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Accueil du site > Actualités > Economie > La FED adopte un taux d’intérêt « islamique »

La FED adopte un taux d’intérêt « islamique »

La Reserve Fédérale ou Banque Centrale Américaine, institution privée qui regroupe les principales Banques américaines a réduit son taux directeur à une fourchette allant de 0 à 0,25 %. C’est un taux historique qui témoigne à lui seul de l’ampleur de la crise. Au mois de Septembre, au début de la chute des bourses et des marchés financiers, plusieurs économistes ont fait remarquer la solidité des banques islamiques : les prêts participatifs à taux 0 % sont-ils une des solutions à la crise par la possibilité offerte aux entreprises de se restructurer ou/et de lancer de nouveaux investissements ?

Le degré d’interventionnisme dans les économies dites « libérales », allant d’aides directes (plan Paulson) aux prises de participation dans les Banques (plan Brown) en passant par les annonces fracassantes de chaque pays d’injection de milliards de dollars et d’euros dans les économies, fait oublier que la crise financière a pour origine « une économie du vent « bâtie sur la spéculation financière, sur les profits exorbitants tirés de transactions non productives de biens ou de services.

La chute des bourses concomitante à la chute des cours du pétrole (1) n’est-elle pas qu’un réajustement de la valeur réelle des entreprises et des matières premières en dehors des anticipations spéculatives des traders dans des marchés en effervescence, alimentés par des médias qui confondent activité économique et jeu de hasard. Ces médias ont depuis plusieurs années encouragé l’accès des petits porteurs à la Bourse en présentant en boucle et de façon alléchante les »performances » des entreprises cotées omettant de préciser la part spéculative des cours boursiers et par là le risque de réajustement encouru.

Les Prêts Participatifs

Ce produit bancaire correspond à un prêt assorti d’une prise de participation dans l’entreprise pendant la durée de remboursement du capital. La Banque s’octroie en compensation d’un taux d’intérêt nul, une participation aux bénéfices et aux pertes de l’entreprise. En ce sens, elle n’est plus seulement « loueuse » d’argent à des taux qui peuvent à eux seuls handicaper le développement de l’entreprise et aboutir à des « fonds pourris », mais elle se transforme en actionnaire impliqué dans le développement de celle-ci. Si l’entreprise ne réalise pas de bénéfices, la Banque aura sa part de responsabilité dans l’octroi du prêt, c’est à dire dans l’étude de faisabilité et dans l’étude de rentabilité prévisionnelles, alors que dans le droit commercial classique, sa responsabilité dans les difficultés de l’entreprise est souvent judiciairement engagée.

Ce système est à la base du système financier islamique et les Banques Islamiques en font leur fonds de commerce suivant la Charia et d’après les préceptes coraniques (2) :

La crise et socialisation des pertes

C’est bien Sarkozy, du haut de la tribune de l’ONU qui critiqua au plus fort de « puissance » de Président de l’Union Européenne, et au lendemain de ses succès en Géorgie : « un système où quand on gagne, on gagne et quand on perd eh bien... on gagne encore, ce n’est pas normal » s’écria-t-il.

Entre les paroles et les actes, la realpolitik a pris le pas : le sauvetage des banques, dans les pays touchés par la crise, n’était plus uniquement une décision économique mais une décision politique et sociale : le retrait massif des fonds des particuliers allait entrainer et les banques et les particuliers dans le gouffre et l’annonce tapageuse des « aides » était davantage destinée à redonner confiance dans le système en le sauvant qu’à véritablement injecter des fonds qui n’existent pas par ailleurs, sinon à aller les chercher sur le marché international.

Mais au delà de cette « perfusion médiatique », coté classe ouvrière, classe moyenne, ménages, vous et moi, consommateurs assidus de l’information de masse, cette politique favorable aux plus riches est au détriment du « contribuable futur » qui voit depuis plusieurs années son pouvoir d’achat s’effilocher et qui ne pourra pas espérer travailler plus pour gagner plus, tout au moins espère-t-il dans ces conditions conserver son emploi actuel.

C’est dans cette recherche de la « justice sociale » que le capitalisme trébuche puis se relève : aide aveugle, puis aide conditionnée, réformes, puis ralentissement des réformes (enseignement, justice) aide ciblée, puis aide globale (concertation européenne, mondiale) tant la gravité de la crise est incalculable et sa durée insoupçonnable.

