Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > La finance islamique est-elle vraiment différente ?

La finance islamique est-elle vraiment différente ?

L’un des sujets qui me tenait le plus à cœur était celui de la finance islamique. J’étais, comme beaucoup, très heureux et impatient d’en voir l’apparition et pensais que c’était là une bonne chose pour les musulmans, comme pour ceux qui ne le sont pas, vu les dommages incroyables que provoque l’intérêt usuraire actuellement et qui a pourtant été prohibé par toutes les religions.

Les juifs et les chrétiens ont renoncé à ce principe. Les Grecs, bien qu’ayant vu naître Aristote et sa critique de la chrématistique, n’ont pas fait mieux. Ils doivent sûrement s’en mordre les doigts.

C’est désormais à l’islam que de suivre et, en tête du troupeau, des pieux savants qui s’accommodent bien avec la Bourse ou le capital-risque.

Il s'agit de montrer en quoi la finance islamique est avant tout de la finance et que le qualificatif d'"islamique" est comique. Cela se fait d'abord (car un autre article est en cours) en deux temps, d'abord avec les quelques éléments que nous apporte le cheikh Mohamed PATEL, et ensuite, en s'intéressant à l'intérêt usuraire.

1. Cheikh Mohamed PATEL

Tout d’abord, qui est-il ? En effet, rares sont ceux qui doivent le connaître. Son CV est parfaitement décrit sur son site. Il s’agirait donc de quelqu’un de compétent.

Nous pouvons trouver sur ledit site une explicitation de la <mourabaha> (le produit financier “islamique” le plus en vue). C’est donc là que se portera notre première mise à nu.

En droit musulman, la murabaha est un contrat de vente qui a ceci de particulier que la marge de profit qui est réalisée par le vendeur est connue de l’acheteur. Même si telle n’était pas sa fonction à l’origine, ce contrat a été employé pour servir de mode de financement alternatif au crédit à intérêt dans le domaine de la finance islamique : ainsi, plutôt que d’octroyer un prêt rémunéré pour financer l’acquisition d’un bien, la banque achète celui-ci et le revend à son client, au comptant ou à crédit, avec une marge de profit définie.

Il s’agit ici du premier argument. La <murabaha> est halal car le profit est ici défini. On en rit encore. Il suffit de se rendre chez un banquier traditionnel et de demander une simulation pour considérer le montant des intérêts que la banque va gagner (c’est-à-dire ses profits). D’ailleurs, à chaque crédit avec intérêt que vous contracterez, elle vous fournira un tableau d’amortissement (c’est une obligation selon l’article L.312-8 du Code de la consommation, points 2bis et 2ter). ARGUMENT RÉFUTÉ

____

• Le client sollicite de sa banque qu’elle fasse l’acquisition d’un bien déterminé pour ensuite le lui revendre. C’est justement parce que la demande de financement émane du client que l’on parle aussi de murabaha sur ordre d’achat (murabaha lil âmil bich chirâ).

Le cheikh PATEL ne pouvait être plus précis. Il parle bien de “demande de financement“. Si le demandeur de financement vient le voir, c’est donc qu’il est offreur de financement. Nous savons par ailleurs que le rôle d’offrir les financements ou encore de financer l’économie est l’objet des banques. Qu’est-ce qu’une banque ? C’est, selon la définition consacrée du Robert, le commerce de l’argent et de titres fiduciaires de toute nature.

On comprend donc qu’il n’est pas un commerçant dans le sens précis du terme. En effet, le commerçant est celui dont l’activité consiste en le négoce de marchandises. Il achète des marchandises précises et les revend avec une plus value. C’est le masque que cherchent à porter les banques islamiques, alors que de l’aveu même du cheikh PATEL, elles sont des institutions financières, dont l’activité réside dans le commerce de l’argent, que les partisans de la finance islamique condamnent pourtant dans les mots mais pas dans les faits :

