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Accueil du site > Actualités > Economie > La finance n’est pas en crise, elle concrétise un Coup d’État (...)

La finance n’est pas en crise, elle concrétise un Coup d’État européen

Il est désormais courant d’entendre que l’économie mondiale est en crise, et que dans ce contexte de conjoncture difficile, mieux vaut patienter pour s’affairer, que des jours meilleurs fassent briller nos portes-feuilles. Les bourses clôturant en baisse, scrutant les monnaies en dévaluation, la finance en effervescence entraîne avec sa chute le délabrement de l’État. Cette crise serait donc une sorte de trou noir absorbant tout, surtout les capitaux, contre lequel il est impossible de lutter car personne ne l’aurait générée, tant il est inconcevable autant qu’impossible de lutter contre le libre et naturel cours du marché. La crise mondiale, la plus grave depuis les années qui ont précédé les fascismes en Europe, serait une résultante de la mondialisation : puisque le marché est vertueux, cyclique et libre de tout contrôle étatique, il se régulera de lui-même après l’orage bancaire. Quelle naïveté ! Comprendre plutôt qu’il est naturel voire biologiquement intrinsèque à l’Humanité que 99% de la population subissent le dernier pour-cent boursouflé de kilos dollars, qui impose sa loi, affame, tyrannise et tétanise la planète…

La concupiscence pour l’accumulation des biens matériels est telle dans le comportement des acteurs sociaux, quels qu’ils soient, qu’elle est un leitmotiv, une norme de conduite où l’antisocial devient social : Le pauvre adule son maître bourgeois, il surconsomme, il aspire à vivre comme lui et se ruine pour cela. La classe moyenne précaire, elle, dénigre les pauvres et fait flamber son compte bancaire. La classe moyenne supérieure est celle qui épargne sur les marchés financiers, elle cire les pompes de la classe possédante juste au dessus d’elle. Le pire d’hier devient la normalité d’aujourd’hui, la mémoire se raccourcit et l’espoir s’amenuise. Et oui, le capitalisme marchand a toujours existé, et se maintient dès lors que s’opère une tractation entre deux individus. Il y a toujours une valeur à toute chose, et un prix à l’échange.

 Depuis 2008, la croissance économique des pays occidentaux est molle voire négative, et c’est en dépit d’une crise incontrôlable que l’on devrait se serrer la ceinture, accepter de fournir plus d’efforts afin d’en finir avec la récession, et aller « chercher la croissance avec les dents s’il le faut.  »(1). Le royaume bancaire et l’influence que la finance a pris sur les institutions publiques, ne remontent pas à 2008. L’attribution à toute entreprise de la personnalité morale juridique en 1864 aux États-Unis eût pour conséquence qu’une banque, plus tard une multinationale put conclure des contrats, assigner l’État ou les personnes physiques en justice, et réaliser des profits énormes. Bientôt, les grandes corporations détournèrent la juridiction des États pour échapper à leur contrôle, elles financèrent les belligérants des grands conflits. Ainsi, les gouvernements avides durent s’associer avec ces nouveaux rois de la finance pour se maintenir dans leur rang. La stratégie fut simple : instaurer le chaos pour en récolter les bénéfices. Une guerre, un putsch, une catastrophe naturelle, une crise, tout est bon pour faire du profit. Sauf que le contrôle de l’appareil étatique est souvent un frein à la concentration accrue des capitaux : dans nombre de pays, il existe un droit du travail qui encadre relativement salariat, patronat et indépendants. Les codes du travail contiennent des articles juridiques qui normalisent les salaires, la liberté d’expression, l’action syndicale, le temps de travail réglementé, les conventions collectives, les contrats. Les constitutions dites démocratiques quant à elles, grossièrement, fixent les relations entre les différents pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire) et les citoyens. Des devoirs sont institués, mais aussi des droits sociaux comme ceux de participer à la vie politique (mais pas trop, sinon le peuple peut gouverner en lieu et place de l’élite oligarchique).

Ces droits sociaux, que d’autres nomment par « acquis sociaux », cette législation qui fait que les gens ont en théorie droit par exemple à une couverture sociale (famille, santé, vieillesse) en cas de période difficile, à un temps de travail salarié fixé à 39h maximum, à des congés payés, etc., furent obtenus tout au long de la première moitié du 20ème siècle. Mais ils ne furent pas gratuits : pendant toute l’émergence de la classe ouvrière de 1850 à 1970, partout où il y eut des luttes sociales organisées, l’oligarchie capitaliste craignait que les mouvements sociaux ne basculent en insurrection. Le spectre de la révolution socialiste hantait les libéraux, et c’est par la lutte sociale acharnée des travailleurs, que les droits sociaux et libertés fondamentales furent obtenues.

