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Accueil du site > Actualités > Economie > La fin du rêve de l’internet libertaire ? Ou quand la notion de (...)

La fin du rêve de l’internet libertaire ? Ou quand la notion de gratuité sur le net n’a pas le même sens pour tous...

Que penser de la gratuité sur internet ? Prenons un exemple qui nous concerne tous : les blogs. Je ne parlerai pas ici des blogs « entre amis » qui restent confidentiels, mais des grosses machines, des blogs à forte audience, des blogs influents. Par commodité, je classerai sous cette appellation - non contrôlée - tous les sites (blogs, journaux...) susceptibles d’être valorisés plusieurs millions d’euros et auxquels contribuent des rédacteurs non rémunérés.

Sans contenus, pas de blogs...
Certains créateurs de blogs ont démarré tout petit et n’ont investi que quelques milliers ou dizaines de milliers d’euros et ont eu la chance ou le talent (souvent les deux à la fois !) de transformer ce fabuleux moyen d’expression démocratique en véritable success story. Pour d’autres blogs à succès, un ou plusieurs investisseurs ont pris le risque de dépenser quelques centaines de milliers d’euros pour développer un projet plus « commercial » qui attirera à coup sûr une très large audience. Quels que soient les objectifs de départ, il est certain qu’un blog qui fonctionne à plein régime intéressera vite des annonceurs, voire des acheteurs potentiels.

Un blog n’existe que parce que des rédacteurs ont accepté de mettre leurs contenus en ligne. Sans contenus, pas de blogs... une lapalissade ! Tant que le blog reste la « propriété virtuelle » de tous, c’est-à-dire tant que la pub permet de payer les employés et prestataires de service (équipe de maintenance, webmasters, modérateurs, etc.) et, avec un peu de chance, d’équilibrer les comptes, tout est au mieux dans le meilleur des mondes...
Mais, si les investisseurs reçoivent une offre amicale d’achat et cèdent au chant des sirènes, qu’en est-il réellement de cet outil de démocratie participative qui appartenait collectivement, mais virtuellement, à tous ?

Prenons un exemple fictif (bien entendu, toute ressemblance avec la réalité serait pure coïncidence...) imaginons un blog valant peanuts au départ, qui serait vendu quelques années plus tard 15 millions d’euros à un groupe de communication. Les investisseurs se partagent le pactole, c’est-à-dire les 15 millions d’euros à hauteur de leur investissement de départ. Si les employés sont licenciés, ceux-ci percevront des allocations-chômage en attendant de retrouver un travail, mais quid des rédacteurs qui ont permis la valorisation de ce site ? Auront-ils droit à une « indemnité » pour service rendu ? Que nenni mon ami... Enfin, ils auront quand même droit à un « merci » et seront invités à se réjouir de cette manne inattendue à laquelle ils ont collaboré parfois depuis l’origine du blog !

Plusieurs de ces fidèles blogueurs, véritablement « accros » (écrire sur les blogs peut créer une accoutumance paraît-il...) effectuent souvent un vrai travail de journaliste professionnel. Chercher, décrypter, recouper l’info, vérifier ses sources, rédiger son texte, répondre aux nombreux commentaires... tout cela représente beaucoup d’énergie et de travail. Etant entendu que ce travail est par nature bénévole et accepté comme tel par tous les contributeurs.

Un cas brillantissime de manipulation intellectuelle
La notion de gratuité revêt tout son sens tant que le blog reste l’affaire de tous (vous vous souvenez du fameux "Chacun donne un peu pour que tout le monde puisse recevoir un peu plus" ?). A partir du moment où celui-ci est valorisé par quelques millions d’euros, cette notion de gratuité dont on nous rebat les oreilles est un leurre. Pire, elle devient perverse.

Au risque de me répéter : sans blogueurs, pas de blogs. En d’autres termes, sans blogueurs, pas de valorisation financière. Si un blog parvient à valoir des millions d’euros grâce à ses fidèles fournisseurs de contenus, la moindre des choses ne serait-elle pas de renvoyer l’ascenseur à hauteur de la contribution de chacun ?

Vous publiez un article par jour ? Vous générez les meilleures audiences ? Vous apportez un scoop sur un plateau ? ... Votre prestation devrait être monnayable au moment du partage du gâteau. Au lieu de cela, seuls les investisseurs s’en mettront plein les poches au moment de la vente. Et les blogueurs d’applaudir des deux mains, tout emplis de fierté qu’ils sont à l’idée d’avoir contribué à une si belle réussite ! Cherchez l’erreur...

Voilà, à mon sens, un cas brillantissime de manipulation intellectuelle. A enseigner à tous les futurs managers de la nouvelle économie ! En effet, qui, dans l’économie traditionnelle, accepterait que les seuls actionnaires d’une entreprise se goinfrent grâce au travail de freelances ou partenaires non rémunérés ? Ne cherchez pas, moi non plus je ne vois pas... Tout le monde crierait au scandale, à l’exploitation de l’homme par l’homme ! Comment expliquer alors que des propriétaires de blogs vendus des millions d’euros soient les seuls à profiter de la valorisation du travail de leurs contributeurs - donc à s’enrichir sur leur dos dirait-on dans l’économie traditionnelle - sans que personne n’y trouve rien à redire ?

