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Accueil du site > Actualités > Economie > La France n’aime pas les « graisseux »

La France n’aime pas les « graisseux »

En garantissant les banques plutôt que l’industrie, l’état français a montré une fois encore son dédain pour l’activité rpoductive.

Les garanties données aux banques lors de la crise financière par l’état français sont de 360 milliards d’euros. Le plan de relance du gouvernement est officiellement de 26 milliards mais la réelle part de crédits nouveaux est bien plus mince et la partie qui concerne vraiment l’industrie est quasiment nulle. Concentrons notre attention sur la seule mesure potentiellement industrielle de ce dernier plan pour montrer son caractère vain ; c’est celle de la prime de 1000€ pour les voitures.
 
De tous les commentaires entendus sur cette mesure, un seul vaut vraiment la peine d’être repris ici : les petites voitures ne sont plus produites en France. Or 1000€ ne sont significatifs que sur le prix d’une petite voiture et ne concernent pas une moyenne ou une grosse produite en France. En conséquence, cette prime va aller gonfler le PIB de pays comme la Roumanie ou la Slovénie mais pour un plan de relance de la croissance française, on repassera.
 
Dans le journal « La Tribune » du 4 décembre, on revoit fleurir, pour les fabricants de composants mémoires, un concept cher à Serges Tchuruk, à savoir l’entreprise sans usines. On ne peut pas dire, en termes d’emplois, que la carrière de M. Tchuruk à la tête d’Alcatel a été un grand succès. On pourrait donc douter d’une telle stratégie… Il n’empêche, certains pensent qu’elle peut avoir du succès. La question qui reste néanmoins est : pour qui ? Si cela ne sert qu’à remplir le porte-monnaie de quelques actionnaires, c’est évidemment sans intérêt pour une vraie relance.
 
Passons aux déclarations de MM. Fillon et Guaino des 4 et 5 décembre. Tentant de justifier leurs décisions quant au plan de 26 milliards, les deux ont affirmé avoir choisi de porter le fer sur le bâtiment car les biens de consommation courante, en France aujourd’hui, sont importés, ce qui disqualifie des aides au pouvoir d’achat des français. Ces messieurs oublient naturellement les conditions réelles de vie de leurs concitoyens en disant cela mais là n’est pas le plus grave. En effet, comment pouvons-nous « vivre » en tant que pays, si les biens de consommation courante ne sont plus produits chez nous ? La question peut aisément être prolongée de savoir comment on en est arrivé là quand on sait que la France a été autosuffisante au début du vingtième siècle au moins. Ce sont donc les politiques successives qui nous ont amené au bord du gouffre. Certes, il est parfois difficile de critiquer objectivement telle ou telle politique à court terme car on n’en voit pas forcément ses effets, mais si nous regardons le chemin parcouru depuis 1945, force est de constater qu’un virage délétère s’est produit à partir du départ du général De Gaulle. Ainsi, les hommes politiques de droite et de gauche sont tous blâmables et cela de manière objective, c’est-à-dire en jugeant l’arbre aux fruits qu’il a produits sur la période 1970 à aujourd’hui.
 
Or qu’est-ce qui a vraiment changé dans le paradigme français depuis l’époque de De Gaulle ? En réalité, il suffit de regarder l’histoire pour y trouver 2 indices. Le premier c’est l’européisme des successeurs du Général. En soi, être favorable à l’Europe n’est pas une tare, à condition de pouvoir définir pour celle-ci un dessein. Or l’Europe n’a pas de dessein et en conséquence, elle n’est pas gouvernable. La crise actuelle l’a d’ailleurs montré de manière éclatante puisque ce sont les états et eux seuls qui ont contribué à l’atténuer.
 
Le deuxième indice se voit dans la lente dégradation de notre industrie. De Gaulle a eu le mérite de démarrer des chantiers industriels importants dont on vit encore aujourd’hui mais que la gent médiocre qui nous gouverne est en train de dilapider, comme le Concorde par exemple qui nous plaçait au-dessus, une fois n’est pas coutume, des USA. La crise pétrolière de 1973 a montré que l’industrie n’était pas la priorité des dirigeants puisqu’elle a sonné l’heure des licenciements massifs des ouvriers qui seront suivis par ceux des techniciens dans les années 80 et ceux des ingénieurs depuis les années 90. Des compétences irremplaçables sont irrémédiablement perdues sans que personne ne s’en soit ému et ne s’en émeuve encore puisqu’on a préféré donner 360 milliards de garanties aux banques plutôt qu’à l’industrie. Pour mémoire et à titre d’exemple, Airbus qui a obtenu des avances remboursables, donc des formes de garanties similaires à celles des banques, est aujourd’hui numéro 1 mondial. Pourquoi n’a-t-on pas proposé la même recette pour les autres secteurs industriels ? Pourquoi l’état préfère-t-il prêter aux banques qui sont censées prêter en seconde main au lieu de prêter lui-même directement pour soutenir une croissance atone ? Dans un état qui se respecte, c’est encore le politique qui, seul, maîtrise la monnaie… Sauf qu’en Europe ce n’est plus le cas…
 
Bref ! Nous n’allons pas égrener la litanie de tout ce qu’on pourrait dire sur le sujet. Clairement, la classe supérieure dirigeante, dans sa fatuité, a dénigré le travail de production, le travail industriel, estimant que ça ne valait que quelques chinois payés un bol de riz par jour. Mal leur en a pris ainsi qu’à nous, gogos du système, puisque ces « pauvres » chinois vont connaître la crise avec une croissance, « seulement », de peut-être 7% en 2009 ! Les « graisseux » chinois et autres indiens ont bien de quoi se gausser ! Ils peuvent même se gausser davantage car nous sommes dans une situation telle que nous ne pouvons plus guère les concurrencer réellement et en voici la raison.
 
