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Accueil du site > Actualités > Economie > La Fed peut-elle faire faillite ?

La Fed peut-elle faire faillite ?

L’impensable pourrait-il se produire ? La vénérable et toute puissante Réserve Fédérale américaine est-elle susceptible de devenir insolvable ? La maîtresse absolue de la politique monétaire US scrutée religieusement par investisseurs, analystes mais également par ses consœurs les autres banques centrales, cette Fed qui s’est révélée championne absolue de la planche à billets à la faveur de la crise financière et qui a raflé pour 2’000 milliards de titres adossés à des hypothèques afin de maintenir sous contrôle les coûts de financement immobiliers peut-elle faire banqueroute ? De fait, cette stratégie très peu orthodoxe lui a permis de réaliser en 2010 des profits estimés à 74.4 milliards de dollars par le Département de la Trésorerie même si l’expansion hyperbolique de son bilan (via ces acquisitions d’obligations en tous genres) l’exposent à des pertes potentielles dont l’ampleur pourrait remettre en cause son indépendance et, bien-sûr, sa crédibilité. 

Son Président, Ben Bernanke, minimise certes les risques considérables constitués par des engagements de son établissement qui sont près de dépasser ses actifs. Néanmoins, une remontée des taux d’intérêts dans une conjoncture d’économie à la croissance faible représenterait le scénario quasi cauchemardesque craint tout à la fois par les responsables de la Réserve Fédérale que par le Gouvernement US. A l’évidence, Bernanke tente-t-il de dédramatiser en évoquant (la semaine dernière face au Congrès) le « pire des scénario » – « worst-case scenario » – qui se résumerait, selon lui, à ce que la Trésorerie ne reçoive plus de dividendes de la part de la Fed « pendant quelques années » si « les taux d’intérêts devaient monter de manière significative »… En effet, la Réserve Fédérale distribue-t-elle régulièrement ses surplus à la Trésorerie de son pays. Pour autant, un raffermissement inopportun des taux survenus dans un contexte de croissance molle impliquerait des pertes non négligeables sur son immense portefeuille obligataire qui contraindrait alors l’Etat américain à la recapitaliser ! 

Ce « bail-out » en bonne et due forme – qui ne doit absolument pas être exclu – serait la « réponse du berger à la bergère » et constituerait dès lors l’ironie suprême car, comme on le sait, c’est la Fed qui s’est employée activement jusque là à sauver les établissements financiers de son pays… Pourtant, la stratégie de sortie des baisses de taux quantitatives qui consisterait non seulement à interrompre ces achats d’obligations mais également à les revendre progressivement pourrait s’avérer désastreuse pour la Fed si elle était concomitante à un raffermissement des taux d’intérêts. Cette conjonction résulterait en fait en une faillite – théorique certes – de la Réserve Fédérale US qui devrait alors encaisser des pertes colossales car, par définition, les prix des obligations baissent quand leur rendement ou quand les taux évoluent en sens inverse ! 

C’est ainsi que ses avoirs actuels de l’ordre de 1’000 milliards de dollars en Bons du Trésor lui feraient subir une perte de 100 milliards si leur valeur devait se déprécier de 10%. Par ailleurs, des calculs de Reuters ont récemment conclu que chaque point de base de fluctuation de marché adverse totaliserait une perte de 65 millions de dollars sur son portefeuille en Bons du Trésor à 5 et à 6 ans. Toujours selon les extrapolations de cet analyste de Reuters, la Fed serait aujourd’hui perdante de 2’300 milliards de dollars sur ses seules acquisitions obligataires contractées depuis le 23 Novembre dernier. Certes, la capacité thaumaturgique de la Fed à imprimer de la monnaie écarte d’emblée le spectre de sa faillite … à condition que le billet vert demeure la monnaie de réserve mondiale, que ses Bons du Trésor fassent toujours l’objet d’une certaine ferveur de la part de l’épargne mondiale et que l’inflation soit plus ou moins maîtrisée…


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37 réactions à cet article    


  • gimo 17 janvier 2011 10:45

    Non seulement que le$ est un « pc » mais pour toute sortie possible pour lui sera
    une hyper inflation ce qui sera une revanche sur les détenteur de papier ( voleurs)
    Le désamour du papier vert a été et est déjà en route

    COMME TOUT CE QUI EST BASE SUR DU MENSONGE ET LE VOL 
     FINI UN JOUR PAR
    SON PROPRE DECLIN Un jeu de hasard est un jeu dont le déroulement est partiellement ou totalement soumis à la chance. LA il c’est pire il sagit de jeu de dupe escroc pur et dur
    DONC LA FED sera et restera un silmple repaire de brigant ( une fois pas deux)
     les jeux sont faits 
    la roulette est bombé sur le chiffre « 0 » «  » aller Ms Dmd  faites vos jeux !!! RIEN NE VA PLUS !