Dans « l’économie de la gratuité », certains ont bien compris qu’ils pouvaient s’enrichir rapidement, sans verser un centime à leurs « fournisseurs de contenus ». Non seulement cette question ne se pose pas, mais les fidèles blogueurs fournisseurs de contenus trouvent cela tout à fait normal... De mémoire d’homme, c’est bien la première fois que des « travailleurs » acceptent d’être exploités par d’autres hommes avec une telle bonne humeur ! Quand le capitalisme s’exprime avec autant de perversité, ce n’est plus de la politique ou de l’économie, c’est de l’art...

Sur internet, il y a ceux qui s’enrichissent quand leur blog monte en puissance et ceux qui contribuent gratuitement à cette richesse sans tirer un kopeck de leur travail. Si tout le monde donne un peu, chacun recevra donc un peu plus ? Eh bien non. Très peu vont recevoir vraiment, vraiment beaucoup et tous les autres obtiendront zéro, nada. Il fallait quand même y penser !

Est-ce cela la merveilleuse « gratuité » dont tant de gens se sont fait l’écho ? Ou bien s’agit-il tout simplement d’un pillage organisé entre des pilleurs et leurs victimes consentantes ? La manipulation consistant à convaincre les pillés qu’ils contribuent à un contre-pouvoir contre ces gouvernements qui nous écrasent et nous censurent, et pourquoi pas à une œuvre fantastiquement libertaire ? Blogueurs de tous pays, je ne dirai que deux mots : unissez-vous !

Des participations aux justificatifs de dons
Pourtant, des solutions sont possibles. Si certains blogs les ont mises en œuvre, je n’en ai pas eu connaissance. Les blogueurs pourraient recevoir des piges « virtuelles » pour leurs articles. Par exemple, à chaque article publié correspondrait un paiement en jetons (une monnaie virtuelle dont la valeur serait fixée au départ entre blogueurs et créateur(s) du blog en fonction de l’audience*). A partir d’un certain montant, ces jetons seraient convertis en parts ou en actions. Enfin, ces parts ou actions seraient remboursées en argent, bien réel cette fois, au moment de la vente du blog si vente il y a. Ainsi, le jour où le blog serait vendu (une décision qui peut rester à la discrétion des créateurs de blogs), chaque rédacteur se verrait récompensé financièrement pour sa contribution à la valorisation économique de ce qui est devenu une véritable entreprise.

Quant aux fondations - et je pense naturellement à la future fondation AgoraVox - étant donné que l’intérêt visé n’est pas le profit, mais la diffusion d’informations, l’éducation ou autre action a priori désintéressée, il me semble que les rédacteurs qui le souhaiteraient (aucun n’aura évidemment le mauvais goût de réclamer de l’argent ou des parts pour service rendu) pourraient, en revanche, obtenir des « justificatifs de dons » (à évaluer avec les fondateurs là encore ne fonction de l’audience* pour leur contribution au rayonnement et aux actions de la fondation. Le débat est lancé !

*L’audience semble le meilleur outil de mesure de la valeur marchande d’un contenu publié en ligne. Je ne parle pas de "qualité", mais bien de valeur marchande car, dans ce contexte, on parle bien d’économie et non de création artistique... Cette dure loi du marché s’applique déjà à l’édition traditionnelle. Chacun sait que les auteurs de best-sellers (dont la qualité est bien souvent discutable) font fortune alors que certains auteurs peuvent consacrer des années à l’écriture d’un livre qui ne se vendra pas et ne leur rapportera quasiment rien...


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50 réactions à cet article    


  • Spyder974 Spyder974 20 février 2008 14:59

    Comme dit dans l’article, il s’agit la d’un reve de tout patron/actionnaire de se voir gagner de l’argent sans avoir à redistribuer les gains par la suite. Les blogs sont un exemple, mais il y a t-il pas un risque pour d’autre métier ? le journaliste par exemple, pour le moment il est payer, mais à combien de la valeur réel de son travail ?

    De nos jours, on nous inculque que nous somme libre, libre de quoi ? De faire vivre certains avec des sommes que nous, le commun des mortels, ne verrons jamais ?

    Il serait temps de voir à qui nos action de tout les jours rapportent le plus


    • zOoO zOoO 20 février 2008 15:24

      Excellent votre article, je suis surpris de ne voir aucune réaction sur ce sujet.

      La rémunération des articles à déjà fait couler beaucoup d’encre (ou usé beaucoup de touches de clavier), même si votre approche du sujet est innovante.

      Mais beaucoup estiment que pouvoir s’exprimer vers une plus forte audience qu’un blog personnel, est en soi une belle occasion.

      Je pense que vous devriez aussi inclure les trolls dans votre panier des personnes à rémunérer, car eux aussi participent à la valorisation du site (tout au moins en nombre de clic). Mais non allons entrer dans un domaine completement subjectif, car il y a les bons trolls et les mauvais trolls, (comme pour les chasseurs de galinette cendrée...)

       

       


      • zOoO zOoO 20 février 2008 18:11

        Il est 18heures et je constate que votre article ne fais pas recette, ce qui est très étonnant car le sujet est "sensible".