Le défi notamment pour la première économie mondiale est de reconstruire les fondements d’une économie réelle basée sur la création de richesses et non plus sur les spéculations, les stock- options, les rémunérations délirantes, les paradis dorés,... le vol et le vent.

Dans ce cadre, le système financier islamique (3) offre une alternative qui est économiquement et socialement saine et profitable avec un esprit Win-Win, gagnant- gagnant (4) tout en rejetant dans l’esprit et dans la lettre toute idée d’intérêt usuraire ou de profit démesuré, ce que vient de décider la toute puissante FED. Mais le ton est donné depuis plusieurs semaines par Sarkozy à l’ONU, décrit alors comme étant »sur les pas de Chirac » :

"Construisons un capitalisme régulé où des pans entiers de l’activité financière ne seront pas laissés à la seule appréciation des opérateurs de marché, où les banques feront leur métier", c’est-à-dire de "financer le développement de l’économie et non d’alimenter la spéculation. Construisons un capitalisme où les règles prudentielles s’appliquent à tous et servent à prévenir et amortir les chocs au lieu de les aggraver, où les agences de notation seront contrôlées, et sanctionnées si besoin, où la transparence des transactions remplacera l’opacité, où les modes de rémunération ne pousseront pas à des abus", a-t-il psalmodié (5).

A défaut d’un Bretton-Woods, une discipline de fer s’impose. En somme un système « islamique » qui ne porte pas son nom.

Références :

(1)Quand le pétrole était monté à 147 $, la part de spéculation dans ce cours était de plus de 50 $. La baisse de la consommation ne justifie pas la chute du prix du baril de 147 à 43 $.

(2)Le Coran :

Sourate 2 Verset 275 :

Ceux qui mangent [pratiquent] de l’intérêt usuraire ne se tiennent (au jour du Jugement dernier) que comme se tient celui que le toucher de Satan a bouleversé. Cela, parce qu’ils disent : “Le commerce est tout à fait comme l’intérêt”. Alors que Dieu a rendu licite le commerce, et illicite l’intérêt. Celui, donc, qui cesse dès que lui est venue une exhortation de son Seigneur, peut conserver ce qu’il a acquis auparavant ; et son affaire dépend de Dieu. Mais quiconque récidive... alors les voilà, les gens du Feu ! Ils y demeureront éternellement.

Sourate 2 V130.

Ô les croyants ! Ne pratiquez pas l’usure en multipliant démesurément votre capital. Et craignez Dieu afin que vous réussissiez !

(3) La première banque islamique d’Europe  :
http://www.saphirnews.com/La-premiere-banque-islamique-d-Europe_a994.html

(4) La loi de la jungle n’est pas celle qu’on nous a apprise Par Sylvain Michelet
http://www.nouvellescles.com/article.php3?id_article=322

(5) Le Journal du Dimanche
http://www.lejdd.fr/cmc/international/200839/sarkozy-veut-son-bretton-woods_151228.htm


Moyenne des avis sur cet article :  3.31/5   (26 votes)




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45 réactions à cet article    


  • zelectron zelectron 18 décembre 2008 10:47

    Il ne reste plus qu’à la FED d’aller encore un petit peu plus loin, par exemple :
    le taux de -0.5% !


    • gaelec 18 décembre 2008 12:09

      Avec une inflation à 3,7%, le taux est de -3,2% !
      Question ! Est-ce grave docteur ?


    • gaelec 18 décembre 2008 12:18

      Données disponibles fin octobre 2008 !


    • robocup555 18 décembre 2008 13:27

      Le taux d’intérêt de la FED comme celui de la Banque Centrale Européene sont des taux directeurs auxquels les banques rajoutent leur marge d’intervention ; In fin, le taux sera de de 3 à 4 %. Ceci dit, la relance par la consommation est stimulée par l’accés au crédit et par la baisse des taux d’intérêt. Rappelons nous qu’il y a encore un mois, la crise bancaire entrainait un resserement du crédit, conséquence de la crise de l’automobile.

      Par ailleurs, nous sommes en période de fêtes pendant laquelle la consommation est boostée ce qui pourra atténuer les effets de la crise de façon à permettre de sortir de la psychose qu’elle a engendrée. 


