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Accueil du site > Actualités > Economie > La dévaluation de l’euro est inévitable à long terme

La dévaluation de l’euro est inévitable à long terme

Les fonctionnaires sont les plus grands voleurs de la planète, devant toutes les mafias réunies. Démonstration...

Les fonctionnaires sont les plus grands voleurs de la planète. Dire une telle phrase peut paraître provocateur ou choquant. Le seul souci, c’est que cette affirmation est vraie. Quand je parle de fonctionnaires ici, je fais allusion à ceux qui sont aux commandes. Pas l’infirmière de l’hôpital public du coin ou le policier du quartier.

Comment font-ils donc pour parvenir à obtenir ce titre lugubre ? Les trafiquants d’armes, de drogue, prostitution et autres mafias diverses et variées placent la barre haute. Pourtant, sur un strict plan financier, ce sont les fonctionnaires qui volent le plus d’argent aux gens.

Ils utilisent en fait une voie très pernicieuse et incomprise de la majorité des habitants : la dévaluation de la monnaie fiduciaire. En clair, ils vident de leur substance et de leur valeur, les billets de banque que nous détenons. Ce qui force tous les agents économiques à s’adapter et surtout à se bouger "le derrière" pour avancer sur un plan financier. Car le seul fait de stagner revient en réalité à reculer.

J’ai cherché longtemps l’intérêt des systèmes inflationnistes mis en place par les banques centrales et les autorités politiques des pays. Voici par exemple le graphique de la valeur de la livre streling ("pound") sur deux siècles (il finit certes en 2002, mais soyez rassurés, la tendance n’a pas changé depuis...). Vous pourrez mieux mesurer ainsi sur une longue perspective ce que les fonctionnaires anglais ont réalisé comme méfaits au détriment des Anglais (si l’idée saugrenue vous venait éventuellement de ricaner sur le sort de ces pauvres Anglais que nous les Français, nous apprécions mollement, je vous invite à consulter le graphique du franc, qui n’est guerre plus reluisant...)

Si ce n’est pas du vol de pro orchestré par les élites depuis un long moment, sans que personne n’y trouve rien à redire, cela y ressemble beaucoup. Ce graphique montre ce que de nombreux analystes savent. A partir du vingtième siècle, date de la création de la FED américaine et des énormes besoins de financement pour les guerres et la grande dépression des années 30, a été créé un système destiné à financer une partie des dépenses publiques par l’inflation et la dévaluation des monnaies papiers. C’est invisible aux yeux de l’opinion publique et diablement efficace.

1 dollar de 1900 ou une livre de 1900 ne vaut aujourd’hui plus rien, même pas 1% de sa valeur...

Certains affirment que le progrès des humains passe par l’inflation. Personnellement, je finis par penser que l’enrichissement des classes très supérieures passe effectivement par l’inflation et la dévaluation. En revanche, j’ai le sentiment que la très grande majorité des habitants des pays occidentaux gagnerait en pouvoir d’achat vis-à-vis de la vie matérielle et des dépenses courantes à l’aide de la déflation.

Ce n’est pas la madame Michu du quartier qui monte des opérations à effet de levier grâce à l’emprunt bancaire. Aujourd’hui que les termes de récession et dépression économique sont repris en masse, il faut juste comprendre que c’est une simple vue subjective de l’esprit des classes dirigeantes. En effet, une récession économique qui voit une chute du PIB de 2% par rapport à l’année précédente est "vendue" par la propagande comme dramatique, effrayante, dangereuse. Pourtant, dans les faits, cela signifie que le PIB de 2009 représenterait dans notre exemple 98% du PIB de 2008. Autant dire que dans la vie de tous les jours, rien ne changera.