 Ces droits sociaux, ou plutôt, les réglementations étatiques, ne sont pas très appréciées des capitalistes car elles freinent leurs profits abyssaux. Lorsque les salariés d’une entreprise bénéficient d’avantages sociaux en tout genre, et voient leurs salaires augmenter, cela ne plaît pas aux néolibéraux. Alors jusque-là, ils s’alliaient avec des gouvernements en accord avec eux, ils imposaient leur idéologie économique, et renversaient les gouvernements socialistes, à l’instar de ce qu’a subi le Chili le 11 septembre 1973. Comme la manœuvre itérative ne peut pas être réitérée trop de fois, sans quoi trop de citoyens en seraient avertis, les spéculateurs se sont mis à attaquer directement les secteurs de l’économie sur les marchés internationaux : l’agriculture, les armes, le social, les télécommunications…tout profit fut bon à prendre. Même sur la souveraineté, ils pouvaient attaquer directement la monnaie des États. Des créanciers détenaient carrément la dette publique d’un État, de sorte qu’ils pouvaient en exiger illico-presto le remboursement. Des agences, constituées d’hommes d’affaires haut placés, s’arrogeaient le droit de décider de la solvabilité ou non d’un pays, et la dégradait ainsi lorsqu’il ne correspondait pas à leurs critères (autrement dit, lorsque l’État ne fut pas assez néolibéral). Les riches contribuables placèrent leurs revenus dans des paradis fiscaux, les grandes entreprises multinationales ne payaient plus leurs impôts à hauteur de ce qu’ils devaient dans le pays du siège social. Petit à petit, l’impôt, devenu proportionnel, reposait uniquement sur les prolétaires des classes moyennes pendant que les classes aisées, elles, pouvaient se payer les honoraires des cabinets de conseil financier pour s’exonérer de leurs impôts. Le travail fut dégradé, des millions de personnes volontaires furent condamnées à la pauvreté par manque d’emplois car leur gouvernement préféra lutter (vainement) contre une inflation criante au lieu de générer une politique sociale de plein emploi. Le marché noir à tickets de rationnement fit bientôt le quotidien des damnés de la Terre. Ainsi, l’objectif ne fut pas de pallier aux crises économiques, mais bien le contraire : organiser une crise permet de garrotter le peuple, mettre des riches sur la paille et d’en enrichir d’autres et de marcher sur les plates bandes des prébendes d’autrui. La concentration du capital permet d’aggraver les contrebalancements des crises, et d’asseoir le pouvoir de la finance sur l’État : c’est la stratégie du coup d’État permanent.

Résultat, si l’on pousse l’idéologie à l’extrême, encore cinq-six ans de régression sociale et de mise à sac de l’État, et les services publics vont être complètement démantelés, plus aucune recette fiscale ne rentrera dans les comptes publics. Comme ces services publics ne fonctionneront plus de manière optimale, les gouvernements déclareront qu’ils ne seront plus en mesure d’en assurer le fonctionnement, et que les projets relatifs aux lois de finances doivent ouvrir le capital de toutes les entreprises publiques à la concurrence extérieure : comprendre que Suez, Veolia, Total, Vinci, Danone, Nestlé, General Motors, JP Morgan, Société Générale, BNP Paribas, Natixis, etc., seront les nouveaux dirigeants des institutions à partenariat public-privé : l’État privatisé. Les prix augmenteront drastiquement, la couverture sociale disparaîtra, le temps de travail augmentera peu à peu pendant que les salaires tomberont en flèche comme un château de cartes. Imaginez L’École à Natixis, les universités et la recherche à Veolia, la santé publique à Sanofi, les transports à Veolia, Vinci et Suez… Sur un graphique, le curseur de 2011 se situerait ici. Conscients que les profits pourrait s’accroître, les banques Natixis, Société Générale et BNP Paribas auront carrément fusionné-acquis le Palais Bourbon et du Luxembourg. Les élections se feront rares, ou alors, lorsqu’elles auront lieux, n’auront le droit de se présenter uniquement les membres de conseils d’administrations des entreprises publiques-privées (le terme « public » désignant les seules parts à 5% détenues par l’État).

L’idéologie des néolibéraux est à son paroxysme : instaurer un anarchisme libéral affranchi des États-Nations, l’oligarchie pure. Et la crise qui dure depuis 2008 est une aubaine pour les maîtres du monde. L’instabilité économique leur est dangereuse à une époque où l’indignation populaire monte en intensité. Mais pourtant, l’assujettissement des gouvernements à leur doxa, permet de réaliser un putsch monumental en toute impunité. Ce que nous nous apprêtons à vivre en France, en Europe occidentale, ce que vivent déjà les européens du sud, n’est pas une crise financière. C’est un coup d’État de la finance sur l’État. Ou plutôt, une Offre Publique d’Achat (OPA) d’un Empire sur un État. La situation alarmante de la Grèce en 2011 éclaire sur cette vision.

En 2011, 737 personnes morales détiennent 80% des valeurs des entreprises mondiales (2). Cette stratégie est actuellement installée en Europe du Sud, où la troïka (FMI, Banque Centrale, Commission Européenne) a déclaré la guerre à la population.

En Grèce, le salaire minimum a été réduit à 600 euros mensuels (3), et les tarifs ont augmenté de 100% sur la consommation du pétrole et du fuel. Le prix de l’électricité, du gaz et des transports publics ont accusé une hausse de 50%. On ne nous fera plus croire que la concurrence pure et parfaite existe, et qu’elle permet de faire baisser les tarifs. Un tiers des entreprises commerciales auraient fermé leurs portes, et ne seraient plus en mesure de payer les salaires. Les ménages en couple atteignant 2000 euros chacun n’ont désormais que 400 euros d’allocations chômage qui sont versées avec des retards d’un mois à deux. Nombre de fonctionnaires, quand ils sont encore en poste, ne sont plus rémunérés. Pourtant, 97% des fonds alloués par l’Union Européenne et le FMI ont bénéficié aux banques qui encaissent des intérêts colossaux pendant que le service de la dette repose sur des contribuables déjà paupérisés. S’ajoute à cela une part de 40% des jeunes diplômés étant condamnés au chômage structurel, et ceux qui ont la chance de pouvoir travailler voient leurs rétributions s’amenuiser, ou perçoivent au noir les fruits de leur labeur. Éradiqués les acquis sociaux, pulvérisées ont été les recettes fiscales, jeté aux rois de la jungle a été l’État grec. 

