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Accueil du site > Actualités > Economie > La finance, religion dogmatique du XXIème siècle

La finance, religion dogmatique du XXIème siècle

L’homme a besoin de croire. Toutes nos civilisations ont été traversées par des opinions, une foi, et des croyances diverses. Le bouddhisme, le christianisme, le judaïsme, l’islam, le zoroastrisme, le confucianisme… les religions sont aussi nombreuses que les cultures.

Cette nécessité pour l’homme de croire en une certaine transcendance, permettait une quête de spiritualité. Qu’est-ce que le bien ? Le mal ? Où se situe mon action dans ce schéma binaire ?

Au fur et à mesure qu’une croyance se développait, et se structurait autour de symboles, de lieux de cultes, ou de diverses cérémonies, des individus gravissaient cette hiérarchie spirituelle et s’intercalaient entre l’entité supérieure, et les croyants. Enivrés du pouvoir qui était désormais le leur, ces intermédiaires pouvaient s’éloigner des enseignements véhiculés par la croyance dont ils se revendiquaient être les portes paroles. Sous couvert de principes incontestables, certains assuraient ainsi leur domination. L’histoire de l’Eglise catholique en est le parfait exemple. Du message d’amour diffusé par le Nazaréen, aux bûchers d’hérétiques, l’Eglise a fini par devenir dogmatique et s’est ainsi éloignée de son message originel.

Force est de constater que la finance dérégulée est devenue l’Eglise dogmatique du XXIème siècle. Elle en revêt toutes les caractéristiques. Cet enfant du néo libéralisme le plus débridé, est devenu la croyance numéro un des grands de ce monde. La foi inébranlable guidant les politiques et les acteurs privés, a conduit à la mise en place des chapelles mondiales, ces bourses, qui de WallStreet à HongKong, de la City à Singapour, dictent les humeurs, ou devrait-on dire les commandements, auxquels doivent se plier les fidèles. Le prosélytisme est également prégnant. De gré ou de force, rien ne peut résister à cette super Eglise New Age, qui, par le biais des Conciles de l’OMC, de la BCE, et du FMI, impose ses enseignements au reste du monde.

Comme l’Eglise catholique, la finance dérégulée a fini par devenir dogmatique. Un certain nombre de points de foi sont devenus incontournables, pour qui s’affirme membre de cette religion. Ouverture anarchique des frontières de capitaux, transferts des pouvoirs régaliens à destination d’entités privés, ou encore sacrosaints commandements budgétaires européens. Les sujets doivent s’abandonner face à cette transcendance supérieure. Aveuglément, ils doivent suivre les incantations des apôtres de ce libéralisme effréné, qui imposent par la force leurs injonctions, et diabolisent les disciples qui auraient l’outrecuidance de s’interroger sur les bienfaits de ce nouveau culte. En effet, lorsque les fidèles grecs, islandais, portugais, ou encore italiens ne respectent pas leurs communions de foi budgétaire, le repenti est douloureux. Les prosélytes financiers menacent d’excommunication ces infidèles, et promettent le bûcher aux hongrois désireux de sortir de l’UE, par l’intermédiaire du très virulent gourou Cohn-Bendit à la chapelle parlementaire européenne.

Les indécis, ou méfiants, qui subordonnent leur allégeance à cette foi, à la mise en place de garde-fou sont de suite catalogués comme hérétiques. Les procès en sorcellerie sont légions.

« Taxer les transactions financières ? Malheureux ! C’est l’Apocalypse qui nous attend ! »
« Laisser faire faillite ces institutions qui ont eu une gestion calamiteuse ? Mais ce sera le triomphe du chaos ! Too big to fail ! »
« Sortir de l’Euro, de l’UE ? C’est la désolation qui va recouvrir les plaines nationales ! »

A coup d’arguments plus dogmatiques que techniques, ces fervents défenseurs de la finance dérégulée, réfutent tout débat de fond concernant le bien fondé de cette nouvelle religion. Les économistes proposant de mettre la finance au service de l’économie réelle sont immédiatement qualifiés d’apostats[1]. Leurs propos, inspirés de nombreuses années d’étude et de recherche, sont balayés d’un revers de main de technocrate bruxellois. Qu’en est-il du traître Draghi à la tête de la BCE[2] ? A-t-il une légitimité pour siéger à ce poste ? Compte tenu de son CV, et des agissements plus que douteux qui se sont déroulés très récemment entre les banques et la BCE[3], il est légitime de se poser la question. Mais ce serait remettre en cause le dogme actuel. Et si vous avez le malheur de pousser l’interrogation un peu loin, les petits soldats du Dieu eurodollar seront là pour, au mieux, vous remettre dans le droit chemin, au pire, vous éliminer professionnellement et médiatiquement.