Dans les années 70, le brillant ingénieur qui avait une idée, descendait à l’atelier et faisait réaliser, parfois « en perruque », une maquette de son invention. Aujourd’hui, il n’y a plus d’atelier donc plus de maquette, ou plutôt, si, il y a un atelier, mais il est en Chine, en Inde... Il faut alors envoyer les plans par informatique et entrer dans un processus administratif compliqué pour faire une commande en Chine ou ailleurs (même dans la même entreprise). Au final, l’ingénieur, qui ne sera plus en prise directe avec son invention, qui ne pourra plus discuter avec l’ouvrier, renoncera dans le meilleur des cas, voire sera décorrélé de la réalité et aura alors des exigences intenables si bien qu’il ne sortira plus grand-chose des labos. Nous en sommes là, globalement en France, à l’exception du nucléaire et de l’aéronautique. Tout le reste a disparu et même pour le nucléaire et l’aéronautique, un tel désert industriel en France nous pose de graves problèmes car, si par hasard une compétence rare existe, la pauvreté du tissu industriel dans les autres secteurs n’offre pas de débouchés diversifiés à cette technologie, ce qui la rend d’autant plus chère pour les 2 secteurs survivants de l’ère De Gaulle qui pourraient en avoir besoin.
 
La haine des « graisseux » par la société bien pensante française, nous a conduits dans cette impasse industrielle, impasse dont il sera très difficile de sortir et qui engendrera bien des douleurs dans les décennies à venir. Si encore nous voyions quelque clairvoyance ces temps-ci. Hélas, les armes employées pour lutter contre la crise ont montré que la mentalité de la caste dirigeante n’a pas changé. Il est vrai qu’eux, qui se sont enrichis de manière éhontée ces 3 dernières décennies, n’ont pas encore conscience de ce que le mot crise veut réellement dire.


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24 réactions à cet article    


  • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 18 décembre 2008 11:46

    Concernant le nucléaire, la meilleurs chose possible serait que cette industrie disparaisse au plus vite. Pour des raisons environnementales et démocratiques, bien sûr, mais aussi pour des raisons économiques et pour les salariés. D’ailleurs, le 8-11-2008, lors des grandes manifestations en Allemagne contre les transports de déchets nucléaires, pour la première fois, un haut représentant du puissant syndicat IG Metall, Hartmut Meine, a pris la parole dans la cadre d’une telle manifestation, tempêtant contre une "technologie vieillissante et arriérée". (cf AFP 9-11-2008)

    Pourtant, comme les syndicats français, IG Metall était au départ à la solde du lobby nucléaire. Que s’est -il passé ? C’est simple : le plan de sortir du nucléaire en Allemagne, même s’il n’est pas assez ambitieux et rapide, démontre clairement que les énergies renouvelables créent BEAUCOUP PLUS d’emplois. Et qui plus est, avec les renouvelables, il n’est pas nécessaire d’être irradié pour gagner sa vie. CQFD


    • faxtronic faxtronic 18 décembre 2008 11:57

      Bonjour

      D accord avec toi : la fin de l industrie de production implique aussi la fin de l ingenierie, de la recherche et au final du service. la fin de l economie en somme. Qui a l ouvrier, qui a le paysan, a le reste. C est indissociable.

      Pas d accord avec toi : Pour l instant, l industrie francaise n existe pour ainsi dire plus. Donc toute consommation implique un deficit commerciale. Donc ce sont les banques qui faut relancer, a condition que cela serve a relancer l industrie locale.

      D accord avec toi. Cette relance des banques aurait du s accompagne d une reindustrialisation via une politique protectionniste.


      • foufouille foufouille 18 décembre 2008 12:06

        le pire arriverait en cas de gueurre
        sans industrie.......
        impossible de remplacer le materiel
        ils doivent avoir des stocks pour l’armee
        un bon moyen aussi, d’imposer le rationment


        • LE CHAT LE CHAT 18 décembre 2008 12:38

          ça fait partie d’une stratégie globale .....
          http://www.syti.net/GuerreSociale.html


          • Lisa SION 2 Lisa SION 2 18 décembre 2008 12:42

            " Aujourd’hui, il n’y a plus d’atelier donc plus de maquette, ou plutôt, si, il y a un atelier, mais il est en Chine, en Inde... Il faut alors envoyer les plans par informatique ... ... Tout le reste a disparu et même pour le nucléaire et l’aéronautique, un tel désert industriel en France nous pose de graves problèmes car, "

            Vous fatiguez pas, Géneste.

            Il y a bien longtemps que les cerveaux français, ayant compris qu’ils ne s’épanouiraient pas dans ce pays sclèrosé, ont fui vers les pôles californiens ou japonais.