Pendant ce temps, les médias dominants crient à la malhonnêteté des travailleurs grecs qui font du black, plongent l’économie dans le trou noir informel et qui augmenterait la dette publique. Il est vrai que les médias bourgeois seront plus enclins à expliquer le chaos par la fainéantise d’un peuple plutôt que d’évoquer l’avidité des représentants de la troïka. Les milliards qui ont été donnés en échange de ces plans d’ajustement structurels à répétition, sous couvert d’aide massive, ont servi à engraisser les poches des actionnaires et des banquiers, et l’on veut expliquer à l’auditeur européen que le grec, l’espagnol, l’italien, le portugais ou le français ont un comportement vicieux. Petit exemple d’avidité des places boursières : lorsque les banques frôlaient la faillite en 2008, l’Union Européenne s’est attelée lors du G20 à rembourser les mauvaises créances en consentant aux établissements de crédit des prêts à 2% d’intérêt. Quelques années plus tard, ces banques prêtaient à 12% (2009), puis 18% (2011) aux États lorsqu’ils approchaient le défaut de paiement. Expliquer la crise de la dette par la malhonnêteté d’un peuple, est un peu comme expliquer la famine en Afrique par le soleil : empêcher de réfléchir et se tromper d’ennemi. La guerre est déclarée à l’Europe. Et le terrorisme économique colonialiste que vit l’Europe aujourd’hui est le même que celui dont l’Afrique a souffert tout au long du 20ème siècle et dont les stigmates courent encore aujourd’hui d’une manière trop criante : une tiers-mondisation des pays riches au bénéfice de quelques uns.

Le constat est simple : la Grèce subit un coup d’État de la finance qui fait son OPA sur les institutions, et ce pays, première victime européenne de tiers-mondisation, est en train de subir ce qui nous attend plus au nord si les dernières vraies élections à venir ne concrétisent pas le souhait de millions d’indignés silencieux en effervescence : changer ce rouage systémique. Résister aux « chocs » économiques. Nous ne sommes plus des veines prêtes à recevoir des injections en seringue d’austérité comme on prescrit des antibiotiques à un simple rhume. Ce ne sont pas aux peuples de payer la bêtise des capitalistes, encore moins d’en payer les dettes, et s’il y a une cure à infliger, elle est à administrer aux classes possédantes, une cure de bien public et commun qui voudrait que tout le monde puisse jouir d’une existence décente. La solution alternative est pourtant simple à appliquer, tant l’action publique pourrait adjoindre la participation de tous à l’altermondialisation de la planète, dans le démantèlement de l’économie néolibérale (réformer le FMI, l’OMC, la Banque Mondiale et l’Euro, empêcher les délocalisations et la mainmise de la bourse sur les institutions publiques), redonner à l’État une justice sociale, une souveraineté économique, sociale, et politique, répartir les richesses de manière équitable. En France, rédiger une sixième constitution qui soit citoyenne, participative et socialiste. Bref, agir et éviter que le pire d’aujourd’hui ne se transforme en calvaire quotidien, en soumission atroce à la dictature totalitaire des marchés financiers et entreprises multinationales. 

 A la suite d’une crise d’ampleur suffisamment conséquente pour qu’elle fasse trembler les Empires et leurs économies, quand l’Homme ne se mue que par la crainte de l’avenir et l’élite dans la peur de vaciller, les opinions se radicalisent et deux idéologies poignent au carrefour des civilisations : à gauche, le socialisme et le fascisme à droite. Nous sommes en 2011, mais se reproduit le spectre de ce qui s’est passé dans les années 1930 en Allemagne avec l’élection d’Adolf Hitler, ou la victoire de Franco en Espagne en 1936 sur les républicains communistes et sur les anarchistes. Dans les années 1930, le fascisme et la guerre ont permit aux entreprises de canaliser la foule et surtout, d’accélérer leurs débouchés économiques (voir le rôle d’IBM dans la Shoah…). L’Humanité est au milieu du « Y » qui sépare la route en deux, mais pour une fois, la résistance n’est peut-être pas restée bloquée au feu rouge. Habituellement, le virage radical à droite est prévisible, en ce que les totalitarismes sont profitables aux oligarchies (suppression des syndicats, de la liberté d’expression, rupture des droits du travail, répression, culte inféodé du chef charismatique, etc.). Mais les peuples de notre époque, possèdent internet pour s’informer, et depuis janvier 2011, la crise mondiale fait aussi prendre conscience que l’idéologie néolibérale ne repose que sur une chose : la propagande de la minorité qui asservit la majorité. Les gens deviennent conscients, résistants, parfois militants autodidactes face à toutes ces inégalités de traitement, et accumulent de la colère silencieuse. Ils n’ont pas fait l’ENA ou Science-Po, mais savent que si leurs factures augmentent, c’est parce que certains actionnaires l’ont décidé arbitrairement du haut d’une tour en verre. Le problème, c’est que demander aux élites de prendre en compte la rage des minorités qui gronde, c’est comme expliquer à un sourd qu’il faut qu’il entende.