La Chari’a considère l’argent comme un simple moyen d’échange. L’argent ne peut par conséquent, à lui seul, faire l’objet d’un contrat ou être utilisé comme un moyen de réaliser un profit. Cette prescription interdit de percevoir tout intérêt en contrepartie de la mise à disposition d’une somme d’argent. En vertu de la Chari’a, la perception et la réception d’intérêts (fixes ou variables) sont ainsi strictement prohibées

Nous venons donc de prouver qu’elles font montre de duplicité. ARGUMENT RÉFUTÉ


Nous constatons que ces deux arguments sont les plus utilisés pour maintenir le plus possible l’illusion de la halalité de la finance islamique. Notre réfutation acquiert ainsi plus de valeur, surtout après l’avertissement du webmaster dudit site, qui ne manque pas de mérite pour son éminent travail à démasquer le vrai halal du faux, mais qui semble tout à fait acquis à la cause de la finance islamique selon ses propres écrits (fin d’article) :

Par respect pour les chuyukhs [ndlr : pluriel de cheikh, c'est-à-dire sage, savant] et parce qu’ils ont travaillé dur pour superviser ces différents produits, et parce qu’il est agaçant, voire insupportable, de lire des commentaires où l’intervenant confesse tout ignorer des règles de droit musulman mais assène sans hésiter que c’est haram (illicite), tout message qui s’autorisera à freestyler sur les principes islamiques sera immédiatement supprimé. Les doutes, Les interrogations, Les questionnements sont évidemment acceptables et acceptées. Pas les conclusions hâtives et péremptoires sans fondement savant.

____________________________________________________________________________________

2. L’intérêt usuraire

Comme nous l’écrivions, l’intérêt usuraire est nommément prohibé par toutes les religions.

On retrouve l’expression de cet interdit dans le Deutéronome (23:19) : “Tu n’exigeras de ton frère aucun intérêt ni pour argent, ni pour vivres, ni pour rien de ce qui se prête à intérêt.” et dans le Coran (2:275) : “Ceux qui mangent [pratiquent] de l’intérêt usuraire ne se tiennent (au jour du Jugement dernier) que comme se tient celui que le toucher de Satan a bouleversé. Cela, parce qu’ils disent : “Le commerce est tout à fait comme l’intérêt“, alors qu’Allah a rendu licite le commerce, et illicite l’intérêt.”

Mais qu’est-ce que l’intérêt ? C’est, selon le Larousse, la somme que le débiteur paie au créancier en rémunération de l’usage de l’argent prêté. Le Littré dit somme toute la même chose : Profit qu’on retire de l’argent prêté ou dû (ce qui est le sens le plus ancien du bas-latin interesse, et qui se trouve dans des textes du XIIIe siècle).

Néanmoins, la définition la plus parlante est celle que donne la FAO sur son site, au point B.1.1 :

Le terme “intérêt” est utilisé pour indiquer le prix payé pour l’utilisation de l’argent. Il est également utilisé pour représenter le pourcentage gagné par un investisseur dans une opération productive. Du point de vue du prêteur, le taux d’intérêt est le rapport entre le profit reçu et l’investissement sur une période de temps, qui est une contribution au risque de perte, aux coûts administratifs et aux gains ou profits bruts. Du point de vue de l’emprunteur, le taux d’intérêt peut être exprimé comme le rapport entre la quantité payée pour l’utilisation des fonds et la quantité de fonds nécessaire. Dans ce cas, le taux d’intérêt doit être inférieur aux gains escomptés.

En clair, l’intérêt est relatif au temps pendant lequel sont mobilisés des fonds.

Voici une application de cette définition aux banques islamiques.

1. Groupe 570

2. “Islamic” Bank of Britain

Nous remarquons que lorsque nous faisons une “demande de financement” (selon l’expression consacrée du cheikh PATEL), et que nous mettons plus de temps à rembourser, le coût du crédit s’allonge. Or c’est la définition même de l’intérêt que nous avons donnée plus haut. Nous devons payer davantage, même si nous empruntons la même somme, dès lors que pour rembourser, on demande davantage de temps. C’est donc que ces banques islamiques prétendent que le temps a de la valeur, ou que l’argent fait de lui-même de l’argent, ce que récusent en choeur toutes les religions.

