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Accueil du site > Actualités > Economie > La distribution de l’énergie en France : un des derniers bastions (...)

La distribution de l’énergie en France : un des derniers bastions publics risque de tomber !

Depuis quelques jours, Direct Energie lance dans le métro parisien une nouvelle campagne de communication à destination du grand public. Ou comment convaincre des habitants encore frileux à quitter EDF et GDF les deux opérateurs historiques du secteur de l’énergie. Les arguments sont, il est, vrai, alléchants : aucune intervention technique, peu de procédures administratives, des tarifs plus avantageux, une énergie plus respectueuse de l’environnement et, depuis peu, la possibilité de revenir au tarif réglementé facilement. La question se pose néanmoins. Que se cache-t-il derrière ces atouts indéniables ? Il me semble important, d’abord, de revenir sur l’évolution historique du sujet.

Les services publics, on le sait, subissent depuis quelques années, de multiples attaques. La réduction des effectifs et des dépenses des collectivités locales sont notamment l’objet de vifs débats politiques et sociétaux où défenseurs de l’Etat Providence (thèse défendue par les économistes keynésiens et promue à la suite du krach de 1929) et libéraux partisans du non interventionnisme étatique se déchirent fréquemment. Pas un trimestre ne s’écoule sans que personnels hospitaliers, profs ou agents territoriaux ne manifestent leur mécontentement face à la suppression de postes, l’affaissement des budgets ou la dégradation des conditions de travail. Mais il est un sujet éminemment moins sujet à dissensions, ou en tous cas moins médiatisé, qui mérite pourtant d’être analysé : le passage du public au privé de services d’intérêt général. C’est ainsi, en effet, sous l’impulsion de l’Union Européenne notamment (mais notez bien que le mouvement général de notre modèle ultralibéral va dans ce sens, Europe ou non), que des entreprises autrefois publiques comme la Poste ou France Telecom ont été (ou sont en passe de l’être) privatisées ou que la distribution de l’eau est désormais fréquemment gérée par de grands groupes industriels capitalistiques, Veolia en étant la tête d’affiche.

A priori, sur ces questions, peu de nos concitoyens semblent effrayés. Les promesses d’ouverture du capital de ces sociétés sans privatisation totale mais surtout les baisses de prix pour les consommateurs, générés par la mise en concurrence, ont tôt fait de rassurer l’habitant lambda, attentif avant tout à son compte en banque.

Et il est vrai qu’apparemment, sur le papier, la libéralisation semble porter ses fruits. Mais à y regarder de plus près, est-ce vraiment le cas ?

Le cas du téléphone est particulièrement éclairant. Les prix ont certes baissé mais les services associés se sont particulièrement dégradés. Plus de « 12 » accessible gratuitement, plus d’intervention d’opérateurs téléphoniques gratuitement en cas de problème technique et des services après-vente délocalisés dans des pays à faible coût de main d’œuvre, soit autant d’emplois en moins et donc de rentrées d’argent pour l’Etat. Sans oublier que le coût de la téléphonie mobile reste encore aujourd’hui deux fois plus important qu’aux Etats-Unis : comme quoi les récents scandales autour des ententes entre opérateurs pour ne pas se livrer de guerre de prix ne seraient pas encore totalement abscons. Autre exemple : la Poste devenue Banque Postale. Tout le monde aura remarqué les files d’attente plus longues aux guichets et le moindre intérêt désormais porté au courrier. On parle désormais de suppression d’agences peu rentables mais pourtant tellement importantes dans les zones rurales. Il vous faudra bientôt peut-être aller poster votre courrier via un commerce de proximité. Un comble : une entreprise créée initialement pour distribuer du courrier et qui finalement devient une banque « comme les autres » déléguant son service de courrier à des entreprises privées… Quant au service de l’eau, l’heure de la privatisation, sous forme d’appels d’offre, semble bel et bien sur la voie de garage, tant la liste des communes désireuses de revenir au principe des régies municipales s’allonge.

