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La Grande Illusion

Comment tolérer un système financier dont la taille dépasse les capacités de production de l’économie ? Comment s’étonner que les liquidités excessives incapables de se loger dans une économie aux habits décidément trop étroits aillent se loger dans des marchés financiers et faire le bonheur des spéculateurs ?

Scénario pourtant répétitif d’un crédit subitement moins généreux qui met en péril la bulle de l’endettement massif tout en provoquant un effondrement boursier dont la combinaison déroule ses effets nocifs sur une activité économique et un taux du chômage érigés en victimes expiatoires... Après l’euphorie vient une déflation qui se répand sur l’ensemble des secteurs économiques pendant que les Etats volent au secours d’un système financier autrefois champion des produits sophistiqués comme les subprimes. Les constructions financières ne sont-elles que des châteaux de cartes donnant aux investisseurs et aux spéculateurs l’illusion de la richesse ?

 Comment appréhender un instrument financier comme les subprimes qu’il est pratiquement impossible - même aujourd’hui - de valoriser de manière fiable ? Qu’à cela ne tienne : L’Etat, qui n’est providence que pour les investisseurs, soustrait ces instruments financiers toxiques aux affres (et à la cotation) d’un marché pourtant naguère encore bienfaisant. L’hémorragie du système financier, les saignées boursières seront stoppées avec l’argent du contribuable : le destin du citoyen moyen est donc de sauver le spéculateur... Il est en effet écrit que les Etats dépenseront sans compter dès lors qu’il s’agira de stabiliser le système financier tandis qu’au même moment les ménages devront subir des réductions drastiques de leur budget ! 

 Qui aura le cran de brider un système financier de moins en moins corrélé à l’activité économique réelle ?

 La générosité Etatique et les taux d’intérêts ridiculement bas entretiennent ainsi les tendances autistes de Banques qui sortent indemnes de la crise présente car ces océans de liquidités, qui gonflent artificiellement leurs capitalisations boursières, compensent très largement leurs actifs pourris. Les statistiques de la Réserve Fédérale Américaine ne souffrent en effet nulle autre interprétation : l’endettement du système financier US au second trimestre 2009 était, à 16’500 milliards de dollars, identique à celui du second trimestre 2008 ... et ce tandis que les pertes des ménages Américains se montent à près de 14 milliards de dollars depuis le déclenchement de la crise ! 

 Nos Gouvernements ont ainsi offert au système financier un parachute en or massif pendant que les intervenants de l’économie réelle, eux, se débattent dans leur triste réalité. 

 La machine devient incontrôlable car, alors même que l’activité économique ralentit dangereusement et que le chômage augmente, les indices boursiers de pays dits "développés et modernes" enregistrent des progressions insensées de plus de 60% depuis le mois de Mars dernier ! Les cadavres - même pourris - sont toujours dans les placards, l’unique obsession de nos Gouvernements ayant été d’inonder le système sans distinction en priant pour que les flambées boursières subséquentes agissent à la manière d’un anesthésiant.

 Nos Etats seraient-ils devenus de parfaits illusionnistes ? C’est en tout cas l’histoire que nous conte le dernier P.I.B. publié par les Etats-Unis qui révèle une croissance de 3.5% pour le troisième trimestre de cette année. En réalité, cette "fin de récession" est qualifiée d’illusoire même par Goldman Sachs qui attribue la totalité de cette progression aux multiples stimuli Gouvernementaux. Ou quand l’Etat se retrouve lui aussi - comme le spéculateur - déconnecté des réalités d’un quotidien qui voit le citoyen moyen lutter pour conserver son niveau de vie, son pouvoir d’achat ou tout simplement son emploi... L’expansion du système financier devra impérativement être freinée car il est aujourd’hui certain qu’elle empiète sur l’économie et sur ses cycles d’activité.

 Ces crises financières qui se suivent et qui se ressemblent ont une capacité de nuisance évidente sur nos entreprises et sur l’emploi car le capitalisme livré à lui-même est par nature instable. De plus, c’est dans ses phases de prospérité qu’il est le plus dangereux car ces périodes sont propices aux prises de risques excessives et nos économies ne peuvent éternellement tanguer par la faute d’un système intrinsèquement instable.