    • Lisa SION 2 Lisa SION 2 18 décembre 2008 11:07

      " Ne pratiquez pas l’usure en multipliant démesurément votre capital. "

      Si je t’empreinte à un pour cent pour de l’autre coté prèter à deux pour cent à quelqu’un qui prètera de son coté à trois pour cent, il ne reste plus qu’à trouver l’imécile de pauvre qui a absolument besoin pour lui prèter à dix pour cent... Ce système n’est pas sans fin...enfin, est fini...

      madame Bétancourt a compris cela et désormais se soulage de sa fortune entièrement accumulée sur l’esclavage des pauvres du tiers monde et des bébés phoques massacrés sur la banquise, en faisant don à son principal confident. Il vient d’encaisser pour un milliard d’euros de cadeaux. Qui dit mieux !

      Tu veux te soulager de ton usure permanente, offre ta fortune à un nécessiteux...C’est d’actualité.


      • robocup555 18 décembre 2008 11:23

        La "culture" du crédit sans intérêt direct mais d’un coût qui puisse couvrir d’une manière ou d’une autre les frais de gestion de l’organisme de crédit est en train de se répandre notamment en ces temps de crise.

        Pendant longtemps le système libéral a fait l’éloge des résultats "extraordinaires" des banques, affichant des milliards d’euros de bénéfices nets comme étant synonymes de la bonne santé de l’économie.

        Or, il est inadmissible dans un système "équilibré" que les banques et les institutions financières puissent réaliser des taux de rentabilité supérieurs à ceux de leurs clients, les entreprises industrielles productrices de biens et de services. A terme, ces entreprises ne peuvent qu’en pâtir et l’effet boomrang revient aux banques.

        C’est tout à fait faux de penser que le marché se régule de lui-même et la crise montre les conséquences et excés du libéralisme à outance.


        • Gandalf Tzecoatl 18 décembre 2008 11:40

          Effectivement, le marché est une création humaine, s’il continue d’y trouver intérêt, il le perpétue, sinon, il le régule ou le stoppe. Le marché n’est pas une personne.


        • Lisa SION 2 Lisa SION 2 18 décembre 2008 13:11

          Un circuit bien vérouillé, voire diplomatiquement, s’est régalé en faisant fabriquer par les esclaves des pays les plus pauvres, et en répercutant des marges allant jusqu’à parfois 4990 %, sans compter le transport que payait l’Etat de l’acheteur français, et cela, dans nos grands magasins parisiens et en provenance des pays...ismlamiques.

          Voilà ce que défendent nos soldats en Afganistan !


        • Gandalf Tzecoatl 18 décembre 2008 11:38

          "plusieurs économistes ont fait remarquer la solidité des banques islamiques : les prêts participatifs à taux 0 % sont-ils une des solutions à la crise par la possibilité offerte aux entreprises de se restructurer ou/et de lancer de nouveaux investissements ?"

          il est assez évident que les banques occidentales créant plus de dettes que de monnaie, créent toujours inutilement de la monnaie pour rembourser les précédentes, se tirent une balle dans le pied.

          Ensuite, étant donné l’inanité de la philosophie défendant l’intérêt, à savoir la valeur-temps, on ne peut qu’accepter l’interprétation coranique et antérieurement biblique de l’intérêt, sauf à se prendre pour l’applicateur du péché originel, forçant les hommes au travail en les exploitant, et in fine en les dégoûtant du travail.

          Cependant, n’allez pas nous faire croire que le modèle islamique est win-win, il est win-win-loss.

          Et les sociétés bancaires islamiques n’ont pas transformé la robustesse de leur modèle bancaire en modèle de société.



          • robocup555 18 décembre 2008 12:07

            "Le modèle "islamique" n’est pas un modèle Win-Win" : c’est faux

            Le système financier islamique manque volontairement de "marketing", en ce sens que les Banques Islamiques sont des institutions lugubres, sobres et agissant de manière extrèmement bureaucratique. Non seulement elles ne forcent pas le crédit mais dans plusieurs cas, elles ne l’encourage pas, estimant que son rôle n’est pas d’encouager la consommation par l’endettement.

            Au Maroc, pour la première fois, les organismes de crédit à la consommation ont prété 500 euros à 0 % remboursables sur 10 mensualités pour l’achat du mouton de l’Aid. On peut considérer que ces organismes ont gagné en publicité, toujours est il que nos économies sont basées sur la consommation et la relance par la consommation est seule à même de booster les investissements créateurs d’emplois.