Cette privatisation de services de première nécessité pose en fait de graves questions quant à leur accessibilité et leur pérennité.

- L’accessibilité tout d’abord : en libéralisant ces marchés, on affirme qu’il s’agit là de produits comme les autres et par conséquent de produits devant dégager des marges. Dans un secteur comme le transport, les effets peuvent être dévastateurs. La SNCF, aujourd’hui, (et dieu sait que je ne défends pas toutes leurs grèves), affiche de belles rentabilités sur les grandes lignes TGV dont les gains permettent de couvrir les pertes sur les petites lignes peu rentables (notons d’ailleurs que les Conseils Régionaux sont nombreux à subventionner les TER desservant de petites villes afin de conserver un réseau dense indispensable, à l’heure du développement durable, pour désengorger les routes). Mais demain, avec l’ouverture du marché du rail à la concurrence, quel avenir se profile ? Croyez-vous que Deutsche Bahn, pour ne citer qu’elle, viendra proposer ses services sur ces « petites lignes » ? Elle viendra casser les prix sur les lignes rentables et obligera la SNCF à s’aligner, ce qui réduira d’autant ses capacités à assurer ses services ailleurs. Dans le domaine de la téléphonie, essayez par exemple de faire ouvrir une ligne téléphonique dans un endroit non désservi. Vous constaterez que cela est devenu très coûteux.

- Ceci pose la question de la pérennité. Une entreprise aura intérêt à maximiser son gain sans chercher forcément à entretenir et développer la qualité des infrastructures. Elle cherchera d’ailleurs à minimiser ses coûts d’exploitation (à savoir la location des réseaux gérés par des entreprises aujourd’hui très peu connues, telles que Réseau Ferré de France, réseau de Transport d’Electricité,…) et qu’il sera facile, pour les pouvoirs publics, de ne pas subventionner en cas de défaillance. Un petit détour outre-Atlantique démontre même parfois l’absurdité d’un système basé sur la concurrence et le profit à outrance. Les blocks outs y sont fréquents et souvent mal gérés.

Pour en revenir à Direct Energie, il faut savoir que les politiques agressives des opérateurs privés d’énergie sont aujourd’hui rendues nécessaires en raison du faible taux de réussite de ces derniers à conquérir de nouveaux clients, EDF conservant environ 95% du marché notamment, au grand dam de l’Europe qui souhaite davantage de mise en concurrence. La décision politique de permettre aux citoyens qui le souhaitent de revenir au tarif réglementé va dans ce cens. Mais force est de constater que les choses ne sont pas aussi aisées et qu’il demeure un grand flou sur les conditions de retour. Notamment la principale : seront-elles pérennes ? Autrement dit, quand la majorité des consommateurs sera passée aux tarifs privés, ne risque-t-on pas de suspendre ce droit de revenir au tarif réglementé. Et dès lors, qu’est-ce qui empêchera ces opérateurs privés de réévaluer leurs tarifs ? On peut d’ailleurs se demander si les lourdes augmentations successives que connaissent depuis quelques années les tarifs réglementés ne sont pas en partie une stratégie pour écœurer les particuliers de conserver ces tarifs et de les encourager à changer d’opérateur.


Alors que la libéralisation économique démontre toutes ses limites, il semble au contraire primordial de lutter pour que la gestion des services et produits de première nécessité demeure aux mains de l’Etat.

 


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30 réactions à cet article    


  • TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE TOUSENSEMBLE 28 février 2011 09:57

    en 2002 les syndicats avaient fait circuler un pavé de 95 pages sur la « réforme de l’état »...le francais moyen...égoiste...n’y a pas cru...hopitaux dépendance bientot privés...idem pour transports et energie...bientot l’éducation....nos pantins de gouvernants se font tirer les ficelles par la finance internationale... (fmi..lehman brothers...bnp) 

    tousensemble


    • Micka FRENCH Micka FRENCH 28 février 2011 10:50

      Des nouvelles de l’Ecossaise...