 


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31 réactions à cet article    


  • goc goc 23 novembre 2009 10:12

    @ l’auteur
    Comment tolérer un système financier dont la taille dépasse les capacités de production de l’économie ?

    c’est pourtant simple, les prétendues liquidités ne sont que virtuelles et tournent en rond au niveau des flux boursiers. Je vends ce que je n’ai pas encore, puis j’achète quand c’est plus bas, puis je recommence, etc... Par contre elles sont alimentés par les gogos..heu je veut dire les nouveaux boursicoteurs et seule une partie des bénéfices est ressortie du maelström. Donc ca tourne en rond !. C’est l’adaptation des règles du crédit (10% de couverture) appliqué à la bourse 10% de capital réel, le reste est en « comptes ouvert et autres lignes de crédit ».

    Le problème, c’est que la crise actuelle a fait peur aux spéculateurs qui ont cherché à sortir non seulement leurs bénéfices mais également leur capital qu’ils croyaient réel, d’une « soupe » ou cet argent n’existait pas vraiment, d’ou la crise bancaire actuelle et surtout à venir.


    • plancherDesVaches 23 novembre 2009 12:27

      Goc : « Le problème, c’est que la crise actuelle a fait peur aux spéculateurs qui ont cherché à sortir non seulement leurs bénéfices mais également leur capital qu’ils croyaient réel, d’une »soupe« ou cet argent n’existait pas vraiment, d’ou la crise bancaire actuelle et surtout à venir. »

      Désolé, mais NON, Goc.
      Actuellement, les financiers savent que selon les crises précédentes, seuls ceux qui profitent des dernières cartouches pourront racheter un maximum de ce qui restera aprés la tempête.
      Voir : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2357&var_recherche=1873+d%E9pression
      « 1873, la véritable grande dépression (Traduction) »
      Ce qui s’est aussi passé en 1929, mais dans le processus logique, la guerre mondiale a bien servi à cacher les enrichissements fabuleux qui ont suivis.
      (en sarkosisme, on appelle ça : faire diversion)

      Donc, les « investisseurs n’ont pas »peur". Simplement, ils préparent la suite. Afin de recommencer, encore et encore. Ca les amuse.


    • FritzTheCat FritzTheCat 23 novembre 2009 14:17

      @PdV, sauf que cette fois-ci il n’y aura peut être pas de suite !!


    • goc goc 23 novembre 2009 15:49

      @pdv

      il faut faire la différence entre les spéculateurs institutionnels (les zinzins) les ordinateurs (qui font la majorité des transactions, parfois même sans aucun contrôle des bourses) et le petit boursicoteur. C’est de ce dernier que je parlais. Meme si du point de vue montant, il ne represente pas la majorité, par contre, ce sont eux qui créent les mouvements de masse type « panique », ne serait-ce qu’au travers des clubs d’investissement et donc des répercussions au travers des médias.


    • manusan 23 novembre 2009 10:22

      en aout 2008, on avait dans le monde 32$ virtuel pour 1$ réel.


      • thomthom 23 novembre 2009 11:16

        et pour les Euros ?


      • lechoux 23 novembre 2009 17:29

        En avril 2009, sur le forex , un intervenant me proposait un levier jusqu’à 300 à partir du moment que je convertissais mes euros en dollars, et même il m’offrait 500 $


      • Croa Croa 23 novembre 2009 21:47

        « on avait dans le monde 32$ virtuel pour 1$ réel. »

        Je ne comprends pas ! ???

        à priori l’argent dans sa totalité n’est pas la richesse mais un équivalent. Donc tout l’argent est virtuel !

        Veux-tu dire par là que les richesses réelles du monde ne seraient couverte que par 1/32 ème de la monnaie émise, le reste étant en excès ?


      • FritzTheCat FritzTheCat 23 novembre 2009 11:31

        En effet, cette « fin de récession » est en trompe l’oeil et comme vous le dites, la hausse des indices boursiers US, Europe, Japon, est du essentiellement à l’injection massive de cash dans les circuits financiers et banquiers. Hausse des indices, alors que le chomage ne cesse d’augmenter et touche maintenant de très grandes entreprises (à titre d’infos, le chomage U.K se monterait aujourd’hui à plus de 17%). Cette injection de cash a pour conséquence une fragilisation des Etats, qui tirent actuellement leurs dernières cartouches financières et qui fait dire à certains analystes que le prochain crach (qui devrait arriver autour des 10.000 points DJ) sera tsunamiesque !