Nous comprenons enfin que ce ne sont pas des commerçants mais bien des banquiers, dont le métier consiste en le commerce de l’argent pour de l’argent, puisque la plus value du commerçant ne dépend pas du temps, alors que celle du banquier varie selon le temps où ses capitaux sont mobilisés.

________

Vous voulez en discuter, ou tout simplement nous contacter ?

Nous suivre sur Twitter : @TwitAGESC

Site internet : http://agesc.wordpress.com/


Moyenne des avis sur cet article :  3.57/5   (14 votes)




Réagissez à l'article

33 réactions à cet article    


  • Felgrand AGESC 13 juillet 2012 12:12

    Judaïsme, christianisme, islam et bouddhisme (au moins)

    Elles rassemblent la plus grande part de l’humanité, et c’est ce qu’il faut considérer.

  • foufouille foufouille 13 juillet 2012 10:58

    le taux d’interet est equivalent ou pas ?


    • Felgrand AGESC 13 juillet 2012 12:15

      En règle générale, la finance islamique coûte beaucoup plus cher. Puisqu’elles se disent commerçantes, elles sont assujetties à la TVA et ça les pénalise fortement. C’est d’ailleurs l’un des freins à son développement en France. 

      Aussi, c’est un peu l’abus du qualificatif « islamique ». Puisque des musulmans pensent que ça leur est autorisé, on en profite.. C’est comme la mayonnaise ou le ketchup halal, alors que même la marque discount l’est déjà, mais ça permet de justifier un prix 2 à 3 fois supérieur.

    • foufouille foufouille 13 juillet 2012 12:34

      ca a donc aucun interet, vu que c’est plus cher


    • foufouille foufouille 13 juillet 2012 12:39

      pour le momment, limiter a 10a
      faut etre un musulman riche
      le simulateur est meme pas accessible


    • Felgrand AGESC 13 juillet 2012 12:41

      Ces financements sont ouverts à tous sans distinction de religion. Il faut s’inscrire pour avoir le simulateur.


    • lsga lsga 13 juillet 2012 13:51

      J’y vois quand même une grande différence (même si tout ça reste de la mécanique idéaliste) :


      En Espagne comme aux USA, les gens qui ne peuvent plus payer leur crédit :

      1. Se font confisquer leur maison qui est vendu aux enchères
      2. Reste redevable de leur dette vis à vis de la banque

      Avec la murabaha, c’est la banque qui est propriétaire de la maison. Donc, en cas d’éclatement d’une bulle immobilière :

      1. Le débiteur est mis dehors
      2. Il n’est plus redevable de quoi que ce soit à la banque, qui elle assume les pertes

      ça fait quand même une énorme différence non ? 

      • xa 13 juillet 2012 14:34

        « ça fait quand même une énorme différence non ? »

        Euh ...

        Dans les deux financements, « l’emprunteur » s’engage à payer une certaine somme par mois.

        Dans le cas américain, il n’est expulsé que s’il ne peut plus payer. Dans la finance islamique, je me demande ce qui se passe s’il n’est plus en mesure de payer ce qu’il s’est engagé à payer ........

        Il sera mis dehors, c’est sûr, mais je ne suis pas certain que ca change quoi que ce soit sur son engagement à verser telle somme tous les mois pendant 20 ans.


      • lsga lsga 13 juillet 2012 14:54

        Dans le système occidental, c’est l’emprunteur qui est propriétaire. 

        Dans le système islamiste, c’est la banque. 

        Donc logiquement, c’est elle qui est responsable en cas de bulle économique. 

      • xa 13 juillet 2012 15:11

        Vous n’avez pas compris.

        Un bien peut perdre de la valeur sans que cela ne remette en cause le paiement des mensualités.

        Ex : vous achetez une voiture. On vous la vole. Vous devez continuer à payer les mensualités.

