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Accueil du site > Actualités > Economie > La France est-elle ruinée ?

La France est-elle ruinée ?

Ou en est la France par rapport à la crise économique ? Sommes nous en danger ou le dernier havre de stabilité dans la tourmente ? Que nous cache le gouvernement derrière son plan de « rigueur » ? Qu’est-ce qui nous attends au juste ? Vous voulez savoir dans quel état j’erre ? Ou est l’argent ? A qui le doit-on ? Comment l’ont-ils obtenu ? Ou pourrait-on prendre de l’argent ? Jetons un coup d’œil sous le tapis.

Conseil de lecture

A la base je m’intéressais à la crise dite "économique". A un moment, je me suis demandé "mais comment la crise va se traduire en France ?". Ce n’était pas facile du tout de répondre, car l’information est très éparpillée. Tout le monde navigue en aveugle, et puis du jour au lendemain on apprend que ca barde dans tel pays ou tel autre.

Cet article est "la" réponse, en fonction des éléments que j’ai pu glaner au fil de mes lectures.

C’est important parce que ca permet de comprendre la politique derrière la politique de façade (celle qu’on nous montre dans les show télé). C’est important si jamais vous lisez des articles économiques ici ou là pour remettre les chiffres en perspective : quand vous lisez "trou de la sécu" ou autre.

Vous constaterez que les articles parlent en % de PIB ou en milliards, mais c’est très abstrait au fond, et ça permet de noyer le poisson. Très pratique pour éviter que le "peuple" ne mette son nez dans le pré carré réservé.

C’est important enfin parce que j’explique les critères qui, s’ils sont respectés ou non, feront qu’on ira vers un clash social ou non en France.

Nous aurons la réponse définitive d’ici 6 mois environ Pour le moment, Talonette 1er ne prend pas la bonne direction. La preuve avec l’affaire Bettencourt (qui n’avait pas démarré quand mon article était presque bouclé) Je ne vois pas pourquoi ça changerait, mais il a encore un peu de temps. Après ca sera trop tard, faudra assumer. Quand je parle de clash social, ca risque d’être dur et violent, car la crise va encore s’amplifier durant l’été.

L’article est assez long et touffu. Pour les plus pressés, ou ceux qui veulent se faire une première idée avant de se plonger dedans, je vous suggère de sauter directement à la partie "Ou sont les sous manquants ?" (dont la partie en italique et encadrée est le coeur de l’article), et de regarder en priorité les tableaux récapitulatifs. Des explications plus complètes sont fournies avant ceux-ci si besoin est. Enfin ils pourront sauter directement à la conclusion.

Pour ceux qui veulent aller plus loin, la partie "perspective" est une sorte de référence qui permet de mieux lire et comprendre les articles référencés. L’avertissement explique la "méthodologie" de construction de l’article. Indispensable pour qui veut approfondir l’article et aller plus loin encore.

Avertissement

Tous les chiffres sont en milliard d’euros M€ dans la suite du texte (sauf rares exceptions).

Quand on vous donne les chiffres du PIB, c’est une estimation, qui est parfois corrigée quelques mois plus tard. On ne vous dit jamais PIB=2000 milliards +/- 10%. Pourtant c’est la réalité. On ne vous dit pas non plus que la méthodologie de calcul peut varier au cours du temps ou n’est pas la même dans tous les pays. Que ce soit le PIB ou d’autres chiffre c’est pareil. Les chiffres sont différents selon qu’ils sont communiqués par un pays, le FMI, la banque mondiale, le CIA World Fact Book ...

Les chiffres et les raisonnements que je présente dans cet article sont approximatifs. Je vous le dis. Il ne peut en être autrement sans rentrer dans des détails infinis qui n’apporteraient rien à la réflexion finale. Par exemple, à un moment je parle des exonérations de charges sociales. Admettons qu’on les récupère. L’entreprise n’a qu’a baisser ses salaires ou bien monter ses prix de vente pour compenser et on revient à la situation initiale. Tout fonctionne de la sorte en économie, ce qui fait que les économistes se basent toujours sur des chiffres approximatifs, politiquement "corrects" et font des simplifications sur a la fois les chiffres et surtout les comportement humains. Ils essayent de rationaliser l’économie. J’essaye de la dé-rationaliser. Donc certains des points que j’avance choqueront les puristes ou simplement les personnes qui ont réfléchi plus en profondeur a ces sujets. Je leur demande de considérer le fond. Je vous demande de ne pas prendre pour argent comptant ces "chiffres" que je lance en pâture. Ils ne sont que des symptômes des flux économiques, leurs remous (un exemple ici sur le roulement de la dette américaine - mais qui oublie que le roulement, et donc la confiance, sont gonflés par la FED, via la PPT-Plunge Prutection Team et Black Rock). Le fond du problème c’est que l’économie n’est qu’une sorte de jeu dont nous fixons nous même, collectivement, les règles. Quand le résultat du jeu ne nous plait plus, il ne tient qu’a nous de changer ces règles.
 
Perspectives
 
La liste suivante est un peu fastidieuse mais permet de situer les chiffres les un par rapport aux autres et de savoir de quoi on parle.
 
  • Le PIB français est actuellement de 1 900 M€. Le PIB mesure la richesse produite par un pays pendant 1 année. Pour mieux comprendre, c’est équivalent à 29 000€ produit par habitant en un an, ou encore environ 66 000€ par personne active.
  • Le PIB mondial étant de env 58 000 M$ (58 mille milliards de dollars), celui des USA 14 400 M$, et l’Europe c’est du même ordre de grandeur.
  • La dette publique française est de 1 535 M€ soit 80% du PIB (une révision récente la situerait plutôt a 83% - le FMI la situant plutôt à 90%). Pour information la dette du Japon est de 200% , mais ce qui compte, c’est à qui est due cette dette. Le Japon se doit sa dette à lui même, alors que la dette Grecque, bien moindre, concerne des pays étrangers, et est donc bien plus sensible (cf la dette nette). Ce qui compte aussi c’est la vitesse de croissance de la dette pour savoir si elle sera remboursée ou pas, cf le déficit.
  • Le déficit public pour cette année est de 173 M€, soit 9% du PIB au lieu des 3% prévus par Maastricht. Cela signifie que les recettes de l’état sont inférieures aux dépenses.
  • Le patrimoine français lui s’élève a 12 500 M€ (quasiment 7 ans de PIB accumulés - ce qui correspond à la moyenne du temps de remboursement des crédits)
  • La dette nette de la France est de 400 M€, 20% du PIB. La dette nette, c’est la différence entre les dettes que les autres nous doivent et celles qu’on doit aux autres, normalement, ca doit être 0. Elle était de à peu près 0 en 2002. C’est un indicateur de dérive.
  • La charge de la dette (le montant des intérêts à payer) est de 43 M€ (2,25% PIB), et va augmenter de 20 M€ en 2012 (soit 3,3%). On considère qu’au delà de 33% il devient impossible de rembourser. Si les taux augmentent de 1% le surcoût mécanique serait de 4,3 M€. La Grèce a vu ses taux passer 4,5% à plus de 10% en quelques mois. L’Espagne à déjà vu ses taux augmenter de 1%.
  • A titre comparatif, la dette des USA en 2007 était de 20% du PIB (et actuellement autour de 25%).
  • Le déficit de la sécurité sociale sécu est de 27 M€ cette année, et 44 M€ en cumulé pour un budget d’environ 300 M€ (dont une partie non négligeable sert uniquement a enrichir les laboratoires pharmaceutiques).
  • Le déficit cumulé de notre balance commerciale (différence entre les imports et exports) est de 38 M€
  • Les impôts sur les revenus des sociétés rapportent 100 M€ par an.

