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Accueil du site > Actualités > Economie > La France perdra encore plus d’un million d’emplois ces 5 (...)

La France perdra encore plus d’un million d’emplois ces 5 prochaines années

Le ministre du Redressement Productif a une mission absolument capitale. Réanimer l'industrie française, réindustrialiser le pays et relancer la machine à fabriquer des emplois.

Si le challenge est de taille, Montebourg va très vite se confronter à des réalités bien plus insurmontables encore.

Absolument rien dans le pays ne pourrait permettre une telle relance même à moyen terme, une relance qui demande une dynamique politique et une énergie jamais dépensée, bien au delà de ce qui a pu exister après la seconde guerre mondiale.

La puissance destructrice des diverses crises que nous subissons en même temps (crise bancaire, crise des crédits, crise de l'endettement, crise sociale, crise des matières premières, crise énergétique), est telle qu'elle va continuer avec force d'amplifier le mouvement de décroissance (d'ailleurs paradoxalement tant rêvé par notre ministre), ajoutant toujours de nouveaux problèmes aux problèmes déjà existants, et cette décroissance non désirée sera effectivement subie avec ce que j'appelle une "tendre violence socio-économique", tant elle détruit lentement, petit à petit, mais elle finira par détruire l'essentiel.

La situation française peut se résumer au travers de quelques indicateurs très éloquents.

- Les porteurs de projets sont rares dans la petite ou la grande industrie.

- Les entrepreneurs industriels sont quasiment inexistants dans le pays.

- Les investisseurs privés sont presque impossibles à convaincre.

- Les banques ne prêtent plus un euro depuis bien longtemps maintenant, et les conditions d'accès au financement sont répulsives.

- Les coûts de production au niveau local sont bien au delà du raisonnable, loin des réalités économiques internationales, incompressibles et ne laisseraient aucune chance à la pérennité d'une implantation au delà de 3 années.

- Le marché du travail n'est pas assez flexible, les contraintes employeur bien trop grandes.

Surtout, les besoins sont comblés, et ça, c'est quelque chose qu'il faut bien intégrer à un moment, et qui est complètement occulté dans les discussions. Ce que je veux expliquer, c'est que la France n'est pas réellement dans une situation de "besoin industriel", les réseaux d'approvisionnements fonctionnent très bien dans tous les domaines, les flux de marchandises arrivent de tous les coins du monde, il n'y a quasiment rien qu'on ait besoin de faire fabriquer en France dans les années à venir, qui n'est pas déjà fabriqué ailleurs, moins cher.

Techniquement, en pratique, même si nous construisions des usines demain dans le cadre d'un plan de réindustrialisation séduisant et financièrement attractif, rien ne dit qu'on ne continuerait pas à importer massivement et moins cher, condamnant toutes ces PMI à leur triste sort, leurs investisseurs et salariés également.

Pour sortir fièrement et volontairement du trou que nous avons peu à peu creusé avec l'aide de nos éminents dirigeants ces 40 dernières années, les mesures à prendre seraient d'une incorrection politique totale, et surtout absolument incompatibles avec, soit les promesses du Président Hollande, soit la culture socialiste de nos actuels dirigeants.

Même Sarkozy n'est pas parvenu en cinq années à mettre en oeuvre un chouïa de ce qu'il convenait de faire, et certaines de ses rares excellentes mesures (comme l'exonération des heures supplémentaires par exemple) n'ont même pas survécu quatre années.

- Libéralisation et flexibilité du marché du travail, par un retour aux 44 heures légales, sans obligation au delà de 35 heures, tout se faisant sur la base du volontariat.

- Emploi des chômeurs dans les entreprises, pourquoi pas au coût de la collectivité dans un premier temps et dans le cadre d'un plan national de relance très courageux.

- Travail le dimanche optionnel mais rendu possible légalement, l'employeur ne pouvant pas contraindre, chacun restant libre.

- Exonération intégrale des charges de tous les employés âgés de moins de 26 ans, ou de plus de 52 ans.

- Exonération des charges patronales sur tous les emplois à temps plein, créés dans les deux années à venir.

- Création d'un "contrat unique d'embauche", simplifié, et à durée indéterminée par défaut.