      La France copte 30% d’illettrés et d’analphabètes (non-déclarés, bien sûr).
      Comment, vu le nombre effrayant de mal-comprenants, parvenir à rétablir une Républqiue saine et égalitaire ????

      Micka FRENCH sur le Web...
      http://mickafrench.unblog.fr


      • Micka FRENCH Micka FRENCH 28 février 2011 10:59

        « compte ».....


        • zelectron zelectron 28 février 2011 11:04

          Une solution parmi d’autres : geler l’expansion d’EDF en France pour permettre une concurrence digne de ce nom. Un moratoire appliqué à EDF sur les construction d’éoliennes, systèmes photovoltaïques et solaires thermiques, géothermie, hydroélectricité et autre centrales nucléaires ...


          • kemilein 28 février 2011 14:35

            la meilleur chose serait alors peut etre de supprimer la république, c’est tellement chiant. des gens qui votent pour un intérêt général, tout ca...
            interdire les syndica, les partis, les associations.
            une dictature du capital y’a rien de tel !

            y’a des gens ils se rendent meme pas compte des connerie qu’ils disent, c’est affligeant.


          • zelectron zelectron 28 février 2011 15:09

            J’ai l’impression que vous ne savez pas ce qu’est un moratoire (2 ans par exemple, pour permettre l’entretien des centrales, des barrages et autres centrales thermiques ...) La solution actuelle est stupéfiante  : déshabiller EDF pour habiller des groupes qui n’auront que du « marketing à faire » sans VRAI valeur ajoutée (ce gouvernement n’a pas l’air de comprendre l’économie) Ces entreprises seront contraintes d’investir, d’embaucher, de réaliser, de calculer, d’innover si elles veulent gagner quelques sous... Êtes-vous pour le monopole d’EDF (avec dictature du prolétariat ?) comme ça pas de concurrence, pas d’émulation, pas de progrès, pas d’aiguillon : tous fonctionnaires ! pour mieux racketter ceux qui ont le courage (ou l’inconscience) d’entreprendre en mouillant leur chemise et mettant leurs mains dans le cambouis ... Mon pauvre, je vous retourne votre compliment affligé.


          • zelectron zelectron 6 mars 2011 09:41

            @Cassino
            vous êtes bien sûr de m’avoir bien lu ?
            si j’appelle à un moratoire c’est pour permettre à ces concurrents de construire des centrales énergétiques pour ne pas acheter un centime de quoi que ce soit à EDF et fabriquer eux même de l’électricité.


          • paul 28 février 2011 11:44

            L’article devrait rappeler que la libéralisation du marché de l’énergie s’inscrit dans le cadre de la loi NOME - nouvelle organisation du marché de l’électricité - pour permettre aux opérateurs privés de s’établir . En fait de piller EDF , principe de concurrence non faussée oblige .
            Les particuliers sont plus que réticents à quitter l’opérateur historique - voir l’échec de Powéo -
            et la pub de la société direct énergie essaie de rassurer des clients potentiels sur la stabilité des tarifs .
            Ces tarifs ( pour le moment) encadrés avec la commission de régulation de l’énergie, sont destinés à l’horizon 2015 à subir une augmentation de 25 % pour les particuliers .
            Dans ces conditions , il n’y aura plus qu’à se précipiter dans les bras de la concurrence .
                   
                      http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/economie/20101125.OBS3659/electric ite-la-loi-nome-ouvre-la-voie-a-la-hausse-des-prix.html&nbsp ;&nbsp ;


