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Accueil du site > Actualités > Economie > La fin du capitalisme attendra encore un peu...

La fin du capitalisme attendra encore un peu...

Deux économistes américains tirent les choses au clair dans un article consacré à la crise des subprimes. Kent Cherny et Yuliya Demyanyk travaillent à la Réserve Fédérale de Cleveland. Avec un recul de plusieurs mois, ils synthétisent plusieurs études récentes. Leurs conclusions dénotent, car ils contredisent autant les avis autorisés que les verdicts hâtivement prononcés sur la crise du capitalisme dérèglementé. Certes, l’annonce d’un décès imminent du capitalisme sert d’exutoire à ses adversaires les plus enragés. Nombre de questions restent toutefois sans réponse satisfaisante même si chacun s’accorde sur l’idée générale. Il y a une vingtaine d’années, les prix de l’immobilier ont fortement augmenté sous l’effet - entre autres - de l’élargissement de la clientèle contractant des prêts hypothécaires.

Aux Etats-Unis, tout le monde a profité du crédit facile, et pas seulement les ménages les moins solvables, comme on l’a cru un temps. Certes, ces derniers rentraient dans la catégorie des emprunteurs à risque. Mais les organismes prêteurs ont logiquement cherché à contrebalancer leurs engagements avec une clientèle plus classique, caractérisée par une bonne solvabilité. Dans ces années 2000, l’achat d’une maison et les crédits à la consommation sont devenus tellement anodins que nombre d’Américains aisés - c’est-à-dire les plus libres dans leurs choix - ont opté pour le crédit subprime. Le crédit deux sur vingt-huit offrait par exemple la possibilité de rembourser la dette pendant deux années à taux fixe, puis vingt-huit ans à taux variable : en quelque sorte une confiance aveugle dans un avenir radieux.

Les prêteurs ont ensuite créé des produits financiers complexes pour répartir leurs risques (titrisation). Ceux-ci devenaient attractifs mais les ré-acheteurs ne méconnaissaient pas les principes du jeu. L’étiquette supbprime a fini par perdre son sens premier, regroupant des endettés pauvres et des endettés riches. Cet aspect de la crise n’a pas échappé aux observateurs. « Entre 2000 et 2006, un million d’emprunteurs environ ont eu recours à un crédit subprime pour financer l’achat de leur premier logement. » La proportion des propriétaires par rapport aux locataires a cependant peu varié au cours de cette période. Beaucoup d’acheteurs n’ont pu en effet honorer les échéances de leur crédit, pour certains quelques mois à peine après avoir signé leur acte d’achat. Le nombre de défauts chez les emprunteurs a cru au cours de la décennie 2000 : 10 % en moyenne entre 2001 et 2005, puis 20 % en 2006 - 2007.

Comme les prix de l’immobilier suivaient une course inverse à celle des taux des emprunts hypothécaires, beaucoup de particuliers ont renouvelé l’expérience - parfois à plusieurs reprises. On a accusé ces spéculateurs d’avoir déséquilibré le marché et précipité l’éclatement de la bulle immobilière. Malheureusement, les faits donnent tort à cette simplification ! Les études démontrent que les multipropriétaires ont mieux remboursé leurs dettes que les autres… De la même façon, les emprunts à taux variables n’ont pas provoqué plus de défauts sur le long terme. [1] La critique des emprunts à taux variable cachait en réalité une critique du système financier dans son ensemble : en particulier la vogue des resets ou transformation de la dette (taux fixe vers taux variable). Dans le cas particulier des prêts hypothécaires dits hybrides, certaines banques ont attiré le chaland avec des taux d’entrée attractifs (teasing rates). Mais les études montrent qu’une fois la première phase terminée, les taux restaient en deçà d’un plafond acceptable, passant de 2-3 % à 7-10 %. [Source Telos]

Même aux Etats-Unis, on a crié à la dissimulation, ou pire au complot des banques sur le dos des pauvres gens. L’explosion des défauts bancaires et des saisies immobilières en 2007 a incité à ne pas sonder très en profondeur les racines du problèmes. L’arbre étend toujours son ombre. Il faudra peut-être songer à l’abattre, qui sait ? En attendant, les difficultés demeurent. En cette fin d’année 2009, 1.500.000 Américains ont subi une procédure d’expulsion (Courrier International). La menace d’une saisie plane au-dessus de nombreux ménages, en moyenne un sur 159 au premier trimestre, d’après Le Point. La presse outre-Atlantique parle en cette fin de semaine d’un éventuel dépôt de bilan pour le groupe Capmark Financial, spécialisé dans l’immobilier commercial. Je ne souhaite pas ici revenir sur les mécanismes de la bulle immobilière, en Californie, en Espagne ou en France.

