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Accueil du site > Actualités > Economie > La Grèce doit se déclarer en faillite

La Grèce doit se déclarer en faillite

Les raisons invoquées de la déroute grecque sont toutes valables les unes comme les autres. De l’argent facile mis à sa disposition au début des années 2000 (sous l’impulsion des Etats-Unis de Greenspan) lui ayant permis de financer son immense secteur public à la corruption de sa bureaucratie ayant falsifié ses statistiques officielles et à des recettes étatiques insignifiantes du fait d’une évasion fiscale chronique en passant par un ralentissement économique mondial ayant précipité la conflagration... Toujours est-il que la Grèce est aujourd’hui de facto en situation de faillite.

Son endettement de l’ordre de 300 milliards d’Euros (détenu principalement par l’étranger) et son déficit budgétaire annuel de 13% (par rapport à son P.I.B.) aggravent jour après jour une détresse qui la contraint à reporter continuellement l’échéance de ses remboursements en s’endettant encore plus ! Sur la seule année 2010, la Grèce en est ainsi réduite à quémander quelque 50 milliards d’Euros à un marché qui fait graduellement monter les enchères via une hausse des taux d’intérêts. Ses dirigeants tentent certes de convaincre les prêteurs de réduire leur prime de risque (c’est-à-dire ces taux d’intérêts) par des mesures d’austérité visant à résorber progressivement les déficits publics mais les implications sociales et politiques risquent d’y être explosives.

De la mise en place de nouveaux impôts au relèvement de taxes déjà existantes, de l’allongement de l’âge de la retraite aux coupes dans les services publics, de la réduction des salaires à la remise en question du niveau des retraites de ses fonctionnaires, le Gouvernement Grec peut certes - au moins sur le papier - réaliser des économies sur le dos de sa population car il emploie 25% des salariés du pays et 40% de son P.I.B. est généré par son secteur public... Pour autant, le citoyen grec moyen - ou ce qu’il en reste ! - qui ne peut plus encaisser davantage de sacrifices mériterait d’être soulagé par une déclaration de cessation de paiement de la part des autorités de son pays !

Une faillite grecque, qui emporterait à coup sûr l’adhésion d’une société en profond malaise, présenterait en outre l’avantage de figer une spéculation qui saurait dès lors à quoi s’en tenir tout en interrompant la spirale de l’endettement. Quant aux créanciers que la faillite grecque mettrait en situation périlleuse avec des conséquences macroéconomiques globales, ils pourraient bénéficier d’un programme d’assistance Européen adéquat. Mais le Gouvernement grec aura-t-il le cran d’officialiser la banqueroute - pourtant établie - de son pays ? Seul un électrochoc de ce type serait effectivement susceptible de mettre la Grèce sur les rails de la bonne gouvernance économique et financière tout en sortant de leur torpeur et de leur indécision les autorités Européennes car la structure actuelle de l’Union Européenne - tout géant économique qu’elle soit - est loin de conférer un quelconque avantage à ses membres en difficultés.

A cet égard, comment ne pas comparer les déboires grecs à la situation précaire des Etats-Unis au déficit budgétaire de plus de 10% de leur P.I.B. et dont l’endettement national (12’500 milliards de dollars) atteint pratiquement la richesse nationale (14’500 milliards de dollars) ? Pour autant, la Grèce ne bénéficie pas d’un atout considérable à disposition des Etats-Unis, à savoir d’un endettement - libellé en une devise de réserve internationale - qu’ils ne se privent pas épisodiquement de réduire par une résurgence des pressions inflationnistes. Disposant ainsi de la maîtrise absolue sur le niveau de son Dollar, nul pays Européen ne peut se prévaloir d’un tel privilège exorbitant permettant aux Etats-Unis d’imprimer à loisir de la monnaie en quantités suffisantes pour rembourser ses dettes ! Monnaie de référence incontestée aux mains des Banques Centrales et du commerce international, y compris dans le cadre de transactions n’impliquant pas les Etats-Unis, le billet vert est ainsi détenu en quantités industrielles par des nations forcées de recycler leurs excédents sur le marché obligataire Américain.