- Limiter le pouvoir de blocage par des syndicats sous-représentatifs, mais augmenter leur pouvoir de discussion social, intra-entreprise, la condition du salarié en France étant assurée par la législation du travail, le travailleur français profite déjà de ce qui se fait de mieux dans le monde, on en voit d'ailleurs à quel prix.

Même si toutes ces mesures étaient prises dans les trois prochains mois, cela ne suffirait pas à faire fléchir la tendance économique baissière du pays, il faudrait encore d'autres mesures nationales, plus larges.

- Séparation de la banque "du grand public" et de la banque "des entreprises", afin de créer un réseau de banques destinées uniquement aux PME et entreprises, avec des spécialistes issus des métiers.

- Création d'une banque nationale publique, très bien approvisionnée, destinée au financement des projets d'entreprises, concurrente assumée des banques privées.

- Déploiement de cellules de médiations du crédit avec de véritables moyens légaux pour contraindre les banques à faire leur travail et rien que leur travail, à savoir prêter de l'argent pour le développement économique, à chaque fois que les projets présentent des contres garanties suffisantes et un potentiel indiscutable quel qu'il soit (potentiel social et économique).

- Limitation drastique mais progressive de tout ce qui est importé actuellement, mais qui pourra être produit localement.

Et tout cela ne concerne que la France. Je n'ouvre même pas le sujet au plan européen.

Pour que la France cesse de perdre un peu moins de 20000 emplois par mois (en moyenne sur les dernières années), et alors que la crise socio-économique n'en est qu'à ses débuts et va s'étendre sur plus de dix années encore au moins, je ne vois aucune autre alternative que la mise en place groupée de toutes les mesures que je viens d'énumérer, et je me garde bien d'en évoquer d'autres encore plus audacieuses, les populations n'étant pas encore prêtes à les entendre.

Vous l'avez compris, à peu près rien de ce qu'il est nécessaire de mettre en oeuvre à mon sens ne sera fait, et donc la France continuera à s'enfoncer dans une spirale dont on ne voit pas la fin, emportée dans sa tourmente européenne, mais aussi mondiale, et perdra encore plus d'un million d'emplois dans les cinq années à venir, très lentement, tout tranquillement.

En signe d'espoir, anticipons qu'au moins, dans le même temps, on sera parvenu à construire des centaines de milliers d'emplois précaires, ce qui estompera les dommages sociaux, et limitera la casse.


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52 réactions à cet article    


  • Cigogne67 28 mai 2012 10:16

    La décroissance ici s’explique par les délocalisations dans les pays tiers où la croissance tient la route. Principes des vases communicants.

    Nous aurons, dans deux semaines, une nouvelle assemblée nationale.
    Nouvelle dans le sens d’un renouvellement de certaines têtes parce que sur le fond rien ne changera si les électeurs revotent pour des député(é)s qui portent la même politique Européiste de la mondialisation libérale.
    La Grèce, l’Espagne et le Portugal payent le prix fort et les Français aussi, en emploi, santé, retraites... dette.
    Nous voyons des entreprises Françaises prendre le chemin de la Pologne, de la Roumanie ou de la slovénie qui pratiquent le dumping social, fiscal, environnemental en toute liberté pour satisfaire les exigences des actionnaires, au mépris de toutes les règles que nous impose Bruxelles en la matière.
    Cette mascarade n’a que trop durée. Les salariés comme les patrons d’entreprises sous traitantes et le monde rural n’ont pas à faire les frais de ce petit jeu dans lequel, seuls les mêmes, gagnent à tous les coups.
    Les électeurs ont la possibilité en se rassemblant de se protèger et d’œuvrer dans le cadre d’une concurrence loyale.
    Les fonds de pensions, les chasseurs de pays à bas coûts qui achètent des entreprises pour les revendre avec plus-values ou des monsieur Mittal qui organisent le monopole pour imposer leur ordre doivent trouver un mur sur leur route : la Nation