            Beaucoup de ceux qui, par esprit libre, critique, fécond, ont cherché à développer leurs idées révolutionnaires et alternatives chez nous, se sont cassé le nez devant le mur des lamentations que représente le carcan institutionnalisé de la pensée unique extra-sunienne.

            Notre système est depuis la dernière guerre, entièrement fasciné par le grand Ouest. Il y avait deux cent cinquante huit marques de motocycles en France. Pire, si un collègue technicien vous décourage dans votre idée, c’est pour la vendre le lendemain, ailleurs. L’espionnage industriel et le mitage dans la recherche ont été l’apannage le plus palpitant dont on peut facilement déterminer aujourd’hui ;..qui en a profité !

            L’immense et influent monopole du tout pétrole règnant sur l’ére industrielle qui arrive à son terme, a imposé son shéma archaïque aux pays en développement. La révolution industrielle, qui date d’il y a dix ou vingt ans chez eux, déclare déjà l’impasse dans laquelle ils s’embourbent...

            corruption et prolifération sont les deux mamelles surgonflées de notre société. Quand ces bulles vont exploser, l’on va découvrir qu’elles sont silconées... 


            • molloy molloy 18 décembre 2008 12:45

              Après le démantèlement de l’industrie française, qu’à t-on proposé aux travailleurs ? Des emplois dans les services, bien moins qualifiés et sans aucune perspective de gravir les échelons.

              Depuis quelques années, ces emplois commencent à disparaître à leur tour. Que nous proposent désormais nos dirigeants ? Des emplois de service à la personne, de quelques heures et rémunérés à coups de lance-pierres. 

              Il y a trente ans, on avait des ouvriers très qualifiés, quinze ans plus tard, ils étaient devenus employés toutes tâches, corvéable à volonté. Aujourd’hui, on nous suggère de passer au larbinage. Le rétablissement de l’esclavage est proche. 

              Afin de noyer le poisson, Sarko (et avant lui Chirac) n’a qu’un leitmotiv pour nous, pauvre gogos : créer des emplois à haute valeur ajoutées dans la recherche et le développement est une priorité pour le gouvernement. Les budgets de la recherche publique mais aussi privée n’ont jamais été aussi bas depuis un demi-siècle. Les américains mais également les chinois et les indiens nous taillent des croupières en investissant massivement dans la recherche fondamentale et appliquée.

              Non seulement, Ils se foutent de notre gueule mais ils le font avec le sourire.


              • Marc Bruxman 18 décembre 2008 21:39


                Afin de noyer le poisson, Sarko (et avant lui Chirac) n’a qu’un leitmotiv pour nous, pauvre gogos : créer des emplois à haute valeur ajoutées dans la recherche et le développement est une priorité pour le gouvernement. Les budgets de la recherche publique mais aussi privée n’ont jamais été aussi bas depuis un demi-siècle.


                Les autres ne font pas autant de social. Il faut savoir ce que l’on veut. On a préféré subventionner des RMI plutot que de faire de la recherche et créer des emplois durable et on en voit le résultat !


              • Jean-Marie 20 décembre 2008 06:33

                En fait, si "on a préféré financer le RMI" c’est un peu parce que la priorité est de rendre acceptable et d’accompagner le choix de la désindustrialisation, et beaucoup parceque personne n’est encore prèt pour "la solution finale" appliquée aux exclus. Alors il fallait bien faire quelque chose, vous ne croyez pas ?


              • Gandalf Tzecoatl 18 décembre 2008 14:30

                D’accord avec votre analyse, mais c’est une longue tradition française : Versailles s’intéressait plus maths ou à la chimie alors que son peuple mourrait de faim.

                Aujourd’hui, nos écoles sélectionnent par l’intellectuel et non par le manuel, générant des tas de diplomés dont on n’a strictement pas besoin.

                Dès que le français a compris, il délègue, par flegme, car il est hautain, de peur de se salir.

                "Le deuxième indice se voit dans la lente dégradation de notre industrie. De Gaulle a eu le mérite de démarrer des chantiers industriels importants dont on vit encore aujourd’hui mais que la gent médiocre qui nous gouverne est en train de dilapider"

                Exact, l’héritage gaullien se détériore rapidement, même s’il a fait très fort. Il avait aussi la planche à billets à la Banque de France, ça aidait. Il s’est donné les conditions de sa réussite.

                C’est une illusion de croire que l’on ne vivra que d’information, autant se résoudre à vivre d’amour et d’eau fraiche.

                Les japonais fourbissent leurs armes dans la robotique et l’holographique, les US dans les algo-énergies. Une SSII de plus ne résoudra pas tout nos problèmes.


