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Accueil du site > Actualités > Economie > La fin de notre système de retraites

La fin de notre système de retraites

La France serait-elle l’un des premiers pays européens en voie de rétrécissement ? Je peux ironiser, me moquer, provoquer, faire des reproches aux générations précédentes et être en colère. Trentenaires, c’est nous qui n’aurons pas de retraite, en espérant que nous remettrons le système debout pour que nos enfants la redécouvrent, peut-être.

Aon Consulting a publié le Baromètre européen des retraites 2006. Je vous en conseille la lecture. Bilan : la France est le 22e pays de l’Union européenne pour la pérennité de son système de retraite.

Selon cette étude, la France ne réunirait plus aujourd’hui toutes les conditions pour couvrir le coût des retraites de ses seniors. Notre pays se situe à la 22e position des 25 pays de l’Union européenne juste devant la Slovénie et la Belgique, lanternes rouges du classement.

Anticiper le financement des retraites

Palmarès : dans le rôle du pays scandinave, le Danemark sort 1er du classement, suivi de l’Estonie, de l’Irlande, de la Lituanie, des Pays-Bas et du Royaume-Uni.

Le contre-exemple du Portugal

Situé au 1er rang l’année dernière, le Portugal redescend au 13e rang du fait de :

  • l’allongement de l’espérance de vie au Portugal : un facteur commun à la France, où en un siècle ce chiffre est passé de un à plus vingt ans. Signe d’une considérable amélioration de nos conditions de vie, est-ce le signe qu’en vivant plus longtemps dans une meilleure forme et un confort accru, nous devrions envisager plus sereinement un départ à la retraite plus tardif qui sera de toute façon inévitable ?
  • La mise en place de systèmes de retraite par capitalisation dans d’autres pays de l’Union européenne : l’unique modèle de la répartition ne suffit plus et doit nous encourager pour le coup à regarder ce qui se fait ailleurs.
  • La prise en compte de nouveaux pays dans le champ de l’étude : le catapultage d’une partie des nouveaux entrants dans l’Union européenne dans le haut du classement s’explique principalement par une espérance de vie à la retraite moins longue. Peut-être un signal supplémentaire pour soigner notre politique d’immigration - choisie comme partout ailleurs -, notre taux de natalité (des idées ?) et l’emploi des seniors.

L’étude révèle que les pays qui s’en sortent, comme le Danemark et l’Estonie, ont repoussé l’âge du départ à la retraite. La France, la Belgique et la Grèce, pour avoir fait tout le contraire, se retrouvent en difficulté. Dans ces pays, malgré une prise de conscience et la mise en place de nombreuses réformes, la restauration d’un régime de retraite viable sera longue et laborieuse. Accroissement de l’espérance de vie, départ en retraite précoce, aucun régime de retraite sur-complémentaire. Dans la même démarche d’anticipation, j’aurais ajouté : douloureuse...

Un grand nombre des pays de l’Union européenne devraient donc suivre l’exemple du Danemark, qui a repoussé l’âge légal de la retraite et instauré un système de retraite complémentaire par capitalisation.

age-moyen-depart-retraite.jpg

Le Conseil d’orientation des retraites propose d’allonger la durée de cotisation dans les régimes spéciaux.

http://www.lesechos.fr/patrimoine/banque/300128778.htm

Est paru, à quelques semaines d’intervalle, le rapport du Conseil d’orientation des retraites du 10 janvier 2007 (je ne l’ai pas lu, 211 pages). Les Echos de pointer des inégalités persistantes entre cotisants : L’égalité entre hommes et femmes, les désavantages dont souffrent les personnes aux carrières accidentées et les polypensionnés, ainsi que les inégalités créées par le développement de l’épargne retraite. Surtout, le rapport évoque les régimes spéciaux, non réformés en 2003 : EDF-GDF, SNCF, RATP, marins, mineurs, notaires, Banque de France.

Clairement, s’il est des choses pour lesquelles nous ne puissions rien faire qu’avoir recours à la solidarité inter-générationnelle au sein des familles et à l’existence de mécanismes de sauvegarde pour les plus faibles et les plus vulnérables au niveau de la société, nous pouvons en revanche réformer les régimes spéciaux, et globalement la fonction publique, afin que la différence public/privé, elle, disparaisse.

L’article poursuit sur le financement de la revalorisation même des retraites, car en raison de la durée pendant laquelle nos parents la toucheront - et que je souhaite la plus longue possible - ce coût ainsi que celui encore plus important des petites pensions devra trouver des financements nouveaux. Puisqu’il s’agira d’un prélèvement, gageons que c’est l’augmentation de la base et non celle du taux qui permettra ces petites folies.