    • Robert GIL ROBERT GIL 28 mai 2012 10:22

      Depuis des décennies l’on nous persuade que le travail coûte cher, que cela est un  handicap, qu’il freine l’économie, favorise les délocalisations et crée du chômage. Bref, le travail est une tare qui est la cause de tous nos problèmes, ou plutôt c’est sa rémunération qui pose problème. Si les gens acceptaient de travailler gratuitement cela irait beaucoup mieux. D’ailleurs, à une époque c’était possible, on appelait cela l’esclavage et effectivement c’était très rentable pour ceux qui se plaignent aujourd’hui de la cherté du travail.
      En fait ce qui coute cher c’est ce que le capital prends au travail, et l’on ne nous parle jamais de ce cout .....
      http://2ccr.unblog.fr/2012/04/12/la-fable-du-travail-cher/


      • chantecler chantecler 28 mai 2012 10:41

        Ces spécialistes , journalistes, économistes qui nous portent la bonne parole libérale accepteraient ils de travailler pour 1200 euros par mois ?

        Faut il accepter que la bourse et les spéculateurs soient les acteurs des économies nationales ,ne rachetant des entreprises qu’en vue « de plans d’ajustement » qui rendent celles ci « profitables » juste avant de s’en séparer ?

        Ca me fait penser à « l’horreur économique » décrite par Viviane Forrester il y a plus de 20 ans qui n’a pas pris une ride .

        Conclusion : il faut fermer d’urgence les bourses , City , WS, et autres , et enfermer les spéculateurs pléthoriques , traders et tous les parasites qui s’engraissent sur ceux qui travaillent , y compris en tradant sur les matières premières et alimentaires . Et reconsidérer la puissance des transnationales qui ne sont même plus soumises aux lois antimonopolistiques .


        • Daniel Roux Daniel Roux 28 mai 2012 10:53

          Personne ne semble s’apercevoir que ce qui nuit à l’économie française est le coût d’entretien d’une oligarchie financière cupide et de ses pratiques prédatrices.

          L’entretien d’une classe de nantis parasites représente une charge plus lourde pour la nation que la royauté, l’aristocratie et l’Eglise de l’ancien régime.

          Ils bénéficient d’une impunité organisée pour leurs méfaits, fraudes et évasions fiscales ce qui les encouragent à les multiplier.

          Ils prélèvent bon an, mal an, 15% à 20% de la richesse produite sans rien produire eux mêmes à part des crises financières liées à la spéculation outrancière.

          Ils contrôlent l’information et les partis politiques dit « de gouvernement » et donc le pouvoir.

          Ils instrumentalisent la justice pour neutraliser leurs adversaires comme en témoignent les nombreuses affaires de « Clearstream » contre le journaliste Denis Robert à « Bettencourt » contre Médiapart en passant par « Servier » contre ses victimes.

          Ils délocalisent la production et nos savoir faire, vers des pays quasi esclavagistes, réalisent leurs profits dans les paradis fiscaux avant de réimporter en France à un prix finement étudié pour détruire ceux qui voudraient produire localement.

          Les naïfs comme l’auteur, et les collaborateurs de cette classe dominante, orienteront le courroux de la population vers tout à la fois, des syndicats privés de moyens, le droit du travail fermement encadré pour les salariés mais allégrement et souvent impunément contourné par le patronat, les chômeurs « qui s’ils voulaient trouveraient.. » etc..


          • tf1Goupie 28 mai 2012 11:16

            Vous avez oublié de dire qu’« ils » mangent des petits enfants et vénérent Satan !!


          • Daniel Roux Daniel Roux 28 mai 2012 17:23

            @ TF1groupie

            C’est vraiment monstrueux mais avez-vous des preuves ?


          • lebreton 28 mai 2012 22:11

            @daniel roux 


            Je m’étonne que personne ne propose le partage du travail ,si avec la même productivité ,ce mot qui reste le leitmotiv des capitalistes ,nous produisont autant en faisant pour chacun moins d’heures avec plus de monde et par la meme moins de chomeurs ,ça vous dit quoi ? le chomage rest l’arme fatale pour le peuple et le plus gros moyen de dominer pour certain qui se gavent ,des types qui partent avec 2.2m d’euros avec 800 types sur le carreau ,mais ça c’est rien ,les banques qui ont preté de l’argent pour construire et qui vont faire vendre les biens des gens à leurs petits copains qui eux sont pleins aux as graces a eux ,des banques qui demandent de plus de l’argent a l’état , on va ce faire enculer comme on dit par les grecs ,il y a une solution radicale a mon sens ,ou toute la bande goldman ,fait la paix ou on met le feu ,on n’est pas loin !!! 