Tableau récapitulatif en M€
PIB France 1900 soit 66000€ de richesse produit par actif, ou 29000€ par personnes
PIB Monde 43000 taux de conversion 1.35$
dette publique française 1535 80% du PIB
déficit public 173 9% du PIB au lieu des 3 prévus par Maastricht
patrimoine français 12500 7 ans de PIB accumulé approximativement
dette nette 400 20% du PIB du à l’étranger
charge de la dette 43 20 de plus en 2012 prévus
déficit de la sécu 44 dont 27 pour l’année 2009, pou run budget de 300
déficit de la balance commerciale 38 cumulatif d’année en année
impôt sur les revenus des sociétés 100  
 
La Grèce
 
A titre indicatif sachez que les dettes des grandes banques françaises sont du même ordre de grandeur que notre PIB (BNP 1940 M€, Société Générale SoGé 1054 M€, Crédit Agricole CA 1620 M€), leurs capitaux propres sont eux env 30 fois moindres (BNP 60 M€, SoGé 43 M€, CA 53 M€)

Les engagements des banques envers la Grèces se montent a 79 M€, à mettre en rapport avec les capitaux propres. Vous voyez donc directement qu’en cas de défaut Grec, elles sont immédiatement en faillite. Mais il est préférable aux yeux du monde qu’on fasse croire que c’est la Grèce qu’on sauve plutôt que nos banques.

A titre indicatif les engagements espagnols se chiffrent à 220 M€, Italiens 511 M€, Irlande 60 M€ Portugal 45 M€ pour total de 915 M€. Cet épisode révèle a quel point la situation française est précaire. Ce n’est pas le seul. Le dernier rapport CMA sur la dette souveraine montre que la France figure parmi les pays qui se dégradent le plus vite.
 
Maastricht
 
Les critères de Maastricht disent qu’avec une dette de 60% du PIB, un déficit de 3% du PIB ET une croissance de 5%, la dette reste stable à 60%.

On oublie trop souvent la croissance de 5% (soit 100 M€) dont on est très loin en ce moment.

Mais admettons. Actuellement, on dépasse les 60%, puisqu’on est à environ 80%.
Pour revenir à l’équilibre il faudrait trouver environ 500 M€ ( 350 pour la dette, et 150 pour le déficit) - j’arrondis un peu les chiffres.

Donc, non pas pour revenir à l’équilibre, mais pour garder la note AAA de notre dette (et donc la refinancer à bas prix) le gouvernement nous prévoit un plan d’austérité "drastique" de réduction d’environ 100 M€ l’année prochaine. En se basant sur une croissance du PIB de 2,5% (lol) qui rapporterait 35 M€, la fin des mesures de relance 15 M€, rabotage des niches fiscales 5 M€, réductions des dépenses publiques (non spécifiées) 45 M€ (train de vie de l’état réduit : 1 M€ ... une paille)
Donc, pour vous donner une idée du merdier ... sachant que la rigueur va se transformer en austérité et va plomber le PIB. Donc un plan ridicule.

Petite parenthèse : 1 900+2.5% = 1 947.5 soit +47.5M€, et pas 35. 35/47.5=72%. Ce qui nous montre que le taux d’imposition réel officieux est de 72% (réaliste) alors que le taux d’imposition officiel communiqué est de l’ordre de 40% ! Une manière de brouiller les pistes.
 
Où sont les sous manquants ?
 
Tout d’abord quelques chiffres bruts en vrac pour bien situer "ou est l’argent", maintenant qu’on sait ou il n’est pas.
  • Les dividendes des entreprises du CAC40 en 2009 s’élèvent a 36 M€ (pour un chiffre d’affaire de 1146 M€).
  • L’évasion fiscale se chiffre à 50 M€ par an.
  • L’expatriation fiscale a 7 M€
  • La SoGé s’est créé une "bad bank" personnelle pour rapatrier 35 M€ de créances qui seront déduites des impôts en tant que pertes. Les bénéfices eux sont au chaud dans un paradis fiscal. Idem probablement pour les autres banques mais je n’ai pas les chiffres, sauf Natixis qui doit se débarasser de 55 M€ d’actif toxiques.
  • La taxe professionnelle qui est en train d’être supprimée rapporte 28 M€. Elle sera en partie remplacée par une autre dispositif.
  • Les niches fiscales à 73 M€ (cadeaux faits aux entreprises, mais souvent des PMI/PME et les particuliers, aides à domicile, etc...).
  • Les exonérations de cotisations sociales du CAC40 se montent en a 39 M€ pour 2009 (d’après extrapolation sur données 2006 de ma part).
  • Les bonus des traders en 2009 s’élèvent a presque 2 M€
  • La grippe A et les bourdes du VIP des laboratoires pharmaceutiques Md Bachelot nous ont coûté 1 M€ de perte sèche
  • Bouclier fiscal 0,5 M€
  • Redevance Micro$oft que nous payons en licence inutile pour Windows (on peut remplacer par Linux en majeure partie) : au moins 1 M€
  • Fortune professionnelle top 500 des plus riches : 194 M€ sachant que une enquête de l’Insee révèle en effet que 1 % des plus riches ont bénéficié d’un taux d’imposition moyen de... 20 % de leurs revenus déclarés au lieu des 40% prévus.

Mais le pire, ce sont les privatisations et les ventes du patrimoine français opérés par l’état, qui sont faites en dessous de leur valeur réelle (50% de décote estimée - des cadeaux aux amis en somme). Une enquête de Jean Roux, commissaire au comptes, chiffre le total des pertes brutes à 90 M€ et 35 M€ de dividendes annuels (par exemples les autoroutes, que NOUS avons payés, devraient rapporter entre 2 à 3 M€ annuel).