Réformer

Les données démographiques et le fait qu’on ait fermé les yeux depuis quarante ans sont des faits. Si le jeunisme et les difficultés rencontrées dès quarante-cinq ans sur le marché de l’emploi en sont d’autres, on me murmure à l’oreillette que ces dix dernières années, nous avons bien accéléré notre course vers le mur, avec les trente-cinq heures et la retraite à cinquante ans. A propos de ces suicides sociaux, je vous conseille la lecture - certes pas très joyeuse car très réaliste - du blog de JDCh et de son article sur le sujet : Retraites : situation pire qu’attendue. Quelle surprise !

nombre-cotisants-retraite.jpg

Le paragraphe suivant est tiré de l’Observatoire des retraites, Le dossier retraites, novembre 2001 :
http://www.observatoire-retraites.org/observatoire/rubriques/dossiers/Dossiers_ay/financement.htm

Que faire ?

Il n’existe que trois solutions.

  • Payer plus. C’est ce que l’on a fait pendant longtemps en augmentant les cotisations. Le patronat estime aujourd’hui avoir atteint la limite et refuse désormais cette solution.
  • Baisser le niveau des retraites par rapport aux salaires. C’est ce que l’on fait depuis une dizaine d’années en indexant les retraites sur les prix et non plus sur les salaires nets, voire en bloquant les revalorisations. C’est aussi l’objectif de la réforme de 1993 du mode de calcul de la pension de sécurité sociale : vingt-cinq meilleures années et non plus dix meilleures années, ainsi que des accords Agirc et Arrco de 1996.
  • Repousser l’âge de départ en retraite. C’est l’enjeu principal des années à venir.

Ce à quoi j’ajouterai aujourd’hui, car on commence à pouvoir le dire sans être lynché :

4) mettre à niveau privé/public. Tout de suite.
5) réduire le nombre de fonctionnaires, et donc de retraites à 100% à notre charge et sur le dos de ceux qui nous suivent, dont j’entends déjà les questions et les reproches...

Ressources :


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318 réactions à cet article    


  • Bruno (---.---.109.53) 19 janvier 2007 08:39

    Le premier qui dit la verité

    il doit etre executé

    Le premier qui dit la verité

    il doit etre fou a lier

    (Guy Beart)

     smiley


    • Julot (---.---.208.241) 19 janvier 2007 15:57

      Que voulez vous, cela fait 10 ans que les libéraux repêtent que ce système de retraite n’est pas viable. Et moi avec eux.

      On s’est tellement fait traiter d’ordures en dénoncant cela, que franchement, j’en arrive à n’en avoir plus rien à foutre.

      Je mets mon fric de coté. J’aurai ma retraite de ma propre poche. Les autres se débrouilleront comme des grands, puisqu’ils savent donner des leçons, je suis certain qu’il sauront comment nourrir 10 vieux avec l’argent d’un seul jeune.

      A la décharge des francais, il est vrai qu’on leur a caché tout ca dans les médias. Très triste que cela...

      A bon entendeur salut.


    • (---.---.29.36) 19 janvier 2007 16:43

      On nous a dit pendant plus de trente ans que l’immigration était une chance, que les immigrés allaient payer nos retraites, et que ça règlerait le problème de la pyramide des âges. Maintenant que nous y sommes, on n’en dit plus mot. Sauf qu’il faut travailler plus longtemps. Nous aurait-on menti par hasard ?


    • (---.---.243.175) 19 janvier 2007 18:01

      « Repousser l’âge de départ en retraite. »

      Non bien sûr qu’il y a d’autres solutions et que l’on ne voit que le bout de son nez en disant cela.

      Car que direz-vous aux jeunes qui seront rentrés tard sur le marché du travail et qui accumuleront des années de chômages !!!!!

      Le monde évolue à côté, il n’est pas figé, et il faut prendre en compte cela : le progrès technique fait que dans les sociétés occidentales c’est inévitable on a moins besoin d’embaucher. Ce n’est donc même pas une question d’âge de départ à la retraite puisque de toute façon il n’y aura pas de travail pour tout le monde (on ne ferait que travailler toujours les mêmes pendant de nombreuses années alors que d’autres vont être au chômage une grande partie de leur vie). Il faut prendre en compte l’inactivité comme une conséquence du développement du capitalisme : on peut s’en réjouir puisque c’est ce vers quoi on tend tous philosophiquement : avoir du temps libre pour vivre (et non pas travailler rappelons-le). C’est donc une question pure de redistribution. Le secteur de la finance devrait être structuré pour contribuer directement à cette redistribution ? je vous invite à lire André Gorz sur ce sujet (« Les chemins du paradis » par exemple).