La financiarisation de la vie économique revêt bien d’autres aspects, devenant probablement un trait caractéristique du monde occidental. J’en citerai deux exemples parmi d’autres, sans prétendre apporter d’autres lumières que celles d’un géographe peu éconoclaste  : le carry trade et les fonds de pension. Au sujet du premier, les technologies de communication instantanée ont offert la possibilité de jouer en temps réel sur les écarts entre grandes zones économiques, en empruntant ici à taux bas (dollar) et en plaçant là à taux plus élevés (zone euro). Concernant les seconds, des milliers de retraités plus ou moins aisés ayant placé leurs économies, les fonds de pension ont grossi au point de surpasser les investisseurs traditionnels. On leur a reproché d’être obnubilés par des taux rendements indus et de ne pas savoir raisonner sur le long terme. Je note surtout qu’ils ont succombé à l’attrait des placements immobiliers jugés plus rémunérateurs.

Le mot attrait ne parle pas assez. Car les Américains ont pleinement accompli leur destinée manifeste, celle de coloniser sans cesse de nouveaux territoires. Tout comme dans les années 1820 la construction du canal de l’Erié a servi à relier la vallée de l’Hudson aux Grands Lacs et à faciliter le transit entre la côte Est et l’Ohio, la construction de nouvelles routes et autoroutes a facilité au XXème siècle la croissance urbaine et multiplié les taches urbaines. Le rêve de propriété de chacun a rencontré le destin géopolitique de tous, à l’échelle du continent. Aujourd’hui même, le plan de relance de l’administration Obama essaie de réanimer un foyer à moitié éteint.

A Pittsburgh, « Le directeur de l’Allegheny County Housing Authority (Acha) doit avant mars prochain signer pour 7,7 millions de dollars de contrats de construction, démolition et rénovation immobilière. Tous ces travaux devront avoir été effectués d’ici à deux ans. […]. Frank Aggazio dirige l’établissement du comté de Pittsburgh qui gère un parc de 3.300 logements sociaux. Ils sont loués à des habitants qui travaillent souvent dans le domaine de la santé, dont les revenus doivent se situer sous le seuil de 80 % du revenu moyen national. Aux 7,7 millions de dollars s’ajoutent 6 millions de dollars d’appel d’offres remporté par Acha dans le cadre du même plan. Premiers effets de cette manne, FranK Aggazio a dû embaucher et fait travailler cinq cabinets d’architectes sur ses projets : un million d’euros pour améliorer l’accessibilité des personnes âgées à ses logements ou trois millions d’euros pour des projets verts comme l’isolation des logements existants et leur chauffage par géothermie. »

Il y a un hic. A Pittsburgh comme dans le reste de la ceinture rouillée du nord-est (Et pourtant, ils tournent en rond), la population vieillit, abandonne les périphéries (Clint casse la barraque) et tend à se retirer dans les parties centrales de grandes villes. Qui regrettera la diminution de la facture énergétique occidentale résultant d’un tel changement ? Les transports en commun et les économies d’énergie sont rendus possibles grâce à une densité urbaine minimale. Le gouvernement américain va donc, lui, à contre-courant (Petits travers des grands travaux). Mon sentiment est qu’il ne parviendra qu’à bloquer le processus, en provoquant le maintien artificiel d’aires urbaines en taches de léopard. Les prix de l’immobilier stagneront sans que les saisies et les défauts de paiement s’arrêtent. Ainsi, je donne peut-être raison aux prophètes de malheur, mais dans un futur vague… La fin du capitalisme attendra encore un peu !

PS./ Geographedumonde sur les Etats-Unis : ‘Le Nouveau Monde’, comme une ode à l’Ancien MondeClint casse la baraquePetits travers des grands travaux, Wild wild Midwest, l’approvisionnement électrique de la Floride, le vieillissement de la population dans le nord-est, le départ des mafieux new-yorkais, le pb des biocarburants ; sur la Californie (un, deux et trois).