                • Marc Bruxman 18 décembre 2008 21:34

                  Bonjour,

                  Il y a plusieurs points incorrects dans votre article qu’il convient de relever :

                  • D’une part les 360 milliards des banques et les 26 milliards du plan de relance ne sont pas comparables. Les 360 milliards sont des "garanties". Logiquement on n’y touchera pas ! C’est comme une caution si vous voulez. 
                  • Deuxio le plan d’urgence des banques était la pour une véritable urgence. La grande peur c’était que le système financier s’arréte net. Cela aurait alors immédiatement TOUT arrété (industrie et services) et crée une calamité de l’ampleur d’une très grosse catastrophe naturelle. Imaginez par exemple que vous ne puissiez plus accepter de chèques parce que vous n’avez plus confiance en les banques ! Vos clients ne pouvant pas vous payer en liquide, votre activité est arrétée.
                  Par ailleurs, il faut se poser la question de savoir si l’avenir est dans l’industrie. Je ne le crois pas pour plusieurs raisons :
                  • Les capacités de productions sont devenues très importantes et quelque part, on ne manque plus de rien. Que ce soit les écrans plats, les téléphones ou les bagnoles, toute nouvelle invention arrive à saturer le marché en quelques années. La conséquence de cette surproduction c’est que les marges de l’activité industrielle sont extrémement réduites. Souvent elles ne dépassent pas 3%. 
                  • La valeur ajoutée n’est plus dans le matériel mais bien souvent dans les a-coté. Prenez par exemple le cas de l’iphone poiur prendre un beau succès commercial. Sur le strict plan physique (l’appreil en lui même), vous pouvez produire le même sans problème et pour une somme relativement faible. La plupart des fabriquants Taiwannais peuvent vous envoyer un clone physiquement identique et pour un prix très faible. Pour autant, Apple continue de vendre. Pourquoi ? Parce que la valeur de l’iPhone n’est pas dans l’objet en lui même mais dans le logiciel intégré au téléphone (le "firmware"). Et pour le coup, pour écrire un "firmware" qui offre une interface équivalente à celui de l’iphone vous avez du travail. 
                  • De plus en plus de biens deviennent immatériels, je pense à la musique (plus de support type CD), à la presse (bientot transmis électroniquement et sans papier), etc, etc, ... A l’opposé, les biens qui restent à produire sont de plus en plus standardisée et leur seule différenciation est le logiciel intégré (le fameux firmware). 
                  Certains ici s’aiment à dire que l’on devrait pouvoir vivre en fabriquant des casserolles. C’est leur rêve en quelque sorte. Mais la réalité c’est que ce n’est plus possible car avec une seule usine et peu d’ouvriers, on produit suffisamment de casserolles pour inonder un pays. Il n’y a pas vraiment d’autres choix que d’évoluer vers les biens et services qui sont en demande et apportent effectivement une vrai différentiation au niveau du client. 

                  Certains disent que la fin de l’industrie c’est la fin de l’ingénierie, je ne répondrai pas forcément, mais l’ingénierie change. On a de plus en plus recours à la simulation dans la mécanique (avec visiblement de bons résultats). Dans l’électronique, on ne conçoit plus les circuits électriques tels qu’els mais on utilise un langage de haut niveau (le VHDL) qui permet de décrire ce que l’on veut au niveau fonctionnel puis va servir à synthétiser le circuit. Je ne parles même pas de ces "imprimantes 3D" qui permettent de créer des pièces à partir de rien. 

                  Il faut enfin rappeler que même si plus personne ou presque n’est agriculteur, on continue de manger à notre faim et que l’on a jamais autant produit de biens agricoles. L’industrie va suivre le même chemin ou l’on produira toujours énormément de choses mais avec très peu d’actifs, ces derniers étant affectés dans des industries très haut de gamme. Ce n’est pas grave en soit. Les emplois dans les services ne manquent pas, et il faut juste adapter la formation des jeunes pour que l’on conserve notre productivité. On manque par exemple d’administrateurs systèmes et de techniciens réseau suffisamment qualifiés (je ne parle pas d’un mec pour sertir des cables réseau mais bel et bien d’un tech qui sait configurer potablement des routeurs et des switchs), on manque de programmeurs correctement formés, d’infographistes, de spécialistes du référencement. 

                  Que l’on produise plutot des salariés formés aux métiers de demain plutot que de s’appitoyer sur des métiers qui sont de toute façon voués à disparaitre. 

                  • foufouille foufouille 18 décembre 2008 22:19

                    dis bruxman, je veut bien 360 mrds de caution pour changer lla france

                    dis bruxman t u me montre pourquoi les prix augmente sans arret avec une si faible marge

                    tyler dordone


                  • Marc Bruxman 18 décembre 2008 23:39


                    dis bruxman t u me montre pourquoi les prix augmente sans arret avec une si faible marge


                    Les prix augmentent ? Pour ce qui est des matières premiéres et des trucs agricoles oui ca augmente et c’est parce que les cours sont montés, cela va redescendre (avec un décalage d’environ 6 mois vu que c’est acheté sur des contrats à terme). Pour ce qui est des produits transformé, il y a une composante liés au matières premiéres et pour le reste :

                    • Une baisse sensible des prix à qualité égale : Cf si tu compare le prix des écrans plats entre 2005 et 2008 et bien le prix du 19 pouces a très fortement chuté. 
                    • Un maintient ou une hausse si il y a amélioration de la qualité. Type tu passe d’une télé cathodique a un écran plat. Sur le moment les prix montent, après la baisse reprend. 
                    • Et pour le reste ce n’est souvent pas l’industriel qui se met la marge dans la poche, mais tous les intermédiaires et/ou les gens qui ont fournis des services à l’industriel. Il vaut mieux être à la place d’Apple que du taiwannais qui fabrique les iPhones je te le garantis !