Tableau récapitulatif en M€
dividendes des entreprises du CAC40 36 annuel pour un CA de 1146
évasion fiscale 50 annuel estimation officielle, probablement beaucoup plus
expatriation fiscale 7 annuel  
Bad bank 100 réserve 35 pour la SoGé, 55 pour Natixis, et 10 pour les autres, estimation très très minimaliste
taxe professionnelle 28 annuel en partie remplacée
niches fiscales 73 annuel PME/PMI/Particuliers, donc exclue du calcul
exonérations de cotisations sociales du CAC40 39 annuel Estimation
bonnus des traders 2 annuel  
Grippe A 1 reserve Gaspillage
Bouclier fiscal 0,5 annuel  
Redevance Micro$oft 1 annuel minimum
Top 500 fortunes 194 reserve  
décote privatisation 90 reserve  
dividendes manquants 35 annuel  

Donc vous voyez, on a déjà une idée sur le comment éliminer le trou de la sécu par exemple : il suffirait de demander aux entreprises du CAC40 de payer leurs charges sociales. Une seule année, et le déficit serait presque comblé. Ou même, juste avec le CAC40, entre les dividendes et les évasions fiscales on a un plan d’austérité au grand complet !

Maintenant procédons par étapes. Si l’on devait unique s’en tenir à la justice sociale, combien devrions nous récupérer d’argent ?

  1. D’abord les exonérations de cotisations sociales (39M€). On pourrait quasiment boucher le trou de la sécu en une seule fois avec ! Puis, entre l’évasion fiscale (50M€), l’expatriation (7M€), les dividendes du patrimoine manquants (35M€) on aurait : 131M€ ANNUEL à récupérer. Plus 90M€ de pertes sur ventes du patrimoine a récupérer. Rien qu’avec ça, on peut rétablir nos finances sans austérité. Pas besoin de grand emprunt non plus. On voit d’où viennent les fameux 100 M€ perdus dont la presse fait la promotion en ce moment pour faire passer la pilule de l’austérité.
  2. Allons plus loin. Si les laborieux doivent participer à l’effort national, il n’y a aucune raison que les (trop) riches s’en privent ! Dans ce cas nous aurions : dividendes (36M€), bonus (2M€), fortunes (194M€). Soit 38M€ annuels et 194M€ de réserve a raboter (par des taxes ou des saisies).
  3. Si on rajoute d’autres "injustices légales" tel que le coût des bad banks (35M€ pour 1 banque, donc probablement 100M€ minimum au final pour l’ensemble), la grippe 1M€, la redevance 1M€, les taxo pro 28M€, le bouclier fiscal 0,5M€


On a au total, en prenant toutes les possibilités en compte un potentiel de :
39+50+7+35+36+2+1+1+28+05 = 199,5. Soit près de 200 M€ annuels qui sont distribués par diverses manières aux plus riches ou entreprises (j’omets les niches fiscales qui touchent majoritairement les couches sociales inférieures).
90+194+100 = 384 M€ de réserve rabotable en partie avant d’aller piocher dans l’épargne ou le salaire du français modeste qui a du mal a finir la fin du mois (58%).
Comme je l’ai expliqué plus en détail dans l’avertissement, ces sommes ne sont pas disponible telle quelles, elles sont surtout les symptômes que les flux des richesses s’accumulent à certains endroits, alors qu’elles sont réclamées dans d’autres, et ne sont plus "partagées" équitablement. Ce qui fait que pour simplificateur qu’il soit, cette manière de présenter les choses n’en est pas fausse pour autant. Elle met en valeur les déséquilibres globaux. C’est donc au niveau de ces flux qu’il faudrait agir.


Quelles seraient les conséquences ? faire partir les riches (du moins ceux qui pillent le pays) et les multinationales (qui n’en font pas moins) ... grand bien nous fasse ! N’oublions pas que les inégalités ne cessent de croître en France depuis la vague "libéraliste" des années 80. Liberté égalité fraternité, non ? Ça ressemble de plus en plus esclavage, pillage, copinage, oui ?

Nous aurions là de quoi rétablir les finances françaises très rapidement. Probablement en 2 ans grand maximum si nous avions une forte volonté politique, et 3 à 5 ans en restant raisonnable. Il suffit d’aller chercher dans les réserves de gras des multinationales et les riches profiteurs qui se sont bien gavés durant les dernières années. C’est ce qui s’est fait historiquement en cas de crise ou de guerre d’ailleurs.

Évidement, les riches s’enfuiraient dans d’autres pays, et les multinationales fermeraient ou seraient nationalisées. Et après ? On aurait soldé nos comptes, et on aurait viré les profiteurs / pollueurs.

Je suis conscient de simplifier abusivement, mais je suis aussi conscient qu’on paye actuellement pour les ABUS de la classe mafieuse dirigeante.

Et comment tout ceci est possible ? Et bien en fait, comme la Grèce, la France maquille ses comptes en "oubliant" les engagements retraite (qu’on chiffre à au moins 1 000 M€ certains avancent 3 000 M€). Ce faisant la France parait plus riche qu’elle n’est. Donc on se permet des cadeaux aux copains.
 
La France ruinée ?
 
OUI. Presque. Bientôt. Comme l’Argentine qui était la 9ème puissance mondiale dans les années 50.

Ce n’est pas moi qui le dit, c’est le ministre du budget, ce sont les agences de notations qui ont envisagent de dégrader la note de la France en 2011, et qui ont commencé a dégrader progressivement les notes des entreprises. C’est la nouvelle agence de notation Chinoise.

Vous voyez le fond du problème ? On transfère tout vers le privé, en faisant de multiples cadeaux aux entreprises à tous les niveaux.

Voila peut-être pourquoi les Français consomment 80 millions de boites d’antidépresseurs chaque année. lol

La doctrine minarchiste de l’ultra-libéralisme actuellement en vigueur (pour lequel nous n’avons pas voté) vise a réduire l’état à peu de chagrin. Pour le remplacer au final par ... des multi-nationales. Est-ce mieux ? Il n’y a qu’a regarder l’état du monde, et l’état des finances. On se fait littéralement voler par une mafia politico-industrielle.
 
Quel avenir ?
 
La crise va s’accélérer au second semestre 2010 à cause du surendettement des états occidentaux, de l’inflation chinoise, de la panne économique américaine et de l’austérité Européenne créant un effet de cisaillement.

L’austérité imposée en Europe par l’Allemagne n’est pas obligatoirement un problème. Au contraire, elle pourrait être à terme une bonne chose pour l’Europe, car elle se désolidarise de la politique de fuite en avant américaine. Mais elle n’a qu’une seule chance de réussir. Voici les critères qui permettront de savoir si nous allons nous enfoncer dans une ère de troubles sociaux et de régression sans précédent, ou bien si nous allons pouvoir "rebondir" (à moyen terme) : pour que l’austérité soit "supportable" il faut 2 chose.

