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Accueil du site > Actualités > Economie > La finance dicte sa loi

La finance dicte sa loi

Les récentes sorties de Sarkozy sur la traque des paradis fiscaux ne sont bien évidemment que de l’esbroufe. Rien n’a réellement été fait pour combattre le blanchiment de l’argent sale. La finance mondialisée brasse l’argent sale (organisations criminelles, drogue, dissimulation et évasion fiscale, commissions occultes, corruption...) comme jamais, et couvre ses exactions en plaçant ses sbires aux plus hauts postes des Etats et de l’Europe. Par exemple savez ce qu'on en commun le nouveau président de la Banque centrale européenne, le président désigné du conseil italien et le nouveau premier ministre grec ? Non ? Et bien, Mario Draghi, Mario Monti et Lucas Papadémos sont tous d'une manière ou d'une autre proche de Goldman Sachs la célèbre banque d’affaires américaines.

Tout est décidé par les banquiers, c’est un gouvernement de l’ombre qui ne rend aucun compte et qui bien sûr n’est pas élu ! En clair : c'est le Cartel bancaire qui gouverne officiellement les pays de la zone européenne, c'est à dire que les peuples sont soumis à la dictature de la finance. La finance ne veut plus être relayée par des politiciens professionnels, elle veut diriger directement les pays. Son programme est de tout privatiser et de saigner le peuple à son seul profit en soumettant les nations à son dictat. Cela va générer une récession et une perte de souveraineté des Etats qui grossira les rangs de l’extrême droite nationaliste. Et l'extrême-droite est assez habile pour détourner la colère des peuples sur des bouc-émissaires. En Grèce, le nouveau ministre des transports, un proche du Front National, rejoint le gouvernement pour appliquer les pires politiques de privatisation, de baisse des salaires, de suppression d'emplois. L'extrême droite, ici comme partout, est bien du côté des puissants, des financiers, des exploiteurs et ses discours ne servent qu'à faciliter leur tâche en divisant les victimes de leur crise.

La fameuse dérégulation financière a assuré l’indépendance des banques centrales, visant à soustraire les monnaies au contrôle du pouvoir politique et en ouvrant la porte à la dictature des marchés. Les marchés n’ont donc pas pris le pouvoir, les politiques le leur ont donné. La domination des marchés n'est donc que la conséquence d'une manipulation et d’une démission du politique. Le gaspillage des ressources publiques, les privatisations, la destruction du programme du CNR, tout le dépeçage de l’Etat était programmé. Patiemment la finance a mis ses pions en place depuis longtemps, rappelez-vous Georges Pompidou, ex-fondé de pouvoir de la banque Rothschild, devenu président de la république !

Quand aux agences de notations qui menacent les Etats avec leur triple A, ces agences qui surévaluaient les notations durant la folie boursière des années 1990, ces agences qui n'ont anticipé aucune des crises d'Enron ou de Parmalat, ces agences qui n'ont pas vu venir la crise des subprimes, ces agences qui donnaient de bonnes notes à des entreprises super-endettées, ces agences de notations qui ont le pouvoir par un simple communiqué de presse d'accroitre les dettes d'un Etat juste en dégradant sa note, ces agences à qui appartiennent-elles ? A quels contrôles sont-elles soumises ? A qui rendent-elles des comptes ?

Une sortie de la crise n'est possible que par un changement complet de nos relations à l’argent, à la propriété privée et aux biens publics. Les banques, les grandes entreprises et les immenses fortunes privées doivent être expropriées, soumises au contrôle démocratique et consacrées à servir la société dans son ensemble. Les besoins sociaux doivent prendre le dessus sur la course au profit.

Article publié sur Conscience Citoyenne Responsable

http://2ccr.unblog.fr/2011/11/20/la-finance-dicte-sa-loi/


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6 réactions à cet article    


  • ca va pèter...  !!!!! CAR LES GOUVERNEMENTS LE VEULENT...CAR IL N Y A PLUS D ’EQUIPAGE ....