    • daniel paulmohaddhib 17 janvier 2011 11:14

      Salut Gimo....
      bien vu...oui des voleurs....tous les dirigeants le sont , car l’idee de base est de prelever sur le travail collectif , soit avec pure violence , comme les voleurs de grand chemin , voleurs de la nourriture produite par les paysans...deja on a affaire a des gens qui ne veulent pas travailler....et puis arriva l’argent qui est une violence moins visible pour prelever encore plus sur le vrai travail....
      La fed est un faux monneyeur ,comme la monnaie anglaise, comme la banque europeenne...

      le fond du probleme demeure : l’humain va t’il changer de direction ?
      car la fed en elle meme n’a pas d’existence , elle est une consequence des activites humaines , d’un rapport de force entre maitre et esclave...

      Sujet de toute une vie...


      • gimo 17 janvier 2011 11:34

          daniel paulmohaddhib  
         tu m’as compléter .. !!merci !!
         
         rapport de force entre maitre et esclave. .....
        suite
        . dans ce monde  « la justice » c’est seulement pour
        les crétins de croire qu’il y en a une et que un vote pourra faire changer les choses
        il faut être inconscient pour croire à cela !!!

        tu as tout compris c’est bon sa fait son chemin 
        merci


        • gimo 17 janvier 2011 11:57

           Donner la gestion de l’agent public au politique et BCE ET FERD ET AUTRES

          C’EST COMME DONNER A GARDER les brebis à un LOUP
          un enfant de 5 ans ne le croit pas et pourtant combien de crétin eux le croient

          seul un crétin peut le croire que cela va marché

          tout ces brigands qui se font passer pour des gens super intelligents que dis je
          des simple minables escrocs voila tout dans ce monde de mirage
          ILs sont tuer le travail pour le remplacer par de la fausse monnaie

          CELA EST UN PUREMENT UN  HOLD-UP  SUR LE DOS DES CITOYENS ET SUR LES RICHESSES CREES          UN INSULTE A HUMANITE
          je ne crois pas que je le verrais de mon vivant ( le réveille des citoyens anesthésiers
          espérons le !!!!!!! ma foi !!!!!


          • non666 non666 17 janvier 2011 12:01

            La question ne se pose meme pas.

            La fed est en faillite et depuis longtemps.
            Le dollar ne vaut théoriquement pas plus qu’un billet de monopoly.

            Ce n’est pas un hasard si l’or Monte partout.
            Ce n’est pas un hasard si, en marge du 11 septembre, les coffres de la reserve federale situés sous les tours ont été visités et partiellement vidés.
            Ce n’est pas un hasard si personne n’a fait les inentaires des stock de Fort KNOX depuis des decennies.
            Ce n’est pas un hasard si Sarkozy, comme ministre des finances d’abord , puis comme president de la republique nous a fait vendre notre or pour que nous soyons demunis le jour J....
            Ce n’est pas un hasard si personne n’a regularisé la situation juridique du dollar qui n’a jamais été validée par le senat US, condition pour que le dollar y ait cours legal....
            Quand il va tomber les yankees diront : comme vous, nous sommes des victimes, cette monnaie n’est juridiquement pas la notre....
            Il ne faut JAMAIS sous-estimer la mauvaise foi d’un travesti en robe noire, surtout si il est avocat anglo-saxon.

            Le dollar ne vaut RIEN, la chute est imminente.
            L’Euro va suivre et mieux vaut etre endetté en dollar qu’en Euro quand meme...

            Cherchez les reference de survie « Stratégie alpha ».
            Achetez de la TERRE , de quoi survivre car le choc va etre rude.


            • gimo 17 janvier 2011 13:13

              non 666
              L’Euro va suivre et mieux vaut etre endetté en dollar qu’en Euro quand meme...

              sa va pas  !!!!! si tu es endetté en dollar et avoir acheter des richesse oui !!
              mais si tu as des obligations et des actions tu te retrouves avec des clotinettes

              nuance !!


            • Tassathée Tassathée 17 janvier 2011 14:38

              Ne crois-tu pas plutôt que l’euro précèdera le dollar dans l’ordre de chute ?
              Tu me diras, celà ne changera pas grand chose, mais si, tout de même, les seconds auront le léger avantage d’avoir un temps de répis, même court.


            • plancherDesVaches 23 janvier 2011 13:52

              Très bien vu, Non.
              A croire que tu ne t’es pas fait trop manipuler le cerveau.

              Contrairement à un paquet de gens qui ne réagiront que par la faim et la peur.


            • Tarouilan Tarouilan 23 janvier 2011 14:34

              La FED....... c’est cette entité mafieuse, qui perd 9000 milliards sans s’en rendre compte.... ? c’est une structure d’une nature qui défie l’entendement.... : http://www.youtube.com/watch?v=F6fStVAtCuc


            • epapel epapel 17 janvier 2011 12:02

              C’est ainsi que ses avoirs actuels de l’ordre de 1’000 milliards de dollars en Bons du Trésor lui feraient subir une perte de 100 milliards si leur valeur devait se déprécier de 10%.

              Ça n’est vrai que si la FED les écoule sur le marché, mais faux si elle attend leur échéance et que l’inflation reste faible, or la montée des taux d’intérêt tend à diminuer l’inflation car elle limite la création monétaire.

              De fait, chaque année une partie des bons du trésor arrivent à échéance et est remplacée par de nouvelles émissions au taux d’intérêt du moment.