La Grèce, elle, qui ne dispose d’aucun moyen d’action de cette nature vis-à-vis de ses créanciers, se retrouve donc dans la situation d’un débiteur privé dont la seule alternative est ... la faillite ! Les conséquences à court terme d’une banqueroute grecque (et après elle d’autres nations Européennes périphériques) seraient certes une déstabilisation de l’Union mais il est vraisemblable que ce soit le prix à payer pour inculquer à certains pays le pli de la discipline fiscale tout en forçant les grands pays de l’Union à regarder dans la même direction.
 

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116 réactions à cet article    


  • Pascain Pascain 7 avril 2010 09:44

    En plus, il faudrait interdire les intérêts !!!


    • kataroff kataroff 14 avril 2010 21:56

      Plus personne ne preterait...


    • COVADONGA722 COVADONGA722 7 avril 2010 09:54

      t. Quant aux créanciers que la faillite grecque mettrait en situation périlleuse avec des conséquences macroéconomiques globales, ils pourraient bénéficier d’un programme d’assistance Européen adéquat



      Bonjour mr Santi , sans blague la meme banque qui est responsable à50%de la catastrophe
      qui a joué contre l euro et la grece toucherais le jakpot une 3e fois.Les responsables politiques grecs doivent sauter certes les cretins de bruxelles donnant des leçons d austerité
      mais se gobergeant en se payant sur la betes aussi.
      Que l etat grec se declare en faillite certes qu il mette de l ordre dans ces finances et aide
      les plus demunis de son peuple inclu ceux qui entreprenne « suis pas sectaire ».
      Mais que ces créanciers crevent quand au dirigeants de la banque us ce reporter au programme de Faxtronic


      • FRIDA FRIDA 7 avril 2010 10:25

        Cela ne vous rappelle rien ?? Des faits historiques, mettre à genoux des Etats, voire les coloniser sous pretexte de dette et faute d’une gestion correcte de leurs finances, oui on avait déjà vu ça, des Etats sous toutelle. 


        • FRIDA FRIDA 7 avril 2010 10:26

          Pardon « tutelle »


        • Lemiamat 7 avril 2010 10:28

          En même temps c’est pas les créanciers qui les ont forcés à emprunter, donc faut un petit peu assumer ces actes..


        • COVADONGA722 COVADONGA722 7 avril 2010 11:06

          Bonjour lemaniat

          c est bien pour cela que je precise la banque a 50%


        • Lemiamat 7 avril 2010 17:18

          Voyez, même à 50% je trouve que c’est abusé...
          C’est trop facile d’accuser les banques, elles n’ont fait que leur boulot, en revanche les dirigeants grecs, eux, çà tourne plus à l’arnaque.
          Certes les contrats étaient compliqués mais dans ce cas là on se fait assister si on est trop con pour pas comprendre !!!!
          Que des rigolos au sommet.... Il serait peut être temps d’éjecter tout ce petit monde là haut et de prendre notre avenir en main...
          Bordel on va se frapper sur la gueule plutôt que de comprendre çà.


        • Lemiamat 7 avril 2010 10:27

          Euh, il me semble que la dette grecque est en grande partie détenue par la France et l’Allemagne (à confirmer) donc si défaut de paiement de la Grèce, la France et l’Allemagne règleront l’addition.... et paf !!!

          Que faire ?? Que faire ??

          L’avantage c’est qu’on a un aperçu de ce qui va arriver à la France !! Préparons nous, iceberg droit devant...


          • bonsens 7 avril 2010 12:01

            ne te casse pas la tete lemiarnat , il y a ici un autre article ou tout le monde reclame pour les departements ( et mairies) le droit de continuer à dépenser sans se restreindre . Quand on voit qu’une partie non négligeable ser à financer des rond points inutiles et des aménagements contestables , on se demande si il ne faudrait pas mieux laisser aux gens le pognon qu’on leur préléve pour qu’ils dé"cident eux mêmes de ce qu’ils jugent pertinent de faire . Quand la mairie se sera payé une façade en marbre avec mon argent , je ne pourrai même plus faire simplement repeindre la façade de ma maison , par manque de moyens . Et je ne suis pas le seul....

             


          • Lemiamat 7 avril 2010 17:21

            Je crois sincèrement que la partie est finie. Je ne vois pas comment on peut continuer sur ce rythme.... Gaspillage quand tu nous tiens....