[1] « Il se trouve que les prêts les plus anciens avaient tendance à présenter de meilleures performances, et que les taux fixes ont perdu de leur popularité de 2001 à 2007 ; chaque année on signait moins d’emprunts de ce type. Or les nouveaux prêts ont présenté un taux de défaut plus élevé que les plus anciens. Cela valait pour les nouveaux prêts à taux fixes, mais ils étaient cachés dans le vaste stock des anciens prêts à taux fixe. Par contraste, les défauts des nouveaux prêts à taux variable étaient d’autant plus visibles qu’ils représentaient une proportion plus élevée du stock total. Si nous comparons la performance des prêts à taux fixe et à taux variable contractés la même année, nous trouvons qu’au bout d’un an, les prêts à taux fixes signés en 2006 et 2007 présentaient un taux de défaut de 2,6 et 3,5 fois ceux signés en 2003. Les taux de défauts des prêts à taux variables, quant à eux, ne représentaient en 2006 et 2007 que 2,3 fois et 2,7 fois les chiffres de 2003. » [Source Telos]

Incrustation : La fin du capitalisme.


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18 réactions à cet article    


  • plancherDesVaches 27 octobre 2009 17:57

    Certes, le capitalisme des américains meurt.

    Vive le capitalisme des Chinois.

    Hamburger vs nouilles. Nos patates vont encore aller se faire voir...


    • tvargentine.com lerma 27 octobre 2009 18:35

      Le capitalisme reste encore la base d’un système économique

      Il reste ensuite à mettre des couches dessus et cela s’appelle ,social-démocratie ou libéralisme économique

      Que l’on revienne à un système Rhenan

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Capitalisme_rh%C3%A9nan

      c’est encore le meilleur moyen d’en finir avec le libéralisme économique qui aura détruit des millions d’emplois et contaminé les entreprises dans une école de pensée qui remonte aux années Reegan

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Reagan

      Aujourd’hui Reagan et ses amis de l’école de Chicago ne sont pas pret de revenir sur le devant de la scène

      Le meilleur exemple est encore l’Angleterre de ce pôvre Gordon Brown qui aura mis en place la corde pour ce pendre durant ces 10 dernières années

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Gordon_Brown


      Autant les américains disposent de la monnaie pour relancer les exportations ou réduire leur dette autant les anglais n’ont aucunes industries,plus aucunes puissances financières (en faillite) pas de monnaie car en dehors de l’euro

      Bref,nous avons sous nos yeux,un modèle à regarder s’écrouler et qui devrait etre enseigné à l’école dans les ravages que cette crise va apporter à nos amis anglais

      Je pense,que la prochaine « force » de l’économie anglaise reposera sur le trafic de cocaine qui reste la seule économie (noire) qui permettra de faire tourner un peu la machine économique anglaise

      http://www.tvargentine.com/


      • Le péripate Le péripate 27 octobre 2009 18:44

        Comme quoi il y a plein de socialistes à droite. Pas sorti de l’auberge.


      • Le péripate Le péripate 27 octobre 2009 20:22

        C’est qu’il y en a qui vont être déçus. Poverini....

        Bon, ceci dit, le capitalisme est une invention des socialistes. N’existe que la Société Ouverte, ou Grande Société.


        • dom y loulou dom 28 octobre 2009 02:16

          .. « Grande société » posée sur une hideuse machine de guerre héritée des anges déchus de babylone et toujours montrée comme la première des évidences pour l’humanité alors qu’elle est forcément et la plus abtraite et l’élément le moins justifiable de la société.

          On peut très bien s’entretuer à mains nues.


          Il n’y a pas de causes mystiques à ce qui arrive, mais l’expression de toutes les volontés conjointes et très opposées parfois, car vouloir la déshumanisation reste assez partlculier non ?
          .

          la socété en effet n’est pas en cause ni les aom.

          Sont en cause les souffrances engendrées par la machine de guerre qui force les hommes aux violences en les plongeant dans les pires souffrances.

          Et toute l’économie et toute la société devrait y disparaitre apparemment, tands que toute l’économie et toute la société travaille à son entretien dans l’espoi de jours meilleurs... aux dépens de la vie organiquement structurée de l’humanité.

          Bye bye logique et bye bye société, c’est sans doute ce que pensaient the glorious and marvelous Obama crew.. yes oui coude. 

          http://www.youtube.com/watch?v=xcRVPW-5sL0



        • benoit benoit 27 octobre 2009 20:31

          Bonjour à tous,

          il est encore un peu tôt pour parler de fin du capitalisme : le réformer est impératif mais jusqu’à quel point l’est-il ?