              • epapel epapel 17 janvier 2011 12:16

                Certes, la capacité thaumaturgique de la Fed à imprimer de la monnaie écarte d’emblée le spectre de sa faillite … à condition que le billet vert demeure la monnaie de réserve mondiale, que ses Bons du Trésor fassent toujours l’objet d’une certaine ferveur de la part de l’épargne mondiale et que l’inflation soit plus ou moins maîtrisée…

                Qui a intérêt à voir ses avoirs en bons du trésor américain ne plus rien valoir ? Personne, or tout le monde sait bien que la fin du dollar en tant que monnaie d’échange et de réserve mondiale entraînerait la dépréciation des bons du trésor américain et l’effondrement de l’économie mondiale (la crise actuelle est une bluette comparé à ce qui arriverait) . Donc tout sera fait pour que ça n’arrive pas.

                Cela dit LEAP pronostique le commencement de l’effondrement généralisé au second semestre 2011, donc il est quand même possible que ça arrive effectivement quelque part entre fin 2011 et 2013 en dépit de tous les efforts pour l’empêcher.


                • Pascain Pascain 17 janvier 2011 13:27

                  On connait tous, jusqu’au fin fond du dernier village Français, la valeur des prévisions des « économistes » :

                  elles se sont toutes avérées fausses...
                  Quand je pense au titres qu’ils s’accordent (Prix Nobel d’éconnomie,...)  :

                  Voici quelqu’un qui a une vision de l’avenir, et pas un « éconnomiste » ne lui arrive à la cheville... :





                • Tassathée Tassathée 17 janvier 2011 14:44

                  Les Chinois les recyclent (les $ des bons us) massivement dans de l’argent métal.
                  C’est en plus le seul gouvernement, à ma connaissance qui affiche une campagne carrément à l’opposé de ce qui se passe chez nous particulièrement : ils demandent à leur peuple d’acheter de l’argent.
                  En France, on vous démarche pour vous piquer vos bijoux...
                  Cherchons l’erreur.


                • labulle 17 janvier 2011 15:30

                  Et la Chine investi à tour de bras ses dollars en ressources, en terres, en infrastructures hors deses frontières : elle transforme sa richesse papier($) en valeurs tengibles avant qu’elle ne valle plus rien. La Chine a lancé les chiens !


                • NEPNI NEPNI 17 janvier 2011 17:04

                  ça fait logtemps, quant même que le LEAP prévoit le commencementde l’effondrement global, ceux qui ont vendu leurs actions en 2009 en pleurent encore.


                • Pyrathome pyralene 17 janvier 2011 12:18

                  Il ne faut pas parler au futur, il faut parler au présent, la FED est en liquidation.....
                  Elle ne tient que par la production massive de faux billet, par les mensonges, par les bilans truqués, et autres tours de passe-passe médiatique.....

                  Le réel déficit US serait de plus de 200 000 milliard de dollars, c ’est pas moi qui le dit c’est lui...

                  Bloomberg Video : Dr. Laurence Kotlikoff economics professor at Boston University, discusses the national debt and unfunded liabilities - Aug. 11, 2010

                  Using CBO data, Kotlikoff says the real national debt is $202 trillion

                  Qui plus est, 4 millions de foyers en passe d’être saisis pour le coup de grâce.....

                  Les carottes sont atomisées....

                  On en est plus à chercher à savoir si ça doit arriver, mais surtout quand......... ??? cette année ??


                  • labulle 17 janvier 2011 15:32

                    Et qu’est-ce qu’il disait ce brillant inutile lors du développement de l’ingénierie financière qui nous a tous mis dedans ?


                  • Pyrathome pyralene 17 janvier 2011 18:18

                    Et qu’est-ce qu’il disait ce brillant inutile lors du développement de l’ingénierie financière qui nous a tous mis dedans ?

                    La même chose que tous les autres.....ya pas meilleur !!  smiley
                    Laissons les requins se dévorer entre-eux, on s’en délecte...... smiley


                  • Philodeme Philodeme 17 janvier 2011 13:47

                    Le président de la FED a refusé au congrès US la possibilité d’aller y compter le nombre de lingots d’or réellement détenus par elle dans ses réserves.

                    Motif cela pourrait entrainer « une panique » ou un terme approchant je ne l’ai plus en mémoire.

                    Pourquoi une panique, sans doute parce que cela ferait prendre conscience au public que les billets ne sont que du vent, ou plutôt qu’ils sont très virtuels.
                    De crise en crise il est probable qu’il faut s’attendre à un retour au réel. C’est à dire qu’avec un dollar (ou un euro) basé sur sa valeur réelle le pouvoir d’achat sera de six à sept fois plus bas. Cela risque de se produire brutalement puisque nos élites politiques et médiatiques ont décidé de le cacher jusqu’au bout ... le jour de l’effondrement financier mondial en quelque sorte.


                    • Aleth Aleth 17 janvier 2011 14:53

                      « 9.000 milliards $ ’égarés’ par la FED »
                      http://www.dailymotion.com/video/x9oibr_9000-milliards-de-egares-par-la-res_news

                      A lire... « Les secrets de la Réserve Fédérale » par Eustace Mullins

                      Ce qui suit est une interview de Ron Supinski, Directeur des relations médiatiques pour la Reserve Fédérale (FED) de San-Francisco, extrait du Livre jaune N°7.

