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Accueil du site > Actualités > Economie > La France manque-t-elle de travail ?

La France manque-t-elle de travail ?

A force de vivre sur nos acquis n'aurions-nous pas laissé filer le travail ?

Les français aiment à évoquer le travail et les emplois qui manqueraient désormais un peu partout, des entreprises qui fermeraient, et la crise qui remettrait en cause notre modèle social et économique.

Las, au-delà des apparences et sans évidemment mettre tous nos compatriotes dans le même panier, n’est-ce pas plutôt la valeur travail qui régresse en France entraînant dès lors notre pays dans le déclin économique et social ?

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Le débat récent sur la pénibilité permet une nouvelle fois de s'interroger sur le travail et la place que nous lui accordons dans l' hexagone : ne le faisons nous pas fuir le travail à force de le stigmatiser, de le diaboliser, de ne plus le penser qu'en terme de préjudice et d'indemnisations ?

Selon certains, en France le travail fait défaut. La retraite à 60 ans ou les 35 heures auraient d’été imaginées pour « partager » ce travail devenu rare (et qu’il serait indécent d'accaparer en travaillant trop).

A en croire ces personnes le travail serait un gâteau (mais pas forcement du gâteau) et les personnes sans travail forcément des victimes (du système, des patrons, de la crise, de l’automatisation).

Nous serions de toute façon des victimes : sans travail de ne pouvoir gagner notre vie mais aussi avec du travail de diminuer en travaillant notre espérance de vie (le travail c'est la santé et ne rien faire c'est la conserver comme l'a chanté jadis H. Salvador).

Dans la logique actuel du partage celui qui n'a pas de travail rend (presque) service à celui qui peut conserver son travail et dès lors il doit être indemnisé pour son inactivité.

Le travail serait tout à la fois un dû, une quête (on peut parfois le chercher des années), mais aussi une souffrance, une douleur et un ressentiment social ("je travaille pour que d'autres s'en mettent plein les poches")

Le progrès social selon les "belles" âmes charitables (mais bien incapables de financer leurs utopies) serait non pas de travailler pour rendre service à leurs congénères en produisant des biens ou des services mais bien plutôt de passer le moins de temps possible à ce moment pénible, dévalorisant et souvent assez fatiguant.

Evoquer la retraite à 65 ans ou revenir sur les 35 heures seraient des régressions sociales dignes de la mine de Zola. Le mouvement du toujours plus (de progrès social) devrait déboucher sur l''Eden original où les hommes et les femmes se contentaient de cueillir quelques fruits (abondants) sur des arbres tout en devisant ou s'amusant toute la sainte journée.

En France nous avons près de 5 millions de personnes sans travail mais les bras (et les esprits) seraient immédiatement disponibles, adaptés (et en nombre) pour occuper le travail.

Ce discours sur le travail est ancien et transcende la société française toutes classes sociales, politiques et syndicales confondues, la communication sur un pays en quête d'emplois mais empêché de travailler, cette posture est peut être avantageuse mais ne tient guère la route.

Ce discours en effet ne résiste guère à l’épreuve des faits et à l’observation des résultats de quelques un de nos voisins et partenaires économiques. En Suisse par exemple (mais aussi chez d'autres voisins européens) on travaille près de 45 h par semaine, on travaille au-delà de 65 ans et presque tout le monde a du travail (chômage quasi inexistant en Suisse, en Autriche, très faible en Allemagne…).

En France bien moins de 50 % de la population travaille (contre 72 % aux USA) et la pauvreté et le déclassement guettent désormais de nombreuses personnes. Des conseillers Pôle emploi ont récemment expliqué que près de 50 % des chômeurs ne cherchent pas réellement du travail (30 % se servent des allocations chômage comme complètement de revenus au noir et 20 % sont devenus inemployables).

Cette bulle sociale qui "protège" du travail n"a pas été bâtie en 1981 comme on pourrait le suggérer (même si l'invention d’un « ministère du temps libre » laisse rêveur) mais quelques années plus tôt dans le sillage de mai 68.

Mai 68 qui a certes permis à la société française de se libérer de certains interdits mais qui a précipité aussi le monde de l'éducation et du travail dans la remise en question de cette valeur.