            • mac 28 février 2011 12:14

               C’est à chaque fois la même rengaine pour nous faire croire aux vertus du système privé qui fonctionnerait mieux. Le but inavoué étant qu’un petit groupe de financiers aient la main sur l’ensemble l’économie comme les seigneurs l’avaient sous l’ancien régime. Les serfs étant là pour les entretenir at vitam eternam.
              Le problème c’est que ce raisonnement ne tient pas deux minutes à l’analyse : retards de trains qui sont de plus en plus mal entretenus, délais de plus en plus long pour envoyer un lettre qui parfois se perd (les intérimaires qui assurent la tâche pouvant se faire virer à tout moment, ils ne sont pas forcément motivés à faire du bon travail), pannes de courant de plus en plus fréquentes, absence de services qui de toute façon deviennent extrêmement payants et au final, augmentation considérable des tarifs une fois le monopole privé constitué.
              On a vu ça dans la plupart de pays qui nous entourent mais en France on aime bien appliquer les recettes des autres : il y a quelques années c’était l’Angleterre et L’ Irlande qui maintenant ne valent plus un coût ce cidre aux yeux de nos grands économistes patentés et maintenant c’est l’Allemagne que l’on traitait pourtant de vieux pays industriel il y a encore peu.

              Bref de l’enfumage mais le problème c’est que ça marche encore et que les gens semblent avoir la mémoire courte, alors pourquoi s’en priver ?


              • wesson wesson 28 février 2011 12:27

                bonjour l’auteur,

                je me permet de rajouter à votre article le fait que, concernant au moins la fourniture électrique, il n’existe pas d’exemple dans le monde ou une privatisation ait débouché sur un mieux-disant pour les utilisateurs - pardon, les clients comme il faut dire maintenant.

                En Angleterre, ça a donné les compteurs à pièce. En californie, les longues coupures d’électricité à répétition, et partout, un arrêt total du développement du réseau de distribution qui donc petit à petit tombe en décrépitude. D’ailleurs, ce dernier paramètre est commun à tout service de base privatisé, les opérateurs privés étant là pour utiliser des infrastructures construites en général par la puissance publique et ne cherchant surtout pas à les entretenir ou les développer ...

                Et donc en France, et en Europe aussi avec la fameuse directive NOME ce n’est rien de moins qu’au pillage d’EDF que nous allons assister, alors que les Français ont accepté de voir leur pays se couvrir de centrales nucléaires plutôt que d’en récupérer le bénéfice comme n’importe quel actionnaire du privé, on lui dénie le droit d’avoir une énergie électrique bon marché en organisant une hausse des tarifs suffisante pour que tous ces « opérateurs » parasites se paient sur la bête !

                je te re-nationaliserai tout ça moi !


                • Laury 28 février 2011 16:23

                  @ Wesson 100 % pour cent d’accord,EDF malgré des investissements hasardeux ses dernières années s’est bien les Français qui ont financé et pas les investisseurs privés qui ne veulent que la
                  crème en accord avec nos gouvernants qui montre que comme le président eux non plus rien a foutre
                  de la France .
                  Il faut souhaité que cette Europe et sa monnaie ce casse la gueule et que les bases revienne au pays
                  l’État s’est nous et nous n’avons pas vocation d’enrichir les vautours.
                  Non au nouvelle ordre Mondial !!! « Dégage »


                • pissefroid pissefroid 28 février 2011 18:42

                  le sujet de la privatisation de l’électricité avait été présenté dans un documentaire de gilles balbastre en 2005
                  « Edf les apprentis sorciers ».


                • HAAS 1er mars 2011 13:44

                  Tout à fait d’accord ... je n’ai pas développé davantage mon argumentation le sujet méritant sans doute un ouvrage .... avis aux amateurs


                • pissefroid pissefroid 28 février 2011 13:04

                  L’exemple de l’eau est flagrant.
                  En provence, dans un village proche de salon de provence, la spde a pris le service de l’eau vers 1992, en deux an le prix de l’eau a doublé (tout compris au métre cube), sans que les impôts locaux aient diminué.

                  Le service public utilise probablement plus de personnes que le privé, et par contre l’usager a une facture moins élevée.

                  Cela se comprends très bien, parce que les travailleurs ont les dents beaucoup moins longues que les actionnaires.