          • Daniel Roux Daniel Roux 29 mai 2012 00:10

            @ lebreton

            Dans nos pays socialement et technologiquement développés, il eut été logique que le progrès technique, l’informatique et la robotique conduisent à moins de labeur humain, à une meilleure rentabilité des processus, à moins de pollution, à plus de fiabilité mais ce n’est pas le cas. Pourquoi ?

            Parce qu’une classe de privilégiés cupides tient le système entre ses mains et le fait tourner à l’excès pour son seul profit entraînant un monstrueux gâchis humains et l’épuisement des ressources naturelles.

            Ces gens là sont des criminels.


          • luluberlu luluberlu 28 mai 2012 10:57

            Et oui, n’en déconcerte certainsss, le statut de salarié, c’est foutu pour le plus grand nombre, et Pareto n’est pas loin, et si tu fais pas avec, ....alors....souffres. (*]*)....c’est pas d’hier que çà a commencé.....


            • diverna diverna 28 mai 2012 11:01

              J’espère que cet article , en prise avec la réalité entrepreneuriale , aura de meilleures critiques et commentaires que ce que je vois dans les cas ci-dessus.
              Dommage d’avoir laissé l’Europe à l’écart de ces réflexions. Le Marché Commun etait pensé comme un marché intérieur et personne n’a osé revenir sur la curieuse démarche qui a fait abandonner une bonne protection contre un marché ouvert faussement compétitif, dans le sens où les pays comme la France n’ont pas la capacité de lutter contre les importations des pays dits émergents. Nous sommes comme avalés par un boa, lentement et sans aucune réaction.


              • luluberlu luluberlu 28 mai 2012 11:31

                Si un jour tu avais été avalé par un Boa, tu aurais vu qu’une fois étreint bien avant d’être dans sa gueule, tu es déjà sans aucune réaction.


              • heraclite 28 mai 2012 11:03

                Quel est le farfelu qui est allé inventé cette appellation, le « redressement productif » ?

                Il y a là de quoi faire rigoler la planète toute entière.
                Pour ridiculiser la France,on ne pouvait trouver mieux. 
                Il n’y a que dans notre pays qu’on pense que l’Etat, en la personne du dandy Montebourg, puisse redresser une économie en perte de vitesse à cause précisément de cet Etat qui, prétendant la sauver, ne fait que l’étouffer.
                Citation de quelqu’un de perspicace : « La France est le seul pays au monde où les Soviets ont réussi ».

                • Daniel Roux Daniel Roux 28 mai 2012 12:44

                  Le redressement productif ? Moi, je trouve cela bandant.


                • spartacus spartacus 28 mai 2012 22:29
                  Monte, bourre, et le redressement productif, c’est pas le titre d’un porno c ’est le titre d’un film dramatique.

                • bigglop bigglop 29 mai 2012 00:51

                  Bonsoir @Heraclite et @Daniel Roux,

                  En effet, c’est bandant comme me disait DSK, l’autre soir, au Carlton.


                • foufouille foufouille 28 mai 2012 11:35

                  "- Emploi des chômeurs dans les entreprises, pourquoi pas au coût de la collectivité dans un premier temps et dans le cadre d’un plan national de relance très courageux."

                  pourquoi pas des camps de travail ?
                  c’est competitif, au moins


                  • diogene 28 mai 2012 11:53

                    Ben oui quoi ! au nom de la « con-pétitivité » il nous faut revenir au XIXe siècle, salut Zola ! ça va bien ?
                    Ce que l’auteur de cette synthèse de la doxa libérale exprime, c’est un retour au niveau de vie de l’ouvrier chinois. De plus, il est forcément crédible puisque, je le cite en retenant un baillementt indélicat,

                    «  »"20 ans d’expérience managériale, dirigeant de société depuis l’âge de 18 ans.
                     MBA à Colombia University New York.

                    Présence et expériences fortes en Europe, aux USA et surtout au Moyen-Orient.