      S’il n’y a aucune garantie pour les jeunes aujourd’hui pour leur future retraite, la question devient pour eux : ne faudrait-il pas rompre totalement les liens de redistributions de solidarité aujourd’hui (en gros : laisser tomber les vieux) puisque ces jeunes vont payer pour un système de retraite dont ils ne bénéficieront pas à leur tour au moment venu. La situation a changé pour tout le monde : sauf que les jeunes aujourd’hui par rapport aux jeunes d’hier accèdent difficilement au marché du travail, accèdent difficilement à la propriété (et payent aux jeunes d’hier des loyers démesurés), ont des salaires de misère après avoir accumulé des périodes de stage, et désormais n’auront peu ou pas de retraite. Les jeunes d’aujourd’hui n’ont donc rien à perdre pour faire pression pour sortir du système. Comment faire ? Descendre dans la rue...


    • jlouis (---.---.145.94) 21 janvier 2007 22:33

      Candidat aux legislatives 2007 a Luneville pour Alternative Liberale, je fais la proposition suivante (qui n’est pas une proposition officielle d’Alternative Liberale), proposition qui ne resoudra pas tout loin de la, mais qui est peut etre un debut de solution de ce grave probleme :

      Permettre aux familles de choisir le deal suivant : Si les enfants prennent en charge leurs parents en retraite a la maison, alors les parents s’engagent a ne plus toucher leur retraite, en contrepartie, le montant de la retraite verse aux parents est deduite des impots des enfants.

      Ce choix est un veritable engagement VOLONTAIRE de solidarite. N’est on pas d’abord solidaires avec notre propre famille ? Nos parents nous ont ils pas pris a charge pendant 20 ans au moins et n’est ce pas quelque part juste de les prendre en charge en retour ?

      Personnellement, je ne crois qu’en la solidarite (et a la fraternite) lorsque celle ci est volontaire.

      Je connais des gens dont les parents n’ont en fait aucune retraite (bien souvent parce que ce sont des immigres arrives en France tardivement et qui n’ont pas pu cottiser toutes leurs annees de travail en France). Dans bien des cas, ce sont les enfants qui les prennent a charge. N’est ce pas de la veritable solidarite, ces immigres ne montrent ils pas l’exemple ?

      J’ai ete choque en 2003 que nombre des vielles personnes decedes etaient des personnes isolees, completement abandonnes de leurs enfants, soit disant parce que l’ETAT NOUNOU S’OCCUPE DE LEUR RETRAITE. Je me souviens du maire de paris devant enterrer je ne sais combien de corps abandonne par leur famille. Je crois que l’assistanat de l’etat incite les individus a l’egoisme.

      Je reviens a ma proposition : de tout temps, les parents ont fini leur vie avec leurs enfants. Pourquoi ne pas revenir a cette facon de vivre ?

      Ce que l’Etat n’aura pas pu faire, nos familles le sauront et repareront les betises faites par nos politiciens de droite comme de gauche ces 30 dernieres annees qui nous ont fait croire ET CONTINUE DE LE FAIRE que l’etat va tout arranger.

      Je ne sais plus qui disait que l’on devient Adulte lorsqu’on a ses parents a charge. Qqun pourra peut etre me repondre dans un commentaire...

      Jean-Louis GUENEGO - http://www.luneville-libre.fr


    • giordano bruno (---.---.248.210) 24 janvier 2007 17:38

      Il faut peut être se rappeler que nous, les seniors d’aujourd’hui, ex baby boomers, avont payé (et parfois, continuons de payer ) les retraites d nos parents, ce qui est une excellente chose, puisque rien n’était prévu pour eux ... !!!! Il faut donc que vous, les plus jeunes, relativisiez, sachez que l’arithmétique ne résout pas tout (loin de là ) surtout dans la démographie (sujette aux accidents des maladies et des guerres que nous auront encore à subir). La vie n’est pas un long fleuve tranquille, la solidarité est une valeur, le « moi je m’en fou, j’ai tout prévu », ça ne marche bien qu’au cinéma. Cordialement


    • giordano bruno (---.---.248.210) 24 janvier 2007 17:39

      Il faut peut être se rappeler que nous, les seniors d’aujourd’hui, ex baby boomers, avont payé (et parfois, continuons de payer ) les retraites d nos parents, ce qui est une excellente chose, puisque rien n’était prévu pour eux ... !!!! Il faut donc que vous, les plus jeunes, relativisiez, sachez que l’arithmétique ne résout pas tout (loin de là ) surtout dans la démographie (sujette aux accidents des maladies et des guerres que nous auront encore à subir). La vie n’est pas un long fleuve tranquille, la solidarité est une valeur, le « moi je m’en fou, j’ai tout prévu », ça ne marche bien qu’au cinéma. Cordialement


    • giordano bruno (---.---.248.210) 24 janvier 2007 17:43

      Les immigrés devraient faire votre tracail et payer vos retraites ??? !!! vous trouvez cela normal ????