J’attends ce moment où un enfant se rend compte qu’on se moque de lui, que le Père Noël n’existe pas, sans que les parents perchés dans leur tour d’ivoire, n’aient pu anticiper le déclic cognitif…Déclic qui se fera par les urnes ou avec violence. L’idéologie néolibérale vit ses derniers mois, c’est pour cela que ses tenants accélèrent le processus de libéralisation. La suite n’est plus qu’une question de temps. Nous sommes dans un bolide traçant dans le brouillard sans aucune visibilité. Les élections de 2012, pour ce qui est de la France, promettent peut-être de se montrer les plus intéressantes qui soient depuis 1958. Car chose qui ne s’est jamais produite, c’est la première fois que la gauche (« extrême ») socialiste semble unie et constructive sur un même front, autour d’un projet de société alternatif de taille. Agissons.

 

1. Selon les déclarations démagogiques d’un ineffable homme (d’affaires) politique un jour de campagne électorale pour la présidence, un homme innommable qui voulut devenir calife à la place du calife. La croissance avec les dents, qu’il y aille, c’est que la croissance, nombre de chômeurs, salariés, étudiants et travailleurs précaires l’attendent toujours... Ils se sont ravagés les dents sur le marché du travail et n’ont plus assez d’indemnités pour payer le dentiste.

2. http://www.bastamag.net/article1719.html.

3.http://www.presseurop.eu/fr/content/article/977471-va-droit-au-genocide-financier.

 

Samuel Moleaud.

http://sam-articles.over-blog.com.


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72 réactions à cet article    


  • DSKprésident 27 septembre 2011 10:26

    Article intéressant.
    La conclusion est cependant tragi-comique (à en rire ou à en pleurer) :

    « Car chose qui ne s’est jamais produite, c’est la première fois que la gauche (« extrême ») socialiste semble unie et constructive sur un même front, autour d’un projet de société alternatif de taille ».

    Quand on a compris que :
    - la gauche est comme le droite vendue à l’oligarchie financière internationales,
    - qu’elle n’en a rien à foutre des français, et ce depuis 1983,
    - qu’elle s’est tournée vers l’arnaque de l’Euro(pe) dès la fin des années 80
    - qu’elle est immigrationiste afin de compenser le départ des ouvriers vers d’autres cieux plus « socialistes »
    - qu’elle continue d’enrichir les banquiers en cautionnant la loi du jan 7 - art 12 du traité de l’UE
    - qu’elle a voté l’infâme guerre coloniale à la Lybie (avec la droite)
    - qu’elle voulait nous vendre le candidat milliardaire socialiste obsédé sexuel comme futur président
    - qu’elle a signé le tract sionsite, ou anti-palestinien de 110 députés, contre la création de l’Etat du peuple Palestinien (cela montre qu’elle est contre les peuples)

    Avec une gauche pareil, on est sûr de continuer le sale boulot de démantèlement de la France qu’a méthodiquement entreprit le sioniste Sarkösy.


    • Samuel Moleaud 27 septembre 2011 10:34

      Je vous parle de la gauche socialiste, vous m’opposez la gauche libérale...


    • _Ulysse_ _Ulysse_ 27 septembre 2011 11:00

      La gauche socialiste ? Désolé mais cela n’existe plus en France. Et ne venez pas me parler des du PC ou autre Mélanchon ! Ce ne sont que des rabatteurs PS.

      Si vous ne me croyais pas, lisez ça :

      Le Parti de Gauche proclame être un « Parti de perspective européenne » :

       

      « Le PG sait que le changement de société auquel il aspire passe par une autre Europe. Né en partie de la mobilisation populaire qui a conduit au rejet du référendum sur le traité européen, il noue des partenariats avec les forces de gauche en Europe favorables à un projet alternatif d’une Europe sociale et démocratique. »

      C’est super, faudra juste demander l’avis des autres états européens :D

      http://fr-fr.facebook.com/notes/fran%C3%A7ois-asselineau-union-populaire-r%C3%A9publicaine/-apr%C3%A8s-le-casse-toi-pauvre-con-de-m-sarkozy-voici-le-d%C3%A9gage-de-m-m%C3%A9lenchon-/10150300864777038

      Surtout les citations ;)


    • DSKprésident 27 septembre 2011 16:28

      Je décris bien la gauche socialiste qui est exactement en France la gauche libérale, européiste, ultra-libéraliste, immigrationiste, sioniste...

      Même Mélenchon est dans le moule mondialiste, internationaliste au service de cette l’oligarchie financière qui détruit les peuples. Mélenchon est le meilleur comédien politique, le Sarko de la gauche.
      Georges Marchais doit se retourner dans sa tombe, à chaque fois que Mélenchon, fossoyeur de feu le PC, ouvre la bouche.

      de Gaulle disait déjà : "je n’aime pas les socialistes en France, car ils ne sont pas socialistes. ET je n’aime pas les miens, car ils aiment trop l’argent.