          • sisyphe sisyphe 7 avril 2010 17:43

            Oui ?

            C’est quoi le « gaspillage », quand on sait que la Grèce n’a cessé de bloquer les salaires, allonger la durée du travail, et que les retraités grecs touchent 600€ par mois ; la « génération 600€ » ??

            Gaspillage ?

            Allez le dire au peuple grec !

            La Grèce aurait effectivement tout intérêt à se déclarer purement et simplement en cessation de paiement.
            Que les créanciers (et ce ne sont pas les états, mais bien les banques, pour l’essentiel), retournent à leur usure sur d’autres gogos ; ils se sont déjà bien assez gavés comme ça.

            Et tous les autres pays européens endettés devraient suivre ; tous en cessation de paiement, et basta.

            S’il existe des dettes inter-état, ça peut s’arranger par des contrats d’échange de services, de matières premières, etc...

            Quant aux banques, qu’elles coulent, si besoin, et qu’on entame enfin la REFORME MONETAIRE qui leur supprime le pouvoir de création monétaire, et leur formidable pouvoir de coercition, d’oppression, de mise à sac.

            Les Grecs feraient bien de commencer à mettre à sac les agences bancaires, pour bien leur faire comprendre que le garrotage, c’est fini.


          • Antoine Diederick 7 avril 2010 22:20

            pour moi tout cela peut casser en effet, mais ce n’est pas si simple....


          • Lemiamat 8 avril 2010 10:57

            « C’est quoi le »gaspillage« , quand on sait que la Grèce n’a cessé de bloquer les salaires, allonger la durée du travail, et que les retraités grecs touchent 600€ par mois ; la »génération 600€«  ?? »

            Ah non le gaspillage c’est pas çà.... Le gaspillage çà se passe au château, et croyez moi ils doivent bien rigoler etnre 2 petit fours-champagne...

            Les banques n’ont fait que leur boulot, bon on pourrait déjà séparer les différentes fonctions :
            Banques de dépôt
            Banques d’affaires
            etc...

            Le gaspillage ne se produit que lorsqu’il y a monopole (dans un VRAI marché libre)....


          • wesson wesson 7 avril 2010 10:33

            Bonjour l’auteur,
            je ne puis m’empêcher de réagir rien que au titre de votre article, et avant de l’avoir lu.

            Est-ce qu’il convient pour un état de parler de « faillite » ? je n’en suis pas certain. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, un état n’est pas une entreprise, et lorsqu’il ne paie plus ses dettes, on ne peut prononcer une liquidation comme on le fait pour une entreprise.

            Une fois posé ceci, on peut légitimement se demander, pour un état de ne plus rembourser sa dette, si finalement il ne s’agit pas d’une mesure socialement extrêmement bénéfique. D’une part, elle ne pénalise que les investisseurs qui par définition sont les gens qui n’ont pas vraiment besoin d’argent, et d’autre part mécaniquement une part significative du PIB (dans les 10%) se retrouvera disponible, vu qu’il n’est plus consacré au service des intérêts... Bref, une pas si mauvaise solution que cela - et qui plus est rends totalement fou les boursiers et autres banquiers !


            • jullien 7 avril 2010 10:54

              Euh...
              Je suis curieux de savoir quelle serait la réaction de Wesson s’il lisait un texte comme celui-ci : « Une fois posé ceci, on peut légitimement se demander si pour un Etat d’employer la bombe atomique contre ses voisins ne serait pas finalement une mesure socialement extrêmement bénéfique. D’une part, elle ne pénalise que les étrangers qui par définition sont des gens qui n’habitent pas sur le territoire de cet Etat... »
              Wesson va probablement s’offenser et croire que je le prends pour un dingue. Je tiens à l’assurer que tel n’est pas le cas, que je veux seulement lui faire prendre conscience qu’un tel acte [un Etat reniant ses dettes] auraient des conséquences pour le moins très intéressantes sur le système économique international.


            • Philou017 Philou017 7 avril 2010 11:10

              un tel acte [un Etat reniant ses dettes] auraient des conséquences pour le moins très intéressantes sur le système économique international.

