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Accueil du site > Actualités > Economie > La deuxième mort de Keynes

La deuxième mort de Keynes

L’analogie entre la crise actuelle et la Grande Dépression est tentante et nombre d’analystes appellent de leurs vœux un second "New Deal", en référence au plan de sauvetage mis en place par le président Roosevelt au milieu des années 30. Par ailleurs, la stature, le calme et la modestie d’Obama ne vont pas sans rappeler l’empathie du 32e président des Etats-Unis.

Certes, bien des déclarations du secrétaire d’Etat au Trésor, Paulson, auraient pu être prononcées par Herbert Hoover, l’homme qui occupait ce poste à l’époque, et la campagne présidentielle actuelle rappelle par sa rhétorique enflammée celle de 1933 ayant vu l’élection de Franklin D. Roosevelt et la mise en place du New Deal... Enfin, les tentatives quasi désespérées des responsables actuels de rassurer une opinion publique paniquée en faisant valoir que le pire est passé évoquent également les discours du début des années 30. 

Pourtant, l’économie américaine d’aujourd’hui qui sous-traite une partie substantielle de sa production à l’étranger et qui obéit à une finance sophistiquée et instantanée n’a pratiquement plus rien de commun avec la "old economy" de la décennie du New Deal. Les usines américaines tournaient effectivement au ralenti dans les années 30, mais leur qualité et leur productivité n’avaient pas été bradées, comme c’est le cas aujourd’hui, au bénéfice des usines chinoises ! Le « keynésianisme militaire » avait notablement contribué à redresser les Etats-Unis car les usines d’armement avaient en effet fonctionné à plein régime à l’aube de la Seconde Guerre mondiale, contribuant à y résorber, voire à y supprimer, le chômage endémique des années 30 et à donner un coup de fouet à l’ensemble de l’économie du pays... Cet argument ne peut plus être mis à profit aujourd’hui - même dans une conjoncture où l’on sait qu’Obama intensifiera la présence armée de son pays en Afghanistan - car l’industrie de l’armement américaine s’est elle aussi reconvertie à la sous-traitance !

De surcroît, comment oublier l’effet dévastateur pour l’économie américaine "réelle" des années Reagan dont la politique s’est scrupuleusement employée à réduire la part de l’industrie dans le revenu national (de 21,5 % en 1980 à 12 % en 2005) pour augmenter celle des services financiers (de 15 % en 1980 à 22 % en 2005) ?

Par ailleurs, comment négliger la révolution technologique ayant favorisé la propagation du virus du capitalisme-casino à une vitesse sans précédent depuis Wall Street jusqu’à la moindre des places financières de ce monde ? Ce qui en effet avait mis trois ans, au début des années 30, a mis trois semaines de nos jours à se transformer en crise mondiale !

Obama n’héritera pas non plus du leadership et de l’innovation intellectuelle en vigueur à l’époque puisque les deux grands partis américains partagent dans les grandes lignes les mêmes positions sur les échanges commerciaux, sur les privatisations, sur les plans de relance, le tout dans une sorte d’endoctrinement néolibéral imposé par Goldman Sachs qui a fourni deux secrétaires d’Etat au Trésor en moins de dix ans et à des années-lumière du keynésianisme...

Le New Deal n’a pas été un plan imaginé de toutes pièces par des technocrates en fonction à la Maison-Blanche, mais a plutôt été le fruit d’un intense bouillonnement intellectuel dans un contexte politique où les idées marxistes exerçaient une influence considérable, y compris dans le milieu des syndicalistes américains. En fait, le New Deal a été une réponse adaptée - un authentique contrat social - ayant remporté l’adhésion de l’ensemble des citoyens américains. Il reste à espérer que l’élection de Barack Obama servira de catalyseur à une élite intellectuelle américaine dont l’inspiration est loin de concurrencer celle de ses aînés. 