En fait, les classes dirigeantes ont déterminé une bonne fois pour toute qu’il fallait progresser tous les 12 mois. Cela aurait pu être tous les six mois ou tous les deux ans. Non. Ils ont choisi la durée de 12 mois. A partir de là a été construit tout un système de valeur et de référence. Il faut voir le bourrage de crâne massif et intensif qui a lieu si l’économie s’avise de sortir de ce schéma au niveau de sa progression... En réalité, si le PIB est en légère récession sur 12 mois, la vie de 90% des Français sera maintenue en l’état. Quelques centaines de milliers trinqueront en se retrouvant au chômage. Seuls, les utilisateurs des emprunts bancaires (principalement les états, les entreprises et les ménages souhaitant acquérir un bien immobilier) qui misent sur une inflation et une croissance pour rembourser, se retrouvent perdants. Contrairement aux idées reçues, si on ramène ce nombre d’agents endettés à la majorité des populations humaines et si on fait dans une certaine mesure abstraction des emprunts immobiliers, il faut bien reconnaître que les perdants ne sont qu’une infime minorité en cas de récession. Ces derniers parviennent donc à imposer leurs points de vue à une immense majorité.

En même temps, ce sont les riches, les investisseurs et les entrepreneurs qui font avancer les sociétés humaines en innovant puisqu’ils concentrent les moyens financiers. Si on ne favorise pas ce type d’agents, les sociétés humaines vont stagner dans leurs développements.

Bref, le problème est compliqué et je n’ai pas encore trouvé d’auteurs convaincants qui fassent la démonstration définitive de l’intérêt d’une école ou de l’autre. Ce qui est certain, c’est que les forces déflationnistes sont à l’oeuvre avec la mondialisation dans le domaine de la production industrielle et des marchandises. En face, les classes dirigeantes ont dans un même élan contrebalancé ce mouvement (rappelons le encore une fois, qui est bénéfique pour Monsieur Tout le monde car il permet de gagner en pouvoir d’achat) par l’intermédiaire de politiques monétaires adaptées de manière à maintenir le système inflationniste en place. Ainsi, il est permis de dépenser plus qu’on ne gagne en tant que politiciens. En outre, le monde des services est lui aussi inflationniste grâce aux barrières quasi insurmontables que sont les langues. Les services ont donc la faveur des élites...

Ce qui signifie implicitement que les dévaluations vont se poursuivre et que je pourrais encore longtemps écrire que les plus grands voleurs de la planète sont les fonctionnaires chargés en théorie de notre bien être....

Si vous ne me croyez toujours pas, interrogez vous quelques instants sur la diabolique asymétrie qui existe entre la déductibilité des intérêts d’emprunts pour les entreprises contre la taxation assez forte des revenus des capitaux. Un chef d’entreprise efficace est condamné à emprunter pour avancer plus vite. L’accumulation du capital coûte extrêmement cher tandis que l’endettement est récompensé par les fonctionnaires qui ont trouvé là un moyen ingénieux d’associer les entreprises à leurs délires...

Ce qui est amusant, c’est que le troisième agent économique en jeu, les ménages représentant les pigeons du système et en même temps, la majorité en nombre, ne peut pas déduire de ses impôts, les intérêts, enfin, jusqu’à la prime Sarko en France par exemple, mais qui reste limitée en taille. Les ménages doivent financer le train de vie des fonctionnaires parasites et en plus, ne peuvent pas jouer économiquement avec les mêmes règles que celles des deux autres forces que sont l’Etat et les entreprises. La structuration pyramidale est respectée. L’égalité des humains est une simple fiction à laquelle seuls les plus faibles croient...

Pour finir, je ferai part d’une conviction au vu de la manière dont est gérée la crise économique en 2009 : l’euro va être au coeur du débat au cours de la deuxième décennie au sein de l’Europe. En clair, l’une des seules portes de sortie pour des pays comme la France, l’Angleterre, l’Italie ou l’Espagne repose sur la dévaluation de l’euro et l’hyper inflation. En face, l’Allemagne, l’un des seuls élèves monétaires sérieux et rigoureux sur cette planète, ne va pas renoncer aux bénéfices de tous ses efforts et à sa culture économique traditionnelle... ou alors, il me faudra bien admettre que donner le pouvoir d’une monnaie fiduciaire à des humains est un exercice impossible, puisque tous, absolument tous, mêmes les irréductibles, finissent par céder aux sirènes de la corruption !