              C’est le système financier et d’actionnariat qu’il faut renier dans son ensemble. Une sangsue sans utilité.


            • Michel Santi Michel Santi 7 avril 2010 11:44

              Régulièrement, des nations se sont déclarées insolvables sans drame ni cataclysme. En fait, c’est une manière de « refiler la patate chaude » aux créanciers !
              ... vous verrez que la Grèce suivra prochainement cette voie


            • bonsens 7 avril 2010 12:03

              @ l’auteur
              citez nous SVP des exemples ( récents si possible ) , c’est intéressant


            • Michel Santi Michel Santi 7 avril 2010 13:30

              Faillite Russe de 1998, Argentine de 2001
              Banqueroute Islandaise en 2009... 


            • wesson wesson 7 avril 2010 14:17

              Bonjour Jullien,

              "Je suis curieux de savoir quelle serait la réaction de Wesson s’il lisait un texte comme celui-ci [...]« 

              Il y a 2 problèmes dans votre raisonnement. Le premier est une considération d’ordre général illustré par le proverbe suivant : »plaie d’argent n’est pas mortelle", à contrario, la bombe atomique le semble elle un peu plus ...
              Le second problème consiste à évaluer le niveau d’importance d’une dette. Votre raisonnement la place au dessus des droits de l’homme, je ne pense pas cependant que cela fasse l’objet d’un large consensus.

              Donc, non, refuser le paiement d’une dette pour un état, ce n’est pas du tout comparable à l’emploi d’une arme atomique.

              Et comme le précise très justement M. Santi, les états passent leur temps à remettre en cause leur dette, sans conséquences manifestement funestes pour ses citoyens. Depuis 1917 et les bolchéviques d’ailleurs, les libéraux ont compris que ce n’était pas forcément très efficace d’envoyer des troupes pour récupérer la monnaie d’un pays qui a fait un bras d’honneur a ses créanciers.

              Bref, que la Grèce fasse défaut sur sa dette - ce qui implicitement signifie sa sortie de l’euro - c’est une mesure plutôt raisonnable compte tenu de leur situation actuelle. Bien évidemment sa classe politique fait tout pour l’éviter, mais là encore les évènements et la rue risquent bien de les y forcer. Le tout consistant à savoir quand cela arrivera, et quand cela arrivera à pratiquement tous les pays de la zone Euro.


            • Gui Hottine Gui Hottine 7 avril 2010 21:56

              @wesson 10:33
              « Le tout consistant à savoir quand cela arrivera, et quand cela arrivera à pratiquement tous les pays de la zone Euro. »

              Je dirai plutôt « le tout consistant à prédire la REACTION des marchés mondiaux face à cette faillite et ses conséquences. » Ce qui est impossible.

              Si nouveau crash sur les marchés financiers, cette fois ci ça sera du sérieux. Peut être encore plus sérieux que la panique post-Lehman Brothers fin 2008.


            • wesson wesson 11 avril 2010 00:20

              Bonsoir Gui Hottine,

              "
              Si nouveau crash sur les marchés financiers, cette fois ci ça sera du sérieux. Peut être encore plus sérieux que la panique post-Lehman Brothers fin 2008.
              "

              Mais tout ceci était terriblement sérieux en 2008, et le reste autant en 2010. Voire les avoirs de millions de gens volatilisés dans l’instant dans les ruines fumantes des banques et - nouveauté 2010 - des états, voire les banquiers et les dirigeants errer hagard dans les décombres ou pendus à quelques gibets, cela me fera peut-être sourire pendant 30 secondes, mais pas plus. C’est un peu comme couper la tête aux rois et aux dictateurs : sur l’instant ça soulage, mais ça ne règle pas les causes profondes qui ont mis en place ces régimes et ces dirigeants.

              En tout état de cause, et vu la tournure des évènements, j’ai quand même de plus en plus la pétoche ! Je pensais jusqu’alors qu’il y avait un minimum de conscience politique chez nos élites propre à les forcer à s’unir face à un défi commun, et je crois que je me suis trompé. En dernière analyse encore une fois je crois que ce n’est que de la rue qu’une réelle solution peut provenir. Et ça ne va pas être simple en plus !