            Pouvoir le faire à moindre coût ne peut être que bénéfique.

            Je rappelle à titre d’exemple que la crise dans l’automobile n’a pas seulement entrainé des baisses de prix, mais certaines maisons de crédit proposent des taux 0 % et certains concessionaires vont jusqu’à donner un chèque ( appelé vacances ou autre) aux acheteurs de véhicules, lesquels ne paieront leur première mensualité que 3 mois plus tard.


          • Gandalf Tzecoatl 18 décembre 2008 13:54

            "Pouvoir le faire à moindre coût ne peut être que bénéfique."

            Le mondre coût est la gratuité. Or aujourd’hui, la plus grande source d’information du monde, le web, est gratuite. La monnaie se caractérisant in fine comme une information, pourquoi devrait-elle être si chère ? L’avidité d’information serait-elle néfaste comme l’est l’avidité de monnaie ?


          • mcm 18 décembre 2008 12:10

            Coran 3:130 "Croyants ! Ne pratiquez pas l’usure, doublant ainsi vos profits"

            Marketing et religieux mélés, c’est avec cet argument puissantque dès les années 70, les premières banques islamiques étaient fondées et que naissait le paradis théorique des banques « sans usure », qui offrent des participations sous forme d’investissement, et présentent théoriquement des bénéfices appréciables :
             

            1. Promotion de la religion d’Etat.

            2. Ouverture vers l’immense potentiel représenté par la masse des croyants.

            3. Concurrence inexistante, les banques non " islamiques " sont haram.

            Malgré tous ces avantages initiaux, il en va tout autrement, comme pour les banques conventionnelles, les investissements à haut risque font perdre beaucoup d’argent aux banques islamiques, par exemple en 1989, la banque égyptienne Fayçal perd 1,2 milliard de dollars lors de l’effondrement de la Banque de crédit et de commerce de Londres, au bord de faillite, pour éviter le dépôt de bilan, elle doit bénéficier de l’intervention de la Banque centrale égyptienne.

            De plus, ces banques investissent leur argent à l’étranger au lieu de soutenir le développement national :

            1. 70% de leur épargne est en devise étrangère.

            2. 11% de leurs investissements dans l’industrie, contre 32% pour les banques traditionnelles.

            Pour conclure, soutien d’un état forcément théocratique et absence de participation au développement national caractérise les banques islamiques, d’abord présentées comme la solution miracle, elles sont de fait totalement inadaptées à un état laïque et ne survivent que grâce à leur investissements dans les finances des états laïques.


            • robocup555 18 décembre 2008 13:01

              J’ai mis le mot "islamique" entre guillemets et n’ai mis les versets qu’en référence et à titre d’information. Mon article n’est pas déstiné à encourager les banques islamique, mais à encourager la baisse des taux d’intéret qui sont restés longtemps à des niveaux "usuraires" entavant par là le développement des entreprises et gravant le pouvoir d’achat des ménages.

              les "produits financiers islamiques" sont en train de se créer dans les banques commerciales classiques. On peut considérer que ce seront des produits marketing, mais à l’évidence le coût du crédit sera plus faible. Certains diront que "c’est comme un Mc Do "Halal" (1) mais et alors pourquoi aller trés loin et y voir un manque de laïcité et aller chercher l’Etat théocratique responsable de cette nouvelle cuisine.

              (1) lire http://oumma.com/Banque-islamique-de-la-propagande



            • mcm 18 décembre 2008 13:30

              @L’auteur,

              Meuh non vous ne faites pas la pub de l’islam, surtout pas avec des liens sur Oumma.com.  smiley

              Ha tékia quand tu nous tiens !
               





            • robocup555 18 décembre 2008 13:51

              Le lien est une critique du mc Do Halal et l’article aurait pu être écrit par un non musulman il ne fait que décrire les excés du libéralisme, n’y voyez pas autre chose que celà. merci


            • Paradisial Paradisial 18 décembre 2008 14:03

              L’accès aux services d’une banque islamique est par défaut non discriminatoire (quelle que soit l’origine et la confession du client).
              						 						
              						 Au Royaume-Unis les banques islamiques ont pignon sur rue. 						
              						 						
              Hélas, dans certains pays dits arabomusulmans, le dictat sur place met tant de battons dans les roues pour empêcher l’installation de telles banques islamiques, et protéger ainsi les argentiers sur place qu’il a lui même créés et dont gloutonnement il se nourrit.
              						 						