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54 réactions à cet article    


  • John Lloyds John Lloyds 23 février 2009 11:59

    "Les fonctionnaires sont les plus grands voleurs de la planète"

    Absolument, et sans être ni comptables ni responsables de leurs décisions, ce qui ne les empêchera pas de manifester quand la gangrène qu’ils ont générée finira par les toucher. Etant mieux protégés que l’oie naine, et plus arrogants qu’un Bush débridé, ils forment cette espèce de caste de roquets qui aboient sous les jambes de leur maître, et qui, une fois déconnectés des perfusions qui les animent, n’hésiteront pas à jouer les victimes. A la manière des "malgré-nous", cette ancienne forme de collabos, comme quoi l’histoire se répète sous d’autres formes.


    • blitz 23 février 2009 15:07

      les malgré-nous collabos ? vous êtes abject ! révisionniste !


    • faxtronic faxtronic 23 février 2009 16:37

      Les malgres nous n etait pas collobos, ils etaient SS. Oradour s en souvient


    • blitz 23 février 2009 16:45

      mais bien sûr, ils étaient volontaires, d’où le nom... on voit que vous connaissez bien l’histoire...


    • yoda yoda 23 février 2009 12:02

      Je ne comprends pas tres bien ou vous voulez en venir.

      D’un point de vue tres naif, je dirais que la devaluation et l’inflation sont des phenomenes tres naturels : (1) c’est l’entropie, la valeur des choses s’erodent avec le temps. (2) Si les monnaies gagnaient en valeur avec le temps alors les gens garderaient nevrotiquement leur monnaie qui perdrait du coup sa fonction d’echange. Donc, l’inflation/devaluation est bonne pour eviter le phenomene problematique de rente et de thesaurisation. (3) Mais, il est vrai que si la devaluation/inflation est le resultat d’un flux de creation de monnaie par les politiques publiques, on est droit de se demander quel doit etre le flux optimal, et a qui/quoi profite l’entree de ce flux de monnaie.


      • spartacus1 spartacus1 23 février 2009 14:10

        Si Yoda ne comprend pas où vous voulez en venir, moi je ne comprend pas du tout ce que vous voulez dire par dévaluation.

        J’aimerais bien que vous m’expliquiez ce que veut dire dévaluation dans le contexte de changes flottants qui est le notre.

        Parce que pour moi, la dévaluation n’a de sens que dans le cadre d’un lien fixe entre deux monnaies. C’est la modification de la valeur de ce lien que l’on nomme dévaluation (ou réévaluation). Les mots signifient quelque chose et comme le disait un certain Boileau : "ce qui se conçoit bien s’énonce clairement - et les mots pour le dire arrivent aisément".


      • vienzy 24 février 2009 09:20

        On pourrait vous suivre si tout s’érodait à la même vitesse

        Mais il faut bien constater que ce n’est pas vrai

        La valeur du peuple s’érode bien plus vite que celle des riches (Emmanuelli nous explquait en novembre 2007 sur canal+ comment il s’y prenait pour éviter d’e^tre solidaire du peuple avec ses petits copains de la commission des finances de l’assemblée nationale) (au fait, quelle augmentation se sont-ils accordée cette année ?)


      • Jimd Jimd 23 février 2009 12:10

        vous melangez beaucoup de chose.
        devaluation est en general un terme utlise quand on compare la valeur d’une monnaie a une autre, et qu’un pays decide de modifier cette valeur.
        l’iflation est un phenomene qui fait ’perdre de la valeur’ a une unite.
        l’inflation est peu interessante toute seukle. ce qu’il faudrait c’est :

        - l’evolution des slaires, de la richesse produite.