Le slogan gauchiste « ne pas perdre sa vie à la gagner » a fait florès en France et a été adopté par beaucoup de nos concitoyens qui consciennement (ou non) pensent qu'on peut créer des richesses en consommant ce que les autres peuples produisent.

Dans cette vision idéale d'une société de consommation et de loisirs il suffirait de prendre ses congés, d'allumer sa télé ou de placer ses aieux dans une maison de vieux pour créer des richesses et du travail. Les 5 semaines de congés payés (Plus les ponts et RTT) ne pourraient être remises en cause car elles créeraient des emplois (ce qui est vrai quand ce sont les étrangers qui viennent passer leurs vacances en France).

Bien évidemment le peuple français n’est pas globalement et d’une façon indifférenciée devenu paresseux. Les travailleurs indépendants (qui travaillent en moyenne 2 200 heures par an contre 1 600 pour les salariés, les auto-entrepreneurs, les salariés dans les TPE et tous ceux (encore nombreux) qui ont gardé de leur éducation la valeur travail comme sacrée et non négociable, ceux là ne font pas semblant de travailler en France.

Ce qui est devenu problématique chez nous est le fait que le travail pourrait être devenu une option (ou une parenthèse) dans la vie : je travaille où je veux, à mes conditions, quand j’en ai envie et si le job me plaît.

Malheureusement le travail ce n'est pas cela. Travailler c'est se mettre au service des autres : résoudre au bon moment les problèmes des autres (soigner dans un hôpital, réparer une chaudière le soir en hiver ou garder des enfants), donner de son temps ou encore s'atteler à des tâches ingrates ou pénibles mais nécessaires (nettoyer les bureaux et les usines, ramasser les poubelles, creuser des trous dans la chaussée).

Ces travaux pénibles, salissants, peu considérés, aux horaires décalés ou mal payés (mais est-on prêt à payer bien plus cher une nounou,un maçon ou un interne à l'hôpital ?) sont aujourd'hui souvent réalisés par des travailleurs venus de l'étranger.

Sans les médecins et infirmières étrangers les hôpitaux ne tourneraient plus, sans les immigrés turcs ou d'Afrique peu de chantiers dans le BTP pourraient être menés, sans les femmes africaines les maisons de retraites et les services à la personne ne pourraient pas plus fonctionner. Dans les restaurants on ne trouverait guère de commis de salle ou de serveurs (qui accepte en France de travailler le soir, le dimanche ou pendant les vacances ?).

Bref nous avons un problème avec le travail et certains emplois et il ne sert à rien de prétendre lutter contre le chômage si les français ne veulent pas occuper tous les postes de travail disponibles ou qu'il serait possible de créer.

Si le travail fuit à l'étranger (ou s'il est réalisé de plus en plus par des étrangers) c'est peut être aussi parce que nous n'acceptons pas de le faire aux vraies conditions du marché dans notre pays (tout le monde voudrait que les salaires soient plus élevés mais personne n'accepte de payer dès lors le vrai prix de ces services et produits fabriqués en France).

Par ailleurs la dévalorisation du travail manuel et de l'usine, cette tendance est ancienne (les mineurs polonais, les maçons italiens ou espagnols d'avant guerre, les ouvriers d'Afrique du nord durant les 30 glorieuses) mais finit par poser des problèmes économiques et sociaux majeurs dans notre pays.

Combien de jeunes souhaitent aujourd'hui travailler dans une usine, dans le BTP, dans les services à la personne ? Très peu sans doute. Le modèle dominant du travail dans les médias (quand par hrasard on parle de ce sujet) c'est le travail de bureaucrate et l'idéal de nombre de nos concitoyens consisterait souvent à jouer "caméra café" (on travaille peu et on discute beaucoup autour de la machine à café).

Notre pays a peut être fait fuir le travail dans les années 70, a rendu ce même travail si conflictuel, si complexe, si pénible et si chargé (d’impôts mais aussi d’émotions négatives) qu'un travailleur gagnant sa vie en réalisant consciencieusement son travail fait partie des exceptions.