                  • lolo 28 février 2011 13:41

                    L’exemple type d’un secteur à ne pas privatiser. Je ne vois pas l’intérêt de privatiser la distribution de l’énergie. Cela revient à placer des intermédiaires entre le fournisseur et l’utilisateur, donc à rogner sur la rentabilité des investissements d’EDF et écraser un peu plus les utilisateurs, tous çà pour assurer une rente à quelques actionnaires...Ce système imposé par l’UE/FMI devient vraiment nauséabond.

                    Il y a peu le FMI (dirigé par qui nous savons) proposait à la Grèce de privatser ses plages pour se désendetter...on frise le ridicule. Bientôt ils privatiseront les trottoirs et nous aurons des péages piétons entre chaque rue, pourquoi pas innovons...


                    • Klisthène 2017 Kxyz 28 février 2011 14:37

                      chacun a pu apprécier l intérêt pour les consommateurs de l’ ouverture des marchés de l énergie..augmentation des tarifs mise a disposition pour des entreprises privées de kilowat qu elle ne produisent pas dont elles n assument pas le coût des infrastructures...financé par les impots des français pour une partie...
                      vie l europe ...ne vous étonnez pas après que le FN fasse de tel score...


                      • paul 28 février 2011 14:37

                        A l’appui du post de « lolo » aussitôt moinssé que publié, comme le mien je suppose,il ne faut pas oublier un principe simple appliqué par la loi NOME : privatiser les bénéfices, socialiser les pertes . Les socios-libéraux préfèrent l’État-vache à lait plutôt que l’État régulateur - qu’ils qualifient de « providence » comme s’il s’agissait de cadeaux ou de dons , alors que les services publics sont payés avec nos impôts . Et parfois bradés ( voir les autoroutes ) .
                        Il est vrai que celui qui sert de président a dit à la télé que nous avons la chance d’avoir des soins gratuits, alors de quoi se plaint -on ?


                        • dogon dogon 28 février 2011 18:36

                          Ah oui ! Les soins gratuits ! Il se fout vraiment de la gueule du monde, le nain de jardin de l’Elysées.
                          Soyez en fin de droit et ayez besoin de soins dentaires lourds dûs à de mauvais dentistes qui se sont payés leur résidence secondaire avec ; évidemment vous êtes sans couverture sociale complémentaire (pas les moyens) et vous avez droit à des soins gratuits. Totalement gratuits. Et aucun risque d’erreur médicale.
                          Simplement, même quand vous ne pouvez plus mâcher correctement, vous n’êtes plus dans le système. Alors, c’est sur, tout est gratuit.

                          Serait-ce pour cela que je rumine ??? smiley


                        • Klisthène 2017 Kxyz 28 février 2011 23:03

                          pour info tu as droit à la cmu complémentaire ..si tu es dans le cas que tu décris fais la demande auprès de ta CPAM... caisse primaire d assurance maladie ..


                        • iris 28 février 2011 18:39

                          la concentration et ses méfaits ne sont pas allés assez loin pour que le peuple se révolte-il faudra qu’on en arrive à la situation du magrheb pour que ça craque-
                          et ici il ya resto du coeur-emmaus- aides diverses qui pansent les plaies et avec ça pas de vagues et de défilés-l’honneur de la france est sauf !


                          • Romain Desbois 28 février 2011 19:45

                            Perso je suis contre les monopoles, d’état ou pas. Je veux pouvoir choisir selon mes convictions.

                            Avec EDF , on nous a imposé le nucléaire et ceux qui n’en voulaient pas ont dû le financer aussi.
                            Avec la propagande qui va avec....

                            Des boites comme enercoop se créent et produisent de l’énergie.

                            La vraie liberté est la liberté de choix et je ne crois pas aux vertus de la nationalisation.
                            On l’a vu avec France Télecom qui nous a racketté pendant des décennies.
                            On l’a vu avec les banques nationalisées (souvenez vous du scandale du Crédit Lyonnais ).