La première, c’est que l’austérité soit (largement) partagée par les "élites" du pays (ou de l’étranger, dans un contexte mondialisé). Comme cet article l’a montré, les multinationales et les riches qui ont pillé (n’ayons pas peur de le dire) le pays pendant des décennies ont accumulé suffisamment de richesse pour rétablir les finances françaises presque instantanément. Sans aller jusqu’à tout leur prendre, il est clair qu’ils doivent fournir eux aussi un effort considérable. Mais, cela doit venir du gouvernement. Pour l’instant nos dirigeants ne brillent pas par leur sens de l’histoire. Ils nagent totalement à contre courant (Libéralisme, bouclier fiscal, grand paris, nucléaire) et se comportent comme le dernier des pleutres face aux marchés et poussent l’hypocrisie jusqu’à utiliser la novlangue comme le fait Lagarde en ce moment avec la ri-lance. Ce n’est que parce que l’Allemagne a le courage d’imposer des bonnes solutions que nous avons une chance de voir le bout du tunnel. Mais habitués aux effets d’annonces, même si le gouvernement annonce sa propre rigueur, j’ai de gros doutes pour l’instant. Nous serons fixés d’ici 6 mois environ. Si les riches ne sont pas touchés, alors nous filerons droit vers de graves troubles sociaux, possiblement une guerre civile vue la gravité du contexte économique international. Soyons lucide, l’Euro, c’est avant tout la France et la vertueuse Allemagne. Du coup la France est le maillon faible de l’Euro. Les pays qui nous font la guerre économique en ce moment n’ont qu’a donner un "coup de pouce" aux jeunes des banlieues pour enflammer le pays et déstabiliser le gouvernement.

L’autre axe, moins important à court terme, mais primordial à long terme sont les énergies renouvelables pour lesquelles nous avons 30 ans de retard environ (depuis l’avertissement du premier choc pétrolier en gros). Par exemple le stockage gravitaire électromécanique (en gros les barrage d’eau, rendement 90%), les maisons passives ou bio-climatiques, et autres éoliens doivent être favorisés et exemptés de cure d’austérité. Sinon le retard pris par rapport aux pays qui ont émergé (Chindia) sera très handicapant dans l’avenir. Attention toutefois, les projets comme le solaire dans le désert du Sahara sont séduisants sur le papier, mais seront beaucoup coûteux à terme que prévu en raison du surcoût de protection militaire qu’il induit, car c’est un reliquat colonialiste. On doit viser notre véritable indépendance énergétique, et revenir vers du local. Pour le moment, malheureusement, l’écologie fait les frais de la crise et perd ses subventions.

Conclusion
 
Donc pour résumer : le juste retour des choses est l’austérité, mais elle doit être en priorité effectuée dans "le gras", chez les "élites", sinon l’organisme va devenir malade. Il faut en plus garder un objectif, un espoir, via les énergies renouvelables.
D’autre part, ne nous y trompons pas. La dette que nous devons aux pays étrangers, l’est essentiellement envers les riches eux aussi ! Donc, idéalement il faudrait aussi restructurer la dette pour partager équitablement "l’effort". Et on constaterait au final que les pauvres ne doivent pas grand chose aux pauvres des autres pays ! Ca semble l’évidence même formulé ainsi !

Les riches, c’est comme les enfants gâtés, périodiquement il faut taper du poing sur la table pour leur rappeler qu’ils ne sont pas tout seul et qu’on est pas leur jouet !
Les points clés :
  • austérité AUSSI et surtout chez les riches
  • énergies renouvelables a conserver absolument
  • restructuration de la dette vis à vis des (riches) étrangers

Beaucoup d’autres solutions très simples existent, le revenu d’existence, le maraîchage urbain, les logiciels libres, inflation+baisse de l’euro, taxe tobin, etc... et sont souvent proposées par les citoyens. Et ils seront le résultat d’un retour de l’équité à long terme. Mais pour l’instant la vraie bataille est de limiter les dégâts en pleine crise finale du capitalisme.

Ces solutions restent dans le cadre actuel, ne remettent pas en cause ni les fondements de l’économie, ni la gouvernance qui s’éloigne de plus en plus de l’idéal démocratique, comme le montrent tous les traités signés sans ou contre l’avisdu peuple (Traité constitutionnel, SWIFT, ACTA, Union Transatlantique, HADOPI, Codex Alimentarius, Echelon, Edvige, ELENA, etc...). Et donc, ce ne serait qu’un palliatif temporaire de toute façon. Le capitalisme est en train de mourir (simplement car il ne peut vivre que par un effet pyramidal et qu’il séduit de moins en moins de monde, et que son ennemi juré, le communisme à échoué, il n’a plus d’épouvantail pour justifier ses injustices) à cause de toutes les pollutions qu’il produit et qui nous empoisonnent (mines anti-personelles, bisphénol A, roundup, huiles hydrogénées, sucre raffiné, cigarettes, amiante, plombage, asparthame, sel d’aluminium, E831 ET exhausteurs de goûts, Phtalate, Sulfite, « effets secondaires », OGM, nanoparticules, etc...), provoquant l’explosion des maladies en tout genre, ainsi que toutes les catastrophes environnementales (Bhopal, Deep Water Horizon, Exxon, AZF, Climat, etc...). Mais pour l’instant la réflexion collective n’a pas encore réussi à trouver autre chose pour le remplacer.
 
Sources
 

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97 réactions à cet article    


  • ravachol 16 juillet 2010 10:37

    Bonjour pour commencer il faut savoir que leur conneries en pourcentage de PIB est tres facilement convertible pour qui a eu son certif.
    Le PIB de la france est d’environ 1 700 milliards d’euro.Exemple, le gouvernement a base son plan de rigueur avec une croissance de 2,5pour cent du PIB en 2011,or les partenaires economiques de la france
    jugent ces previsions tres optimistes et pensent qu’elles se situeront aurour de 1,5 de croissance
    Traduction,un pour cent de 1700 milliard egal 17 milliards qu’il faudra rajouter aux 100 milliards que la france veut economiser en 3 ans.
    PS Beaucoup d’economistes pensent que reduire le deficit de l’etat de 100 milliards en trois ans
    est irrealisable(plus 17 milliards rien que pour 2011),mais sarko ne veut rien enrendre,donc attendez vous a un avenir tres sombre.


    • titi 16 juillet 2010 14:06

      « mais sarko ne veut rien enrendre,donc attendez vous a un avenir tres sombre. »
      Je pense que vous vous trompez.
      Sarko est dans la même situation qu’un patron de startup allant voir son banquier pour une autorisation de découvert : il n’a aucune chance de s’en sortir mais il tente de faire rêver le banquier avec un business plan intenable auquel il ne croit pas non plus.
      L’important c’est pas que Sarko y croit... c’est que le banquier y croit.

      Et dans 3 ans on verra...


