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La fraude hébergée dans les paradis fiscaux ne connaît pas la crise !

La fraude fiscale se porte bien en ces temps de crise économique. C'est le constat que fait Tax Justice Network qui évalue à ... 25.500 milliards d'euros le montant caché dans les paradis fiscaux.

En ces temps d'austérité appliquée à la quasi totalité des peuples de la planète pour cause de caisses vides, l'information diffusée par Reuters en provenance de Tax Justice Network a de quoi franchement mettre en colère !
 
En effet, alors que Martin Schulz , le président du Parlement européen, parle, à juste titre, d'une possible « explosion sociale  » en Europe et que le directeur exécutif de l'OIT appelle à une amélioration de la protection sociale, on apprend que : « (...) Les actifs financiers détenus par des particuliers et leurs familles et dissimulés dans des paradis fiscaux atteignent entre 21.000 et 32.000 milliards de dollars (entre 17.000 et 25.500 milliards d'euros) (...) »
 
Au-delà du côté dementiel des montants avancés, il faut savoir que : « (...) L'étude, qui ne prend pas en compte des actifs non financiers comme les biens immobiliers ou l'or, estime à 280 milliards de dollars (225 milliards d'euros) le manque à gagner pour les Etats, en terme de revenus fiscaux (...) »
 
Et, on fait quoi direz-vous ?
 
Eh bien, en ce qui concerne ces sommes astronomiques qui manquent dans les budgets des pays, rien !
 
Par contre, il est de bon ton de s'en prendre aux salariés n'étant pas encore frappés par la précarité et le chômage.
 
Ainsi, le FMI recommande aux : « (...) leaders européens de s'employer à restaurer la compétitivité des pays de la zone euro. D'une part, par des réformes du marché du travail, d'autre part, par un abaissement des coûts du travail dans les secteurs exposés à la concurrence internationale (...) » Et le Gouverneur de la Banque de France préconise de : « (...) rapprocher les différents contrats de travail et, en ce qui concerne les conditions d'emploi, avoir moins de réglementations et donner plus d'espace aux accords de branche ou d'entreprise (...) »
 
Alors, oui, il est incontestablement plus facile de s'en prendre aux salariés et à leurs conditions de travail que de rapatrier des sommes tranquillement hébergées dans des paradis fiscaux pourtant clairement identifiés ! Une situation qui ne peut que donner encore plus raison à l'inquiétude de Martin Schulz !
 
Le tout est de savoir, si les chefs d'état et de gouvernement auront la volonté, et se donneront les moyens d'aller chercher l'argent caché, dans les paradis fiscaux. Paradis qui, au passage avaient selon Nicolas Sarkozy, miraculeusement disparu en 2009, ou pousser leurs citoyens à la révolte ...
 
 
 
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Tendance Eco



par Jean Claude BENARD (son site) mardi 24 juillet 2012 - 78 réactions
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  • Par sam turlupine (---.---.---.90) 24 juillet 2012 18:22
    sam turlupine

    Par jesuisunhommelibre (xxx.xxx.xxx.18) 24 juillet 18:06


    C’est la grande fierté des libéraux : Jamais ils ne se sont fourvoyés avec aucun régime totalitaire (national ou international socialiste), ni avec les esclavagistes, ni avec les colonialistes. Difficile d’affirmer le contraire pour les partis de gauche.

     smiley smiley

    Dis moi, jesuisunmenteurlibre, avant de venir colporter ta désinformation, tes mensonges et ta propagande, il ne faudrait pas croire que tous les gens sont aussi ignorants que tu le souhaiterais ; allez, pour te rafraichir un peu la mémoire (entre autres)

    La Marche sur Rome et autres lieux : 

    Ford, General Motors et le Troisième Reich : une collaboration “hautement profitable”

    /www.revolution-socialiste.info/RS22PinochetFriedman.htm">Connivences /www.revolution-socialiste.info/RS22PinochetFriedman.htm">Milton Friedman &
    /www.revolution-socialiste.info/RS22PinochetFriedman.htm">Augusto Pinochet

    Si tu en veux d’autres, y a qu’à demander ... smiley

    Elle est- où ta fierté ? Allez, cherche, kapo, cherche ...

  • Par sam turlupine (---.---.---.90) 24 juillet 2012 17:56
    sam turlupine

    T’as raison ; il est pour toi, ce costume, mon grand
    Et il te va comme un gant clouté.