Les personnes qui gouvernent notre pays ne se situent plus à l’Elysée, ni à Matignon. Elles se retrouvent à Bruxelles ou à Francfort, et décident divers plans d’austérité à notre encontre. Mais aucun changement de paradigme n’est entrepris. Nous devons mettre fin à cette religion, faisant passer le dogme avant la fraternité. Une autre voie est possible, mais les ardents défenseurs de cette Eglise version 2.0, font tout pour dynamiter le débat. Car ils savent pertinemment que leur chemin n’est pas le bon, qu’il ne conduit pas à l’unité mais à la division. Qui promeut l’individualisme, met en avant la cupidité matérielle, et pousse au mensonge et à l’immoralité. Ils ne vont surement pas scier la branche sur laquelle ils sont confortablement assis.

Les exemples sont légions pour constater que rien ne tourne rond dans ce bas monde. De plus en plus de grecs abandonnent leurs enfants à des écoles ou des monastères[4] car ils ne peuvent en assumer l’éducation.

Les foyers pauvres anglais, asphyxiés par la récession, ne peuvent plus acheter de fruits et légumes[5] et sont contraints de manger discount, certains diront de s’empoisonner, pour survivre.

Jamais le taux de chômage des jeunes n’aura atteint de tels sommets en Europe.

Nos aînés portugais[6] et grecs[7] doivent se remettre à des petits boulots pour compléter leur maigre retraite. Tendance qui semble débarquer sur nos côtes françaises[8].

Et malgré ces multiples exemples, nous ne disons mots. Ils sont devenus naturels. La misère a été intégrée à notre inconscient. Telle une fatalité. Que pouvons nous y faire ? Les médias bien pensants ont détourné les vrais problèmes. Ils allument des contre-feux sur des points secondaires, qui permettent d’agréger les contestations sur des sujets futiles, plutôt que sur l’important. Ils l’ont fait avec la presse, la télé. Ils visent maintenant le contrôle d’Internet. Car ne vous y trompez pas, derrière la soi-disant lutte pour le droit d’auteur menée par les gouvernements contre les Anonymous, se cache en filigrane la lutte pour le contrôle de la toile. Big Brother frappe à notre perron.

Pourtant, les véritables journalistes existent. Mais leur voix est mise de côté. Comme disait Coluche, « on ne peut pas dire la vérité à la télé, il y a trop de monde qui regarde ». Réapproprions nous le débat, pour que les bonnes intentions émergent aux yeux de tous. Et si malgré tout nous n’y parvenons pas, chacun devra en tirer ses propres conclusions. Mais rappelez vous d’une chose, « ils ne sont grands, que parce que nous sommes à genoux ».


[1] A ce sujet, l’article honteux, traversé de nombreux propos calomnieux, paru sur LeMonde.fr au sujet d’Etienne Chouard, en est la parfaite illustration. http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2012/01/06/2674846_loi-pompidou-rothschild-polemique-entre-le-monde-et-etienne-chouard.html


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108 réactions à cet article    


  • robin 31 janvier 2012 11:48

    Bien sûr que la finance est un religion et son Dieu est Mammon, le Veau d’Or ou Satan selon les circonstances.. Mais bien entendu les idiots utiles crieront à la la sottise obscurantiste.


    • Maurice Maurice 31 janvier 2012 13:48

      Bonjour robin,

      la finance en soi est une activité utile. Mais érigée en dogme elle devient nuisible. C’est vrai que les religions avaient « envisagé » ce côté obscur. D’ailleurs la morale islamique, mais aussi catholique, prohibaient le prêt à intérêt.
      C’est ce mécanisme de l’intérêt qui est pernicieux. Il permet de s’adjuger une grande partie de la richesse. La loi du 3 janvier 1973, et ses mutations européennes, ont permis au banque de s’approprier une grande partie des richesses nationales. Se faisant, les institutions financières ont notre destiné dans le creux de leurs mains, car « la main qui donne est au dessus de la main qui reçoit » comme disait Napoléon.

      L’histoire se répète, mais nous n’arrivons jamais à en tirer les enseignements. Triste... Mais je reste malgré tout optimiste !


    • Maurice Maurice 1er février 2012 09:56

      @ le correcteur
      Merci pour ce lien qui à l’air fort instructif


    • gogoRat gogoRat 1er février 2012 12:54

      en espérant contribuer à un effort de réflexion constructive à même de renforcer la portée de votre judicieux article ( réponse à un Président qui vient de prétendre lutter contre toute idéologie ! ) ... il me semble que ces suggestions devraient avoir des chances de piquer au vif l’intétêt des lecteurs capables de sortir des sentiers battus :

      dont , plus précisément :

    • Maurice Maurice 1er février 2012 13:48

      @ gogoRat,
      merci pour votre commentaire. Je viens de voir lesl iens que vous venez de poster. Effectivement une réforme de la fiscalité sera nécessaire, car elle conditionne la justice sociale dans notre pays. Quand je vois que les PME française sont taxés à 33%, et que des sociétés comme Total ne payent que 8% d’impôt sur leurs bénéfices en France, cela donne à réfléchir... Ou encore la niche dite « Copé » instituant une fiscalité avantageuse pour les dividendes des actionnaires...
      Remarquez, c’est dans l’air du temps : tout ce qui entrave les bénéfices de cette super élite nomade, si chère à Attali, est supprimé.