        « L’expansion du système financier devra impérativement être freinée car il est aujourd’hui certain qu’elle empiète sur l’économie et sur ses cycles d’activité. » ouaip, yaka !! Mais :
        1/ d’une part ce que vous dénoncez est inhérent au système boursier et financier et ce depuis la fameuse crise des tulipes,
        2/ d’autre part, le système financier actuels et nos gouvernants se tiennent mutuellement par la barbichette quand ce n’est pas une relation incestieuse (il suffit de constater que les responsables du Trésor US sont tous issus de G.S.),
        3/ enfin, quand les Obama, Sarkozy and Co demandent une régulation du système financier ils se font renvoyer dans leurs 22 avec en prime un doigt d’honneur et une dose de cynisme qui égale les 30 milliards de dollars de bonus que recevront cette année traders et directeurs des grandes banques...

        Une dernière chose, vous parlez des fameux subprimes, ajoutez-y CDO, CDS, LBO... etc etc etc bref tous ces montages financiers de haute volée basés essentiellement sur la dette et qui fragilise encore plus le système économique réel ... vous savez celui qui permet de faire bouffer le vulgus pecus (à ce titre, Melanchon a été un des rares à soulever le problème des LBO le tout dans un silence assourdissant des médias).


        • plancherDesVaches 23 novembre 2009 12:31

          Mélanchon a été le seul POLITIQUE en FRANCE a parler du léger souci des LBO.

          Sortez de la politique et du petit héxagone de temps en temps, ça sert.


        • FritzTheCat FritzTheCat 23 novembre 2009 13:38

          ? ?? Et ??? quoi d’autre PlancherDesVaches qui visiblement est au niveau du trottoire.


        • alakhnor 23 novembre 2009 12:40

          Ce ne sont pas les outils financiers dans leur ensemble qui sont responsables de cette crise, mais les outils spéculatifs.
          Le LBO est un outil permettant d’acquérir un capital à plus ou moins long terme en le payant avec les bénéfices futurs de l’entreprise. Il n’est pas intrinsèquement spéculatif.
          Le marché de l’action n’est pas non plus par nature spéculatif. Son premier objectif est de financer les entreprises.

          Ce qui dévoie ces outils, ce sont les outils purement spéculatifs. L’option et la titrisation sont les bases du système spéculatif. Ce sont elles qui démultiplient les risques et fragilisent l’économie réelle.


          • FritzTheCat FritzTheCat 23 novembre 2009 13:59

            En parti d’accord. Les LBO sont en effet un moyen pour un actionnaire ou le management de l’entreprise d’acquérir celle ci avec une mise de fond minimum, je suis beaucoup plus dubitatif sur les enjeux et les motivations lorsque cette acquisition est faite par un investisseur externe et encore plus quand cet investisseur est un hedge fund. Dans tous les cas, un LBO (au sens générique) s’appuie sur l’endetement qui sert de levier à l’acquisition et de ce point de vue un LBO peut être considéré comme un outil spéculatif même si en général un LBO se négocie de gré à gré et non sur les marchés.


          • alakhnor 23 novembre 2009 14:19

            Les hedge funds n’utilisent pas stricto sensu un lbo mais des outils moins directs. Quant à l’utilisation des lbo par des fonds d’investissement, ce n’est pas une spéculation financière mais un risque industriel, ce qui à mon sens est différent : le résultat de l’opération va surtout dépendre d’éléments endogènes au fonds d’investissement et pas uniquement du niveau d’un marché extérieur au rachat.

            Schéma typique d’un rachat externe par un fonds : j’achète, je restructure, éventuellement, je découpe, je revends à plus ou moins moyen terme (souvent inférieur à 3 ans). Ok, ce n’est souvent pas très élégamment réalisé, mais ce n’est pas spéculatif, dans le sens où la totalité du capital est concerné par le gain ou la perte éventuelle et la valeur qui en ressort est purement liée à la performance de l’opération.