        - le sevolution des prix relatifs.

        Notez que s’il y a croissance de la richesse, il faut que la masse monetaire augmente ou que la vitesse de circulation de cette monnaie augmente.


        • Emmanuel Aguéra LeManu 23 février 2009 22:16

          Angle de vision corrigé, merci. La monnaie commune a évité ce qu’aurait bien aimé faire, dans l’affolement général un type comme Berlusconi, par exemple... La planche à billet fut une pratique bien pratique, autrefois. Et nul doute que certains pays, ayant cédé à la panique, seraient en banqueroute aujourd’hui sans l’Euro. La Livre Sterling, quant à elle, a de fait dévalué, étant la seule à le pouvoir, mais la balance extérieure de l’Angleterre aura du mal à s’en remettre (tant que Gordon Brown joue les M.Madeleine, mais le paternalisme "concerné" ne dure qu’un temps, et Brown le sait, qui prépare ses escadrons anti-émeutes pour le prochain G20...). L’été sera chaud...
          Comment l’Euro pourrait-il se déprécier ? Face au dollar ? à l’or ? ou au pétrole, (il est vrai que le prix du Kilowatt risque fort en effet de tous nous mettre d’accord...)
          Alors dévaluer l’Euro ? Pourquoi ? Quelle est la monnaie qui vient, par son ascension vertigineuse, d’entraîner la dépréciation de la monnaie commune et l’impérieuse nécessité d’un réajustement ? Demandez aujourd’hui aux Irlandais s’ils revoteraient le même "non" qu’en juin dernier ? Galégeade. Il est clair même au pire des abrutis que la monnaie commune est non seulement le meilleur gage de stabilité interne et réciproque entre les états-membres, mais il est aussi le garde-fou contre les Berlusconeaux moyens que leur démagogie congénitale aurait déjà amenés à dévaluer déréchef, Europe ou pas leur lire déjà moribonde... L’euro est de plus à l’heure actuelle le seul argument international de l’Europe, si les arguments servent encore à quelque chose en ces troubles temps...
          Quelle sera la référence monétaire de l’après-crise ? Sa facette financière n’est qu’un aspect des choses. La folle dynamique ultralibérale est désormais un cheval fou... livré à lui-même. Les mécanismes financiers, automates bien huilés de la veille, informatisés et tout et tout, apparaissent ce matin comme des outils obsoletes, inutiles et désuets face à l’Hydre dont l’ombre encore vague reste dissimulé derrière les doctes conseils d’experts (ex-experts ?).
          Mais soudain la chasse se réouvre sans préavis : Un jeune cowboy noir et bien pragmatique ma foi, vient d’un coup de lasso poussiéreux, d’attrapper un mustang que déjà il marque au fer rouge, et le troupeau tout entier se fige de stupeur... Déja les regards affolés des jeunes étalons se fixent les uns les autres, réalisant le piège... Qui serait le prochain ?
          Mais, bon dieu, où était planqué ce lasso ????


        • JL JL 23 février 2009 12:47

          Cet article mélange tout. J’y ferai deux remarques : l’inflation n’est pas le fait des pouvoirs publics mais est rédhibitoire dans un système capitaliste. La démonstration en a été faite par des économistes de tous bords. La seconde concerne les idées fausses concernant l’activité non marchande. Sur ce sujet, je renvoie l’auteur au texte suivant qui, mieux que je ne saurais le faire, remet les idées sur ce sujet, à l’endroit :

           

          Les vertus oubliées de l’activité non marchande : "Faisant un détour par John Maynard Keynes et par Karl Marx, Jean-Marie Harribey s’attache à déconstruire les idées banalisées du libéralisme, telles que " c’est l’activité marchande qui paie le non-marchand ", ou encore " c’est le consommateur qui crée la valeur ". En renversant complètement les données (autrement dit, en remettant ces idées sur leurs pieds), il montre, par exemple, que " les travailleurs des services non marchands produisent le revenu qui les rémunère ".