    • ravachol 16 juillet 2010 15:15

      Le probleme vous savez ou il est pour l’instants ?(pour sarko bien entendu)c’est notre note au pres des agences de cotations,et c’est là que le bat blesse,figurez vous que ces messieurs seraient tente d’abaisser la note de la france, faudrait quand meme pas oublier que l’on doit 1500 milliard et que les marches s’apercevant que l’on empreinte pour rembourser l’interet de notre dette commencent a s’inquieter serieusement quant a notre faculte a rembourser.
      FAUT PAS LES PRENDRE POUR DES LAPINS DE SEMAINES


    • liberta 16 juillet 2010 10:55

       
      les français commencent un peu à se rendre compte que la décadence est en marche

      Par contre ce qui est grave, c’est qu’ils en ignorent pour beaucoup l’existence de l’Organisation régie par la Grande Finance qui est une nébuleuse que l’on nomme Le Nouvel Ordre Mondial dont les dirigeants ont établi et cadenassé les règles

      Peu s’interesse à leurs règles dont justement le sytème de notation établie par une Agence dirigée par les Banques, décide de la descente financière d’un pays (le Portugal vient d’en faire les frais il y a quelques jours)

      De toute façon Le Nouvel Ordre Mondial ne veut pas d’une population de citoyens capable d’esprit critique, bien informés, bien éduqués

      C’est contre leurs intérêts
      I
      Ils veulent des travailleurs dociles, obéissants et assez stupides pour accepter passivement les plus bas salaires

      Ils ont pour cela les Médias qui martèlent ce qu’il faut penser, croire, acheter etc...

      Comment espérer , restaurer notre pays dont les richesses ont été produites non par la Bourse 
      mais par le travail des citoyens ?

      Pour cela il faut partir au combat contre la Pieuvre qu’est le Nouvel Ordre Mondial -
       
      C’est en instruisant autour de nous sur l’existence de ce groupe d’élites malfaisant que l’espoir d’un changement peut se faire

      Bien sûr on est souvent pris pour des « joyeux originaux » mais je considère que toute parole suit son chemin

      Le plus difficile pour redresser le bateau-France c’est que tout étant mondialisé, il faut une prise de conscience de tous les citoyens européens, d’abord , et donner l’envie au reste du Monde

      Je répète encore « FORMONS NOS BATAILLONS »

       


      • titi 16 juillet 2010 11:07

        C’est très bien d’annoncer des chiffres.
        Surtout lorsqu’il ne veulent rien dire.
        Vous mélanger allégrement les choux et les navets : les revenus privés de personnes privées (les traders), les dépenses publics que vous estimez anapropriées (grippe A), et surtout les revenus consolidés des entreprises (vous ne le save peut être pas mais c’est le cas des entreprises du CAC 40)

        Mais c’est quoi donc un revenu consolidé ? C’est quand une entreprise rapatrie comptablement en France des profits réalisés ailleurs.
        En gros vous proposez de taxer l’Oréal (exemple choisi au hasard) sur les revenus de ses ventes en Chine, de produits fabriqués également en Chine.
        Je vois pas la légitimité de cela, ou du moins je ne vois pas pourquoi ce serai les francais qui profiteraient de ces revenus plutot que les chinois.

        Concernant les niches fiscales, je rappelle qu’une des principales c’est le non assujettissement des intérêts du livret A aux cotisations sociales.
        Chiche qu’on supprime les niches ?


        • foufouille foufouille 16 juillet 2010 11:26

          « Chiche qu’on supprime les niches ? »
          on les pend aux lampadaires par les tripes !
           smiley


        • yoananda 16 juillet 2010 13:16

          Oups, posté au mauvais endroit.
          Oui je mélange sciemment. Relire l’avertissement.
          L’idée, c’est justement de montrer que l’argent n’est pas la ou devrait être. Qu’il soit chez les traders ou dans les comptes des entreprises chinoises m’importe peu.
          L’idée c’est de montrer un peu le sommet de système pyramidal plutôt que de chipouiller sur les détails des marbrures des blocs a la base de pyramide.


        • goc goc 16 juillet 2010 12:04

          @ l’auteur

          vous parlez de déficit public et vous le référencez par rapport au PIB alors qu’il faut le référencer par rapport au budget de l’État, car c’est le seul qu’un gouvernement peut contrôler et c’est avec ce budget que l’État paye les intérêts, pas avec le PIB

          d’ailleurs vous ne citez même pas le montant du budget de l’État. Ca ne fait pas sérieux !!

          si vous voulez faire un état de l’économie française commencez par les fondamentaux de l’économie comme par exemple « recettes/dépenses », tout le reste n’est que verbiage inutile voir vapoware


          • ffi ffi 16 juillet 2010 12:54

            Au fait, savez-vous pourquoi l’Etat s’inflige-t-il de payer des intérêts ?
            Avant la loi du 3 janvier 1973 (publiée au JO du 4 janvier 1973), l’Etat s’empruntait à lui-même, à taux 0, en utilisant les services de la banque de France.

            Il n’y avait aucun problème de dette, malgré la reconstruction. C’était les 30 glorieuses et le plein-emploi.

            Pourquoi aucun parti institutionnel n’en parle ?

            Bref la France ne peut être ruinée, elle a toujours la possibilité de se financer par elle-même (en mettant l’argent là où il faut pour faire ce que de raison) : il vaudrait mieux qu’elle le fasse si elle ne veut pas être rétrogradée au rang de pays du tiers-monde. Ca ne peut pas attendre après 2012, dernier délais.

            Je dis ça, c’est surtout pour éviter l’inflation des impôts, la diminution des services publics et autres droits sociaux.


          • yoananda 16 juillet 2010 13:18

            L’état paye avec les impôts sur le PIB. Ca revient grosso modo au même en comptant 73% de taux d’imposition moyen.
            Relire l’avertissement : je ne rentre pas dans ce genre de détail par CHOIX. Sinon c’est un livre que j’aurais écrit.


          • goc goc 16 juillet 2010 13:28

            L’état paye avec les impôts sur le PIB

            faux en grande partie, l’impôt sur le revenu et/ou sur les bénéfices ne représente qu’un quart des revenus fiscaux
            par exemple, la tipp n’a rien a voir avec le PIB

             il ne s’agit pas d’écrire un livre, mais un minimum de rigueur ne peut que donner de la crédibilité à votre article


          • ffi ffi 16 juillet 2010 13:48

            Mais de toute façon, proposer une résolution par l’impôt est totalement farfelu, devant l’ampleur des coûts.

            Il suffit de revenir au système des trentes glorieuses, recouvrer la souveraineté monétaire, et le problème se résoudra : on n’aura plus un centime d’intérêt à payer, ni aux banques, ni aux bourses, ce qui allègera à coup sûr et at vitam aeternam ce délirant poste budgétaire inutile.

            Ou alors, c’est accepter d’être un pays du tiers-monde, abonné à une dette à jamais non remboursable, avec des conséquences identiques.


          • Eusèbe 16 juillet 2010 21:57

            Bizarre que vous le compreniez dnas ce sens restrictif. Pour moi la TVA est un « impôt su le PIB »...