        Dans la crise des subprimes, c’est parce que les emprunteurs ne pouvaient plus rembourser que les biens ont été saisis (plus précisément, ils ne pouvaient refinancer la dette). La saisie vient en compensation de ces versements. D’ailleurs, la saisie peut ne pas concerner le bien immobilier, selon la sûreté apportée initialement.

        En finance islamique, que se passe-t-il si « l’emprunteur » ne peut plus payer ? Sa dette serait elle simplement annulée ? On ne peut pas saisir le bien, puisquil ne lui appartient pas encore. Alors saisit-on autre chose pour « payer les échéances », ou considère-t-on qu’il doit quitter le bien et qu’il n’est plus endetté du tout ?

        Je n’ai pas la réponse, mais, curieusement, j’ai du mal à croire que le « prêteur » accepte simplement de se priver des mensualités restantes, et se contente de conserver le bien.


      • lsga lsga 13 juillet 2012 15:20

        On ne peut pas saisir le bien, puisquil ne lui appartient pas encore. 


        Vous voyez, vous prenez les pieds dans le tapis de la dette. 
        C’est en occident que l’emprunteur devient propriétaire d’un objet en échange de sa promesse de rembourser. 

        Dans la finance islamiste, rien de comparable. 

      • xa 13 juillet 2012 15:54

        Non, c’est vous qui confondez.

        En occident, un emprunteur obtient une somme d’argent contre la promesse de verser un montant régulier. C’est un emprunt. L’argent obtenu, il l’utilise pour acheter tout de suite un bien.

        S’il ne peut plus rembourser, le prêteur peut saisir des biens pour se rembourser. Typiquement, il saisit l’immobilier, mais il pourrait saisir les comptes épargne, par exemple.

        Vous partez de l’hypothèse qu’en finance islamique, le bien appartient à la banque, et que le transfert se fait in fine. Ensuite vous nous dites que si le bien perd de la valeur, c’est la banque qui assume. Mais en quoi la perte de valeur remet-elle en cause l’engagement de l’acheteur à verser une certaine somme tous les mois à cette banque islamique ?

        Vous partez du principe que si le bien acheté 100k perd de la valeur et vaut 50k, alors l’acheteur n’a plus à payer ses mensualités.

        Je crois que c’est faux : il doit continuer à payer ces mensualités, puisqu’il s’est engagé à le faire.

        La question que vous n’abordez pas est : que se passe-t-il s’il ne peut plus payer ? Implicitement, vous supposez que s’il ne peut plus payer, ce n’est pas grave. Le contrat s’arrête tout simplement, et le banquier islamique assume totalement le risque, tandis que « l’emprunteur », lui, ne risque rien du tout ...

        Ca me parait optimiste, simpliste même.

        Je veux bien vous croire, mais j’aimerai surtout comprendre pourquoi ce sujet n’est jamais abordé sur les sites nous expliquant le mécanisme. On nous explique bien le mécanisme normal de ce « prêt » (j’ai lu une explication où l’on disait que le prêt bancaire n’est pas bien, mais qu’il est légitime de payer 5x150 euros un ordinateur valant 500 au départ ...).

        Mais je n’ai trouvé aucun explication de ce qui se passe si on ne peut pas payer les mensualités prévues dans l’échéancier. Comme s’il fallait taire cela, ou comme s’il était évident que l’emprunteur ne pouvait défaillir ..........

        Si vous avez cette explication, postez là, ce sera plus simple.

        Au passage, contrairement à ce que vous dites, le transfert de propriété est bien immédiat :
        "La banque fait alors l’acquisition du bien auprès du vendeur initial (qui aura en principe été désigné par le client final).

         

        •  Ce n’est qu’après avoir acquis la propriété du bien concerné et après en avoir assumé le risque inhérent à cette propriété que la banque établit avec son client le contrat de vente murabaha conformément aux dispositions qui avaient été fixées au préalable.

        •  Par le seul échange de consentement, le client acquiert la propriété du bien et en effectue le règlement conformément à l’échéancier convenu."