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21 réactions à cet article    


  • Parpaillot Parpaillot 27 octobre 2008 12:46

    @ Michel Santi :

    " Par ailleurs, comment négliger la révolution technologique ayant favorisé la propagation du virus du capitalisme-casino à une vitesse sans précédent depuis Wall Street jusqu’à la moindre des places financières de ce monde ? Ce qui en effet avait mis trois ans au début des années 30 a mis trois semaines de nos jours à se transformer en crise mondiale ! "

    En effet et vous avez tout à fait raison de le rappeler ... Grâce à Internet notamment, chacun est aux premières loges pour assister à cette tragédie en temps réel et réagir par le même bais en donnant ses instructions aux croupiers. La vitesse de propagation s’étant accrue, l’inertie du système s’en trouve dès lors considérablement réduite.

    Messieurs faites vos jeux, rien ne va plus !

    Cordialement !



    • Parpaillot Parpaillot 27 octobre 2008 14:22


      " ... réagir par le même biais
      ..."

      Avec mes excuses ...


    • Jean-Paul Doguet 27 octobre 2008 14:16

      Bonjour,
       Je l’avoue je suis en désaccord tant avec votre titre qu’avec le contenu (un peu léger) de l’article. A vous lire on a l’impression que l’évolution technologique rendrait complètement obsolète le recours à une politique keynesienne. Ce n’est pas du tout évident. La théorie de Keynes et les politiques publiques qui s’en sont réclamées est d’abord une théorie de régulation de la demande globale et repose sur une certaine interprétation du chômage involontaire. Peu importe que l’on ait affaire à une société industrielle ou post-industrielle, à une économie centrée sur les services. L’évolution des technologies ne me semble pas être un argument contre elle (alors que ce serait sans doute le cas pour Marx par exemple). Bien au contraire c’est une politique tout à fait adaptée à la consommation de masse et à la diffusion du crédit. Ce qui est vrai par contre c’est que la politique qu’il préconisait est centrée sur l’Etat-nation et qu’il est difficile (mais sans doute pas impossible) d’imaginer un keynesianisme coordonné des Etats, ou même européen. 
       Par ailleurs les signes d’un retour à Keynes se multiplient partout. Curieuse "deuxième mort". Si Bush a pris les mesures qu’il a prises c’est pour NE PAS rester dans l’histoire comme un nouvel Hoover, qui n’avait pas fait grand chose entre 29 et 32. Ces mesures sont une reprise évidente de l’ "Emergency Banking Act" de 1932. La Grande-Bretagne vient de prendre la route d’un budget volontairement déficitaire, ce qui évoque bien sûr la pratique du "deficit spending" keynesien. On prête à Obama un projet de programme de travaux publics (des TGV), ce qui serait là aussi dans la droite ligne des travaux du genre de ceux du Tennessee à l’époque du New Deal. Même inspiration en ce qui concerne les projets pour une couverture de santé universelle.
       Evidemment le monde a changé depuis 1932, mais pas au point, à mon avis, de condamner à mort Keynes comme vous le faîtes un peu vite. 


      • daryn daryn 27 octobre 2008 14:32

        Les caractère instantané de la finance moderne est certainement un de ses aspects les plus délétères, dans la mesure où son impact est exclusivement spéculatif. Ce caractère a contribué à l’éloignement de la finance de sa mission primitive dans le contexte de l’économie de marché, à savoir diriger le capital là où il est nécessaire (les besoins de financement de l’activité économique concrète), vers les profits à très court terme tirés de la spéculation dans l’économie virtuelle. 

        La mise en place d’une taxe de type Tobin (taxation sur les mouvements financiers internationaux) pourrait constituer un moyen de contrer cette évolution néfaste en freinant mécaniquement cette dérive spéculative. Dans un contexte où les gouvernements et les peuples sont forcés à des efforts proprement herculéens pour juguler une crise d’origine spéculative, il serait de bonne politique de rouvrir ce dossier qui présente une des rares mesures immédiatement intelligible allant dans le sens d’une régulation accrue, que plus personne ne semble contester. 


