé un blanc seing aux banques, nous le voyons aujourd’hui.

                            Or les Etats, ne pratiquent jamais le conseils qu’Ils prodiguent à leurs citoyens.....


                            • Antoine Diederick 5 juillet 2012 01:37

                              ajoutons que Delors et Giscard ont souvent fustigé le manque d’initiative de l’investissement public et de la commande publique....aujourd’hui, faut-il s’en plaindre ou le regretter ?


                            • Antoine Diederick 4 juillet 2012 23:17

                              Enfin :

                              "Pourtant, il suffirait de redonner l’exclusivité de la création monétaire à la Banque centrale pour résoudre le problème de la dette."

                              Ne serait-il pas trop tard pour cela ? Si non, quel serait le dommage collectif ?

                              Note : Je suis à penser qu’il faudrait renoncer au rembours des dettes publiques qui sont un frein à l’activité économique ( acivité économique ds le sens plénier, ce qui génère du revenu sans accroitre la dette).


                              • 1871-paris 1875-Paris 5 juillet 2012 16:39

                                Et plus le temps passera et plus vous vous s’y résignerer ! 


                              • Antoine Diederick 4 juillet 2012 23:27

                                en fait, avec un Banque Centrale Nationale, il est possible de créer des emprunts collectifs au taux de pratiquement 0 % pour peu que l’impôt couvre un minimum de cet emprunt et que les argentiers du Royaume trouvent du complément par d’autres moyens....sur le marché international ou par utilisation de certains instruments...

                                Or actuellement, les conditions ne sont pas réunies pour cette« forme d’utopie » pratique.

                                Parce que personne n’acceptera que nos Etats agissent sur la marchés comme des spéculateurs, parce que les impôts ne sont pas suffisant ( et s’il l’étaient ce serait la gabelle odieuse) et donc les Etats ont succombé à l’emprunt facile, tout comme les particuliers et les banques ont oublié toutes les prudences nécessaires....


                                • Antoine Diederick 5 juillet 2012 00:04

                                  il ne fut jamais donné qu’en aucun royaume le banquier cédasse à la demande du Roy de reflouer le trésor sans réticence....Or, aujourd’hui....

                                  le banquier à prêté sans réticence, et le Roy (la Démocratie ) à succombé .

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