    • Monolecte Monolecte 19 janvier 2007 09:00

      J’avions pu comprendre que ces 10 dernières années, nous avions nettement plus fait de gosses que prévus. Et les prévisions d’il y a 10 ans prévoyaient une baisse de la population active que nous attendons toujours.

      Quand on voit la marge d’erreur sur 10 petites années, on ne peut que rigoler en pensant à la validité de prévisions s’étalant sur 2 ou 3 générations.

      Donc, cette histoire de retraite est une pure question idéologique !


      • matéo (---.---.203.7) 19 janvier 2007 17:14

        Houla Hupe barbatruc

        Monolecte possède une pensée déductive puissante. Le ressenti, les sensations ne remplaceront pas en la matière, les données INSEE. Ouais, je sais c’est con, trivial et bourrin, mais de temps en temps, ça ne sert à rien de réinventer l’arithmétique, chère Monolecte.

        Même pour plaider que la réalité, on s’en bat les flancs. Ca, c’est votre problème, mais éviter de polluer le fil avec ce genre de sortie révélatrice de ce que l’on nomme : « le faux bon sens ».

        Vous faites pas de noeuds au cerveau : allez sur INSEE et regardez la pyramide des âges.

        Et puis, si tel était votre débat, dites-vous un truc simple, cette histoire de passage de 4 actifs pour 1 retraité à 1 actif pour un retraité ne fait plus débat en France. Sur ce sujet, et exclusivement sur celui-ci, droite et gauche n’ont pas de débat sur le réel.

        Je sais, c’est pas facile pour quelqu’un « à qui on ne la fait pas », mais parfois il faut savoir se dire : « c’est comme ça ».


      • Sam (---.---.63.149) 19 janvier 2007 21:16

        cette histoire de passage de 4 actifs pour 1 retraité à 1 actif pour un retraité ne fait plus débat en France. Sur ce sujet, et exclusivement sur celui-ci, droite et gauche n’ont pas de débat sur le réel

        C’est bien ça le problème. Sur un sujet qui engage la vie de tous les français, il n’y a ps débat. Ou plutôt nos zélites ferment le débat.

        En l’occurence, c’est toi qui utilises le faux bon sens. Ta démolition est tout à fait péremptoire. Faut-il rappeler que même si la pyramide des ages INSEE indique tels chiffres, il y a plusieurs solutions pour pallier la difficulté.

        Observer, présenter et faire choisir les français la/les solutions valables et perennes pour régler un problème, c’est ça la politique, normalement.

        Cantonner les choses aux affirmations d’experts auto-proclamés, sans discussion, sans acceptation de la moindre contradiction, comme celà a été pratiqué pour le plan retraite de Fillon - Fillon qui n’hésite pas, en passant, à se payer un we à plusieurs milliers d’euros à nos frais chez un élu qui l’invite, nous rapporta joliment le Canard, pour, ensuite nous inviter à la rigeur - et surtout habiles à saisir le vent coercitif qui souffle pour faire payer les français n’est pas la bonne solution, mais une allégeance à la marchandisation.


      • koudou 20 janvier 2007 03:03

        Je vous trouve bien péremptoire, Monsieur ...

        Car malheureusement, les choses sont encore plus rustiques que vous ne voulez le faire croire avec les « autres solutions ». Cette rusticité des choses vient du système tant vanté et qui était plus qu’une religion il y a une vingtaine d’années alors que la pyramide des âges que vous tentez de nier était déjà connue.

        Car le régime de la retraite par répartition est simple : c’est l’argent des cotisants d’aujourd’hui qui paye les retraités d’aujourd’hui. Ne vous y trompez pas si vous nourrissiez quelque espoir : l’argent que vous versez aujourd’hui ne vous garantit pas une retraite demain.

        Dans mon pays d’origine, en Chine, on appelle cela tenir le tigre par la queue. Vous ne pouvez plus rien faire, et en tout cas pas lâcher le tigre qui vous dévorerait. Et le tigre, il devient de plus en plus furieux et essaye de vous attraper ...

        Par rapport à la période la mise en place il y a deux fois plus de gens qui percoivent la retraite pour deux fois moins de gens qui participent. En moyenne, cela fait 4 fois moins.

        Il y a effectivement des méthodes pour tenter de camoufler la catastrophe :

        - donner moins à ceux qui reçoivent
        - diminuer le nombre de ceux qui reçoivent
        - faire donner plus à ceux qui payent (salarié et entreprise)
        - faire des dettes

        Tout a déjà été utilisé. Et la fameuse pyramide des âges et les statistiques dont vous ne voulez pas entendre parler disent toujours la même chose : cela ne va pas aller en s’améliorant.