          • tmd 23 février 2009 13:35

            Keynes et Marx ne vont certainement pas nous dire le contraire.

            Ceci dit, Mises et l’école Autrichienne, très très libérale vue de France, tient un discours similaire sur la dévaluation de la monnaie.


          • Arno_ Arno_ 23 février 2009 12:57

            Votre affirmation : "Les fonctionnaires sont les plus grands voleurs de la planète"
            Votre demonstration : "[...]ils vident de leur substance et de leur valeur, les billets de banque que nous détenons."

            Cette demonstration consideree comme acquise et complete, le reste de l’article ne fait que se poser la question de ce qui decoule d’une politique inflationniste.

            Avouez que sur le plan de la demonstration, c’est un peu faible. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi les fonctionnaires (et eux seuls) sont responsables de cela, et comment (de maniere precise) ils s’y prennent et dans quel but ?



            • Lulu de Pantin 23 février 2009 12:57

              d’accord ils ont réinventé l’usure, en la compliquant pour ne pas que ça se voit.
              Ils ont aussi évité de nommer "noblesse" la classe dirgeante.
              Mais a priori ça repousse quand on leur coupe la tête smiley
              Plutôt que de tirer sur les lampistes, ce serait pas mieux de trouver qui a le doigt sur la planche à billets ?
              Et y a-t-il vraiment un pilote dans l’avion ?


              • plancherDesVaches 23 février 2009 13:24

                Un fonctionnaire responsable... ?

                Moi qui passe mon temps à chercher des responsables déjà en entreprise privée (c’est pour affaire et donc, négocier avec des VRAIS décideurs), si vous pouviez me renseigner... ?

                En parlant de dévaluation, essayer de choisir un paquet de devises plus exhaustif. Le yuan, le sterling et le yen sont assez intéressant, de fait.

                Les prix du séjour à Londres ont l’air de devenir intéressants, ces derniers temps smiley
                Sauf pour les traders.

                On retient donc que vous avez une aversion pour les fonctionnaires et l’Europe. A quand d’autres pseudo-sorcières ??


                • goc goc 23 février 2009 14:22

                  le graphique me fait penser a un ouvrage "pernicieux" de la grande epoque sovietique ou le responsable des statistiques faisait chaque semaine un graphe de la rentabilité des travailleurs, afin de determiner l’incidence de l’alcoolemie sur le rendement de l’usine

                  Malheureusement le vendredi, ce meme responsable avait beaucoup de mal a finir ses stats, etant lui-meme "victime" des ravages de l’alcoolemie locale  smiley


                  • nihalem 23 février 2009 14:27

                    C’est moi ou l’auteur confond dirigeants financiers et fonctionnaires ? S’il confond les élus avec les fonctionnaires, le fait que la démocratie engendre des gouvernements faibles n’est pas nouveau.


                    • alcodu 23 février 2009 14:33

                      Pour bien comprendre ce que dit l’auteur et pour vous documenter sur le sujet je recommande la lecture du livre : La monnaie et le gouvernement de Murray Rothbard
                      Il n’y a pas plus clair et plus court pour expliquer la monnaie et pour montrer comment les gouvernements utilisent l’inflation pour alimenter les cercles proches du pouvoir.

                      Ce mécanisme n’est pas nouveau. Il fonctionnait aussi au moyen âge avec les pièces d’or qui contenaient, au fil du temps de moins en moins d’or. Le phénomène a été multiplié dans des proprotions quasiment inimaginables avec l’introduction du papier monnaie indexé sur "rien". Aucun obstacle matériel (autre que politique) n’empêche les banques centrales de créer autant de monnaie qu’elles le veulent.
                      .