          Nous manquons de penseurs économiques innovants et d’hommes politiques audacieux : Mai 68 encore et ses dégats !


          • dom y loulou dom 28 octobre 2009 02:21

            ah non benoit... j’ai un oncle qui fut hippie et est un excellent financier

            oubliez un peu ces stéréotypes

            lls ne vous seront d’aucun secours


          • pseudo 27 octobre 2009 21:13

            http://fr.wikipedia.org/wiki/Capitalisme

            Le capitalisme n’est pas prêt de disparaître dans notre société individualisme de consommation.
            L’écologie est la seule vraie force politique crédible pouvant s’opposé au capitalisme ultra libérale à la chinoise. Dans peu de temps les entreprises chinoise seront obliger de produire en Europe pour diminuer l’émission de CO2. Mais heureusement nos trop chères députés Européen et technocrate leur mettrons en place des Zones franches où ils pourront produire avec de la main d’oeuvre Chinoise. Comme c’est le cas aujourd’hui en Afrique ! Les dirigeants politique chinois sont d’une intelligence supérieur aux occidentaux,qui sont en général des crétins naïfs. Ils ont décidé de racheter les grands enseignes de commerce, donc ils vont maîtriser la production, le commerce puis après ? deviner 


            • Png persona-nongrata 27 octobre 2009 22:51

               C’est clair que pour se rassurer il ne reste plus que la méthode Coué , merci donc à ses deux chercheurs américains ...

              Quant à ceux qui ont encore un peu de lucidité voici le dernier rapport du LEAP2020 ( le seul site a avoir annoncé y’a 2 ans déjà la crise actuel )


              • dom y loulou dom 28 octobre 2009 02:33

                il ne faudrait peut-être pas chercher à se rassurer pour pouvoir continuer à s’amuser dans le divertissements offerts par le cirque, mais BIFURQUER, remettre en place des réseaux d’approvisionnement qui ne soient pas ceux de multinaionales et de leurs agents intermédiaires qui ont rendu les occidentaux dépendants des grands groupes.

                Des solutions il y en a. Qui ne dépendraient même pas du système,

                Mais faut vouloir autre chose que de continuer à se laisser aliéner la pensée par les médias, c’est une vraie hypnose collective.


                • Samuel Moleaud 28 octobre 2009 10:22

                  Marx disait, le capitalisme va s’autodétruire de lui-même, et on passera par la dictature du prolétariat avant que l’Etat s’autodétruise au profit de l’autogestion...
                  Comme quoi, même les plus grands peuvent avoir tort sur les conclusions... car la finance internationalisée n’existait pas en 1850-60.
                  Je rejoins votre thèse, le capitalisme n’est pas mort, et pour causes : les crises font partie intégrante du sytème capitaliste, la propagande le perdure en permanence, les banques commencent à rembourser les Etats (tiens donc, re privatisation des gains après socialisation des pertes ...) et on crée sans cesse de nouveaux marchés issus de l’inventivité mercantile des lobbyistes, au profit des industries et multinationales (grippeA...etc). Bon article je trouve, mais votre analyse est tout de même complexe je pense pour quelqu’un qui n’aurait jamais entendu parler de macroéconomie : normal, me direz-vous ;)
                  A ce propos, sur la crise financière, l’économiste-journaliste Frédéric Lordon explique très bien ce système, dans ses bouquins, sur France Inter (la-bas j’y suis) et au Monde Diplomatique.


                  • Ecométa Ecométa 28 octobre 2009 10:58

                    « Aux Etats-Unis, tout le monde a profité du crédit facile, et pas seulement les ménages les moins solvables, comme on l’a cru un temps ».

                    Le problème n’est pas celui des ménages les plus solvables mais celui des moins solvables que l’on attendait au coin du bois pour les priver de leur bien, pour les détrousser, et acquérir de l’immobilier à moindre frais. Les ménages les moins solvables (pas solvables du tout en fait), n’ont pas profité du crédit facile : ils ont été purement et simplement été exécutés sur l’autel de la cupidité du capitalisme financier !

                    Qu’est-ce réellement que le capitalisme ?