        • philbrasov 27 octobre 2008 17:07

          nous entrons dans un cycle de 10 ans de récession et de déflation , et aucune guerre en vue pour relancer la machine.
          des pays vont s’écrouler... type iran, type, russie, type en géneral tout pays procucteur de matières premières.
          Les usa n’auront pas besoin de plans de relance. ce seront les moins pauvres de la zone euro-dollar. et au bout du compte sortiront vainqueur sans avoir à batailler au sens propre du terme , dans des contrées lointaines.
          que ce soit Obama, ou Mac cain, celà ne changera rien aux dix prichaines années. L’Amérique aura , avec obama retrouvée son aura, avec mac cain la haine. mais dans les deux cas les amércains s’en fichent. Ils prendront cette crise ou ce malheur, comme leurs grands parents ont pris leur part en 29 35.

          Keynes est mort, sauf dans la tête de certains socialistes, qui croient encore que le salut vient de l’état.
          Si il y avait eu moins d’état , notamment US , on en serait pas là.



          • Jean-Paul Doguet 27 octobre 2008 19:35

            "Si il y avait eu moins d’état , notamment US , on en serait pas là. "
            C’est le diagnostic le plus bizarre que j’ai entendu sur la crise actuelle. Ainsi c’est le "trop d’Etat" qui serait responsable de la crise financière actuelle ? En quoi puisqu’elle résulte clairement de la dérèglementation des marchés financiers ? L’Etat n’y est pour rien. On a l’impression que pour vous la réalité n’a pas d’importance, qu’elle est là pour toujours confirmer un parti pris. 


          • philbrasov 27 octobre 2008 19:52

            des credits immobiliers aux USA....origine de la crise.... relisez comment le gouvernement
            US a imposé des règles aux banques....

            tapez subprime, clinton, reagan, carter, bush.... etc etc sur google recherchez l’origine de la crise au lieu de vous contentez du michel drucker de l’économie sur vore écrant  !!!! l’interventionisme de l’administration US dans le crédit immobilier a tué le crédit.

            faut être aveugle pour ne pas voir l’orgine de la crise..... OU MENTEUR.......

            ON VOUS MENT


          • Jean-Paul Doguet 27 octobre 2008 20:20

            Il ne suffit pas de m’inviter à taper des titres ou de m’envoyer des mots vagues. Il ne suffit pas de dire qu’"on me ment". Je me moque de Michel Drucker. Il faudrait des arguments, des faits et une analyse précise. Vous en êtes incapable apparemment. 


          • Marc Bruxman 27 octobre 2008 20:57


            							

             
            								"Si il y avait eu moins d’état , notamment US , on en serait pas là. "
            C’est le diagnostic le plus bizarre que j’ai entendu sur la crise actuelle. Ainsi c’est le "trop d’Etat" qui serait responsable de la crise financière actuelle ? En quoi puisqu’elle résulte clairement de la dérèglementation des marchés financiers ? L’Etat n’y est pour rien. On a l’impression que pour vous la réalité n’a pas d’importance, qu’elle est là pour toujours confirmer un parti pris.

            Non la FED dont le prez est nommé par Bush a mis un taux d’intérêt à 1% (en dessous de l’inflation) après le 11 Sept 2001 et ne l’a pas remonté avant que Bush soit réelu. A partir de la, la bulle spéculative allait être crée. Le manque de régulation sur les marchés a amplifié le phénoméne mais on aurait beaucoup souffert avec rien que ce péché originel. 

            Si vous mettez du sucre dans le réservoir de votre bagnole et qu’elle ne démarre pas ce n’est pas votre bagnole qui est déffectueuse, vous l’avez empoisonné. Et bien la c’est pareil. Un tel taux d’intérêt si euphorisant qu’il soit à court terme est toxique à moyen terme. 
            							

          • Le péripate Le péripate 27 octobre 2008 23:08

             Allons Leon... La question est que personne ne sait, et ne peut savoir à quel niveau s’établirait les taux d’intérêts s’il étaient libres, si la monnaie était libre. Et personne ne sait non plus calculer une inflation qui tiendrait compte de l’accroissement de la productivité. C’est donc à l’aveugle, le plus bas possible en priant que les prix n’explosent pas, avec l’idée sous-jacente que le crédit stimule l’économie. Ce qui est exact, mais comme il y a une intervention artificielle, les régulations naturelles ne se font pas au niveau "micro", et l’économie entre dans des cycles. 
            Probablement qu’il existe un "bon taux d’intérêt", mais il est impossible à connaître.