    • luluberlu luluberlu 1er février 2012 13:57

      Mais le Pognon est le seul VRAI dieu. Celui qui peut tout pour nimporte qui... ;pas d’illusion il est impossile de ne pas en être le fidèle.


    • Maurice Maurice 1er février 2012 14:42

      @ luluberlu
      Je ne pense pas non. Et ceux qui croient cela doivent à mon avis se préparer à des lendemains très difficiles...


    • Maurice Maurice 2 février 2012 00:48

      @ le correcteur :

      je n’avais pas vu la teneur de votre lien, je ne parlais pas de ça, mais de cela plus tôt. Simplement un exemple de finance « sociale ».

    • luluberlu luluberlu 6 février 2012 13:10

      Pourquoi ? tu envisage rapidement que sapiens puisse valoriser ses échanges avec autre chose ? et tu pense que eaucoup de gens font autre chose que e s’y consacrer ? je ne connais pas de personnes ayant faim et cherchant autre chose que du sucre.


    • Maurice Maurice 6 février 2012 15:26

      Je constate simplement que sapiens ne peut pas accepter le fait qu’un autre sapiens s’adjuge d’autorité une immense partie de la richesse des sapiens. L’argent a une valeur, il se gagne durement chez beaucoup de personne, et trop facilement chez d’autre (qui ne sont qu’une minorité)... Et cela même le sapiens le plus collabo ne l’acceptera pas indéfiniment, à moins qu’il veuille finir tondu à la libération...


    • Aldous Aldous 31 janvier 2012 11:56

      Comme toute religion, le dogme financier est une dystopie qui repose sur un dogme : la logique comptable.


      • Maurice Maurice 31 janvier 2012 13:40

        Bonjour Aldous,

        effectivement, tout ramener à la logique comptable contribue à déshumaniser cette activité qui s’éloigne jour après jour du réel. Pourtant, à sa juste place, la finance est une activité nécessaire au développement économique quand elle est rattachée à du tangible.

        Malheureusement l’opacité règne, et c’est ce qui entrainera la chute de ces personnes. Ils ne se rendent pas compte des conséquences de leurs actions sur le quotidien des gens. Et je ne parle même pas de mes amis, qui fraichement sorti de leurs écoles de commerce, rêvent de cet Eldorado. L’argent facile leur est monté à la tête. Et il est très difficle de développer chez eux un esprit critique de cette activité. Peut être qu’il est plus confortable d’avoir des oeillères, mais même ce champ de vision rétréci commence à s’obscurcir...


      • Maurice Maurice 31 janvier 2012 14:38

        Ce qui se passe actuellement devrait en alerter plus d’un. La crise des dettes souveraines est un processus qui n’a rien de fortuit. La déconstruction des Nations est le dernier verrou qui doit sauter pour l’avènement d’un gouvernement de la dette généralisé. Les choses s’accélèrent, hier la Grèce, aujourd’hui le Portugal. Demain l’Espagne, et ainsi de suite. Les dominos tombent un à un...


        • Maurice Maurice 31 janvier 2012 20:16

          Je pense sincèrement que les choses ne vont pas très bien tourner dans les temps à venir. Entre la situation économique désastreuse des pays européens, de l’impossibilité pour les citoyens d’avoir une prise sur le processus décisionnel (tout est chapoté à la Commission européenne), des relents identitaires attisés ici ou là, et du manque de recul d’une grande partie de la population, les choses ne peuvent que mal tourner. Et c’est à ce moment là qu’il faudra effectivement être encore plus raisonnable, calme, et fraternel. Il faudra clairement identifier les responsables du marasme actuel, et ne pas se taper dessus alors que nous sommes dans le même bateau... Cela fait longtemps que nos élites ont intégré le « diviser pour mieux régner »...


        • papi 31 janvier 2012 17:38

          @ bonsoir Maurice

          Je dois vous avouer que j’ai du nettoyer mes lunettes, car je n’en croyais pas mes yeux, un texte pareil, si vrai et si parfait de pouvait pas venir de MORICE ?? il m’a donc fallu cliquer
          sur l’auteur pour vérifier et constater mon erreur, non ce n’était pas Morice mais Maurice..

          ça été un plaisir de vous lire, et d’apprécier la justesse de vos idées..
          Juste une petite intervention sur le dogmatisme catholique et romain, que l’on ne peut
          attribuer qu’à Paul de tarse , le faux apotre père des mensonges du vatican et véritable fondateur de cette église qui n’est pas celle ,initiée par les paroles de Jésus ..

          Salutations et au plaisir de vous lire encore souvent..


          • Maurice Maurice 31 janvier 2012 20:11

            Bonsoir Papi,


            merci pour votre commentaire. Je confirme que je n’ai rien à voir avec Morice le névrosé, et je me désolidarise complètement de ses agissements !
            Je vous remercie pour le complément d’information au sujet de Paul de Tarse, je creuserai la question. 