                  • faxtronic faxtronic 19 décembre 2008 09:57

                    Marc,

                    je suis ingenieur, je suis chercheur. Il est faux de dire que l ingenierie peut changer, Le VHDL, que tout le monde connait est un langage de description des systemes, et par consequent delocalise en Inde. Sans usines, aucine raison d avoir des ingenieurs, et a moyen terme, aucune possibilite d avoir des ingenieurs. Croit tu que nous pouvons seul programme du VHDL. Pour programmer le VHDL, il faut avoir une bibliotheque de fonction, elle mem fonde su des modeles spices fournis par le fondeur. Au plus pres du fondeurs tu es, au meilleur tu es car tu peux avoir les renseignement qu il manque a ton concurrent.

                    Sans usines, pas d’’ inge et pas de services.


                  • Laurent 20 décembre 2008 04:03

                    Marc,

                    je suis ingenieur, je suis chercheur. Il est faux de dire que l ingenierie peut changer, Le VHDL, que tout le monde connait est un langage de description des systemes, et par consequent delocalise en Inde. Sans usines, aucine raison d avoir des ingenieurs, et a moyen terme, aucune possibilite d avoir des ingenieurs. Croit tu que nous pouvons seul programme du VHDL. Pour programmer le VHDL, il faut avoir une bibliotheque de fonction, elle mem fonde su des modeles spices fournis par le fondeur. Au plus pres du fondeurs tu es, au meilleur tu es car tu peux avoir les renseignement qu il manque a ton concurrent.



                    Je ne suis d’accord ni avec la personne qui dit que le VHDL remplace tout ni avec vous. Le VHDL ne remplace rien du tout. Auparavent on dessinait les portes et les circuits logiques a la main. Aujourd’hui on les decrit en VHDL. Mais cela n’empeche pas la phase de test derriere. Car Altera et Xilinx sont bien gentils mais leur simulateurs sont toujours a cote de la plaque. La seule maniere de tester est l’oscilloscope. Et pour cela il faut une chaine de production (ou en tout cas des gars qui savent souder) a cote de nous. Sinon on ne s’en sort pas. Donc le VHDL ne permet pas de delocaliser. En tout cas, pas plus que ce qui se faisait avant.

                    Concernant le commentaire qui parle de bibliotheque de fonction. Dans le domaines ils appellent ca des "IP". Ben les IP marchent aussi bien sur Altera que Xilinx et aucun besoin d’etre proche du fondeur. J’ai porte le pont PCI de opencores.org qui est prevu pour Xilinx vers Altera sans aucun probleme. Les fondeurs fournissent evidemment une librairie mais ils fournissent tous la meme sous des noms differents. En gros un bloc memoire chez Xilinx s’appelle ram1_b2_s16 et chez altera m4k. Donc le type qui fait du VHDL a une archi portable en remplacant juste ce genre de composant. Si bien sur il s’agit d’utiliser un micro-controleur embarque c’est different mais ce n’est plus du VHDL. C’est une couche au dessus.


                  • Geneste 18 décembre 2008 23:46

                    A M. Bruxman.

                    Je ne confonds pas les garanties des banques et les 26 milliards de relance, lesquels, d’ailleurs, ne seront que des réorientations de dépenses et non des budgets nouveaux. Par ailleurs, si on garantissait l’industrie à hauteur de 360 milliards d’euros, je pense qu’à la fois on éviterait bien des chômeurs et on pourrait avoir une industrie au premier rang mondial ce qui était le but de mon propos et de ma démonstration.
                    Sur le cas des emplois industriels, je ne suis pas d’accord avec vous et pour démontrer pourquoi je vais me placer dans une perspective historique. Regardons les progrès industriels accomplis dans le monde depuis 1900. Ajoutons à cela que, depuis, la population a plus que doublé et que l’énergie intellectuelle potentiellement libérée par la mécanisation est devenue énorme. On peut donc s’attendre à une croissance exponentielle du progrès pour les 100 ans qui viennent et la plupart des inventions de demain ne sont pas imaginables aujourd’hui. Conrairement à ce que vous semblez penser, le problème de l’industrie ne se cantone pas à un problème de quantité de production dans un environnement figé mais bien à une course au leadership technologique dans un environnement changeant. Ce point est particulièrement important car il conditionne à la fois le niveau de vie à moyen et long terme de notre pays (ou de l’Europe) et il conditionne aussi notre indépendance (que deviendrions-nous demain sans le pétrole russe ?). Un pays de services ne peut pas avoir de voix dans le concert des nations et je ne partage donc pas votre opinion. Par ailleurs et à titre d’exemple, je vais m’aventurer sur le même sujet que vous à savoir les réseaux informatiques. Une PME américaine à réussi à fabriquer un convertisseur électrique/optique et vice-versa et permet ainsi de commuter des réseaux et de réaliser à bon compte des débits supérieurs à 100Gbits/s. Il est bien évident qu’une telle technologie est stratégique car, les pays qui l’installeront les premiers en retireront un avantage compétitif qui leur permettra de se développer encore plus, etc.. A l’inverse, les services, même s’ils permettent de gagner parfois (pas toujours) en compétitivité, sont facilement copiables et en aucun cas ne permettent les gains de productivité de l’industrie.
                    Toujours à propos de l’industrie, je ne partage pas votre point de vue d’une industrie aux marges faibles. Ce n’est absolument pas le cas. La PME américaine dont il est question plus haut se fait actuellement des "c..." en or car elle est la seule capable de faire cela. Alcatel-Lucent, qui prévoit de commercialiser un concurrent en 2010 fera baisser sa marge mais gageons que les loups ne se dévoreront pas entre eux.
                    Je finirai ce tour d’horizon de votre commentaire par l’agriculture à laquelle vous faites référence. En ne prenant en compte que la partie productrice primaire de cette activité, vous faites une erreur car vous comparez cette agriculture primaire actuelle avec celle, disons, de la fin du XIXe. En fait, pour être complet et parler de choses comparables, il faudrait comparer l’agriculture primaire du XIXe et l’industrie agroalimentaire actuelle. Vous verrez alors une inflation extraordinaire de personnel, dans le monde entier, pour des produits complètement nouveaux qui n’existaient pas il y a sulement 20 ans. Et je ne parle là, bien sûr, pas des services liés à l’industrie agroalimentaire qui doivent être comptabilisés ailleurs.