          • philbrasov 27 octobre 2008 23:27

            sz liez l’hustoire de fannie mae et fredy mac 
            édifiant

            http://www.fahayek.org/index.php?option=com_content&task=view&id=1766&Itemid=1

            bonne soirée


          • Breakbeat75 28 octobre 2008 14:24

            A Philbrasov.

            J’ai lu l’article auquel vous renvoyez. L’analyse de l’effet pervers est bonne mais pas la totalité de la conclusion. En ne voulant pas jouer son rôle c’est à dire financer lui-même les logements sociaux (le marché étant incapable de le faire), l’Etat US a fait porter ce poids aux pauvres (en les endettant) puis aujourd’hui à l’ensemble des citoyens US et du monde entier...

            La pensée Hayekienne s’arrête là ou le marché ne peut répondre !

            Vous indiquez que cet article vous paraît être dissonnant dans la vindicte actuelle à l’égard du marché , j’ai tendance à dire qu’il montre à quel point le marché ne peut être considéreré comme le seul mode de coordination des activités économiques et sociales !


          • philbrasov 28 octobre 2008 15:44

            les derniers chiffres de l’OCDE, à moins que vous contestiez ces chiffres, montrent qu’entre 2000 et 2007, le taux de pauvreté à baissé dans 7 pays au monde notamment en FRANCE ( eh oui) ey AUX USA.......

            Alors je veux bien que l’on me dise que l’amérique s’est appauvrit, mais faudra que vous m’expliquiez, pourquoi le taux de pauvreté a baissé aux USA.... selon les chiffres de l’OCDE

            http://www.lefigaro.fr/economie/2008/10/21/04001-20081021ARTFIG00481-la-pauvrete-et-les-inegalites-reculent-en-france-.php




          • philbrasov 28 octobre 2008 16:09

            qui montre, l’inconséquence de 30 ans de laxisme US....et de politiques sociales, complètement déconnectés de la réalité économique..
            Mais sinon je ne dis pas qu’il ne faille pas d’état, le libéralisme ne peut pleinement prendre sa mesure qu’avec un état fort et des règles fortes.... ce qui depuis plus de 30 ans n’ a pas été le cas.
            Que l’état intervienne ne me gène pas....le problème, c’est que nos hommes politiques , ne sont pas capables de dire au peuple, la vérité......au moment T....


            imaginez que vous êtes le directeur de la filiale d’un grand groupe bancaire pour disons...la Provence Alpes cote d’azur, ou la Floride, en 2005, au plus fort de la bulle immobilière.
            Vous décidez d’être raisonnable, de ne pas faire courir de risques excessifs à votre banque, et de refuser de délivrer des crédits à risque à des clients ayant une capacité de remboursement insuffisante...Vous avez entièrement raison.

            Seul problème : au bout de 6 mois, les résultats de votre filiale indiquent une croissance de seulement 8% de vos bénéfices, là où les dirigeants des autres filiales ont obtenu 20% par le développement de nouvelles catégories de prêts à risque.
            Le PDG de votre banque vous convoque alors dans son bureau, pour vous informer qu’il vous remplace par Mr Dupont ou Smith, qui a réussi une croissance de 35% de ses résultats en développant une nouvelle activité « dérivés de crédit » qui semble très rentable. Vous n’avez pas suivi le sentiment de foule dominant...Dommage pour vous !


            Imaginez ensuite (on peut rêver) que vous êtes président, français ou US en 1992. Vous vous rendez compte à votre arrivée au pouvoir qu’une bulle de crédit commence à se développer au-delà des limites normales dans votre pays. Vous décidez à juste titre de « serrer la vis » : hausse des taux, règlementation stricte du crédit bancaire, pas de « plans de relance de la consommation », mais des investissements de l’état dans la recherche, les infrastructures, la formation et le développement industriel.


            Vous préparez l’avenir à long terme de votre pays en tuant dans l’œuf une bulle naissante et choisissez d’empêcher une crise géante plus tard en provoquant volontairement une petite récession et en ralentissant la machine quand il est encore temps.