          • plancherDesVaches 23 novembre 2009 14:37

            Alakhnor, vous racontez des conneries.

            Lorsqu’un hedge fund achète une société, il fait toujours de la même manière :
            - il rebascule toutes les provisions d’investissements dans la trésorerie courante.
            - il pompe la trésorerie à chaque entrée d’argent malgré les agios.
            - parallélement, il vire tous les « gros salaires » et aussi surtout de ceux qui connaissent le métier et donc le développement possible de l’entreprise.
            - Il revend la société alors que ses comptes semblent rapporter le plus par le fait d’avoir virer ceux qui pourraient développer.

            Gain maximal : le tour est jouer.


          • alakhnor 23 novembre 2009 15:19

            Je ne vois pas en quoi c’est différent de ce que j’ai dit, sinon avec des notions comptables approximatives et vulgarité.


          • FritzTheCat FritzTheCat 23 novembre 2009 15:36

            Certes un LBO n’est pas un outil spéculatif stricto sensu comme peuvent l’être les options (ce que vous dites plus haut), cela dit, un achat sous LBO, et 3 ans plus tard faire une revente par départements est une vision assez peu industrielle mais purement opportuniste et courtermiste, avec comme seul objectif, de faire une culbute financière... si c’est pas spéculatif, çà y ressemble !


          • alakhnor 23 novembre 2009 15:55

            Peut-être juste se mettre d’accord sur ce qu’est la spéculation : pour moi, c’est un pari sur une évolution du prix d’un actif dont le niveau ne dépend en rien des actions qu’on peut mener. L’option est donc purement spéculative puisqu’elle ne n’influe en rien sur la vie de son support. L’action, dans sa part capitalistique de financement, n’est pas purement spéculative, même si on peut la dévoyer.

            C’est pour cela que je ne classe pas le LBO dans les outils spéculatifs, dans la mesure où, même si on prend des mesures moralement répréhensibles, même si on se limite à de la présentation, on engage la totalité du capital d’origine sur la base de son action propre (sauf exception).

            D’ailleurs, au début de la crise, les fonds d’investissement spécialisés dans les reprises d’entreprises en LBO n’ont pas souffert de leur performance propre mais du manque de financement sur le marché.


          • FritzTheCat FritzTheCat 23 novembre 2009 16:40

            De ce point de vue, je ne peux qu’être d’accord dans la mesure où achat d’actions ou achat d’entreprise via LBO, correspondent à un achat d’actifs. Bien qu’il faille reconnaitre que dans les 2 cas, on attend une plus-value (dans le cas général, à moins d’être maso) avec un objectif de revente au plus haut (sans évoquer le SRD qui autorise des achats d’actions sans avoir le cash et qui, d’emblée, peut être utilisé à des fins spéculatives).

            Encore un mot sur les LBO : ce type de montages financiers, implique en général pour l’entreprise un taux de rentabilité élevé, qui s’il est viable en période de croissance est une catastrophe en période de marasme (comme actuellement).


          • alakhnor 23 novembre 2009 18:14

            Oui, et les fonds d’investissement en profite pour passer des grosses couches de restructuration et préparer la sortie de crise avec une plus-value monstre...


          • Croa Croa 23 novembre 2009 22:05

            « Les LBO sont en effet un moyen pour un actionnaire ou le management de l’entreprise d’acquérir celle ci avec une mise de fond minimum »

            N’est-ce pas plutôt un moyen de permettre aux entreprises de continuer à prendre de la valeur ? (Sans ce système un investisseur n’achèterait plus car il ne pourrait plus amortir l’investissement et encore moins en tirer un profit. Nous avons donc là une valeur dopée au crédit ! )


          • lechoux 24 novembre 2009 17:43

            Monsieur Alakhnor, concernant le LBO, vous vivez dans un rêve ou vous voyez le monde à travers un kaléïdoscope rose.