                      Journaliste : M. Supinski, mon pays contrôle-t-il le Federal Reserve System ?
                      M. Supinski : Nous sommes un bureau qui représente le gouvernement.

                      J. : Ce n’est pas ma question. Est-ce-que mon pays contrôle ce système ?
                      S. : C’est un bureau du gouvernement qui a été créé par le Congrès.

                      J. : Le Federal Reserve System est-il une entreprise ?
                      S. :Oui.

                      J. : Mon gouvernement tient-il un inventaire des actes du Federal Reserve System ?
                      S. : Non, ce sont les banques associées qui le font.

                      J. : Les banques associées sont-elles des sociétés privées ?
                      S. :Oui.

                      J. : Les billets de la Federal Reserve Bank sont-ils nantis ?
                      S. : Oui, par les biens de la Federal Reserve Bank, mais principalement par le pouvoir du Congrès de répartir les impôts sur les citoyens.

                      J. : Vous disiez - par le pouvoir d’encaisser les impôts - c’est ce qui garantit les billets de la Federal Reserve Bank ?
                      S. : Oui.

                      J. : A combien s’élève la totalité des biens de la Federal Reserve Bank ?
                      S. : La San Francisco Bank possède 36 milliards $ d’actifs.

                      J. : En quoi consistent ces actifs ?
                      S. : De l’or de la Federal Reserve Bank, et des garanties d’Etat.

                      J. : Quel est le taux d’une once d’or dans ses livres ?
                      S. : Je n’ai pas l’information, mais la San Francisco Bank possède 1.6 milliards $ en or.

                      J. : Voulez-vous dire que la Federal Reserve Bank de San Francisco possède 1.6 milliards $ en or, en tant que banque, le solde de cette fortune sont les garanties d’État ?
                      S. : Oui.

                      J. : Où la Federal Reserve se procure-t-elle les billets ?
                      S. : Ils sont autorisés par le Trésor.

                      J. : Combien la Federal Reserve paie-t-elle un billet de 10 $ ?
                      S. : De 50 à 70 cents.

                      J. : Combien payez-vous un billet de 100.000 $ ?
                      S. : Le même montant, de 50 à 70 cents.

                      J. : 50 cents pour 100.000 $, c’est un profit énorme.
                      S. : Oui.

                      J. : La Federal Reserve Bank paie 20,60 $ pour une valeur nominative de 1.000 $, c’est-à-dire un peu plus de 2 cents pour une facture de 100.000 $, est-ce correct ?
                      S. : C’est bien cela.

                      J. : La Federal Reserve Bank n’utilise-t-elle pas les billets qu’elle paie 2 cents l’unité pour racheter les obligations d’État au gouvernement.
                      S. : Oui, mais c’est aussi plus que cela.

                      J. : Dans l’ensemble, c’est ce qui se produit.
                      S. : Oui, dans l’ensemble c’est vrai.

                      J. : Combien de billets de la Federal Reserve Bank sont-ils en circulation ?
                      S. : II y en a pour 263 milliards $, mais nous ne pouvons rendre compte que pour un faible pourcentage.

                      J. : Où sont passés les autres billets ?
                      S. : Enterrés sous les matelas des gens, et l’argent de la drogue.

                      J. : Depuis que les dettes sont payables en billets de la Federal Reserve Bank, comment pourrait-on rembourser 4.000 milliards $ de dettes publiques avec la totalité des billets en circulation ?
                      S. : Je ne sais pas.

                      J. : Si le gouvernement fédéral récoltait chaque billet en circulation, serait-il mathématiquement possible de rembourser ces 4.000 milliards $ ?
                      S. : Non.

                      J. : Est-ce correct si je dis que pour 1 $ de dépôt dans I’une banque affiliée, 8 $ pourraient être prêtés, avec assez de marge politique ?
                      S. : A peu près 7 $.

                      J. : Corrigez-moi si je me trompe, mais ce seraient 7 $ de la Federal Reserve Bank qui n’ont jamais été mis en circulation. Mais je dirais, par manque de vocabulaire, créés à partir de rien, les crédits et les 2 cents de valeur numéraire n’ont jamais été payés. En d’autres termes, les billets de la Federal Reserve Bank n’étaient pas réellement imprimés et créés, seulement générés comme entrée comptable et prêtés avec intérêt. Est-ce correct ?
                      S. : Oui.

                      J. : Est-ce la raison pour laquelle il n’y a que 263 milliards $ en circulation ?
                      S. : C’est en partie la raison.

                      J. : Est-ce que j’interprète bien quand je dis que la loi qui a été votée en 1913 a transféré le pouvoir de frapper la monnaie du Congrès à une société privée. Et mon pays emprunte maintenant ce qui devrait être notre argent à la Federal Reserve Bank, plus les intérêts. Est-ce correct - les dettes ne pourront jamais être remboursées - sous le régime monétaire que nous avons  ?
                      S. : Dans le fond, oui.