                      • Le péripate Le péripate 23 février 2009 17:09

                         Le même Murray Rothbard a écrit aussi "Etat, qu’as tu fais de notre monnaie" disponible en ligne. Une somme.


                      • alcodu 23 février 2009 17:41

                        Merci pour le lien. Je ne savais pas qu’il était en ligne.
                        Il s’agit du même bouquin. La monnaie et le gouvernement est le titre d’une édition papier française.
                        le titre anglais était (de mémoire) what government has done with money (ou approchant).


                      • sisyphe sisyphe 25 février 2009 10:06

                        par Le péripate 							 														 (IP:xxx.x53.173.212) le 23 février 2009 à 17H09 							 							
                        							

                        															
                        							
                        								 Le même Murray Rothbard a écrit aussi "Etat, qu’as tu fais de notre monnaie" disponible en ligne.
                        Une somme.

                        .... importante ? 
                        Qu’il a déposé en Suisse, alors ? 
                         smiley

                        							

                      • sisyphe sisyphe 25 février 2009 10:11

                        par alcodu 								 (IP:xxx.x00.137.42) le 23 février 2009 à 14H33 				 				
                        				

                        								
                        				
                        					Pour bien comprendre ce que dit l’auteur et pour vous documenter sur le sujet je recommande la lecture du livre : La monnaie et le gouvernement de Murray Rothbard
                        Il n’y a pas plus clair et plus court pour expliquer la monnaie et pour montrer comment les gouvernements utilisent l’inflation pour alimenter les cercles proches du pouvoir

                        Ce mécanisme n’est pas nouveau. Il fonctionnait aussi au moyen âge avec les pièces d’or qui contenaient, au fil du temps de moins en moins d’or. Le phénomène a été multiplié dans des proprotions quasiment inimaginables avec l’introduction du papier monnaie indexé sur "rien". Aucun obstacle matériel (autre que politique) n’empêche les banques centrales de créer autant de monnaie qu’elles le veulent.

                        Un phénomène qui ne touche absolument pas les banques privées (rappelons, à tout hasard, que ce sont elles qui créent, aujourd’hui la monnaie.. smiley )


                        Toujours aussi rigolos, ces libéraux ; le nez plongé dans leurs petits catéchismes poisseux, et continuant de dénier la réalité, parce qu’elle donne entièrement tort à leurs théories fumeuses !

                        Vous avez dit pensée magique ? ou phénomène de secte ? 

                         smiley


                      • dezanneau 23 février 2009 14:51

                         Un rien tendancieux votre discours sur ces fameuses élites qui font avancer la société...Quant à la monnaie qui n’est indexée sur rien, on y est depuis 35 ans mais il semblerait que le système ne marche uniquement quand une minorité s’en rend compte...je rigole...De plus il y a un papier sur contreinfo sur l’économie en Europe de l’Est, qui fait réfléchir : une dépression s’annonce et pas grand monde à la manoeuvre !
                        Mon système est viable en tout cas, l’effet d’une dévaluation sur la dette par tiers interposé...

                        Je présente à cette adresse http://www.la-france-contre-la-crise.over-blog.com/ ma contribution sur :

                        - la question centrale de la dette dans nos économies et des intérêts de la dette, avec une solution portant sur plus de 1200Md d’euros dans le cadre de la Francophonie pour une sortie de crise et l’émergence de fait d’un monde multipolaire...

                        - la question de la réforme territoriale...

                        - la politique maritime et l’Outremer

                        - le soutien aux PME-PMI


                        • Forest Ent Forest Ent 23 février 2009 16:37

                          De quoi parle cet article ?


                          • Céline Ertalif Céline Ertalif 23 février 2009 21:23

                            Même le graphe : valeur de la livre, en quoi ?

                            Et moi qui croyais ne pas être très bonne en économie. A se comparer... Soyons lucides, pas de quoi pavoiser.