      • Leo Le Sage 13 juillet 2012 16:04

        xa dit : « Un bien peut perdre de la valeur sans que cela ne remette en cause le paiement des mensualités »
        Tout à fait.

        xa dit : "Je n’ai pas la réponse, mais, curieusement, j’ai du mal à croire que le « prêteur » accepte simplement de se priver des mensualités restantes, et se contente de conserver le bien"

        Voir mon intervention plus bas où je dis qu’ils [les musulmans] investissent jusque dans City Group...

        Isag dit : « Dans la finance islamiste, rien de comparable. »
        Précisez votre pensée...

         
        Cordialement

        Leo Le Sage


      • Felgrand AGESC 13 juillet 2012 16:28

        • Par le seul échange de consentement, le client acquiert la propriété du bien et en effectue le règlement conformément à l’échéancier convenu.


        Rien ne change, et je suis de votre avis que c’est surtout du maquillage.

      • lsga lsga 13 juillet 2012 17:34

        ok autant pour moi.


      • Vipère Vipère 13 juillet 2012 14:04

        Bonjour à tous

        Article intéressant en ce qu’il pose la problématique des banques islamiques, lesquelles cultivent une prétendue différence, par rapport aux des banques classiques, alors que dans les faits, elles auraient tendance à appliquer, selon l’auteur, des taux encore plus chers, jouant sur les idées reçues des utilisateurs de confession mulsulmane.

        Dans tous les cas, l’umprunteur défaillant est fichu à la porte, alors qu’une banque éthique, pourrait fort bien « dans un monde idéal » ne demander qu’un loyer, dès lors qu’elle est propriétaire du bien !!!




        • Felgrand AGESC 13 juillet 2012 16:29

          Oui, ça serait pas mal en effet...


        • Leo Le Sage 13 juillet 2012 15:10

          @AUTEUR
          Ce qui intéresse le musulman dans une banque islamiste, ce n’est pas qu’il est fondammentalement différent d’une banque classique mais c’est plutôt le fait que la banque soit gérée à la manière d’une organisation respectueuse des valeurs Musulmanes.
          Pour comprendre cette explication, une entreprise américaine qui gère à la manière chrétienne, plaît à un chrétien.
          C’est une question plus de confiance que de différenciation.

          Les Kowétiens, des musulmans en principe, investissent un peu partout y compris dans des banques américaines connues comme city group.

          L’erreur communément admise est de souvent croire que ce sera très différent alors qu’une banque par exemple doit respecter les règles prudentielles, et en particulier doit être dans les normes édictées par des ratios.

           
          Cordialement

          Leo Le Sage


          • Felgrand AGESC 13 juillet 2012 16:31

            Je dois admettre ne pas bien saisir


          • Leo Le Sage 13 juillet 2012 16:48

            @AUTEUR/Par AGESC (xxx.xxx.xxx.58) 13 juillet 16:31
            Vous dites : « Je dois admettre ne pas bien saisir »
            Quelle partie ?
            Toute banque respecte les mêmes régles notamment les régles édictées par la Banque de France et/ou la BCE.

            Sinon un élément de réponse avec l’intervention de Constant danslayreur (xxx.xxx.xxx.107) 13 juillet 16:35

             
            Cordialement

            Leo Le Sage


          • Felgrand AGESC 13 juillet 2012 16:50

            Oui exact ! 


          • alain_àààé 13 juillet 2012 15:28

            je peux confirmer par la situation de mes parents que j aiperdu a l age de 10 ans ils avaient un prét de l église catholique pour acheter leur maison


            • Soi même Soi même 13 juillet 2012 16:12

              Le prés avec usure à toujours été proscrit tant que une vie spirituelle était vivace.
              On le rencontre dans le Judaïsme ancien, dans la Christianisme et aujourd’hui le dernier bastion est l’Islam.

              il n’est pas interdis de pensé, que nous allons pas vers un retour à une forme plus morale du près de l’Argent.