        Voyez vous il me semble que le positionnement "bas de page" qui vous a été attribué est en partie responsable de cet état de fait, Les articles qui dès ce matin était positionné "haut de page" sont plus commentés. Et ce fait peut se constater chaque jour, donc dès le départ on peut supposer que le jeu est faussé.

        Vous parliez d’audience et de loi du marché, vous avez raison, qui decide de l’ordre d’apparition des textes sur la page d’acceuil, et sur quels crtitères

        Donc le probléme ensuite est de savoir comment vous allez être rémunéré ?

        A la qualité de votre papier ? qui va juger ?

        Au nombre de visites ? Dommage à ce sujet de ne pas connaitre sur AV le nombre de visite qu’a genéré votre article.

        Au nombre de commentaires ? Que fait-on des trolls ?

        Il y aurait encore tellement de données à mettre en place, et d’opinions differentes que le probleme me semble loin d’être résolu.


      • Véronique Anger-de Friberg Véronique Anger-de Friberg 20 février 2008 18:18

        Oui, cet article n’était pas très visible, mais c’est le jeu. Je suppose que ce sont les modérateurs d’AgoraVox qui décident. D’un autre côté, il a été repris assez vite sur Yahoo : http://fr.news.yahoo.com/agoravox/20080220/tot-la-fin-du-reve-de-l-internet-liberta-89f340e_1.html"

        Est-ce que tous les gens qui lisent commentent ? Pas sûr Peut-être que l’audience est supérieure au nombre de commentaires. Quoi qu’il en soit, j’ai tendance à écrire sur le sujet qui m’inspire sans me demander si je ferai de l’audience. Bien sûr, l’idée est d’être lue et commentée...

        Vous avez raison, il y a bcp de paramètres à étudier... et je ne sais pas du tout ce qu’on va bien pouvoir faire des trolls !


      • zOoO zOoO 20 février 2008 19:04

        Ouh ! Je viens de me relire, quelle horreur, je devrais prendre plus de temps à rédiger et me relire.

        Veuillez m’excuser pour toutes ces fautes.


      • L'équipe AgoraVox L’équipe AgoraVox 20 février 2008 23:29

        Bonjour, tous les articles ont les mêmes chances de succès. Quand ils sont publiés le matin, ils sont tous publiés en bas de page en dernière place et évoluent au sein de la page d’accueil en fonction de visites qu’ils génèrent. Là par exemple l’article est remonté pas mal.

        Chaque article a une durée de vie en page d’accueil de 24 heures précises. Donc il n’y a aucun favoritisme possible. Ceux qui sont publiés plus tôt, sont ceux qui disparaîssent les premiers.


      • antireac 21 février 2008 04:22

        Bien dit.


      • zOoO zOoO 21 février 2008 08:22

        @l’equipe d’avox

        Je comprends vos propos, mais dans la mesure ou vous mettez en page un certain nombre d’article d’un seul coup, le "bas de page" n’est pas facile à determiner.

        Serait-il possible d’avoir une visualisation du nombre de visite générées par un article, sur la page avec le nombre de commentaires par exemple, ou tout au moins que ce chiffre soit accessible à l’auteur sur son compte, car nous savons biens que les lecteurs ne commentent pas tous.

         


      • Méric de Saint-Cyr Méric de Saint-Cyr 21 février 2008 09:27

        placement des articles sur la page d’accueil

        Je me demande si la "remontée" d’un article plus lu est logique ?

        Est-il normal qu’un article ayant du succès voit sa visibilité augmenter ? N’est-ce pas une fois encore une réssurgence de la "loi du plus fort" ? Et dans ces conditions, n’est-ce pas discriminatoire ?

        Moi je proposerais plutôt un système égalitaire qui mettrait en avant les articles les moins lus, de sorte que chaque article ait une part égale de visibilité.

        Le fait d’être en haut ou en bas de page, surtout que la page d’accueil d’agoravox est pas mal longue, a un effet pervers sur l’internaute moyen qui se révèle trop paresseux pour descendre avec la souris ou les touches flèches du clavier vers le bas de la page. Ainsi, tout ce qui est en début de page, immédiatement visible dès l’affichage, est anormalement favorisé.

        Ce traitement de l’information par la cote de popularité est pour moi une perversion, car on retombe dans les travers du "star system". Je pense, pour ma part, que la popularité n’est pas un critère d’évaluation fiable pour la qualité du contenu.

        Le piège n’est pas nouveau, c’est celui du célèbre audimat qui a réussi à rendre la télévision instrument de nivellement PAR LE BAS, outil de crétinisation vendu aux annonceurs publicitaires (et que j’ai renoncé à regarder depuis plusieurs années, à part quelques rares documentaires sur Arte).

        C’est le piège consistant à confondre quantité et qualité.

        Et force est de constater que l’article le plus lu n’est pas forcément le plus intéressant.


      • Yifu66 24 février 2008 17:32

        Je suis totalement d’accord avec vous !

        Les articles devraient être affichés sur la page d’acceuil dans le sens logique :

        Le dernier en haut de page, le plus ancien en bas de page, et sans tenir compte d’aucun autre critère.