              Parer à la migration en masse d’une grande majorité des dépôts bancaires du système vers la banque islamique se manifeste alors être une nécessité vitale aux membres de tels dictats. Et quand les peuples sont hautement conscients et réticents à être pris comme des vaches à lait par de tels argentiers, et que la religion interdit l’intérêt et moralise la finance et le commerce, tous les subterfuges deviennent licites à de tels dictats pour bannir la finance islamique et favoriser très amplement les enseignes occidentales à travers les officines locales créées personnellement par le système.
              						 						
              						 La banque et la finance islamique sont les vrais remèdes contre la gangrène argentière qui vampirise les économies locales et celle mondiale.
              						 						
              						 Mais qui en voudrait ?!!! 						
              						 						
              						 Pas les agents de pensée inféodés au système en tout cas.


            • mcm 18 décembre 2008 13:42

              13 octobre 2008 : Lundi noir dans le Golfe, les bourses des pétromonarchies enregistrent une perte de 150 milliards de dollars au cours du 3me trimestre 2008.

              7 octobre 2008 : « Al Quds al Arabi », Ryad sur Seine, Mon patron est un Emir, de l’argent sans limites, des distractions de grands enfants, des serviteurs corvéables jusqu’à l’épuisement. Trois ex salariés des Saoud racontent le quotidien des nababs à Pari.

              18 Août 2008 : « Al Quds al Arabi », Doubai lance une campagne anti corruption, cf le Journal transnational arabe paraissant à Londres, qui précise que huit dirigeants de firmes financières et immobilières de premier plan sont poursuivis à Doubaï pour des faits en rapports avec l’argent illicite, notamment des responsables de la Banque Islamique de Doubaï et du Fonds d’investissement « Tamwil », des promoteurs immobiliers du projet « Ad-Diar » et « Al-Nakheel », la célèbre marina conquise sur la mer et édifiée en forme de palmier.


              • Paradisial Paradisial 18 décembre 2008 14:31

                C’est ce que j’insinuais précédement quant à la réticence des princes quant l’expansion de la finance islamique :

                Mais qui en voudrait ?!!! 						
                						 						
                						 Pas les agents de pensée inféodés au système en tout cas.


                Une telle formule incluait et visait de façon toute aussi viscérale les Etats se recommandant de l’Islam.

                Les princes ne sont pas fous pour mettre à disposition l’argent qu’ils ont volé à leurs nations dans la finance islamique pour réinjecter l’économie de leurs Etats, mais ils sont davantage plus fous pour expatrier cet argent volé, et le jouer en casino (pardon, je voulais dire en bourse), et perdre des milliards ne leur appartenant pas.


              • Paradisial Paradisial 18 décembre 2008 14:39

                Les princes ne sont pas fous pour mettre à disposition l’argent qu’ils ont volé à leurs nations à travers la finance islamique pour réinjecter l’économie de leurs Etats.

                Ils sont plutôt enclins à expatrier cet argent hors frontières, pour le jouer au casino du capitalisme (bourse), et perdre des milliards ne leur appartenant pas, sans la moindre vergogne.


              • Paradisial Paradisial 18 décembre 2008 15:06

                Désolé, pour la redondance, le second post était destiné ailleurs.


              • Jojo 18 décembre 2008 13:50

                Cette billevesée mondiale, comment ça a commencé déjà ?

                La crise des Subprimes expliquée aux nuls… (Le mieux c’est de télécharger le PDF)

                Un ton au dessus…

                 

                Ensuite, quelques joyeusetés en guise d’apéritifs : Faillites, drames du surendettement, suicides, violences …

                 

                Et comment ça devrait finir ?

                Là, on ne peut que spéculer. Les oiseaux de mauvaise augure dont je suis, vous diront que 1929 a fini par provoquer la deuxième guerre mondiale … Oui c’est ça marrez-vous !