  • Par sam turlupine (---.---.---.90) 24 juillet 2012 17:14
    sam turlupine
    L’évasion fiscale coûte entre 30 et 60 milliards à l’État

    Pour lutter contre l’évasion fiscale, évaluée annuellement en France à plus de 50 milliards d’euros, le sénateur Eric Bocquet (PCF), rapporteur d’une commission d’enquête sénatoriale sur l’évasion des capitaux, a suggéré la création d’un Haut-commissariat. Selon le sénateur PS Yannick Vaugrenard, membre de cette commission d’enquête présidée par Philippe Dominati (UMP), l’évasion fiscale, évaluée entre 50 et 60 milliards d’euros chaque année en France, « représente, au moins, le montant du remboursement des intérêts de la dette française chaque année ».

    Les sénateurs avouent avoir eu le plus grand mal à chiffrer l’évasion fiscale. Si M. Vaugrenard a évoqué la fourchette de 50 à 60 milliards d’euros, Eric Bosquet a, devant la presse, parlé d« un risque fiscal compris entre 30 et 36 milliards d’euros », précisant que « cette évaluation ne compren(ait) pas une série de risques ». « Si bien, ajoute-t-il, que la limite supérieure n’est pas définissable : est-ce 50 milliards, 80 milliards ? » « Il y a donc une impérieuse nécessité à faire cesser cette fraude fiscale », ont souligné les sénateurs au cours d’une conférence de presse rendant compte de cinq mois de travaux de leur commission dont le rapport a été adopté à l’unanimité.

    « C’est un axe politique majeur sur lequel le gouvernement va devoir travailler à la rentrée », ont estimé les membres de la commission qui proposent une cinquantaine de propositions pour lutter contre l’évasion fiscale. Pour Eric Bocquet, un « Haut-commissariat à la protection des intérêts financiers publics » doit être « la pierre angulaire » contre l’évasion fiscale. Placée sous l’autorité directe du Premier ministre, cette autorité devrait bien sûr être dotée d’un « outil statistique » solide, dispositif qui fait « cruellement défaut actuellement », a insisté M. Bocquet.

    Eric Bocquet a dénoncé en particulier « la misère des évaluations » ainsi que l’existence d’une « véritable ingénierie de la fiscalité » qui rencontre « une culture de la faille secrétée par un système économique de la performance financière ». Le sénateur communiste a fait part de son « effarement » devant « l’horreur économique » recelée par la fraude fiscale, de son « malaise » aussi : « quel sentiment voulez-vous que l’on éprouve à constater que des jeunes gens intelligents consacrent toute leur activité à inventer des moyens de jouer avec les lois ? »

    M. Bocquet a accusé une « Europe trop absente » des voies de lutte engagée contre la fraude fiscale par l’OCDE et le GAFI, car elle est « paralysée par les concurrences fiscales qu’elle abrite en son sein » et que c’est sur son territoire que résident « les paradis fiscaux les plus puissants du monde ». « La politique franco-française de lutte contre l’évasion fiscale porte la marque de ces enlisements », a-t-il aussi remarqué. Aussi, les sénateurs veulent-ils, parmi leurs propositions, « intégrer la fraude et l’évasion fiscales au débat parlementaire » et procéder à une « évaluation régulière » des différents dispositifs qui seront mis en place.

    Ils proposent aussi tout une série de mesures pour « valoriser la citoyenneté fiscale » comme le renforcement des prérogatives des institutions représentatives du personnel en matière de prévention de la fraude fiscale ou pour amplifier la « force de frappe » de l’administration notamment en créant un corps interministériel d’« informaticiens-enquêteurs ».

    Et l’on voit, immanquablement, les crapules libérales (péripate, jesuisunvoleurlibre...) venir ici défendre les VOLEURS, les escrocs financiers, qui grugent l’état (les états), et obligent à la destruction et la privatisation des services sociaux, la rigueur pour les salariés, les retraités, les coupes sombres dans les budgets de la santé, la mise à genoux de la très grande majorité des citoyens, au profit d’une minorité d’escrocs qui se gavent, du fruit de leurs larcins.

    Les peuples (Grèce, Espagne, Italie, bientôt la France) sont à la rue, n’ont plus de quoi survivre, et il ose se trouver des petits collabos venant défendre ce racket, au nom d’une prétendue « liberté » qui n’est que celle des charognards.

    J’espère que ces petits collabos seront, eux aussi, jugés et mis hors d’état de nuire, quand la justice sera enfin appliquée.

  • Par Guy BELLOY (---.---.---.223) 24 juillet 2012 16:16
    Guy BELLOY

    Fort juste. Il est à noter que notre président qui disait être l’ennemi de la Haute Finance n’a pas fait de propositions concrètes à de sujet.
    Espérons qu’il tiendra les quelques promesses faites sur les institutions.

    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-temps-des-promesses-120375

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