                      J. : Je sens là un piège, pas vous ?
                      S. : Désolé, je ne peux pas répondre à cette question, je travaille ici.

                      J. : Les comptes de la Federal Reserve Bank ont-ils été vérifiés ?
                      S. : Ils sont vérifiés.

                      J. : Pourquoi y-a-t-il une résolution (No 1486) pour une vérification complète des livres par la GAO, et pourquoi la Federal Reserve Bank fait-elle de la résistance ?
                      S. : Je ne sais pas.

                      J. : La Federal Reserve Bank régule-t-elle la valeur de ses billets, et les taux d’intérêt ?
                      S. : Oui.

                      J. : Expliquez-nous comment le système de la Federal Reserve Bank peut être constitutionnel, si seul le Congrès a le pouvoir constitutionnel de frapper la monnaie, de la diffuser et de réguler sa valeur (Article 1, section 1 et 8) ? II n’est écrit nulle part dans la Constitution que le Congrès a le droit de transférer un pouvoir constitutionnel à une société privée, ou bien  ?
                      S. : Je ne suis pas un expert en droit constitutionnel, mais je peux vous conseiller notre département juridique.

                      J. : Je peux vous le confirmer, j’ai lu la Constitution. Elle ne permet pas le transfert d’un pouvoir à une société privée. N’est-il pas spécifié que tous les pouvoirs appartiennent à l’État et aux citoyens, pas à une personne privée ? Est-ce valable pour une entreprise privée ?
                      S. : Je ne pense pas, mais nous avons été créés par l’Assemblée constituante.

                      J. : Etes-vous d’accord avec moi si je vous dis que c’est notre pays et que ce devrait être notre argent, comme le dit la Constitution ?
                      S. : Je comprends ce que vous dites.

                      J. : Pourquoi devrions-nous emprunter notre argent à une société privée qui nous demande en plus des intérêts ? N’est-ce pas la raison pour laquelle nous avons fait une révolution, devenir un peuple souverain avec des droits propres ?
                      S. : (ne veut pas répondre).

                      J. : Est-ce-que ce sujet a été contrôlé par la Cour constitutionnelle ?
                      S. : Je crois qu’il y a une jurisprudence à ce sujet.

                      J. : Y a-t-il eu des cas devant la Cour suprême ?
                      S. : Je pense que oui, mais je ne suis pas sûr.

                      J. : La Cour suprême n’a-t-elle pas confirmé à l’unanimité dans le A.L.A. (Schlechter Poultry Corp. vs US, et Carter vs. Carter Coal Co.) par décret que la corporation est une délégation anticonstitutionnelle du pouvoir législatif ? C’est une délégation législative sous sa forme la plus choquante ; en soi, ce n’est pas une délégation envers un groupe, une corporation ou une société officielle, qui régule de façon désintéressée sans doute ce qui est commun, et de façon intéressée les affaires privées d’une personne. (Carter vs. Carter Coal Co.)
                      S. : Je ne sais pas, mais allez donc voir notre département juridique.

                      J. : Le système monétaire actuel n’est-il pas un château de cartes qui DOIT s’écrouler, parce que les dettes ne pourront jamais être remboursées ?
                      S. : II semble que oui. Je peux vous dire que vous connaissez bien le sujet et que vous voyez clair. Cependant, nous avons une solution.

                      J. : Quelle est cette solution ?
                      S. : La carte de débit.

                      J. : Parlez-vous de I’EFT Act (Electronic Funds Transfer) ? N’est-ce pas inquiétant quand on connaît la capacité des ordinateurs ? II donnera à l’État et à ses délégations, la Federal Reserve Bank inclue, des informations comme : "Vous étiez à la pompe à essence à 2H30, vous avez acheté pour 10 $ d’essence sans plomb à 1,41 $ le gallon. Puis vous avez été au supermarché à 2H58, vous avez acheté du pain, de la viande et du lait pour 12,32 $, et à 3H30 vous êtes allé à la pharmacie où vous avez acheté des médicaments pour 5,62 $". En d’autres termes, vous sauriez quand et où nous allons, combien a payé le grossiste et combien de bénéfice il a fait. Avec ce système EFT vous sauriez tout sur nous. N’est-ce pas inquiétant ?
                      S. : Oui, c’est surprenant.

                      J. : Je sens un piège énorme qui a roulé notre Constitution dans la farine. Ne payons-nous pas une contribution énorme sous forme d’impôts sur le revenu à un consortium privé de banques ?
                      S. : Je n’appelle pas cela une contribution, ce sont des intérêts.

                      J. : Les banques en question ne sont-elles pas assermentées pour défendre la Constitution vis-à-vis d’ennemis de l’intérieur ou de l’extérieur ? La Federal Reserve Bank n’est-elle pas un ennemi de l’intérieur dans ce cas précis ?
                      S. : Je ne dirais pas cela.

                      J. : Nos fonctionnaires de la Federal Reserve Bank sont coupables de favoritisme personnel, ils détruisent notre Constitution, ce qui est une trahison. La peine de mort n’est-elle pas le châtiment pour une trahison ?
                      S. : Je pense que oui.