                 

                Sinon, il n’y a effectivement aucune illusion à se faire sur les milieux de la Finance, que leurs établissements se disent islamiques ou pas. Il n’empêche que l’usure elle, ça reste ça :

                 

                « Abandonnez ce qui reste d’usure. Si vous ne le faites pas, préparez vous à une guerre menée par Dieu. »

                 

                Personnellement je ne suis pas de taille face à un adversaire pareil. Mais il s’en trouvera qui se sentiront suffisamment forts…

                Il s’en trouvera aussi, qui se diront,  même pas besoin de force, nous gagnerons par forfait …

                Aux uns comme aux autres : Bonne chance ! smiley


                • Paradisial Paradisial 18 décembre 2008 21:16

                  J’ai plussé. smiley


                • Routier Fred M. 18 décembre 2008 14:14


                  Le 29 janvier 2008 le Congrès musulman canadien affirme dans une lettre adressée à Karen Kinsley, première dirigeante de la SCHL (Société canadienne d’hypothèques et de logement ) : "Les services bancaires islamiques ne sont rien d’autre qu’un moyen par lequel les islamistes, avec l’appui des institutions financières du Moyen-Orient et de leurs partenaires occidentaux, tentent d’effrayer les musulmans du Canada et de leur faire croire qu’ils doivent débourser plus d’argent tout en obtenant moins de services des banques pour respecter l’esprit de leur religion."  "Les services bancaires conformes à la charia cachent une tentative outrageuse d’escroquerie envers la communauté musulmane, qui est déjà marginalisée, alors qu’ils leur promettent exactement le contraire. D’un côté, les imams disent aux musulmans qu’ils se retrouveront dans les flammes de l’enfer s’ils font affaire avec les banques du système existant. De l’autre côté, ces mêmes chefs religieux sont payés par les banques pour inciter les musulmans à se tourner vers un système bancaire fondé sur le mensonge et la déception".

                  http://laiciste.over-blog.com/article-15861278.html


                  • katalizeur 18 décembre 2008 14:27

                    @ fred M
                     
                     de quoi je me mele ; tu n’es pas musulman ?
                    occupe toi de ton coreligieonaire MADOFF en tant qu’escroc il a des leçons a donner ////

                    l’interet est illicite point barre


                  • Thierry JACOB 18 décembre 2008 14:25

                    Un taux d’intérêt "islamique" ne veut rien dire...il suffirait d’une fatwa pour changer la donne selon l’imam banquier ou acheté et vendu du coin...chacun aurait "sa" banque avec des produits financiers différents selon un tel ou un tel.
                    Bref, une grande couillonnade sous couvert d’éthique pour enfler les croyants musulmans.
                    Déjà avec le pélerinage et l’aïd beaucoup se font rouler dans la farine islamique...
                    Soyons sérieux !

                    Vidéo "Vers un appel au boycott de l’Aïd en 2009" de LePost ...

                    Pèlerinage à La Mecque : "C’est l’arnaque" - LePost.fr


                    • katalizeur 18 décembre 2008 14:31

                      @ jacob lucien

                      pour les questions d’escroqueries vous en connaissez un rayon

                      de botton.......................................a MADOFF il y a un point commun avec vous ? n’est il pas ?


                    • Thierry JACOB 18 décembre 2008 14:36

                      ces personnes n’utilisent pas la religion pour escroquer les soumis...
                      J’ai toujours su que l’islam était une escroquerie...obscurantiste pour enfler les simples en esprit !


                      • katalizeur 18 décembre 2008 15:08

                        @ lucien jacob robert shlomo

                        va faire la leçon aux zombis préformatés.....pas a moi

                         il est vrai que vous faites mieux avec une ideologie ;vous ecroquez la terre entiere,non seulement vous escroquez ; plus encore vous detruisez et assassinez des peuples entiers.

                        a choisir je prefere etre spolier de quelque menus monnaies ( qui ne represente rien pour un croyant car non materialiste ) par un autre croyant qui en a peut etre plus besoin que moi.

                        pour tout est materiel........ pour moi tout est spirituel


                      • Paradisial Paradisial 18 décembre 2008 15:09

                        Comment s’appelle l’escroquerie obscurentiste concoctée pour faire enfler l’esprit des pires racialistes ? smiley


                      • Thierry JACOB 18 décembre 2008 16:25

                        Comment s’appelle l’escroquerie obscurentiste concoctée pour faire enfler l’esprit des pires racialistes ? (paradisial)

                        l’islam ???


                      • Paradisial Paradisial 18 décembre 2008 16:29

                        Arthur Mage,

                        Je vous formule la même réponse à la même question que vous posiez dans l’autre article.