          • goc goc 17 juillet 2010 03:54

            Bizarre que vous le compreniez dnas ce sens restrictif. Pour moi la TVA est un « impôt su le PIB »..

            vous devez confondre tipp et tva
            les taxes sur la consommation d’essence n’ont aucun rapport avec le PIB, ne serait-ce que parce que beaucoup de travailleurs utilisent les transports en commun pour se rendre au travail, donc la consommation d’essence n’est pas un signe de richesse d’un pays


          • Kalki Kalki 16 juillet 2010 12:07

            Les points clés :

            • Peu probable
            • Faut pas réver : pas de cette manière
            • Bougez vous les fesses au lieu d’attendre les miettes : produisez et échangez dans une autre économie ( meme en plus de votre travail  : bous connaissez les robots ? ca existe aujourd’hui pourquoi avez vous besoin d’etre un robot , vous pouvez en avoir. )

            • Pyrathome pyralene 16 juillet 2010 12:26

              Excellent article !
              conclusion : ce que vous décrivez porte un nom !! LE PILLAGE....


              • Yvance77 16 juillet 2010 12:56

                Salut,

                Superbe post bravo à l’auteur. C’est clair, limpide même pour ceux qui ne sont pas copain copain avec les chiffres.

                A la lumière de cela on comprend aisement que l’enfumage du peuple est aisé. D’ou une éducation plus rigoureuse qui permettra à l’individu de s’affranchir de ces criminels.

                A quand la REVOLUTION ... elle est vitale.

                A peluche


                • yoananda 16 juillet 2010 13:16

                  Oui je mélange sciemment. Relire l’avertissement.
                  L’idée, c’est justement de montrer que l’argent n’est pas la ou devrait être. Qu’il soit chez les traders ou dans les comptes des entreprises chinoises m’importe peu.
                  L’idée c’est de montrer un peu le sommet de système pyramidal plutôt que de chipouiller sur les détails des marbrures des blocs a la base de pyramide.


                  • catastrophy catastrophy 16 juillet 2010 13:38

                    Aux armes citoyens !


                    Tous ensemble nous devons nous lever et mettre à bas les parasites qui nous gouvernent !

                     Il est l’heure de régler nos comptes !


                    • ffi ffi 16 juillet 2010 13:39

                      Il manque néanmoins quelques éléments à la réflexion : le système bancaire est en quasi faillite. Les CDS (credit default swaps - assurance contre les impayés) sont chiffrés à plus de 50 000 milliards de dollars (mais c’est certainement plus). Les besoins de royalties pour les marchands de pognons sont donc d’un ordre de grandeur au moins aussi grand que ces 50 000 milliards. A la prochaine échéance de remboursement de la banque centrale (car elle « injecte » régulièrement des liquidités à 2-3%), pour éviter la faillite (dans 3 mois ? La dernière était en juillet, les comptes aux EU seront bouclés en octobre), il faudra donc une nouvelle pompe à fric pour remplacer la Grèce.

                      Logiquement, un nouveau pays devrait voir sa note abaissée, puis un autre, puis un autre... Y’a des centaines de milliers de millards de dollars à rembourser (car il y a aussi les CDO et autres produits dérivés) soit beaucoup plus que le PIB mondial... Et puisque la Chine, l’Inde, le Japon, le Vénézuela, l’Argentine, sont souverains monétairement et que les pays du tiers-monde ne payent pas, il va falloir se farcir de très gros pays occidentaux pour rentrer dans ses frais.

                      C’est pas avec de la fiscalité que l’on peut y parvenir, car en temps de crise, les ressources que l’on en tire sont assez aléatoires. Ce ne sera pas non plus avec des départs de fonctionnaires à la retraite.

                      Maintenant, j’entends souvent dénoncé le capitalisme, mais personne ne définit vraiment ce que c’est. C’est bien beau de s’en prendre à des concepts abstraits, mais ça n’avance pas à grand-chose. Il faut regarder concrètement ce qui ne va pas :

                      C’est l’absence de souveraineté (et d’autonomie) dans le domaine économique (monétaire, douanière) qui fait que le pays est mis en position de prêter le flanc à des attaques sans pouvoir y répondre d’aucune manière.

                      Bref, sans souveraineté, République impuissante.

                      Et comme tout le monde est trop con pour croire que parler de souveraineté = fascisme, alors toutes les décisions envisageable consistent de plus en plus à abdiquer la souveraineté, ce qui ne fait qu’encore plus prêter le flanc au fascisme, ultime tentative de l’Empire du pognon privé de se sauver après sa défaite en rase-campagne contre des nations comme la Chine, la Russie et l’Inde. Les empire en perdition sont des prédateurs sauvages. Et nous voilà à le combattre à mains nues !


                      • yoananda 16 juillet 2010 14:43

                        L’ensemble des dérivés sont évalués a 615 000 milliards de dollars ! plus de 10X le PIB mondial !!!

                        Le capitalisme =
                        * propriété privé
                        * liberté d’entreprendre
                        * travail = salaire
                        * droit d’accumuler du capital

                        pour faire simple.
                        En effet, cet article n’aborde pas ces sujets de la réforme du capitalisme, qui irait trop loin. En fait, cet article serait plutôt pour expliquer qu’il FAUT réformer le capitalisme.
                        Revenir a l’état tout puissant, ce n’est clairement pas la solution. L’état, les pays, c’est fini. Et c’est bien comme ça. Mais il ne faut pas laisser la bureaucratie et le marché s’emparer de l’espace ainsi libéré.
                        Bref, c’est une autre histoire, trop long pour un simple commentaire.


                      • ffi ffi 16 juillet 2010 14:59

                        Et bien continuer à gémir sur Agora vox en implorant tes maîtres de bien vouloir changer pour tes beaux yeux...

                        A quoi cela sert de voter dans une démocratie impuissante ?

                        La fin l’Etat-nation, c’est le retour à la féodalité... Parce que l’Etat, malgré ses défauts, c’est le seul lieu démocratique. C’est lui qui assure l’organisation de tes soins, de ta retraite et de plein de petits avantages auquel tu ne penses même pas.


                      • rastapopulo rastapopulo 16 juillet 2010 17:27

                        C’est vraiment de la trahison envers LES peuples de les ramener en arrières quand c’était la compagnies des Indes qui décidait « le portugal produira que du Porto, l’afrique que des esclaves,... » et non l’état-nation.

                        C’est de la pure propagande. Le capitalisme n’a rien avoir la-dedans puisque ça ne veut rien dire. Le capitalisme avec des règles a existé durant les 30 glorieuses !!!

                        Là nous sommes déjà revenu dans les années 20 sans aucune règlementation financières.

                        Là nous sommes déjà revenu avant la banque de Hamilton en 1790 qui fournissait à l’état du crédit sans intérêts (alors que la monnaie n’étais pas dématérialisée comme maintenant scandaleux).