                      J. : Merci pour les informations et le temps que vous nous avez accordés, si je pouvais je vous dirais d’entreprendre les démarches nécessaires pour vous protéger vous et votre famille, et retirer votre argent des banques, avant que le système ne s’effondre. Moi je le ferai.
                      S. : La situation n’est pas bonne.

                      J. : Puisse Dieu être miséricordieux pour les esprits qui sont derrière ces actions anticonstitutionnelles et criminelles que l’on appelle Federal Reserve Bank. Si les masses toutes puissantes se réveillaient et comprenaient ce tour de passe-passe, elles ne le prendraient pas pour un grain de sable. C’était un plaisir de parler avec vous et je vous remercie pour votre disponibilité. J’espère que vous suivrez mon conseil avant que tout ne s’effondre.
                      S. : Malheureusement, cela ne se présente pas bien.

                      J. : Passez une bonne journée et merci encore.
                      S. : Merci pour votre appel.


                      • millesime 17 janvier 2011 18:38

                        chacun pour soi et SAUVE QUI PEUT... !
                        http://millesime.over-blog.com


                      • JL JL 18 janvier 2011 09:42

                        Aleth, cette excellente transcription de ce dialogue d’anthologie mérite d’être associée à ça :

                        « Un « corporate gouvernment » ce n’est plus le gouvernement qui prend le contrôle des sociétés, c’est le gouvernement qui fusionne avec des sociétés » Les sociétés élitistes (Google, mais aussi la FED) qui ne sont pas dans le libre marché deviennent le gouvernement ».


                      • JL JL 18 janvier 2011 09:47

                        « Corporate government », - corporatisme est une mauvaise traduction parce que connotée syndicaliste - pour ce nom novlangue anglo saxon qui désigne en fait le le fascisme -lui-mêm connoté populiste :

                        La définition du « corporatisme » par Naomi Klein : « la grande entreprise et le gouvernement tout puissant combinant leur formidable puissances respectives pour mieux contrôler les citoyens. » 

                        la définition du fascisme par Mussolini : «  Le Fascisme devrait plutôt être appelé Corporatisme, puisqu’il s’agit en fait de l’intégration des pouvoirs de l’état et des pouvoirs du marché. » Le fascisme est l’évolution naturelle du capitalisme."



                      • Ferdinand_Pecora 17 janvier 2011 16:17

                        Alors que le Bureau du recensement américain vient de révéler que le revenu des 50 Etats de l’Union avait chuté de 31% entre 2008 et 2009, provoquant une cure d’austérité sauvage, l’économiste rooseveltien Lyndon LaRouche a expliqué en réponse à une question d’un sympathisant, comment l’application de la procédure Glass-Steagall permettra de sauver les collectivités locales :

                        Question : Je vois régulièrement sur votre site larouchepac votre désaccord avec les politiques d’austérité appliquées au niveau du gouvernement fédéral, des Etats et des municipalités. Mais je ne comprends pas : quelle alternative ont les institutions publiques dont les dépenses et les dettes excèdent largement leurs revenus ? Certes, une grande partie de la dette peut être annulée grâce à la procédure Glass-Steagall, mais cela va-t-il permettre aux collectivités locales et aux gouvernements de tenir leurs engagements ?

                        LaRouche : Avec Glass-Steagall, l’équivalent de milliers de milliards de dollars de dettes publiques seront transférés sur le compte des spéculateurs ; cette dette ne sera donc plus du ressort des collectivités locales, du gouvernement, ou même des banques de dépôts.

                        Il faut en convenir, la conséquence sera la disparition de la grande majorité des banques d’affaires. Une minorité sera pénalisée, mais cela sauvera la vie de la vaste majorité ainsi que de notre république elle-même. Alors quoi ? Les innocents n’ont pas à payer les dettes de jeu.

                        Ceux qui y perdront sont ceux qui ont joué et spéculé, et ils n’ont aucune base légitime pour venir se plaindre. Ils ont déjà escroqué notre nation de bien trop et depuis trop longtemps ; cette escroquerie arrive donc, maintenant, à son terme, une fin bien nécessaire.

                        Glass-Steagall a sauvé les Etats-Unis en 1933 ; il sauvera à nouveau les Etats-Unis aujourd’hui de ce qui serait autrement une destruction totale.


                        • labulle 19 janvier 2011 15:47

                          Je ne peux donner un quelconque crédit à un Lyndon Larouche qui utilise une photo de son président avec une moustache d’Hitler pour faire le buzz.


                        • Ferdinand_Pecora 23 janvier 2011 20:37

                          @ Labulle

                          Vous dites : « Je ne peux donner un quelconque crédit à un Lyndon Larouche qui utilise une photo de son président avec une moustache d’Hitler pour faire le buzz »

                          Avez-vous seulement essayé de comprendre pourquoi il avait fait ça ?


                        • Pyrathome pyralene 17 janvier 2011 17:47

                          Et pour compléter le tableau, à méditer.......
                          la fin est proche....