          • maQiavel machiavel1983 31 janvier 2012 20:32

            @Papi
            Paul de Tarse serait un faux apôtre et fondateur du dogmatisme catholique Romain ? Je suis désolé mais quand vous lisez les épitres de Paul, il n’y a rien avoir avec le dogmatisme catholique romain.


          • pingveno 31 janvier 2012 17:58

            Tout à fait d’accord avec cet article.
            Allons encore plus loin dans le parallèle.

            Toute religion a sa langue officielle. Les musulmans prient tous en arabe, même ceux qui n’en comprennent pas un mot. Les catholiques ont le latin, le nouveau Pape ne se lasse pas de le rappeler. Et la religion financière a bien évidemment l’anglais.

            Les petits malins qui nous gouvernent ont de tout temps usé du prétexte religieux pour combattre leurs adversaires. Le catholicisme a eu ses croisades d’évangélisation. L’islam a ses fanatiques. Et maintenant la finance a le saint axe du mal, caractérisé par la pratique de la religion adverse (finance islamique, avec des règles distinctes) et la présence chez l’adversaire de ressources naturelles qu’on aimerait bien s’approprier.


            • Maurice Maurice 31 janvier 2012 20:34

              Effectivement la finance islamique a des règles plus... sociales pourrait-t-on dire ! Déjà la pratique du prêt à intérêt est proscrite. Ce qui n’est pas négligeable ! 

              Après, je ne connais pas exactement les règles, mais google est notre amis pour cela !

              Pour ce qui nous concerne, il faut bien comprendre que nous n’avons plus aucun pouvoir sur le processus décisionnel. Et les gens qui pensent actuellement pour nous, ne font, et ne feront, rien dans notre intérêt. Les ramifications du lobby financier dans tous les pans des institutions décisionnaires (politiques nationales, européennes, institutions internationales...), et des médias, est tout bonnement scandaleux. Et le pire c’est qu’ils ne rendent pas de comptes, et quand on leur en demande ils enfument, ils s’offusquent etc... (voir à ce propos le pétage de cable de Guaino : http://www.agoravox.tv/actualites/politique/article/guaino-pete-les-plombs-face-a-mace-33564

            • bara paul karim 31 janvier 2012 18:01

               

              Remarquable article qui dresse un diagnostic pertinent.

              Ce que vous dénoncez, c’est le fondamentalisme de marché, qui repose sur une idéologie : l’efficience des marché, autrement dit que les marchés sont omniscients, ce qui est d’ailleurs infirmé (comme vous le dites) par la recherche contemporaine en économie et en finance.

              Bonne continuation.


              • Maurice Maurice 31 janvier 2012 20:39

                Bonsoir Bara paul karim,


                merci pour votre commentaire. 
                Un livre qui m’a beaucoup aidé à comprendre les mécanismes actuels est « Le commerce des promesses » de Pierre-Noël Guiraud, que je ne peux que conseiller à tout le monde. Ils vulgarisent beaucoup de notions ce qui le rend très accessible. Et en même temps il dresse un constat lucide de la finance actuelle...

              • Mor Aucon Mor Aucon 1er février 2012 16:25

                Lisez la Crise du Capitalisme de Georges Soros. Rien de mieux que la finance racontée par un requin pour la comprendre.


              • Maurice Maurice 1er février 2012 16:28

                Merci du conseil, même si je n’ai que très peu confiance à l’énèrgumène qui n’a pas hésité à parier à la baisse sur la monnaie de son propre pays pour devenir ce qu’il est aujourd’hui...


              • Mor Aucon Mor Aucon 1er février 2012 16:55

                Oui, mais s’il y a quelqu’un qui comprend, à fond et en détail, ce que font les hedges funds, c’est bien lui.

                «  Je dis que si tu connais ton ennemi et si tu te connais, tu n’auras pas à craindre le résultat de cent batailles. » Sun Tzu - L’art de la Guerre.


              • Luxum Luxum 31 janvier 2012 18:50

                Cet article (très juste d’ailleurs) me rappelle cette vidéo de jean michel groven qui fait le parallèle entre la mondialisation, le libre échange et la mentalité dominante de notre société.

                http://www.dailymotion.com/video/xngb4m_jean-michel-groven-sur-l-apocalypse-economique-2013_news


                • Maurice Maurice 31 janvier 2012 22:17

                  Bonsoir Luxum,

                  je vous remercie pour cette information, je regarderais prochainement.
                  Cdlmt

                • Mor Aucon Mor Aucon 31 janvier 2012 19:11

                  Comment ça article honteux paru sur le Monde ? http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/12/29/la-loi-pompidou-giscard-rothschild-votee-en-1973-empecherait-l-etat-de-battre-monnaie_1623299_3232.html

                  Comment serait-ce un exemple de : les économistes proposant de mettre la finance au service de l’économie réelle sont immédiatement qualifiés d’apostats ( ce qui est, par ailleurs, très vrai mais d’une part, absolument pas imputable à l’article cité et d’autre part, ces économistes sont bien loin de la solution magique chouardesque et du battre monnaie dont on nous rebat les oreilles depuis l’extrême-droite, en particulier. ) ?