                        Là nous sommes revenu avant l’exposition universelle de 1851 où Lincoln offrait les technologies aux nations souveraines pour se développer.

                        Et la solution ne serait pas d’intégrer toutes ces progrès qui demande les état-nations mais il faudrait en plus revenir à l’impérialisme privatisé de la compagnie des indes fondamentalement anti-nation ?

                        C’est une blague ?


                      • stanyss 16 juillet 2010 13:43

                        Bonjour,

                        pour ma part je trouve :

                        dans les points positifs :
                        que l’article, bien que contenant des erreurs, est trés pédagogique, je remercie l’auteur, c’est génial d’avoir pondu cet artcile.

                        Dans les points négatifs :

                        - l’article manque d’objectivité : C’est trés bien d’avoir des valeurs de gauche et de vouloir les faire partager, il faut dans ce cas le reconnaitre.
                        - erroné : Finalement, si je résume avec des mots simples, je comprends que l’auteur nous explique la différence entre dette et déficit. Il nous explique que le deficit, c’est finalement ce que l’on dépense par an, moins ce que l’on gagne Et que cela s’ajoute à la dette.
                        Sur ce point je suis assez d’accord.
                        L’auteur propose à la france de gagner plus (tiens ca me rappelle quelqu’un) en rétablissant finalement une certaine justice... à dépenses égales.
                        Donc si on applique ce principe pour l’année prochaine, effectivement, on « pourrait » avoir un déficit nul, autrement dit, une stabilisation de la dette.
                        Mais ceci ne résoud pas le problème de la dette, qui est toujours là, et pour laquelle on paye des intérêts...
                        De plus, si on fait cela, comme le souligne justement l’auteur, hé bien les personnes qu’il se propose de taxer s’en iront... Et donc pour l’année prochaine, on sera incapable d’avoir avec la même logique un déficit nul, et donc une stabilisation de la dette.

                        -ambigue :
                        Le point sur les énergies renouvelables, l’auteur explique que nous avons 30 ans de retard sur d’autres pays...
                        En terme de quoi ? de distribution ? d’innovation ? de génération ?
                        Mais tout ceci relève donc du cadre d’une économie de marché, alors que l’auteur semble nous en vanter les inconvénients.

                        - Incomplet :
                        Je suis partiellement d’accord avec l’auteur sur le développement nécessaire des énergies renouvelables.
                        Mais c’est incomplet à mon sens :
                        Pour moi, la clé de la réussite d’un pays industrialisé aujourd’hui, c’est l’Innovation, avec un I majuscule.
                        Cela ne signifie pas seulement des innovations dans le domaine de l’énergie.
                        Cela signifie également Innovation dans la vente, le marketing... dans les services de proximité... dans l’éducation, etc...
                        C’est avec l’innovation que l’on redynamisera l’économie.

                        Ma conclusion,
                        c’est que une solution pour diminuer de façon drastique la dette publique n’est pas simple.
                        Il faudrait c’est simple à dire, augmenter les bénéfices, et diminuer les dépenses.
                        Je crois que diminuer les dépenses, tous les gouvernements savent le faire... un tour de ceinture par ci, un tour de ceinture par la...
                        Mais augmenter les recettes... moins simple...
                        Ne faudrait il pas que la France trouve de nouvelles solutions pour créer de la richesse ?
                        Et donc être crédible au niveau mondiale (d’ou mon accent sur l’innovation, créateur de richesse).
                        De plus,il faut une prise de conscience à minima nationale, voire mondiale, mais qui se soucie de la France ?
                        En effet, comment expliquer aux Français, qu’avec tous leurs avantages, une paire de chaussure made in France coute x fois plus cher qu’une chaussure chinoise et qu’il faudrait acheter francais pour augmenter notre richesse ?

                        Voila, j’ai tenté de ne pas apporter d’idées ni de droite ni de gauche,
                        simplement donner mon avis...
                        Je remercie encore une fois l’auteur de ce post instructif.


                        • ffi ffi 16 juillet 2010 13:56

                          Tu noteras que, endetté jusqu’au cou, il est totalement impossible d’investir et donc d’innover.

                          Les solutions existent, elles sont simples, c’est la souveraineté : la capacité de mettre des droits de douane, et la possibilité de produire soi-même sa propre monnaie.

                          Mais comme vous prenez cela pour du fascisme, suite à 30 années de démoralisation intensive, vous vous l’interdisez.


                        • titi 16 juillet 2010 14:30

                          La souverainté monétaire ne veut rien dire.
                          Dans les années 20 les allemands avaient la souvrainté monétaire ca n’a pas empêcher le pays de sombrer dans la misère.

                          Ca n’a donc rien de fasciste que de prétendre revenir à la situation d’il y a 30 ans.
                          C’est juste rétrograde et en plus ce prétend atténuer une conséquence du problème, le financement du déficit, et pas régler le problème, c’est à dire ne plus faire de déficit.

                          La vraie solution révolutionnaire, ce serait par exemple de remettre complétement à plat nos dépenses. Voir ce qui est nécessaire et ce qui ne l’est pas.
                          Mais ca c’est pas demain la veille...


                        • yoananda 16 juillet 2010 14:46

                          Merci ! J’apprécie beaucoup ce post argumenté.
                          Je ne suis pas de gauche, pas du tout. Ni de droite d’ailleurs. La n’est pas la question.
                          Il est vrai que la manière dont j’ai traité le sujet peu pretter a confusion. Mais je n’ai pas voulu rentrer trop dans les détails.
                          Je suis simplement pour un partage équitable. Mais clairement pas pour trop de social et autre. Le libéralisme n’est pas entièrement mauvais. Je ne suis pas contre les élites. Je veux juste qu’elles ne fassent pas n’importe quoi ! lol
                          Bref, ca serait trop long a expliquer la aussi sans rentrer dans des détails infinis ... et l’article était déjà long.


                        • ffi ffi 16 juillet 2010 14:49

                          Dès 1945, la France a nationalisé la Banque de France, elle a nationalisé la monnaie :

                          Il s’en est suivi les 30 glorieuses, le plein-emploi, la reconstruction, l’électricité a été amenée partout, le réseau d’eau, les hôpitaux, ... et tout cela sans dette !

                          Quelle différence avec l’Allemagne ? En 1923, la France a envahit la Ruhr - suite à des non paiements des réparations. Il s’en est suivit des grèves massives dans ce poumon économique de l’Allemagne. Et comme la législation issue de Bismark imposait à l’état allemand de payer les jours de grèves, le coktail :
                          Arrêt de la production => émission de monnaie en masse = hyperinflation
                          C’est à peu près de même aujourd’hui (mais en moins fort) :
                          émission de monnaie pour tenir à flots les banques + étranglement de l’activité => inflation

                          Augmenter les recettes ou diminuer les dépenses, cela revient au même, c’est augmenter les impôts pour une niveau de service moindre, ce qui étrangle l’activité.