                    Certaines définitions sont très alambiquées :


                    « Statut juridique d’une société humaine caractérisée par la propriété privée des moyens de production et leur mise en œuvre par des travailleurs qui n’en sont pas propriétaires. »

                    « Système de production dont les fondements sont l’entreprise privée et la liberté du marché. »

                    « Système économique dont les traits essentiels sont l’importance des capitaux techniques et la domination du capital financier. »

                    « Dans la terminologie marxiste, régime politique, économique et social dont la loi fondamentale est la recherche systématique de la plus-value, grâce à l’exploitation des travailleurs, par les détenteurs des moyens de production, en vue de la transformation d’une fraction importante de cette plus-value en capital additionnel, source de nouvelle plus-value »

                    « Système économique où les individus et les entreprises privées assurent la production et les échanges de bien et de services à travers un réseau complexe de prix et de marchés ».

                    Le langage n’est pas neutre. Il est souvent porteur de sens explicites, mais tout aussi souvent de sens sous-jacents, implicites, mal compris.

                    Les noms en isme expriment pour la plupart quelque chose qui se rapporte à un point de vue, une opinion, un positionnement, une idéologie. On voit déjà poindre des différences.

                    Soyons plus simple sans pour autant être simpliste !

                    Le langage n’est pas neutre

                    Le langage, et il conviendrait de ne pas l’oublier, est construit ! C’est, hélas, , la grammaire s’étant complexifiée, un peu trop d’ailleurs : un fait essentiel que nous oublions ! Ceci est important car cette construction se trouve être lourde de sens, et, qui plus est de sens premier qu’il convient de ne pas oublier dans cette époque sans beaucoup trop de sens commun : sans beaucoup d’entendement !

                    Généralement la terminaison en « isme » s’ajoute à des noms (propres ou communs), ou des adjectifs et donne des noms exclusivement masculin. Ces noms désignent une notion abstraite, une façon de dire, voire même, et c’est précisément ce qui nous intéresse ici, une doctrine ou une idéologie liées à une théorie, scientifique voire pseudo scientifique d’ailleurs, d’où une certaine difficulté, ou aussi à une « pure croyance », religieuse en somme… ce qui revient au même que la théorie pseudo scientifique généralement pure croyance !

                    C’est d’ailleurs là, et uniquement là, que ce situe le capitalisme « usage paroxysmique » par les capitalistes d’un moyen simple de l’économie qu’est le capital ! Le capitalisme c’est l’économie réduite au seul capital ; ce qui, intellectuellement, et même a plan du savoir, de la connaissance, de l’entendement, est totalement inacceptable de nos jours !
                    Une doctrine ou une idéologie prises comme argent comptant, et qui ne sont jamais passées  au crible d’une réalité considérée comme trop complexe à laquelle on préfère le simplisme et la manipulation !

                    Une réalité qui permet de dire que nous ne faisons pas réellement de l’économie, étymologiquement « règle d’ensemble », mais exclusivement du « capitalisme »… usage paroxysmique du capital par les capitalistes : règle combien particulière !

                    Si le capital est un moyen utile et nécessaire à l’économie, le capitalisme, quant à lui, déviance économique dommageable : il est totalement inutile !


                    • plancherDesVaches 1er novembre 2009 19:34

                      Votre commentaire est excellent.

                      Le souci est que votre « image », je lis le mot éthique...
                      Allons, arrêtons de rêver : tous bons... vous avez vu ça où ?

                      L’humain doit se prendre dans toutes ses composantes. Bonnes ET mauvaises.
                      Et pour ceux qui accumulent le fric dans un seul but de faire crever de faim leurs congénères, cette maladie doit être traitée par un impôt tout simplement juste.
                      Et, bien évidemment, interdire tout paradis fiscal.

                      Mais là, c’est pas demain la veille.
                      (mais ça va venir tout seul, quand trop crèveront la faim...)


                    • millesime 28 octobre 2009 12:07

                      Vous auriez dû préciser Capitalisme .. ;financier
                      L’inégalité des revenus aux USA est aujourd’hui le plus extrème de tous les pays (rapport 2008 de l’OCDE)
                      Depuis l’année 2000 on n’a constaté nulle part ailleurs une telle hausse des inégalités de revenus.
                      l’OCDE note par ailleurs que la répartition des richesses US est encore plus inégale que ne l’est celle des revenus.
                      L’augmentation marquée de ces inégalités de revenus aux US date des années 2000. On a assité à la croissance rapide des produits dérivés qui ont enrichi Wall Street et le secteur financier au détriment de tous les autres.. !
                      (les pays les plus inégaux par ordre décroissant :
                      Hong Kong, Singapour, USA, Israêl, Portugal, Nouvelle Zeland ; Italie, Grande Bretagne..)

                      http://millesime.over-blog.com


                      • Montagnais Montagnais 1er novembre 2009 17:56

                        Bonne enquête..