              Il y a pas besoin de s’inspirer des banques musulmans, pour crée cette finance plusieurs banques en Europe le pratique, elle sont pour l’essentielle Allemande et Néerlandaise et en France il y a le Crédit Coopératif et la Nef.


              • xa 13 juillet 2012 16:41

                « en France il y a le Crédit Coopératif et la Nef. »

                crédit coopératif, groupe banques populaires.


              • Constant danslayreur 13 juillet 2012 16:35

                Oui l’arnaque est totale et cette finance là n’a rien d’islamique.

                En Islam, c’est SUR PLACE que la transaction doit être effectuée et dans une monnaie qui en est une, pas dans une monnaie sans valeur intrinsèque (genre papier, le dollar ou autre, qu’on nous dit avoir un équivalent Or, puis qu’on nous balade en nous disant pas de soucis, il a un équivalent pétrole, puis qu’on finit par remplacer par une monnaie électronique aussi abstraite que peuvent l’être les 0 et les 1 pour mieux nous asservir et nous appauvrir.

                La monnaie en Islam c’est l’OR, l’Argent ou les biens de consommation immédiate.

                Extrait

                Abū Sa’īd al-Khudri a dit que Bilal a apporté des dattes « Barni » au Prophète, et lorsqu’il lui demanda où il les avait eues, il répondit : « J’avais des dattes de qualité inférieure, j’en ai donc échangé deux « Sa’s »(Paniers) contre un (de celles-ci). » Le prophète répondit : « Ah ! C’est l’essence même de la Riba, l’essence même de la Riba ! Ne fais pas cela, mais quand tu souhaites en acheter, vends les dattes dans une transaction séparée, puis achètes avec ce que tu en as obtenu. »
                (Bukhāri, Muslim)

                Nous apprenons du Hadith ci-dessus que le Prophète Muhammad (Sallalahou ‘alayhi wa Sallam) a interdit un échange inégal de ‘dattes’ contre des ‘dattes’. Il a déclaré un tel échange comme étant l’essence même de la Riba. Pourtant, il existe des preuves que l’échange inégal de « chameaux » contre des « chameaux » a été autorisé :
                Yahya m’a raconté de Mālik de Nāf’i que Abdullah ibn Umar a acheté (c.à.d. échangé) une chamelle de monture contre quatre chameaux et lui a garanti d’entièrement les donner à l’acheteur à Ar-Rabadha.
                (Muwatta, Imam Malik)

                Une question se présente alors : pourquoi y a-t-il eu interdiction sur un échange inégal de dattes alors qu’il n’y en a pas eu sur l’échange de chameaux ?

                La réponse à cette question qui se trouve dans un Hadith très important du Saint Prophète (Sallalahou ‘alayhi wa Sallam) à propos de la Riba, explique ce qu’est la monnaie en Islam :

                Abī Sa’īd al-Khudri a rapporté que le Messager d’Allah a dit : « Or contre or, argent contre argent, blé contre blé, orge contre orge, datte contre datte, et sel contre sel. (Lorsqu’une transaction est) Une chose contre une même chose, le paiement se fait sur place, alors si quelqu’un donne plus ou demande davantage, l’accord s’est fait avec Riba, le receveur et le donneur en étant similairement (tous deux) coupables. »
                (Sahih, Muslim).

                Le Hadith ci-dessus du Prophète Muhammad (sallalahu ‘alayhi wa sallam) a clairement établi trois choses :

                Premièrement, il a établi que la « monnaie » en Islam est soit un métal précieux comme l’or et
                l’argent, soit d’autres produits de base comme le blé, l’orge, les dattes et le sel qui sont des denrées de consommation alimentaires usuelles, mais qui ont une longue durée de vie (NDT : presque impérissables). Ainsi, quand il y avait une pénurie d’or et d’argent à Madina (NDT : Médine), les produits tels que les dattes, dont l’offre était abondante sur le marché, et qui avaient une longue durée de conservation, étaient utilisés comme monnaie. Nous pouvons donc maintenant répondre à la question ci-dessus.