                  Ne serait-ce pas plutôt la démystification qu’entame l’article, des délires du vieux parano Eustace Mullins, qui vous défrise ?


                  • Maurice Maurice 31 janvier 2012 20:23

                    Bonsoir Mor Aucon,


                    cela faisait longtemps que je ne vous avais pas vu ! Je vois clairement où vous vouez orienter le débat. 
                    Au sujet d’Etienne Chouard, je trouve l’article du Monde honteux oui. Lancer l’anathème de l’extrême droite et de l’antisémitisme sur lui, tout cela pour décridibiliser son propos est d’une bassesse innommable. Cela relève même de la diffamation. Quand on jette des arguments comme cela, il faut le prouver. Ce n’est pas parce qu’effectivement des gens de l’X droite reprennent ce sujet, que le sujet est diabolique en lui-même... La création monétaire est un sujet qui doit être abordée, nous en avons déjà discuté longuement n’est ce pas smiley ...

                    Après tout dépend de savoir si vous préférez avoir des institutions privés au dessus des Etats Nations, ou l’inverse. Moi je préfère l’inverse...

                  • Mor Aucon Mor Aucon 1er février 2012 01:26

                    Vous posez la question de manière intéressée. La création monétaire n’est pas entre les mains de qui prête à l’État. C’est un processus beaucoup plus diffus, impossible à cibler de cette manière simpliste. Il faut déjà faire la différence entre État et gouvernement, tâche ardue chez les extrêmes, aussi bien à droite qu’à gauche. Ensuite, comprendre que la pression du marché s’exerce aujourd’hui sur la dette de la même manière qu’elle s’exerçait sur les taux de change avant la constitution de la zone euro, sans possibilité pour les États et malgré leur totale souveraineté d’alors, d’en contrôler réellement les effets. Pour simplifier, c’est le marché qui est tordu pas le mécanisme de la création monétaire, et il l’est depuis bien avant que la crise de la dette ne se déclenche, raison pour laquelle, on n’observe pas de corrélation forte entre le montant de la dette et l’ampleur de la crise dans les pays atteints, comme le fait remarquer l’article d’ailleurs.

                    L’histoire a montré qu’il est tout aussi dangereux de confier ce mécanisme à une volonté politique que de le laisser entre les mains du marché autorégulé par la seule loi de l’offre et la demande et sa prétendue tendance naturelle à l’équilibre. Les vrais problèmes sont donc, d’une part, ce qui est fait avec la dette émise par l’État ( besoin d’une régulation des opérations financières, fin ou révision des normes pour les hedges funds, les CDS, etc... ) et d’autre part, le contrôle du déficit budgétaire en appliquant les deux versants du keynésianisme ( s’endetter en dépression, rembourser quand la croissance revient ) et non pas une norme constitutionnelle d’équilibre obligatoire qui ne laisse aucune capacité de réaction à l’État pour remonter une dépression, ni l’irresponsable surendettement en cascade initié dans les années 80.

                    Quand à Chouard, l’article ne dit que la stricte vérité. C’est vous qui vous sentez visé par l’accusation d’antisémitisme. L’article n’en accuse pas Chouard, il expose une évidence : l’argument du complot de la création monétaire privée promue par des banquiers juifs est un classique de l’extrême-droite.


                  • Maurice Maurice 1er février 2012 09:42

                    « L’histoire a montré qu’il est tout aussi dangereux de confier ce mécanisme à une volonté politique que de le laisser entre les mains du marché autorégulé par la seule loi de l’offre et la demande et sa prétendue tendance naturelle à l’équilibre »

                    Nous sommes complètement d’accord sur ce sujet. D’ailleurs je vous en avais parlé dans un de nos nombreux échanges de commentaires il y a quelque temps.
                    Les politiques traitres qui usent de la manne du crédit à des fins électoralistes, sont tout autant nuisibles que la finance dérégulée.
                    Et c’est pourquoi je vous avez dit qu’il fallait que la Banque de France retrouve la possibilité de prêter à l’Etat, à très faible intérêt (seulement pour les emprunts à des fins d’investissement, et non de consommation comme c’est le cas actuellement), tout en fixant un plafond d’emprunt.
                    Ceci me parait être une solution raisonnable...

                    Vous parlez de la nécessité de réguler certains secteurs (CDS, hedges fund...). Je vous suis à 100% sur ce sujet. Mais comment fait on ? Cela devrait se faire au niveau internationnal, mais dans ce cas là, vous attaquez directement de front le monde anglosaxon qui ne laissera pas filer sa poule aux oeufs d’or si facilement.

                    Pour la création monétaire, je persiste et signe. Nous avons laissé cette possibilité aux institutions privés, ce qui leur a permis d’engranger des sommes colossales par le mécanisme de l’intérêt (mais ce n’est pas l’unique cause de nos dettes actuelles). Regardez ce qu’a fait la BCE fin décembre : des prêt à 1% à destination des banques privés, lesquelles banques ont ensuite reprêté aux Etats (x3 pour la France, x7 pour l’Espagne). La marge est colossale ! Et elle est injustifiée !
                    Les Banques centrales doivent retrouver leur rôle. L’Etat doit retrouver son pouvoir régalien de battre monnaie.