Il y a quelques années une haut fonctionnaire d’une collectivité territoriale dans le Sud Ouest écrivit un livre (best seller ce qui n’est pas évident sur le sujet) « absolument débordée ou comment faire 35 h par mois ». La réaction de son administration fut de la mettre à pied et de la sanctionner, elle avait l’obligation de ne rien laisser transparaître de son "non travail", de faire comme ses autres collègues : prendre son mal en patience en attendant la fin de la journée, la fin de la semaine puis les divers vacances et RTT qui permettent de tenir ces longues stations de non (ou de faible) travail.

Le non travail qui concerne des millions de travailleurs (coluche en avait parlé dans plusieurs de ses sketchs), la planque professionnelle où l'on est actif à peine la moitié de son temps, tout cela fait parti du folklore des 30 glorieuses quand l'économie tournait à plein, quand l'argent (emprunté) était facile, quand préserver la paix sociale primait sur les résultats économiques.

Ce n'est plus possible aujourd'hui, dans un monde qui compte 7 milliards de terriens (bientôt 10) dont 1 milliard de travailleurs misérables (gagnant moins de 1 $ par jour pour 12 h de travail harassant), dans un monde concurrentiel où l'on apprend de plus en plus et de mieux en mieux au Sud, et de moins en moins au Nord, que pèsent les avantages acquis de 60 millions de français ?

Dans ce nouveau monde notre pays ne pourra jouer éternellement de ses anciens atouts. Il ne pourra plus guère se payer le luxe de payer des salariés à ne pas faire grand chose, à compter leurs ponts, leurs RTT ou leurs congés alors que le travail est devneu trop cher, de qualité insuffisante ou même parfois absent.

La prétendue forte productivité des français, que certains nous ressasent à longueur de colonnes, est largement devenue un mythe. Si cette forte productivité française existait encore on ne voit pas pourquoi notre commerce extérieur serait en déficit depuis plus d'une décennie. Quand on ne vend pas ou mal ses produits c'est bien parce que le travail qui les a produit n'est pas d'une qualité suffisante (ou trop coûteux).

Si nous nous plaignons de ne pas avoir de travail, sommes-nous certains, en cette fin de trèves estivale (plus personne dans les entreprises durant un bon gros mois), de faire encore aujourd'hui tous les efforts pour créer les richesses, les biens et les services dont le pays et nos partenaires commerciaux ont besoin ?

Le social dont certain pense qu'il est à lui-seul la base de notre économie, ce social peut-il exister (et perdurer) s'il ne s'appuie pas sur des créations effectives et suffisantes de richesses, une vraie valeur ajoutée au travail ?

60 millions de français ne peuvent contraindre 7 milliards de terriens à vivre et à travailler comme eux. Les télécommunications mais aussi les progrès de l'éducation dans le Sud font que nos positions économiques et technologiques sont partout remises en cause.

Nous n'avons désormais plus le choix que de nous adapter aux standarts mondiaux du travail (qui ne sont pas ceux des damnés de la terre comme on le constate chez nos partenaires européens qui réussissent) ou de perdre notre rang et notre richesse économique, devenu les gardiens du musée du social et du travail du XIX ème siècle.


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33 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 28 août 2013 11:04

    traduction rapide : yaka vivre avec 500€ en france. ce qui doit être possible en étant sdf ou dans un camp. le rêve libéral


    • L'enfoiré L’enfoiré 28 août 2013 14:13

      Et oui, foufouille comme je le citais plus bas « La crise touche surtout les hommes peu qualifiés. »


    • jmdest62 jmdest62 29 août 2013 08:28

      Je propose à l’auteur de résoudre l’équation posée tous les mois par notre ami « Patdu49 » dans son post « les vrais chiffres du chomage » ......près de 9 millions de chômeurs et travailleurs pauvres pour....130 ou 140 000 emplois proposés par « Pôle Chomage » .

      bon courage

      @+


    • Robert GIL ROBERT GIL 28 août 2013 11:17

      je ferais deux remarques, la premiere est que LE TRAVAIL NE MANQUE PAS, IL SUFFIT DE LE PARTAGER et deuxiement j’aimerais rappeler quelques fondamentaux avec ce PETIT RAPPEL SUR LE SALARIAT



      • L'enfoiré L’enfoiré 28 août 2013 15:12

        Non, Robert...