            • pierrot123 11 avril 2010 22:49

              Certes, le non-remboursement (ce que l’on appelle « la répudiation de la dette ») serait une solution radicale...

              Question : il faudrait pour cela que la Grèce sorte de l’Euro, et donc de L’Europe, avec toutes les conséquences (difficiles à imaginer, mais, je suppose, réelles...)

            • kataroff kataroff 14 avril 2010 22:10

              Un des exemples de cessation de paiement ’sans douleur’ donne par l’auteur me laisse perplexe : Argentine de 2001. Vous rigolez ? Le pays a ete saigne a blanc et les degats, importants. Un reportage tres interessant la dessus et relativement objectif : Memoire d’un Saccage, par Fernando Solanas. Pour tous ceux qui se demandent les consequences d’une faillite d’etat, a voir.


            • Alpo47 Alpo47 7 avril 2010 10:34

              Une seule chose est certaine : « demain sera pire qu’aujourd’hui ».


              • Antoine Diederick 7 avril 2010 10:39

                l’émission des obligations grecques n’a pas eu le succès attendu....cette semaine, mais selon les observateurs, il faudrait attendre avant de conclure à un échec...

                la rumeur revient sur les note souveraines italiennes et espagnoles....


                • Philou017 Philou017 7 avril 2010 10:40

                  Mr Santi : D’accord avec vous, sauf que j’irai plus loin.
                  Bien d’autres pays connaissent les mêmes problèmes, notamment l’Argentine :
                  http://www.lecho.be/actualite/economie-finances
                  http://www.globalix.fr/content/argentine-de-plus-en-plus-

                  Je propose l’annulation de la dette de tous les pays. Pourquoi en sacrifier certains, alors que tout le monde a creusé les déficits ? D’autant qu’une faillite de certains pays aggraverait la crise et les débouchés à l’exportation de ceux qui vont moins mal. Les pays riches ont simplement les reins plus solides.

                  L’annulation mondiale de la dette entrainerait la faillite du système financier, ce qui est une bonne occasion de le reformer. Cela concerne surtout de l’argent virtuel, et pas les bases économiques. Les principaux perdants seraient les rentiers et boursicoteurs,mais cela ne me fait ni chaud ni froid, surtout que leur richesse est surtout d’origine spéculative. Va-t-on sacrifier l’économie pour essayer de sauvegarder les profits financiers ? Au final tt le monde sera perdant.
                  Cette décision permettrait de repartir du bon pied, et dans une logique économique saine de production=réponse aux besoins, au lieu de la course au profit des actionnaires actuelle.

                  Il est assez extraordinaire de voir que les banques et les financiers qui ont provoqué la crise financière, et donc économique, continuer à s’enrichir par les intérêts sur l’argent qu’ils ont prêté aux états. Après s’être gavé sur le dos de l’économie, ils éreintent les états les plus fragiles.

                  " il est vraisemblable que ce soit le prix à payer pour inculquer à certains pays le pli de la discipline fiscale tout en forçant les grands pays de l’Union à regarder dans la même direction."
                  Je crois surtout qu’il est temps que la redistribution des richesses s’effectue vers les gens qui travaillent, plutôt que vers les rentiers-profiteurs de l’actionnariat. Pas de meilleur moyen de relancer l’économie.


                  • shadok71 shadok71 7 avril 2010 11:34

                    « Je propose l’annulation de la dette de tous les pays »
                     Le problème c’est que c’est la finance qui dirige le monde. Vos propositions, elle s’en bat l’œil.

                    "Il est assez extraordinaire de voir que les banques et les financiers qui ont provoqué la crise financière, et donc économique, continuer à s’enrichir par les intérêts sur l’argent qu’ils ont prêté aux états
                    « 
                     La seul chose qui change, c’est qu’ils s’attaque maintenant au pays »riche" quand auparavant ils se limitaient au tiers monde.

                    Les loups bouffent les moutons, c’est dans l’ordre des choses, et tant que les moutons resterons des moutons, y’a pas de raisons que ça change.
                    Pour l’instant bêler suffit à nous soulager...


                  • Philou017 Philou017 7 avril 2010 13:00

                    "Le problème c’est que c’est la finance qui dirige le monde. Vos propositions, elle s’en bat l’œil."

                    On est d’accord. Mais c’est une occasion de mettre en exergue que les solutions de bon sens évidentes ne sont même pas envisagées pour cause de défense d’intérêts très particuliers. Pour l’instant...


                  • Antoine Diederick 7 avril 2010 10:41

                    le manque d’empressement pour ces obligations, montrerait que le marché n’est pas convaincu du redressement possible en Grèce....


                    • Antoine Diederick 7 avril 2010 10:44

                      cela me fait penser qui si la zone euro ne décide pas de faire de la relance de long terme et si elle ne parvient pas à modifier l’attitude des investisseurs « dit institutionnels » , on restera toujours dans ce système instable....


                    • JL JL 7 avril 2010 10:54

                      Voilà encore typiquement un exemple de fonctionnement Push-pull, ou si on veut, de pompe à phynance aspirante refoulante. J’explique :

                      Quand la Grèce était gérée par la droite, c’était la gabegie avec la bénédiction des banques : « Gavez-vous, on vous prête ».

                      Aujourd’hui que la gauche revient, le discours a changé : « Fini le Club méd, il faut passer à la caisse ».

                      La différence c’est que dans le premier temps, ce sont les copains du pouvoir de droite qui se sont gavés, dans le second temps ce sont les « protégés » du poiuvoir de gauche qui vont payer, à savoir, le peuple.

                      Ps. Entièrement d’accord avec le post de Wesson.


                      • JL JL 7 avril 2010 12:00

                        Disons que l’UE est un miroir aux alouettes dont on s’est servi pour obtenir des citoyens des nations européennes qu’ils lachent la proie pour l’ombre : Il n’y a pas de démocratie sans peuple, et il n’ya pas de peuple européen ! l’UE est tout sauf démocratique. Et ce tout, on se demande bien ce qu’il recouvre !


                      • JL JL 7 avril 2010 12:48

                        chantecler, non, la démocratie n’est pas un miroir aux alouettes, c’est une peau de chagrin. Nuance.

                        Les mots ont un sens, protégeons les et ne laissons pas les barbares diriger le monde.


                      • PhilVite PhilVite 7 avril 2010 11:39

                        Je ne sais plus à qui on attribue cette phrase (Rockefeller ?) :

                        « si tu dois 200$ à ta banque, c’est ton problème.
                        si tu lui dois 200 millions de $, c’est SON problème ! »

                        La Grèce est exactement dans cette position, non ?

                        Elle peut dire : Soit vous me prêtez à 2%, et le jeu continue. Soit vous refusez et je me déclare en cessation de payement, alors le jeu s’arrête et vos créances, vous pouvez vous les ....
                        Il s’agit juste de poser l’ultimatum aux bons interlocuteurs.

                        Finalement, c’est très simple tout ça ! smiley


                        • Triodus Triodus 7 avril 2010 11:58

                          @PhilVite,

                          Ok, ça a l’air simple en effet.. mais est-ce qu’un pays comme la Grèce (et quels autres ??) pourrait continuer à importer ce dont ils ont besoin si ils sont déclarés en faillite ?

                          Quid de la nourriture, de l’énergie, bref, tout.. !?

                          Cdt,
                          T.


                        • PhilVite PhilVite 7 avril 2010 12:33

                          Je pense qu’après ce genre de décision, il doit y avoir une période difficile avec fort risque de chaos social.
                          Vaut sûrement mieux avoir des virtuoses aux manettes à ce moment-là !
                          Il me semble que l’Argentine est passée par là au début des années 2000. Comment s’en est-elle sortie ??


                        • Triodus Triodus 7 avril 2010 13:54

                          Des virtuoses, c’est une chose.. Avoir des infrastructures, des usines, des ressources, bref : un tissu économique local fonctionnel en est une autre..

                          Si on a pas ça, comment faire un gros F**K ! à ses créanciers sans se retrouver ensuite dans le froid, le noir et la pénurie de tout ? (tiens-tiens, comme en cas de guerre, non ?)

                          Cdt,
                          T.


                        • pmxr pmxr 7 avril 2010 17:35

                          ... ce serait bête d’arreter le partie de MONOPOLY ! smiley

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