                    Enfin concernant l’article du Monde. Il est honteux. Dès le début vous avez « extrême droite », « radicaux de gauche », « complotiste ». Vous avez également des allusions antisémites quand l’auteur se réfère à J. de Rotschild. Au lieu d’attaquer l’idée que défend Chouard sur le terrain des arguments, l’article verse dans la diabolisation outrancière.
                    Quand on veut réfuter une idée, on apporte des arguments, on ne diabolise pas. Il n’y a aucun argument factuel dans l’article du Monde, et quand il y en a, ils sont faux : l’auteur parle du fait que la loi de 1973 a été abrogée, c’est vrai, mais elle a simplement été transformée en « loi » européenne.L’auteur ce garde bien de signaler cela, c’est louche...
                    De toute façon, j’enjoins aux lecteurs de lire l’article du Monde, et surtout de lire la réponse de E. Chouard. Ensuite intéressez vous au bonhomme et vous verrez qu’il est tout ce qu’il y a de plus hummaniste.
                    On ne peut pas mettre les gens dans des cases indéfiniment. L’anathème de l’extrême droite a été utilisé pendant de longues années pour diaboliser certaines personnes, je pense que le filon est maintenant épuisé (même si je ne réfute pas qu’il y a des blaireaux racistes, des cons il y en a partout).


                  • rastapopulo rastapopulo 1er février 2012 14:39

                    C’est rigolo les procès d’intention ?

                    Sur Larouche monsieur moralisme s’était complétement trompé en prétendant que Larouche s’excitait sur la création de la Fed... Mais comme le but est d’attaquer tout ce qui n’est pas Keynes, il faudrait surtout pas reconnaitre une de ses nombreuses erreurs !

                    Pour le reste c’est d’une banalité sans nom d’assener des « la finance folle peut venir du privé comme du publique » ou « il faut se refaire en période de croissance ». Rien de bien follichont pour faire le malin je trouve.


                  • Mor Aucon Mor Aucon 1er février 2012 15:00

                    Point par point, si vous le voulez bien. Sinon c’est trop long.

                    « Vous parlez de la nécessité de réguler certains secteurs (CDS, hedges fund...). Je vous suis à 100% sur ce sujet. Mais comment fait on ? Cela devrait se faire au niveau internationnal, mais dans ce cas là, vous attaquez directement de front le monde anglosaxon qui ne laissera pas filer sa poule aux oeufs d’or si facilement.  »

                    Voilà, c’est l’enjeu de la crise de la dette et il n’y a aucun besoin de recourir aux théories du complot ni même à la stratégie du choc de Naomi Klein pour le comprendre. Les idéologies se forment, s’imbriquent et finissent par agir selon des forces qui ressemblent beaucoup plus à celles présentes dans un système en évolution darwinienne ( mutation, hasard, nécessité, instinct de survie, de reproduction, pression sélective du milieu ) qu’à un sinistre plan manigancé dans l’ombre par une poignée d’indésirables. Comprendre cela n’apporte pas de solution mais, au moins, déblaye le terrain de cette manie complotiste qui ne mène nulle part. Comment faire ? Pratiquement impossible dans le cadre actuel. Développer tout cela est beaucoup trop long pour un seul commentaire mais je peux résumer ma position et laisser les détails pour plus tard.

                    Je pense qu’il est nécessaire de rééquilibrer temporairement le système actuel et renforcer la crédibilité et solvabilité de l’euro, avant d’entreprendre une réforme profonde de tous le système de l’UE et de l’eurozone par le Droit ( établir des normes constitutionnelles définissant clairement les droits économiques et leurs limites : droit de propriété, d’usage, liberté économique, transparence de la formation du capital, et un énorme etc... ), pour se présenter face à la refonte inéluctable du système monétaire international avec quelques chances de pouvoir faire face aux autres grands blocs économiques et d’éviter une solution cul entre deux chaises de plus, comme celle de Bretton-Woods qui, en fait, assimilait toute la richesse mondiale au 70% détenu par les USA en établissant le dollar comme référence internationale et en rejetant l’idée de compensation des échanges commerciaux de Keynes.

                    Effectivement, les places financières anglo-saxonnes se dresseront certainement comme le principal obstacle ( elles le voient venir et le sont déjà, en fait ), mais ne les surestimons pas non plus. L’économie américaine est très mal en point et la britannique ne va pas mieux. Les pressions sociales sur les places financières s’ajoutent à la pression qu’elles reçoivent de partout. On peut rêver... mais les pieds sur terre, et il faut se battre... mais d’abord, en essayant par le Droit avant de vouloir déclencher un carnage révolutionnaire.