        Finalement, la canicule qui a provoqué tellement de décès chez nos anciens a été un bienfait du point de vue de l’équilibre des retraites. Il nous faudrait maintenant une bonne grippe qui s’attaque plus au seniors qu’aux jeunes. Et c’est avec le déni des statistiques dont vous perpétuez la tradition qu’on en est arrivé là.

        On est est - ô comble de l’horreur - à suggérer aux salariés qu’il pourrait être bon d’épargner en plus avec une retraite par capitalisation ... Vous rendez-vous compte ? Proposer au peuple d’aller se constituer un matelas pour les vieux jours au lieu de tout donner pour payer les retraites actuelles simplement parce qu’il faudrait arrêter de creuser le déficit ?

        Je comprend que les statistiques vous énervent : on ne peut pas discuter avec les statistiques. Mais cela ne vous autorise pas à tomber à clavier raccourci sur un défendeur des dites statistiques en nous faisant croire qu’elles en comptent pas et que le régime des retraites va bien.

        Car c’est faux : le régime des retraites va très mal !


      • (---.---.16.64) 20 janvier 2007 15:36

        Certains politique parlent déjà d« une »CSG retraite". Et un prélèvement obligatoire de plus, un !


      • (---.---.203.6) 20 janvier 2007 16:21

        A monolecte : il suffit de cesser tous les versements de retraite et ceci dès aujourd’hui. Le problème n’existe plus.. !


      • andree2 (---.---.215.100) 21 janvier 2007 10:44

        Vous pouvez aussi vous suicider, comme ça vous ne cotiserez pas


      • L'enfoiré L’enfoiré 21 janvier 2007 15:33

        @Koudou,

        Bonne analyse surtout qu’elle est apportée avec un langage imagé chinois à la base. La période de travail se raccourcit par les deux bouts. Le début de carrière est de plus en plus tardif dû à la longueur extensible des études. La fin de carrière par la volonté d’en finir le plus tôt avec des gens qui commencent à coûter trop cher par l’ancienneté. Vouloir continuer à travailler plus tôt pour apporter son obole au système social ou plus longtemps en oubliant que les employeurs sont enclin de sortir du système « low-cost » actuel sont des chemins de l’absurdité. Même en voulant rester sur le « bateau » du travail avec le maximum de motivation, cela reste un vœu pieu mais complètement asynchrone. « Diminuer salaires et retraites » ne résout rien. Il faut faire tourner la machine et sans le sous pas d’achat. « Diminuer le nombre de ceux qui reçoivent », c’est retourner dans le passé asocial. Bye bye les classes moyennes et le désir d’entreprendre. Ca a commencé d’ailleurs dans ce sens. Comment trouer la balle qui se transfère de main en main de génération en génération ? Si la pension n’était plus payée, personne ne cotiserait plus pour sa propre fin de vie. « Faire des dettes », c’est évidemment la solution secure dans l’immédiat. Après nous les mouches.

        Le cimetière des éléphants où ceux-ci viennent se reposer une dernière fois peut s’envisager quand il n’y a pas d’argent nécessaire pour se nourrir, surtout quand il dévalue en permanence. Les fonctions vitales ont de ses contraintes...


      • L'enfoiré L’enfoiré 21 janvier 2007 15:49

        J’oubliais : Y-t-il des P&L (« Profit and Loss » ou calcul de pertes et profits) qui ont déjà été établit par personne ?

        Si ce n’est pas en balance, en + ou en -, il y a problème. Le jour du décès de l’individu, un calcul global et on obtient un résultat comptable de « vie ».

        Je suppose qu’il y a beaucoup d’autres paramètres que les cotisations et pensions à prendre en compte comme l’apport apporté en supplément à l’ensemble.

        Je m’en vais faire un calcul... smiley


      • parkway (---.---.18.161) 22 janvier 2007 10:53

        « C’est bien ça le problème. Sur un sujet qui engage la vie de tous les français, il n’y a ps débat. Ou plutôt nos zélites ferment le débat. »

        les financiers et les politiques ne sont pas fous !

        s’ils n’en parlent pas, c’est que ça les arrange.

        avant de taper sur les pauvres français assistés, il faudrait pouvoir pouvoir s’informer vraiment.


      • (---.---.112.190) 22 janvier 2007 13:01

        « Quel que soit le système de retraite, répartition ou capitalisation,il s’agit toujours d’un système de prélèvements effectués sur la production des actifs, pour verser des pensions à des non-actifs. »

        C’est effectivement le cas, la capitalisation ce n’est pas une épargne (imagine épargner pendant 40 ans, 25 à 50% de tes revenus) mais des placements financiers.

        Si tu prélève du PIB sur les salaires (cotisations sociales) ou sur les bénéfices (dividendes), si le ratio actif/retraité est mauvais le problème reste le même.