                L’échange inégal de chameaux contre chameaux était permis étant donné que les animaux n’ont jamais été utilisés comme monnaie. Un échange inégal de dattes contre dattes devait être interdit
                9
                cependant, car celles-ci étaient utilisées comme monnaie, et la permission pour un tel échange ouvrirait la porte à un usurier qui prêterait sur intérêt2.

                Si le principe d’utilisation de produits tels que les dattes devait être utilisé comme monnaie dans l’ile Indonésienne de Java, par exemple, le riz pourrait être alors utilisé si l’or et l’argent venaient à se raréfier dans ce marché. Dans l’île de Cuba d’autre part, le sucre pourrait être employé comme monnaie, etc.

                Certains savants de l’Islam prétendent que l’humanité est libre d’utiliser quoi que ce soit comme monnaie, même des grains de sable. Il n’y aurait donc aucune interdiction de donner une valeur à un papier imprimé. Notre réponse est que les grains de sable ou les coquillages trouvés sur les plages ne peuvent être qualifiés conformément au Hadith de monnaie en Islam, étant donné qu’ils ne sont ni un métal précieux, ni un produit alimentaire habituel.

                Deuxièmement, lorsque l’or, l’argent, le blé, l’orge, les dattes et le sel (riz, sucre, etc.) étaient utilisés comme monnaie, la valeur de celle-ci était « à l’intérieur » de cette monnaie et non « à l’extérieur ». Par conséquent, le Hadith a établi que la « monnaie » en Islam possède une valeur intrinsèque.

                Troisièmement, la monnaie a toujours été située dans la création d’Allah, en une marchandise qui a été créée par Allah le Très-Haut, et dont la valeur est assignée par Allah le Très Haut Lui-même. Il se déclara Lui-même être Al-Razzaq, le Créateur de la richesse.

                Nous pouvons maintenant décrire la monnaie établie dans la Sounna comme étant la suivante :

                • Des métaux précieux ou d’autres produits de base comme ceux décrits précédemment,

                • Une monnaie avec une valeur intrinsèque

                • Une monnaie qui se situe dans la création d’Allah, ayant une valeur assignée par Allah Lui-même qui est le Créateur de richesse.

                Certains savants de l’Islam sont prompts à nous rappeler que la Sounna est composée de deux parties. La première étant celle qui nous vient du Saint Prophète mais qui est basée sur une guidée Divine. La seconde partie est celle qui est basée sur sa propre opinion. Le Prophète a lui-même conseillé ses compagnons en respect de la seconde que « vous êtes les mieux informés de vos affaires mondaines » ; l’implication de ce conseil étant qu’il n’y a aucune obligation de suivre cette Sounna.

                Les savants continuent en soutenant que cette « monnaie » fait partie de la deuxième catégorie. C’est pourquoi, soutiennent-ils, qu’il est parfaitement légitime pour les Musulmans d’accepter le système actuel de monnaie-papier non-échangeable que l’alliance Judéo-chrétienne au pouvoir n’a qu’à simplement imprimer, y assigner une valeur fictive, pour ainsi devenir la créatrice d’autant de richesse qu’elle souhaite. Les membres de cette alliance peuvent alors utiliser leurs devises pour acheter tout ce qu’ils désirent autour du monde. Cependant, lorsque les Musulmans les suivent dans cette activité blasphématoire de création de richesse à partir de rien, on se retrouve dans la situation où même une tasse de café à Manhattan ne peut être achetée avec une valise remplie de roupies Indonésiennes ou Pakistanaises.

                Ces savants de l’Islam n’ont jamais déclaré Haram le système monétaire actuel de monnaie-papier non échangeable, et il semble que cela ne changera jamais. Ils ont évidemment tort dans leur jugement, et devront assumer les conséquences de cette erreur atroce au Jour du Jugement. Ils ne considèrent pas que l’argent sous forme de métaux précieux créé par Allah le Très Haut et dont la valeur intrinsèque, qui leur est assignée par Allah Lui-même, est fermement ancrée dans le Saint Coran.

                Fin de citation.