        Il ne suffit pas de le partager.
        Il faut surtout avoir les compétences en adéquation avec ce qui est nécessaire.
        C’est tout différent.
        La grosse erreur vient de l’école qui produit les hommes de demain, ne veillent souvent pas qu’à leur propre programme, et n’entre pas en relation avec les entreprises de manière régulière.

      • Gabriel Gabriel 28 août 2013 11:43

        Ca, c’est de la réflexion de haut vol, je vous cite : « Nous n’avons désormais plus le choix que de nous adapter aux standards mondiaux du travail » Et je traduis, vive la destruction des droits du travail ! A bas la protection des salariés ! Plus de SMIC, plus de contrat ! Vive le libéralisme, caviar et champagne pour la classe dirigeante et un bol de riz pour ceux qui les enrichissent. Arrêtez, vous nous faites tous rêver …


        • L'enfoiré L’enfoiré 28 août 2013 15:29

          Gabriel,


           «  Arrêtez, vous nous faites tous rêver … »

          Plus envie de rêver ? smiley
          Le bol de riz vous l’adressiez aux Chinois précédemment, ou je me trompe ?


        • Gabriel Gabriel 28 août 2013 16:26

          Veuillez développer cher ami que nous puissions échanger sur des faits. Merci


        • jef88 jef88 28 août 2013 11:59

          n’est-ce pas plutôt la valeur travail qui régresse en France ?

          Le travail productif est dévalorisé depuis longtemps !
          il y a 50 ans on parlait déjà de la lutte des cols bleus contre les cols blancs !
          les cols blancs ont gagné ! !
          c’est logique :
          - plus on est près des patrons mieux on se fait entendre
          - sous couvert de « promotion sociale » on a transformé l’enseignement technique en dépotoir de l’EN
          - la diplomite grimpe de pus en plus : dans ma jeunesse un Brevet (BAC -3) suffisait pour enseigner en primaire maintenant il faut un BAC +5..........
          et pourtant !
          - combien de licenciées en lettres et autre matières « intellectuelles » caissières hypermarchés ?
          - pourquoi faut il être ingénieur pour faire le travail d’un technicien ?
          à qui profite le crime ?
          - à la grande distribution qui marge de façon somptuaire sur les produits d’importation !
          - à la finance qui se régale de l’exploitation des pays en voie de développement !
          - aux profiteurs des hautes sphères, cette nouvelle caste au pouvoir, qui ne font rien mais qui palpent un max
          qui paye ?
          - nous tous ! en impôts, taxes et charges... le plus fort coef européen !
          - notre protection sociale
          - nos retraites


          • L'enfoiré L’enfoiré 28 août 2013 15:44

            Jef,

             « les cols blancs ont gagné »
            Non, ils n’ont pas gagné. Vous le dites d’ailleurs après « et pourtant... »
            La technicité n’est pas seule, écrivais-je en 2007.
            Il faut un peu plus. 

            Il y a une dévaluation des diplômes.
            Pourquoi ?
            Simple, parce que sans l’expérience, on ne fait pas confiance à un bout de papier.
            De plus, il n’y a plus un esprit d’entreprise.
            Aujourd’hui, un jeune quitte l’entreprise parce qu’il sent qu’il n’est pas soutenu par la hiérarchie qui elle ne voit que son propre avantage.
            Voilà, tout le problème. 

          • jef88 jef88 28 août 2013 22:04

            il y a prés de 50 ans j’ai quitté des entreprises pour le motif que vous évoquez...
            en 42 ans j’ai eu 20 employeurs dont 8 qui ont compté et 12 en dépannage
            j’ai été 1mois au chômage
            à 18 ans j’étais manœuvre
            à 24 ans, technicien et j’ai fait un travail d’ingénieur
            à 30 ans directeur technique
            à 46 ans consultant et prof vacataire
            à 49 ans maître de conférence associé
            je n’ai jamais cessé d’apprendre et de me bouger !