        Une solution, pas proposé par l’auteur, consiste à développer des emplois fortement productif plutôt que de maintenir beaucoup d’emploi peu productif.

        http://www.insee.fr/fr/ffc/ipweb/ip1092/ip1092.html

        population globale stable population active stable population âgé qui montent

        donc moins de jeunes (moins d’école, de prof, d’allocation parentale, etc...) mais plus de maison de retraite, allocation retraite.

        Cela s’appel un faux problème


      • (---.---.139.139) 19 janvier 2007 09:28

        S’il n’y avait que cela...

        Il y a des mathématiques et des lois physiques, que nous connaissons depuis des lustres !

        Règle 1) pour les chiffres, c’est facile, nous ne les comptons plus, dépasser un seuil.

        Règle 2)pour la physique, nous avons inventé l’économie virtuelle !

        Tant que les banques suivent... (2000 milliards de dettes... et aucun responsable, alors pourquoi pas 5000, ou 10000, après on ne compte plus, règle 1...)

        Cela s’appelle création de richesse ! enfin pour certains...

        Vous voyez, ils sont bons nos fonctionnaires !

        Le chômage n’est plus un problème, c’est même une solution ! Plus de retraites !

        Vous avez le droit, après le droit opposable, après le droit imposable, après le droit déposable, après le droit superposable, après le droit hypersuperposable, après le droit archisuperposable,...

        Vous voyez, nous en avons de la marge ! Faites confiance aux experts ! Et n’oubliez pas de payer leurs retraites...


        • Bill Bill 19 janvier 2007 10:14

          Les politiciens ne se sont pas occupés du problême pour une raison toute simple : les baby-boomers votent nombreux ! On aurait pu relever l’age de la retraite d’une année pour commencer, ou de deux, ce n’est pas plaisant, mais enfin, ç’aurait été un début de commencement ! C’est peut-être ce qui fait que les trentenaires sont fachés... pas réjouissant de payer des retraites dont on ne profitera (très) probablement pas, en supportant le chomage, les délocalisations et tout cela dans des situations plus instables ! il y a comme un sentiment de se faire avoir !

          Les baby-boomers pourront ils profiter longtemps de leur retraite, combien de temps pourra t’on la leur verser ?

          Je suis convaincu qu’après que les baby-boomers seront en retraite, on avancera l’age de la retraite à 65 ans ! Tant pis pour nous ! Et puis ils ne faut pas les facher, ils pourraient voter sévèrement !

          Bill


          • Marie Pierre (---.---.218.252) 19 janvier 2007 10:36

            Bill,

            Il y a souvent confusion entre âge de la retraite et durée de cotisation. Dans le privé, on peut partir à 60 ans, à condition d’avoir 40 années de cotisation (37 1/2 avant). Le calcul de la retraite est effectué sur les 25 meilleures années (10 avant). Il y a donc déjà eu une profonde modification des retraites du privé, mais pas de soulèvement. En ce moment, tous - y compris les babyboomers qui ne sont pas encore en retraite - payent pour les régimes spéciaux.

            Si de nombreux babyboomers peuvent partir à 60 ans, c’est qu’ils ont commencé à travailler bien plus tôt que maintenant. 18 ans était un âge normal pour travailler, la majorité ne faisant pas d’études supérieures.


          • Bill Bill 19 janvier 2007 10:51

            Chère Marie-Pierre, je ne voulais fustiger personne ! Et je sais que cette génération a travaillé dur aussi dans sa vie ! Et qu’elle continue à le faire...

            Je regrette juste qu’on ait pas pris les devants plus tôt, puisque tout le monde risque d’en patir, les retraités autant que les autres !

            L’Etat ne fache personne, même pas ses fonctionnaires !

            Bill


          • Bill Bill 19 janvier 2007 11:38

            Marie-Pierre,

            Un peu pressé tout à l’heure, je n’ai pas répondu entièrement.

            Oui, c’est vrai que nos générations commencent à travailler plus tard, ce qui n’arrange pas les choses ! Mais aussi pourquoi pousse t’on les jeunes gens à étudier longtemps pour des résultats parfois médiocre et incertain quant au travail qu’ils vont faire ? A quoi bon baisser le niveau scolaire pour avoir le plaisir d’afficher 80% de bachelier ? alors que des études pratiques, l’apprentissage par exemple leur donnerait une vraie formation !

            C’est toute la société qu’il faut repenser ! Et tu as parfaitement raison ! Les baby-boomers commençaient à travailler plus tôt ! Ca leur permettait aussi de se sauver plus vite de leurs parents ! Pas une mauvaise chose ça non plus !!!

            Bill


          • equité (---.---.52.140) 19 janvier 2007 16:06

            Tout à fait d’accord Bill. Cette génération d’enfants gâtés (ce qui est normal après une guerre) a profité de la vie en nous offrant une entrée dans un monde du travail en crise et des salaires minables. Ils vont donc continuer sur la même logique, à leurs enfants de récupérer la dette, des retraites à 68 ou 70 ans etc... et peut être des jours de solidarité pour que l’on puisse venir s’occuper d’eux dans leur grand âge. Y a-t-il vraiment une solution ?