                          • millesime 17 janvier 2011 18:36

                            elle est donc pour cette année 2011... !
                            http://millesime.over-blog.com


                          • agent orange agent orange 17 janvier 2011 20:28

                            C’est plutôt souhaitable. I’m FED UP avec la créature de Jekyll island. Le livre d’Edward Griffin n’est pas valable en français, mais celui d’Eustace Mulins est publié par les ed. Retour aux Sources (2010).
                            Sinon il existe une version gratuite en anglais (ici).

                            Depuis 1999, le sénateur Ron Paul milite en faveur de l’abolition de la Fed et le retour du système de l’étalon-or.

                            Pour conclure, Hu Jintao a déclaré aujourd’hui que « la domination du dollar dans le système des devises est une chose du passé ».
                            Ca sent le sapin....


                            • Tuscany 17 janvier 2011 22:14

                              Je ne pense pas que cela peut échouer, le premier devrait échouer statut.
                              Mais félicitations pour l’article.
                              By Tuscany


                              • lagabe 18 janvier 2011 09:16

                                a rapprocher d’un article de l’afp

                                USA : Greenspan craint une crise de la dette dans les deux ans

                                L

                                L’ancien patron de la banque centrale américaine, Alan Greenspan, craint une crise de la dette américaine si la classe politique ne prend pas des mesures rapidement pour réduire l’endettement du pays, dans une interview publiée samedi par le Wall Stret Journal.

                                "La probabilité que nous passions les deux ou trois prochaines années sans problème sur le marché obligataire et sans inflation, se situe vraisemblablement au dessus de 50%, mais pas de beaucoup", a déclaré M.  Greenspan au cours de cette interview réalisée vendredi.

                                Mr.  Greenspan, qui a dirigé la Fed pendant près de 20 ans, jusqu’en 2006, a estimé que le Congrès finirait par adopter un budget prenant en compte un bon nombre des propositions présentées en décembre par une commission parlementaire à la demande de la Maison Blanche.

                                "Je pense que le budget qui a été proposé par Alan Simpson et Erskine Bowles est le genre de budget qui sera approuvé par le Congrès« , a-t-il dit. »La seule question est de savoir si ce sera avant ou après une crise sur le marché des obligations".

                                La Commission nationale pour la responsabilité et la réforme budgétaires, dirigée par l’ancien sénateur républicain du Wyoming Alan Simpson et le démocrate Erskine Bowles, ancien chef de cabinet de Bill Clinton, comprend des représentants et sénateurs des deux partis et des économistes.

                                Elle a recommandé des mesures très controversées, notamment à gauche, comme des coupes dans le budget de la Sécurité sociale et de programmes d’assurance santé fédéraux, et la suppression de 200.000 emplois publics.

                                Le plan de la commission recommande une augmentation de 15 cents par gallon (3,78 litres) d’une taxe sur l’essence. Il propose d’éliminer des exonérations fiscales pour les entreprises et d’imposer un plafond aux dépenses militaires, des mesures susceptibles d’irriter la droite.

                                Au total, la commission souhaite parvenir à un déficit de 2,3% du produit intérieur brut en 2015, contre 8,9% pour l’exercice 2010 qui s’est achevé fin septembre. Elle estime que ses propositions pourraient réduire la dette à 40% du PIB américain d’ici à 2035, contre environ 90% aujourd’hui.

                                Le secrétaire au Trésor des Etats-Unis, Timothy Geithner, a écrit jeudi au chef de la majorité au Sénat pour lui demander de relever le plafond de la dette de l’Etat fédéral américain.

                                Le Congrès avait relevé le plafond de la dette à 14.290 milliards de dollars en février 2010. La dette est actuellement à 13.950 milliards de dollars et le plafond actuel pourrait être atteint « dès le 31 mars », selon M. Geithner.

                                 

                                • JL JL 18 janvier 2011 09:40

                                  Je crois qu’on est entré dans une spirale infernale, que la mèche de la bombe à retardement est allumée !

                                  Je m’explique :

                                  Le mécanisme de la dette et la privatisation de la monnaie ont été minutieusement élaborés et mis en place pour asservir les peuples à une nouvelle aristocratie, celle des nouveaux rentiers.

                                  Toutes les décisions politiques en matière d’économie sont prises dans le cadre de cette stratégie : la prodigalité à l’égard des riches et la rigueur imposée aux classes populaires, sont les deux faces de cette politique.

                                  Et tous les gouvernants occidentaux ainsi que leurs affidés sont les esclaves volontaires joyeux au service de cette gigantesque pompe à phynances. « Néo-pétainistes » est l’adjectif qui qualifie le mieux ces félons.

                                  ---------------------------------------------

                                  Or il se trouve que cette nouvelle aristocratie, à force d’exiger tant et plus, craint d’avoir tué le veau d’or, je veux dire la solvabilité de tous ces esclaves volontaires que sont les contribuables des pays endettés.

                                  Ce meurte du veau d’or se concrétisant par le fait que les peuples, reprenant le pouvoir à l’occasion d’une prise de conscience généralisée, refusent désormais de payer la dette, et même exigent la tête des prédateurs.