          • L'enfoiré L’enfoiré 28 août 2013 13:17

            Travailler en 2020

            Le travail moderne 3.0 en sept points :

            1. La guerre pour le talent fait toujours rage dans les métiers structurellement en pénurie.

            2. Les formations et professions techniques vont voir leur valeur exploser.

            3. La crise touche surtout les hommes peu qualifiés.

             4. Le climat va se durcir dans les entreprises. Plus de paternalisme...

            5. Le Big Data est le Saint-Graal des managers des ressources humaines performantes.

            6. Oublier le Nouveau Monde du Travail, tout le monde revient au bureau

            7. Les travailleurs seront suivis à la trace par les systèmes « back and trace »


            • LE CHAT LE CHAT 28 août 2013 13:23

              La productivité a tellement augmenté que y’a plus de boulot pour tout le monde , c’est aussi simple que ça !


              • siwar 28 août 2013 13:26

                Il y a clairement un probleme en France avec la notion de travail !

                Entre les fonctionnaires vissés sur leur chaise sans aucun pouvoir créatif ni d’innitiative d’aucune sorte, condamnés a obéir aux politiques qui ne prennent aucune décision... résultat : totale inactivité...

                Entre les salariés méfiants jusqu’a la moelle de la classe patronale, et les patrons tout aussi méfiants de leurs salariés. Tant quíl n’y a pas une confiance de rétablie dans le secteur privé, impossible de se dépasser ensemble pour réussir des projets d’avenir.

                Entre les personnes qui souhaitent créer leur entreprise car pleine d’idée et de solution pour l’avenir qui se retrouvent avec des statuts d’indépendant ou d’auto entrepreneur de plus en plus ridiculement contraignant de paperasse administrative

                C’est clair que l’on plonge dans la déprime et la misére sociale...

                Et que les autres pays ont bien compris avant nous que si on veux faire progresser la société et relever les challenges futurs il ne fallait rien attendre des politiques et arreter de gindre devant des élus aussi pourri qu’assoiffé uniquement de pouvoir, mais quíl fallait se sortir les doigts du c.. et aller gaiement de l’avant !


                • realTMX 28 août 2013 14:21

                  Ce problème peut se résumer à une seule expression : UNION EUROPEENNE.

                  C’est cette dictature européenne qui est responsable de tout ce bordel. Avec sa concurrence libre et non faussée, ses déréglementations conduisant au dumping social, son euro trop fort qu’aucun peuple ne voulait et pour lequel on ne lui a pas demandé son avis, l’UE a favorisé la mise en place de trusts apatrides non contrôlables et a entraîné un nivellement par le bas de la qualité des produits (les produits chinois sont connus pour être de très mauvaise qualité).

                  Remettons le contrôle des capitaux, sortons de l’UE et réduisons la durée de travail mais sans toucher au salaire et on pourra repartir sur de bonnes bases. Un travail pour tous vaut mieux qu’un gros dividende pour une poignée.


                  • L'enfoiré L’enfoiré 28 août 2013 15:25

                    L’UE, ce n’est pas ça l’origine mais les suites logiques de cette incompétence à comprendre que le monde dans son ensemble change.

                    Que ceux qu’on considérait comme l’usine du monde, n’allait pas le rester bêtement.
                    Sortir de l’UE maintenant, c’est encore plus suicidaire.
                    Réduire la longueur du travail ?
                    Peut-être dans certains domaines et en augmenter la longueur dans l’autre.
                    L’homme n’est pas fait pour travailler bêtement en répétitif comme on voyait Charlot dans Les Temps Modernes.
                    Le travail pour tous est possible, mais pas en prestant des heures d’inactivité, de 09:00 à 17:00
                    Réduire le temps de transport perdu pour aller au travail, ce serait déjà un manque à gagner qui serait gagné.


                  • Ollisters Ollisters 28 août 2013 16:21

                    Faut pas oublier qu’une bonne partie du coût du travail est dû a la gourmandise des rentiers, les promoteurs immobilier en premier lieu, qui crée la pénurie de logement pour faire gonfler les prix et les loyers (premier poste de dépense des salariés).