                        Arthur Mage,

                        En finance et banque islamique, oui, la règle devrait être le prêt à 0% d’intérêts quelle que soit l’échéance (courte ou à très long terme). 						
                        						 						
                        Dans un tel cas, comment faudrait-il faire pour ne pas faire diluer le capital et les dépôts des clients en comptes en banque par les frais de fonctionnement de la banque ?!! Telle est la lourde équation qu’il impatient à la finance islamique de résoudre.
                        						 						
                        Oui, tout prêt devrait par défaut être accordé à un taux zéro. Mais pour palier à la dilapidation des encours par les frais de fonctionnement, la relation banque/client s’opère désormais dans un cadre d’engagement pertes/profits, par toutes sortes de contrats (ou via un leasing dans le cas du prêt à la consommation).

                        La banque et le client deviennent en fait des associés solidaires, pour le bien mais aussi pour le pire. La banque n’est alors plus un partenaire prêteur (qui gagne de l’argent par l’activité de prêt), mais devint plutôt un associé investisseur qui prend part tant aux profits qu’aux pertes (et qui au fur et à mesure de la réussite du projet s’en désengage jusqu’à récupération totale de son investissement).
                        						 						
                        						 Dans un tel cadre, l’oisiveté financière n’est plus encouragée : 						
                        						 						

                        - l’argent n’engendre plus des intérêts coûte que coûte tout en dormant ; 						
                        						 						
                        						 - le placement bancaire se voit transmuer en agent d’investissement engagé et responsable ; 						
                        						 						

                        - le placement est orienté vers des financements d’investissement et non plus vers des opérations de spéculation sans aucun sous-jascent matériel ;
                        						 						
                        						 - le développement durable est favorisé à la place du prêt à la consommation. 						
                        						 						
                        Mais comment dire : il faudrait que ces ingénieurs de la finance islamique puissent songer aussi à satisfaire les besoins en prêts à la consommation, sans éventuellement passer par quelconque forme de leasing pour particuliers, en parvenant à garantir des prêts à taux zéro, pourquoi pas dans la limite d’un montant donné et d’une échéance donnée, maximaux, le manque induit par les frais de fonctionnement recouvert par les partenariats banque/client sur les projets d’investissement.
                        						 						
                        						 Si c’était l’Etat qui prêterait à taux zéro, de telles contraintes de montants et d’échéances ne se poseraient même pas, et les conditions et finalités de la finance islamique seraient aisément et pleinement réalisables, et ce pour le bonheur de toute la société.
                        						 						
                        						 Mais, les argentiers apprécieront-ils de voir l’Etat jouer un tel rôle ?!!!
                         


                      • Paradisial Paradisial 18 décembre 2008 16:45

                        						 Mais, les argentiers apprécieront-ils de voir l’Etat jouer un tel rôle ?!!!

                        Ce sont les demandes de crédits qui occasionnent la création monétaire.

                        Ce sont en conséquence les banques qui créent de la monnaie et non l’Etat.

                        Les banques créent de l’argent qu’elles ne possèdent pas, par une simple opération scripturale, quand un crédit leur est demandé ; jouant sur l’effet multiplicateur des crédits, sur la confiance de ses clients, sur l’assurance que ceux-ci n’auront pas tous à retirer leur argent en même temps, et sur le fait que l’argent ne sortant que rarement du circuit il peut demeurer que scriptuaire (càd virtuel) // à côté de cela les règles en matière de fonds propres sont très peu contraignantes.

                        Question pour un champion :

                        Pourquoi les Etats sont-ils condamnés par "Le Système" à emprunter de l’argent auprès des Banques Privées au lieu de laisser l’Etat être son propre créateur de l’argent dont il a besoin ?!!!!

                        Hummmm
                         :-
                        >


                      • Paradisial Paradisial 18 décembre 2008 17:11

                        Arthur Mage,

                        Vous êtes bien naïf.

                        J’espère que ce documentaire vous réveillera :

                        Le controle et la création du dollar américain est effectué, non pas par le gouvernement, mais par une banque privée ’la réserve fédérale’ (FED) qui détient le monopole. Acrochez vous à votre siège, le décolage risquerait d’être très violent.

                      • Paradisial Paradisial 18 décembre 2008 17:14

                        Un autre document de réflexion :

                        I - La monnaie n’est pas créée par l’Etat. II - Le processus de création monétaire ....
                        L’arnaque monétaire internationale ou la face cachée de la mondialisation 			

                      • Paradisial Paradisial 18 décembre 2008 17:24

                        Arthur Mages,

                        Les banques n’ont pas de planches à billets, cela ne les empêche pas de créer davantage de monnaie que n’en créeraient les planches.