        En arrivant sur le site, on "tomberait" automatiquement sur le dernier article paru au lieu de devoir "rouler de la molette".

         


      • HELIOS HELIOS 20 février 2008 15:54

        Madame, si votre article est interressant, il démontre par là que vous n’avez pas compris vraiment ce qu’est internet et d’ou provient la gratuité.

        d’ailleurs on peut se poser la question plus globalement pour savoir si vous avez une notion de ce qu’est l’altruisme, le don de soi et le partage.

        Je ne voudrais pas que vous vous mepreniez sur mes propos, je ne vous juge pas, je réagis simplement a votre texte, qui ne reflete probablement pas votre vraie nature.

        En bref, si le don, aussi bien au niveau de la musique, tant honni par ceux qui en font commerce, qu’au niveaux des logiciels ne vous posent aucuns problèmes pourquoi les articles et les commentaires qui apparaissent sur ces blogs devraient ils déroger a cette perception ?

        les auteurs qui font ce travail de redaction, parfois lourd, aussi bien que ceux qui prennent la peine de ripper des cd ou des dvd, ainsi que les programmeurs qui ecrivent ,testent et packagent leurs logiciels le font sans contrepartie si ce n’est la certitude que d’autres seront comme eux.

        Comme pour les entreprises de service, dont la valeur est essentiellement basée sur la qualité des salariés, les sites de blogs ne valent que par les auteurs et les intervenants. Si demain, par exemple, Agoravox etait racheté par un groupe quelconque, qui vous dit que les Lerma, Morice, Dugué et autres Lowe (ce sont des exemples, messieurs) persisteraient dans leur collaboration ? Que deviendrait le site si ce n’est de capter une nouvelle population d’intervenants ? ... et serait elle au rendez vous ?

        La liberté d’intervenir, gratuitement, est le fondement du système des blogs. Si demain ceux ci sont rémunérés, dans mon cas (mais je ne suis pas seul) je pense que je migrerai vers d’autres sites pour au moins deux (bonnes) raisons en tant que contributeur et lecteur :

        --- Je ne serais jamais d’accord sur le prix de ma rémuneration qui devrait être calculée sur l’audience (contributeur)...

        --- Je ne serais jamais sûr de la sincerité des articles, puisqu’il sa’git là d’une activité rémunérée donc dépendante (lecteur)....

        Ceux qui aujourd’hui achetent donc de grands sites de blogs, attendent un retour sur investissement et souhaitent une forte audience rémuneratrice a travers la pub. Le moindre faux pas, peut être que la rémunération des intervenants en serait un, peut faire baisser de plusieurs point cette audience. Ils jouent donc sur la gratuité d’Internet et la générosité des auteurs, ce sont les prédateurs d’un biotope bien particulier, c’est le modèle internet que vous ne comprenez apparement pas.... pourvu que ça dure.

         


        • Véronique Anger-de Friberg Véronique Anger-de Friberg 20 février 2008 16:07

          Vous me rassurez, j’ai cru un instant que vous portiez un jugement sur ma personne et mon comportement... Le partage et l’altruisme, je connais, merci. Je travaille gratuitement depuis des années sur différents projets. A l’avenir, vous seriez mieux inspiré de vous abstenir de juger ceux dont vous ne connaissez pas la vie. Bon, je peux être procédurière, mais je n’irai pas jusqu’à vous faire un procès rassurez-vous... d’autant que vous écrivez sous pseudo, ce que moi, je me refuse à faire car j’assume mes propos.

          Je n’ai pas fait un texte sur le bénévolat, mais sur l’enrichissement des actionnaires. Je crois Monsieur que vous n’avez pas compris ce texte, qui se voulait pourtant dans un langage simple...

           


        • Spyder974 Spyder974 20 février 2008 16:14

          je crois qu’elle critiquais tout simplement ceux qui profiter des nouvelles idées créer par certains, l’idée des blog, pour se faire de l’argent, ils montent un service de blog pour 1000€, attenndent que sa se rentabilise, et le revendent pour de tres grosses sommes, 10, 20, voir 50 000€ pour les plus gros ....

          Si j’ai tout bien compris


        • TToon 20 février 2008 17:01

          L’altruisme en matière de logiciel est pourtant bien encadré par des licenses tout ce qu’il a de plus valide juridiquement (ex : GNU) pour éviter un enrichissement personnel de personnes indélicates sur le dos des créateurs de logiciel dit "libres".


        • HELIOS HELIOS 20 février 2008 17:05

          Chère madame...

          Effectivement je ne vous juge pas, je ne vous connais pas... mais vous non plus, vous ne me connaissez pas. Ce n’est pas à coup de "je fais" ou "je ne fais pas" que le débat d’idée peut s’élever, pas plus qu’ a coup de procés d’ailleurs,bien qu’ici, et j’y ai pris garde comme d’habitude, vous ne trouverez aucune attaque personnelle permettant d’en initier un.

          Mon propos suppose une differentiation entre ceux qui tirent profit d’internet, ceux dont vous parlez donc, et ceux qui ne veulent pas rentrer dans une marchandisation de leurs interventions. Peu importe les premiers, ceux qui comptent, humainement parlant, sont ceux qui contribuent, qui apportent leurs idées, et qui developpent l’échange.