                    • Marc Bruxman 19 décembre 2008 00:53


                      Bonjour et merci pour votre réponse,

                      Votre exemple du commutateur est très intéréssant et illustre assez bien ce que je voulais dire, peut être que je n’ai pas été assez clair et je vais donc clarifier. 

                      On est typiquement dans un cadre d’innovation, et la question est est ce que l’innovation fait partie dans la capacité à produire l’objet (industrie) ou dans la conception (services). Car les deux activités sont de plus en plus séparés notamment dans l’électronique. 

                      Le cycle de vie d’un tel produit commence par une phase purement intellectuelle de recherche, à savoir trouver la bonne façon de faire fonctionner le système. Cette phase la c’est souvent des Maths brutes et ca peut être réalisé dans l’entreprise ou en partenariat avec une université. Puis vient effectivement une phase d’expérimentation ou le but n’est pas de produire en masse mais juste de réaliser un prototype qui servira à valider le bon fonctionnement de l’invention.

                      Le tout est généralement couronné par un dépot de brevet et c’est ce dépot de brevet qui va assurer la rentabilité de l’invention. Sans dépot de brevet, ils se feraient piller leur invention et celle-ci ne vaudrait rapidement plus rien. La plupart des boites d’innovation s’arrêtent d’ailleurs plus ou moins à ce stade. 

                      Après :

                      • Soit l’invention n’est pas industrialisée par la boite en question, mais d’autres boites vont produire pour elle et paieront une license pour le brevet ou voire même pour l’intégralité des plans (assez courant dans l’électronique ou vous pouvez acheter le code VHDL pour plein de choses). Dans ce cas, il vaut mieux être à la place de celui qui a la propriété intellectuelle qu’à la place de celui qui fabrique. 
                      • Soit l’invention est envoyée chez des fabriquants divers et variés généralement à Taiwan (qui pour du haut de gamme est plus fiable que la Chine) qui vont produire et brander le produit. Dans ce cas, la bonne façon de faire est de faire produire le produit et d’y faire installer un "firmware" minimal (voir avec des bugs stratégiquement inclus) et de faire juste un flashage avec le bon firmware une fois la marchandise arrivée au port. Comme ca si le mec essaie de vous voler, il en aura pour ses frais. 
                      • Soit le but de la boite est tout simplement de faire un démonstrateur et de se faire racheter par un gros. (Vous avez cité Alcatel). 
                      La dernière entreprise qui a ma connaissance innove et fabrique elle même est Intel. Quasiment tous les autres y compris Nvidia ou AMD sont "fabless" : Ils innovent et chargent d’autres de produire pour eux. 
                      Les américains sont justement les champions du monde de ce découplage, ils se concentrent sur la partie à forte valeure ajoutée et laissent faire la production (faible valeure ajoutée) par d’autres. 
                      Je sépare donc pour être plus clair toute la partie conception qui relève pour moi du secteur tertiaire et la partie liée à la production qui relève du secondaire. On rencontre des problèmes soit dans les boites qui ne font que de la production, soit dans les boites qui n’ont pas fait leur découplage et qui continuent de trainer avec elles la partie production avec tout ce que cela implique. 

                      Il est bien évident qu’une telle technologie est stratégique car, les pays qui l’installeront les premiers en retireront un avantage compétitif qui leur permettra de se développer encore plus, etc..

                      C’est un produit qui sera vendu, tous les pays l’auront plus ou moins en même temps si ils peuvent l’acheter. Le seul qui en tirera un avantage compétitif c’est le ou les propriétaires du brevet. La nation ne rentre pas en compte, on parles ici de commerce. 

                      A l’inverse, les services, même s’ils permettent de gagner parfois (pas toujours) en compétitivité, sont facilement copiables et en aucun cas ne permettent les gains de productivité de l’industrie.

                      Un service comme Google est au contraire très difficilement copiable. Certains services à faible valeur ajoutée sont effectivement copiables (nettoyer les chiottes par exemple) mais ils ne sont en général pas délocalisables ce qui les protége un minimum. 

                      La plupart des logiciels offrent également quelque chose qui prend énormément de temps et d’énergie à refaire. Idem pour les systémes de billeterie de spectacles (pas si simple de rentrer sur le marché), les boites d’ingénierie ou autres. 