                            La nationalisation ne protège de rien mais empêche le consommateur de pouvoir choisir.


                            • wesson wesson 28 février 2011 22:57

                              Bonsoir M. Desbois,

                              « souvenez vous du scandale du Crédit Lyonnais »

                              tiens d’accord, souvenons-nous en.
                              Le crédit Lyonnais a couté 15 milliards d’euros au contribuable français, la crise de 2008 a elle couté 34 milliards d’euros...
                              et puis rappelez-nous qui était au crédit lyonnais à l’époque (jean-claude trichet), et ou il est maintenant ... pas vraiment en train de croupir en prison.
                              Rappelez-nous également qui a profité de la déconfiture du lyonnais : pinaud, arnaud, bolloré, naouri, etc ... et la raison pour laquelle la note a été augmenté de 1 milliards d’euros, pour payer la giga-amende de l’affaire executive life. En effet, le gouvernement Français avait refusé un accord précédent pourtant bien moins cher, mais qui avait le défaut de ne pas sauver le cul de pinault et peyrelevade. Eviter les ennuis judiciaires que ces deux personnes privés auraient du avoir a couté 600 millions d’euros à la france, 300 millions chacun, moins cher que tapie !

                              le vrai scandale du lyonnais, c’est que les fortunes de ceux qui se sont enrichis sur le dos du contribuable ne se soient pas retrouvé nationalisé par expropriation après cela ! et on aurai du laisser les américains les enfermer avec madoff ...


                            • Luc le Raz Luc le Raz 28 février 2011 19:49

                              Privatiser un service comme EDF présente un très gros avantage. Nul besoin d’investir pendant des années sans retour sur capital. Vous attendez que toutes les infrastructures soient en place et là vous achetez.
                              Le retour sur capital est immédiat.
                              Souvenez vous des autoroutes, France-Telecom etc... Et aussi pour mémoire la grande panne électrique aux US, faute d’entretien et d’investissement. Moins de service = plus de profit ! La dure loi de l’actionnaire.
                              « Elle est pas belle la vie ? »


                              • Romain Desbois 28 février 2011 19:58

                                quand il va falloir présenter la facture de la gestion des déchets et de la fin de vie des centrales, il n’y aura pas beaucoup de candidats à la reprise.


                              • wesson wesson 28 février 2011 23:00

                                « il n’y aura pas beaucoup de candidats à la reprise »

                                t’inquiète pas, à ce moment là ils feront comme pour la sidérurgie : re - nationalisation !


                              • charles-edouard charles-edouard 1er mars 2011 08:06

                                pour certain c’est retour à la bougie et la soupe populaire


                                • HAAS 1er mars 2011 13:45

                                  N’hésitez pas à visiter mon site pour découvrir d’autres sujets tout aussi scandaleux ...
                                  http://c-monavis.blogspot.com


                                  • Robert GIL ROBERT GIL 6 mars 2011 07:30

                                    Va-t-on finir par réaliser que la concurrence sur un produit qui ne se stocke pas et se transporte mal est une aberration ? La France qui a fait depuis des décennies les bons choix en matière de production d’électricité, offre aujourd’hui un kWh parmi les moins chers et les moins carbonés d’Europe. Pour le gouvernement, il faut que cela cesse ! ET pour cela ils ont fait voter la loi Nome, voir ci-dessous...

                                    http://2ccr.unblog.fr/2011/01/31/la-loi-nome/


                                    • mister dust mister dust 6 mars 2011 21:36

                                      depuis le temps que l’on a envie d’être com’ aux états unis, c’est bientôt chose faite....


                                      • mister dust mister dust 6 mars 2011 21:39

                                        moi, ça me fait plutôt rigoler. faire son électricité n’est pas si compliqué alors j’attends avec impatience des manifs de riches qui n’ont plus de jus, com’ aux états unis justement....

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