      En France DROITE = GAUCHE ! Ils ont fuit le peuple (et vice versa)

      On a bien vu sous Sarko qu’il gouvernaient ensemble (Kouchner, Besson, Lang, BH Lévy...), et on voit bien que le nain de droite financière oligarchique épouse la bobo de gauche oligarchique !


    • symbiosis symbiosis 27 septembre 2011 17:41

      Gauche, gauche socialiste, gauche libérale, NPA, PC, leurs cadres du moins sont de l’autre côté du miroir, c’est à dire du coté visible. Nous nous sommes les invisibles, les sans voix.
      Quelle que soit l’orientation politique, le simple fait de passer de l’autre coté de la caméra constitue un pacte faustien et le pacte est d’airain sinon il se transforme en peu de chagrin.

      Conclusion, si nous voulons vraiment sortir du capitalisme et instaurer une société humaniste, il n’y a plus guère de choix possibles :

      Ne plus voter et commencer à conceptualiser cette société qui ne pourra se faire avec l’argent.


    • Le citoyen engagé asse42 28 septembre 2011 09:04

      Nous sommes d’accord. L’article pour dénoncer le coup d’état bancaire est excellent mais qu’est-ce qu’elle propose la gauche socialiste ? Rester dans l’euro ? dans l’UE ? Alors que pour réformer on comprend qu’il faudra quitter les institutions qui nous enferment et en construire d’autres.
      La révolution sera d’abord nationale ou ne sera pas !

      Mais j’ai cru comprendre que pour l’auteur le nationalisme c’est le fascisme...


    • révolQé révolté 28 septembre 2011 10:38

      + 10... !!!


    • Micka FRENCH Micka FRENCH 2 octobre 2011 20:54

      De l’Ecossaise...

      Cet article, certes un peu longuet est un en fait d’un sophisme amusant !

      JAMAIS LE PARTI « SOCIALISTE » FRANCAIS N’A ETE DE GAUCHE !
      La Gauche n’a été au pouvoir qu’UNE SEULE ANNEE EN FRANCE DEPUIS 1945 : EN 1981-82...

      Merci donc de ne pas l’appeler « La Gauche »..

      Je l’ai déjà écrit à maintes reprises. Le Français moyen est très moyen à 53%. ON l’a hélas compris en 2007...
      L’exemple de la Grande-bratagne ne luia pas servi de leçon.

      IL EST EN TRAIN DE VIRER SON « THATCHER’ (avec ses brigands en plus) POUR LE REMPLACER PAR SON »TONY BLAIR"...

      Micka FRENCH
      http://mickafrench.unblog.fr

      Micka FRENCH sur le Web deuis 1995


    • Samuel Moleaud 2 octobre 2011 23:11

      Mika FRENCH, quand ai-je évoqué la « gauche » PS ? Lorsque je dis gauche, je ne parle pas de la gauche partisane (quoique à la limite, le Front de Gauche et les militants de la cause palestinienne, bolivarienne et autres altermondialistes) mais je parle des gens qui en ont marre qu’on les fasse bosser jusqu’à 70 balais pour un smic et sans retraite...et qui savent qu’en haut, les financiers se gavent. En fait, les « petits » qui n’ont pas été spécialement politisés mais qui me semblent les plus lucides.

      Coluche disait un jour qu’un ouvrier qui va voter, c’est comme un crocodile qui rentre dans une maroquinerie...


    • Daniel 3 octobre 2011 08:32

      Veauter c’est participer à la masquarade !


    • majestic 5412 majestic 5412 3 octobre 2011 09:20

      article 35 de la déclaration des droits de l’homme :

      "Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."



    •  C ’EST DU GRAND N IMPORTE QUOI...RABATTEURS...POURQOUI PAS DELATEURS

      SI VOUS ETES SI AGRESSIF...C EST QUE NOUS ETES UN ANTI COMMUNISTE PRIMAIRE
      UN SOCIALISTE (decu....)

      oui grace a jean louis borloo (qui quand il est excité...veut tout réfoRmer..et au 1er coup de sifflet de son maitre sarko....se couche)......nous aurons la droite unique...la pensée unique...et l’élite "parisienne qui continuera a tout régenter...et a gagner du fric...toujours plus de fric. AVOCATS D’AFFAIRES...MARCHANDS DE BIEN....CONTINUONS...TOUS AU GOUVERNEMENT .POUR ETRE SERVIS EN 1ER

       UN GOUVERNEMENT QUI A COUVERT 49 AFFAIRES GRAVES.... ne peut plus gerer....

      TOUSENSEMBLE....ENVOYONS LES CORROMPUS......AU BAGNE DE CAYENNE


    • devphil30 devphil30 27 septembre 2011 10:30

      Votre article est excellent outre la forme , le contenu et le fond est tout a fait juste.


      Il existe aujourd’hui un problème de démocratisation de l’information hors média TV.