            Un LBO est une prise de contrôle d’une entreprise principalement par l’achat de ses dettes à un prix au dessus de leur valeur puis une exigence de remboursement sous menace de liquidation. Une fois l’opération réalisée, c’est à dire la prise de contrôle, c’est la cible qui couvre les frais d’acquisition, par la vente au découpage ou la restructuration. Les moyens financiers nécessaires pour effectuer cette maneuvre impliquent une rémunération du risque, c’est à dire des intérêts prohibitifs sur les sommes collectées sur le marché auprès de tiers(contrats pourris en cas d’échec de prise de contrôle).
            Ajoutez l’achat au dessus de la valeur du marché à la rémunération du risque, vous comprendrez que la cible est pompée au détriment de la rémunération des tiers et du preneur de contrôle. Cela s’appelle la roulette russe ou le chariot de l’enfer et non de la spéculation, vous avez peut être raison.


          • Julien2mezy 23 novembre 2009 14:57

            Moi j’aime bien l’image « un parachute en or massif »
            C’est joli c’est cher mais quand il va falloir s’en servir je sais pas si ça sera vraiment efficace....


            • eugène wermelinger eugène wermelinger 23 novembre 2009 17:10

              T’as raison Julien (de mes deux), il faut garder l’expression des c.... en or ! 


            • BA 23 novembre 2009 19:00

              Aux Etats-Unis, les ménages sont fauchés et surendettés. Aux Etats-Unis, l’Etat va donc se surendetter pour prendre le relais des ménages : l’Etat va distribuer aux ménages 8 000 dollars de crédits d’impôt pour les primo-accédants. En plus, l’Etat va distribuer un crédit d’impôt de 6 500 dollars pour les propriétaires qui achètent un nouveau logement.

              En clair : si l’Etat arrêtait de distribuer des primes, des aides, des crédits d’impôt, la consommation s’effondrerait brutalement.

              Lisez cet article :

              L’immobilier ancien dopé par un crédit d’impôt aux Etats-Unis.

              « De nombreux acheteurs se sont précipités pour arriver avant la date limite pour le crédit d’impôt aux primo-accédants, qui devait expirer à la fin de ce mois, et les ventes pourraient rester soutenues en novembre pour les mêmes raisons », a commenté Lawrence Yun, chef économiste de la NAR.

              Ce crédit d’impôt de 8.000 dollars, qui devait initialement expirer le 30 novembre, a été prolongé il y a quelques semaines jusqu’à l’an prochain et a été complété par un crédit de 6.500 dollars pour les propriétaires qui achètent un nouveau logement.

              Les primo-accédants ont représenté un tiers des ventes en octobre."

               

              http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=b8190f6d4cb2c4e94c0d6af1b11dfe17

               

              Conséquence : aux Etats-Unis, les recettes de l’Etat s’effondrent. Le déficit public explose. La dette publique atteint 12 026 milliards de dollars.

               

              http://usdeficit.com/

               

               


              • moebius 23 novembre 2009 22:01

                ..c’est beaucoup !


                • moebius 23 novembre 2009 22:02

                  et a part ça, comment ça va chez vous ?


                  • bobbygre bobbygre 23 novembre 2009 22:37

                    Nos Etats seraient-ils devenus de parfaits illusionnistes ? C’est en tout cas l’histoire que nous conte le dernier P.I.B. publié par les Etats-Unis qui révèle une croissance de 3.5% pour le troisième trimestre de cette année. En réalité, cette « fin de récession » est qualifiée d’illusoire même par Goldman Sachs ...

                    J’imagine les débats de demain où de savants économistes gloseront devant les syndicalistes en leur expliquant que, mais si, les chiffres montrent une amélioration du niveau de vie et que c’est leur perception idéologique ou trop local des choses qui les empechent de s’en rendre compte... Euh... En fait, en y réfléchissant, je crois que c’est déjà le cas.


                    • millesime 29 novembre 2009 11:54

                      les banques centrales mentent, les banques mentent, la banque d’Angleterre à injecté des milliards de livre auprès des banques anglaises et cela ne figure pas dans ses comptes.. ;etc..etc. ;;tout le monde ment... !
                      des milliards de dollars sont investis dans les paradis fiscaux vers la spéculation virtuelle... ! (on spécule sur tout même de CO2)
                      tout va bien l’économie « réelle » repart... à dit Obama...hihi !
                       dormez tranquille braves gens... !
                       http://millesime.over-blog.com


                      • BA 29 novembre 2009 16:17

                        Peu à peu, les langues se délient.