                    Les actionnaires, qui ne font pas grand chose et exigent toujours plus de profits, ce qui se traduit par une baisse de salaires et l’application de marges largement surévaluée (on peut cité par exemple les trois opérateurs historique de téléphonie)...
                    Si ses deux catégories étaient remise a leur place, les français moyens aurait moins besoin d’argent pour vivre décemment, donc le coût du travail pourrait baisser.

                    Ensuite, tout le monde n’est pas pour une société qui voue un culte à l’argent et aux travaux stupide, on tolère l’obsoléscence programmée sous prétexte que ça permet de pérennisé des emplois, quand on pourrait produire du matériel durable et surtout réparable et évolutif.

                    De plus c’est cette société aliénante, qui fait croire à tort a la population que consommer c’est être libre, génération lobotomie...

                    Voici deux lien d’une analyse pertinente sur le sujet du travail, lien1 et lien2



                  • spartacus spartacus 28 août 2013 16:01

                    Article très lucide qui change des articles habituels.


                    • bartneski bartneski 28 août 2013 16:52

                      Fainéants de français !!!! en plus d’être cons.


                      • straine straine 28 août 2013 18:01

                        En résumé 70% des actifs devraient servir d’esclaves à une élite autoproclamée !
                        Pour résumer mon écœurement j’ apprêterais bien le couperet de la guillotine avec une masse ...
                        L’auteur de l’article semble oublier que le PIB vient de la valeur ajouté par le travail, et que le système dans son ensemble dépend exclusivement du travail.
                        Que, la seule et unique solution pour éviter un triste bégaiement de l’Histoire , c’est le partage du temps de travail assortie d’un coefficient maximum de 5 appliqué entre le revenu universel et le plus haut salaire !
                        Depuis les années 90 les bénéfices de la mécanisation sont siphonnés par le capital avec de surcroit une baisse accélérée des investissements , si on rajoute à ce tableau la forfaiture de l’importation de masse financée par la dette ,nous sommes en droit de parler de Haute Trahison !
                        http://zenheberg.tk


                        • mimi45140 29 août 2013 09:22

                          Attention à la construction du PIB il peut aussi venir de l endettement .


                        • straine straine 29 août 2013 12:00

                          Votre remarque est pertinente , le PIB comptabilise toute transaction où il y a remise d’argent en échange d’un bien ou d’un service, seule compte la valeur monétaire remise lors de la transaction.
                          - Des dépenses pour les gouvernements, peuvent devenir des revenus pour les particuliers. 
                          - Les désastres écologiques
                          - Les accidents de la route
                          - La criminalité Ex : ( Nuit de la St Sylvestre )
                          - Les dépenses des guerres
                          Dans le cas de mon commentaire au dessus il ne faut pas oublier que la Dette est budgétée c’est un crédit, et ce crédit sera payé par le travail


                        • ricco 28 août 2013 20:55

                          Apres lecture des commentaire


                          C’est fous qu’en période de récession comme aujourd’hui, on puisse encore penser que le système et la mentalité Française est bonne .... 
                          Je trouve cet article réaliste, 
                          Il explique juste que du travail il y en a ...Vous critiquez les cols blancs .... Mais vous voulez quoi ?Prendre leur place ? Vous critiquez les riches ? Pourquoi jouez vous au Loto ? 

                          Poser vous les bonnes questions ? Arrêter de blâmer l’autre le riche le politique etc .... Si certain chômeur on vraiment un problème d’emploie c’est pas tous. Ca c’est une réalité. Et le système est d’abord pourris par ces gens la avant de l’être par des patrons qui gagne moins quand il y a plus de chômage. Ou des cols blancs qui eux aussi perde leurs emploies quand il y a moins de consommation. Etc .... Chercher le problème sans ce voiler la face .... C’est ça que cet article veut dire !

                          • Stof Stof 28 août 2013 21:15

                            Il faut arrêter cette propagande. En France on ne manque pas de travail ! Comment peut on dire ça alors qu’on manque cruellement de profs, d’infirmières, de médecins, de pompiers, de policiers, de juges etc.
                            Comment peut on supporter de laisser des millions de jeunes actifs au chômage alors que nous avons tant de besoins ?
                            On France on manque de fric et de courage politique, c’est tout.
                            On préfère le chômage, car d’une façon ou d’une autre pour que tout le monde travaille il faut que les autres gagnent un peu moins.
                            C’est sûr que si on formait des centaines de milliers de médecins (comme à Cuba par exemple), ce métier serait moins rentable...
                            S’il fallait taxer les riches ou la consommation pour embaucher des fonctionnaires ça chouinerait dans les chaumières. Alors tant pis, on préfère le chômage.