          • koudou 20 janvier 2007 03:14

            Le problème principal n’est pas là. Ce que vous décrivez est une méthode de calcul pour savoir qui peut partir en retraite et dans quelles conditions.

            Le problème est la façon dont est conçu le système de retraite en France : la répartition exclusivement.

            Pour tenter de donner une image, c’est comme si à chaque repas, on avait un gateau à partager. Au début, un gateau de 8 parts pour 8 convives. Parfait.

            Mais aujourd’hui, le gateau est deux fois plus petit et il faut le partager entre 16 convives. Car c’est ça la répartition : peut importe combien de gateaux vous avez donné hier et peu importe la taille qu’ils avaient : ce sont d’autres qui l’ont bouffé. Aujourd’hui, il y a un petit gateau, et vous êtes 16 à le partager.

            On peut décider de combien de temps vous aurez le droit de participer au partage, de savoir comment un nouveau aura le droit de venir partager le gateau, cela ne changera rien au fait que le gateau est petit, qu’on est trop à devoir le partager et que demain, il sera encore plus petit, et il y aura plus de monde qui aura droit à un bout.

            Il est là le problème de la retraite à la française.


          • pragma (---.---.138.45) 20 janvier 2007 11:24

            Et si le gateau était effectivement partagé en 16 parties ?

            Autrement dit, si on ne redistribuait que les recettes de cotisations de l’année, sans garantir le niveau de la retraite de base, ni une revalorisation annuelle ?

            Ce serait là le vrai système de répartition ! Et il n’y aurait pas de déficit du régime, sauf les recalages d’une année sur l’autre !


          • (---.---.230.233) 20 janvier 2007 14:06

            @ equité

            Enfants gatés, je rève !
            - Oui il y avait du travail, minimum 48h par semaine, souvent 60h ! Le pied pour la vie de famille et les loisirs.
            - Le travail en usine pouvait être physique d’une façon actuellement inimaginable
            - La sécurité sur les postes de travail n’a commencé à être pensée que vers 1975
            - On arrêtait l’école apres le brevet et même si on possédait un savoir faire concrétisé par de la promotion, (c’est vrai il y avait l’ascenceur social) on s’est fait déboulonner ou au moins bloquer vers 1990 par les jeunes diplomés qui sont arrivés en voulant tout casser... Ils y sont arrivés !
            - Maintenant on est des salauds ! Pourtant on a travaillé pour que nos enfants ne connaissent pas les mêmes problèmes que nous

            NB : On a aussi connu des crises
            - 1960-65 crise du textile, fermeture des tissages et filatures des dixaines de milliers d’emplois supprimés.
            - 1980 environ : crise de la sidérurgie
            - 1983 60% des fabriques de meubles ont déposé le bilan
            - 1978-85 début des délocalisations dans la confection, effondrement des emplois...

            Seulement on ne pleurait pas on retroussait nos manches et on repartait sur de nouvelles pistes...


          • (---.---.203.6) 20 janvier 2007 16:41

            A équité : D’abord bravo pour ce pseudo., le plus beau à mon avis. L’ équité devrait remplacer « l’égalité » cela serait plus juste et permettrait de remettre les pendules à l’heure. Une société avec « liberté,équité,Amour » ’(des autres et pas de soi-même) permettrait certainement de pouvoir réussir à s’occuper des plus faibles en premier ,puis tous les autres devraient se mettre au travail : l’équité réglerait les problèmes. Tout le monde aurait son dû et pas plus ,l’argent,cette énergie circulerait convenablement .L’argent ne serait plus accumulé aussi facilement .(tout courant électrique par exemple accumulé dans un corps provoque des dégats considérables ,et ne peut donc être accumulé facilement).Avec tout le travail qui n’est pas fait dansnotre pays, nous n’avons plus besoin d’autant de retraités ,(cette saloperie meurtrière de retraite que je vois approcher et qui fait mourir tant de Français ). Il faut être bien paresseux pour ne pas voir le travail qui s’accumule et que l’on va laisser à nos enfants qui nous auront entendus nous plaindre toute leur vie !