          C’est en ce sens que je considère que de la façon dont vous avez rédigé votre article, vous faites un amalgame, et donc une apparente meconnaisance de la gratuité sur internet, ce que confirme le titre de votre article.

          Permettez moi, comme c’est l’usage de commenter votre article, au demeurant interressant, selon l’angle qui me sied, puisque c’est le propre du commentaire, tant que je reste dans le sujet.

          Enfin, si j’utilise un pseudo, c’est une des conditions de confidentialité nécessaire à la séparation de mon activité professionnelle et de ma participation citoyenne, l’une et l’autre pouvant être parfois incompatible. Si vous désirez connaitre mon identité, n’hésitez pas a m’envoyer un mail, je me ferais un plaisir de vous répondre, à vous comme à tous ceux qui en auraient l’envie.


        • Véronique Anger-de Friberg Véronique Anger-de Friberg 20 février 2008 18:52

          Euh... Prêtresse ! D’habitude, c’est à ce moment-là que vous passez dans un souffle non ?


        • HELIOS HELIOS 20 février 2008 19:50

          , enfin de l’humour ! ... Le début de la sympathie en fait....


        • TALL 20 février 2008 16:00

          C’est bien vu. L’addiction de certains internautes facilite aussi cette exploitation unilatérale. On joue notamment sur le fantasme "le monde entier peut ME lire".


          • TALL 20 février 2008 16:02

            Je disais "C’est bien vu" sur l’article, bien sûr.


          • Michael Moore 20 février 2008 16:19

            Mais je ne vois pas le repport entre cette histoire et l’autre ennoncée plus haut. Cela reste confus d’expliquer ce point en dehors de son contexte. Lequel ets, vous l’addmetterez, très improbable.

            Nous sommes quand même au 21ème sicèle.

            En tout cas j’y retournerai souvent.

            Bises mon coeur,

            Michael.


          • Forest Ent Forest Ent 20 février 2008 16:37

            Personne ne sait vraiment vers où va internet.

            Cela reste un média beaucoup plus ouvert que tous les autres. Et ce foisonnement perpétuel en fait une expérience intéressante et digne d’être vécue. Il n’y a en tout cas rien à regretter vis à vis de la télé et de la presse.

            Pour ce qui est du pognon, la diffusion sur le net en demande très très peu. Finie l’industrie. Par contre il faut toujours financer la création, et il n’y a pas de solution miracle.

            Je suis réservé sur la rémunération des bénévoles. C’est facile de faire de l’audience, y compris sur AV. Il suffit d’écrire une page sans contenu intitulée "Sarkozy est nul", "Royal est conne", "Attaquons l’Iran", "Vive Israel", etc ... Ca fera des sites de caniveau.

            Ce sont plus les publicitaires qui ont besoin du net que le contraire, car leur business sur les médias classiques s’estompe.

            Le net aura d’ores et déjà permis une explosion de certaines formes de bénévolat. Dans mes souvenirs, c’est la première fois que je vois un progrès technique majeur qui ne conduit pas directement à une nouvelle marchandisation, un nouveau monopole industriel, ... C’est fragile, mais lumineux.


            • SANDRO FERRETTI SANDRO 20 février 2008 17:07

              Forest,

              Je crois tout simplement que ce dont ce site à besoin, c’est de gens sachant écrire.

              Le reste est littérature.


            • Yohan Yohan 20 février 2008 23:54

              Et des gens sachant troller ?


            • TToon 20 février 2008 17:08

              Une question que je me pose.

              Savez-vous si les articles des blog sont libres de droit ? En gros appartiennent-ils au propriétaire du blog. J’ai cherché sur AV, sans trouver, un quelconque contrat de vente ou de cession des articles.

               

               


              • Véronique Anger-de Friberg Véronique Anger-de Friberg 20 février 2008 17:21

                Je crois qu’ils relèvent du droit d’exploitation sous licence Creative Commons, mais je n’y mettrais pas ma main à couper !

                 


              • TToon 20 février 2008 17:29

                Et savez vous ce qu’implique ce type de licence vis-à-vis de l’auteur ?


              • Véronique Anger-de Friberg Véronique Anger-de Friberg 20 février 2008 17:41

                Oui, les utilisateurs peuvent diffuser le txt sur le net à condition de le publier à l’identique (ne pas dénaturer ou tronquer les propos bien sûr). Vous trouverez plus d’infos sur : http://creativecommons.org/licenses/devnations/2.0/


              • sobriquet 21 février 2008 00:26

                Par défaut, les artcils et commentaires d’un blog ne sont certainement pas sous licence Craetive Commons. Ils sont soumis aux règles classiques du droit d’auteur, à moins que le blog ne précise d’autres conditions (Typiquement, l’auteur est seul responsable de ce qu’il écrit mais le possesseur du blog peut faire ce qu’il veut du texte ou presque).

                Un bon moyen de désamorcer les risques de détournement est de publier les textes ses textes sous licence Creative Commons ou GPL : cela impose entre autres la libre diffusion de l’oeuvre. Tous les rédacteurs bénévoles d’Agoravox auraient à mon avis intérêt à publier leurs oeuvres sous de telles conditions. D’ailleurs, à mon avis, tous ceux qui écrivent des livres pour diffuser leurs idées ou leurs connaissances (et non pas pour se nourrir ou s’enrichir) devraient utiliser ce type de licences.