                                  Et c’est en prévision de ces révolutions qu’ils ont déclenché la curée, entendez par là : un endettement de plus en plus démentiellement outrancier imposé par ces politiques diboliquement inégalitaires qui leur permettra d’organiser leur fuite à l’instar de Ben Ali qui, en plus de ses avoirs à l’étranger s’était contitué un petit lmagot en or - une tonne et demi !- avec lequel il est parti se mettre à l’abris.


                                  • Montagnais Montagnais 18 janvier 2011 12:37

                                    On peut tout résumer en notant que le tricheur est armé, et bien armé.. Le seul en fait qui soit armé. Tous les autres joueurs ont des pistolets à bouchons. Facts & figures.


                                    Pour compléter les conseils de Non666 : 

                                    - Choisissez bien votre camp, la vie vaut bien une messe..
                                    - De la terre, oui, avec un peu d’armement
                                    - Surveillez bien les mouvements, annonciateurs des évènements.

                                      • bionet bionet 23 janvier 2011 17:29

                                        NON, ce n’est pas dans le programme du FN
                                        Le député de Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg, candidat aux primaires PS pour la présidentielle, a préconisé dimanche sur Canal + "une mise sous tutelle des banques« afin que leurs profits »puissent servir au renflouement des Etats".
                                        http://www.europe1.fr/Politique/Montebourg-mise-sous-tutelle-des-banques-383059/


                                        • BA 23 janvier 2011 23:26

                                          Dette publique des Etats-Unis :
                                          14 069 milliards de dollars, soit 95,72 % du PIB.


                                          http://www.usdebtclock.org/

                                           

                                          La dette publique US.

                                          Une échéance interviendra d’ici deux à trois mois : en avril ou au plus tard au début mai, la dette publique américaine (près de 10 fois celle de la France) atteindra le plafond de 14.300 milliards de dollars fixé par le Congrès.

                                          Les démocrates s’efforceront de faire voter une hausse de ce seuil, les républicains ont promis de s’y opposer.

                                          Si un accord ne peut pas être obtenu, les États-Unis feront défaut sur leur dette.

                                          http://www.pauljorion.com/blog/?p=20697


                                          • rakosky rakosky 24 janvier 2011 01:30

                                            Que va-t-il se passer quand la bulle va éclater ? (…)Comme toujours, les investisseurs cesseront brutalement leurs prêts. Mais cette fois-ci, de grands Etats seront atteints (…).Nous rentrerons alors dans un monde nouveau. Tellement nouveau qu’il semble inconcevable (…). Si le choc se produit, il sera d’une violence inouïe. Il suffit de songer à ce qui se passerait en France si les fonctionnaires n’étaient pas payés pendant des mois (…). Les gouvernants devraient alors très vite faire un choix impossible. Soit ils impriment des billets—mais c’est interdit dans la zone euro (…).Soit ils ne bougent pas,prenant le risque d’une dislocation totale des institutions publiques. Soit ils resserrent l’Etat sur ses missions régaliennes (justice et sécurité),en larguant au privé des pans entiers d’activités devenues largement publiques au fil des siècles, comme l’éducation et la santé (…). Ce scénario peut paraître incroyable. Mais quelle est l’alternative ? Au bout du compte, c’est la démocratie sous sa forme actuelle qui risque de chavirer (…).La faillite à venir des Etats modernes risque donc de submerger non seulement l’économie,mais aussi la politique (…). Le choc serait particulièrement rude en France, où l’Etat constitue le socle de la nation. »
                                            C’est ainsi qu’un éminent spécialiste et partisan de l’économie de marché détaille le scénario de la faillite annoncée du pays, de la misère généralisée et de l’effondrement de la démocratie que prépare la crise actuelle de la dette (Vittori, éditorialiste, mensuel Enjeux Les Echos, janvier 2011). C’est la marche à la barbarie qu’il dépeint. Et cela dans un avenir proche.
                                            Y a-t-il une alternative ? Non, prétend Vittori. De son côté, Patrick Bessac, porte-parole du Parti communiste français,déclare ce 7 janvier : « Sortir de l’euro et de l’Union européenne serait absolument désastreux pour les travailleurs. » Tandis qu’Arnaud Montebourg, dirigeant du Parti socialiste, président de conseil général, n’hésite pas à affirmer trois jours plus tard : « Les départements sont en grave difficulté financière. J’ai été obligé de prendre des décisions un peu à la grecque,à la Papandréou, avec des diminutions drastiques des dépenses et des augmentations excessives des impôts pour sauver mon département. Je me sens un devoir de poursuivre cette œuvre. »
                                            On le voit : refuser de rompre avec l’Union européenne, la dette et son remboursement, c’est s’engager sur une voie qui conduit des responsables de « gauche » à organiser eux-mêmes les mesures de destruction dont Vittori indique qu’elles conduisent à la barbarie.
                                            Pas d’alternative ? Si. Cette alternative a un point de départ : la rupture avec l’Union européenne et l’euro, l’annulation de la dette, le refus de tout consensus sur les plans de rigueur et contre-réformes dictés par « la nécessaire réduction des déficits publics ». C’est la voie de la défense pied à pied des droits, des garanties et des revendications ouvrières. C’est la voie de la défense et de la reconquête de la démocratie par la rupture avec les institutions de l’Union européenne et de la Ve République.

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