            Seul problème : D’autres pays autour de vous se lancent dans la fuite en avant dans le crédit. Ils réussissent d’ailleurs à obtenir une croissance très dynamique grâce à l’expansion anarchique de leur dette et de leurs déficits, pendant que votre politique déclenche une récession. L’opposition se déchaîne contre votre « incompétence » et plusieurs députés de votre parti demandent un changement immédiat de politique économique. Vous perdez lourdement aux élections suivantes...Vous n’avez pas respecté l’état d’esprit de votre époque.

            Voilà ce qui s’est passé, RIEN d’AUTRE.

             


          • Breakbeat75 29 octobre 2008 10:25

            Ne cherchez pas à esquiver, la question n’est pas de savoir si la pauvreté a régressé mais d’accepter que la pauvreté existe. La question que je vous pose quand vous renvoyez à un article sur un site d’inspiration "hayekien" est la suivante : comme le marché est inefficient pour permettre à des personnes qui n’ont pas les revenus suffisants de loger (c’est ce qui est dit dans l’article auquel vous renvoyez), quel politique pour palier ce problème ? Comment faire ? J’imagine que vous ne souhaitez pas que ces gens crèvent sans toit dans la rue avec leur famille (ou bien pensez-vous comme la pensée évolutionniste que seuls les plus vigoureux s’en sortiront et que finalement c’est l’ordre des choses ?) Comment l’Etat ou d’autres institutions peuvent répondre à ce problème : vous n’amenez aucune piste dans vos commentaires, vous vous contentez de dire en gros que la pauvreté régresse ! L’Etat est en mesure d’apporter des solutions par la prise en charge du logement social ou autre exemple en faisant resptecter par les communes la part de logements sociaux...


          • philbrasov 29 octobre 2008 18:28

            d’abord , ce n’est pas à vous que je répondais, en disant que la pauvreté à baissé y compris aux USA ces 8 dernières années , ( en fait 8 pays seulement, France, USA, portugal, turquie etc)...
            Vous avez raison , la question n’est pas là, quoique, notre pays étant sous syndrome de "l’effet GALA, ( voir un excellent article du point à ce sujet) c’est pas innoncent, cete attaque en règle du capitalisme, que l’on confond avec les paillettes.... mais bon....

            Vous avez raison sur le PRINCIPE....
            comment accéder à plus de social, et donner un toit , à ceux qui n’en ont pas.....

            celà n’a rien a voir avec la crise de l’immobilier social..... Prétendre vouloir faire accéder à la propriété, des gens insolvables est une hérésie.....
            hérésie , que n’ont pas hésité, à appliquer, des types comme carter, reagan, Clinton et autres Bush...
            et même ici dans notre pays.... même si c’est à moindre échelle sous les gouvernements socialistes et pseudo liberaux....( mort de rire enfin passons.....)

            Par contre vouloir , se serrer la ceinture d’un point de vue macro économique, pour donner aux plus démunis de quoi se nourrir et se loger est le bon sens même.....Mais quels poticiens accetera, une politique de restriction.
            on nous dit quoi chez les socialistes : travaillez moins, pour vivre plus.....

            excusez moi , mais je ne peux adhérer à ce genre de slogan..... qui ne concerne que ceux qui ont déjà quelque chose..... et surtout ceux qui ont l’emploi à vie assurée par leur statut....
            je ne peux donc admettre deux poids deux mesures...

            Nous devons régler le problème des pauvres.... en priorité, et non pas le problème du pouvoir d’achat......
            Car acheter quoi , et vouloir quoi de plus que nous n’avons déjà..... ????
            je suis désolé, mais je ne peux accepter, de voir un politique inflationiste, saper le moral de nos enfants dans le futur....
            Le présent nous dicte, de nous conduire en hommes responsables, dans un cadre de vie , avec des règles précises, et strictes .
            De quoi et de quel argent avons nous besoin , pour hégerger , nos pauvres..... combien cela vat’il couter.... avec quel argent allons nous financer cet effort envers les pauvres....
            et qu’on arrete de nous dire les riches vont payer.....
            donner un toit est sans doute plus urgent que de refaire le sien......Voilà le débat en période de pénurie et de recession
            Oui je donne un toit, mais ne comptez pas sur moi , pour donner plus à ceux qui ont déjà quelque chose.
            Et qu’on arrete de nous bassiner avec les profits du CAC 40.....
            profits largement engendrés, dans des pays étrangers......