      Agoravox ( sans faire de pub ) perme tde diffuser l’info avec certaines erreurs en fonction des auteurs ou mediapart ( plus journalistique ) mais qui des français aujourd’hui sont vraiment au courant de l’ampleur de ces problèmes 

      Philippe 


      • l’ allemagne et la france toujours acoquines avec leurs banquiers...
        la cee lache donc le minimum de lest...une mini taxe TOBIN de 1 et 0.01 %

        CELA FAIT 20 ANS .... A . A TTAC NOUS DEMANDONS L’ APPLICATION DE CETTE TAXE (maximum 5%...) SUR LES PLUS VALUES FINANCIERES ET IMMOBILIERES
        QU ELLE SERVE POUR L IMMOBILIER A FAIRE BAISSER LES LOYERS( voir aide supplementaire au logement ...de la ville de vPARIS UN BON EXEMPLE)
        ET POUR LE RESTE AUX RESTOS DU COEUR...............


      • Ronny Ronny 27 septembre 2011 11:05


        Ce qui se passe en Grèce s’est déjà produit dans d’autres pays, ou les néo-libéraux ont mis à sac le secteur public et l’ont remplacé par des entreprises privées.

        Je vous conseille de lire de si vous n’avez pas fait, l’excellent livre de Naomi Klein « la stratégie du choc : montée d’un capitalisme du désastre »...

        Voici quelques lignes extraites de Médiapart, résumant très succinctement ce gros livre que j’ai lu voilà un an environ :

        "La thèse de la journaliste canadienne est que le capitalisme prospère de préférence dans les contextes les plus tourmentés. Conscients de cette importance de la crise pour que fructifient leurs intérêts, un certain nombre de dirigeants politiques, économiques, et d’intellectuels – au premier rang desquels Milton Friedman, le théoricien de l’ultralibéralisme et fondateur de l’école de Chicago –, ont construit des marchés économiques prospères sur les ruines d’Etats et de sociétés frappées de traumatismes : le 11 Septembre, la Nouvelle-Orléans de l’après Katrina, le Sri Lanka d’après le tsunami, l’Afrique du Sud d’après l’apartheid, la Russie d’après la fin du communisme. Jusqu’à parfois susciter ces « désastres » si nécessaires à leur fortune : de la dictature de Pinochet au Chili en 1973 à la guerre en Irak."

        On peut ajouter à cela à mon avis la création d’une dette insurmontable pour les états, créée de toutes pièces par des allégements d’impôts insensés (au service des plus riches) et par le renflouement par des fonds publics de structures financières privées, sans aucune contrepartie. 


        • thepouet 28 septembre 2011 06:05

          Exactement, Ronny, notamment pour le « On peut ajouter à cela à mon avis la création d’une dette insurmontable pour les états » !

          Concernant Naomi Klein, je trouve plus pertinent de considérer que ce qu’elle dénonce, c’est bel et bien les pratiques d’un EMPIRE, que le capitalisme en soi. Mais elle ne le dit pas !
          « Diviser pour mieux régner » , « abêtir le peuple » et l’utilisation de la peur, ça a toujours marché.
          Bien se le dire, avec un effroi serein !
          La stratégie du choc, et même « le capitalisme », dans cette façon de voir, ce sont des moyens, ... qu’emploie copieusement la bête, ça on est bien d’accord.
          Mais la bête, l’empire, ses principes, sa cohésion, ça, c’est un morceau à identifier, à dénoncer et à mettre hors d’état de nuire !

          Un empire est toujours monétaire ! (basé sur l’usure)
          Cette crise, cette crise de l’usure finalement, cette crise, prétexte à nous tenir encore plus fort par le kiki, façon « stratégie du choc », n’est-elle pas LA crise systémique qui PEUT ( ou peut ne pas ... ) mettre l’empire par terre, le fascisme financier annoncé, au rang des horreurs auxquelles on aura échappé ?
          C’est maintenant, Le FESF and Cie, que les chaines de l’esclavage tintinnabulent !
          Souhaitons que nos enfants n’aient pas à nous dire, un jour :
          « M’enfin, papa, papy, en début de ce siècle, vous n’avez rien vu venir ? L’ennemi était si bien dissimulé ? »

          Oligarchie, système monétaire, empire, dette-no-futur, s’opposent à Glass Steagall, système de crédit, (Hamilton), souveraineté, crédit-créativité
          En cela seulement réside le véritable poison tueur d’empire.


        • missionaryman missionaryman 27 septembre 2011 11:07

          Ne pas perdre vue que, quoique l’on fasse :

          -Avec la mécanisation et l’informatique, le travail disparait. Il y en a de moins en moins, c’est tout.
          -Les pays émergents disposent de millions de travailleurs qui font aussi bien, et pour beaucoup moins cher, le travail qui reste.
          En fait l’occident n’a plus les moyens de vivre comme avant, de soutenir le même niveau de vie qu’auparavant. Comment faire avaler ça aux électeurs ?
          Et ce qui permet aux financiers de se gaver, ce n’est pas une mentalité plus pourrie qu’avant, c’est l’informatique et le web, qui leur fournissent une capacité de nuisance sans équivalent dans l’histoire de l’économie.
          Vous ne supprimerez pas cette technologie, tant qu’elle existera, les vautours resteront actifs.


          • Ariane Walter Ariane Walter 27 septembre 2011 11:25

            D’accord avec vous, Missionary, les moyens techniques permettent une nuisance totale.

            La seule solution est une dictature morale révolutionnaire. Et avec les mollassons qui sont citoyens, on n’est pas rendu !

            à Samuel,

            merci de ton article qui souligne le fond du système. On les croit aux abois, ils sont au resto et se gavent. Et comme il n’y a plus d’homme politique et de volonté politique...