                      Toujours à propos de l’industrie, je ne partage pas votre point de vue d’une industrie aux marges faibles. Ce n’est absolument pas le cas. La PME américaine dont il est question plus haut se fait actuellement des "c..." en or car elle est la seule capable de faire cela. Alcatel-Lucent, qui prévoit de commercialiser un concurrent en 2010 fera baisser sa marge mais gageons que les loups ne se dévoreront pas entre eux.


                      Si le produit est bon, Alcatel ou un concurrent d’Alcatel proposera certainement un gros chèque pour racheter l’entreprise (ou plutot ses brevets) et cela continuera ainsi !

                      Je finirai ce tour d’horizon de votre commentaire par l’agriculture à laquelle vous faites référence. En ne prenant en compte que la partie productrice primaire de cette activité, vous faites une erreur car vous comparez cette agriculture primaire actuelle avec celle, disons, de la fin du XIXe. En fait, pour être complet et parler de choses comparables, il faudrait comparer l’agriculture primaire du XIXe et l’industrie agroalimentaire actuelle.

                      C’est la que je ne suis pas d’accord, il y a une différence entre collecter de la matière premiére (ici des fruits et légumes) et la transformer. Ce sont deux métiers très différents. Et c’est aussi pour la même raison que je sépare l’acte de conception d’un produit (service) de l’acte de production de ce même produit. 

                      Mais peut être qu’ainsi mon point de vue est plus clair ? 


                    • Jean-Marie 19 décembre 2008 05:07

                      Monsieur Bruxman, comment pouvez vous croire les Asiatiques assez stupides pour se cantonner dans la production tandis que nous nous réserverions la conception ? Tout d’abord, ce qui est peut être vrai dans l’électronique ne fonctionne pas du tout ailleurs, Mr Geneste a raison, dans beaucoup de secteurs la conception ne fonctionne pas sans la production. Ensuite, il faut bien comprendre que l’acquisition des moyens de production amène, premièrement un énorme gain d’expérience dans la technologie concernée, deuxièmement l’accès à d’immenses moyens financiers que ces acquérreurs réinvestissent dans la recherche et dans l’éducation : les Chinois ont marché dans l’espace, nous pas ! Gardons nous d’adopter, sans esprit critique, les logiques rafinées que diffusent les services communication des lobbies qui profitent de la mondialisation sans soucis pour les populations qui s’en trouvent litérallement pillées. Lisez Maurice Allais, toutes les statistiques le prouvent, la libéralisation, sans doute souhaitable a terme, mais réalisée de manière brutale, non planifiée, dogmatique, s’est accompagnée d’une cassure de toutes les courbes d’indicateurs économiques. Une dose temporaire de protectionisme proportionné est certainement indispensable pour reconstituer les secteurs stratégiques dont nous avons toujours besoin, dans un contexte de compétition totalement faussée ou les échanges ne sont ni libres ni honnêtes. Une réorientation des politiques de soutien, du service bancaire vers l’activité industrielle au sens large, est une urgence absolue.


                    • Marc Bruxman 19 décembre 2008 12:01

                      Monsieur Bruxman, comment pouvez vous croire les Asiatiques assez stupides pour se cantonner dans la production tandis que nous nous réserverions la conception ?

                      Lorsque ils passeront à ce stade, ils délocaliseront à leur tour leur production. En Chine cela se fait déja, l’est passe aux services et les industries sont envoyées à l’ouest. C’est une phase normale du développement économique. 

                      Quand à ceux qui raisonne en terme de nations et de protectionismes, ce genre de raisonnement n’a plus de cours. Ce n’est que du commerce, cela ne s’arréte pas à la frontière... 


                    • Jean-Marie 19 décembre 2008 14:22

                      ceux qui raisonnent le font avec ent. Il ne suffit pas d’affirmer qu’un concept est dépassé pour en prouver l’inanité, certains concepts abandonnés hativement et sans discernement se révèlent avoir été abandonés à tort et il est toujours utile d’évaluer les conséquences de l’abandon, sans questionnement, de concepts qui continuent à régir l’organisation de l’humanité. l’homme est encore un mamifère territorial et, que je sache, les nations existent encore ; ce ne sont pas les Chinois qui vont payer votre retraite et votre santé ; en conséquence vous gagneriez certainement à modérer vos affirmations quelque peu méprisantees ;


                    • kemilein 19 décembre 2008 01:51

                      l’état selon moi doit ’sassuré de son fonctionnement autonome. qu’adviendra t il demain s’il on rentre dans une 3iem guerre mondiale ?

                      chaque état devrait pouvoir
                      avoir un systeme de communication et télécomunication autonome indépendant PUBLIC
                      avoir un systeme financier, industriel, alimentaire fiable idépendant (sur son propre sol)
                      avoir un systeme de recherche, d’inovation, de technologie, biomédical-biochimique-microbiologique*
                      avoir un secteur energétique PUBLIC

                      moi je vois surtout qu’on donne trop de secteur PRIMORDIAUX au libéralisme.
                      Qu’adviendra t il des citoyen en temps de guerres promis a la famine, au non-soins
                      Comment remplacer le materiel perdu/detruit s’il faut importer son char de l’autre bout du monde