            Et dont les impôts sont payés en France......
            Qu’on arrete de vous étrangler , avec des règles, qui d’urbanisme, qui de sécurité, qui de principe de précaution, qui d’un code du travail étouffant, qui de garantie décennale pour votre maison, qui de normes concernant les installations éléctriques, ( une prise téléphone dans chaque pièce , alors qu’on est au tout Mobile c’est grotesque etc etc......)
            la france est un pays de normes, qui bouffe , notre énergie et notre savoir faire, notre débrouillardise, et notre inventivité.....
            Je vis dans un pays ou l’on appris , à se débrouiller seul , parce que le pays ne pouvait donner, hormis les salaires et l’emploi à vie , autre chose.
            les gens se débrouillent et s’entraident...... En france , non seulement on ne sait plus se débrouiller, mais on ne s’entraide PLUS....
            Voilà ou est le vrai problème....
            Vous allez crever de vos normes, des dictats des potiques de gauche et de droite....et de vos textes de lois, de vos paperasses sans fin, que personne ne comprend.
            Ou est passé le bon sens, bien distillé.... et bien compris des français....




          • Marc Bruxman 27 octobre 2008 20:54

            Très bel article, mais je pousserai l’analyse un peu plus loin. 

            Si le Keynesianisme est actuellement à la mode c’est que l’on est en crise, que l’on ne sait pas comment s’en sortir. On cherche donc désespérément un modèle et Keynes parait tout trouvé. Sauf que le monde a changé et qu’il n’est pas dit que l’on puisse revenir au modèle de Keynes. 

            La technologie a apporté la dématérialisation des échanges. Ce qui suffit à rendre tout controle impossible sans changement profond de nos institutions. Pourquoi ? Parce que l’on peut sortir des nouveautées plus rapidement que le pouvoir juridique peut les contourner. La façon même dont on pratique le droit est à revoir avant toute vélléité de vouloir réguler. 

            Non seulement le changement est rapide, mais le controle est compliqué. Prenez le vote électronique. Je suis contre avant tout parce qu’étant moi même informaticien je sais qu’il n’existe pas de moyen fiable d’auditer une application de vote électronique. Même si on m’en donnait le code source, il me serait difficile de prouver que celui-ci ne contient pas une porte dérobée. (Il est possible d’en faire des très subtiles). Quand le seul résultat d’une transaction est de déplacer des électrons sur le réseau, tout controle devient impossible. 

            Et ce n’est pas impossible que pour une démocratie. Malgré toute l’énergie que la chine emploie pour réguler internet, elle n’y parvient pas. Les internautes chinois savent détourner le firewall. La régulation est une facade, elle coute très cher à la chine. 

            Comme le souligne un des intervenants, Keynes avait également basé sa politique sur la notion de nation, devenue saugrenue avec le temps. L’élite n’y croit plus car elle s’est internationalisée plus que jamais et le peuple n’y croit plus non plus car il s’est métissé. 

            Ce qui est sur c’est qu’en l’abscence d’alternative, on va appliquer le keynésianisme mais cela ne veut pas dire qu’il est adapté à notre monde. Certains diront qu’une bonne régulation aurait évité la crise actuelle. Mais encore aurait il fallu que cette régulation soit possible. 

            Je crois qu’à chaque ére technologique correspond une organisation sociale adaptée (ce qui est une idée marxiste) qui va minimiser l’effort à fournir par les politiques pour maintenir une société stable. La révolution industrielle nous as donné le capitalisme, la démocratie et le keynésianisme. Que ce dernier ait commencé à souffrir dans les années 70 n’est pas un hazard. Elles marquent les débuts de la dématérialisation de l’économie et de la désindustrialisation. Mais avec l’accélération du progrés technique, on arrive à un stade ou c’est toute l’organisation sociale qui devient obsoléte d’un coup. Tout de nos religions à notre vieille organisation sociale doit céder place à une nouvelle organisation que l’on ne connait pas encore. Je suis malheureusement de moins en moins optimiste, on ne trouvera pas cette organisation du premier coup et de grands troubles sont à craindre avant que la situation se stabilise vers une nouvelle organisation politique. 