                        Au contraire de ce que vous insinuez l’Etat n’a pas intérêt à laisser l’inflation galoper, c’est pour cela qu’il y est des autorités de marchés et des règles prudentielles.

                        Mais au fond, l’Etat ne contrôle rien, il est soumis au dictat du marché. La vidéo relative à la FED et le document s’en suivant vous montreront combien le Système est pernicieux.


                      • Paradisial Paradisial 18 décembre 2008 18:17

                        Arthur Mages,

                        Voilà la cerise sur le gâteau.

                        Moi même, en école supérieure de commerce, en finance des marchés, les professeurs ne surent pas nous expliquer aussi brillament l’essence pernicieuse de ce système ; soit ils durent ne pas avoir les yeux suffisament ouverts, soit ils ne durent pas y avoir leur intérêt.

                        J’opte pour la première option, car le système ne va pas former les gens sur les bancs des écoles sur le fait combien il est sournois.

                        Après avoir visionné la vidéo, ne dites plus que vous ne savez pas combien l’arnaque est énorme.

                      • Paradisial Paradisial 18 décembre 2008 18:23

                        J’ai beau cherché un document, je ne le trouve pas.

                        Est ce que quelqu’un pourrait m’aider à indiquer à Arthur Mage cette excellente vidéo de l’équipe Larouche, qui étudie comment l’Allemagne a été menée vers le fachisme par moult intrigues politiques, économiques et surtout financières, et qui dresse un parallèle avec l’explosion de la crise financière actuelle et les menaces qu’elle fait peser sur la société américaine, et sur la paix internationale  ?


                      • Paradisial Paradisial 18 décembre 2008 20:26

                        Voilà, j’ai enfin trouvé ledit document.

                        C’est du très lourd comme analyse.

                        Il faudra vraiment s’accrocher solidement à sa chaise. Un film de 1h24m.

                        Le film reprend les grands principes historiques qui ont amené aux deux guerres mondiales, et particulièrement l’entre-deux guerres, la genèse de l’hyperinflation de 1923 en Allemagne et la mise en place du fascisme, et nous dévoile par le parallèle, et de façon bien argumentée, et très plausible, comment les mêmes intrigues financières sont menées actuellement aux Etats-Unis d’Amérique.

                        Un Documentaire Renversant : Firewall ¤ Pare-feu

                        Ne dites plus que vous ne savez plus.


                      • fouadraiden fouadraiden 18 décembre 2008 17:00


                         Par pur esprit de contradiction , imaginez qu’un jour les régimes politiques occidentaux soient contraints sous la pression de faits criminels très graves de réhabiliter la peine de mort afin de juguler la crise du crime qui sans le recours exceptionnel de ce remède de cheval risquerait d’emporter les fondements mêmes des sociétés démocratiques , vantera- t -on les peines corporelles des textes scripturaires musulmans en bas de page pour autant ?


                         Je trouve tt ça très idiot mais très révélateur ( tt à fait prévisible dans le cas arabe) de certains esprits incapables d’innovations.

                         A -t-on pensé à requérir l’avis des chinois à ce propos, qui sait, Confucius a sûrement émis des idées régulatrices au sujet du trafic du riz ,une civilisation qui remonte aussi loin dans le temps se doit d’avoir un avis traditionnel sur la crise économique. C’est la moindre des choses pourtant personne ne les entend. Normal ils sont dans l’espace pas comme nous les arabes encore obligés de nous protéger à coups chaussures devant le capitalisme américain même en faillite financière smiley

                         


                        • Paradisial Paradisial 18 décembre 2008 22:18

                          Remontes plus haut, et admires via le documentaire firewall comment la finance peut être un instrument pouvant pousser les manipulation jusqu’à catalyser des guerres mondiales, développer le fashisme, et soustraire aux individus et aux Etats leurs richesses.

                          Après cela, je me demanderais si tu saurais toujours formuler les mêmes commentaires à la con.

                          Dans le cas échéant, je n’aurais qu’à te rappeller cette citation de Louis Scutenaire :

                          "L’homme tient pour intelligence l’usure de ses facultés d’imagination." smiley smiley smiley

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