                    Spécialiste en Business Development, Business Management et Stratégies de Développement. Senior Consultant. Spécialiste NTIC«  »"

                    Bon, maintenant qu’il nous a récité sa petite messe à la friedman, nous allons pouvoir retourner suivre le feuilleton quotidien de la chute inexorable de son système chéri.
                    Un spectacle digne de Cecile B Demille, avec effondrement des banques en technicolor, montée des nationalismes et explosion en direct de la colère des peuples....
                    A n’en pas douter, il sera candidat pour être parmi les premiers dans la grande distribution de baffes géantes qui se prépare.
                    Neron, contemplant son oeuvre, chantait devant Rome en flamme...


                    • abelard 28 mai 2012 16:17

                      Ah je me disais aussi...
                      Merci Diogène, je pensais avec effarement être le seul à estimer cet article écrit par la plume d’un dément !
                      Nous ne sommes plus dans la névrose, nous sommes tombés dans la psychose. Il faut au moins être psychotique pour faire preuve d’un tel déni de la réalité.

                      Il commence par poser comme axiomes indiscutables ce qui relève en fait d’idées farfelues de dogmatique : la mondialisation serait un ordre divin, la libre circulation des capitaux une révélation christique, et le maintien des bénéfices pour les actionnaires en soumettant les salariés à l’esclavage un dessein du Père éternel...
                      Et pour cela il use de l’argument d’autorité : ce que je dis ne saurait être remis en cause, puisque c’est moi qui le dit !

                      ... Et le voila finir en plaidant pour rien de moins qu’un retour au servage pour les travailleurs et aux privilèges pour les élites auto-proclamées !

                      ... Ce type n’a absolument pas compris que le désastre européen et mondial auquel nous assistons n’est que la conséquence de l’application de ses « idées ». Son aveuglement est celui d’un schizophrène.

                      Pensez que l’Europe, fondé sur l’idée de paix continentale et d’amitié entre les peuples est en train de pousser un de ses Etats membres vers le coup d’Etat militaire après l’avoir savamment ruiné !...
                      L’allemagne, par la voix de ses hebdomadaires en vient à injurier de peuple grec... L’idée de la sous-race n’est pas enfouie très loin dans la psyché de nos amis Germains.
                      Un parti ouvertement nazi fait son entrée dans un parlement national !
                      L’Italie est confrontée à une vague de suicides accompagnée d’une résurgence des attentats. Comme dans les années de plomb, les bombes anarchistes sont récupérées et amplifiées par l’extrême droite politico-mafieuse...
                      L’Espagne est sur le point de craquer...

                      Voilà ou nous ont mené ces politiques de crétins malfaisants...

                      Je ne pense certainement pas avoir fait changer de point de vue l’auteur de l’article avec ces quelques phrases agacées, mais qu’il pousse alors sa logique jusqu’au bout : son idéal pour le salarié français ne doit pas être les conditions de travail chinoises, mais celles de l’ouvrier burkinabé, un salaire mensuel de quelques euros, avec les conditions de vie afférentes... Bel exemple de compétitivité, non ?


                    • François51 François51 28 mai 2012 11:57

                      b’en voyons. retour aux boulets aux pieds et au chaines autour du cou. ? ça relancerai peut être l’économie et l’activité ? vaut mieux lire ça qu’être aveugle. ?


                      • foufouille foufouille 28 mai 2012 12:16

                        comme au moyen age, mais en pire
                        on a aussi le deportation des pauvres, encore plus rentable


                      • efarista efarista 28 mai 2012 12:38

                        et tuez les vieux qui ne le sont plus (rentables) dès 62 ans ! que d’économies !
                         Surtout au niveau vieux financiers et vieux politicards !


                      • Le péripate Le péripate 28 mai 2012 12:26

                        Ce qui compte bien sûr, c’est la balance entre les créations d’emplois et les pertes.


                        • abelard 28 mai 2012 18:43


                          Mais oui mon Peripatonichou,
                          Ce qui compte c’est la balance... La balance les péripapates par la fenêtre !


                        • Le péripate Le péripate 28 mai 2012 19:44

                          La brute totalitaire n’argumente jamais : elle moque, insulte ou même tue. Un peu lassante à observer.