            J’ai détaillé plus longuement et mieux ici :
            http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=10198

            (La crise financiére va je pense accélérer le phénoméne par rapport à ce que j’ai écrit à l’époque. A terme je pense qu’il ne subsistera plus que des pays continent). 


            • frédéric lyon 28 octobre 2008 09:13

              Pourrait-on cesser de se référer à des pensées obsolètes, d’Adam Smith à Karl Marx, pour finir en 1930 chez John Maynard Keynes ?

              L’analyse de Marx Bruman me parait exacte, la mondialisation, provoquée par la troisième révolution industrielle qui se déroule aujourd’hui sous nos yeux (la révolution des techniques de communications, pour simplifier), provoque la dilution des structures politiques nationales et l’affaiblissement du pouvoir des castes sociales qui ont fondé leur prospérité sur ces structures nationales.

              Il y a donc bien une lutte politique en cours, entre les défenseurs de l’ancien monde et les acteurs du monde nouveau qui apparaissent peu à peu.

              Tout le débat sur le pouvoir "régulateur" de l’Etat vient de là et doit être replacé dans ce contexte.

              La caste mandarinale française qui est parvenue, cas unique dans le monde développé, à détourner la quasi totalité des institutions démocratiques à son seul profit, en nous persuadant de la conformité impeccable de ses intérêts particuliers avec l’intérêt général, est à la pointe de ce combat pour la "régulation".

              Ce combat pour la "régulation" est-il autre chose qu’un combat pour la préservation du pouvoir des régulateurs ?

              Comment les régulateurs vont-ils faire pour triompher, alors que la pérennité de leur pouvoir politique repose sur la confiscation de la moitié de la richesse produite, à un moment où ils ne peuvent plus confiner les contributeurs sur un territoire géographique, comme on attache une chêvre à un piquet pour l’avoir sous la main quand on a besoin de la traire ? 


              • Kobayachi Kobayachi 28 octobre 2008 12:22

                Je pense qu’un nouveau new deal est possible aux USA. Une "green revolution" serais en mesure de reéquilibré la balance commercial US.
                Le gros probleme des US c’est qu’ils importent beaucoup trop (surtout de petrole) et n’exportent plus grand chose a part de l’inflation et du capitalisme.
                Un grand project sur 10 ans qui viserais a convertir le systeme energetique américain vers de l’energie renouvellable et le devellopement de voiture éléctriques ne ferais pas que reduire leur importation de petrole, mais également augmenter leur exports en technologie verte (voitures electriques, cellules photovoltaiques).
                Le fait qu’Israel ait lancé un tel project me rend optimiste en cette perspective.

                http://video.google.fr/videosearch?q=israel+electric+car&hl=fr&emb=0&aq=f#q=shai%20agassi&hl=fr&emb=0

                PS : Réco Mr. Santi pour votre pronostique du EUR/USD à 1.20
                ( ce nest pas encore la fin de l’année et le rapatriement des carry trades n’est pas encore fini, mais vous aviez vu juste pour la direction que ça allais prendre)


                • Michel Santi Michel Santi 29 octobre 2008 10:28

                  mes analyses ( techniques ) m’indiquent un Euro contre USD à la parité dans 2-3 ans.
                  ce qui n’exclut pas un retour vers 1.35 entre temps...


                  • Kobayachi Kobayachi 29 octobre 2008 16:35

                    Merci de votre réponse.
                    La paritée ne me parait pas impossible mais je ne m’avancerait pas sur un pronostique sur ce sujet.
                    Vous semblez vous y connaitre bien mieux que moi.

                    Les banques européennes sont tout aussi touché par la crise des subprimes. UBS, dans ses reves d’égemonie s’y est engoufrée à pleine vitesse et elle n’etait pas la seule.
                    http://www.youtube.com/watch?v=BOBs3vaoh2U

                    Attendons la fin des denouements des position des Hedge fonds pour le 31 octobre aux USA.

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