          • andree2 (---.---.215.100) 21 janvier 2007 10:53

            C’est ça le drame : les jeunes ne peuvent pas travailler tôt : on leur demande un niveau d’études élevé pour un travail inintéreessant et mal payé, de faire des stages non payé, ont des difficultés de trouver un emploi, et souvent en CDD. Je comprends qu’ils se révoltent. Il s n’ont donc pas la possibilité d’être autonomes et de se prendre en charge, ce qui est l’objectif lorsque l’on est adolescent


          • andree2 (---.---.215.100) 21 janvier 2007 10:57

            Ce qui est regrettable, c’est que Balladur (en 93) quand même ait pris une mesure qui défavorisait le privé par rapport aux fonctionnaires, au lieu d’ouvrir le débat et d’être équitable


          • andree2 (---.---.215.100) 21 janvier 2007 11:00

            Moi j’ai commencé à travailler à 14 ans et vous ? Vous aussi vous serez vieux un jour.


          • andree2 (---.---.215.100) 21 janvier 2007 11:10

            Un petit rappel qui était nécessaire ! Après la guerre et avec peu de moyens et un pays ruiné, ils ont versé une pension même à ceux qui n’avaient pas cotisé (puisque les cotisations ont commencé en 1945), élevé, éduqué de nombreux enfants en même temps, modernisé le système de production, multiplié la production par combien ? on peut maintenant produire autant que l’on veut. Où est le problème alors ?


          • L’autresens (---.---.227.137) 21 janvier 2007 11:39

            a equité : « ....on repartait sur de nouvelles piste... »

            Le bleme, est là, vous aviez encore de l’avenir avec plein de pistes, l’embarras du choix... !

            Nos nouvelles pistes, ne sont plus en occident....ici tout est cadenacé par la peur . Il n’y a plus que des voies sans issues,parce que sinon c’est trop dangereux, c’est les assureurs qui l’ont dit !

            Plus de place pour l’aventure, que des acquis et des lauriers à arroser .

            Et nous voila zonant dans la vie avec nos arrosoir à la main !


          • Fred (---.---.155.75) 19 janvier 2007 10:30

            Il est evident que Mitterand a fait une annerie en baissant l’age du depart a la retraite, tres populaire a l’epoque comme beaucoup de mesures socialistes mais couteux sur le long terme.


            • Briseur d’idoles (---.---.162.55) 19 janvier 2007 16:04

              Avant de raconter des conneries, dis-nous ce que tu fais comme boulot ?

              Évidemment, si t’es patron, fonctionnaire ou si tu fais un boulot libéral, tu peux souhaiter que le mec de 60 ans, usé par une vie de travail, doive attendre des années encore, une retraite qu’il ne percevra pas, parce que de toute façon, il sera mort avant...

              Sans doute le rêve « humaniste » de tous nos parasites !!


            • Fred (---.---.155.75) 19 janvier 2007 16:16

              Ce qui est une connerie est de faire croire a des gens qu’en cotisant 40 ans, ils peuvent toucher la retraite a 75% de leur salaire pendant 20 ans. Cette retraite par repartition ne marche que si le rapport actif/retraite est eleve ce qui est de moins en moins le cas. Le fait que vous ne touchiez pas beaucoup a la retraite, vous personnellement, ne change rien a la donne du probleme.


            • Briseur d’idoles (---.---.162.55) 19 janvier 2007 16:32

              Je voudrais insisté sur le fait que la retraité est non seulement un droit, mais c’est un dû...

              Surtout après plus de 40 ans d’esclavage !...

              Que cela te fasse chier, qu’on ne passe pas du boulot au caveau, c’est autre chose !

              Mais si toi, tu veux bosser jusqu’à 90 ans... et même après, tu peux !...

              Tu peux même renoncer à ta retraite !...

              Il va se bien trouver un « énarque » pour nous dire ce qu’un grabataire peut encore faire...


            • Bill Bill 19 janvier 2007 16:48

              @ Briseur d’idole

              « Je voudrais insisté sur le fait que la retraité est non seulement un droit, mais c’est un dû... »

              Je te comprends, mais malheureusement ça ne se passe pas comme ça !

              L’argent que nous cotisons n’est pas mis de coté, mais distribué pour les retraités actuels. En réalité, d’une certaine façon, nous donnons tous de l’argent pour d’autres, ce qui nous ouvre un droit pour plus tard. Mais ce droit est conditionnel : si les fonds manquent, tant pis pour nous le moment venu !

              Malheureusement l’argent ne fait pas de morale !!!

              Bill


            • Briseur d’idoles (---.---.162.55) 19 janvier 2007 17:36

              Billou, t’es en train de nous dire à propos des retraites : « Vous serez cocus, c’est triste, mais c’est ainsi et vous devrez être contents » !

              C’est heureusement pas comme ça que les chose se passeront forcément !

              Car le fric, on nous l’a bien pris, en nous promettant la retraite au bout des années de boulot...

              Si un jour on nous disait, on n’a pu de sous pour vos retraites, je puis t’assurer que les mecs de ma génération, descendront, non seulement dans la rue, mais iront s’installer devant les portes d’où se trouve NOTRE FRIC pour réclamer notre dû... et moi le premier !

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