                  • Maurice Maurice 1er février 2012 15:02

                    @ rastapopoulo

                    Je suppose que vous parlez du sieur Aucon. Effectivement c’est un habitué des procès d’intention. Mais je trouve qu’il s’est quand même nettement calmé. On ne peut rien lui reprocher ici, il avait pour une fois des arguments à la clé.


                  • Mor Aucon Mor Aucon 1er février 2012 15:24

                    « Pour la création monétaire, je persiste et signe. Nous avons laissé cette possibilité aux institutions privés, ce qui leur a permis d’engranger des sommes colossales par le mécanisme de l’intérêt (mais ce n’est pas l’unique cause de nos dettes actuelles). Regardez ce qu’a fait la BCE fin décembre : des prêt à 1% à destination des banques privés, lesquelles banques ont ensuite reprêté aux Etats (x3 pour la France, x7 pour l’Espagne). La marge est colossale ! Et elle est injustifiée !
                    Les Banques centrales doivent retrouver leur rôle. L’Etat doit retrouver son pouvoir régalien de battre monnaie.
                     »

                    Là, vous assimilez la crise de la dette à une espèce de crise de la création monétaire alors que votre exemple est en plein dans le contexte de la pression du marché sur la dette qui n’a pas grand chose à voir avec votre hypothèse. Il ne faut pas confondre le symptôme avec l’organe lésé et amputer sans se poser de question. Les taux auxquels prête le marché dérivent de la pression spéculative des fonds financiers sur les obligations. Sans cette pression les taux peuvent parfaitement être assumés par les États tout en continuant à jouer le rôle de pénalisation des dépenses folles, inutiles et/ou électoralistes. Si vous retournez au financement direct sans intérêt ( les deux mains du gouvernement dans la caisse de l’État, joyeuse perspective... ) sans mâter la spéculation financière, cette pression se déplacera autre part, en particulier sur le taux de change, et reviendra finalement au même.


                  • Maurice Maurice 1er février 2012 15:26

                    @ Mor Aucon

                    nous sommes d’accord sur les buts, mais sur les moyens je diverge avec vous. Effectivement de nombreuses idéologies sont en cours et se téléscopent. Il n’ya pas un grand marionnetiste qui chapote l’ensemble. Néanmoins derrière les idéologies, il y a des personnes, et ces personnes se regroupent en groupe d’intérêt, et influencent ainsi les décisions. Je ne suis pas utopique, cela a toujours été ainsi, et continuera d’exister.

                    Maintenant pour changer de paradigme, et lancer les réformes il faut une volonté politique. Et je crois que malheureusement cette volonté n’existe pas. Ce n’est pas Sarjkozy ni Hollande, encore moins Draghi, Barroso et consorts qui vont entreprendre ces changements. Sommes nous d’accord sur ce point ?

                    Moi aussi je suis un légaliste comme vous. Mais concrètement, comment fait on ? Les élections présidentielles ? Nous avons les mêmes candidats, avec les mêmes programmes, et ce n’est pas eux qui entreprendront ces réformes.
                    Les élections européennes ? Avez vous vu le taux d’abstention aux élections européennes ? C’est affolant. J’ai écrit un article la-dessus (Déficit démocratique en Europe). Et en plus nous votons seulement pour les députés qui n’ont aucun pouvoir législatifs...

                    Je vous le dit tout est verrouillé. Les gens qui ont les manettes (disont le clairement, il s’agit de la Commission européenne) ne veulent en aucune façon entreprendre les réformes que vous avez énoncées et pour lesquelles je suis d’accord pour une grande partie.

                    Comme vous êtes un légaliste, vous savez qu’il existe l’article 35 de la DDHC de 1789. C’est triste mais malheureusement ne nous reste-il pas que cela ?


                  • Mor Aucon Mor Aucon 1er février 2012 15:36

                    « Enfin concernant l’article du Monde. Il est honteux. Dès le début vous avez « extrême droite », « radicaux de gauche », « complotiste ». Vous avez également des allusions antisémites quand l’auteur se réfère à J. de Rotschild. Au lieu d’attaquer l’idée que défend Chouard sur le terrain des arguments, l’article verse dans la diabolisation outrancière.
                    Quand on veut réfuter une idée, on apporte des arguments, on ne diabolise pas. Il n’y a aucun argument factuel dans l’article du Monde, et quand il y en a, ils sont faux : l’auteur parle du fait que la loi de 1973 a été abrogée, c’est vrai, mais elle a simplement été transformée en « loi » européenne.L’auteur ce garde bien de signaler cela, c’est louche...
                    De toute façon, j’enjoins aux lecteurs de lire l’article du Monde, et surtout de lire la réponse de E. Chouard. Ensuite intéressez vous au bonhomme et vous verrez qu’il est tout ce qu’il y a de plus hummaniste.
                    On ne peut pas mettre les gens dans des cases indéfiniment. L’anathème de l’extrême droite a été utilisé pendant de longues années pour diaboliser certaines personnes, je pense que le filon est maintenant épuisé (même si je ne réfute pas qu’il y a des blaireaux racistes, des cons il y en a partout).
                     »

                    Quant à ça, je vous ai déjà répondu. L’anathème, c’est vous qui le créez. L’article ne fait que souligner une évidence qui ne date pas d’hier ( ni même de la loi Pompidou d’ailleurs ). L’extrême-droite est à l’affût des banquiers juifs, cela fait partie de son mythe fondateur. Chouard dérive de plus en plus, mais personne ne l’accuse de militer pour l’extrême-droite sinon d’en faire le jeu. Pour ma part, je pense que c’est plus par ignorance, lassitude de ne pas être pris au sérieux et surtout, par l’habileté avec laquelle le totalitarisme récupère tout ce qui remet en cause les principes démocratiques, que par volonté propre qu’il s’est retrouvé dans cette tranchée. Enfin, je m’en fous, c’est son problème.