                          Avec la nationalisation du crédit (souveraineté monétaire), il est directement possible d’investir pour faire travailler les gens et produire des biens. On aura donc :
                          émission de monnaie => reprise du travail => plus de production = pas d’inflation.

                          Les banques sont en faillites, il n’y a pas d’autre solution...


                        • titi 16 juillet 2010 17:25

                          « Il s’en est suivi les 30 glorieuses, le plein-emploi, la reconstruction, l’électricité a été amenée partout, le réseau d’eau, les hôpitaux, ... et tout cela sans dette ! »
                          Vous parlez d’une époque où l’on travaillait 45 h par semaine, 49 semaines par an.
                          Où des personnes étaient payées pour poinconner les tickets dans le métro, ou les femmes ne travaillaient pas, ou les gens d’EDF escaladaient les poteaux avec du matériel d’alpinisme sans qu’il s’en suive un procès de l’inspection du travail.

                          C’est une époque révolue. Si la souverainté monétaire a eu un impact alors il est minime par rapport aux éléments que je cite.


                        • rastapopulo rastapopulo 16 juillet 2010 17:31

                          comment oser cracher sur les réformes du CNR en invoquant le danger nazi !!!!!!!!!!!!!!!!

                          Le CNR connaissait parfaitement les dangers des oligarchies financières pas vous.

                          Faudra un jour revenir sur terre. 

                          Et sans doute qu’il n’y pas besoin de personne dans l’enseignement, les universités, les soins de santé,... ?
                           


                        • rastapopulo rastapopulo 16 juillet 2010 17:36

                          http://www.solidariteetprogres.org/article6594.html

                          Les principes oubliés de l’antifascisme économique

                          Les femmes et les hommes du monde qui ont combattu et vaincu le fascisme dans les heures les plus sombres de notre histoire, ont non seulement compris qu’il trouve toujours son origine dans le corporatisme financier, mais que pour s’assurer qu’il ne ressurgisse jamais, la dignité et le travail humain doivent être le motif directeur de toute politique économique.


                        • le naif le naif 16 juillet 2010 17:44

                          Cher Titi

                          Ne trouvez-vous pas extravagant que dans les conditions actuelles, que les banques privées puissent se refinancer auprès de le BCE à 1% et que les Etats qui eux n’ont pas le droit légalement en vertu de la « constitution européenne » d’emprunter auprès de cette même BCE, le fasse auprès des banques privées à un taux variant selon la gueule du client et l’humeur du jour entre 4 et 8% voir plus si affinité..... ???

                          Slts


                        • ffi ffi 16 juillet 2010 18:05

                          D’autant que les banques étant en faillite imminente, elle vont avoir besoin de beaucoup, beaucoup d’argent. Heureusement pour elles : elles ont les revenus assurés des nations, et en plus elles contrôlent en sous-main les agences de rotation.

                          Tout ça c’est cousu de fil blanc. Aux prochaines difficultés bancaires, ils vont baisser la note de tel pays, puis les intérêts vont monter à 15-20%, histoire de passer le cap. Pour la France, ça pourrait représenter un petit pactole de 150 milliards par an ! Pour du pognon que la République a la possibilité d’imprimer par elle-même ??

                          Je crois que certains ont de gros problèmes de logique.


                        • le naif le naif 16 juillet 2010 18:33

                          Bonsoir fti

                          D’accord avec vous

                          Pour les agences de notation, les Chinois viennent de s’en occuper

                          L’agence de notation Dagong Global Credit Rating est la première à abaisser la note de la France de trois rangs à AA-. Le Royaume-Uni et les Etats-Unis sont aussi concernés par les dégradations.La suite ICI

                          Slts


                        • titi 16 juillet 2010 23:38

                          @Le naif

                          Annoncer un taux de 1 % ne veut rien dire si vous ne précisez pas le terme. Est ce du court terme du moyen du long.

                          En tout état de cause, si c’était si simple les banques se seraient précipitées sur ce 1 %.
                          Or les banques francaises lancent de façon régulière des emprunts obligataires.
                          Au plus fort de la crise fin 2008, le Crédit Mutuel a lancé des coupons à 6,1%... on est loin des 1%.
                          Cette même banque a lancé un emprunt de 300 Millions d’euros en Juin 2010 à 4%.
                          Le principal argument de vente étant que le rendement était supérieur à celui des emprunts d’états...

                          Il est où le 1% de la BCE ??


                        • titi 16 juillet 2010 23:40

                          Les sources du post précédent :
                          http://www.bfcm.creditmutuel.fr/fr/bfcm/programmes/


                        • gimo 17 juillet 2010 03:12

                          Par stanyss (xxx.xxx.xxx.251) 16 juillet 13:43


                          « Je crois que diminuer les dépenses, tous les gouvernements savent le faire... un tour de ceinture par ci, un tour de ceinture par la...
                          Mais augmenter les recettes... moins simple... »


                          pour faire simple sans mots savants
                          je pense que tu dis un illogisme sans le savoir 
                          En effet pour la simple raison c’est que
                          une dépense doit être issue d’une recette et non une recette d’une dépense
                          et par équivalant logique 
                          car une recette est par définition devient une dépense
                          dés lors si on diminue une dépense il n’y a pas d’amputation comptable
                          donc les recette de ce fait augmentes par la variable non amputation
                           donc existante et disponible pour une autre dépense 
                          qui dés lors elle aurait du être compensées par la recette qui de ce fait
                          la recette aurait alors bien amputée
                           si tu réduis une dépense tu augmentes les recette  sur un budget donné

                          si c’est économiser ou réduire 1 € des dépenses et le griller ailleurs magouille
                           ce n’est pas une réduction 
                          comme ils font les politique c’est du yoyo de la magouille
                          et ça c’est ce qu’ils font quasi toujours faut pas réver
                          je ne parle pas des sommes d’un budget et va dans un autre pour dans leur poket
                          c’est un raisonnement  faut de demander toujours plus pour dire
                          que il manque des fonds telle ou telle chose
                          leur raisonnement a eux les politiques n’est pas binaire mais unaire
                          la dépense toujours la dépense dés lors ils noient le poisson
                          avec une multitudes de reversement sociaux plus ou moins 
                          et la rengaine est de dire que cela revient cher 
                          et après toujours demander des recette en +
                          ils arrêtent de voler et la France devient par magic excedentaire en budget
                           

                        • bobbygre bobbygre 16 juillet 2010 13:47

                          Bravo et merci pour cet article !



                          • Nikkopol Nikkopol 16 juillet 2010 14:08

                            Merci à l’auteur pour cette synthèse, même si l’analyse peut être peaufinée, c’est un bonheur d’avoir tant de données réunies dans un seul « papier », la presse institutionnelle ne le fait jamais, cela rend les aberrations de la gestion de la France évidentes.

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