                Donnez des ailes à vos oeuvres ; libérez-les !


              • Mijo Mijo 20 février 2008 17:36

                Bonjour,

                Il me semble que le meilleur conseil que l’on puisse donner à un blogger addict ou tout simplement à quelqu’un qui, passionné par un sujet, intervient sur des blogs en publiant des articles, c’est de lancer son propre blog sur une plateforme qui rémunère les auteurs (par exemple, www.over-blog.com). Cela permet de remplir le frigo (ce qui est de plus en plus coûteux), de garder sa liberté et de consacrer du temps à sa passion... mais à condition d’avoir une certaine audience. C’est quand même davantage un complément par rapport à une autre activité. 


                • Marc Bruxman 20 février 2008 19:55

                  Je me souviens que mon premier administrateur système m’avait dit dans les années 90 au sujet de la gratuité d’internet :

                  "Pour toi c’est gratuit mais souviens toi que quelque part quelqu’un paie !"

                  Et bien c’est exactement ca : Il y a toujours quelqu’un qui paie une ressource gratuite. Cela peut être :

                  • L’hébergeur du blog qui le fait parfois gratuitement.
                  • Vous mêmes par le temps consacré. (Vous pourriez bricoler, avoir un deuxiéme boulot, etc, etc...)
                  • Votre employeur car il vous donne les moyens de vivre et du temps libre ou les ASSEDIC.
                  • Google et ses adwords qui vous envoie votre chéque :)

                  Bref on est dans un système économique et si quelque chose existe c’est que quelqu’un l’a indirectement payé. Et c’est valable pour toute activité même associative. Même si une asso est sans but lucratif dans gens ont payé leurs cotisations ou ont fourni du temps et du matériel.

                  Cela dit on peut payer pour avoir quelque chose ET ne pas faire de ce quelque chose un bien commercial. C’est justement le cas des associations loi 1901. Le but n’est pas de faire de la thune. Malheureusement lorsque le succés est au rendez vous, cela ne dure pas. Et pour plusieurs raison.

                  Pour bien comprendre prenons le cas de la musique techno. Au début, c’est un phénoméne 100% non commercial avec des raves organisées à l’arrache et des musiciens payés pour le fun. Ce début c’est 1988 en Angleterre. Puis ce truc non commercial attire les foules (en partie parce que c’est non commercial et aussi parce qu’une bonne rave à l’arrache c’était fun).

                  La l’état (les états) commence à faire chier parce que ce truc non commercial ne rapporte pas de taxes. Ce phénoméne n’existe pas pour les raves, mais il n’a fait qu’accélérer le phénoméne. Car en même temps les participants de la scéne avaient pour certains des envies délirantes. Que l’on ne pouvait pas financer et/ou organiser à l’arrache. C’est ainsi qu’en Angleterre et en Allemagne puis à Zurich sont nés les premiers festivals de musiques électroniques. Au menu techno, gros lasers, gros matériels, gros artistes et .... PUB ! Le public se raméne, paie sa dime et trouve la prestation sympa pour une grande partie. Il faut dire qu’avec les moyens engagés cela pouvait être sympa ;) Les orgas font plein de thunes et pourront recommencer plus gros. Et petit à petit ce qui était non commercial est devenu invisible. Certes l’état a par sa répression accéléré le phénoméne, mais il est très difficile de lutter au niveau médiatiques face à des mastodontes comme ID&T. (Non pas que leurs soirées soient mauvaises mais cela n’a plus rien à voir avec l’esprit original d’une rave. Cela dit on s’y amuse bien aussi).

                  Revenons au blogs. C’est pareil. Le phénoméne est au départ non commercial puis des gens s’y mettent avec pas forcément de la mauvaise volonté. Après tout il faut bien vivre. Et puis de fil en aiguille, on aura des gros blogs avec pleins de moyens et le blog de la mére michu avec zero moyens. Cela dit par rapport aux raves les blogs ont l’avantage de ne pas couter cher. Le non commercial et le commercial pourront donc cohabiter plus longtemps.

                  Après si le non commercial permet une plus grande créativité, le contenu commercial est généralement plus "chiadé" (au sens de poli, sans aspérité, sans problèmes). Prenez le cas des raves pour revenir à un exemple simple. Celui qui a mis les pieds dans une friche industrielle pour danser sait que l’orga a l’arrache était très sympa, la déco super créative (putain Mozinor c’était le pied) mais des fois c’était un peu galére niveau organisation (ce qu’on ne reprochera pas à des bénévoles). A l’inverse si vous foutez les pieds à la Trance Energy (ID&T) la musique est moins créative, la déco plus prédictible (sauf le dernier gadget lumineux à la mode qu’ils ont loués pour l’occasion). Mais d’une part aucune organisation non commerciale n’aurait pu se payer un tel décor et de plus l’organisation est plus qu’impeccable. Et bien c’est con à dire mais j’ai pris du plaisir dans les deux types d’événements. Il s’agissait d’un plaisir différent certes, mais du plaisir quand même. Alors pourquoi opposer les deux  ?

                   


                  • maggie maggie 20 février 2008 20:28

                    Article très intéressant.

                    Mais moi ce qui me suprend beaucoup sur le net, c’est que certains sites qui sont la vitrine d’une activité commerciale (site de cinéma ou de chaîne privée) confient la plus grande partie de la modération de leur forum à des internautes bénévoles. Non seulement ces modérateurs gratos s’enorgueillissent de leur fonction, mais ils virent souvent parano à force de devoirse confronter à des trolls divers et variés. J’ai croisé parfois ces modos chevronnés qui aimaient beaucoup faire mumuse avec l’option "supression de compte", sans pour autant avoir l’idée que leur zèle faisait économiser un bon salaire aux sites en question.


                    • ddacoudre ddacoudre 20 février 2008 21:56

                      Bonjour véronique

                      Ton approche est intéressante, très commerciale. C’est sur ce thème que nous en sommes arrivé à la professionnalisation du sport. Je ne sais pas s’il faut le regretter mais l’on peut dans son ascension suivre les dérives qu’il développe avec lui, et l’invalidation de toute cette activité bénévole exécutée par d’autres que ceux que retient le gain financier.

                      Pousser au professionnalisme des blogs sera dénaturer ce que l’estime de soi peut entreprendre de créatif pour l’inféoder à une fin sonnante et trébuchante.

                      Je pense que la sélection sur le net se fera d’elle seule comme elle c’est faite dans la formation, cela valorisera peut être la revente de certains blogs à des sociétés intéressaient par le potentiel publicitaire qu’ils représentes, et là tu soulèves le problème juste à propos que le bénévolat ne doit pas être le fond de commerce d’intérêts financiers sans scrupules. Aussi dans ces cas je te rejoins et le système de jetons peut être une solution équitable.

                      Mais l’autre solution est celle qu’entreprend Ago, le site va échapper à cela avec sa fondation il faut espérer que ceux qui n’ont pas qu’un esprit mercantile le suivront. Ce sera un moyen de les différenciés et pour les contributeurs de choisir où ils doivent proposer leur concours « narcissique » et bénévole à fond perdu

                      Cordialement..

                       


                      • Véronique Anger-de Friberg Véronique Anger-de Friberg 20 février 2008 22:31

                        Oui, tout à fait. C’est en cela qu’AgoraVox a conservé son idéal de départ. J’ai d’ailleurs l’impression que AV a toujours fonctionné dans l’esprit d’une fondation. La volonté de Carlo (et de Joël de Rosnay) d’évoluer vers ce modèle est fidèle au projet d’origine d’un journal "citoyen". Je doute que tous les propriétaires de blogs à succès fassent preuve de la même approche (aujourd’hui certains ouvrent des blogs sur un thème qui mobilisera les foules uniquement dans le but de valoriser leur site et de le vendre à court terme) . Mais nous sommes dans un pays libre et tant qu’il y aura ce qu’on peut appeler un "vide juridique", les financiers dans l’âme s’y engouffreront. Aux blogueurs d’imposer leur vision des choses. Ils sont un moyen de pression. A propos de pression, je viens de lire sur Le Monde.fr que les les utilisateurs d’eBay avaient décidé de faire la grève des transactions du 18 au 25 février. Ce sera une expérience très intéressante à suivre (le lien : http://www.lemonde.fr/technologies/article/2008/02/08/les-usagers-d-ebay-en-greve_1008996_651865.html )


                      • tvargentine.com lerma 20 février 2008 23:48

                        Je dois dire que j’ai archivé votre article d’une grande analyse et dont j’ai pu "sentir" l’odeur ces derniers mois sur AGORAVOX avec toujours les mêmes rédacteurs qui diffusent toujours les mêmes articles qui vont dans le sens d’une contestation à sens unique pour faire uniquement de l’audience sur des mots clés qui rapportent aujourd’hui en France sur le net "sarkozy" "carla bruni" .....

                        La question ici est de savoir si déjà un accord a été passé avec 3 rédacteurs qui n’arretent pas de diffuser tous les jours,comme si ils avaient signé un contrat de service avec obligation de résultat de faire un ou des articles par jour...

                        Je suis analyste dans mon métier et j’ai trouvé "étonnant" de revoir toujours les mêmes "rédacteurs"

                        J’ai simulé un simple copié-collé sur un article d’un grand cabinet d’analyse et j’ai proposé cet article

                        Et oui,il a été réfusé !!! oui,j’ai eu la confirmation d’une manipulation qui consiste à faire de l’argent avec des permanents sous traitants qui écrivent des articles dans le but de provoquer afin de générer des "oui" et des "non" uniquement pour amener de l’audience et donc de l’argent et aujourd’hui cette argent irait dans une fondation situé dans un pays "souple" en terme de "fondation"

                         Merci encore pour cette article

                         


                        • Yohan Yohan 21 février 2008 00:02

                          le Lerma, fox terrier d"AVOX n’est pas le sot que l’on croit. Il a revêtu la défroque de Colombo. Ne vous fiez pas aux apparences, c’est un Fox


                        • Méric de Saint-Cyr Méric de Saint-Cyr 21 février 2008 09:38

                          Ce dont parle Lerma porte un nom, c’est l’UBM : unité de bruit médiatique.