          • PhilVite PhilVite 27 septembre 2011 11:39

            Missionaryman

            « Avec la mécanisation et l’informatique, le travail disparait. Il y en a de moins en moins, c’est tout. »

            Effectivement dans une société ou tout repose sur « le travail », quand « le travail » disparaît, il y a comme un problème !

            Mais alors, peut-être est-il possible d’imaginer un système où la valeur principale, n’est plus « le travail », non ?

            Aïe, j’en vois déjà qui commencent à grimper aux rideaux !!!


          • captain beefheart 27 septembre 2011 17:11

            « Avec la mécanisation et l’informatique, le travail disparait. Il y en a de moins en moins, c’est tout »

            Ah bon ,vous avez un ordinateur qui vous donne à manger ? Les sandwich sortent de l’imprimante ?


          • Kalki Kalki 27 septembre 2011 19:31

            et oui, plus personne ne travaille , c’est géniale

            et vous ne pensez pas non plus :)


          • symbiosis symbiosis 27 septembre 2011 20:13

            « dictature morale révolutionnaire » C’est quoi ce truc ? explique por favor !!!


          • Ariane Walter Ariane Walter 28 septembre 2011 11:46

            Dictature morale révolutionnaire : tu commences par décapiter tous les hommes politiques vereux qui ne s’occupent que de leur intérêt particulier et tu paies généreusement ceux qui s’occupent du bien général.
            Il faut
            -nettoyer la planète.
            -Freiner les naissances
            -Freiner la productivité.
            -Changer l’agriculture.
            -Supprimer l’agro-alimentaire poison.
            -Supprimer les lobbys et la concurrence.
            -Interdire les guerres et la fabrication d’armes.
            -Permettre la créativité à tous.
            -Interdire de faire de l’argent en faisant travailler l’argent.

            entre autres.
            Utopiste ?
            Sinon on crève tous.


          • symbiosis symbiosis 28 septembre 2011 16:31

            Décapiter c’est pas mal, il suffit de le dire avec ton jolie sourire. Et on a tout compris. Ça fait quand même du monde, hein ? Moi je ferais ça à la machette comme au Rwanda, ça va bien vite.
            Enfin, si tu es pressée.....


          • symbiosis symbiosis 28 septembre 2011 16:32

            De toute façon, j’ai mon tomahawk, ça peut servie aussi.....


          • symbiosis symbiosis 28 septembre 2011 16:38

            Décapiter tous les hommes politiques. Et les femmes, qu’en fais-tu ?
            Tu vois, toi aussi, tu es sexiste ! Tu fais de la misandrie.
            Je ne supporte pas la misandrie.

            Attends que je t’attrape, je te mets dans la saumure avec un oignon et un cornichon,
            Ça me changera du castor boucané et des figues de barbarie


          • zany 28 septembre 2011 17:04

            Faut être écolo, ont en fait du canigou ^^

            Pauvre chiens....

            Ont les recycles utile !

            A la pêche au requin, des attrapes mouches et sais pas ^^


          • Ariane Walter Ariane Walter 3 octobre 2011 01:58

            une femme politique n’est pas une femme : c’est un clone d’homme politique ! D’où l’absence de nuance. Tu te vois avec Clinton dans ton lit ? Ou même NKM ?

            pas mal le tomahawk ! je retiens !
            il faudra en éliminer pas mal en effet !


          • majestic 5412 majestic 5412 3 octobre 2011 09:46

            mais nous aussi avec nos réseaux sociaux le rêve justement de ces gens c’est de contrôler Internet............


          • kiouty 27 septembre 2011 11:22

            Monsieur l’auteur, vous qui dénoncez le piège néo-libéral avec acuité et perspicacité, vous vous laissez pourtant complètement berner par une de leur botte secrète : la politique vaudou :

            Les élections de 2012, pour ce qui est de la France, promettent peut-être de se montrer les plus intéressantes qui soient depuis 1958. Car chose qui ne s’est jamais produite, c’est la première fois que la gauche (« extrême ») socialiste semble unie et constructive sur un même front, autour d’un projet de société alternatif de taille. Agissons.

            Les « socialistes » du PS sont sur la même ligne néo-libérale que l’UMP (Montebourg n’est là que pour faire de la figuration, avec Manuel Valls, avec leur petit numéro électroal du « y en a pour tous les gouts » au PS).

            C’est ce que les néo-libéraux ont réussi à faire faire à Nelson Mandela en Afrique du Sud : utiliser une marionnette marketing contrainte, devant les impératifs économiques, de se soumettre au diktat du FMI, de la BCE et de la Commission.

            On nous refait le même numéro avec les soi-disant « socialistes », et vous vous faites berner par une étiquette.

            C’est dommage.


            • kiouty 27 septembre 2011 11:26


              Je finis mon propos : les élections de 2012 sont un hochet pour le peuple, et ne changeront pas grand chose à la mutation néo-libérale en cours. Le programme élu explosera devant les impératifs économique et le chantage à la dette.

              Les élections de 2012 sont tout-à-fait secondaires si on compte sur elle pour infléchir le coup d’état néo-libéral.