                            • ecolittoral ecolittoral 28 août 2013 21:43

                              Tiens donc ! Les millions de Français qui cherchent du travail seraient des fainéants obsédés par les vacances et les 35 heures dont la moitié seraient improductives !


                              « Si cette forte productivité française existait encore on ne voit pas pourquoi notre commerce extérieur serait en déficit depuis plus d’une décennie. »
                              Depuis plus de 30 ans ! Avec une forte accélération dû à ce poison « euro », qui détruit les pays d’Europe !
                              Pourquoi produire en euro alors qu’on peut produire en roupies indiennes ou en yuans ? Les investisseurs s’installent en Asie parce que la production ne coûte pas grand chose. Ils vendent dans les pays d’europe, aux USA avec une plus value exorbitante.

                              Petit problème ! Pour vendre, il faut des clients...problème ! Les clients sont ceux qui ont été licenciés...clients qui n’achètent presque plus...faute de revenus.
                              Gros problème ! L’industrie des BRICs est en sur capacité puisque les exportations diminuent (on se demande pourquoi ?). 
                              Leurs marchés intérieurs ne peuvent plus se développer à cause de l’inflation...et des licenciés qui se comptent en milliers par semaine...
                              Comme ils ont « la chance » de ne pas avoir de couvertures sociales, ils passent de salariés à rien, de classe moyenne à classe rien du tout.
                              Evitez d’insulter les ex ou actuels salariés, cadres, chefs d’entreprises. Intéressez vous à la globalisation, aux dettes, aux cours des marchés en bourse. Quand vous aurez compris d’ou viennent les problèmes actuels, vous arrêterez d’écrire des articles sans queue ni tête et de prendre vos concitoyens pour des abrutis.


                              • jef88 jef88 28 août 2013 22:10

                                en ce qui concerne le déficit
                                en 1965 le cout de structure d’une société de 5 usines et 2500 personnes était de 16%
                                en 2005 dans une société de 500 personnes entre 47 et 55%
                                C’est la paperasse qui tue !


                              • BarbeTorte BarbeTorte 28 août 2013 22:10

                                Combien de jeunes souhaitent aujourd’hui travailler dans une usine, dans le BTP, dans les services à la personne ? Très peu sans doute. Le modèle dominant du travail dans les médias (quand par hrasard on parle de ce sujet) c’est le travail de bureaucrate et l’idéal de nombre de nos concitoyens consisterait souvent à jouer « caméra café » (on travaille peu et on discute beaucoup autour de la machine à café).

                                A voir le CV que vous publiez, c’est votre cas, non ?
                                Moi, je travaille en usine, et dans cette usine il y a 1000 travailleurs qui travaillent, comme moi.
                                Et franchement, je n’ai pas l’inmpression de chômer. Outre le fait que la plupart des chiffres que vous avez annoncés ne sont pas vérifiables ni sourcés, je vous suspecte de ne pas avoir une expérience très poussée du travail dans l’industrie.
                                Les travailleurs français sont parmi les plus productifs du monde. J’ai fréquemment contact avec des travailleurs français de nos fournisseurs qui vont travailler également dans d’autres pays. Pour prendre l’exemple des Etats Unis, un soudeur français travaille environ deux fois plus vite qu’un soudeur américain. Alors, c’est sur, il peut travailler un peu plus longtemps.
                                .Arrêtons de dénigrer sans cesse les travailleurs français et retroussons nous les manches.


                                • Gemini Gemini 28 août 2013 22:21

                                  Le plus cocasse est que fort de ces dénonciations, l’auteur de cet article fait partie de la clique des gratte-papiers inutiles, au travail réellement improductif et pourtant bien mieux rémunéré que la plupart des emplois réellement productifs.