                          • Le péripate Le péripate 23 février 2009 21:41

                             C’est vrai ça. Qu’est-ce que pourrait être la valeur d’une monnaie ? Que cette question puisse être posée montre bien le puits abyssal d’ignorance économique contemporain.
                            Essayons de deviner. Pour commencer, à quoi sert la monnaie ? Un indice, ça sert à acheter des.... ça commence par m. Non, vous ne voyez toujours pas ? Bon, je laisse un peu de temps. smiley


                          • Céline Ertalif Céline Ertalif 23 février 2009 22:00

                            C’est sûrement en kg de petits pois.


                          • Le péripate Le péripate 23 février 2009 22:06

                             Non, en marshmallows... smiley


                          • Forest Ent Forest Ent 23 février 2009 22:37

                            D’accord avec Céline : il s’agit sans doute de la conversion de la livre en kg. On aura aussi le graphe des pouces en mètres.


                          • Le péripate Le péripate 23 février 2009 23:27

                             Perdu. En guise de lot de consolation, vous avez gagné un an d’abonnement à Alternatives Economiques, pour continuer à ne rien y comprendre.


                          • Forest Ent Forest Ent 24 février 2009 00:58

                            Un an ? Ca fait combien en watts ?


                          • sisyphe sisyphe 25 février 2009 10:12

                            Essayons de deviner. Pour commencer, à quoi sert la monnaie ? Un indice, ça sert à acheter des.... ça commence par m

                            Des merdes ? 
                             smiley


                          • stephane 23 février 2009 16:47

                            Tout mettre sur le dos des fonctionnaires, même très haut placés, ou encore des technocrates me semble effectivement un peu simpliste : leur part de responsabilité est indéniable car les textes complexifiés à l’extrême transpirent la désinformation orchestrée, mais pour le reste .... Les politiques de Reagan et Thatcher seraient plutôt révélatrices de la fin du peu de pouvoir décisionnel dont disposaient encore les états et leurs hauts fonctionnaires . L’abandon de leurs prérogatives au monde de la finance par les politiques libérales et de privatisation me semble plutot révélatrice d’un basculement du pouvoir du politique au financier .
                            Par contre, ils sont responsables de leur discours tendant à nous faire croire que le système serait bon pour tout un chacun alors que leurs capacités d’analyse auraient du les pousser à un peu plus de modération....bon pour la finance, bon pour eux mais qu’en est il des nations historiques et de leurs populations ?


                            • Internaute Internaute 23 février 2009 17:09

                              Parler de vol de la nation par les hauts fonctionnaires est exagéré car la différence ne rentre pas dans leur poche.

                              L’inflation, c’est à dire la perte de valeur du signe monétaire, est la manière la plus facile de lever l’impôt. Le mécanisme est simple et se répète à l’infini depuis qu’on a remplacé la monnaie métallique par du papier imprimable à souhait.

                              Un politicien se fait élire en voulant plaire à tout le monde, peu importe le sujet. Pour ce faire il engage des dépenses pour lesquelles il n’a pas assez de recettes en face. Le politicien commence par emprunter puis vient le moment où il se dit que tout compte fait il suffit d’imprimer des billets comme n’importe quel faussaire le fait. La masse monétaire augmente, les dettes et les contrats en cours sont payées facilement puis peu à peu les prix montent et les anciens créanciers sont grugés.

                              La seule façon de ne pas recourrir à l’inflation est de proposer des budgets réalistes réduits à l’essentiel ou alors de lever plus d’impôts. Les deux étant impopulaires et les politiciens étant des lâches par définition, ils utilisent le pouvoir qu’ils ont d’imprimer de la fausse monnaie en toute impunité.

                              Il faudrait revenir à une monnaie métallique, moins facile à produire en masse que la monnaie papier.

                              L’article est trés juste sur une chose. La déflation c’est le bonheur du peuple et elle n’est dangereuse que pour les politiciens qui voient leur budget stagner.