                • Felgrand AGESC 13 juillet 2012 16:39

                  Du Imran Hosein :p

                  +1


                  Vous auriez du préciser la signification de <riba> pour les non-initiés ! 

                • Constant danslayreur 13 juillet 2012 16:45

                  Source ci-après, ce livret du Sheikh Imrane explique le côté hautement frauduleux en Islam des monnaies papier actuelles et aussi pourquoi elles ont été mises et place et enfin en quoi, est-ce que la chute programmée du dollar entraînant toutes les autres pseudo-devises finira par ruiner le gros des troupes pour mieux les tenir par les nouilles.

                  Il permet aussi de comprendre notre complicité à tous musulmans en tête (en acceptant pareil système frauduleux, en l’alimentant même), dans l’attaque finale contre l’humanité. 

                  http://imranhosein.org/media/books/dinarbook-french.pdf


                • Constant danslayreur 13 juillet 2012 16:50

                  La Riba est le prêt à intérêt (je préfère éviter le mot usure parce que pour les francophones non musulmans il a plus le sens d’EXCES dans l’intérêt pas de l’intérêt lui-même.

                  Or c’est le principe même de Riba (sans aucune précision de limite inférieure) qui nous vaut si nous ne l’abandonnons pas, une menace de guerre ouverte d’un ennemi contre lequel personne ne peut rien parce qu’il est le tout puissant.


                • xa 13 juillet 2012 17:14

                  "je préfère éviter le mot usure parce que pour les francophones non musulmans il a plus le sens d’EXCES dans l’intérêt pas de l’intérêt lui-même"

                  Le sens d’usure = taux excessif est récent en francais. Auparavant, l’usure était le taux d’intérêt. L’usure venait payer le prêt d’une chose, fût-ce de l’argent.

                  La divergence entre les deux termes date, il me semble, du 16ème. Calvin différenciait l’intérêt excessif de l’intérêt normal. C’est sans dout lié à l’émergence, à cette époque, des banques, et de la professionnalisation du prêt d’argent aux 15ème et 16ème siècles.

                  Il fallait justifier la possibilité de prêter de l’argent contre intérêt, tout en respectant la condamnation, par les églises, de l’usure ...

                  Enfin, je ne suis pas historien, ce n’est qu’un avis :)


                • Constant danslayreur 13 juillet 2012 18:37

                  Gars d’Affi

                  Qui ça « On » ? Je suppose que vous avez voulu dire « nous », bon alors quel est ce « nous » et quel est ce groupe, cette communauté, cette confrérie qui vous aurait mandaté pour parler que dis-je, pour décréter en son nom, décider de ce qui était susceptible ou pas de l’intéresser et qui ce faisant, vous aurait autorisé, vous, misérable petite tache, à vous nounoyer ?

                   


                • OMAR 13 juillet 2012 22:52

                  Omar 33

                  Gars d’Affi est un nouveau petit vilain canard mais excellent élève de la hasbara...

                  Il relaye Matsada, la cignogne, etc... la meute quoi.....

                  Son but, jouer au troll et à l’islamophobe primaire et, surtout, faire de la propagande pour Israhell...


                • Leo Le Sage 13 juillet 2012 22:58

                  @Par Constant danslayreur (xxx.xxx.xxx.107) 13 juillet 18:37
                  Vous dites : "qui vous aurait mandaté pour parler que dis-je, pour décréter en son nom, décider de ce qui était susceptible ou pas de l’intéresser et qui ce faisant, vous aurait autorisé, vous, misérable petite tache, à vous nounoyer ?"
                   smiley smiley smiley smiley
                  Allons, allons, faut pas taper sur le vilain petit canard...
                  Il est déjà assez boiteux comme çà...
                  Il faut pas l’achever alors qu’il est à terre. Il faut lui donner sa chance...

                   
                  Cordialement

                  Leo Le Sage


                • chmoll chmoll 14 juillet 2012 07:50

                  on est tous pareils devant le fric , surtout quand l’émir aboul la chnouff s’amène avec ses barils de dollars

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès