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Accueil du site > Actualités > Economie > La « french touch » au secours de l’Amérique

La « french touch » au secours de l’Amérique

Le réseau électrique est le « talon d’Achille américain ». Les idées et technologies « made in France », actuellement promues par les candidats à la présidentielle (Bayrou, Hollande, Le Pen ou Sarkozy), pourrait venir sauver les Etats-Unis de cette précarité énergétique

Une situation critique

Les chiffres relatifs à la dégradation du réseau électrique américain sont alarmants. Selon, la compagnie électrique Eaton, 17,5 millions de personnes ont été touchés en 2010 par des coupures de courant. Le temps de coupure est de 300 minutes de coupures par an, en moyenne (contre 85 en France). Concernant le nombre de coupures, elles sont passées en 10 ans, de 152 à 246 par an.

Episode emblématique de cette situation : en 2003, la côte ouest, jusqu’au Canada, avait connu le plus grand black-out de l’histoire, avec plus de 50 millions de personnes concernées et une facture évaluée entre 6 et 10 milliards de dollars.

Au-delà de cette évaluation comptable, ce sont, concrètement, chaque année, des millions de personnes qui se retrouvent quelques jours ou semaines sans lumière, ni chauffage, des entreprises contraintes à interrompre leur production ou des hôpitaux contraint de recourir, dans l’urgence, au système D.

Comment en est-on arrivé là ?

Le réseau électrique américain est conforté de manière concomitante a une progression très rapide de la demande et un investissement insuffisant. D’après le journal suisse Le Temps, « le secteur électrique a moins investi dans la recherche en proportion du chiffre d’affaires que l’industrie alimentaire pour chiens » !

Pour Massoud Amin, professeur à l’Université du Minnesota « les Etats-Unis doivent choisir entre des infrastructures dépassées du XXe siècle ou mettre en place un réseau du XXIe siècle capable de faire face à l’évolution économique, sociétale et technologique du pays. »

Un Smart Grid, origine France

Ce réseau du XXIème siècle, c’est le Smart Grid (ou réseau intelligent), dont Southern California Edison, fait la promotion, à travers son prototype de « smart house » près de Los Angeles. Tous les objets sont connectés entre eux et relié au réseau via un « smart meter » (compteur intelligent), pour gérer au mieux l’électricité, grâce notamment à un tableau de bord à domicile.

L’Est Républicain, dont le journaliste a visité cette Smart Home, révèle que c’est Richard Schomberg d’EDF qui a fait découvrir aux Américains « un modèle pro du compteur inteligent français au centre R & D d’EDF à Clamart en 2006 ». Et de conclure que « si le réseau américain est ‘smart’, c’est donc grâce à sa ‘french touch’ ».


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4 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 11 février 2012 12:59

    Tiens, du lobbying d’EDF pour son « compteur intelligent », histoire de faire passer cette idée, progressivement, dans les esprits.
    Et quand est ce que vous mettez une caméra chez moi pour voir si mes comportements sont « dans la norme » ?


    • Enjeux Electriques Enjeux Electriques 13 février 2012 10:20

      Quitte à avoir un compteur « intelligent » pour gérer un réseau complexe avec énergies renouvelables produite par chacun et voitures électriques, je prefere autant qu’il soit fait avec un minimum de technologie française et encadré par nos autorités, plutôt que de se faire imposer un modèle fabriqué et contrôlé des américains ou des chinois.


    • Soi Même 11 février 2012 17:08

      Avec tous les avanies depuis 5 ans positivons en cœur, la France n’a pas de pétrole, elle a de la matière grise à exporté. Entre mous soit dit Amérique se fiche pas mal de la technologie française, et si elle l’accueille chez elle c’est pour mieux nous coulez.


      • easy easy 11 février 2012 17:59

        «  »«  » « le secteur électrique a moins investi dans la recherche en proportion du chiffre d’affaires que l’industrie alimentaire pour chiens » !«  »«  »

        Belle figure de rhétorique

        Mais il en est ainsi de bien des industries qui une fois surgies, n’évoluent guère si elles ne sont poussées au cul soit par la concurrence, soit par le coût de la MO, soit par un renversement des ressources, soit par une interdiction juridique de poursuivre de la même manière..
        Comme l’industrie électrique ne subit aucune de ces contraintes, elle peut en rester à se la couler douce.

        Il y avait eu une énorme bagarre au départ entre les deux rivaux du chemin de fer transcontinental. Mais Lincoln avait proposé qu’ils coopèrent et avait fixé un point de jonction central. Et depuis, le train aussi végète.
        On cartellise puis on profite sans plus se prendre la tête


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