    ET PERSONNE A LA BARRE... NI DE LA FRANCE...NI DE LA CEE...LA PIEUVRE FINANCIERE

    PREND TOUT COMME OCTOPUS...ET SES TENTACULES....LES BANKSTERS  !!!!!!


    • onetwo onetwo 23 novembre 2011 23:16

      Tu parles...
      Qui roule pour l’UMP ?
      En 2007, 65% des électeurs de Le Pen au 1er tour ont voté Sarko au 2d tour...


    • mistigris 23 novembre 2011 12:37

      tout va bien la pieuvre détend ses tentacules sur l Europe .

      voici des films sur le nouvel ordre mondial ( bilderberg )

      http://www.all-liens.com/?tag=ordre-mondial


      • alphapolaris alphapolaris 24 novembre 2011 08:32

        Sur les agences de notation, vous avez oublié qu’elles notent tout comme pour les entreprises, le risque de défaut de paiement et de banqueroute des états... alors que leurs dettes sont garanties et qu’ils ne peuvent faire faillite !

        Mais la finance n’est pas à une contradiction près, surtout quand il faut se faire de l’argent facile. Peu importe que la dette soit garantie, on réclame en se basant sur ces notes des taux d’intérêts exorbitants, et on fait payer un risque qui n’existe pas... (sauf si l’on pousse le bouchon trop loin en poussant l’état à la faillite, comme en Grèce).

        Soit on estime que les états ne peuvent faire faillite : dans ce cas, on ne les note pas, on ne réclame pas de taux d’intérêts exorbitants, et leur dette est garantie. Soit on ils peuvent faire faillite : on les note, on augmente leur taux d’intérêts, et on accepte l’éventualité qu’ils puissent annuler leur dette. Mais si l’on considère qu’un état est une entreprise (ce qui est une erreur pour moi), on va jusqu’au bout du raisonnement.

        Pour le moment, les financiers mélangent les deux alternatives, en ne prenant que ce qui leur est positif... Le beurre et l’argent du beurre quoi.


          • lloreen 24 novembre 2011 09:35

            La seule alternative véritable est déjà de gagner notre souveraineté et notre majorité citoyenne.
            Nous n’avons jamais été libres, mais considérés comme des incapables, au sens juridique du terme, placés sous la tutelle de « représentants » (très mal nommés..).

            Nous n’avons besoin ni de partis, ni de représentants et devons refuse de déléguer notre voix à l’avenir.
            Personne ne sachant mieux que nous-mêmes ce qui est bon pour nous.
            Nous disposons de l’internet, outil par excellence pour nous informer, échanger, nous instruire et nous exprimer.
            Il est possible d’élaborer un programme commun à partir des meilleures idées de chacun (politiciens compris, ceux-ci étant des citoyens ordinaires puisque l’égalité est un principe fondateur de notre république, ce que beaucoup semblent avoir oublié !).
            Ce programme serait soumis au referendum.Des objectifs seraient fixés et les plus compétents seraient élus pour les assumer.Faute de quoi ils pourraient être remplacés après un vote.
            Il serait définitivement mis fin à un système de politiciens professionnels co-optés en toute opacité , en fonction d’intérêts partisans.

            La politique ne soit plus être considérée comme la « chasse gardée » d’une minorité d’arrivistes cupides et amoraux s’auto- désignant comme « l’élite » par opposition au « peuple » ayant au fil du temps formé une caste de politiciens professionnels, véritables rentiers de situation.

            La politique est l’affaire de chacun.
            Arrêtons de déléguer notre droit.Personne ne sachant mieux que nous-mêmes ce qui est bon pour nous.Sortons de cet asservissement que nous impose une clique de banquiers et déférons-les devant la justice pour qu’ils rendent des comptes.
            La vie est belle à condition d’être libre.Nous ne l’avons jamais été réellement.

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Robert GIL

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