              A moins que ça soit un politique hors-système qui soit élu (style Marine Le Pen, ce qui n’est pas forcément souhaitable), mais le système ne se laissera pas faire, le lavage de cerveau des masses a commencé. Le système a déjà fait une croix sur la réélection de Sarkozy, mais essaye de nous vendre un substitut acceptable en la personne de Hollande ou d’Aubry, vu que le champion DSK est hors compète.


              • symbiosis symbiosis 27 septembre 2011 20:03

                Il n’y a pas de politiques hors système. Il y a l’élite, l’hyper bourgeoise qui délègue ses prête-noms pour canaliser les anonymes et toi, moi ainsi que le reste des anonymes interchangeables ou jetables.
                Il y a un miroir, avec d’un coté toi, moi, nous et ceux qui nous canalisent.
                Tout le reste n’est qu’appeaux régulateurs de survie...


              • PhilVite PhilVite 27 septembre 2011 11:30

                Votre article est le signe que les choses évoluent. Petit à petit on commence à savoir, on commence à comprendre. Petit à petit le peuple devient moins con. C’est pas gagné et il faudra du temps, mais à partir du moment où la prise de conscience a lieu, c’est au moins un pas de fait dans la bonne direction...
                Certes, il reste du boulot et il faut diffuser partout et sans cesse ce message ô combien subversif : « Vous avez le devoir de vous informer ! »


                • Voxien2011 27 septembre 2011 12:13

                  La passation de pouvoir des politiques vers l’oligarchie financière commença nettement, et comme par hasard, à partir du choc pétrolier et de la prise de conscience que les ressources sont limitées (rapport du club de Rome 1972).

                  Ceci étant, Il y a eu passation du pouvoir volontairement par l’élite politique à l’oligarchie financière et industrielle.

                  Elle devait se faire parce qu’il fallait à tout prix maintenir la richesse et la prospérité des pays du nord. Et bien sure, assurer, par là même, l’enrichissement indéfini des bourgeoisies du nord.

                  Or, maintenir la prospérité après la décolonisation devient plus ardu. Les états anciennement colonialistes étant obligés de se montrer moins influant (en tout cas directement) dans les états du sud.

                  C’est à partir de ce moment là que les états occidentaux ont décidé de déléguer les sales besognes aux multinationales, aux entreprises puissantes et institutions financières internationales tout en restant leurs bras armé qui soit disant intervient au nom des droits de l’homme là où il y a des choses à exploiter et à brouter.


                  • zakari 27 septembre 2011 12:31

                    j’aime bien l’article , il est visionnaire , mais toujours le même dérapage à vouloir s’accrocher sur un système pour sortir du système qui s’imagine maitriser le temps

                    les jets set peuvent se passer du système
                    Il y a la jet set des riches
                    Et puis la jet set des pauvres , ou plutôt celle de ceux qui n’ont rien besoin outre de l’essentiel dans une vaste relation humaine d’échanges et de partages que les riches ne peuvent acheter que,n coke ou cachetons

                    Le temps va au rythme des saisons , pour l’hiver faut juste un stock de patates et du bois de chauffage
                    Un périmètres de vie qui s’étale sur quelques heures de marche , recréer un Etat de proximité dans un pays tout neuf avec de nouvelles base commune de vie entre néophytes consentent , il est libre max


                    • captain beefheart 27 septembre 2011 17:22

                      Je suis completement de votre avis.Le local c’est ce-qui compte.

                      Et que chacun peut produire ce qu’il mange.
                      Savez- vous que l’autonomie alimentaire (donnee strategique s’il en est) de l’Ile-de-France ,Paris compris n’est que de quatre jours ?
                      Autrement dit les chauffeurs de camion tout seules en greve pourraient provoquer une grosse probleme.


                    • zakari 27 septembre 2011 12:41

                      François Assellineau a le même problème de vision pour les solutions , luttant contre l empires et s’imaginant qu’il pourra s’extraire de l’ingérence de l’empire financier
                      Alors que la bande a Bader , action directe et Mesrine se sont cassé les dents avec la bénédiction du téléspectateurs moutonnés des urnes ou de la pissotière


                      • symbiosis symbiosis 27 septembre 2011 17:50

                        Ils se sont cassés les dents parce qu’ils étaient une bande.
                        Ils auraient été une humanité, ils auraient cassées les dents du système./


                      • Alexis_Barecq Alexis_Barecq 27 septembre 2011 13:41


                        Autant l’article parait lucide, autant la conclusion, ou faut-il dire la chutte, est ridicule.

                        Non, ce n’est pas l’UMPS qui sauvera le monde, ho ho ho trop drole.


                        • copainsky 27 septembre 2011 13:48

                          Le problème ce n’est pas notre système actuel, je veux dire le système bancaire en règle générale. En fait, on s’est laissé manger par un libéralisme effreiné qui n’obéit à aucune règle. Ce qu’il faut c’est encourager les états à créer de la richesse et à croître, mais pas au détriment des populations. 

                          Pour cela, déjà s’attaquer à l’évasion fiscale. Et oui ! Les entreprises produisent mais ne payent pas les impôts dans les pays où elle créent leurs richesses. Ayons le courage de dire « stop ! », société civile et politiciens, ensemble, régulons ce système, c’est possible. L’argent des paradis fiscaux pourrait maintenir amplement les systèmes de solidarité www.aidonslargent.org

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