                                  La plupart de ses articles sont déconnectés des réalités, et se contente de pérorer et d’ânoner quantité d’assertions non vérifiées, non sourcées, avec des chiffres sortis du chapeau. Bref, un simple discours religieux de croyances qui ne repose que sur du vent.


                                • Gemini Gemini 28 août 2013 22:18

                                  Drôle de conception de la vie. Pourquoi s’entêter à considérer le travail comme l’alpha et l’oméga de notre vie ?

                                  Nous avons la chance, aujourd’hui, d’avoir les outils et les technologies nécessaires pour nous permettre de vivre avec tout le confort matériel nécessaire, de produire largement plus de nourriture qu’il ne nous en faut.

                                  La plupart du travail actuel concerne des emplois inutiles voir nuisibles, la plupart des marchandises actuellement produites ne sont que des gadgets inutiles et superficiels.

                                  De nombreux articles intéressants sur le sujet des emplois inutiles. Nous pourrions citer les avocats d’affaires, les traders, la plupart des grattes-papier, etc.

                                  Au final, si nous nous limitions à l’essentiel, il nous serait aujourd’hui nécessaire de ne travailler que très peu et la pression écologique diminuerait d’autant sur notre planète.

                                  Au lieu de cela, certains, comme l’auteur de cet article, souhaitent que le hamster continue de tourner dans sa roue sans fin. L’argent pour l’argent. L’économie pour l’économie. L’économie a cessé d’être au service des sociétés depuis bien longtemps pour devenir une entité autonome dont l’existence se justifie par elle-même.


                                  • Gemini Gemini 28 août 2013 22:33

                                    Ironie du sort, ce soir, je tombe sur un article du Monde qui indique que 58,7% des américains en age de travailler travaillent. L’auteur annonce 72%. Qui ment ?

                                    Dans un précédent commentaire, je reprochais à l’auteur de ne faire qu’alléguer des chiffres sans preuves. On comprend mieux pourquoi maintenant. Ils ne résistent pas à une vérification minutieuse.

                                    Nous sommes donc bien dans le domaine de la croyance, du mythe, mais pas dans des faits réels et tangibles.


                                    • Didier Cozin Didier Cozin 28 août 2013 23:58

                                      Je lis l’article du Monde en question et je comprends, vous n’avez pas compris ce que j’écris ou ce que vous lisez « Aujourd’hui, seulement 58,7 % des Américains en âge de travailler ont un emploi » et je comprends : vous ne comprenez pas que je parle de la population active aux USA qui est au delà de 72 % (peut être 75%), pas des 58 % qui ont un emploi. 


                                      Pour vous la population active des US et la proportion d’américains qui ont un emploi c’est pareil. Dans ce cas, c’est sûr il y en a un des deux qui ne comprend pas ce qu’il lit (ou ce que l’autre écrit).

                                      En France nous avons moins de 50 % d’actifs par rapport à la population totale (environ 28,5 millions d’actifs pour 65 millions d’habitants). Aux USA il y a beaucoup plus d’actifs qu’en France et personne ne vous met à la retraite à 55 ans  smiley

                                      • Crab2 29 août 2013 09:50

                                        Justement la réforme des retraites et la valorisation du travail sont intimement liés :

                                        Le principe de revalorisation de la retraite des femmes, proposée par le gouvernement, ce n’est pas rien - c’est à saluer !

                                        Il importe que le gouvernement ne s’interdise pas de prendre des dispositions efficaces pour en finir avec les inacceptables inégalités salariales entre femmes et hommes dont sont victimes les femmes


                                        Suite :

                                        http://laiciteetsociete.hautetfort.com/archive/2013/08/29/reforme-des-retraites-5150914.html




                                        • Crab2 31 août 2013 12:13

                                          Retraites
                                          - saison 2


                                          Force est de constater, que le concept de ’’ réforme structurelle ’’ ne fait pas parti du vocabulaire, ni de la droite, ni de la gauche

                                           

                                          Le manque de pragmatisme, ses conséquences sur la société :


                                          Suite :

                                          http://laiciteetsociete.hautetfort.com/archive/2013/08/31/retraites-saison-2-5152559.html


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