                              • Le péripate Le péripate 23 février 2009 17:18

                                 C’est très juste. Mais il faut comprendre que l’impôt d’inflation n’est pas équitable pour tous. 

                                Imaginez une bande de faux-monnayeurs. Eux s’enrichissent en achetant des produits. Les vendeurs des produits aussi (c’est de la relance keynèsienne !), puis de proche ne proche, la fausse monnaie se répand. Mais, entre temps, les prix se sont réajustés à la hausse. Les derniers commerçants et les derniers consommateurs sont ceux qui payent l’impôt.
                                D’où l’importance en économie inflationniste d’être dans le début du circuit de la distribution de fausse monnaie. 


                              • plancherDesVaches 23 février 2009 17:44

                                Excellent, Péripat(t)e.

                                Vous voyez, vous pouvez trouver des parallèles instructifs.
                                Et en même temps, nous montrer que l’argent est un jeu de dupes.


                              • Internaute Internaute 23 février 2009 17:47

                                Bien d’accord. Vous parlez des derniers commerçants. J’ai vécu une situation où le prix d’achat du nouveau stock au fournisseur était supérieur au prix de vente au public de l’ancien, l’administration interdisant de ré-étiqueter les produits. Autrement dit, non seulement le commerçant ne gagnait rien mais en plus il devait investir toujours plus rien que pour faire fonctionner son affaire.


                              • minidou 23 février 2009 17:57

                                ...Un article manquant manifestement d’outils de compréhension de l’économie.
                                L’inflation en tant que telle ne veut rien dire : elle est nominale (peu importe que je paye ma baguette 1€ ou 10 si mes revenus sont 10 fois plus importants dans le second cas), ce qui est intéressant c’est la distortion de revenus qu’elle implique (en général les emprunteurs y sont gagnants, les créanciers étant les perdant...toutes choses égales par ailleur !!).
                                Dénoncer l’inflation comme un vol reviendrait à se porter du coté des rentiers, contre les entrepreneurs ....Nos problème budgetaires publics, et l’énorme augmentation de la dette proviennent pour une grande partie de la quasi élimination de l’inflation depuis les 80’s mais c’était un préalable à la financiarisation de l’économie dont nous touchons aujourd’hui les limites.
                                Quant à la croissance 0 indolore, votre raisonnement serait bon, si les gains de productivités n’existaient pas...


                                • Le péripate Le péripate 23 février 2009 18:45

                                   L’Hôpital qui se fout de la Charité... trop drôle.


                                • donino30 donino30 23 février 2009 18:01

                                  Je ne suis pas d’accord sur tout, mais il est en effet amusant de lire que tout le monde s’inquiète d’une déflation à venir là ou au contraire, il est évident que nous allons connaitre sous peu une hyperinflation, provoquée par la fuite en avant facile des politiques (déficit public 2009 France sera proche des... 100 milliards d’euro). Je dirais d’ici début 2011 à vue de nez, juste après que l’Allemagne ait annoncé unilatéralement sa sortie de la zone euro.

                                  Il en résultera bien entendu une très grave crise géopolitique, suite à laquelle l’humanité sera repartie pour 50 ans, etc...


                                  • Radix Radix 23 février 2009 19:06

                                    Bonjour

                                    Bien sûr les fonctionnaires ponctionnent régulièrement les français et ils vont planquer le fruit de leurs rapines en Suisse !

                                    N’est-ce pas eux qui ont autorisé la construction d’un gigantesque anneau souterrain à cheval sur la frontière, à 100 mètres sous terre, bien à l’abri des regards et sans poste de douane !

                                    Ils prétendent que des scientifiques y recherchent le "boson de Higgs" non de code peu transparent du banquier qui réceptionne leurs valises !

                                    Et de l’autre coté c’est la marmotte qui fait tourner la lessiveuse !

                                    Radix

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