                        • abelard 28 mai 2012 20:04

                          Les caniches des banksters ont les roudoudous jolis coincés dans le tiroir de la chambre forte, ils en deviennent incohérents :

                          « Ce qui compte bien sûr, c’est la balance entre les créations d’emplois et les pertes. »

                          Auriez vous l’audace d’appeler ça un argument ?
                          Fâcheuse manie que de reprocher aux autres ses propres tares...


                        • Le péripate Le péripate 28 mai 2012 23:17

                          Bien sur que c’est un argument. Vous êtes juste trop con pour le comprendre.


                        • abelard 29 mai 2012 00:10

                          ... Eh bien...
                          Aussi indécrottable menteur que son mentor, quand peripate parle il lui pousse des talonnettes...
                          Vous devriez avoir honte d’exposer ainsi votre bêtise abyssale, ça a quelque chose d’obscène.


                        • jef88 jef88 28 mai 2012 12:31

                          Les porteurs de projets sont rares dans la petite ou la grande industrie.

                          - Les entrepreneurs industriels sont quasiment inexistants dans le pays.

                          - Les investisseurs privés sont presque impossibles à convaincre.

                          - Les banques ne prêtent plus un euro depuis bien longtemps maintenant, et les conditions d’accès au financement sont répulsives.

                          POURQUOI ?

                          Parce que pour qu’une entreprise vive et se développe, elle doit pouvoir vendre sa production .....

                          Hors en France le commerce est dominé par la grande distribution .

                          - il est donc inaccessible à la PME sauf cas particuliers : pas assez de capacité de production !

                          - Les couts français sont trop élevés ! Actuellement la structure (bureaux) coute autant que la main d’oeuvre et la matière première réunie... (bien sur on accuse les salaires ouvriers et les syndicats laissent dire)

                          En fait les politiques, les banques et les experts comptables à leur botte ont poussé à une forme d’organisation suicidaire du type ISO 9000 ; ( le moindre changement dans le process de production coute la peau des fesses)

                          Et cela dure depuis environ 1975

                          - souvenez vous ! R Barre voulait faire disparaitre les canards boiteux qu’étaient les PME

                          - souvenez vous ! la chasse aux (petits) patrons de 1981-1982

                          - souvenez vous ! des déclarations du type « les entreprises doivent avoir une dimension européenne »

                          Tout cela était excellent pour le CAC 40, les banques, mais désastreux pour la France, l’emploi et les francais !!!!



                          • Bulgroz 28 mai 2012 14:29

                            Hollande a prévu un matraquage fiscal des entreprises. :

                            1) annulation de baisses de charge des entreprises (cotisation familiale ou TVA sociale) pour 13 Milliards

                            2) 32,7 milliards d’impôts supplémentaires pour les entreprises

                            soit 2,5% de PIB en plus de prélèvement au titre des entreprises

                            soit 3,7 % de la valeur ajoutée des entreprises qui est de 1310 milliards.

                            soit 14,4% de l’Excédent Brut d’exploitation qui est de 317 Milliards.

                            Si on retire les entreprises du CAC40 qui réalisent leurs profits à l’étranger, les taux de marge sur Chiffres d’affaires et les rendements sur capitaux investis sont 2 fois plus faibles en France qu’en Allemagne.

                            Prélèver en plus 14,4% de l’EBE qui est déjà riquiqui va conduire automatiquement à une réduction drastique des investissements, des emplois et des rentrées fiscales.


                            • abelard 28 mai 2012 19:14

                              Et voilà que surgit Bulgroz émergeant de la brume nauséabonde de l’orgueil humain. Il se dresse, terrifiant, brandissant sa canne serpent pour maudire les terriens, grand imprécateur à la longue barbe hérissée d’échardes, vêtu de peau d’ours...

                              ... Il prêche, il admoneste, il menace... Il invoque les forces telluriques en dévidant son mantra, tiré des apocalypses de St Jean : 14,4% de l’Excédent Brut d’exploitation... 32,7 milliards d’impôts... Tremblez, tremblez terriens, que tous vos os s’entrechoquent... Soumettez vous aux chiffres, surtout à celui de la bête... Courbez l’échine car c’est la seule façon de maintenir l’opulence des nobles servants du grand Dieu... St Marché, ton nom trois fois béni..."