                    Voilà, j’ai répondu à votre message. Essayez de limiter les conneries à la Rastapopoulos, svp.


                  • Maurice Maurice 1er février 2012 15:39

                    @ Mor Aucon, réponse à votre commentaire de 15h24 :

                    J’ai pris cet exemple pour montrer le comportement peu scrupuleux de nos chères institutions bancaires et financières. Elles ont attendu que les notes des Etats soient dégradées pour leur prêter les sommes, qu’elles avaient emprunté (cf le commentaire de BA tout en bas, et l’article que j’ai écrit « AAArnaque, crime et BCE »).

                    Je ne veux pas d’un Etat plongé les deux mains dans la caisse, comme vous dites si bien. Mais je ne veux pas non plus d’institutions privées surpuissantes. Il faut rendre les choses claires et intelligibles pour tout le monde, c’est pourquoi je ne rentre pas dans les détails. Bien évidemment les choses sont plus subtiles que celà, mais les gens n’ont cas se renseigner. Je veux juste piquer la curiosité. Libre à chacun d’entamer les lectures qui leur sembleront utiles.

                    En fait si je devais résumer ma pensée je vous dirais que nous avons pratiqué les deux extrêmes : Etat ayant le pouvoir de battre monnaie mais usant du crédit à des fins de consommation, et toute puissance des marchés. Le juste milieux serait de redonner à l’Etat la maitrise de ses instruments économiques. Tout en instituant des règles (tel des plafonds d’endettement, ou encore subordonner les emprunts à taux nuls aux seules dépenses d’investissement qui elles créent de la croissance).


                  • Maurice Maurice 1er février 2012 15:47

                    @ Mor Aucon, réponse à votre commentaire de 15h36 :

                    Non vous ne m’avez pas répondu. Cet article n’est là que pour décridibiliser Chouard en l’assimilant à des thèses extremistes, complotistes, etc... Ce monsieur aurait pu faire un article en réfutant l’analyse de Chouard. Mais il ne l’a pas fait, il veut juste coller l’étiquette complotiste sur le front de Chouard.
                    L’auteur de l’article n’emploie aucun argument factuel. Et qu’en il en emploie ils sont faux. Quand il dit que la loi de 1973 a été abrogé, il a raison. Mais il ne dit pas qu’elle s’est simplement transformée en article 123 du Traité de Lisbonne.

                    On peut quand même parler de la création monétaire sans être qualifié d’extremiste quand même ?


                  • Mor Aucon Mor Aucon 1er février 2012 15:52

                    Non, je ne suis pas un légaliste au sens ou vous l’entendez. À mon avis, il faut adapter le Droit à la réalité de l’espèce humaine avant de vouloir espérer être légitime en le faisant respecter. Ça aussi ce serait très long à développer mais pour vous donner une piste, je pense que certaines dispositions législatives internationales, la DDHC par exemple, sont le produit de la conscience profonde de l’être humain de faire partie d’une seule et unique espèce, sans sous-espèces ni races du fait d’avoir traversé une période relativement récente, de danger d’extinction. La raison a fabriqué le processus rationnel d’établissement d’une législation mais les motivations sont beaucoup plus profondes. Rien de magique là-dedans. La Culture a transmis ces aspirations, on les retrouve dans les religions aussi, bien que les lois résultantes soient un peu médiocres, à mon avis. 


                  • Mor Aucon Mor Aucon 1er février 2012 16:03

                    « On peut quand même parler de la création monétaire sans être qualifié d’extremiste quand même ? »

                    Bien sûr. Mais on ne peut pas reprendre la propagande de l’extrême-droite sur ce sujet et vouloir éviter les critiques en le niant. Cet argument de la création monétaire privée au main des banquiers juifs est de la merde propagandiste et Chouard aurait du s’en débarrasser avant. Il est têtu mais pleurnichard car il n’assume pas son erreur sinon qu’il dérive de plus en plus tout en se plaignant d’être qualifié d’illuminé. Il a fait une OPA sur le concept de Démocratie, voue aux gémonies antidémocratiques quiconque le critique mais, dans son aveuglement, ne se rend pas compte qu’il n’est qu’un fantassin de plus des troupes de l’antiparlementarisme.

                    Terminé, je ne parlerai plus de Chouard. Ses salades hasardeuses ne mènent à rien.

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