                      Si demain la société chargée de com’ ferme boutique car son pays nous est en guerre
                      Si demain un pays hebergeur de notre industrie se décide de prendre le controle de nos usines
                      Si demain le grnier de notre alimentation décide que ses stock iront a nos "ennemis"
                      Si demain notre principale fournisseur d’energie nous dit "non dsl moi je vous vend plus" (paralysie généralisée de L’ENSEMBLE du pays tout secteur confondu)

                      C’est certes caricaturales, mais sur ce point meme si je suis pas un gauliste, j’aprouve totalement sa politique antiOTAN et proAUTONOME


                      • kemilein 19 décembre 2008 01:56

                        tite correction j’ai oublier deux mots

                        PUBLIC
                        PUBLIC

                        (pour les deux secteurs)

                        oui pourquoi pas permetre des entreprises privées, mais PAS QUE


                      • Jean-Marie 19 décembre 2008 04:12

                        L’intérèt significatif de la délocalisation de nos moyens de production réside dans l’économie drastique ainsi réalisée sur le cout de la main d’oeuvre. Cette économie est très marginalement répercutée sur les prix de vente au détail. Si l’on raisonne en termes de rapport qualité prix, on peut même dire que le consommateur est largement perdant. Les principaux bénéficiaires de cette économie sont les financiers et les intermédiaires. Les principales conséquences des délocalisation sont : la perte de nos moyens industriels, de nos emplois, de nos salaires, de nos savoir faire et, par voie de conséquence, de notre protection sociale, de notre structure sociale et de notre richesse. Cela signifie aussi que d’autres pays y gagnent nos usines, nos technologies, nos emplois, nos marchés, notre argent. Il se trouve que ces pays ne sont pas forcément nos amis et pratiquent systématiquement la tricherie dans la compétition internationale : tricherie sur les salaires, sur les droits sociaux, sur les droits de l’homme, sur la protection de l’environnement, sur les normes de sécurité, sur les règles de contre-façon, sur la fiscalité, sur la valeur de leur monnaie,etc...Une politique qui ne profite qu’à une infime minorité de financiers et d’intermédiaires peut être vue comme maffieuse. Une politique de transfert à "l’ennemi" de toutes nos technologies et de tous nos moyens, s’appelle de la haute trahison. Néanmoins, nul officiel n’ose remettre en cause le tabou de la libéralisation du commerce international, ni même ne serait ce que demander une évaluation de ses effets objectifs. Corruption ? imbécilité ? Couardise ?


                        • Geneste 19 décembre 2008 10:36

                          Je partage tout à fait les idées de Jean-Marie, qui, me semble-t-il, a répondu encore mieux que je ne l’aurais fait.


                          • c.d.g. 20 décembre 2008 16:58

                            Tout a fait d accord avec l article et je pense qu en france la bataille est deja perdue et que notre avenir c est d etre comme l egypte : grande civilisation du passé qui depend maintenant de la manne touristique pour survivre

                            Jute une anecdocte personnelle
                            J etais il y a encore quelque mois responsable de developpement du logiciel pour un produit. Le produit etait compose d un logiciel et de materiel (electronique +mecanique)
                            La partie electronique+mecanique etait sous traite. Juste avant de livrer au client les premiers prototypes, on a un probleme.
                            Coup de chance le sous traitant est a 50 km (en allemagne on a encore un tissus industriel consequent). Donc je me suis leve tres tot, j ai amene de quoi reflasher les prototypes a la sortie de la chaine de production avant leur expedition au client. A 8 h c etait pret a etre livré !

                            Imaginez maintenant que le sous traitant soit en chine. Ca aurait ete impossible. Je n aurait jamais eu l autorisation pour le billet d avion et de toute facon, le temps d avoir le visa+ le trajet jusqu a l usine aurait rendu l operation impossible -> resultat retard

                            Autre possibilite : faire falsher sur place. Mais la probleme, car le sous traitant ne le fera pas gratuitement et en plus n a pas forcement le materiel ni les competences. Donc perte de temps (il faut l autorisation du management et donc reunion et delai) et d argent

                            Autre point interessant en cas de proximite : les problemes remontent plus facilement ainsi que les amelirations possibles. Si vous fabriquez dans un autre pays par une autre société, le retour d experience est voisin de 0
                            Pourquoi les gens de la production vont perdre du temps/de l argent a vous aider ??
                            Ils sont meme pas sur de garder leur contrat avec vous !

                            On fonctionne sur l illusion que le cout minimal est obtenu en minimisant le cout sur chacune des etapes,ce qui est evidement faux : il faut souvent mieux investir beaucoup au debut plutot que de faire des economies de bout de chandelle et a la fin replatrer tant bien que mal

                            Par contre, comme nos dirigeant sont en general des financiers, c est un raisonnement qu ils ne peuvent comprendre.

                            J ai lu recemment dans la presse US un article sur General Motors. C etait une firme innovante dans les annees 60 (surprise pour moi) puis elle a ete gere par des financiers qui en ont fait ce qu elle est actuellement
                            Des qu un produit n est pas rentable tout de suite, on l arrete. Ils avaient construit des voitures electriques, ils ont stoppe le programme et se sont retrouve avec leurs gros 4*4 sur les bras et au bord de la faillite aujourd hui


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