                              Hélas, c’est à la fin de la cérémonie, quand le Grand Mage Bulgroz veut faire couler une fontaine en plantant son bâton dans la terre que ça merde...
                              En tapant sur le sol, il ne fait que soulever la poussière. Question miracle, tu repasseras plus tard...


                            • John_John John_John 29 mai 2012 13:17

                              C’est tout à fait vrai, et d’ailleurs ce ne sont que des chiffres, des faits, du réel. Et pourtant les abrutis moinssent à tout va. Comme quoi, ils ont vraiment un problème avec la réalité !


                            • mortelune mortelune 28 mai 2012 14:59

                              Olivier Rimmel,

                              L’économie de marché et le capitalisme libérale c’est terminé fini cassé. La machine rend l’ame et c’est pas dommage !
                              Vous allez devoir pointer au chômage au plus mauvais moment puisqu’à part des coups de pieds aux fesses, je ne vois rien d’autre que vous puissiez recevoir. Vous allez devoir faire du « business Management » avec une boite de petits pois périmés dans la main droite et un portable ipod déchargé dans l’autre.
                              Et oui la vie va être difficile pour ceux qui ne savent rien faire. La « stratégie de développement » sera un vieux souvenir qui rappellera le bon temps à ceux qui plumaient les peuples sans vergogne. 
                              Soyez sans crainte monsieur vous ne serez pas seul à galèrer, des banquiers vous rejoindront aussi sur la route qui mène à la pauvreté.

                              • suumcuique suumcuique 28 mai 2012 15:06

                                "D’ailleurs moi-même, déclare Montebourg, j’ai quelques origines (…) algériennes. C’est un peu mon deuxième pays. Pourquoi ? Parce que mon grand père (…) était algérien. Un arabe, pas un pied noir, un arabe… Il faut dire les choses. (…)" http://www.terredisrael.com/infos/?p=41499


                                • Anaxandre Anaxandre 28 mai 2012 15:53

                                  Cher monsieur Rimmel, vous omettez un point essentiel pour permettre la mise en place de vos « recettes » (qu’on peut juger bonnes ou mauvaises, là n’est pas mon propos) : la sortie de notre pays de l’Union Européenne (et donc de l’euro).
                                  Sinon, quelle marge de manœuvre nous reste-t-il ? Quasi aucune.


                                  • mortelune mortelune 28 mai 2012 17:05
                                    @ Anaxandre
                                    Tiens là nous sommes d’accord. Il n’y aurait donc que Zemmour et la blonde du FN qui nous séparent ? Non ! Il y a la xénophobie aussi ...
                                    Les gens du FN ils sont faciles à reconnaitre ; sortir de l’union et traiter la gauche de facho c’est leur leitmoniv. 


                                  • Anaxandre Anaxandre 28 mai 2012 17:17

                                    Arghhh ! Je suis démasqué ! Xénophobe ! FN !
                                    Vous avez oublié antisémite, nationaliste, conspirationniste, et les belles expressions nouvelles qui vont avec : « discours nauséabond », « stigmatisation », etc... Ne vous privez pas ! La télé est pleine de bons petits modèles de novlangue pour vos profondes analyses.
                                    Ah ! Ah ! Ah !


                                  • kane85 kane85 28 mai 2012 16:58

                                    C’est si facile d’imposer aux autres ce qu’on ne s’imposera jamais à soi même !!!

                                    Une idée au passage : pour ce qui est des chômeurs, il suffirait de les loger d’office dans des campements près des usines qui pourraient les employer pour 0 euro de l’heure 18 heures par jour et de verser leurs indemnités de chômage à l’entreprise qui leur procurerait le « gîte et le couvert »... Je crois que ça avait un nom dans les temps anciens... C’est bête je l’ai sur le bout de la langue mais je n’arrive pas à m’en souvenir ! L’auteur devrait bien le connaitre lui !!!

                                    PS : je n’ai jamais vu un employé dire non à son patron quand celui-ci lui demande de travailler à un moment qui ne lui convient pas ! Pourquoi d’après vous ?.... Aucune idée l’auteur ?