                        Peu à peu, nous apprenons l’étendue des mensonges que les banquiers continuent à raconter.

                        Mercredi 25 novembre 2009, Dominique Strauss-Kahn révèle que les banques mentent sur l’état réel de leurs soi-disant «  actifs  ».

                        «  Le Figaro  : Quel est aujourd’hui le niveau des pertes non reconnues des banques  ?

                        Dominique Strauss-Kahn  : Il reste d’importantes pertes non dévoilées  : 50 % sont peut-être encore cachées dans les bilans. La proportion est plus forte en Europe qu’aux États-Unis. Je le redis  : l’histoire des crises bancaires, notamment au Japon, démontre qu’il n’y aura pas de croissance vive et saine sans un nettoyage complet du bilan des banques.  »

                        http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2009/11/24/04016-20091124ARTFIG00576-strauss-kahn-il-faut-revoir-notre-modele-de-croissance-.php

                        Les banquiers présentent des bilans truqués.

                        Les banquiers affirment détenir des centaines de milliards d’euros d’«  actifs  », mais en réalité la moitié de ces soi-disant «  actifs  » sont des actifs pourris. Leur valeur réelle est égale à zéro.

                        En clair  : les banques sont en faillite, mais les banquiers préfèrent donner des chiffres truqués pour ne pas déclencher de panique.

                        Les banques centrales elles-mêmes mentent sur leur propre bilan. Les gouvernements eux-mêmes mentent aux citoyens sur l’état réel des banques et des banques centrales.

                        Tous ces mensonges n’ont qu’un but  : éviter une panique type 1929.

                        Samedi 11 avril 2009, le journal économique La Tribune a publié un éditorial explosif en page 7  : «  Banques  : le grand mensonge  ».

                        Cet éditorial du journaliste Philippe Mabille était tellement compromettant pour les banques qu’il n’apparaît pas sur le site internet de La Tribune.

                        Les autres éditoriaux de Philippe Mabille sont en ligne sur le site de La Tribune, mais l’éditorial du 11 avril 2009 a été censuré.

                        Je recopie donc la fin de cet éditorial censuré :

                        «  Banques  : le grand mensonge.

                        Par un curieux retournement du destin, le climat boursier est, dans le même temps, redevenu favorable pour les banques. Un exemple frappera les esprits  : le cours de la Société Générale s’est apprécié de 45 % par rapport au cours de 24,5 euros qui avait été proposé pour le plan de stock-options qui a tant scandalisé l’opinion. En déduire que la crise financière est derrière nous serait toutefois une grave erreur. Bien au contraire, le pire est encore à venir.

                        Le calcul est assez simple à faire  : en janvier 2009, le Fonds Monétaire International prévoyait 2 200 milliards de dollars de pertes mondiales pour les bilans bancaires. Ce chiffre a été réévalué à 4 000 milliards de dollars, dont un tiers seulement a été comptabilisé. La conclusion coule de source  : les banques ne disent pas la vérité sur la réalité de leur situation. Et les autorités financières sont complices de ce grand mensonge, pour éviter de créer la panique.

                        On le voit avec la forte tension qui règne aux Etats-Unis à propos des «  stress tests  » réalisés sur la solidité des banques américaines. Mentir pour la bonne cause, on retrouve là un peu le même scénario que celui du Crédit Lyonnais, où la Commission Bancaire et le Trésor avaient été accusés d’avoir fermé les yeux sur les comptes truqués de la banque publique.

                        Mais, cette fois, ce n’est pas une seule banque qui est en cause, mais toutes les banques mondiales en même temps. De sorte que celle qui saura masquer ses pertes le plus longtemps sortira grande gagnante du jeu de poker menteur qui va maintenant succéder au théâtre du G20.  »

                        http://ged.latribune.fr/zetasearch/hweb/index.html?DN_SEARCH=philippe+mabille&posted=1

                         


                        • zelectron zelectron 29 novembre 2009 23:05

                          Quelle est la taille (fourchette d’évaluation) de la finance circulante et celle de l’économie réelle ?

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