                          Aujourd’hui l’info qui "marche" c’est l’info qui surfe sur l’actu, même si cette actu est destinée à endormir le "bon peuple". Exemple à l’appui : la "carlabrunitude"…


                        • Fares 21 février 2008 00:49

                          @ l’auteur

                           

                          Vous semblez considérer que les idées sont une marchandise comme les autres. Et vous mélangez support et contenu.

                          Ce qui m’intéresse, en tant que contributeur et en tant que lecteur, c’est le contenu. Que certains petits malins flairent le bon coup et se fassent des couilles en or en proposant le support, ma foi, je m’en fous complètement.

                          Lorsque vous allez vous servir à la pompe à essence, ce qui vous intéresse, c’est de remplir votre réservoir. En consommant de l’essence, vous participez à l’enrichissement de l’entreprise qui livre la station essence avec ses camions citerne, et vous participez également à l’enrichissement de l’entreprise qui fabrique ces camions citerne. En prenant de l’essence à la pompe, vous enrichissez même le fabriquant de pneus du camion citerne qui livre la station essence. Il se fait du blé sur votre dos, vous vous rendez compte ? Avez-vous l’impression que ces gens là aussi font de l’argent sur votre dos ? Et qu’en fonction de votre propre consommation d’essence, vous devriez bénéficier à titre personnel d’une partie des bénéfices de l’entreprise qui fabrique les pneus des camions citerne ?

                           

                          Le support n’est pas mon affaire. Je m’en fous. Ce qui m’intéresse, c’est le contenu. Ce qui m’intéresse, c’est de pouvoir faire connaître des point de vue qui me semblent importants, c’est de faire circuler des idées, d’influencer la vision d’autre personnes, et d’être moi-même influencé par les commentaires et les articles des autres.

                          C’est cet enrichissement là que je cherche, que je trouve, et qui me convient. Si un support donné, pour des raisons financières, pour des raisons de stratégie commerciale ou autre, décide d’entraver la circulation des idées, j’irai voir ailleurs.


                          • Franade Franade 21 février 2008 08:40

                            Tout à fait d’accord avec Fares !

                            Que certaines personnes se fassent de la tune sur mon dos m’importe peu. Ce qui est important pour moi, c’est de préserver une notion de communauté sur Internet qui est historiquement et culturellement première comparée à cette marchandisation qui nous mettrait tous en concurrence.


                          • Méric de Saint-Cyr Méric de Saint-Cyr 21 février 2008 09:47

                            @ Fares et @ Fanades

                            Je crois que vous vous méprenez tous les deux : Je suis comme vous heureux de pouvoir m’exprimer librement, de pouvoir lire des articles écrits par des gens qui ne suivent pas les "ordres" de la "pensée unique".

                            Malheureusement, il serait naïf de croire que le jour où l’argent va sérieusement s’en mêler, cette liberté d’expression sera toujours pleine et entière. C’est une règle presque mathématique, plus il y a de fric en jeu, plus la censure se réveille.

                            Liberté et gros bizness n’ont jamais fait bon ménage.

                            Alors bien sûr, vous avez le droit de vous en battre les couilles de ceux qui se font du pognon sur le dos des bénévoles blogueurs, mais uniquement parce que subsiste encore cet espace de liberté dont vous profitez.

                            Mais moi je me demande jusqu’à quand ? Car c’est bien connu : la liberté c’est mauvais pour les "affaires"…


                          • Franade Franade 21 février 2008 10:43

                            Cela va bien plus loin que la liberté d’expression ou la lecture d’écrits, Méric : cela s’appelle l’échange. Je prends et je donne. Ce que je prends, je ne le paie pas. Ce que je donne, je ne demande aucune rémunération pour.

                            Que d’autres fonctionnent autrement, cela ne me gêne en rien.

                            Et Internet est un espace de liberté. Mais vous confondez l’espace et les lieux spécifiques qui le constituent. Je me sens libre de m’exprimer sur Agoravox. Lorsque cela ne serait pas le cas, lorsque pour des raisons X ou Y, ce que j’ai à dire ne pourrait plus être dit ici, je le dirais ailleurs. Et je trouverai toujours cet ailleurs.

                            Vous savez, il y a plus "comique" que ce qui est dénoncé dans cet article : il existe aujourd’hui des modèles économiques pour des sites journalistiques et participatifs où les contributeurs payent pour financer une équipe de professionnels dont l’information est considérée comme coûteuse et apportent en même temps eux-mêmes de l’information considérée, elle, comme gratuite. Alors que, bien entendu, en termes d’informatifs, l’une et l’autre ont exactement même valeur. J’appelle cela le système "Travailler plus pour payer plus".

                            Certaines personnes sont très connes, Méric. Mais ne généralisons pas. Tant qu’il existera des gens qui savent exploiter Internet pour continuer à en faire un espace d’échanges, il restera un outil exceptionnel. L’avenir n’est donc pas un problème de support, c’est peut-être pas non plus un problème de contenu, c’est juste un problème de personnes.

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