                                    • letuyauteur 28 mai 2012 19:47

                                      Retour aux 44 heures hebdomadaires ? la plupart des cadres que j’ai cotoye en France travaillent 44 heures voir plus , et ce n’est la plupart du temp pas paye ni compense , car le « petit » cadre Francais ne doit pas partir plus tot que son voisin (de peur d’etre mal note) . 5 heures cadeau par semaine x 48 semaines/an x Xmillions de cadres = X millions d’heures non cotisees , non imposee , etc...Efficacite maximum pour un prix minimum.

                                      D’un autre cote de la manche j’ai vu des contractes(payes a l’heure donc a la minute) venir revendiquer les 50 centimes dues au titre de leur sueur

                                      • Spip Spip 28 mai 2012 20:38

                                        Outre le pedigree de l’auteur, ce genre d’article est très représentatif d’une manière de « raisonner ».

                                        - D’abord, un état des lieux qui paraît correct et qu’on pourrait partager.
                                        - Ensuite, des propositions archi-classiques, tirées de la doxa ultra-libérale actuelle, sans la moindre critique de celle-ci, au contraire. Normal, puisqu’il s’agit d’une croyance. Si l’on se donne un droit d’examen, plus de credo possible et la religion s’effondre...
                                        - Après, une association d’ingrédients apparemment incompatibles entre eux : une grosse poignée de libéralisme, bien sûr, mais aussi de l’interventionnisme d’Etat ( sauf si le second est complètement au service du premier ?)
                                        - Le tout avec un volet financement pour le moins évasif.

                                        Je ne vais pas revenir sur les conséquences de tout ça sur les travailleurs, d’autres intervenants l’ont fait avant moi et bien fait. Juste reprendre quelques points de « détail ».

                                        - Séparation de la banque « du grand public » et de la banque « des entreprises », afin de créer un réseau de banques destinées uniquement aux PME et entreprises, avec des spécialistes issus des métiers. Ah bon, pourquoi séparer et qui financerait, si ce n’est les dépôts ? L’Etat ? Avec quoi ? Dans le système actuel il existe des banques dont la vocation est de prêter aux TPME (et en local de préférence) tel le Crédit Coopératif et ça marche. Reste à élargir cet exemple.

                                        - Création d’une banque nationale publique, très bien approvisionnée, destinée au financement des projets d’entreprises, concurrente assumée des banques privées. alimentée par qui, l’Etat encore ?

                                        - et je me garde bien d’en évoquer d’autres encore plus audacieuses, les populations n’étant pas encore prêtes à les entendre. Mon traducteur automatique me recrache  : ce n’est qu’une introduction à ce qui vous attend quand vous serez suffisamment étranglés pour accepter n’importe quoi ! Il est impitoyable ce traducteur, ça doit venir de sa base de données nourrie de tant d’exemples passés et actuels...


                                        • arobase 28 mai 2012 21:07

                                          -«  Libéralisation et flexibilité du marché du travail, par un retour aux 44 heures légales, sans obligation au delà de 35 heures, tout se faisant sur la base du volontariat.

                                          - Emploi des chômeurs dans les entreprises, pourquoi pas au coût de la collectivité dans un premier temps et dans le cadre d’un plan national de relance très courageux.

                                          - Travail le dimanche optionnel mais rendu possible légalement, l’employeur ne pouvant pas contraindre, chacun restant libre.

                                          - Exonération intégrale des charges de tous les employés âgés de moins de 26 ans, ou de plus de 52 ans.

                                          - Exonération des charges patronales sur tous les emplois à temps plein, créés dans les deux années à venir. »

                                          rien que ça ! l’auteur appelle ça de ses voeux et regrette dque sarko n’ai pas eu le temps de le faire ! sans doute veut-il des barricades ? smiley

                                          tiens, juste pour l’exemple, dans sa propre boite, l’auteur qui aime tant la flexibilité de l’emploi devrait commencer par lui même : 

                                          -aller travailler 6 mois à l’autre bout de la France (sa famille l’attendra !) 

                                          - puis trois mois en Afrique dépanner un chantier,

                                          - ensuite 6 mois de chômage technique vue le faible carnet de commandes (pendant ces trois mois, un emploi dans une casse automobile (Emploi de chômeurs dans les entreprises, pourquoi pas payé au coût de la collectivité) etc....

                                          -après ça 12 semaines de travail le dimanche, (il peut refuser mais l’employeur va le prendre mal....)

                                          alors, volontaire ? 

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