                        Mais ? En quoi c’est significatif votre « « Le directeur de l’Allegheny County Housing Authority (Acha) doit avant mars prochain signer pour 7,7 millions de dollars de contrats » .. ?? Vous voulez que je lui avance ?

                        Les dettes du Kapitalisme sont de l’ordre de 20 000 milliards de dollars. Les problèmes sont donc d’une autre magnitude que 7 millions de fifelins : notamment la fabrication de fausse monnaie en volume pharaonique, de spéculation sans freins.

                        Le scandale de Panama et le scandale de Stavisky (pas Sarkozy notez bien), avec ses 235 millions de l’époque étaient d’aimables espiègleries régionales très-anodines.

                        Aujourd’hui, mondialisation, grande différence.. ! 20 millions de millions. 2000 milliards pour la France (bas mot).

                        De plus, les fraudeurs sont au pouvoir, partout.


                        • moebius 1er novembre 2009 21:12

                           Sentimentalisme....« La meilleure maniére de ne plus payer ses dettes serait de changer de logique ou de systéme économique. Un systéme ou on pourrait se baffrer comme des chancres sans payer serait vraiment le nec plus ultra de la beaufferie et du paradis sur terre.
                          Le capitalisme est une morale, c’est »la morale« et la morale est toujours celle de la dette... Que ceux qui veulent le moraliser comprennent aux moins cela, »on a rien sans rien"


                          • moebius 1er novembre 2009 21:13

                            oh ! honte....


                            • BA 1er novembre 2009 23:01

                              Dimanche 1er novembre  :

                              Aux Etats-Unis, la banque la plus importante pour les prêts aux Petites et Moyennes Entreprises s’appelle CIT. Aujourd’hui, CIT a fait faillite.

                              Lisez cet article  :

                              Le groupe financier américain CIT, acteur incontournable du financement des PME américaines, a annoncé dimanche qu’il se mettait sous la protection de la loi sur les faillites (Chapter 11).

                              « Le Conseil d’administration a approuvé la proposition de déposer volontairement un dossier au tribunal des faillites du district sud de New York », indique le groupe dans un communiqué.

                              Les actifs de CIT étant évalués à 71 milliards de dollars, il s’agit de la cinquième plus grosse faillite de l’histoire des Etats-Unis, après celles de Lehman Brothers (2008), Washington Mutual (2008), WolrdCom (2002) et General Motors (2008).

                              http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=ad79115bafffae68da1c79e83fd7295a

                              Voici les dernières nouvelles de l’économie réelle (je dis bien  : l’économie réelle, pas l’économie des menteurs et des joueurs de pipeau)  :

                              1- Le revenu disponible réel des ménages américains a baissé en septembre pour le quatrième mois d’affilée.

                              2- Les dépenses de consommation des Américains ont diminué de 0,5 % en septembre.

                              3- «  USA  : malgré la reprise, l’économie reste encore très dépendante de l’Etat. Les chiffres publiés vendredi 30 octobre par le Secrétariat au Commerce montrent que le revenu disponible réel des ménages a baissé en septembre pour le quatrième mois d’affilée, et que les Américains préfèrent épargner plutôt que dépenser, accréditant le pronostic des analystes selon lequel la consommation, qui a apporté 2,36 points de croissance au troisième trimestre, risque de replonger sur la fin de l’année.  » (Source  : france-info.com )

                              4- «  Les autorités américaines ont fermé vendredi 30 octobre neuf banques, un record pour une seule journée depuis le début de la crise financière. Cette opération porte à 115 le nombre de banques mises en faillite depuis le 1er janvier 2009, soit le plus haut niveau annuel depuis 1992. Les analystes s’attendent à ce que d’autres surviennent encore d’ici la fin de l’année.  »

                              http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE59U00G20091031

                              Message transmis aux fanatiques de la méthode Coué.

                              Message transmis aux naïfs qui croient que «  La récession est finie  ».

                              Message transmis à madame la marquise Christine Lagarde.

                              Message transmis à Obama qui disait samedi 31 octobre  : «  Aujourd’hui, je suis ravi de pouvoir vous offrir des meilleures nouvelles qui, tout en n’étant pas une cause de réjouissance, font penser que nous allons dans la bonne direction.  »

                              Message transmis aux journalistes, aux éditorialistes, aux commentateurs qui refusent de voir la réalité telle qu’elle est.

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